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International - Page 3

  • Libye : un converti condamné à mort pour apostasie

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    Du site Meconcern.org :

    Libye : Un converti condamné à mort pour apostasie

    12 sept. 2022

    Les chrétiens libyens nous demandent instamment de prier pour un converti au christianisme condamné à mort par une cour d'appel dans une ville de l'ouest de la Libye.
    Le jeune homme, qui a accepté Jésus il y a environ quatre ans, a été arrêté par des milices et détenu à plusieurs reprises au cours des dernières années. Elles ont essayé de le forcer à abjurer sa foi, mais il a refusé. En raison de l'absence d'État de droit et d'organismes officiels chargés de faire respecter la loi en Libye, les milices font office de police, de services de renseignements et d'armée.

    La Libye n'a pas de loi contre l'apostasie, ce qui signifie que les convertis sont généralement jugés pour trahison. Toutefois, ce tribunal a fondé sa décision sur une loi promulguée par le Congrès national général, l'organe législatif élu entre 2012 et 2014. Selon cette loi, un apostat de l'islam doit être exécuté s'il ne se rétracte pas.

    Toutes les lois promulguées par le Congrès national général ont été annulées par l'actuel Parlement de Tobrouk, élu en 2014. Cependant, dans le cadre d'une lutte de pouvoir continue entre les administrations basées à Tripoli et à Tobrouk, la Cour suprême de Tripoli a déclaré illégal le parlement basé à Tobrouk. Cela laisse aux tribunaux la liberté de choisir d'appliquer encore les lois annulées.

    Le converti a été tenu de publier le verdict dans un journal local et sur une station de radio locale, ainsi que de l'afficher à l'extérieur de sa résidence et du tribunal. Il n'a pas bénéficié d'une représentation légale pendant la procédure.

  • Empêchons la pendaison d'Ashfaq Masih pour sa foi en Jésus

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    De Valeurs Actuelles via le site "Veillez!" :

    EMPÊCHONS LA PENDAISON D'ASHFAQ MASIH POUR SA FOI EN JÉSUS

    AU PAKISTAN, UN CHRÉTIEN ACCUSÉ DE BLASPHÈME CONDAMNÉ À MORT

    16/07/2022

    Le 4 juillet, Ashfaq Masih, un chrétien pakistanais, a été condamné à mort pour blasphème. Tout au long de son procès, il n’a cessé de clamer son innocence.

    C’est une histoire pour le moins sordide. Un chrétien pakistanais du nom d’Ashfaq Masih a été condamné à mort le 4 juillet dernier, après avoir été accusé de blasphème par la justice, relaye Infochrétienne, vendredi 15 juillet. Lors de son procès, pourtant, l’homme de 36 ans n’a cessé de clamer son innocence et de marteler qu’il était la victime de fausses accusations.

    Dans cette affaire, tout a commencé en 2017, avec une dispute entre Ashfaq Masih et un client musulman, rappelle le site d’actualités. Dans le détail, ledit client avait refusé de payer la réparation de son vélo, arguant qu’il était un dévot musulman soufi. L’avocat du chrétien, Riaz Anjum, a précisé dans la presse que celui-ci avait « rejeté la demande [du client de la boutique], disant qu’il suivait seulement Jésus et qu’il n’était pas intéressé par les statuts religieux des musulmans ». Après cette altercation, le chrétien avait été arrêté par la police locale. Il lui avait été reproché d’avoir manqué de respect au prophète Mahomet.

    Tout au long de son procès, le trentenaire a toujours revendiqué son innocence. Il a démenti les accusations portées à son encontre, arguant avoir été piégé par le propriétaire de la boutique dans laquelle il travaillait : Muhammad Ashfaq. Selon lui, ce dernier se serait associé avec son concurrent direct, dans le but de lui nuire. « Muhammad Ashfaq avait fait pression sur Masih pour qu’il quitte le magasin, ignorant les appels de ce dernier à ne pas déplacer son entreprise en cours », a confié son avocat, cité par Infochrétienne.

    Les accusations de blasphème sont monnaie courante

    Le magistrat a par ailleurs rappelé au juge qu’aucun blasphème ne figurait dans le premier rapport d’information. Ainsi, cette allégation aurait été faite par Muhammad Ashfaq lorsqu’il a fait sa déclaration à la police. Un élément qui n’a pas permis d’innocenter Ashfaq Masih, à l’issue du procès. Le juge l’a condamné à mort.

    Au Pakistan – un pays classé en huitième position dans l’Index mondial de persécution des chrétiens 2022 de l’ONG Portes Ouvertes – les accusations de blasphèmes sont nombreuses. D’après cette organisation, les chrétiens pakistanais « vivent sous la menace des lois sur le blasphème qui sont souvent utilisées contre eux ». Au quotidien, « ils peuvent être injustement accusés, arrêtés, emprisonnés, voire condamnés à mort, par simple jalousie ou pour régler des conflits personnels ».

    Source : valeursactuelles.com

    Cliquer ici pour signer la pétition pour sauver la vie d'Ashfaq Masih. Cliquer ici.

  • Hong Kong, ouverture du procès du Cardinal Zen

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    D'Aurelio Porfiri sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Hong Kong, ouverture du procès du Cardinal Zen

    19-09-2022

    Le procès du cardinal Joseph Zen s'ouvre aujourd'hui, dans un Hong Kong de plus en plus soumis à la répression du Parti communiste chinois. "Personne n'a soulevé la question très sérieuse de notre confrère Zen", a déclaré le cardinal Gerhard Müller. Personne : pas même le pape, comme en témoignent ses déclarations à son retour du Kazakhstan.

