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International - Page 3

  • Etats-Unis : de nombreux Etats adoptent des législations restrictives en matière d’avortement

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Les lois limitant l’avortement se multiplient aux Etats-Unis

    23 Sep, 2021

    Aux Etats-Unis, de nombreux Etats adoptent des législations restrictives en matière d’avortement.

    Une nouvelle loi au Texas

    Une nouvelle loi votée par l’Etat du Texas lors d’une session extraordinaire se terminant le 2 septembre dernier, a été signée par le Gouverneur Greg Abbott. Elle interdit la prescription de produits provoquant l’avortement, plus de sept semaines après le début de la grossesse. Cette loi, appelée SB4, entrera en vigueur le 2 décembre 2021 (Cf. Avortement au Texas : la Cour suprême laisse la loi en vigueur).

    Selon Will Metcalf, un représentant de l’Etat du Texas, la finalité de cette loi est de « réprimer les avortements par correspondance » qui sont dangereux. Elle aura aussi pour effet « d’augmenter les exigences de signalement des complications médicales ». Ceux qui violeront « intentionnellement, sciemment ou imprudemment » la loi en fournissant des substances chimiques par la poste, s’exposeront à des sanctions pénales. Les peines encourues pourront aller jusqu’à 10 000 dollars d’amendes et deux ans de prison. Les fournisseurs à l’extérieur du Texas sont aussi visés.

    Actuellement, au Texas, ces substances chimiques peuvent être prescrites durant les dix premières semaines de la grossesse.

    Un projet de loi déposé en Floride

    En Floride, un projet de loi a été déposé qui vise à interdire les avortements après six à huit semaines et à permettre à toute personne de poursuivre les médecins pour interruption de grossesse.

    Un juge examine la demande de blocage de la loi sur l’avortement en Arizona

    Un avocat a demandé mercredi, à un juge fédéral de bloquer une nouvelle loi de l’Etat d’Arizona. Selon le demandeur, elle « permettrait aux procureurs d’inculper les médecins qui interrompent sciemment une grossesse uniquement parce que le fœtus présente une anomalie génétique telle que la trisomie 21 ».

    Ce procès a pour but de contester la loi signée en avril dernier par le gouverneur républicain Doug Ducey. Celle-ci permet d’attaquer les médecins pour « crime », s’ils pratiquent des avortements en sachant que « c’est uniquement en raison d’une anomalie génétique du fœtus ».

    La Cour fédérale du Missouri examine la loi de 2019

    En 2019, le gouverneur du Missouri, Mike Parson, a signé une loi interdisant l’avortement après huit semaines de grossesse. Elle prévoit une peine allant jusqu’à 15 ans de prison pour les contrevenants. De plus, « toute personne participant à un avortement demandé uniquement en raison d’un diagnostic prénatal de trisomie 21 serait passible de sanctions civiles, y compris la perte de licences professionnelles ».

    Pour le moment, cette loi n’est pas appliquée, car « elle a été contestée par le Planned Parenthood basé à Saint Louis, qui exploite l’unique clinique d’avortements de l’Etat ».

    Sources : The Guardian, Melody Schreiber (22/09/2021) ; Reuters, Sharon Bernstein (22/09/2021) ; US News, Jonathan J. Cooper (22/09/2021) ; AP News, Jim Salter (21/09/2021).

  • RDC : des prêtres ligotés et torturés lors de l'attaque d'une église à Bukavu

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    De sur Benin Web TV :

    RDC : une paroisse catholique attaquée à Bukavu, des prêtres ligotés et torturés

    22 Sep 2021

    En République démocratique du Congo (RDC), une église catholique a été attaquée dans la nuit du lundi à mardi à Bukavu par des hommes armés cagoulés. Les assaillants ont torturé des prêtes et pillé l’enceinte de la paroisse avant de disparaître dans la nature.

     
     

    L’église catholique Saint François Xavier dans la commune de Kadutu, dans la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu en RDC a été attaquée dans la nuit du lundi à mardi par des hommes armés cagoulés. Selon les sources paroissiales, les assaillants dont certains étaient vêtus en tenue policière, ont pris d’assaut la paroisse au petit matin. « Ils étaient munis de l’échelle. Ils ont escaladé le portail. Je crois qu’ils étaient avec des personnes qui maîtrisent bien les chambres des prêtres parce qu’un confrère a entendu quand ils sont arrivés, quelqu’un qui disait, voilà leurs chambres sont ici », a confié aux médias locaux, l’abbé Boniface Kanosire, vicaire de la paroisse Saint François Xavier.

    Selon l’abbé Boniface Kanosire, plusieurs prêtres ont été torturés, violentés de manière à les empêcher de faire appel à un secours. « Ils sont entrés dans la chambre de l’abbé Emmanuel, ils l’ont ligoté. Ils étaient d’abord eux-mêmes masqués, ils ont masqué le prêtre, ils ont pris sa chemise, ils ont mis une partie de la chemise dans sa bouche pour qu’il ne puisse pas crier en prenant les soins aussi de pouvoir le maîtriser pour qu’il ne voit même pas ce qui se passe », raconte-t-il.

    Plusieurs biens matériels dont des ordinateurs et des portables ont été emportés par les bandits qui ont aussi pris une importante somme d’argent. « Ils demandaient l’argent, le dollar (congolais, ndlr), les ordinateurs, les téléphones. Ils ont eu le temps de prendre tout ce qu’ils voulaient prendre et puis ils ont même chargé leurs armes pour dire que tu dois tout donner sinon on va te tuer. Ils ont pris tout ce qu’ils pouvaient prendre et même avant de partir, l’un a dit qu’on va te tuer, l’autre a dit nous avons déjà eu l’argent, nous pouvons partir. Ils ont dévalisé trois confrères, l’abbé Julien, l’abbé Colombe, l’abbé Matabaro », ajoute le vicaire.

    Ce n’est pas la première fois qu’une église catholique est attaquée par des hommes armés dans cette région du Sud-Kivu, en proie à l’insécurité et à des combats entre groupes rebelles et les forces gouvernementales. Il y a quelques mois, une paroisse a été attaquée à Buholo, dans la commune de Kadutu. Un autre incident similaire s’était produit il y a peu chez le Père René à Bukavu, et un prêtre a été blessé.

