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International - Page 2

  • L'esclavage en terre d'islam n'est pas un vestige du passé

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    De Stanislas Gabaret sur La Sélection du Jour :

    Cet éternel esclavage en terre d'islam

    Synthèse n°2646, publiée le 04/02/2026 -

    Photo : En Mauritanie, des jeunes filles haratines, descendantes d'esclaves, continuent d'être exploitées comme employées domestiques. Crédits : Wikimedia Commons.

    Officiellement aboli dans la quasi-totalité des pays musulmans, l'esclavage en terre d'islam n'est pourtant pas un vestige du passé. Des petits talibés du Sénégal au système de caste ancestral toujours en vigueur en Mauritanie, en passant par les travailleurs immigrés exploités au Moyen-Orient, il perdure au quotidien, profitant de la résignation de victimes le plus souvent invisibilisées.

    En juin 2025, près de 120 ans après l'abolition de l'esclavage par l'Espagne, dernier pays européen à adopter cette mesure, l'Arabie saoudite annonçait l'abolition du système de kafala, donnant à l'employeur le pouvoir de refuser à un travailleur migrant la possibilité de quitter le territoire ou simplement de changer de travail. Une véritable mise sous tutelle ouvrant la porte à d'innombrables abus. Cette réforme est censée emboîter le pas au Qatar, qui l'a engagée après les nombreuses polémiques ayant entouré la Coupe du monde de football 2022, durant laquelle la construction des stades s'était faite au prix de l'exploitation — et parfois de la mort par épuisement — d'une abondante main-d'œuvre immigrée. En attendant que les annonces se traduisent concrètement dans les faits, le Moyen-Orient reste la région du monde la plus touchée par le travail forcé. Du Liban à Oman, en passant par l'Arabie saoudite, le Qatar ou les Émirats arabes unis, le calvaire de milliers d'employées domestiques africaines, notamment Kényanes, a été abondamment documenté.

    Bien sûr, ce phénomène existe ailleurs que dans des pays à majorité musulmane, comme en Inde ou en Chine. Mais cette persistance de l'esclavage en terre d'islam, quand il a été aboli depuis longtemps dans les pays de tradition chrétienne soulève plusieurs questions : « Pourquoi les sociétés musulmanes n'ont-elles jamais produit de discours abolitionniste avant l'arrivée des Européens ? Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de Condorcet ou de Lincoln en terre d'islam ? Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de Société des Amis des Noirs, cette société civile qui s'est battue pour mettre fin aux traites négrières ? Ce sont les Français qui ont forcé les Algériens à renoncer au commerce des Noirs en 1848, ce sont les Français qui ont fermé des marchés d'esclaves au Maroc », s'insurge l'essayiste d'origine comorienne Ferghane Azihari.

    Les cinq derniers pays à avoir aboli l'esclavage sont le Qatar (1952), l'Arabie saoudite (1962), le Yémen (1962), Oman (1970) et la Mauritanie (1981). Une abolition souvent de façade, destinée à refléter une image de modernité à l'international. La Mauritanie, constitue un cas d'école de cette pratique persistante. « Dans les communautés négro-mauritaniennes — Wolofs, Peuls, Soninkés — subsistent des pratiques esclavagistes sous forme de castes héritées », affirme la sociologue Dieynaba N'Diom« Il y a aussi les Arabo-berbères qui ont soumis les Haratines à l'esclavage. C'est la forme la plus effroyable et la plus visible aujourd'hui. » Et là encore, « c'est la femme qui souffre le plus, parce qu'elle subit des viols à répétition ». Une discrimination systémique, selon elle, liée à la couleur de peau — « tout Noir mauritanien subit le racisme » — mais aussi à l'influence religieuse : « On a des livres écrits par des grands savants arabes et musulmans qui cautionnent et même parlent de l'esclavage comme étant une pratique qui est partie intégrante de la religion ». 

    L'anthropologue sénégalais Tidiane N'Diaye s'est longuement épanché sur le sujet dans le journal Le Monde, indigné face aux images de traite de migrants en Libye :  « Bien avant les théories raciales européennes du XIXᵉ siècle, existait, un paradigme de l'infériorité de l'homme noir dans le monde arabo-musulman. Le savant Ibn Khaldûn écrivait au XIVᵉ siècle : “ Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les Nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité ; leur place se situe au stade animal. ” C'est ainsi que la castration fut planifiée et massive afin que les Noirs ne fassent pas souche, expliquant leur quasi-disparition en Turquie, au Yémen ou en Irak, et leur présence aujourd'hui très marginale au Maghreb ou en Arabie saoudite. » 

    De fait, le Coran autorise explicitement l'esclavage. Les quelques versets encourageant une certaine bienveillance n'enlèvent pas aux esclaves leur statut d'objet juridique : « Sont des croyants vertueux ceux qui préservent leur chasteté, sauf avec leurs épouses ou avec celles que possède leur main droite, car alors ils ne sont pas blâmables » (Sourate 23, Al-Mu'minûn, versets 5-6). La religion ne doit pas occulter pour autant la place primordiale de l'économie. L'histoire du royaume de Dahomey, l'ancêtre du Bénin actuel, qui avait fondé sa prospérité sur la capture et la vente d'esclaves rafflés dans les contrées voisines, offre un exemple saisissant d'un système opérant au sein même de l'Afrique noire.

    Aujourd'hui au Sénégal, l'esclavage touche des enfants contraints de mendier dans les rues, les petits talibés, soumis à des objectifs chiffrés par leurs maîtres coraniques et souvent victimes de sévices. Au Pakistan, l'histoire d'Iqbal Masih — vendu à quatre ans, évadé à neuf, assassiné à douze ans après avoir dénoncé l'esclavage des enfants — demeure un symbole tragique. D'autant plus que la révolte semble être l'exception. Assimilée depuis l'enfance, la pratique finit par s'ancrer jusque dans les mentalités des victimes elles-mêmes : « Certains esclaves ne veulent pas être libérés. On leur a appris toute leur vie à dépendre d'un maître ; même libérés, ils se sentent perdus et incapables de s'intégrer », explique Dieynaba N'Diom. Pour elle, la lutte à mener est avant tout sociale et culturelle : « Si on veut vraiment abolir l'esclavage de manière optimale, il n'y a pas que les tribunaux et les lois, les personnes doivent être prises en charges et réintégrées ».

    À retenir
    • Ce n'est que l'année dernière que l'Arabie Saoudite a annoncé l'abolition de la kafala. Un système engendrant de nombreuses situations d'esclavage moderne.
    • Dans d'autres pays musulmans comme la Mauritanie, l'esclavage est une réalité intégrée dans le quotidien de la population, malgré une abolition de façade.
    • Le Coran légitime explicitement cette pratique.
    • Les premières victimes sont souvent les femmes et les enfants.
    La sélection

    L'esclavage et le racisme persistent en Mauritanie (Vatican News).