    À Hong Kong, ces jours-ci, il faut endurer un soleil brûlant. Et ce qui est brûlant, ce n'est pas seulement le temps, mais aussi le climat politique, et pas seulement aujourd'hui. Depuis de nombreuses années, des tensions sociales importantes ont culminé avec les manifestations d'Occupy Central et, plus récemment, avec les manifestations massives de l'année 2019. Ces manifestations visent à exprimer le mécontentement à l'égard de la manière dont les gouvernements local et central gèrent Hong Kong. Avec la loi sur la sécurité nationale adoptée le 30 juin 2020 par le Congrès national du peuple à Pékin, Hong Kong a été rappelé à l'ordre. Depuis lors, une série de procès et d'arrestations ont secoué la ville. Parmi les personnes toujours en état d'arrestation qui ont acquis une notoriété internationale figurent le magnat de l'édition Jimmy Lai et le militant Joshua Wong.

    Mais une vague d'arrestations en mai dernier a dû ébranler plus que quelques âmes pieuses au Vatican, car parmi les personnes arrêtées se trouvait le cardinal Joseph Zen, un combattant acharné pour la protection des droits religieux et civils dans l'ancienne colonie.  Le cardinal a été détenu pendant quelques heures, puis libéré sous caution. Il a également fait l'objet d'une fouille et d'une saisie de son ordinateur et de son téléphone portable.

    Lors du récent consistoire, le cardinal Gerhard Müller a soulevé la question en déclarant : "Le mois prochain, il y aura un procès inéquitable. Personne n'a soulevé la question très sérieuse de notre frère Zen. Ni le doyen, le cardinal Re, ni le secrétaire d'État, Parolin, ni le pape. Il n'y a eu aucun document de solidarité, aucune initiative de prière pour lui". Après des décisions capitales et lourdes de conséquences pour les relations entre la Chine et le Vatican, le pape a clairement indiqué, pendant le vol de retour du Kazakhstan, qu'il n'était pas au courant de la situation, ce qui a surpris certains qui se sont souvenus de l'époque où le Saint-Père avait assuré qu'il était à l'origine de toutes les décisions concernant la Chine.

    Le cardinal Zen est serein et aussi très combatif, comme à son habitude. Pour personne, la maxime qui plie mais ne rompt pas n'est aussi vraie que pour lui. Les années se font sentir sur le corps du cardinal de 90 ans, mais l'esprit est toujours celui d'un guerrier. Le procès qui s'ouvre aujourd'hui, 19 septembre, porte après tout sur une affaire mineure, comparée à la charge pénale qui pèsera sur lui par la suite. Il s'agit du fonds humanitaire "612" dont il était administrateur et promoteur avec l'avocate Margaret Ng, le professeur Hui Po-keung et la célèbre chanteuse Denise Ho. Cette partie du procès en septembre devrait concerner la contestation de l'enregistrement administratif du fonds "612". Bien plus grave sera la partie du procès dans les mois à venir qui concerne l'accusation de collusion avec des forces étrangères. Cette accusation, si elle est confirmée au tribunal, aurait des conséquences bien plus graves. Le fonds "612" (le 12 juin 2019, 6/12 à la manière anglo-saxonne, était une date importante pour les manifestations à Hong Kong) était un fonds humanitaire destiné à offrir une aide aux personnes emprisonnées à la suite des événements de ces dernières années et à leurs familles.

  • RDC : corruption au sommet de l’Etat, toujours le même cirque

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    Lu sur le site web « Afrikarabia » :

    C’est une vidéo qui fait grand bruit. On y voit Vidiye Tshimanga, l’un des conseillers les plus influents de la présidence congolaise déballer le mode d’emploi du mal qui ronge depuis des décennies la République démocratique du Congo : la corruption. Par le menu, le conseiller stratégique de Félix Tshisekedi explique à de faux investisseurs comment obtenir de très juteuses licences d’exploitations minières en évitant toutes sortes de « tracasseries ». Dans la vidéo, Vidiye Tshimanga tente de convaincre ses interlocuteurs qu’il est l’homme de la situation. « Si je demande au président quelque chose, il donne. Moi, c’est le président… Le président ne fait pas d’affaires directement ». Pour montrer son influence auprès du chef de l’ Etat, le conseiller rapporte qu’il a financé la campagne électorale de Félix Tshisekedi. Des propos qui ont choqué à Kinshasa.

    Monsieur 20%

    Dans cette vidéo révélée par le journal suisse Le Temps, et un consortium de journalistes (OCCRP) spécialisé dans la lutte contre la corruption, Vidiye Tshimanga détaille le fonctionnement du système de corruption, grâce à sa société Cobamin : « Avec Ivanhoe, ils ont 80%, j’en ai 20. Mes 20% sont divisés en deux. Donc vous avez 10%, c’est Cobamin. Les autres 10%, c’est parce que dans la loi minière, vous avez l’obligation d’avoir une personne congolaise (dans la société)… Cette personne est quelqu’un que nous avons choisi ». Les deux journalistes du Temps, affirment pour l’instant, « ne pas avoir trouvé dans les registres congolais des sociétés détenues conjointement par Cobamin et Ivanhoe ou ses filiales ». Par contre, l’enquête révèle que la Cobamin a pu obtenir un permis minier à proximité de ceux d’Ivanhoe… un mois seulement après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Simple coïncidence ?

