Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 128

  • Nigeria : conflit religieux et social

    IMPRIMER

    De Pierre-François Yves, dans « Valeurs Actuelles » ( Extraits) :

     (…) Pays le plus peuplé d’Afrique (160 millions d’habitants), État fédéral composé de 36 États, le Nigeria n’a jamais connu d’année sans violences ethniques ou religieuses depuis son indépendance vis-à-vis du Royaume- Uni, en 1960. Ces tensions sont une constante de son histoire récente. Le géant démographique et économique de l’Afrique est coupé en deux : le Sud, à majorité chrétienne ; le Nord, dominé par les musulmans.

    Symbole de ce mélange religieux, la capitale administrative, autrefois à Lagos (Sud), a été déplacée en 1991 à Abuja (Centre), ville qui a été la cible d’un nouvel attentat antichrétien à Noël. L’un des problèmes majeurs est que le Sud abrite la quasi-totalité de la richesse pétrolière, qui fait du Nigeria le premier producteur d’Afrique, lieu privilégié pour les investisseurs étrangers, dont la France.

    L’année 2011 a été marquée par un crescendo des violences antichrétiennes (plus d’une centaine de morts), orchestrées par la secte islamiste Boko Haram, auteur de l’attentat suicide perpétré contre le siège de l’Onu en août 2011 (25 morts).

    Boko Haram menace d’amplifier cette année ses attaques contre les églises, les écoles et les commerces tenus par des chrétiens.

    Le gouvernement du président Goodluck Jonathan  un chrétien du Sud, a décrété l’état d’urgence dans les zones les plus sensibles, au nord-ouest et au centre-est du pays. En représailles, menaçant d’affronter l’armée nigériane, un porte-parole de Boko Haram a fixé un ultimatum aux chrétiens pour les forcer à quitter le nord du pays. La menace a provoqué un déplacement important de population, accélérant le phénomène d’“épuration ethnique” dont sont victimes les minorités chrétiennes du Nord.

    L’Association chrétienne du Nigeria – Christian Association of Nigeria, (CAN), regroupant des protestants et des catholiques – a décidé de se défendre. Le pasteur Ayo Oritsejafor, son dirigeant,accuse les gouverneurs des États du Nord de rester inactifs « face à ces tueries insensées ». Les responsables chrétiens dénoncent « un nettoyage ethnique et religieux systématique », soutenus par le Prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka : « Le pays se dirige vers une nouvelle guerre civile. »

    La précédente, entre 1967 et 1970 – la guerre du Biafra, du nom d’une province sécessionniste du Sud –, causa la mort de trois millions de personnes.(…)

    Originaire du Sud, Jonathan était parvenu au pouvoir à la faveur du décès de son prédécesseur, le Nordiste Umaru Yar’Adua, en 2010. Il fut largement réélu en avril 2011, réunissant 57 % des suffrages, mais une partie de son mouvement souhaitait que la présidence revienne plutôt à un Nordiste, argumentant que le mandat de Yar’Adua avait été écourté. Affaibli, Jonathan peut compter sur le soutien des Occidentaux (notamment la France et les États-Unis).

    Boko Haram ne lui laissera aucun répit. Né en 2002 dans une mosquée de Maiduguri (nord-est) de la volonté d’un prêcheur, Mohammed Yusuf, ce mouvement porte un nom dont la signification a valeur de programme : “L’enseignement occidental est impur”. Boko Haram dénonce la Constitution nigériane, calquée sur les valeurs de l’Occident, et réclame l’instauration de la charia dans tout le pays, au-delà des dix États du Nord qui l’ont déjà adoptée. (…)

    La secte a compris qu’il lui fallait attiser les rivalités religieuses pour forcer le gouvernement à faire des concessions. Jouant sur les difficultés économiques du Nord, Boko Haram cherche à négocier une nouvelle répartition des revenus de l’État basés sur le pétrole. Actuellement, 13 % des revenus pétroliers sont redistribués aux neuf États producteurs et le reste est distribué selon le bon vouloir de l’État fédéral.(…)

    Tout l’article ici : Terreur islamiste au Nigeria

     

     

  • Intervention du Vatican à propos du spectacle de Castellucci.

