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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 98

  • La Une de "Charlie Hebdo" insultante pour les chrétiens

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    D'Arthur Herlin sur aleteia.org :

    La Une de « Charlie Hebdo » suscite le malaise chez les catholiques

    À quelques jours des commémorations des attentats contre le journal satirique, une représentation de Dieu coiffé d'un symbole chrétien vient heurter les sensibilités déjà mises à l'épreuve. 

    A worker of a printing house near Paris on January 4, 2016 holds a copy of the latest edition of the French Satirical magazine Charlie Hebdo bearing a headline which translates as "One year on: The assassin still at large" in an edition to mark the first anniversary of the terror attack which targetted the magazines offices in Paris on January 7, 2015.
One million copies of the special edition will go on sale in France on January 6, on the eve of the first anniversary of the killing of 12 people at the magazine's Paris offices by brothers Cherif and Said Kouachi.  / AFP / MARTIN BUREAU

    Quelques jours avant les commémorations des attentats du 7 janvier 2015,Charlie Hebdo a dévoilé la Une de son journal à paraître mercredi. On y découvre un personnage barbu qui n’est autre que Dieu, armé d’une kalachnikov, et affublé d’une robe tâchée de sang, ainsi que ce titre : « Un an après, l’assassin court toujours ». Un petit détail vient semer l’ambiguïté et froisser les âmes : un triangle encadrant un œil, symbole de la Très Sainte Trinité coiffe le personnage. Pour le père Cédric Burgun, 36 ans, vicaire de Saint-Nicolas-des-Champs (Paris, 3e), prêtre du diocèse de Metz et professeur à l’institut catholique de Paris, cette Une et l’éditorial de Riss, patron du journal, viennent raviver des tensions au moment où la société manque cruellement de cohésion.

    « Cette une est une insulte »

    « Il me semble que Charlie a franchi un cap en caricaturant Dieu », estime le prêtre diocésain. Selon lui cette représentation « constitue une accusation claire et formelle. En tant que chrétien, elle nous heurte d’autant plus que le symbole de la Trinité est représenté », s’indigne-t-il. Faudrait-il rappeler que « dans la foi chrétienne, Dieu a déjà été mis au ban des accusés ? » rappelle le père Burgun, avant d’ajouter que cette caricature « évoque ce procès truqué que le Christ a subi ». L’homme d’Église confie même son désarroi face ce qui lui paraît être une véritable provocation : « Je n’arrive pas à comprendre. Avec les drames que la France a vécus, la société a plus que jamais besoin de paix et non pas que l’on jette de l’huile sur le feu. Cette Une est insultante. »

    Le dessinateur Riss, grièvement blessé le jour de l’attentat dans les bureaux de la rédaction, signe aussi un éditorial fulminant pour défendre sa conception de la laïcité. Il y dénonce les « fanatiques abrutis par le Coran » mais aussi les « culs-bénis venus d’autres religions » qui avaient souhaité la mort du journal pour « oser rire du religieux ». « Les convictions des athées et des laïcs peuvent déplacer encore plus de montagnes que la foi des croyants », affirmait-il.

    Ce numéro sera tiré mercredi à près d’un million d’exemplaires, dont des dizaines de milliers seront expédiés à l’étranger. Actuellement, le journal se vend à environ 100 000 exemplaires en kiosques, dont 10 000 à l’international, auxquels s’ajoutent 183 000 abonnements. Le père Burgun souhaite pourtant distinguer le nombre d’exemplaires publiés et vendus : excepté quelques personnes hostiles à l’Église, les réactions des Français sont globalement mitigées vis-à-vis de cette Une… Croyants ou non, ils se rendent compte que ce n’est pas sain », estime-t-il. La popularité du journal satirique se jugera donc d’ici quelques jours… au tirage.