    « Un montage grossier »

    Vidiye Tshimanga détaille également le circuit qui permet le tour de passe-passe financier pour toucher ses rétrocommissions : « La société ne sera pas à mon nom, car je suis une personnalité politiquement exposée. Nous avons des trusts qui sont sur l’île Maurice, nous avons différentes façons de le faire, mais généralement, nous mettons les noms des personnes que nous contrôlons dans le pays. Mais c’est nous qui dirigeons (…) Je suis toujours derrière. » Face au scandale qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux, Vidiye Tshimanga a décidé de démissionner ce vendredi. Dans sa lettre rendue publique, il dénonce un « grossier montage » et affirme détenir un enregistrement audio qui contredirait les propos tenus, « sortis de leur contexte ». Le conseiller assure enfin au chef de l’ Etat, qu’il n’a cessé de défendre la lutte contre la corruption « ainsi que les anti-valeurs qui ont trop longtemps gangréné notre Nation ».

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  • Chine : quelle Eglise le parti communiste entend-t-il façonner?

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    De Jordan Pouille sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Quelle Église le Parti communiste chinois entend-t-il façonner?

    Farouche opposant à l’accord entre Pékin et le Saint-Siège sur la nomination des évêques, le cardinal Joseph Zen, 90 ans, se retrouve au tribunal le 19 septembre 2022 car il avait soutenu les manifestants en faveur de la démocratie à Hongkong.

    16/09/2022

    Nous avions rencontré le cardinal Zen en septembre 2019, dans un quartier résidentiel paisible de Hongkong. Il louait la mobilisation des étudiants catholiques dans les manifestations en faveur de la démocratie qui chahutaient les avenues de ce centre financier mondial. Il se savait surveillé et n’en avait cure. Puis, dans les trois années qui ont suivi, une purge impressionnante a frappé tous les critiques hongkongais du pouvoir chinois. Et le cardinal, à 90 ans, n’y a pas échappé.

    Le 10 mai 2022 au soir, Joseph Zen et trois autres personnes ont été placés en détention par la section de la police chargée de superviser la sécurité nationale. Le cardinal est alors accusé de « collusion avec des forces étrangères » dans le cadre de son rôle présumé de coadministrateur d’un fonds de soutien humanitaire dit « 612 ». Une infraction du même ordre que la subversion, la sécession et le terrorisme, passibles de la prison à vie. Fondé en 2019 et dissout en 2021, le Fonds 612 a permis à des manifestants prodémocratie de payer leurs frais juridiques et médicaux.

    De la prison à la simple amende

    Les semaines ont passé et l’inculpation officielle retenue par le tribunal de West Kowloon, pour le procès prévu du 19 au 23 septembre 2022, est devenue plus clémente : le cardinal est accusé d’avoir participé à la création d’une caisse non déclarée. Sauf coup de théâtre, il risque une simple amende, 1 600 € tout au plus. Cependant, Pékin a déjà gagné : désormais le cardinal se tait et ne s’indigne plus. Il se contente, sur les réseaux sociaux, de demander aux fidèles de prier pour lui, pour l’Église et Hongkong. Ainsi s’éteint l’une des dernières voix de la dissidence en Chine.

    Né à Shanghai en 1932, entré chez les Salésiens à 12 ans, Joseph Zen a fui à Hongkong en 1948, juste avant l’arrivée des communistes au pouvoir. Il a ensuite poursuivi ses études de théologie à Milan. Il est en revenu prêtre, bien décidé à enseigner dans les séminaires officiels et souterrains de la Chine continentale, à raison de six mois par an. En 1997, Hongkong est rétrocédé par la Grande-Bretagne à la Chine.

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  • Un déprogrammeur chinois honoré par Xi Jinping

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    De sur Bitter Winter :

    Un déprogrammeur chinois honoré par Xi Jinping

    16/09/2022

    Liu Yanfu, l'architecte de l'un des plus grands réseaux de centres de déprogrammation en Chine, a reçu un prix lors de la Conférence nationale de félicitations.

    Les médias de Mongolie intérieure (que ses habitants non han préfèrent appeler Mongolie du Sud) et nationaux publient de somptueux éloges de Liu Yanfu, chef de section au Comité politique et juridique du Comité municipal de Wuhai du Parti communiste chinois. Liu a été récompensé par Xi Jinping le 30 août par l'un des prix décernés aux "fonctionnaires dont le peuple est satisfait" lors de la Conférence nationale de félicitations de la Chine.

    Wuhai est une ville de niveau préfecture en Mongolie intérieure, et la section que Liu dirige s'appelle la section de coordination anti-Xie-Jiao. Liu est également connu pour avoir contribué à la création, en Mongolie intérieure, de l'un des plus grands réseaux chinois de "maisons de soins" (关爱之家), c'est-à-dire de centres où les membres du xie jiao sont emmenés pour être déprogrammés. Comme les lecteurs de Bitter Winter le savent, "xie jiao" est souvent traduit par "sectes", mais cette traduction est à la fois anachronique et inexacte. Le "xie jiao" est utilisé en Chine depuis le Moyen Âge pour désigner des formes de religion "illégale" et des mouvements religieux considérés comme hostiles au gouvernement.