    IMPRIMER

    Le Secrétariat d’Etat répond à un théologien : « Le Pape souhaite que chaque manque de respect suscite une réaction ferme et décisive de la part de la communauté chrétienne ». Le Père Lombardi réagit aussi.

    Article de Andrea Tornielli, dans Vatican Insider, traduit par notre amie B.T.

    Le Pape "souhaite que chaque manque de respect envers Dieu, les Saints et les symboles religieux suscite une réaction ferme et décisive de la communauté chrétienne, éclairée et enseignée par ses guides spirituels (pasteurs)". Voilà la réponse du Secrétariat d’Etat du Vatican à la lettre  envoyée au Pape le 8 janvier par le Père Dominicain Giovanni Cavalcoli du couvent Saint Dominique de Bologne.  Dans cette lettre adressée au nom d’une communauté, le Père Cavalcoli exprime leur ressenti à propos du spectacle « Représentation du visage du Fils de Dieu » de Romeo Castellucci annoncé au programme du Théâtre Parenti de Milan. La réponse du Vatican date du 16 janvier et est signée par l’Adjoint au Secrétariat l’Américain Brian B. Wells.

    Le Père Cavalcoli définit « indigne et blasphématoire » le spectacle de Castellucci la qualifiant d’œuvre « gravement offensante envers la personne de notre Divin Sauveur Jésus-Christ ».  « Nous sommes particulièrement attristés et conscients que cet acte d’une impiété inqualifiable blesse même indirectement Votre Sainteté en tant que Vicaire du Christ. »

    Le Père Cavalcoli fait observer que l’évènement ne représente pas un phénomène occasionnel, isolé et sans fondement » mais s’insère dans «  une hostilité croissante envers le christianisme qui va se répandant à travers le monde, mais est aussi l’expression d’un malaise et d’une crise spirituelle profonds et répandus depuis quelques dizaines d’années déjà, même en Italie, en partie à cause d’une mauvaise ou mal comprise application du Concile Vatican II ».

    Après avoir cité les forces qui dans l’Eglise « agissent contre » le Pape, le Père Cavalcoli affirme que des épisodes comme le controversé spectacle de Castellucci « sont rendus possibles non seulement par les attaques de la soi-disant « christianophobie » mais aussi par de graves manques (vides) doctrinaux et éducatifs qui ne sont pas nécessairement corrigés par les personnes directement responsables.

    « Nous pensons particulièrement – écrit le dominicain faisant référence aux cas de pédophilie du clergé – au scandale subi par des enfants, à l’égard des auteurs de ces crimes le Seigneur a des paroles d’extrême sévérité. »  «  Nous sommes préoccupés – conclut Père Cavlacoli – pour ceux qui comme Castellucci essayent de tirer profit d’une situation qui exigerait une plus grande vigilance des autorités civiles et ecclésiastiques. »

    Huit jours après l’envoi du courrier et donc dans les justes délais de la poste, voici donc la réponse du Secrétariat d’Etat. Cette réponse cite la lettre du père dominicain qui parle de la pièce de théâtre « offensante à l’égard de Notre Seigneur Jésus-Christ et des chrétiens. »  « Sa Sainteté, poursuit la lettre vaticane signée par l’adjoint au Secrétariat M.Wells, remercie vivement pour ce geste de proximité spirituelle, souhaite que chaque manquement de respect envers Dieu, les saints et les symboles religieux suscite une réaction ferme et décisive de la communauté chrétienne éclairée et enseignée par ses guides spirituels (pasteurs), souhaite à l’expéditeur tout le bien pour son ministère et lui adresse de tout cœur la bénédiction apostolique. »

    Le texte original de la lettre vaticane est mis en ligne par le Père Cavalcoli sur le site "Riscossa Cristiana" et par le comité Saint Charles Borromée.

    Dans la soirée, le porte-parole du Vatican, le Père Lombardi intervient directement à propos de l’évènement: «  Le sens de la lettre de la Secrétairie d’Etat est très clair – explique en détail le père Lombardi – prenant acte du fait qu’il s’agit d’une œuvre qui offense les convictions religieuses des chrétiens; la lettre souhaite que chaque manque de respect de cette sorte rencontre une réaction ferme et décisive de la communauté chrétienne, éclairée et enseignée par ses pasteurs.