  • 2015 : une recrudescence inouïe des opérateurs pastoraux tués à travers le monde

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    VATICAN - Les Operateurs Pastoraux tués durant l’année 2015

    Cité du Vatican (Agence Fides) – La traînée des opérateurs pastoraux tués révèle, en cette époque historique de l’humanité, une recrudescence inouïe. Elle semble ne pas avoir d’égale dans l’histoire, parce qu’est en cours une persécution au niveau mondial. En effet, les chrétiens tués au cours de cette année, que notre Agence enregistre ponctuellement, appartiennent à quatre des cinq continents. L’Amérique, depuis sept ans déjà, jouit du triste primat avec huit opérateurs pastoraux tués. Elle est suivie par l’Asie avec sept, l’Afrique avec cinq et enfin l’Europe, avec deux prêtres tués en Espagne.

    Ces chiffres ne sont que la pointe de l’iceberg de la persécution diffuse à l’encontre des chrétiens, comme on peut le lire déjà dans la Lettre à Diognète : ils aiment tout un chacun et sont persécutés par tous. Le prétendu « Etat islamique », Boko Haram, la discrimination dans différents pays où la religion constitue une affaire d’Etat, rendent difficile et héroïque le fait d’être chrétiens, objets d’attentats et de massacres. Il est nécessaire que le Christ soit en agonie jusqu’à la fin de ce monde, lorsque viendra Son Royaume de justice et de paix.

    Au travers de ce dossier et des informations ponctuelles relatives à cette persécution, notre Agence veut mettre en lumière ces drames de l’humanité, afin de réveiller la conscience de tous les hommes de Bonne Volonté en vue de la construction d’une société plus juste et plus solidaire. (p.Vito Del Prete, PIME)

    Cité du Vatican (Agence Fides) – Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de l’année 2015, 22 opérateurs pastoraux ont été tués de par le monde. Pour la septième année consécutive, le plus fort nombre d’opérateurs pastoraux tués est enregistré en Amérique. De 2000 à 2015, ce sont 396 opérateurs pastoraux qui ont été tués de par le monde, dont 5 Evêques.

    En 2015, sont morts de manière violente 13 prêtres, 4 religieuses et 5 laïcs. Selon la répartition par continent, en Amérique ont été tués 8 opérateurs pastoraux – 7 prêtres et 1 religieuse ; en Afrique, ont été tués 5 opérateurs pastoraux – 3 prêtres, 1 religieuse et une laïque ; en Asie, ce sont 7 opérateurs pastoraux qui ont été tués – 1 prêtre, 2 religieuses et 4 laïcs alors qu’en Europe, ont été tués deux prêtres.

    Comme cela est le cas depuis ces dernières années, la majeure partie des opérateurs pastoraux tués a trouvé la mort suite à des vols ou à des cambriolages, perpétrés par ailleurs avec férocité, dans des contextes marqués par la dégradation morale, la pauvreté économique et culturelle, l'intolérance, la violence comme règle de comportement, le manque de respect pour la vie, dans lesquels vivent de nombreuses populations. Dans ces contextes, similaires à toutes les latitudes, les prêtres, religieuses et laïcs tués vivaient leur témoignage dans la normalité quotidienne, en administrant les sacrements, en aidant les pauvres et les plus humbles, en s’occupant des orphelins et des toxicomanes, en suivant des projets de développement ou simplement en conservant leur porte ouverte à quiconque. Et certains ont été tués par les personnes mêmes qu'ils aidaient. « Hier comme aujourd’hui, apparaissent les ténèbres du refus de la vie, mais brille encore plus forte la lumière de l’amour, qui l’emporte sur la haine et inaugure un monde nouveau » (S.S. François, Angelus du 26 décembre 2015).

    La liste annuelle établie par Fides, sans doute incomplète, ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict mais tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente. Nous n’utilisons pas de fait le terme « martyre », sauf dans son sens étymologique de « témoin », pour ne pas devancer le jugement que l’Église pourra éventuellement donner à certains d’entre eux, mais aussi à cause de la pauvreté des informations que, dans la majorité des cas, il est possible de recueillir sur leur vie et sur les circonstances mêmes de leur mort.