    Le Falun Gong, l'Église de Dieu Tout-Puissant et l'Association des Disciples sont considérés comme les principaux xie jiao en Chine aujourd'hui, et il existe une liste des xie jiao mise à jour périodiquement. Cependant, la sécurité publique et les tribunaux ont une grande latitude pour désigner comme xie jiao les groupes inclus ou non dans la liste.

    La machinerie anti-xie-jiao en Chine est énorme. Le prix décerné à Liu met en lumière sa taille et ses caractéristiques. Liu est un ancien militaire de haut rang, qui s'est reconverti à plein temps dans l'anti-xie-jiao en 2007. Les motivations de la récompense nous apprennent qu'il a appliqué la stratégie militaire à la lutte contre le xie jiao dans la région de Wuhai, et qu'il a organisé plus de 1 850 événements anti-xie-jiao. Il a également tiré parti du système de grille, qui a divisé toute la Chine en grilles de 100×100 mètres pour la surveillance, en installant un correspondant anti-xie-jiao dans chaque grille de Wuhai.

    Le principal succès de Liu réside toutefois dans la mise en place en Mongolie intérieure d'un réseau de 83 "maisons de soins", centrées à Wuhai, où les membres du xie jiao sont emmenés pour être déprogrammés, ce qui, en Chine, est parfois appelé "résoudre la confusion idéologique".

    Selon les motivations du prix, Liu a remporté un grand succès avec ses "Caring Homes", qui sont devenus un modèle national. Le fait qu'il y ait 83 établissements de ce type dans une région de Mongolie intérieure donne une idée de l'ampleur des opérations de lutte contre le xie-jiao et des efforts de déprogrammation des membres du xie-jiao en Chine aujourd'hui.

  • Birmanie : la junte profane une nouvelle église catholique dans l’État Shan

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    La junte birmane profane une nouvelle église catholique dans l’État Shan

    16/09/2022

    La semaine dernière, l’église de la Mère de Dieu de Moe Bye, une localité de l’État Shan dans le sud de la Birmanie, a été profanée par des soldats de la junte alors que des combats ont repris entre l’armée et les Forces de défense populaires locales. La paroisse de Moe Bye dépend du diocèse de Pekhon, où au moins six paroisses ont dû être abandonnées et où plusieurs églises, dont la cathédrale du Sacré-Cœur, ont été attaquées au cours des conflits internes depuis le coup d’État du 1er février 2021, selon des sources ecclésiales locales.

    L’église de la Mère de Dieu (localité de Moe Bye, dans l’État Shan), a été profanée par des troupes de la junte, qui ont également posé des mines à proximité.

    Une nouvelle église catholique a été profanée par des soldats de la junte, qui l’ont utilisée comme cuisine et qui ont posé des mines autour de l’édifice, selon des sources ecclésiales. L’armée birmane continue de cibler des églises et des infrastructures chrétiennes depuis le début du conflit interne, alors que la minorité religieuse subit les violences déclenchées par le coup d’État du 1er février. L’affaire a eu lieu dans la ville de Moe Bye, dans l’église de la Mère de Dieu dans l’État Shan, dans le sud du pays, quelques jours avant de se retirer de l’église cette semaine après avoir subi des pertes au cours de violents combats contre les Forces de défense locales.

    Moe Bye, où la majorité de la population est catholique, dépend du diocèse de Pekhon. Sur une vidéo publiée par les Forces de défense populaire de la région, devenue virale sur les réseaux sociaux, on peut voir le sol couvert de poussière et de détritus et des bancs renversés, ainsi que des casseroles et des uniformes militaires à même le sol. Les paroissiens ont été appelés à ne pas tenter de s’approcher de l’église, l’armée ayant posé des mines à proximité.

    De nouveaux combats ont éclaté la semaine dernière entre l’armée et les Forces de défense locales dans les environs du canton de Moe Bye, les militaires ayant eu recours à des frappes aériennes et des armes lourdes après la mort de plusieurs dizaines de soldats. Plus de 5 000 personnes auraient fui leur domicile à cause des combats, et plus d’une centaine d’habitations auraient été détruites par les frappes aériennes de la junte.

    Selon des sources locales, l’armée a occupé l’église pour prévenir des attaques des Forces de défense locales. « Ces dégâts subis par l’église, qui est un lieu saint, résultent d’une attaque du malin », a déploré un prêtre birman sur Facebook. « C’est triste à voir, c’est comme si nos cœurs mêmes étaient brisés », a également réagi une paroissienne catholique.

    « Il y a de plus en plus de preuves de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre »

    Le diocèse de Pekhon se trouve dans l’une des régions les plus affectées par les violences dans le pays, avec le diocèse voisin de Loikaw situé dans l’État Kayah. Au moins six paroisses du diocèse de Pekhon ont dû être abandonnées, tandis que plusieurs églises, dont la cathédrale du Sacré-Cœur, ont été attaquées et endommagées à plusieurs reprises à cause des conflits internes, selon des sources ecclésiales locales.

    Plus de 150 000 civils, dont des catholiques des États Kahah et Shan, ont dû trouver refuge dans des églises, des camps de fortune ou dans la jungle, alors que l’armée a également ciblé des prêtres et des pasteurs, et bombardé et profané des églises dans les régions majoritairement chrétiennes de Kahah, Chin et Kachin.