    En même temps le communiqué de l’Office de Communication Sociale du diocèse de Milan daté du 14 janvier, précise le père Lombardi, demandait que soit reconnue et respectée la sensibilité des citadins Milanais qui voient dans le Visage du Christ l’Incarnation de Dieu, la plénitude de l’être humain et la raison de sa propre existence. » Le message continue rappelant qu’au moment de la programmation du spectacle, la direction du Théâtre Parenti aurait pu être plus attentive à la « dimension sociale de la liberté d’expression » et conclut en observant que «  la prière pour manifester son propre désaccord ne peut s’accompagner d’excès de quelque type que ce soit, même si uniquement verbaux. » Il y a assez d’éléments, conclut le père Lombardi, pour orienter l’évaluation de l’œuvre, sa programmation et la façon adéquate de manifester son désaccord. »

    Il apparaît évident que le Père Lombardi a l’intention d’éviter des interprétations déviantes de la lettre vaticane, mettant en évidence la concordance entre le Saint Siège et la curie milanaise.

  • Il ne faut pas prendre les indignés pour des enfants de choeur

    IMPRIMER

    On a entendu de nombreux prédicateurs, et non des moindres, faire référence au mouvement des indignés et trouver sympathique leur dénonciation de toutes les dérives de l'économie de marché et de la société de consommation. Pourtant, on avait déjà pu constater lors des JMJ de Madrid que les indignés locaux (les "Indignados") ne nourrissaient guère de sympathie à l'égard des jeunes catholiques venus s'y rassembler. La tentative des indignés venus à Rome pour y bivouaquer sur la place Saint-Pierre s'est accompagnée de démonstrations tout aussi peu sympathiques à l'égard de l'Eglise et du pape. Il semble peu lucide de vouloir "récupérer" cette "indignation" qui a plus d'affinités avec l'anarchisme qu'avec l'Evangile...

    Voir la note consacrée à ces évènements romains sur Benoît-et-moi : "Occupy the Vatican"

  • Buzz malhonnête autour de Benoît XVI ou quand la désinformation s'acharne

    IMPRIMER

    Nous l'avions signalé ici, les médias ont fait dire au pape une phrase qu'il n'a jamais prononcée au sujet du "mariage" homosexuel.

    Radio Vatican est revenue sur cette entreprise de désinformation (à laquelle la RTBF et nos politiciens de service se sont associés) :

    Benoît XVI victime d'une mystification
    Dans le discours adressé par Benoît XVI, le 9 janvier, au corps diplomatique, il n’y a pas un seul mot sur le mariage homosexuel. La polémique, qui n’a cessé d’enfler ces jours derniers, a fini par susciter l’indignation du quotidien anglais « The Guardian » qui dénonce une mystification.

    Tout est parti de l’interprétation déformée donnée par un journaliste d’une agence internationale immédiatement après la rencontre. Très vite, comme un tam-tam médiatique, de plus en plus de sources répercutaient cette tromperie en affimant que le Pape avait dénoncé le mariage gay comme une menace pour la civilisation occidentale. Or Benoît XVI a déclaré que « les politiques qui portent atteinte à la famille menacent la dignité humaine et l’avenir même de l’humanité ». Pas un mot sur les homosexuels.

    La défense de la famille est un thème prioritaire pour l’Eglise catholique. Benoit XVI n’a lancé aucun pavé dans la mare. Il n’a pas « durement condamné le mariage entre homosexuels » - comme certains l’ont écrit. Il n’a fait que réaffirmer une position bien connue de tous, dans le cadre d’un long discours dans lequel il a évoqué les principaux dossiers de l’actualité internationale.

    Le Pape a parlé des cellules souche, de l’avortement. Il a parlé des conflits dans le monde, des attaques contre les chrétiens, du chômage des jeunes et surtout de la crise économique et financière, en invitant, à ce propos, à réfléchir sur l’existence humaine et sur l’importance de sa dimension éthique, à ne pas se limiter à endiguer les pertes individuelles ou celles des économies nationales, mais à se donner de nouvelles règles au bénéfice de la communauté dans son ensemble. Des paroles courageuses, prophétiques.

    Mais il n’a pas parlé du mariage homosexuel. Alors pourquoi avoir déformé ses propos ? Pourquoi avoir choisi de ne pas parler des nombreux autres dossiers abordés ? Comment cette imposture a-t-elle pu faire le tour de planète ?