  • Le cardinal Sarah, ni traditionaliste, ni progressiste, mais intransigeant

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    «Je ne suis ni traditionaliste, ni progressiste. J’enseigne ce que les missionnaires m’ont enseigné. Je veux être fidèle, c’est tout.» Le cardinal Robert Sarah n’aime pas les étiquettes. Mais il admet celle d’intransigeant «parce que Dieu est exigeant, parce que l’amour est exigeant».

    A lire sur cath.ch

  • Eglise romaine et Liturgie : pour une véritable réforme.

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    Lu dans l’ Éditorial du bimensuel « L’Homme nouveau rédigé par Philippe Maxence le 17 septembre 2021

    « Depuis la publication du motu proprio Traditionis custodes, l’inquiétude des catholiques vivant de la forme extraordinaire ne cesse de grandir. Est-elle fondée ? J’ai dit ici même que des informations convergentes laissaient entendre que les séminaires des instituts traditionnels seraient particulièrement visés. Leurs supérieurs ont de ce fait publié un communiqué commun (disponible sur notre site) faisant part de leur crainte et demandant un évêque comme médiateur. Comme le remarquait Jean-Marie Guénois dans Le Figaro (4 septembre 2021), ils n’ont, en effet, plus d’interlocuteur à Rome alors que certains membres de la Curie rêvent de prendre leur revanche sur une famille spirituelle riche en vocations et qui à leurs yeux incarne le pontificat de Benoît XVI.

    Le thermomètre de l’inquiétude grimpe

    À vrai dire, l’inquiétude commence à gagner également certaines communautés qui célèbrent la forme ordinaire en tentant de l’inscrire dans une herméneutique de la continuité. Craintes là aussi vaines ? L’avenir le dira concrètement, mais le passé récent parle. Il y a un an, la Congrégation pour le Clergé ordonnait la fermeture du séminaire diocésain de San Rafael en Argentine. Son crime ? Continuer à distribuer la communion de manière traditionnelle. On se souvient aussi de l’affaire des Franciscains de l’Immaculée, congrégation très florissante et dont les prêtres célébraient dans les deux formes. Elle a été anéantie. Faut-il rappeler aussi la triste affaire des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur, absolument pas traditionalistes, mais dont les usages ont été jugés trop conservateurs ? Cette congrégation, aussi, a été réduite à sa plus simple expression. En juillet dernier, au Costa Rica, la conférence épiscopale a non seulement interdit toute célébration de la forme extraordinaire mais aussi celle de la forme ordinaire en latin, tournée vers l’orient, ainsi que l’utilisation de vêtements liturgiques anciens. Un prêtre aurait été sanctionné dans ce sens. Forts de ces faits, des laïcs ont signé une Lettre aux catholiques du monde entier en demandant au Pape de revenir sur son motu proprio (texte sur notre site). Même demande de la part d’un prêtre, l’abbé Pellabeuf, au nom du respect e la constitution de Vatican II sur la liturgie? (ici).

    Prendre acte du réel

    Le constat est donc là : la paix liturgique installée par Benoît XVI semble brisée ; les discussions reprennent et les oppositions s’affirment. Au nom de quoi ? De la fidélité au concile dont nombre d’historiens affirment aujourd’hui qu’il a représenté dans les faits davantage l’étendard d’une remise en cause permanente qu’une règle certaine. Dans son dernier livre, L’Ivresse et le Vertige (1), l’historien Yvon Tranvouez, venu pourtant de l’extrême-gauche de Dieu et qui partage avec François une admiration pour Michel de Certeau, note ainsi que « Vatican II n’est plus qu’un mot de passe, un pavillon de complaisance ». Les mots sont forts. Ils traduisent au moins une certaine réalité trop souvent mise de côté par les clercs. Et pourtant, l’Église a besoin d’une véritable réforme pour faire face à un monde anti ou postchrétien pour que ses fidèles aillent au Ciel.

    Dans une telle situation, la première urgence, le premier pas d’une telle réforme serait de prendre acte de la réalité et de cesser de vivre comme si le monde ne reniait pas le christianisme. Voici des années que nous demandons une vraie réforme. Voici des années que nous l’attendons. Ecclesia semper reformanda : l’Église est toujours réformable. Encore faut-il la vouloir et la voulant, la réaliser.

    Difficile mais d’autant plus nécessaire

    Réforme encore, ou plutôt refondation, cette fois-ci. Le mot vient à l’esprit en observant le jeu des primaires en vue de l’élection présidentielle ainsi que les déclarations de candidature. Pas sûr que nous allions ainsi à l’essentiel. L’homme étant d’abord et par nature un être sociable et politique, il est urgent de dépasser les simples joutes électorales pour avancer vers une refondation d’une véritable polis. C’est le sens d’une tribune libre de notre ami Guilhem Golfin (2) dont nous faisons nôtre la conclusion : « il n’est d’autre voie que de procéder à une refondation politique afin de retrouver le sens de la communauté politique, du droit et de la justice, de la res publica authentique. L’avenir de la France passe par un tel changement, à fondement moral et spirituel. Y parvenir sera difficile, mais suppose pour commencer d’en percevoir la nécessité »…

    1. Yvon Tranvouez, L’Ivresse et le Vertige, DDB, 252 p., 20,30 €.
    2. Valeurs actuelles, 9 septembre 2021. Auteur notamment de Babylone ou l’effacement de César, Éditions de L’Homme Nouveau, 128 p., 12 €.

    Ref. Pour une véritable réforme !

    JPSC

  • Guerres de religion entre musulmans en Afghanistan. Les plus en danger sont les Ismaéliens

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) :

    Guerres de religion entre musulmans en Afghanistan. Les plus en danger sont les Ismaéliens

    Aga Khan

    Les derniers juifs partis, l'unique représentant de la mission "sui iuris" de l'Église catholique rapatrié, les très rares convertis à la foi chrétienne cachés dans les catacombes, dans l'Afghanistan repris par les Talibans, les plus menacés de persécution sont désormais les musulmans qu'ils opposent aux hérétiques, ceux de la branche chiite, les Hazaras, les Ismaéliens.