    Aux listes provisoires établies annuellement par l'Agence Fides, doit toujours s'ajouter la longue liste de ceux dont nous n'aurons jamais connaissance ou dont on ne connaîtra pas même le nom qui, dans tous les coins du monde, souffrent et paient de leur vie leur foi en Jésus Christ. (SL) (Agence Fides 30/12/2015)

     
  • La laïcité : un concept équivoque

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    La « libre-pensée » militante vient de lancer un buzz médiatique pour tester  la capacité de résistance du nouvel archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr De Kesel, réputé introverti et plutôt timide.

    Lors d’une interview publiée ces jours-ci dans la presse néerlandophone, le prélat a déclaré incidemment que, selon lui, la clause de conscience compatible avec la  législation permissive en matière éthique valait non seulement pour les personnes physiques mais aussi pour les personnes morales qu’elles génèrent : par exemple dans le réseau éducatif ou celui des soins de santé.

    Tollé dans la presse ! Mais, peut-être, l’archevêque fraîchement nommé ne l’a-t-il pas fait « exprès » et, au sein de l’Eglise même,  quelques mentors  ne manqueront pas de lui expliquer comment se mettre aux normes de la langue de bois.

    Entretemps, pour lui faire peur, les médias ressortent une vieille lune : il faut inscrire la laïcité dans la constitution belge. Encore faudrait-il savoir de quoi l’on parle.

    La notion même de laïcité (le mot dérive de laïc, non clerc, qui est d’origine ecclésiale) n’est pas univoque, ni en termes de sociologie, ni en termes de droit positif. La question se pose alors de savoir si une notion aussi imprécise, voire confuse, présente une vraie utilité opérationnelle pour les sciences humaines.

    L’article 1er de la constitution française de 1958 proclame que la France est un Etat laïc, sans définir ce qu’il entend par là.

    Rien n’est simple. Ainsi, le concept de laïcité n’est pas forcément synonyme de séparation des Eglises et de l’Etat. De ce point de vue même, la célèbre loi de 1905 expulsant l’Eglise de la sphère publique française n’a pas empêché la République d’entretenir des liens avec elle : loi sur les édifices publics mis à la disposition du culte (1907), rétablissement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège (1921), applicabilité du concordat de 1801 en Alsace-Moselle (1925), loi Debré sur les rapports entre l’Etat et les établissements scolaires privés (1959), accord avec le Saint-Siège sur la reconnaissance des diplômes délivrés par l’enseignement supérieur catholique (2008) etc.

    Ajoutant à la perplexité de l’observateur étranger, l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy, lors de sa réception paradoxale (pour le Chef d’un Etat séparé de l’Eglise) comme chanoine honoraire de l’archi-basilique du Latran à Rome (2007), avait appelé de ses vœux l’avènement d’une laïcité positive reconnaissant que les religions constituent un atout sociétal ![1]

    Les choses sont-elles plus claires en Belgique ?

    L’Etat belge n’est pas laïc en ce sens qu’il serait porteur de valeurs publiques transcendant les religions privées, ni obligatoirement agnostique devant le phénomène religieux : la laïcité est assimilée, par la loi, aux cultes reconnus, en tant que philosophie du « libre examen ». 

    Parler de séparation de l’Eglise et de l’Etat serait aussi inapproprié, si l’on entend par là qu’ils n’ont rien à voir ensemble. Les dispositions constitutionnelles et légales organisent plutôt une certaine indépendance dans le respect mutuel [2]. Et même un peu plus : à ce titre, on peut citer, la rémunération par l’Etat des ministres des cultes reconnus et divers privilèges ou contraintes connexes, la répression pénale propre aux désordres et outrages touchant à l’exercice ou aux objets du culte, à la personne de ses ministres ou à leur habit officiel ; l’organisation de préséances protocolaires ou diplomatiques; les honneurs civils et militaires rendus lors de certaines cérémonies religieuses officielles, comme le « Te Deum », mais aussi les poursuites pénales spécifiques contre les ministres du culte qui attaqueraient « directement » un acte de l’autorité publique ou célébreraient le mariage religieux des époux avant leur mariage civil.