  • Plus de 80 % de la population mondiale vit dans des pays où il existe un certain degré de répression, de persécution et d'atteinte à la liberté religieuse

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    De Tessa Gervasini sur EWTN News :

    Les coprésidents du Sommet international sur la liberté religieuse évaluent l'état actuel de la liberté religieuse dans le monde.

    Alors que le sixième Sommet international annuel sur la liberté religieuse s'achevait à Washington, les coprésidents de l'organisation ont abordé l'état actuel de la liberté religieuse dans le monde.

    3 février 2026

    Les coprésidents du Sommet international sur la liberté religieuse (IRF) 2026, Sam Brownback et Katrina Lantos Swett, ont présenté une nouvelle évaluation de l'état actuel de la liberté religieuse mondiale et de la croissance du mouvement.

    Le sommet de l'IRF, qui s'est conclu mardi à Washington, DC, est une large coalition de groupes religieux et de défense des droits de l'homme qui militent pour la liberté religieuse pour tous à travers le monde.

    Le coprésident Brownback a auparavant été ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale lors de la première administration Trump et Lantos Swett est président de la Fondation Lantos pour les droits de l'homme et la justice et ancien président de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF).

    « En ce qui concerne la situation actuelle en matière de liberté religieuse, nous constatons que de plus en plus de pays investissent dans ce domaine et nomment des envoyés de haut niveau chargés de la liberté de religion ou de conviction », a déclaré Lantos Swett à EWTN News. « C’est donc un point positif. »

    « Le constat est sans appel : plus de 80 % de la population mondiale vit dans des pays où il existe un certain degré de répression, de persécution et d'atteinte, tant sociale que juridique, à ce droit fondamental », a-t-elle déclaré.

    Parmi les préoccupations actuelles figure ce que l'on appelle la « répression transnationale ». Elle a expliqué : « Nous constatons de plus en plus que certains de ces acteurs malveillants à travers le monde étendent leur emprise par la violence, les menaces, l'intimidation et le harcèlement au-delà de leurs frontières nationales. »

    Lantos Swett a précisé que la Chine, l'Iran et la Russie figuraient en tête de liste des pires pays en matière de liberté religieuse.

    « Nous sommes très préoccupés par les efforts déployés par le gouvernement chinois pour entreprendre ce que je considère comme une prise de contrôle hostile de l'Église catholique, en nommant ses propres évêques et en contrôlant ce que l'Église catholique est autorisée à faire en Chine », a-t-elle indiqué.

    Il existe également une « fausse propagande » et même des problèmes potentiels liés à l’intelligence artificielle (IA) et à la façon dont elle « influencera, pour le meilleur et pour le pire, la défense des droits de conscience ».

    « Les atteintes à la liberté religieuse dans le monde constituent un problème majeur », a déclaré Brownback. « C’est probablement l’un des droits humains les plus bafoués au monde. »

    « Cela arrive à toutes les religions, partout dans le monde. Il est temps que le monde se réveille et nous pousse à lutter contre cela », a déclaré Brownback.

    Partageant l'avis de Lantos Swett, Brownback a déclaré que la Chine occupait la première place des pays les plus répressifs en matière de liberté religieuse. Il a également cité le Nigéria et le sous-continent indien.

    En Chine, « ils oppriment leur peuple, mais ils produisent aussi la technologie qui est exportée vers, nous pensons, près de 80 pays à des fins d'oppression », a-t-il déclaré.

    Comment le mouvement pour la liberté religieuse peut agir

    « Ceux qui sont impliqués dans le mouvement IRF ont longtemps escaladé le versant opposé de la montagne, hors de vue de tous, et maintenant nous sommes perchés sur un point d'où de nombreuses personnes nous tirent dessus », a déclaré Brownback lors d'une table ronde au sommet le 2 février.

    « Maintenant que nous sommes au cœur du débat et de la discussion, nous devons agir en conséquence. Nous devons avoir une vision d'ensemble des faits. Nous devons être prudents et circonspects, mais aussi audacieux et courageux », a-t-il déclaré.

    « Parallèlement, nous devons former des alliances et rallier des gens, non seulement issus des mouvements pour la liberté religieuse, mais aussi des mouvements démocratiques et sécuritaires, afin d'en faire… un mouvement mondial, un mouvement populaire, car c'est là que nous gagnons, en tant que mouvement populaire mondial. »

    Lantos Swett a développé son propos sur les prochaines étapes à franchir pour le mouvement. Elle a déclaré que la cause de la liberté religieuse dépasse les enjeux politiques actuels. Cette cause est plus profonde et, en fin de compte, plus fédératrice que tous ces éléments qui nous divisent.

    « Nous sommes devenus profondément divisés, profondément hostiles envers ceux qui ne partagent pas nos opinions politiques ou sur d'autres critères. Mais l'ambassadeur Brownback et moi-même sommes convaincus que, dans le cadre de la lutte pour la défense de la liberté religieuse pour tous et partout, il est primordial que cette cause demeure non seulement un combat bipartisan, mais aussi une cause apolitique », a-t-elle déclaré.

    « Ce mouvement prend de l’ampleur », notamment en raison d’un malaise face au nihilisme omniprésent qui nous entoure, a déclaré Lantos Swett. « Vous savez, le nihilisme, cette philosophie, qu’il s’agisse du nihilisme moral (il n’y a ni bien ni mal) ou du nihilisme existentiel (la vie elle-même est dépourvue de sens et de but), est une façon de vivre terrible. C’est un état d’esprit terrible pour une communauté et une société. »

    « Je pense, surtout peut-être même chez les jeunes, qu’on sent qu’ils s’éloignent de cette vision quelque peu désenchantée et nihiliste de la vie et qu’ils recherchent quelque chose de plus significatif. »

    « J’espère que cela nous aidera aussi à recruter une nouvelle génération de leaders pour ce mouvement, car ils commencent à comprendre combien il est important d’avoir un but précis et un sens à sa vie », a-t-elle déclaré.

  • Catholique et fière de l'être : la nouvelle Présidente du Costa Rica

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    De Diego López Colín sur ACI Prensa :

    Qui est Laura Fernández, la catholique pro-vie qui sera la nouvelle présidente du Costa Rica ?

    Laura Fernández Delgado, présidente du Costa RicaLaura Fernández lors d'un événement en 2024. | Crédit : Ministère de la Planification nationale et de la Politique économique

    Laura Fernández, du parti au pouvoir Pueblo Soberano, a remporté l'élection présidentielle au Costa Rica qui s'est tenue ce dimanche 1er février. Catholique et opposée à l'avortement, elle a également indiqué que son projet politique s'inscrirait dans la continuité des politiques du président actuel, Rodrigo Chaves. 

    Avec 96,87 % des bulletins dépouillés à midi le 2 février, Fernández a obtenu 1 191 727 voix (48,30 %). Álvaro Ramos Chaves, du Parti de la libération nationale, a recueilli 825 041 voix (33,44 %), et Claudia Vanessa Dobles Camargo, de la Coalition Agenda citoyen, arrive en troisième position avec 119 700 voix (4,85 %).  