    Parmi ceux-ci, les moins connus mais les plus menacés sont les derniers, les Ismaéliens. Moins connus en partie parce qu'ils gardent volontairement un profil bas, ne se rendent pas visibles en public, ne s'engagent pas dans des combats militaires. Leurs mosquées n'ont pas de minaret, elles n'élèvent pas le croissant, ni ne font retentir l'appel du muezzin. En fait, elles ne sont même pas appelées mosquées, mais "jama'at khana", maisons de la communauté, et chaque village, même le plus éloigné, a la sienne, qui ne se distingue des autres que par le soin avec lequel elle est entretenue. Les non-ismaéliens n'y sont pas admis. Mais on sait qu'à l'intérieur il n'y a ni chaire ni mihrab orienté vers la Mecque, hommes et femmes y prient ensemble. Le jeûne du Ramadan n'est pas ostentatoire et en général peu pratiqué. C'est une réserve qui appartient à toute l'histoire ismaélienne et fait partie intégrante de sa théologie. En cela, le "batin", le sens interne du Coran, sa vérité cachée, prévaut sur le "zahir", c'est-à-dire son sens ostensible. Mais le "batin" est strictement réservé aux initiés et a pour gardien et interprète suprême l'imam, descendant direct du prophète Mahomet.

    Depuis 1957, l'imam ismaélien est le prince Karim Aga Khan. Oui, il est de la Costa Smeralda, mais pas seulement. Il est au centre de la photo ci-dessus, prise il y a trente ans dans les montagnes de l'extrême nord du Pakistan, à quelques kilomètres de l'Afghanistan et plus précisément de la province afghane du Badakhshan, celle qui est coincée contre la Chine.

    Avec 15 millions de fidèles répartis dans 25 pays, les Ismaéliens constituent la deuxième plus grande communauté islamique chiite, après celle d'Iran. Et la seule région au monde où les Ismaéliens constituent la majorité de la population est située juste entre le Pakistan, l'Afghanistan et le Tadjikistan, dans les montagnes accidentées du Karakoram, de l'Hindu Kush et du Pamir.

    Les Ismaéliens sont menacés de persécution par les adeptes les plus fanatiques de Mahomet, précisément parce qu'ils sont l'autre Islam, si différent de celui qui domine les dépêches de guerre. Un islam tolérant, pluraliste, pacifique. Un islam capable d'accueillir - comme le souhaitait Benoît XVI en 2006 après son discours de Ratisbonne et son voyage en Turquie - "les véritables conquêtes des Lumières, les droits de l'homme et surtout la liberté de la foi et de sa pratique, en les reconnaissant également comme des éléments essentiels pour l'authenticité de la religion".

    Le début des années 90, après le retrait des Soviétiques, a été pour les Ismaéliens des montagnes d'Asie centrale les années du décollage. Jusqu'alors, cette région était l'un des foyers de pauvreté du monde. Un million d'habitants dispersés dans un millier de villages, des montagnes arides, des déserts de sable et de pierres, des parcelles de cultures maigres. Mais là, à partir de la haute vallée de Hunza, au nord du Pakistan, l'Aga Khan Development Network a mis en place un microcapitalisme agricole fait de creusement de canaux d'irrigation, de nouvelles terres agricoles arrachées aux pentes pierreuses, de semences bien sélectionnées, de bétail vacciné, d'épargne systématiquement réinvestie, de petites banques rurales, le tout organisé par les paysans eux-mêmes, hommes et femmes, réunis en organisations villageoises. Et parallèlement, des initiatives dans les domaines de l'éducation et de la santé se sont développées. Des écoles ont vu le jour dans les endroits les plus inaccessibles, en particulier pour les filles, pratiquement exclues de l'éducation auparavant.

    "L'Espresso" en a parlé le 7 novembre 1993, dans un vaste reportage sur le terrain, accompagné de la première interview jamais accordée par l'Aga Khan sur des questions liées à son rôle de chef spirituel :

    > Réseau Aga Khan. Reportage de la haute vallée de l'Hunza
    > L'Aga Khan : "I fondamentalisti sono musulmani da Medioevo" (Les fondamentalistes sont des musulmans du Moyen Âge)

    Lire la suite

  • Olobi nini : « demokarasi azali mobali soko mwasi ? ». De 1960 à 2021, un concept toujours pas tiré au clair en RDC…

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    Décidément, Kinshasa et le pouvoir en République "démocratique" du Congo semblent retrouver certains des mauvais réflexes qui étaient de mise sous l’ancien régime tant décrié. Un commentaire d’Hubert Leclercq sur le site web de la "Libre Afrique" :

    « Ce mercredi 15 septembre 2021, une manifestation qui se voulait pacifiste emmenée par des partis politiques, des représentants de la société civile et des mouvements citoyens a été violemment prise à partie par les forces de l’ordre avant même de s’élancer.

    Une attitude déjà condamnée par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en République démocratique du Congo (BCNUDH) MONUSCO-HCDH. En marge de ses violences, les policiers s’en sont également pris  à des journalistes qui faisaient leur travail, notamment Patient Ligodi, correspondant pour RFI et responsable du site d’informations Actualite.cd.

    Le journaliste, comme on peut le voir sur certaines vidéos sur les réseaux sociaux, a été tabassé par les policiers.

    Décidément, le pouvoir en place, accueilli comme une délivrance, comme la transition « démocratique » tant attendue en RDC, poussé dans le dos par une certaine communauté internationale prompte à oublier les « manquements démocratiques » du scrutin qui l’ont amené à la tête de l’Etat, commence à montrer un autre visage. Celui d’un pouvoir qui dérive déjà dangereusement, n’hésitant pas à molester et séquestrer les journalistes un peu trop critiques, comme ce fut le cas la semaine dernière avec la journaliste Tatiana Ossango et son collègue Michael Mika Ndeke. Les deux ont été arrêtés et séquestrés pendant une semaine dans les cachots de l’ANR, le service de renseignement, sans qu’aucune charge ne leur soit imputée, sans avoir accès à leurs avocats. Ils ont finalement été libérés en début de semaine.