    Le 12 septembre, lors d’une session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Nicholas Koumjian, responsable du Mécanisme d’enquête indépendant pour la Birmanie, a déclaré que « depuis le coup d’État militaire de février de l’an dernier, il y a eu de plus en plus de preuves de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, dont des cas de meurtre, de torture, de déportation et de déplacements forcés, de persécution et d’emprisonnement, avec la population civile prise pour cible ». « Les coupables de crimes internationaux les plus graves en Birmanie doivent savoir que nous sommes unis afin de mettre fin au cycle d’impunité et d’assurer que les responsables de tels crimes seront amenés devant la justice », a-t-il ajouté.

    (Avec Ucanews)

  • "Un supermarché des religions"

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    L'évêque du Kazakhstan met en garde contre la rencontre interreligieuse à laquelle le pape a participé

    L'évêque Athanasius Schneider a parlé avec EWTN du rassemblement dans son pays, qui s'est terminé aujourd'hui.

    15 septembre 2022

    NUR-SULTAN, Kazakhstan - Une grande conférence interreligieuse à laquelle le pape François a assisté au Kazakhstan cette semaine avait l'objectif bienvenu de promouvoir la paix et l'harmonie, mais risquait aussi de donner l'impression d'un "supermarché des religions" qui relativise la seule vraie religion de l'Église catholique, a déclaré Mgr Athanasius Schneider. 

    L'évêque auxiliaire d'Astana, au Kazakhstan, qui a participé à la visite du pape dans ce pays d'Asie centrale du 13 au 15 septembre, a déclaré que l'objectif de la rencontre, à savoir promouvoir l'harmonie et la paix, était "bon", mais a ajouté "qu'il y a aussi un danger que nous, l'Église catholique, n'apparaissions pas simplement comme une des nombreuses religions."

    "Nous ne sommes pas l'une des nombreuses religions, nous sommes la seule vraie religion que Dieu a ordonné à tous les peuples de croire", a déclaré l'évêque Schneider à Alexey Gotovskiy d'EWTN à Nur-Sultan, la capitale de la nation. "Il n'y a pas d'autre voie vers le salut". 

    Le pape s'est rendu à Nur-Sultan (anciennement Astana) principalement pour s'adresser au septième congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles. Cette rencontre, qui a lieu tous les trois ans, a rassemblé près de 100 délégations de 60 pays, et comprenait des représentants du christianisme, de l'islam, du judaïsme, du shintoïsme, du bouddhisme, du zoroastrisme et de l'hindouisme.

    Dans ses commentaires à M. Gotovskiy, Mgr Schneider s'est dit préoccupé par le fait que lorsque les responsables de l'Église participent à de tels événements, ils donnent l'impression que l'Église appartient à "un supermarché des religions - tout le monde est là et vous pouvez choisir ce que vous voulez. Mais Jésus-Christ n'est pas dans le supermarché des religions. Il est le seul [vrai Dieu]". 

    Il a préconisé de trouver des moyens d'améliorer ces réunions, et a recommandé qu'il serait préférable d'avoir des réunions locales à un "niveau humain", atténuant ainsi "le danger du relativisme, de l'indifférentisme et du syncrétisme." 

    L'évêque Schneider a exprimé des préoccupations similaires dans son livre à succès de 2019, Christus Vincit : Le triomphe du Christ sur les ténèbres de l'époque. Il a déclaré à la journaliste Diane Montagna qu'en ne prêchant pas clairement la vérité du Christ aux membres d'autres religions, il pense que les clercs d'aujourd'hui commettent un "grand péché par omission." 

    Depuis le Concile Vatican II, a-t-il poursuivi, le dialogue interreligieux a donné l'impression que tous les peuples "voyagent sur des voies parallèles vers le même Dieu et parviendront tous à la même fin", mais il a estimé que c'était une "trahison de l'Évangile". Si les Apôtres avaient utilisé cette méthode, a-t-il dit, "ils n'auraient pas converti tant de gens au Christ" et seraient morts "non pas en martyrs mais dans leur lit". 

    Au cours du congrès, le pape, qui était assis aux côtés d'autres chefs religieux comme un parmi tant d'autres, a partagé avec eux son espoir que la rencontre conduise à un chemin "fraternel" vers la paix construit sur "le respect, le dialogue sincère, le respect de la dignité inviolable de chaque être humain et la coopération mutuelle." 

    "Les religions nous rappellent que nous sommes des créatures, que nous ne sommes pas omnipotents, mais des hommes et des femmes qui cheminent vers le même but céleste", a-t-il déclaré aux participants lors d'un discours-programme mercredi. Le lendemain, dans ses commentaires de clôture du congrès, il a exhorté toutes les religions et sociétés à impliquer les femmes et les jeunes dans la quête de la paix mondiale.

    Remarques à Reuters

    Mgr Schneider a critiqué publiquement le pape par le passé, mais il a déclaré aux journalistes à Nur-Sultan le 15 septembre, alors qu'il attendait l'arrivée du pape François à la cathédrale Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours pour une réunion d'évêques, de membres du clergé, de religieux et de laïcs, que ces critiques étaient l'expression de la "collégialité" et qu'elles étaient utiles à l'Église. 

    "Nous ne sommes pas des employés du pape, des évêques. Nous sommes des frères", a-t-il déclaré, selon l'agence Reuters. "Quand en toute conscience je sens que quelque chose n'est pas correct ou ambigu, je dois le lui dire, avec respect, fraternellement". 