    Le seuil de 40 % requis par la loi électorale étant dépassé, un second tour ne sera pas nécessaire. 

    Outre la présidence, les 57 membres de l'Assemblée législative ont été élus ce dimanche. Le parti Peuple souverain a remporté 31 sièges, obtenant ainsi la majorité au sein de l'organe législatif. Le Parti de la libération nationale en compte 17, le Front large 7, et les deux sièges restants sont répartis entre la Coalition Agenda citoyenne et le Parti de l'unité sociale-chrétienne.  

    Formation académique 

    Fernández a étudié au centre éducatif Santa Catalina de Sena, une institution catholique des sœurs dominicaines, puis à l'école Los Ángeles, également dominicaine.  

    Selon le site web du parti Pueblo Soberano, Fernández est spécialiste des politiques publiques et de la gouvernance démocratique. Au sein du gouvernement de Rodrigo Chaves, elle a occupé le poste de ministre de la Planification nationale et de la Politique économique de 2022 à 2025, et simultanément celui de ministre de la Présidence de 2024 à 2025. 

    Une présidente catholique 

    Lors de sa première conférence de presse après les élections, le 2 février, Fernández a remercié « Dieu et le peuple costaricien » pour les résultats du scrutin. « Je place ma confiance en Dieu, qui, je le sais, sera avec nous chaque jour et chaque minute du prochain gouvernement », a-t-il ajouté.  

    Interrogée sur ses relations avec l'Église catholique et sur une éventuelle politique conservatrice, elle a affirmé que son gouvernement serait un gouvernement de « liberté totale ». Tout en déclarant être « catholique, respectueuse, pieuse et fervente dans ses traditions catholiques », elle a indiqué que son équipe serait inclusive et ouverte à tous.  

    Elle a déclaré qu'il rechercherait des personnes qui promouvraient « une grande croisade pour la dignité humaine nationale, une grande croisade pour l'amour du prochain, une grande croisade pour la justice sociale, pour la sauvegarde des valeurs et de la famille ».  

    Sa foi, affichée publiquement, est restée inébranlable : le jour des élections, elle a assisté à la messe à la basilique Notre-Dame-des-Anges, l’église qui abrite l’image de la sainte patronne du Costa Rica. Dans une publication sur les réseaux sociaux, elle a déclaré : « J’ai prié pour tous les Costariciens, pour ce pays que j’aime tant, pour l’avenir. »  

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  • Le projet assumé de la Banque islamique de développement ou la charia comme horizon mondial

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    De Raphaël Lepilleur sur La Sélection du Jour :

    2 février 2026

    La charia comme horizon mondial : le projet assumé de la Banque islamique de développement

    Photo : Via la finance, la Banque Islamique de Développement souhaite imposer un modèle de société basé sur la charia. Crédits : Logo de la Banque Islamique de Développement Via Icon Logo Vector

    La Banque islamique de développement a publié sa stratégie pour les 10 prochaines années. Présenté comme un cadre d'action pour le développement et la finance, ce document va bien au-delà. Il expose une feuille de route visant à structurer l'économie, les institutions et les normes sociales selon les principes de la charia, dans une perspective explicite d'extension au-delà du monde musulman.

    Le document en sélection est le “cadre stratégique sur 10 ans (2026-2035)” du Groupe de la Banque islamique de développement (BID). Il s'agit d'une institution financière, basée en Arabie Saoudite, considérée comme la banque mondiale des pays musulmans. La BID compte 57 États membres, qui font tous partie de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). L'adhésion à l'OCI constitue une condition préalable obligatoire pour intégrer la BID. L'OCI se définit elle-même comme « la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après les Nations unies », regroupant 57 États (soit tous les pays à majorité musulmane), elle est aussi basée en Arabie Saoudite. Il n'existe aucune autre organisation entre États sur une base religieuse. 

    Pour intégrer la BID, les États doivent donc souscrire à la charte de l'OCI, laquelle place l'islam au cœur de son projet politique, culturel et institutionnel. Derrière un vocabulaire polissé, elle définit notamment comme objectifs : « l'aide aux minorités et communautés musulmanes vivant en dehors des États membres afin de préserver leur dignité et leur identité culturelle et religieuse » ; « la promotion de l'acquisition et de la démocratisation du savoir conformément aux nobles idéaux de l'islam afin d'atteindre l'excellence intellectuelle ». Ces dispositions donnent à la notion de Oummah (la communauté musulmane mondiale, sans distinction de nationalité) un rôle stratégique majeur qui, comme nous le verrons, permet d'agir au-delà du monde musulman. Le texte accorde également une place particulière à Al-Qods al-Charif, expression arabe désignant Jérusalem, considérée dans l'islam comme le 3eme lieu saint après La Mecque et Médine. L'article 21 de la charte de l'OCI stipule ainsi que : « Le siège du Secrétariat général est fixé à Djeddah en attendant la libération d'Al-Qods al-Charif, qui deviendra le siège permanent de l'Organisation ». Le document affirme par ailleurs vouloir « préserver et promouvoir les droits des femmes et favoriser leur participation effective dans tous les domaines de la vie », tout en précisant que cette promotion s'effectue « conformément aux lois et législations des États membres », lesquels sont tous musulmans et une partie applique officiellement la charia. 

    Dans la charia le témoignage d'une femme vaut la moitié de celui d'un homme dans de nombreux domaines, la femme est juridiquement placée sous l'autorité d'un tuteur masculin pour le mariage et l'adultère féminin est pénalement sanctionné par des peines extrêmes (de la torture à la mort). Cette réalité place objectivement le statut des femmes très en-deçà des standards occidentaux. La charia autorise aussi le mariage dès la puberté (généralement autour de 9/12 ans) sur décision masculine, ce que le droit occidental qualifie sans ambiguïté de mariage d'enfants et de pédocriminalité en cas de relations sexuelles. Et cela sans même évoquer la peine de mort pour apostasie (quitter l'islam), le sort reservé aux LGBTQIA+ ou encore la hiérarchisation juridique entre musulmans et non-musulmans. Ces derniers relèvent du statut de dhimmi (individus tolérés mais juridiquement inférieurs, soumis à des restrictions et au paiement d'un impôt humiliant, la jizya). En gros, dans un système régi par la charia, 3 possibilités s'offrent aux non musulmans : conversion, soumission ou mort. A noter que la peine de mort, en Arabie Saoudite par exemple, est pratiquée par décapitation au sabre.

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  • Comment l'Occident permet la persécution des Coptes d'Égypte

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    D'Uzay Bulut sur The European Conservative :

    Comment l'Occident permet la persécution des Coptes d'Égypte

    Les préférences commerciales, la coopération en matière de migration et l'aide à la sécurité devraient être conditionnées par des progrès mesurables dans le domaine des droits de l'homme, déclare Lindsay Rodriguez de Coptic Solidarity.