    Dans le cas de Patient Ligodi, ce mercredi, il s’agirait d’une « bavure » !  Tatiana Ossango, elle, dans une conférence de presse surréaliste (digne des régimes dictatoriaux) a dû expliquer qu’elle avait été bien traitée, que les agents de l’ANR qui l’ont kidnappée en pleine rue alors qu’elle revenait paisiblement du marché avec sa fille de 4 ans, avant de la séquestrer pendant 12 jours,  s’étaient comportés comme de vrais parents !

    Mais les faits sont éloquents. Des journalistes qui faisaient simplement leur travail ont été arrêtés et/ou violentés. Les faits sont têtus. Et ces dérives sont des signes très inquiétants dans cette République que l’on voudrait vraiment démocratique du Congo.

    Ref. RDC : Les journalistes ciblés !

    JPSC

  • Mao est de retour

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    De Laurent Gayard sur l'Incorrect via artofuss.blog :

    Avec la réhabilitation du maoïsme, on assisterait donc à une nouvelle transformation du pouvoir à Pékin et au retour à un autoritarisme idéologique beaucoup plus marqué

    Le 19e Congrès du Parti Communiste Chinois décida, le 24 octobre de la même année, d’inscrire la pensée de Xi Jinping dans la charte du Parti communiste chinois au côté de la pensée de Mao Zedong et de la théorie de Deng Xiaoping. Depuis lors, les écoliers chinois, comme les détenus des camps de rééducation du Xinjiang, sont tenus d’apprendre par cœur les subtilités de la  « pensée de Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère ».

    Une nouvelle étape est en passe d’être franchie, en novembre prochain, avec la réunion plénière du Congrès du Parti Communiste Chinois qui aura pour mission de « résumer et célébrer 100 ans de lutte » à l’occasion du centième anniversaire de la création du Parti (qui tint sa première réunion dans les locaux d’une école de filles de la concession française de Shanghaï). À cette occasion, il est question que le PCC adopte de nouvelles « résolutions sur l’histoire » de la RPC.

    Deux « résolutions sur l’histoire » ont précédemment vu le jour en Chine. La première en avril 1945, en pleine guerre civile, dans le but de réaffirmer la prééminence du maoïsme sur ses rivaux idéologiques et la force de l’alliance avec l’Union Soviétique. La seconde en juin 1981, à l’initiative de Deng Xiaoping, à l’occasion de la sixième session plénière du 11e congrès du CCP, qui dénonçait les excès de la révolution culturelle et le rôle joué par Mao dans ces excès.

    Lire aussi : Alerte rouge en Chine : arrestation d’un évêque et d’ecclésiastiques

    À l’occasion de la sixième session plénière du 19e Congrès qui doit se tenir en novembre, il semble probable, à en croire un communiqué de l’agence de presse officielle Xinhua, qu’une troisième résolution pourrait revenir en arrière par rapport à l’ère Xiaoping et réhabiliter le rôle de Mao, mais aussi de la Révolution culturelle, dans la poursuite du processus révolutionnaire chinois jusqu’à Xi Xinping. Le président chinois a levé quasiment tous les obstacles à l’exercice d’un pouvoir sans partage. La chute de son rival Bo Xilai lui a permis d’éliminer un concurrent dangereux et d’accéder au pouvoir  en 2013. 

    Le congrès de 2017 a consacré son pouvoir et lui a permis de faire disparaître à la fois la limite d’âge – 68 ans pour un responsable politique de haut rang – et la limite de deux mandats consécutifs qui risquaient de lui poser problème. Aujourd’hui, au sein du secrétariat central du Politburo, composé de sept membres qui représentent le coeur du pouvoir politique chinois, Xi Xinping n’a plus de rival. Avec la réhabilitation du maoïsme, on assisterait donc à une nouvelle transformation du pouvoir à Pékin et au retour à un autoritarisme idéologique beaucoup plus marqué. La Chine est-elle sur le point de connaître un nouveau prince rouge ? Si c’est le cas, Peng Liyuan n’a pas fini de chanter.

  • 22 septembre - 31 octobre : 40 days for life "pour aider à mettre fin à l'injustice de l'avortement"

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    Du site de 40 days for life :

    traduction de la présentation :

    Aider à mettre fin à l'injustice de l'avortement

    40 jours pour la vie est une campagne de 40 jours coordonnée au niveau international qui vise à mettre fin à l'avortement au niveau local par la prière et le jeûne, la sensibilisation de la communauté et une veille pacifique toute la journée devant les établissements pratiquant l'avortement.

    PRIÈRE ET JEÛNE

    Le Christ nous a dit que certains démons ne peuvent être chassés que par la prière et le jeûne. Les deux vont de pair. La prière nous maintient enracinés dans le fait que notre désir est d'accomplir la volonté de Dieu. Le jeûne est un sacrifice qui nous aide à dépasser nos propres limites avec l'aide de Dieu.

    Chaque jour, pendant les 40 jours pour la vie, les individus, les églises, les familles et les groupes seront invités à s'unir dans la prière pour une demande spécifique, afin que le Corps du Christ tout entier puisse s'unir autour d'un objectif commun.

    Les personnes de foi sont également invitées à jeûner tout au long des 40 jours pour la vie. Nous croyons que lorsque le peuple de Dieu jeûne avec un esprit brisé, repentant et contrit, notre Père céleste entendra du ciel et guérira nos vies, nos églises, nos communautés, notre nation et notre monde.

    VEILLE CONSTANTE

    La pièce maîtresse visible et publique des 40 jours pour la vie est une veillée de prière ciblée, de 40 jours, non-stop, 24 heures sur 24, devant un seul centre Planned Parenthood ou autre établissement pratiquant l'avortement dans votre communauté.

    Il s'agit d'une présence pacifique et éducative. Ceux qui sont appelés à témoigner pendant cette présence 24 heures sur 24 envoient un message puissant à la communauté sur la réalité tragique de l'avortement. C'est aussi un appel à la repentance pour ceux qui travaillent dans le centre d'avortement et ceux qui le fréquentent.