    Les évêques qui ne sont pas d'accord avec le pape doivent être francs, a-t-il poursuivi, et ne doivent pas se laisser prendre aux "adulations et à l'encens" ou "se comporter comme un employé envers un patron", selon Reuters. 

    Le pape François a déclaré par le passé qu'il accueillait favorablement ces "critiques constructives" et est connu pour apprécier la franchise et l'honnêteté de ses amis et associés, mais il a critiqué "ceux qui sourient tout en vous poignardant dans le dos".

    Edward Pentin a commencé à faire des reportages sur le pape et le Vatican à Radio Vatican avant de devenir le correspondant à Rome du National Catholic Register d'EWTN. Il a également réalisé des reportages sur le Saint-Siège et l'Église catholique pour un certain nombre d'autres publications, dont Newsweek, Newsmax, Zenit, The Catholic Herald et The Holy Land Review, une publication franciscaine spécialisée dans l'Église et le Moyen-Orient. Edward est l'auteur de The Next Pope : The Leading Cardinal Candidates (Sophia Institute Press, 2020) et The Rigging of a Vatican Synod ? Une enquête sur les allégations de manipulation lors du Synode extraordinaire sur la famille (Ignatius Press, 2015). 

  • La victoire des droites unies en Suède : une première historique

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    15 septembre 2022

    En Suède, la victoire des droites unies est une première historique

    C’est fait ! Après trois jours de vérifications comptables tant les écarts étaient serrés, les résultats des élections législatives de dimanche dernier en Suède ont été annoncés hier soir, 14 septembre : la coalition de la droite libérale (Modérés, chrétiens-démocrates et Libéraux) et de la droite nationaliste (Démocrates de Suède, SD) a remporté 176 sièges, contre 173 pour la coalition de gauche sortante (en part des voix, le bloc de droite obtient 49,6%, contre 48,9% pour celui de gauche, un ensemble « rouge-vert »). Magdalena Andersson, premier ministre, a annoncé sa démission, effective ce jeudi 15 septembre. « Merci pour la confiance – maintenant nous allons remettre de l’ordre en Suède ! », a commenté sur Facebook le chef du parti des Modérés, Ulf Kristersson, artisan de la collaboration entre la droite et le SD. « Je commence maintenant le travail pour former un nouveau gouvernement efficace », a-t-il ajouté. Le président du Parlement va lui confier la mission de former une majorité, après des négociations entre partis. L’élection du nouveau chef de gouvernement n’interviendra qu’après le 27 septembre, date de la première session plénière du Parlement.

    Qualifier ce scrutin d’historique n’est pas abuser du mot. Jamais la droite qualifiée d’« extrême » en Europe en raison de son nationalisme qui la démarque de la droite libérale classique, n’avait pu rompre le « cordon sanitaire » et sortir de la marginalisation en Suède. Et voilà le SD propulsé par ces élections au rang de premier parti de droite devant les trois partis de la droite traditionnelle avec lesquels il s’est allié, et de deuxième parti du pays, derrière les sociaux-démocrates à gauche ! Le SD obtient 20,6% des voix (il était entré au parlement en 2010 avec 5,7% des voix), ce qui lui donne 73 sièges. Surtout, il progresse de 11 sièges par rapport aux dernières élections de 2018, tandis que les trois autres partis de droite en perdent : – 2 pour les Modérés (68 sièges), – 3 pour les chrétiens-démocrates (19 sièges), – 4 pour les Libéraux (16 sièges). Le chef du SD, Jimmie Åkesson, a promis d’être une « force constructive et d’initiative » au sein du parlement. Il n’a pas obtenu le soutien des trois autres partis de droite pour devenir Premier ministre. La participation au gouvernement du SD, premier parti de la nouvelle majorité mais peu apprécié de ses alliés en raison de ses origines « populistes » voire « néo-fascistes », reste une hypothèse peu probable. Comme l’a laissé entendre Jimmie Åkesson au soir de sa victoire, le SD se contentera vraisemblablement d’appuyer le gouvernement sans en faire partie, position au demeurant plus confortable, d’autant que cette majorité disparate et étriquée ne paraît pas inébranlable !

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  • Le cardinal Müller et le "nouvel ordre mondial" : une interview détonante

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    De kath.net/news :

    Le "Nouvel ordre mondial" : une théorie du complot ou une vision politique ?

    13 septembre 2022

    Cardinal Gerhard Müller : "Le déclin de l'Eglise en Allemagne et en Europe n'est pas dû à la sécularisation, au combat de l'Eglise... mais au manque de foi, à l'amour refroidi des catholiques..." interview kath.net par Lothar C. Rilinger

    Vatican (kath.net) L'expression "Nouvel ordre mondial" est interprétée comme une métaphore de la théorie du complot. Pourtant, il ne fait que décrire un projet de société qui - comme tout autre - doit se confronter au discours intellectuel. La chute du communisme en 1989/90 marque la fin d'un processus historique que le sociologue américain Francis Fukuyama a qualifié de fin de l'histoire. Selon lui, le communisme avait fait son temps en tant qu'antithèse de la démocratie, de sorte qu'il fallait penser à une nouvelle base sociale. Une nouvelle compétition était ainsi ouverte : Il s'agit de l'avenir du développement social au-delà du marxisme. La lutte des classes de type marxiste devrait avoir fait son temps - ce que les marxistes ne sont toutefois pas prêts à accepter - mais dans la lutte pour la suprématie dans le discours sur la société et l'État, le modèle démocratique n'était plus non plus considéré comme un idéal. Le principe "un homme, une voix" est associé à l'époque des Lumières. C'est pourquoi il doit être transgressé afin de pouvoir attribuer l'attribut de "progrès" à l'évolution de la société. On se réfère ainsi à un principe selon lequel l'homme - détaché de Dieu, qui n'est plus supposé exister - peut faire tout ce qu'il peut. L'autolimitation est un obstacle au progrès.