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  • A Pampelune : une exposition "artistique" sacrilège avec des hosties consacrées

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    Lu sur le site de Famille Chrétienne (Guilhem Dargnies) :

    À Pampelune, une profanation d’hosties sous couvert « artistique »

    À Pampelune (Espagne), un artiste a profané des hosties consacrées avec l’aval de la municipalité. Une association d’avocats chrétiens(1)réagit. Explications avec sa présidente, Me Polonia Castellanos.

    Que s’est-il passé à Pampelune ?

    La mairie a autorisé la tenue d’une exposition au cours de laquelle des hosties consacrées soustraites au service de la communion des fidèles ont été disposées sur le sol pour former le mot « pédérastie ». L’auteur de cette exposition a également posé nu devant ces hosties consacrées. Sont aussi exposées des photos où l’on voit l’auteur de ces faits à la messe, comme s’il communiait. Mais en fait de communier, il mettait l’hostie consacrée de côté, en vue de la réalisation de cette exposition. L’auteur revendique avoir ainsi subtilisé 248 hosties consacrées. Quant aux photos, elles ont également été publiées sur les réseaux sociaux.Depuis, nous avons envoyé une alerte. Un destinataire s’est rendu à l’exposition et il a emporté, pensons-nous, toutes les hosties consacrées pour les déposer en lieu sûr, dans une église. C’est-à-dire là où elles doivent être !

    Depuis, vous avez également déposé plainte…

    Oui, parce que ces faits sont constitutifs d’un délit au sens du code pénal espagnol. À ce stade, nous avons déposé plainte contre l’auteur du délit uniquement. Et nous avons demandé à la mairie de Pampelune de fermer cette exposition et de retirer cette œuvre profanatoire. Si, d’ici jeudi, la mairie de Pampelune ne retire pas cette œuvre, nous déposerons plainte également contre la mairie pour complicité – de fait, l’adjointe à la Culture elle-même a inauguré cette exposition – et pour avoir permis que tout ceci soit réalisé dans un espace municipal financé par les impôts de tous les citoyens.

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  • Béatification de 26 capucins martyrisés lors de la Guerre d'Espagne

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    Espagne : béatification de 26 martyrs capucins

    Le pape François invoque leur intercession

    Rome, (ZENIT.org) Marina Droujinina

    Le père Frédéric de Berga, capucin, et ses vingt-cinq compagnons martyrs, tués pendant la Guerre civile en Espagne, entre juin 1936 et février 1937, ont été béatifiés à Barcelone, en Espagne, le samedi 21 novembre.

    Le pape François a évoqué cet événement après l'angélus de dimanche, 22 novembre.

    Fr. Eudald d'Igualada (Lluís Estruch Vives) est la plus jeune des victimes ; au moment de sa mort il n'avait que dix-huit ans et sept mois.

    « Ils étaient prêtres, jeunes profès en attente du sacerdoce, et frères laïcs appartenant à l'Ordre des frères mineurs capucins », a dit le pape. « Nous confions à leur intercession tant de nos frères et sœurs qui, malheureusement, encore aujourd'hui, dans diverses parties du monde, sont persécutés en raison de leur foi dans le Christ. »

    La béatification du père Frédéric de Berga et de ses vingt-cinq compagnons a été présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints. Lorsque le martyre est prouvé, il n’y a pas besoin d’un autre miracle pour la béatification, mais il en faut un pour la canonisation ultérieure d’un martyr.

    Le cardinal Lluís Martínez Sistach, archevêque de Barcelone, et le frère Mauro Johri, vicaire général et ministre de l'Ordre des frères mineurs capucins, ont concélébré à la messe, dans la cathédrale de Barcelone.

    Le procès de béatification a commencé dans les années cinquante et a été achevé en juin dernier, lorsque le pape a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret reconnaissant le martyre du père Frédéric et de ses vingt-cinq compagnons, tous tués « en haine de la foi » au cours de la persécution contre l'Église catholique en Espagne.