    Si vous n'avez pas de centre d'avortement ou de bureau de Planned Parenthood dans votre ville, vous pouvez tout de même organiser les 40 jours pour la vie ; cependant, vous devrez choisir un autre endroit qui a une certaine importance stratégique - peut-être près de la mairie, d'un palais de justice ou d'une intersection très visible.

    SENSIBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ

    Pendant les 40 jours pour la vie, le message est porté de manière proactive dans tous les coins de votre communauté. La sensibilisation des médias se fait par le biais de reportages, d'émissions-débats et d'éditoriaux soigneusement ciblés. La participation des églises commence par des rencontres avec les pasteurs locaux, d'autres responsables d'églises et les membres de différentes congrégations.

    Une pétition et une campagne d'information en porte-à-porte sont lancées auprès de chaque foyer de votre ville. Les gens montrent visiblement leur soutien aux 40 jours pour la vie en portant des bracelets, en plaçant des panneaux dans leur jardin ou en affichant des autocollants sur leur véhicule.

    Si votre communauté possède un campus universitaire, un grand nombre d'étudiants peuvent être touchés par une action intense de 40 jours sur le campus. Cela peut consister en des campagnes de tracts, des témoignages publics, des campagnes de pétition, des expositions de tables, et bien plus encore.

  • Benoit XVI-Rémi Brague : même combat

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    Dans le cadre de conférences organisées à l’Université de Liège, l’Union des étudiants catholiques liégeois et le groupe de réflexion sur l’éthique sociale avaient invité, voici quelque temps déjà, le philosophe Rémi Brague, professeur ordinaire à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Membre de l’Institut, celui-ci a reçu le Prix de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI. Elle rejoint la dénonciation, renouvelée aujourd’hui par le pape émérite (Un texte inédit de Benoît XVI sort en Italie ), de l’anthropologie mortifère que l’Occident postchrétien fait peser sur le monde.

    the-preaching-of-the-antichrist-luca-signorelli.jpgVoici, en synthèse, un rappel de cette conférence intitulée :  « Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme ». Elle n’a pas pris une ride :

    Mort de Dieu, mort de l’homme

    Le titre est une métaphore empruntée à l’œuvre du philosophe juif Martin Buber (Vienne 1878-Jérusalem 1965) illustrant  le thème de la mort de Dieu que l’on rencontre aussi chez Max Weber (Le désenchantement du monde, 1917) et, bien sûr, Friedrich Nietzche (le Gai Savoir, 1882) : plus que de triomphe, c’est un cri d’inquiétude auquel répond celui de la mort de l’homme que l’on trouve chez Léon Bloy, Nicolas Berdiaev ou André Malraux. Il a été repris et rendu célèbre par Michel Foucauld (Les mots et les choses, 1966) ramenant cette idée à la critique d’une incohérence logique : si le prototype disparaît, alors la copie doit aussi s’effacer. La thèse de Rémi Brague est moins innocente : selon lui, la disparition de Dieu à l’horizon de l’humanité pourrait, de fait, entraîner celle de l’humanité elle-même, sinon physique en tout cas ontologique: la disparition de ce qui fait l’humanité de l’homme.

    Echec de l’athéisme ?

    Pour Rémi Brague, l’athéisme est un échec. Sa faveur croissante dans l’opinion publique n’est pas une objection pertinente. Pour un philosophe, la quantité de gens qui défendent une opinion déterminée n’est pas un argument en soi : ni pour, ni contre. Mais d’autres succès spectaculaires sont à mettre au crédit de l’athéisme :

    Au niveau théorique d’abord, la science moderne de la nature n’a plus besoin d’une religion « bouche-trou » lorsqu’on cherche une explication du monde. Mais, on peut ici se demander si une religion a vraiment jamais prétendu expliquer comment le monde fonctionne. Quoi qu’il en soit, le Dieu horloger de Voltaire a vécu. Cette victoire théorique se complète d’une victoire dans la pratique politique, laquelle montre que les sociétés d’aujourd’hui peuvent s’organiser sans avoir besoin d’un principe supra humain de légitimité. Reste que toutes les religions ne cherchent pas à réglementer la société : on oublie trop à cet égard que le christianisme n’édicte pas de règles de conduite fondamentalement distinctes de celles que la raison naturelle a ou pourrait trouver par ses propres forces.  De fait, le Décalogue qui est ce qu’il a retenu de la Torah des juifs n’est jamais que le « kit » de survie de l’humanité : un minimum.

    Quoi qu’il en soit, les deux « victoires » de l’athéisme sont énormes dans l’histoire de l’humanité. Mais elles appellent tout de même deux observations :

    D’une part, l’athéisme n’est pas nécessairement l’affirmation militante de convictions agressives. Ce peut être d’abord un principe de méthode : une mise entre parenthèses du divin. C’est pourquoi on a inventé des termes comme « agnosticisme », « sécularisme » ou « humanisme » (un parti politique belge d’origine chrétienne a même adopté ce qualificatif). D’autre part, cet agnosticisme lui-même ne concerne pas que les questions religieuses : le positivisme philosophique se contente de connaissances « positives » sur le monde, sans chercher les causes dernières des phénomènes qu’il appréhende.

    Est-il légitime que l’homme existe ?

    Malgré tout cela, l’athéisme contient un défaut mortel, même sous sa forme atténuée de l’ agnosticisme. Il y a, en effet, une question sur laquelle l’athéisme n’a rien à dire dès lors que la racine de l’homme serait l’homme lui-même : s’il n’existe aucune instance supérieure à l’homme, comment celui-ci pourrait-il affirmer sa propre valeur?  Si c’est l’homme lui-même qui se juge, comme dirait Chesterton, c’est le signe du fou, dont l’histoire politique nous montre maints exemples.

    Au tournant des XVIIIe-XIXe siècles, Fichte, radicalisant la philosophie de Kant, croit avoir trouvé la solution : le divin est donné dans la loi morale qui est présente en nous et dont nous aurions tous conscience. Donc, il n’y a pas besoin de foi en Dieu mais, en revanche, il y a quelqu’un en qui nous avons besoin de croire : c’est l’homme.