    Aujourd'hui, l'Égypte est un pays majoritairement musulman et arabophone. Pourtant, avant sa conquête violente par l'islam au VIIe siècle, c'était une nation majoritairement chrétienne, principalement peuplée par son peuple autochtone, les Coptes. 

    Les chrétiens coptes sont profondément enracinés dans les traditions de l'Égypte antique, notamment à travers leur langue, leur musique liturgique et leur symbolisme rituel. Ils ont préservé une identité culturelle bien antérieure à la conquête islamique de l'Égypte.

    Les Coptes furent parmi les premiers à se convertir au christianisme grâce à saint Marc qui apporta l'Évangile en Égypte. Depuis lors, l'Égypte a vu naître nombre des plus grands théologiens chrétiens, dont Athanase, Antoine (du désert) et Cyrille le Grand.

    Descendants des anciens Égyptiens, les Coptes vivent sur leurs terres ancestrales depuis plusieurs millénaires. Ils ont survécu aux persécutions subies depuis la première invasion arabo-musulmane au VIIe siècle, ainsi qu'à l'invasion des Turcs ottomans au XVIe siècle. 

    On compte actuellement environ 15 millions de Coptes en Égypte, ce qui en fait à la fois la plus grande communauté chrétienne et la plus grande communauté non musulmane du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.

    Les Coptes d'Égypte comptent aujourd'hui parmi les communautés les plus persécutées au monde. Ils vivent comme des citoyens de seconde zone sur leur terre ancestrale, marginalisés tant sur le plan institutionnel que social.  

    Ils sont victimes d'enlèvements, de disparitions forcées, d'arrestations arbitraires, de torture, de viols, de pressions pour se convertir à l'islam, de lynchages et de discriminations. Or, comme le souligne Caroline Doss, présidente de l'organisation Solidarité Copte, face à ces violations des droits humains, « la réaction du gouvernement égyptien est souvent lente, timide, voire inexistante ». Les violences perpétrées contre les chrétiens coptes restent rarement impunies. Cette situation accroît leur vulnérabilité face aux attaques répétées et renforce l'impunité de leurs agresseurs.

    Des centaines de femmes et de jeunes filles coptes chrétiennes ont été attirées dans des pièges, enlevées, converties de force à l'islam, maltraitées et mariées de force. Les autorités égyptiennes ont systématiquement manqué à leur devoir de prévenir ces crimes et de poursuivre les auteurs. 

    Par exemple, Coptic Solidarity rapporte que Demiana Ghali Gaber Ghali, une jeune femme copte de 24 ans, a été enlevée de force le 9 septembre et que la Sécurité nationale égyptienne, relevant du ministère de l'Intérieur, est complice de sa disparition. Il a été révélé par la suite que, le lendemain, tous ses papiers d'identité officiels avaient été falsifiés pour la faire passer pour musulmane. 

    Le 17 septembre, les forces de sécurité égyptiennes ont arrêté 70 Coptes, membres de la famille élargie de Ghali, après qu'ils aient protesté contre l'enlèvement de leur fille. Soixante d'entre eux ont été relâchés par la suite, sans leurs téléphones portables, qui ne leur ont toujours pas été restitués. Les enquêtes et les détentions se poursuivent concernant les dix autres personnes.

    Un autre cas récent est celui de Silvana Atef Fanous, une jeune Copte de 17 ans souffrant d'un handicap mental, enlevée par Saher Mohamed Ragab, un musulman dont le père est policier. Lorsque sa famille a signalé sa disparition à la police, on leur a répondu que Silvana avait choisi de se convertir à l'islam pour épouser Saher, qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Silvana est atteinte d'un handicap mental qui la fait penser et se comporter comme une enfant de 8 ans. Malgré son handicap et son jeune âge, la police a collaboré avec son ravisseur, selon sa famille.

    Parallèlement, le gouvernement égyptien continue d'arrêter de manière disproportionnée des chrétiens coptes pour blasphème. Le Dr Augustinos Samaan, 37 ans, chercheur copte, a été arrêté le 1er octobre 2025 pour « dérision de l'islam », en vertu des lois égyptiennes sur le « mépris de la religion ». Docteur en religions comparées, Samaan se consacre à l'apologétique chrétienne. Par ses travaux universitaires et ses contenus éducatifs en ligne , il a abordé pacifiquement des questions religieuses et répondu aux sentiments antichrétiens. Toutes ces activités sont protégées par le droit international des droits de l'homme. Pourtant, Samaan a été emprisonné, condamné à cinq ans de travaux forcés et agressé par d'autres détenus.

    Le 22 octobre, Bola Adel Naguib Attia, un étudiant copte chrétien de 18 ans, a été arrêté et, selon un  rapport de Coptic Solidarity , a subi de graves violations de ses droits légaux et constitutionnels. Ce jour-là, une force de sécurité composée de la police antiterroriste et de plusieurs agents de l'Agence nationale de sécurité a perquisitionné le domicile familial. Leur appartement a été fouillé, plusieurs téléphones portables ont été saisis et Bola a été arrêté, provoquant la panique et la terreur au sein de sa famille. 

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  • Amérique Latine : pas d'"effet François"; que du contraire

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    De kath.net/news :

    Aucun effet François en Amérique latine, pas même en Argentine

    28 janvier 2026

    Un constat préoccupant : durant le pontificat du pape François, le nombre d’Argentins se déclarant « catholiques » a diminué de 13 %. Les statistiques du Pew Research Center font état de tendances similaires dans d’autres pays d’Amérique latine.

    Vatican-Buenos Aires (kath.net) Le pontificat du pape François, premier pape latino-américain et ancien archevêque de Buenos Aires (Argentine), n'a même pas démontré un « succès » statistiquement mesurable dans son pays d'origine ; au contraire : au moment de son intronisation, selon les enquêtes du « Pew Research Center », 71 % des Argentins s'identifiaient comme catholiques, tandis qu'en 2024 (la dernière année complète avant sa mort le 21 avril 2025), ce chiffre était tombé à 58 %, soit une baisse de 13 points de pourcentage.

    D'autres pays d'Amérique latine affichent des chiffres encore plus mauvais dans certains cas (selon le Pew Research Center, cité dans le blog Rorate Caeli) : 
    Brésil : -15 % (de 61 % à 46 %) ;
    Chili : -18 % (de 64 % à 46 %) ;
    Colombie : -19 % (de 79 % à 60 %) ;
    Mexique : -14 % (de 81 % à 60 %).

    À l'inverse, le Pérou se distingue de manière très positive : ce pays andin a connu le plus faible recul, de « seulement » 9 % (de 76 % à 67 %), et affiche désormais le pourcentage le plus élevé de catholiques parmi les pays répertoriés. Le Pérou fournit même un pape au président Léon XIV, un fait totalement imprévisible en 2024.

    L'examen des autres chiffres cités par Rorate Caeli, provenant du Pew Research Center, révèle que la croyance en une divinité – quelle que soit sa conception – demeure une évidence dans les pays d'Amérique latine mentionnés. En Argentine, 90 % de la population croit en Dieu, et au Pérou, ce chiffre atteint 97 %. Le terme « Dieu » est ici employé au sens large, englobant toutes les croyances religieuses, des conceptions chrétiennes et des Témoins de Jéhovah à l'hindouisme, l'islam, le judaïsme, les cultes afro-brésiliens et autres, ainsi que les traditions indigènes. 