    De nombreux prêtres, religieux et laïcs catholiques furent en effet victimes des massacres ayant eu lieu pendant la Guerre civile espagnole (1936-1939). Selon la Conférence épiscopale espagnole, 6 832 catholiques ont été martyrisés au cours de cette guerre.

    Lors de onze célébrations, entre 1987 et 2001, le pape Jean-Paul II a reconnu officiellement comme martyrs 471 victimes, parmi lesquelles 4 évêques, 43 prêtres séculiers, 379 religieux et 45 laïcs. Le pape Benoît XVI a poursuivi ce travail de reconnaissance.

    Du 20 au 24 juillet 1936, les neuf couvents de la Province religieuse des franciscains de Catalogne furent abandonnés, saccagés et incendiés, précisent les capucins sur leur site en ligne : « En chacun des Serviteurs de Dieu resplendit le témoignage éloquent de leur conduite morale et de leur foi pour continuer, comme ils le pouvaient à partir de leurs abris, leur vie de prière et leur disponibilité à mourir pour la cause de leur foi. Ouvertement, au moment de leur arrestation, ils déclinèrent leur identité et leur état religieux prêts à offrir leur vie plutôt que renier le Christ. Ainsi, le cœur bien disposé à faire la volonté de Dieu, ils s'unirent à l'Agneau sans tache sur le chemin de la Croix. »

    Ils précisent les noms de ceux qui composent ce groupe de martyrs de la foi :

    P. Frédéric de Berga (Martí Tarrés Puigpelat)
    P. Modest de Mieres (Joan Bover Teixidó)
    P. Zacaries de Llorençdel Penedés (Sebastiá Sonet Romeu)
    P. Remigi del Papiol (Esteve Santacana Armengol)
    P. Anselm d'Olot (Laurentí Basil Matas)
    P. Benigne de Canetde Mar (Miquel Sagré Fornaguera)
    P. Josep de Calellade la Costa (Joan Vila Colomé)
    P. Martí de Barcelona (Jaume Boguñá Casanova)
    P. Rafael Maria de Mataró (Francesc de Paula Soteras Culla)
    P. Agustí de Montclarde Donzell (Josep Alsina Casas)
    P. Doroteu de VilalbadelsArcs (Jordi Sampé Tarragó)
    P. Alexandre de Barcelona (Jaume Nájera Gherna)
    P. Tarsici de Miralcamp(Josep Vilalta Saumell)
    P. Vincenç de Besalú (Julià Gebrat Marcé)
    P. Timoteu de Palafrugell(Jesús Miquel Girbau)
    Fr. Miquel de Bianya (Pelai Ayats Vergés)
    Fr. Jordi de Santa Pau (Manuel Collellmir Senties)
    Fr. Bonaventura de Arroyo Cerezo (Tomás Díaz Díaz)
    Fr. Marçal del Penedès (Carles Canyes Santacana)
    Fr. Eudald d'Igualada (Lluís Estruch Vives)
    Fr. Paciá Maria de Barcelona (Francesc Maria Colomer Presas)
    Fr. Ángel de Ferreries (Josep Coll Martí)
    Fr. Cebrià de Terrassa (Ramon Gros Ballvé)
    Fr. Eloi de Bianya (Joan Ayats Plantalech
    Fr. Prudenci de Pomar de Cinca (Gregori Charlez Ribera)
    Fr. Félix de Tortosa (Joan Bonavida Dellà)

  • Vatileaks 2 : mensonges et hypocrisie

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana (trad. par nos soins) :