    Croire en l’homme, malgré ce théâtre de grand guignol que représente l’histoire ? Nous avons eu, au XXe siècle, deux régimes explicitement athées : l’un anti-chrétien parce qu’anti-juif, l’autre anti-juif parce qu’anti-chrétien. « J’ai honte d’être un être humain » disait alors la philosophe allemande d’origine juive Hanna Arendt. Et aujourd’hui la question de la légitimité de l’être humain se fait encore plus concrète parce que nous avons, à grande échelle, les possibilités techniques d’en finir avec l’humanité. Or, comme disait Leibniz, les possibles ont une tendance à exister.  

    Mais, à supposer même que l’athéisme ne tue personne, est-il capable de donner des raisons de vivre ? L’homme n’est peut-être pas le gentil du film hollywoodien, c’est peut-être le méchant ou, comme disait le philosophe angliciste allemand Hartmann, la « sale bête » universellement prédatrice, universellement envahissante ne se contentant pas de sa niche écologique mais faisant irruption partout : si l’homme disparaissait, alors tout de même la nature serait libre.

    Que faire avec ce genre d’argument ?  Une réponse serait de dire qu’il y a un instinct de survie et que l’homme peut bien continuer à exister sans s’occuper de sa propre légitimité. Mais alors, le seul animal qui se pose la question des raisons de ce qu’il fait renoncerait à la raison à propos d’un problème qui met en jeu son existence.

    Cette impasse rationnelle n’appelle qu’une issue raisonnable : c’est de trouver un point de référence extérieur qui puisse dire qu’il est bon qu’il existe des hommes, un levier d’Archimède qui soit en droit de dire, justement parce qu’il n’est pas homme, que celui-ci, malgré tout, doit être sauvegardé et, conclut Rémi Brague, pour nommer ce point de référence extérieur, si vous trouvez un meilleur terme que Dieu, vous me faites signe.

    Dans son célèbre « Drame de l’humanisme athée » publié à la fin de la seconde guerre mondiale, le Père Henri de Lubac estimait que si l’on peut construire une société sans Dieu, elle serait inhumaine. Moins optimiste, Rémi Brague ajoute qu’une telle société serait séculaire au sens propre du terme, c’est-à-dire que raisonnablement, elle ne pourrait donner que la vie d’un individu humain en sa longévité maximale.

    JPSC

  • 95 attaques contre des églises catholiques aux États-Unis depuis mai 2020

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    De Kate Olivera sur le National Catholic Register :

    Les évêques signalent 95 attaques contre des églises catholiques aux États-Unis depuis mai 2020

    Les incidents comprennent des incendies criminels, la destruction de statues et la défiguration de bâtiments d'église et de pierres tombales avec des croix gammées et un langage anticatholique.



    13 septembre 2021

    Au moins 95 incidents de vandalisme sur des églises catholiques ont été signalés à travers les États-Unis depuis mai 2020, selon un rapport du Comité pour la liberté religieuse de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.

    Les incidents comprennent des incendies criminels, la destruction de statues et la défiguration de bâtiments d'église et de pierres tombales avec des croix gammées et des propos anticatholiques. 

    "Que ceux qui ont commis ces actes soient des individus perturbés appelant à l'aide ou des agents de la haine cherchant à intimider, ces attaques sont les signes d'une société qui a besoin de guérison", ont écrit l'archevêque Thomas Wenski de Maimi, président du comité de l'USCCB sur la liberté religieuse, et l'archevêque Paul Coakley d'Oklahoma City, président du comité de l'USCCB sur la justice domestique et le développement humain, dans une déclaration publiée en juillet 2020. 

    "Dans ces incidents où les actions humaines sont claires, les motivations ne le sont toujours pas. Alors que nous nous efforçons de comprendre la destruction de ces symboles sacrés d'amour et de dévotion désintéressés, nous prions pour ceux qui en sont responsables et nous restons vigilants pour éviter que cela ne se reproduise", ont écrit les évêques. 

    Le dernier incident inclus dans le rapport a eu lieu le 5 septembre. Des vandales ont graffité une porte et deux panneaux dans une église catholique à Louisville, Colorado, à environ 30 km au nord-ouest de Denver.

    Des incidents se sont produits dans 29 États.

    Le rapport mentionne 12 incidents en Californie depuis mai 2020, dont la dégradation et le retrait d'une statue de St Junipero Serra en octobre 2020 et un incendie criminel en juillet 2020 qui a détruit des parties d'une église de mission vieille de 249 ans à San Gabriel.  

    Le rapport cite également 14 incidents à New York, dont des graffitis anti-catholiques et anti-police sur l'extérieur de la cathédrale St. Patrick en janvier. 

    Dans certains cas, les diocèses ont demandé un renforcement de la sécurité suite à des actes de vandalisme.  

    Le diocèse de Brooklyn a demandé une présence policière accrue en mai, après deux incidents de vandalisme sur des propriétés d'église en trois jours. Une statue représentant la Sainte Mère tenant l'enfant Jésus a été découverte vandalisée à l'extérieur des bureaux administratifs du diocèse, avec le Christ décapité. Un crucifix exposé à l'extérieur d'une paroisse a également été retrouvé renversé, et un drapeau américain à l'extérieur du presbytère a été brûlé. Les deux incidents ont fait l'objet d'une enquête en tant que crimes haineux potentiels. 

    "Nous sommes très préoccupés par l'existence d'une tendance aux crimes haineux contre les catholiques", a déclaré Mgr Anthony Hernandez, le modérateur de la curie du diocèse, dans une déclaration à la suite des attaques. 

    "Notre nation se trouve à une heure extraordinaire de conflit culturel", ont écrit les archevêques Wenski et Coakley. 

    "La voie à suivre doit passer par la compassion et la compréhension pratiquées et enseignées par Jésus et sa Sainte Mère. Contemplons, plutôt que de détruire, les images de ces exemples de l'amour de Dieu. En suivant l'exemple de Notre Seigneur, nous répondons à la confusion par la compréhension et à la haine par l'amour."