    Voici le texte prononcé en français par le Pape

    L’éducation est un thème crucial pour toutes les générations, puisque d’elle dépend aussi bien le sain développement de chaque personne que l’avenir de toute la société. C’est pourquoi elle représente une tâche de première importance en un temps difficile et délicat. Outre un objectif clair, comme est celui de conduire les jeunes à une connaissance pleine de la réalité et donc de la vérité, l’éducation a besoin de lieux. Parmi ceux-ci figure en premier la famille, fondée sur le mariage d’un homme avec une femme. Il ne s’agit pas d’une simple convention sociale, mais bien de la cellule fondamentale de toute société. Par conséquent, les politiques qui portent atteinte à la famille menacent la dignité humaine et l’avenir même de l’humanité. Le cadre familial est fondamental dans le parcours éducatif et pour le développement même des individus et des États ; en conséquence il faut des politiques qui le valorisent et qui aident à la cohésion sociale et au dialogue.

  • Inde : les persécutions contre les chrétiens s'intensifient

    IMPRIMER

    L'agence Fides publie cette information alarmante :

    ASIE/INDE - Nouveau rapport sur les persécutions à l’encontre des chrétiens : plus de 2.000 cas en 2011 - un chiffre en augmentation constante

    Bombay (Agence Fides) – Les chrétiens ayant fait l’objet d’agressions, d’attaques et de persécutions en 2011 sont au nombre de 2.144 sans compter leurs familles, parents et amis, qui sont des victimes indirectes. Il est prévu que les persécutions, œuvre de groupes extrémistes hindous, augmentent en 2012. C’est le scénario tracé dans le nouveau Rapport 2011 relatif aux Persécutions en Inde, publié ce jour par le « Catholic Secular Forum » (CSF), organisation œcuménique fondée par des catholiques indiens et soutenue par S.Em. le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay. Le Rapport, envoyé par le CSF à l’Agence Fides, dresse un sombre bilan, dans lequel la violence antichrétienne des hindouistes radicaux est qualifiée de « virus qui infecte la société ». En effet, les persécutions « sont devenues plus répandues et elles intéressent presque tous les Etats du pays ».

    Au moins 1.000 familles chrétiennes ont été touchées par ces attaques : le rapport dénonce « une campagne préméditée » contre des cibles faibles et, aux vues des indications déjà reçues, prévoit une augmentation en 2012. Le texte met en évidence 250 crimes graves et soulève des questions importantes en ce qui concerne la liberté de foi, l’abus des droits humains et des droits constitutionnels. Selon le CSF, les épisodes recensés représentent seulement ceux qui sont connus et dénoncés par les moyens de communication de masse. Si l’on ajoutait ceux qui n’ont pas été enregistrés, le nombre total pourrait tripler.

    Lire la suite

  • S'acharner contre l'Eglise, c'est facile et cela ne coûte rien

    IMPRIMER

    Nos politiciens et les lobbies homosexuels s'en prennent à l'Eglise. C'est facile et cela ne coûte rien. S'inquiètent-ils de savoir ce que la communauté musulmane, qui prend de plus en plus d'importance chez nous, pense du "mariage" homosexuel ou de l'adoption par des couples de personnes du même sexe? Non seulement nos politiciens "progressistes" - et nos médias - ne semblent pas s'en inquiéter mais ils adulent la religion musulmane, espérant récolter le soutien et les voix des électeurs provenant de l'immigration. Pourtant, des informations comme celles-ci devraient les faire réfléchir :

    "Angleterre. Accusés d’avoir distribué à proximité de la mosquée Jamia de Derby un tract préconisant la peine de mort pour les personnes homosexuelles, cinq musulmans radicaux britanniques étaient convoqués ce mardi devant la justice britannique. C’est la première poursuite pour incitation à la haine fondée sur l’orientation sexuelle depuis l’entrée en vigueur de cette législation en mars 2010.

