"Lors de l'ouverture de l'Assemblée générale du Conseil des Conférences Episcopales d'Europe (CCEE) à Tirana, le 29 septembre 2011, le cardinal Peter Erdö, s'est dit inquiet de l'augmentation de la christianophobie en Europe. Dans les médias, les écoles et l'opinion publique, on propage de façon "systématique" une attitude opposée au christianisme. La foi chrétienne est représentée de manière faussée, les sites Internet hébergeant des contenus chrétiens sont "systématiquement fermés ou censurés", dénonce le prélat hongrois.
Pour le cardinal Erdö, la "grave crise" des pays européens a de sérieuses influences sur la vie des familles et des personnes seules. "Un des symptômes évident de la crise, c'est le crash économique. Mais la crise éthique et anthropologique est plus profonde et insidieuse, et elle se propage dans les familles, l'enseignement et les médias."
Les drogues, l'avortement et l'euthanasie sont symptomatiques des tensions sociales qui traversent l'Europe. Signes d'une "culture de la mort", ils symbolisent également la violence croissante qui touche la jeune génération et l'augmentation du sentiment d'insécurité. D'après le cardinal, l'Eglise catholique en Europe travaille pour un renouvellement de la société en proclamant le message chrétien. Malgré les conditions défavorables, les évêques ont repris l'appel du pape à une nouvelle évangélisation du continent.
La nouvelle évangélisation est au coeur de la rencontre des évêques, qui se déroule du 29 septembre au 2 octobre, en présence notamment de Mgr André-Joseph Léonard."
(30 septembre)
Jean-Marie Guénois, l’envoyé spécial du Figaro à Berlin écrit : « Après la marmite madrilène et ses 39°C de température du mois d'août, Benoît XVI arrive aujourd'hui dans un chaudron théologique agité, où la fougue des JMJ est remplacée par une contestation rugueuse à l'intérieur et à l'extérieur de l'Église catholique.
Benoit XVI entame ce jeudi son 21ème voyage apostolique à l’étranger, le 15°ème en Europe, le 3ème en Allemagne, mais il s’agira de sa première visite officielle dans son pays natal, 6 ans après son élection. Un voyage complexe à plus d’un titre : le Pape va rencontrer une Église catholique déstabilisée par les scandales de pédophilie et les demandes de réformes et des dirigeants politiques dont la cote de popularité a chuté, en particulier en raison de la gestion de la crise économique.