  • Des Etats-Unis à l'Europe : tous unis contre la vie et le famille

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    De Mauro Faverzani sur le site de Correspondance européenne :

    Tous contre la vie et la famille aux États-Unis et en Europe

    Davantage d’avortements aux Etats-Unis, l’Italie parie sur l’euthanasie et au sein de l’UE, fait son apparition une liste noire.

    Partons d’une constatation, une tragique constatation. Les avortements aux Etats-Unis, en 2019, ont vu leur nombre augmenter de 2,3% par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle un rapport mis au point par le Charlotte Lozier Pro-Life Institute. Le document montre les statistiques de 39 Etats américains et bien que manquent des données relatives aux 11 derniers Etats, les chiffres indiquent malheureusement une tendance constante à la hausse non seulement par rapport à 2018 mais aussi par rapport à 2017. Le taux d’avortement a augmente – dans 21 des 39 Etats pris en considération, en particulier dans l’Illinois, en Géorgie, au Texas et en Floride – et a diminué dans 17 autres, in primis le Missouri, le Tennessee et le West Virginia.

    Les lois plus permissives en la matière adoptées à partir de 2018 ne sont guère porteuses d’espoir et préparent des pourcentages encore plus lourds en termes de vies brises dès le sein maternel. Pour ne pas parler des avortements chimiques, eux aussi en hausse, de 41% en 2018 et de 44% en 2019, des chiffres qui ne peuvent qu’avoir empiré avec la pandémie.
    C`est notamment pour cette raison que S.Exc. Mgr Salvatore Cordileone, Archevêque métropolitain de San Francisco, dans un article paru le 5 septembre dernier dans les colonnes du Washington Post, a demandé à ce que soit affronté avec urgence la question de l’excommunication des partisans de l’avortement à savoir « d’un grand mal moral » parmi lesquels il place également les hommes politiques qui se sont exprimés contre la récente loi en faveur de la vie adoptée au Texas, tels que le Président Biden et la Présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, qui se professent tous deux catholiques en paroles mais pas dans les faits. Mgr Cordileone a fait remarquer que le Texas a investi 100 millions d’USD pour financer les centres de grossesse, des agences d’adoption et de maisons de maternité, fournissant d’abord et avant tout des consultations gratuites à quiconque désire avoir des enfants, des aides à la parentalité et à la formation au travail afin de garantir aux jeunes couples un revenu convenable pour les couts d’une famille. « La réponse aux grossesses en crise n’est pas la violence mais l’amour tant pour la mère que pour l’enfant » a déclaré l’Archevêque.

    Alors qu’aux Etats-Unis se combat une bataille passionnée pour la vie, le système médiatique poursuit sa campagne tenace sur le front opposé, ainsi que l’a confirmé l’attribution du Lion d’or du Festival de Venise au film français L’événement, dont l’héroïne est une jeune femme qui a avorté, préférant sa carrière à la grossesse. Le film a pour toile de fond la France du début des années 70, dans laquelle l’avortement était encore illégal sans que pour autant cela ait arrêté cette femme, cette mère, applaudie dans le film pour son choix, tuant de manière clandestine la créature vivante existant dans son sein, comme si en cela se trouvait qui sait quelle affirmation de droits ou qui sait quelle noblesse morale et non une prétention d’opportunité ayant couté la vie à son enfant. Quel mérite y a-t-il en cela ? Malgré cela, le 78ème Festival international du cinéma de Venise a exalté, soutenu et promu les faits et gestes de son “héros”. Un prix qui dégouline du sang versé par tous les petits innocents sacrifiés sur l’autel de la carrière et de l’égoïsme.

    Du reste, les chroniques attestent que le tournant en faveur de l’avortement de l’Italie n’a pas été récemment certifié par les événements médiatiques mais aussi par des choix politiques o combien outrageux. La détermination avec laquelle le Ministre de la Santé, Roberto Speranza, a déclaré vouloir accélérer la légalisation de l’euthanasie en constitue un triste exemple. Il veut le faire en bâillonnant totalement le Parlement et sans impliquer la Conférence Etat-Régions sous prétexte d’appliquer la décision de la Cour constitutionnelle 242/19 relative au suicide assisté, décision par ailleurs absolument non contraignante.

    D’où vient donc tant de fougue, tant de fureur dans la promotion au niveau planétaire d’une culture de mort ? Un indice peut arriver d’un intéressant reportage publié en juin dernier par l’Agence InfoCatólica. Selon l’enquête en question, l’EPF, le forum parlementaire européen pour les « droits sexuels et reproductifs » aurait lancé une action politique féroce visant à discréditer d’importantes organisations catholiques, coupables d’être en faveur de la vie, de la famille et opposées à la théorie du genre.

    Voici quelques trois mois en arrière, l’EPF a présenté un rapport intitulé : « La pointe de l’iceberg : des financeurs religieux extrémistes contre les droits fondamentaux relatifs à la sexualité et à la santé reproductive en Europe 2009-2018 ». Impossible d’imaginer un titre plus clair que celui-ci, en tenant compte surtout du fait que le texte est paru peu de jours avant le vote relatif au Rapport Matić bien connu et dans le but évident d’en conditionner le sort… On notera que le fait d’avoir une opinion simplement différente sur des thèmes à caractères clairement moraux comporte une condamnation immédiate pour extrémisme. Dans son document, l’EPF indique par exemple que « le cadre émergent est celui d’une communauté transnationale d’extrémistes religieux et d’acteurs d’extrême-droite qui prennent des décisions stratégiques de financement au-delà des frontières nationales ». Suit une longue liste, sorte de liste noire de sigles, tous fichés, mais sans qu’aucune preuve de ce qui est avancé ne soit fournie – pas plus qu’elle ne pourrait l’être – en ce qui concerne des activités illégitimes ou illicites. D’où des critiques pleuvant sur l’Eglise catholique, le Saint-Siège, certains Cardinaux européens, la COMECE – Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne – mais aussi contre des associations dotées d’un « poids financier » dont les Cavaliers de Colomb américains et la Fondation française Jérôme Lejeune, ainsi que de simples particuliers.