    Les islamistes ne sont pas poursuivis pour les tracts critiques envers l’homosexualité et le comportement homosexuel qu’ils ont également distribué dans le cadre de l’organisation d’une contre-manifestation en réaction à la gay pride de 2010." (source : Nouvelles de France)

  • L'Etat belge n'aime pas l'Eglise

    IMPRIMER

    "En Belgique, l'Etat n'aime pas l'Eglise", tel est le titre de la Matinale Chrétienne de La Vie où Natalia Trouiller commente l'incident provoqué par les propos peu réfléchis de notre vice-premier ministre :

    "Dimanche, à la télévision, la vice-première ministre, Laurette Onkelinx, a déclaré que les catholiques belges "mériteraient d'avoir un autre représentant" que Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique. Les réactions affluent depuis..."

    Lire l'article ici : matinale-chretienne

    Voir aussi le commentaire du Swiss Rom@in

  • Buzz malhonnête autour de l’archevêque de Grenade ou quand la désinformation se déchaîne

    IMPRIMER

    Il n’y a pas qu’en Belgique que la désinformation frappe les évêques (l’évêque -au singulier- chez nous) refusant de courber l’échine devant la religion séculière. Exemple cité ce matin par le site de “La Vie”:

    "Violez les femmes parce qu'elles le méritent". C'est mot pour mot ce que le journal L'Express.be met dans la bouche de Mgr Francisco-Javier Martinez Fernandez, archevêque de Grenade, rebaptisé pour l'occasion Javier Jimenez, s'appuyant sur une traduction de l'écrivain portugais Manuel Antonio Pina, connu pour ses positions anti-catholiques. En cause, un paragraphe de l'homélie de Noël de l'archevêque, qui dit ceci: "Mais tuer un enfant sans défense, et que ce soit sa propre mère qui le fasse! Cela revient à donner aux hommes le droit absolu, sans limite, d'abuser du corps de la femme, parce que la tragédie c'est elle (la femme) qui l'avale, et elle l'avale comme si c'était un droit: droit de vivre toute sa vie affligée par un crime qui laisse toujours des traces dans la conscience et pour lequel ni les médecins ni les psychiatres ni toutes les techniques ne connaissent de remède". Rien là que de très classique dans le discours de l'Eglise, qui dit depuis longtemps que l'avortement est une violence faite aux femmes. Pina, et avec lui, des dizaines de sites et blogs athées, et - plus grave - un journal belge font mine de croire qu'il s'agit là d'un appel à violer les femmes qui avortent. La polémique enfle depuis hier sur les réseaux sociaux qui partagent à tout va le passage incriminé d'une homélie que l'on peut trouver dans son intégralité ici,  Ce qui est étonnant, c'est que l'homélie en question ne date pas de cette année mais de... Noël 2009. Par quelle opération cette vieille homélie est-elle ressortie pour faire un tel buzz? Mystère. Mais ce qui est le plus troublant, finalement, c'est la façon dont "l'info" a été reprise sans aucun recul, par les blogs, médias et y compris sur les murs Facebook et comptes Twitter de nombreux catholiques scandalisés, comme si même chez ceux qui connaissent de l'intérieur la doctrine morale catholique un appel au viol de la part d'un archevêque était plausible. C'est peut-être le signe le plus frappant de la profondeur de la crise de confiance de fidèles plus déboussolés qu'on ne l'imagine par les scandales pédophiles à répétition de ces dernières années.

    Lire la suite

  • La cathédrale de Lille vandalisée

    IMPRIMER

    "...les enquêteurs s'aperçoivent que deux des quatre interpellés sont entrés un soir dans la cathédrale de la Treille et n'ont pas réussi à pénétrer dans la boutique d'objets religieux qui jouxte l'édifice. Par pur vandalisme, ils ont dégradé un retable du 16e siècle, vandalisé une statue de la Vierge, cassé la couronne d'un Christ, fracturé des portes ouvragées, détérioré un reliquaire... Me Zimmermann, en termes prudents, s'interroge sur ces « dégradations qui ne sont pas motivées par des larcins et où il s'agit bien d'abîmer un lieu de culte ». ..."

    L'article en entier dans Nord-Eclair : Vandalisme dans la cathédrale

  • Jeanne d'Arc : quand le Vif relaie n'importe quoi

    IMPRIMER

    Ecoutez l'air de la calomnie :

    "Une paysanne pas si catholique que ça ?

    Bien que Jeanne d’Arc apparaisse comme un symbole national en France et qu’elle ait été béatifiée puis canonisée par l’Église au début du XXe siècle, de nombreuses questions autour de son identité et de sa bonne foi ont accompagné sa mémoire au cours des siècles qui ont suivi sa mort.