    L'exode des fidèles catholiques ne semble pas viser principalement les pentecôtistes et les évangéliques, même si cette préoccupation est parfois exprimée. D'après les données disponibles, ces groupes n'ont connu qu'une faible croissance sous le pontificat du pape François ; par exemple, 0 % en Argentine. Le Brésil semble avoir enregistré la plus forte croissance, avec une augmentation globale de seulement 3 % du nombre de chrétiens évangéliques. Selon les données disponibles, l'exode des fidèles catholiques semble se produire surtout parmi les personnes sans affiliation religieuse.

  • Syrie, RDC, Turquie, Irak et Algérie: 5 priorités de l’ECLJ face à hausse de la persécution des chrétiens en 2025

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    Du site de l'ECLJ (European Centre for Law & Justice) :

    Syrie, RDC, Turquie, Irak et Algérie: 5 priorités de l’ECLJ face à hausse de la persécution des chrétiens en 2025

    26 Janvier 2026

    En 2025, 388 millions de chrétiens ont été soumis à de fortes persécutions et discriminations en raison de leur foi, soit 1 chrétien sur 7 dans le monde, selon l’Index 2026 de l’ONG Portes Ouvertes. Alors que la persécution s’est encore aggravée pour la 13e année consécutive, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) continue sa mobilisation sur cinq pays clés: la Syrie, la République démocratique du Congo (RDC), la Turquie, l’Irak et l’Algérie.

    Un contexte mondial alarmant pour les chrétiens

    Les cinq premiers pays de l’Index 2026, soit les cinq plus hostiles envers les chrétiens, sont:

    1. La Corée du Nord
    2. La Somalie
    3. Le Yémen
    4. Le Soudan
    5. L’Érythrée

    Le rapport de Portes Ouvertes met en lumière plusieurs pays au cœur du plaidoyer de l’ECLJ auprès des institutions européennes et onusiennes, notamment la Syrie (6e), la République démocratique du Congo (29e), la Turquie (41e), l’Irak (18e), et l’Algérie (20e).

    Syrie: les chrétiens sous le nouveau pouvoir islamiste d’Ahmed al-Charaa

    La Syrie, classée 18e en 2025, figure désormais parmi les dix pays où les chrétiens sont le plus persécutés, atteignant la 6e place en 2026, ce qui témoigne d’une détérioration alarmante de la situation.

    Depuis la chute de Bachar al-Assad et la prise de pouvoir du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), les chrétiens de Syrie sont confrontés à une recrudescence dramatique des violences. Ils vivent désormais dans un climat de peur quasi permanent, marqué par des persécutions, des assassinats ciblés et des attaques répétées contre des églises. Le 22 juin 2025, un attentat suicide islamiste perpétré pendant la messe dans l’église Mar Elias à Damas a fait au moins 25 morts et plus de 60 blessés. La dégradation générale des conditions de vie — aggravée par la criminalité, la corruption, les discriminations religieuses et l’instabilité politique — pousse un nombre croissant de chrétiens à l’exode.

    Face à cette situation, l’ECLJ se mobilise régulièrement au Parlement européen, lors des conférences organisées par l’Intergroupe «Chrétiens du Moyen-Orient». Nous appelons les Européens à mobiliser des moyens concrets pour garantir la liberté religieuse des chrétiens syriens, et à les reconnaître comme des communautés vivantes et indispensables à la société, plutôt que comme des minorités exogènes à la nation. Le 4 août 2025, l’ECLJ a soumis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies une déclaration écrite fondée sur des témoignages de première main, alertant sur la situation des chrétiens de Syrie depuis l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Charaa et sur le risque de disparition du pluralisme religieux au profit d’un modèle de gouvernance islamiste centralisée. Dans ce contexte, l’ECLJ a également mené un entretien avec le Dr Jens Kreinath, anthropologue en contact étroit avec les communautés alaouites et chrétiennes orientales d’Antioche/Hatay, afin d’analyser la nature du régime post-Assad et ses conséquences pour les communautés chrétiennes.

    Congo (RDC) : les chrétiens massacrés par les islamistes des Forces démocratiques alliées

    La République démocratique du Congo remonte de six places et occupe désormais la 29e place dans l’Index de 2026, contre la 35e place en 2025.

    Les chrétiens font face à une persécution grave et croissante, en particulier dans l’est du pays (Nord-Kivu, Ituri) ravagé par des décennies de conflits armés dus au contrôle des ressources naturelles stratégiques, aux rivalités ethniques et aux tensions géopolitiques avec les pays voisins. La violence est largement alimentée par des groupes armés islamistes, parmi lesquels les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, qui ciblent régulièrement des communautés chrétiennes à cause de leur foi.

    À la suite du massacre de plus de 70 chrétiens, perpétré le 15 février 2025 dans une église protestante du Nord-Kivu par des groupes islamistes, l’ECLJ a lancé un appel urgent à la justice et à l’action internationale. Nous avons saisi plusieurs mécanismes des Nations unies, dont les Rapporteurs spéciaux sur la liberté de religion et sur la torture, ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine, afin d’exiger des démarches diplomatiques fortes et des poursuites contre les responsables en RDC. Parallèlement, l’ECLJ s’est mobilisé aux côtés de l’ONG congolaise Un Jour Nouveau, pour porter des témoignages et des données de terrain auprès des institutions internationales. Ces actions ont conduit à une contribution officielle adressée à la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les personnes déplacées internes, à une intervention devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et à des rencontres à Bruxelles avec des députés du Parlement européen, la Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure:

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  • Nouveaux massacres commis par les djihadistes de l'ADF dans l'est de la RDC

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/R.D. CONGO- Nouveaux massacres commis par les djihadistes de l'ADF dans l'est de la RDC

    26 janvier 2026
     

    Kinshasa (Agence Fides) – Au moins 25 personnes ont été tuées dans le Nord-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo, lors d'une série d'attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).

    Selon les informations communiquées par le colonel Alain Kiwewa, administrateur militaire du territoire de Lubero, « depuis la nuit du 24 janvier, les ADF ont terrorisé la population du village de Musenge, dans le territoire de Lubero, où ils ont incendié plusieurs maisons (presque tout le village), un centre de santé et une église catholique ». À l'heure actuelle, poursuit l'officier congolais, nous déplorons la mort de deux soldats, brûlés au point d'être méconnaissables. « Une grande partie de la population locale fuit vers la ville de Butembo, située à au moins 30 kilomètres. Le bilan actuel des victimes n'est que provisoire. Nous attendons des informations supplémentaires de la part des équipes de sécurité congolaises et ougandaises déployées dans la zone afin d'obtenir une évaluation complète ».