    Paradoxalement, indique InfoCatólica, qui montre du doigt l’EPF, ce dernier résulte être soutenu par des organisations milliardaires telles que la Fondation Bill et Melinda Gates, l’International Planned Parenthood Federation, la Commission européenne, l’Open Society Foundation de George Soros, le Wallace Global Fund, la Fondation MacArthur, la Summit Foundation et la Fondation Hewlett, noms tristement célèbres et rangés dans la bataille contre la vie et la famille.

  • "L'avortement: c'est plus qu'un problème, c'est un meurtre"; la conférence de presse du pape lors du vol de retour de Slovaquie

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    De Vatican News (traduction de travail) :

    Conférence de presse du Pape François : l'Église est proche et compatissante, pas politique

    S'adressant aux journalistes sur son vol de retour de Slovaquie, François a évoqué le dialogue avec les autorités hongroises, l'antisémitisme et les vaccins, ainsi que la question de l’accès à la communion pour les politiciens qui approuvent les lois sur l'avortement.

    «L'avortement est un meurtre» : le Pape a répété que l'Église ne change pas de position, tout en remarquant que «chaque fois que les évêques n’ont pas traité un problème en tant que pasteurs, ils ont pris parti pour le côté politique». C'est ce qu'a déclaré le Pape François en s'adressant aux journalistes sur le vol Bratislava-Rome, au terme de son voyage à Budapest et en Slovaquie.

    Voici une traduction intégrale de son échange avec les journalistes :

    Istávan Károly Kuzmányi (Magiar Kurir) :

    Saint-Père, merci pour votre visite à Budapest où vous avez cité le cardinal Mindszenty qui avait dit: «S'il y a un million de Hongrois qui prient, je n'ai pas peur de l'avenir...». Pourquoi avez-vous décidé de participer après 21 ans au Congrès eucharistique de Budapest et comment voyez-vous le christianisme en Europe ?

    Certains ont mal vu la visite à Budapest, c'était prévu comme ça, mais j'ai promis à votre Président de voir si je peux revenir l'année prochaine ou la suivante. Il y a tellement de valeurs des Hongrois, j'ai été frappé par le sens de l'œcuménisme avec une grande, grande profondeur.

    De manière générale, l'Europe - je le dis toujours - doit reprendre les rêves de ses pères fondateurs. L'Union européenne n'est pas une réunion pour faire des choses, il y a un esprit derrière l'UE dont Schuman, Adenauer, De Gasperi ont rêvé. Il y a un risque qu'elle ne soit qu'un bureau de gestion, et ce n'est pas bon, elle doit aller jusqu'à la mystique, chercher les racines de l'Europe et les faire avancer. Et tous les pays doivent aller de l'avant. Il est vrai que certains intérêts, peut-être pas européens, tentent d'utiliser l'Union européenne à des fins de colonisation idéologique, et ce n'est pas bon.

    J'étais avec vous l'année dernière en Transylvanie, cette messe était magnifique. (ndr : en 2019, lors de sa visite en Roumanie, le Pape avait célébré une messe à Sumuleu-Ciuc, dans l’ouest du pays, en présence de nombreux catholiques de la minorité hongroise et de pèlerins venus directement de Hongrie).

    Bohumil Petrik (Dennik Standard) :

    La vaccination a divisé les chrétiens en Slovaquie. Vous dites que c'est un acte d'amour de vacciner, mais il y a eu différentes approches dans les diocèses. Comment pouvons-nous nous réconcilier sur cette question ?

    C'est un peu étrange car l'humanité a une histoire d'amitié avec les vaccins : rougeole, polio... peut-être que cette virulence est due à l'incertitude, pas seulement de la pandémie. Il y a la diversité des vaccins et aussi la réputation de certains vaccins qui sont un peu plus que de l'eau distillée, et cela a créé une crainte. Il y en a d'autres qui disent que c'est un danger parce qu'ils disent qu'avec le vaccin on reçoit le virus en soi.

    Même dans le collège des cardinaux, il y a des négationnistes, et l'un d'entre eux, le pauvre, est hospitalisé avec le virus. L'ironie de la vie. Je ne peux pas bien l'expliquer… Certains disent que les vaccins ne sont pas suffisamment testés. Il faut que ce soit clair: tout le monde au Vatican est vacciné, à l'exception d'un petit groupe qui fait l'objet d'une étude pour l'aider.

    Daniel Verdú Palai (El Pais) :

    Dimanche matin, vous avez eu une réunion avec Orban et vous pouvez comprendre certaines des différences. Nous avons voulu savoir comment s'est déroulée la rencontre, s'ils ont abordé la question des migrants et ce qu'il pense des lois sur les homosexuels qu'il a promulguées.

    J'ai reçu une visite, le président est venu me voir, il a eu cette courtoisie, c'est la troisième fois que je le rencontre, et il est venu avec le premier ministre et le vice-ministre. Le Président a pris la parole. Il a expliqué comment ils purifient les rivières, des choses que je ne connaissais pas. J'ai ensuite demandé quel était l'âge moyen, car je m'inquiète de l'hiver démographique.

    En Italie, l'âge moyen est de 47 ans, et je pense que c'est encore pire en Espagne, où de nombreux villages sont vides ou comptent de nombreuses personnes âgées. Comment résoudre ce problème? Le président m'a expliqué la loi dont ils disposent pour aider les jeunes couples à se marier et à avoir des enfants. C’est intéressant. C'est une loi qui est assez similaire à la loi française, mais plus développée.

    Ils m'ont expliqué cela, là ils ont ajouté quelque chose, le premier ministre et le vice-ministre sur comment était cette loi. Sur l'immigration, rien. Puis nous sommes retournés à l'écologie aussi.

    La famille, au sens de la démographie : vous pouvez voir qu'il y a de nombreux jeunes, de nombreux enfants. En Slovaquie aussi, il y a beaucoup de jeunes couples. Le défi consiste maintenant à trouver des emplois, afin qu'ils ne se mettent pas à en chercher. Mais ce sont les choses... Le président a toujours parlé, les deux ministres ont ajouté quelques données. La réunion a duré assez longtemps, environ 40 minutes.

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