    Vatileaks 2, un exercice mensonger et hypocrite

    Mensonges et hypocrisie. L’opération de lancement des deux livres de Gianluigi Nuzzi (Via Crucis) et d’Emiliano Fittipaldi (Avarice) contenant des documents relatifs aux finances du Vatican est d'abord un gros mensonge. Parce que l'image que l’on veut faire passer est celui d'une Eglise égarée contre laquelle combat le pape François, héros solitaire. C'est certainement une approche cohérente avec le récit que les principaux journaux italiens – constitués désormais en cartel (ils disent tous les mêmes choses de la même manière) – construisent depuis un certain temps. Mais il s'agit d'une lecture caricaturale, et même « diabolique » comme l’a appelée hier le Cardinal Angelo Bagnasco, Président de la Conférence épiscopale italienne. « Le pape n’est absolument pas seul – a dit Bagnasco –, il est entouré et soutenu avec cœur, affection, loyauté par tous les évêques. C’est ce qui fait que je n'ai aucun souci au sujet de cette image de division que vous voulez accréditer auprès de l'opinion publique pour créer davantage de confusion. »        

    Cette image idyllique de l'unité dans l'église est clairement trop optimiste, mais - comme nous l'avons expliqué ces jours et encore aujourd'hui – l'idée qu'il y ait un pape « Superman contre tous » relève de l’imagination et sert à couvrir les intérêts ecclésiastiques et économiques de certains, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise. Toutefois, cette image n'est pas seulement soutenue par le cartel des journaleux italiens, si vraiment les paroles de Mgr Bagnasco semblent démentir clairement ce que déclarait, il y a juste deux jours, le nonce Galantino, qui est le Secrétaire de la Conférence des évêques et qui disait: « Sûrement il en est qu’effraie le processus de renouvellement poursuivi par le pape François ».

    Mais dans les deux livres, outre beaucoup de choses déjà connues et rédigées au fil des ans, il y a aussi des mensonges spécifiques, comme le démontre le communiqué aussi dur que précis publié hier soir par le Secrétariat à l'économie, le super-ministère dirigé par le Cardinal australien George Pell. Dans les livres en question, le chapitre concernant le Cardinal Pell est certainement le plus délicat, car le Cardinal australien est déjà la cible des progressistes pour ses positions défendant  l'orthodoxie et qui est en fait décrit ici comme un dépensier. Appelé à Rome pour rétablir l'ordre et mettre les finances du Vatican sous contrôle, il se serait livré – d'après les révélations de Nuzzi & Fittipaldi – à de folles dépenses : un demi-million d’euros flambé en quelques mois (entre des voyages en business classe et des dépenses réalisées à domicile), chose qui aurait profondément attristé le pauvre pape François.

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  • Comment discréditer et délégitimer l'Eglise

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    Sur la Nuova Bussola Quotidiana, Robi Ronza met le doigt sur les mobiles qui sous-tendent la campagne actuelle de dénigrement de l'Eglise :

    Corbeaux au Vatican, vautours et hyènes dans les journaux depuis Libero jusqu’à La Répubblica : une Eglise des criminels

    A la une :

    Libero : Le Vatican a aussi volé l'argent des messes

    La Repubblica : les comptes secrets du Vatican. Des dépenses fantômes pour des millions

    Il Corriere della Sera : le Vatican, les autres documents volés

    Il Giornale : Voici les documents du pape. Richesse, gaspillages et jeux de pouvoir

    Il Fatto Quotidiano : Casting vatican : acteurs et voyages en or, tailleurs et tv porno

    La Stampa : Vatileaks, gaspillages et privilèges. Le pape: « des serpents venimeux »

    Il Messaggero : Des corbeaux au Vatican, de nouveaux suspects

    Il Tempo : Voici les gaspillages du Vatican...

    Deux livres dénonçant des cas réels ou présumés de détournement et d’escamotage de fonds du Saint-Siège, de mauvais usage de son patrimoine, écrite l’une par un journaliste qui travaille pour le plus grand groupe d'édition italien d'orientation radicale-progressiste (l'Espresso-Repubblica) et l'autre par un collègue qui travaille pour le groupe d'édition italien qui appartient à la famille Berlusconi , sont présentés au public le même jour. Des traductions de ces deux livres ont déjà fait l’objet de contrats et sont programmées dans plus de quinze langues. L'édition en Français de l'un des deux sera présentée le 11 novembre prochain, quelques jours après la sortie de l'édition italienne.