    Comme Dieu est rejeté en tant qu'instance ultime de l'action humaine dans la croyance au progrès, le Nouvel Ordre Mondial doit construire une société qui ne connaît pas de limites et dans laquelle tout ce que les hommes sont capables de développer et de penser est autorisé ; rien ne doit entraver le progrès ou l'empêcher de se développer. La métaphysique, considérée comme prémoderne, est bannie du discours social et, avec elle, la croyance en une rédemption de l'homme dans l'éternité. Seul doit être valable ce qui peut être falsifié ou vérifié, de sorte que la rédemption de l'homme doit avoir lieu sur terre, dans la vie terrestre. Ce que Karl Marx a appelé le paradis sur terre doit être atteint d'une autre manière grâce au progrès qui caractérise le Nouvel ordre mondial. Comme cet ordre mondial nie le recours à Dieu et le déclare, comme Feuerbach, inexistant, il n'est pas étonnant que l'ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, se sente interpellé et condamne le Nouvel ordre mondial. Nous nous sommes entretenus avec lui à ce sujet.

    Rilinger : Depuis quelques décennies, l'exigence selon laquelle l'ordre mondial existant doit être remplacé par un ordre qui ne connaît plus le recours à Dieu, mais seulement celui au progrès inconditionnel, hante à nouveau le discours politique. La revendication de cet ordre mondial, appelé "Nouvel ordre mondial", se fait presque en marge du discours politique, public. Que devons-nous comprendre par "Nouvel ordre mondial" ?

    Cardinal Gerhard Ludwig Müller : Aussi bien selon la confession de foi juive que chrétienne, c'est Dieu lui-même qui, dans sa souveraine bonté, a créé le monde à partir du néant et l'a ordonné dans sa parole (logos, raison) et son esprit (force, sagesse) éternels. La raison humaine est finie et en principe - en raison du péché originel - susceptible d'être perturbée par des pulsions égoïstes, comme le désir désordonné de pouvoir, d'argent, de jouissance de soi/plaisir. L'homme est donc intellectuellement et moralement faillible.

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  • Un séminaire nigérian forme des prêtres pour un ministère dans le monde entier

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    Du FR. JUSTINE JOHN DYIKUK sur The Pillar :

    La "solidarité de la simplicité" - Le recteur d'un séminaire nigérian forme des prêtres pour un ministère mondial

    Comment un recteur de séminaire dans une région violente du Nigeria vise à former des hommes pour le ministère sacerdotal missionnaire.

    12 septembre 2022

    Des séminaristes priant dans la chapelle lors de la célébration du jubilé d'or du grand séminaire de Saint Augustin Jos Nigeria le 4 mai 2017. Crédit : AED/ACN

    Le père Mark Nzukwein est le recteur du grand séminaire St Augustine de Jos, au Nigéria, dans la région nord du pays, proche de l'épicentre de Boko Haram et d'autres activités militantes islamistes.

    Augustine est le plus ancien grand séminaire de la région nord du Nigeria. Il accueille 356 séminaristes, 19 formateurs résidents, 2 formateurs non résidents à temps plein, 21 membres du personnel académique à temps partiel et 48 membres du personnel administratif et non académique.

    Les séminaristes viennent de diocèses et d'instituts religieux de tout le Nigeria.

    Dans une interview exclusive, le père Nzukwein s'est entretenu avec The Pillar de la formation au séminaire axée sur la mission et des efforts déployés par le séminaire pour survivre dans un environnement hostile - et parfois violent.

    Cette interview a été modifiée pour des raisons de longueur et de clarté.

    Père, comment évaluez-vous la situation générale des vocations au sacerdoce au Nigeria et en Afrique, que le pape Benoît XVI a décrite comme "un immense poumon spirituel" dans l'Eglise ?

    Tout d'abord, je tiens à vous exprimer ma sincère gratitude, à vous et à votre équipe de journalistes, pour la rare opportunité qui m'est offerte de participer à cette interview.

    C'est en fait une bonne nouvelle que de souligner le fait que le 21ème siècle est très prometteur pour la croissance de la foi chrétienne en Afrique en général et au Nigéria en particulier, malgré les myriades de défis auxquels le continent est confronté. Ceci est évident en termes de vocation croissante au sacerdoce et à la vie religieuse - ou ce que nous considérons populairement comme un "boom des vocations" dans notre contexte.

    Il est vrai que la moisson de vocations est importante dans les diocèses et les instituts religieux du Nigeria. Mais il est plutôt triste de constater que, bien que le nombre de demandes ne cesse d'augmenter chaque année alors que le feu de la vocation continue de brûler dans le cœur de nombreux jeunes, les diocèses et les instituts religieux traditionnels ne sont pas en mesure de les accueillir tous par manque d'espace et aussi à cause des ressources limitées dont ils disposent pour pouvoir les former.