    Le village de Musenge fait partie du regroupement de Mwenye, où les attaques incessantes des djihadistes de l'ADF ont créé une situation d'insécurité profonde. Selon des sources de la société civile, les précédentes attaques dans la région ont déjà fait plus de 25 morts parmi les civils et provoqué l'incendie de 63 maisons.

    La grave instabilité qui règne dans la région de Mwenye a entraîné la fermeture de cinq centres de santé locaux, causant de graves difficultés à la population locale.

    Les ADF continuent également de frapper dans la province voisine d'Ituri, où au moins trois civils ont été tués dans la nuit du 24 janvier lors d'une double attaque dans les villages d'Ahombo et de Mangwalo, dans le territoire d'Irumu. Selon des sources locales, un nombre indéterminé d'habitants des deux villages visés ont également disparu.

    Depuis mai 2021, les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri ont été placées en état de siège (voir Fides 7/5/2021) afin de permettre aux Forces armées congolaises (Forces Armées de la République Démocratique du Congo FARDC) d'avoir les pleins pouvoirs afin de lutter contre les ADF et les autres groupes armés qui sèment la mort et la destruction dans ces deux régions depuis des décennies. Mais près de cinq ans après l'imposition de cette mesure, l'insécurité dans les deux provinces ne semble pas s'arrêter. Au contraire, selon le clergé régulier du diocèse de Bunia (capitale de l'Ituri), l'imposition du régime militaire a aggravé la situation (voir Fides 22/8/2025).

    (LM) (Agence Fides 26/1/2026)

  • Des chrétiens du Mozambique victimes d’attaques islamistes

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    D'IFamNews :

    Des chrétiens du Mozambique victimes d’attaques islamiques

    22 janvier 2026

    Une vague de violence djihadiste a frappé le nord du Mozambique fin novembre 2025, lorsque des militants liés à la province de l’État islamique du Mozambique ont déclenché des attaques coordonnées, faisant au moins 22 morts parmi les chrétiens et forçant plus de 80 000 personnes à fuir leurs foyers. Cette agression brutale souligne la persécution incessante dont sont victimes les croyants dans les points chauds djihadistes, exigeant une condamnation mondiale et une action décisive contre l’islam radical.

    La terreur a commencé le 20 novembre dans le village de Primeiro de Maio, district de Muidumbe, où des assaillants armés ont fait irruption, tuant quatre civils et incendiant des maisons. La panique s’est propagée aux villages voisins de Nampanha et de Mapate, laissant des corps jonchant les ruines abandonnées tandis que les survivants s’enfuyaient dans les forêts ou vers un lieu sûr plus éloigné. Le 25 novembre, le carnage s’est étendu au district de Memba, dans la province de Nampula, avec quatre autres personnes tuées dans le village de Mazua. Les attaques se sont propagées au district d’Eráti, frappant Pavala, Sirissa, Nhage, Nahavara, Lúrio et Mazula, des maisons, des récoltes et des églises abandonnées du jour au lendemain.

    Des chasses de porte-à-porte ont ciblé les chrétiens, amplifiant le génocide religieux. Un résident déplacé s’est lamenté : « Des milliers de familles souffrent en essayant d’échapper aux terroristes. La plupart des maisons ont été brûlées et des gens ont été tués. » Un chef d’église local a fait écho au désespoir : « La situation est douloureuse. Les populations sont terrifiées et sans issue. »

    L’évêque Alberto Vera du diocèse de Nacala a capturé le chagrin : « Ce fut une semaine de terreur et de grandes souffrances. Les parents et leurs enfants ont dû fuir vers des lieux plus sûrs. La terreur règne dans tout le district. Des gens ont été tués. » Il a affirmé la solidarité de l’Église : « Ce sont des familles, des enfants et des personnes âgées qui veulent seulement vivre en paix. L’Église souffre avec eux et marche avec eux, même lorsque tout leur a été enlevé. »

    Cette atrocité révèle l’échec à freiner les affiliés de l’EI qui ravagent l’Afrique, du Mozambique au Nigeria, où des groupes similaires comme l’ISWAP prospèrent dans l’impunité. Alors que les dirigeants occidentaux tergiversent, les communautés fidèles endurent le massacre : il est temps d’armer les alliés, de sanctionner les facilitateurs et de donner la priorité à la liberté religieuse plutôt qu’à l’apaisement.

  • Le Message de Léon XIV pour la 100e Journée Mondiale des Missions

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    De Gianni Valente dans une dépêche de l'Agence Fides :

    Le monde a encore besoin de missionnaires. Message de Léon XIV pour la 100e Journée Mondiale des Missions

    25 janvier 2026

    Cité du Vatican (Agence Fides) - « En effet, ce n’est pas nous que nous prêchons mais le Christ Seigneur », écrit Paul de Tarse dans sa deuxième lettre aux Corinthiens.

    Le dimanche 25 janvier, jour où la liturgie de l'Église célèbre la conversion de Saint Paul, le grand missionnaire « Apôtre des Actions », le message de Léon XIV pour la 100e Journée missionnaire mondiale, qui est célébrée cette année le dimanche 18 octobre est
    diffusé.

    « Un dans le Christ, unis dans la mission » est le titre du nouveau « texte missionnaire » de l'évêque de Rome. Des mots qui font écho à la devise papale, « In Illo uno unum » (Un dans le Christ), tirée d'un sermon de saint Augustin.

    « Dans la mesure où chacun s'attache au Christ », écrivait l'évêque d'Hippone dans ce même sermon, « il s'unit d'autant plus aux autres qui s'attachent au Christ ».

    Dans la sollicitude missionnaire qui traverse et unit les derniers Pontificats - ceux du Pape François, le Pape de l'Evangelii gaudium, et de Léon XIV, le Pape qui, en tant que religieux augustinien, a vécu de nombreuses années comme missionnaire loin de sa patrie -, le nouveau document du Successeur de Pierre se penche également sur le lien mystérieux qui, dans l'œuvre de l'Église, entremêle toujours mission et communion, depuis leur source.

    Les deux, suggère le pape Prevost, germent comme des dons du « mystère de l'union avec le Christ ». Ils fleurissent et grandissent comme des gestes accomplis par le Christ lui-même en ceux qui reposent et demeurent en lui, « comme les sarments dans la vigne ».

    L'année 2026 marquera le centenaire de la création de la Journée Mondiale des Missions, promue en 1926 par le Pape Pie XI et « si chère à l'Église ». Le Pape Léon profite de cette occasion spéciale pour suggérer à quoi il convient de confier l'attente de voir fleurir « une nouvelle ère missionnaire » dans l'histoire de l'Église, qu'il a lui-même évoquée le 5 octobre, lors du Jubilé du monde missionnaire.

    Mission et communion ecclésiale, les dons du Christ

    Être chrétien, rappelle le Souverain Pontife dans la première partie de son Message, « c'est vivre en union avec le Christ, dans laquelle nous sommes rendus participants de la relation filiale qu'Il vit avec le Père dans l'Esprit Saint ». Seule cette union peut faire jaillir comme un don « la communion réciproque entre les croyants » et faire naître « toute fécondité missionnaire ».