    Certains se demandent par exemple si Jeanne d’Arc ne serait pas un homme. Selon le cinéaste François Ruggieri interrogé sur Europe 1, " Jeanne d’Arc aurait en réalité été une supercherie incarnée par un frère illégitime de Charles VII afin de redonner le moral aux soldats et remobiliser une armée en perdition".

    D’autres rumeurs sur sa virginité et donc sur le fondement du discours religieux de Jeanne d’Arc courent également. La quasi-totalité des historiens reste toutefois convaincue de la sincérité et de la pureté de la jeune femme. Les questions quant à sa véritable identité sexuelle et sa bonne foi religieuse resteront probablement sans réponse pour les siècles à venir. Ce qui semble toutefois certain, c’est qu’homme ou femme, messager de Dieu ou simple imposteur, Jeanne d’Arc a su préserver la couronne et faire parler d’elle bien après sa mort."

    Tels sont les propos que l'on trouve dans "le Vif" et auxquels il a déjà été répondu dans une note mentionnée sur ce blog (Jeanne devant les Cauchon). Le même Ruggieri, qui n'a aucune qualification pour s'exprimer sur le sujet, a déjà sévi sur TF1. Ce qui est significatif, c'est qu'un magazine occupant une place quasi monopolistique dans le paysage médiatique francophone de Belgique s'emploie à ruiner le crédit d'une héroïne portée sur les autels et dont la statue est présente dans toutes les églises de France. Ainsi, d'insinuation en calomnie tente-t-on de détruire toutes les références chrétiennes. Et demain, ou après-demain, le quidam qui aura promené les yeux sur cette mauvaise gazette se croira autorisé à hausser les épaules d'un air entendu, certain d'avoir accédé à la vraie connaissance historique. Ainsi va son chemin l'abrutissement collectif profitant de l'ignorance crasse d'un public sevré d'une formation historique digne de ce nom.

  • Un nouvel abus clérical découvert par Christian Laporte

    IMPRIMER

    laporte_jpg_h170_jpg_280.jpgCommentant aujourd’hui un livre paru, voici peu, aux éditions « Fidélité », le journaliste titre dans la « Libre » de ce jour : « Mgr Léonard s’en prend au Parlement » et poursuit :

    « L’archevêque veut inciter les chrétiens à mieux se défendre en politique. Ce n’est qu’un livre de 117 pages mais "Agir en chrétien dans sa vie et dans le monde" de Mgr Léonard va à coup sûr (re)susciter des débats passionnés (…)

    Jeudi, Mgr Léonard présentait la version flamande à Malines. Son objectif ? "Montrer qu’une morale attentive à la loi naturelle, soit laïque ou catholique, embrasse toutes les dimensions de l’existence. Car la vie morale est dynamisée par la recherche inlassable du bonheur et habitée par l’espérance."

    Lire la suite

  • Débaptisation : la grâce demeure

    IMPRIMER

    Radio Vatican (Manuella Affejee) s'entretient avec Bernard Callebat sur la débaptisation :

    "La débaptisation est un sujet qui est revenu à la une de l'actualité en France, suite à « l’Affaire de Coutances ». Dans cette bataille juridique, le diocèse de Coutances (en Normandie) s'oppose à René Lebouvier, libre-penseur, militant depuis 2001 pour que son nom soit définitivement rayé du registre de baptême dans lequel il figurait depuis près de 70 ans. Mgr Stanislas Lalanne, évêque du lieu a fait appel de la décision du Tribunal de Coutances, qui le sommait de rayer le nom du plaignant du registre, au nom des principes garantissant la vie privée. Ils seraient environ un millier en France à demander chaque année la débaptisation, une manière pour beaucoup de se dissocier des prises de position de l’Eglise sur le préservatif, la contraception ou l’homosexualité. Quelles sont les conséquences religieuses de cette démarche ? La mention du baptême constitue-t-elle effectivement une atteinte à la vie privée ?

    Éléments de réponse avec Bernard Callebat, professeur de droit civil et de droit canon, vice-doyen de la faculté de droit canonique de Toulouse à écouter ici : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=551940

    Des propos recueillis par Manuella Affejee"