    Le fait qu'une population foisonnante de jeunes gens soit désireuse de servir le Seigneur à travers le sacerdoce et la vie religieuse est porteur d'un grand espoir pour l'avenir de l'Église, non seulement en Afrique et au Nigeria, mais aussi dans le monde entier. Il convient de noter que la perspective de la foi est généralement construite autour des sacrements et du ministère pastoral de l'Église. Mais cela ne peut être possible sans des prêtres qui sont formés et préparés à mener ce processus.

    Il y a des insinuations selon lesquelles les jeunes hommes au Nigeria inondent les séminaires à cause de la pauvreté et du chômage.
    Partagez-vous ce point de vue ? Le boom des vocations au Nigéria s'atténuerait-il si la situation économique du pays s'améliorait ?

    Il est trop simpliste de commencer à attribuer la perspective du boom des vocations que nous connaissons dans l'Afrique d'aujourd'hui à la pauvreté et au chômage uniquement, sans considérer objectivement d'autres facteurs de motivation.

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  • Le débat à l'ONU manipulé

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    De Stefano Gennarini sur C-Fam :

    Des délégations accusent le Japon, la Sierra Leone et les puissances occidentales de manipuler le débat à l'ONU

    NEW YORK, 9 septembre (C-Fam) Vingt et une délégations, dont le Nigeria, l'Égypte et l'Inde, ont fustigé les tactiques et les fausses représentations des pays occidentaux dans leurs efforts pour imposer de nouveaux droits de l'homme liés à des politiques sociales litigieuses.

    L'ambassadeur du Japon, Kimihiro Ishikane, et le ministre des affaires étrangères de la Sierra Leone, David Francis, ont présenté la semaine dernière la toute première résolution de l'Assemblée générale des Nations unies sur l'accès à la justice pour les survivants de violences sexuelles. La résolution comprend un paragraphe qui suggère que l'accès à l'avortement est un droit de l'homme et inclut de nouveaux termes controversés que les agences de l'ONU utilisent pour promouvoir l'homosexualité et le transgendérisme.

    Au cours du débat de vendredi, Ishikane et Francis ont tous deux donné de longues et sinueuses leçons à toute délégation qui pourrait s'opposer au contenu de la résolution. Ils ont énuméré plusieurs résolutions non contraignantes antérieures dans lesquelles un langage similaire était utilisé et ont insisté sur le fait qu'un tel langage ne pouvait être répréhensible parce qu'il avait été utilisé auparavant. Le terme d'art est "langage convenu", ce qui, selon les débats de l'ONU, est un terme plutôt glissant.

    Ils ont insisté sur le fait que leur résolution contenait "un langage convenu de longue date" et que les mêmes termes avaient été "adoptés par consensus ou par vote en de multiples occasions."

    Ishikane a déclaré que personne ne devait "oser s'opposer" au contenu de la résolution.

    Les délégués du monde entier se sont défendus contre l'idée que "l'accès à un avortement sûr" est un droit de l'homme ou que les politiques de genre devraient inclure la promotion de l'homosexualité et des questions transgenres. Ils ont rappelé aux auteurs de la résolution que les termes controversés de la résolution avaient été votés à plusieurs reprises et que de nombreux pays avaient émis des réserves sur ces termes, de sorte qu'ils ne pouvaient être considérés comme universellement acceptés.

    Ils ont accusé les promoteurs et les facilitateurs des négociations d'agir de mauvaise foi et de ne pas prendre en considération les opinions de tous les États membres.

    "Que les choses soient claires. Ce n'est pas un langage convenu", a déclaré un délégué de la Malaisie.

    "Copier, coller et compiler un langage provenant d'autres sources ne peut être considéré comme un langage convenu", a déclaré un délégué égyptien.

    De nombreuses délégations se sont opposées au paragraphe qui inclut l'avortement comme une question de droits de l'homme, insistant sur le fait que l'avortement ne peut être considéré comme un droit de l'homme.

    Le débat animé mené par le Nigéria et l'Égypte à l'Assemblée générale sur ce qu'est exactement un "langage convenu" a débordé de vendredi dernier à la deuxième réunion plénière de l'Assemblée générale, mercredi de cette semaine.

    L'Arabie saoudite, le Nicaragua, l'Indonésie, les Philippines, la Fédération de Russie, l'Irak, le Sénégal, le Guatemala, l'Inde, la Syrie, le Belarus, le Pakistan, le Soudan, l'Égypte, l'Algérie, le Brésil, la Libye, la Mauritanie, le Nigeria, la Malaisie, l'Éthiopie et le Saint-Siège ont fait des déclarations d'opposition aux paragraphes contenant les termes controversés.

    Ishikane, qui a dirigé directement les négociations pendant la majeure partie des cinq mois qui ont précédé l'adoption, a appelé les pays à faire preuve "d'un maximum de responsabilité et de retenue" et a insisté pour que la résolution établisse un "équilibre" entre les points de vue divergents.

    En fait, plusieurs délégués se sont opposés à la façon dont la Sierra Leone et le Japon ont mené les négociations, soulignant que les facilitateurs ont été intransigeants et n'ont jamais semblé "véritablement intéressés" par la recherche d'un consensus entre tous les États membres.

    Un délégué de la Malaisie a déclaré que le Japon et la Sierra avaient rendu un "mauvais service à une question aussi importante" et qu'ils n'avaient "montré aucun intérêt" à trouver un terrain d'entente.

    Le délégué nigérian a déclaré que les facilitateurs avaient fait preuve d'un "mépris total" pour les opinions divergentes.