    Le Pape Prevost cite l'enseignement de Saint Jean-Paul II, selon lequel « la communion est à la fois source et fruit de la mission ». Il reprend également les paroles de Saint Paul VI, celles de l'exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, qui rappellent qu'« Il n’y a pas de véritable évangélisation si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Royaume, le mystère de Jésus de Nazareth, Fils de Dieu, ne sont pas proclamés ». Il évoque l'urgence « d'intensifier l'engagement œcuménique avec toutes les Églises chrétiennes, en saisissant également les occasions offertes par la célébration commune du 1700e anniversaire du Concile de Nicée ».

    Et il souligne que l'unité des disciples « n'est pas une fin en soi : elle est ordonnée à la mission ». C'est l'unité implorée dans la prière par le Christ lui-même, lorsqu'il demande au Père, dans l'Évangile selon Jean, de donner et de préserver la communion entre les disciples comme un signe vivant à montrer « afin que le monde croie que tu m'as envoyé ». « C'est dans le témoignage d'une communauté réconciliée, fraternelle et solidaire », souligne Léon XIV, « que l'annonce de l'Évangile trouve toute sa force communicative ».

    Bénédictions aux OPM, « merci » aux missionnaires

    La mission des disciples et de toute l'Église, rappelle le Pape Léon XIV dans son message, « est le prolongement, dans l'Esprit Saint, de celle du Christ ». La Bonne Nouvelle que les chrétiens sont appelés à annoncer au monde « n'est pas un idéal abstrait : c'est l'Évangile de l'amour fidèle de Dieu, incarné dans le visage et dans la vie de Jésus-Christ ». C'est pourquoi, rappelle le Souverain Pontife dans la conclusion de son message, tous les baptisés, chacun selon sa vocation et sa condition de vie, peuvent prendre part « à la grande œuvre que le Christ confie à son Église ». L'unité dans la mission, prévient l'évêque de Rome, « ne doit pas être comprise comme une uniformité », mais trouve sa seule raison d'être dans le fait de « rendre visible l'amour du Christ et inviter chacun à Le rencontrer ». Et lorsque ce dynamisme mû par la grâce prévaut, on peut aussi surmonter les fragmentations, les divisions, les controverses qui déchirent la communauté ecclésiale.

    Ainsi, la mission devient le symbole, le visage et le paradigme de la communion ecclésiale. Elle ose même « développer avec créativité des voies concrètes de collaboration dans la mission ».

    Dans son message, le Pape Léon remercie les Œuvres PontificalesMissionnaires (OPM) « signe vivant de l'unité et de la communion missionnaire ecclésiale », à commencer par l'Union Pontificale Missionnaire, à l'occasion du 110e anniversaire de sa fondation ; il rappelle avoir fait l'expérience « avec gratitude » le soutien des OPM à l'œuvre apostolique « déjà pendant mon ministère au Pérou » ; il rappelle les anniversaires importants célébrés cette année par les OPM : les 200 ans de la création du « Rosaire Vivant » promu par la bienheureuse Pauline Marie Jaricot, fondatrice de l'Œuvre de la Propagation de la Foi, « qui rassemble encore aujourd'hui de nombreux fidèles en groupes à distance pour prier pour tous les besoins spirituels et missionnaires ». Et surtout, les 100 ans de l'institution par Pie XI de la Journée Missionnaire Mondiale, dont les offrandes recueillies lors des messes célébrées dans le monde entier l'avant-dernier dimanche d'octobre sont confiées aux POM pour être redistribuées, « au nom du Pape, afin de répondre aux « divers besoins de la mission de l'Église ».

    Le Message papal exprime également sa gratitude envers « les missionnaires et missionnaires ad gentes d'aujourd'hui : des personnes qui, comme saint François Xavier, ont quitté leur terre, leur famille et toute sécurité pour annoncer l'Évangile, apportant le Christ et son amour dans des lieux souvent difficiles, pauvres, marqués par des conflits ou culturellement éloignés ». Ils le font, explique le Pape Léon XIV, parce qu'ils « savent que le Christ lui-même, avec son Évangile, est la plus grande richesse à partager ».

    Le monde, reconnaît le successeur de Pierre, « a encore besoin de ces courageux témoins du Christ, et les communautés ecclésiales ont encore besoin de nouvelles vocations missionnaires ».

    (Agence Fides 25/1/2026)

  • Inde : une Église renaît ; 20000 fidèles se rassemblent à Kandhamal pour une ordination épiscopale historique

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    Une Église renaît : 20 000 fidèles se rassemblent à Kandhamal pour une ordination épiscopale historique

    Avec foi, espérance et réconciliation, le nouvel évêque affronte un héritage de violence avec amour.

    DARINGABADI, Inde — Le dynamisme de l'Église persécutée à Kandhamal, dans l'est de l'État d'Odisha, a été mis en évidence le 17 janvier à l'église Notre-Dame du Saint Rosaire de Daringabadi avec l'ordination épiscopale de l'évêque auxiliaire Rabindra Kumar Ranasingh pour l'archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar.  

    Plus de 20 000 fidèles, accompagnés de centaines de religieuses et de prêtres venus de toute l'Odisha, se sont joints à neuf évêques pour la messe à Kandhamal, ville qui a connu la pire persécution des temps modernes en Inde en 2008. 

     Un cortège solennel s'est rendu à l'église pour l'ordination du premier évêque auxiliaire de Kandhamal.  

    « La nomination par le Vatican du premier évêque auxiliaire de Kandhamal renforcera et facilitera la croissance intégrale de l'Église dans cette région », a déclaré l'archevêque John Barwa de Cuttack-Bhubaneswar, qui a dirigé l'ordination épiscopale.  

    Une partie de la foule de plus de 20 000 personnes présente à l'ordination épiscopale de l'évêque Rabindra Kumar Ranasingh le 17 janvier à Daringabadi, dans le district de Kandhamal.
    Une foule de 20 000 personnes assiste à l'ordination épiscopale de Mgr Rabindra Kumar Ranasingh le 17 janvier à Daringabadi, dans le Kandhamal. (Photo : Anto Akkara)

    Kandhamal a été le théâtre des pires violences antichrétiennes des temps modernes suite au meurtre mystérieux d'un moine nationaliste hindou, Swami Laxmanananda Saraswati. Ce meurtre, survenu en août 2008, a été immédiatement qualifié de « complot chrétien » par des groupes nationalistes hindous.  

    Le corps du chef hindou assassiné a été transporté à travers Kandhamal pendant deux jours lors d'une procession funéraire, appelant à la vengeance contre les chrétiens et déclarant que le christianisme lui-même était interdit à Kandhamal.  

    Les chrétiens reçurent l'ordre d'abjurer leur foi et ceux qui, courageusement, refusèrent, furent brûlés vifs, enterrés vivants ou tués de manière particulièrement brutale. Près de 100 chrétiens furent tués, et plus de 300 églises et 6 000 maisons furent pillées lors d'une violence incessante qui laissa plus de 56 000 personnes sans abri pendant des années. 

    L’archevêque Barwa a décrit son nouvel auxiliaire comme « un berger proche du peuple, un enseignant de la vérité et un témoin de l’amour du Christ en paroles et en actes ».  

    Titulaire d'un doctorat en droit canonique de l'Université pontificale urbanienne, l'évêque auxiliaire Ranasingh, âgé de 52 ans, a passé la majeure partie de ses années de sacerdoce à enseigner au petit séminaire de Kandhamal, à Bhubaneswar et au grand séminaire régional de Sambalpur.  

    Plusieurs participants à la cérémonie solennelle de trois heures ont salué cette décision, le premier évêque auxiliaire étant basé à Kandhamal. La résidence de l'archevêque se trouve en effet à Bhubaneswar, capitale de l'Odisha, à 240-400 kilomètres de Kandhamal. Plus des trois quarts des quelque 100 000 catholiques de l'archidiocèse vivent dans la jungle reculée de Kandhamal.  

    Tous les prélats de l'archidiocèse, qui a célébré son jubilé d'or en 2025, étaient jusqu'à présent originaires d'ailleurs. L'enthousiasme des habitants de Kandhamal, ravis de voir l'un des leurs à leur tête, était palpable lorsque le nouvel évêque consacré est descendu parmi les fidèles pour les bénir. Il a été immédiatement entouré par une foule de fidèles qui se sont précipités pour lui toucher les mains. 

    « La réaction de nos fidèles, venus des quatre coins de Kandhamal, a été extraordinaire. Préparer le déjeuner pour tout le monde a été un véritable défi », a déclaré au Register le père Karunakara Digal, curé de la paroisse de Daringabadi qui a accueilli ce rassemblement massif. 

    « C’est un moment béni pour Kandhamal », a déclaré au Register le père Madan Nayak, directeur du centre d’action sociale « Jan Vikas » (Développement du peuple). 

    « Tout le monde est enthousiasmé par cette célébration historique de notre foi. Cela aura un impact considérable sur la vie et l'œuvre de l'Église à Kandhamal », a déclaré le père Nayak.  

    Le père Ajay Kumar Singh a salué la nomination de l'évêque auxiliaire Ranasingh comme étant « le bon choix au bon moment ».  

    « Le choix d'une personne ayant une solide connaissance du droit canonique et une profonde compréhension de la vie pastorale est particulièrement judicieux. Il est significatif qu'il provienne d'une paroisse qui fut la première à être détruite lors des violences de décembre 2007. Il est véritablement à l'écoute des fidèles », a souligné le père Singh, ancien directeur des services sociaux de l'archidiocèse. 

    « Je resterai uniquement à Kandhamal », a confirmé l’évêque Ranasingh au Register le 20 janvier.  

    « Ma principale mission est le renforcement de la foi et la réconciliation avec les populations des autres communautés, compte tenu de l'histoire de Kandhamal. Le chômage des jeunes est également très élevé. Nous devons élaborer des solutions globales pour un développement économique durable. »  

  • Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

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    Marche pour la vie 2026 : Quelques-unes des meilleures pancartes pro-vie de cette année

    Des militants pro-vie brandissent leurs pancartes lors de la Marche pour la vie le 23 janvier 2026. | Crédit : Tessa Gervasini/EWTN News

    De Gigi Duncan sur le National Catholic Register :

    Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

    Des militants pro-vie venus de tout le pays se sont réunis dans la capitale nationale, partageant des témoignages personnels, des prières et l'espoir d'une culture qui chérit chaque vie humaine.

    WASHINGTON — Des dizaines de milliers de militants pro-vie se sont rassemblés vendredi dans la capitale américaine pour la 53e Marche pour la vie annuelle, défilant du National Mall jusqu'à la Cour suprême pour exprimer leur opposition à l'avortement. 

    L'événement de cette année s'est déroulé sous des conditions météorologiques exceptionnellement douces pour un mois de janvier, permettant aux participants de circuler sans encombre dans les rues de Washington, alors même que la ville se prépare à une tempête hivernale potentiellement paralysante plus tard dans le week-end. 

    Le vice-président JD Vance, prenant la parole pour la deuxième année consécutive, a annoncé aux personnes présentes que son épouse, Usha, et lui attendaient leur quatrième enfant, un troisième garçon, pour la fin du mois de juillet, une nouvelle personnelle qui a suscité de chaleureuses applaudissements de la part de la foule.

    Vance a insisté sur le fait que la défense du droit à la vie ne se limite pas à des arguments juridiques, mais constitue une affirmation culturelle plus large de la vie. 

    « Que les archives montrent que vous avez un vice-président qui met en pratique ce qu'il prêche », a-t-il déclaré, faisant référence à l'actualité de sa famille tout en présentant la vie de famille comme un élément central de la cause.

    Au beau milieu de son discours, un perturbateur s'est mis à crier au sujet de l'incapacité de l'administration à interdire la pilule abortive, qui représente plus de 60 % des avortements aux États-Unis et qui a récemment fait l'objet de critiques de la part des militants pro-vie à l'encontre de l'administration Trump.

    Vance a reconnu l'interruption avec calme, notant qu'« il y aura inévitablement des débats au sein de ce mouvement… ils contribuent à maintenir l'honnêteté des gens comme moi », sans mentionner la « pilule abortive », mais en soulignant plutôt que les désaccords internes ne devraient jamais détourner l'attention de la mission plus large de protection de la vie.

    Il a retracé l'évolution de la situation depuis l'arrêt Dobbs v. Jackson Women's Health Organization de 2022 , qui a cassé l'arrêt Roe v. Wade , et les changements de politique de l'administration. Vance a rappelé à la foule : « Nous marchons pour la vie parce que nous voulons que nos concitoyens américains sachent que la vie mérite d'être protégée. C'est pourquoi nous marchons aujourd'hui », ajoutant qu'ils ont « un allié à la Maison-Blanche ».

    Après les discours politiques, l'oratrice catholique Sarah Hurm a partagé son propre parcours : une grossesse imprévue, un accompagnement spirituel et la joie d'avoir mené sa grossesse à terme. Elle a exhorté l'assistance à considérer le soutien à la vie non seulement dans les grandes manifestations, mais aussi dans les gestes quotidiens de solidarité et d'entraide. « Sauver une vie peut être aussi simple que de répondre à un appel, d'accompagner une amie à une échographie ou de l'aider à choisir un siège auto… Vous avez ce pouvoir. Soyez cette personne qui redonne espoir à une femme », a-t-elle déclaré à la foule.

    Famille Brooks MFL 2026
    Rebecca Brooks, d'Ashburn (Virginie), participe à la Marche pour la vie avec ses petits-enfants (de gauche à droite) : Rebekah Sedillo, Jason Brooks et Steven Kierstead. (Photo : Gigi Duncan/National Catholic Register)

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