    Dans un pays comme le nôtre, où même les actes de procédure secrète atterrissent au grand galop sur les premières pages des quotidiens, on ne sait rien du contenu des livres malgré toutes les copies du texte inédit qui doivent pourtant circuler lors des tractations pour la vente de leurs droits de traduction et pour les traductions elles mêmes. Pour ne rien dire de leur impression et de la distribution de copies imprimées aux distributeurs des livres et aux librairies de toute l'Italie. Dans une lettre au directeur d'Avvenire que le journal a publiée hier, don Maurizio Patriciello a révélé que Gianluigi Nuzzi, le journaliste animateur de l’émission Quarto Grado sur la Rete4, auteur de l'un des deux livres, avait cherché à le convaincre de participer à sa présentation, mais sans pourtant lui donner un exemplaire à lire à l'avance mais en se limitant simplement à le lui raconter de vive voix.

    Après, quand tout est prêt, l’affaire éclate suite à l'arrestation au Vatican du prélat et de la consultante considérés comme responsables d’avoir livré aux journaux des documents confidentiels et des enregistrements illégaux dont les deux journalistes se sont servis pour écrire leurs livres. Passe alors le temps nécessaire pour que la nouvelle fasse son effet et, ensuite, à l'avant-veille de leur présentation en Italie, certaines pages vont commencer à circuler en avant-première et les interviews télévisées des deux auteurs, le susmentionné Nuzzi et Emiliano Fittipaldi, journaliste à L'Espresso, vont se multiplier.

    Etant donné que l’entièreté du contenu n’est pas encore disponible, et déjà rien que pour cela, il n’est pas sérieux d’en parler. Tout au plus les deux titres et les sous-titres qui sont connus méritent-ils quelques commentaires. « Via Crucis / des dossiers et des documents inédits ; la lutte difficile de François pour changer l'Eglise » sont le titre et les sous-titres du livre de Nuzzi, édité par Chiarelettere, tandis que sur la couverture de celui de Fittipaldi, publié par Feltrinelli, on peut lire : « Avarice/les documents qui révèlent la richesse, les scandales et les secrets de l'Eglise ». Intéressant : le contenu est équivalent, mais les deux titres sont taillés sur mesure pour ceux qui aiment que l'Eglise soit là et pour ceux qui seraient tout simplement désireux qu’elle disparaisse de la surface de la terre. (...) 

    Et autant qu’on puisse le voir dans le cas évoqué ci-dessus, on ne peut que dire que nous sommes confrontés à une vaste opération visant à discréditer l'Eglise, et plus particulièrement le Saint-Siège, à partir d’indéniables zones d’ombre de la Curie romaine. Cependant, le doigt n’est pas pointé sur ces zones d’ombre pour y porter remède, parce qu'elles constituent un mal en soi, mais aussi parce qu’elles couvrent de boue une réalité autrement riche de grande sainteté et de grand dévouement ; en somme pour l’amour ou tout au moins pour l’estime que l’on a pour l’Eglise. Mais il n’en est rien ; il s’agit d’utiliser ces zones d’ombre pour en faire un levier pour discréditer et délégitimer l’Eglise.

    Que le diable assaille le cœur de l'Eglise est tout à fait prévisible ; qu'une structure d’aussi grande valeur symbolique puisse attirer des ambitieux et des profiteurs est tout à fait évident. Ce qui surprend en revanche est l'apparente insuffisance des mécanismes de sélection et de vigilance à l’égard de ceux qui y travaillent : il y a évidemment beaucoup à faire, en choisissant des gens solides tant moralement que professionnellement. Parfois il y a des paroisses et des congrégations qui se mettent dans les ennuis parce que, comme administrateurs, elles ne choisissent pas des professionnels appropriés, mais peut-être des prêtres considérés capables d’exercer ce métier parce qu’ils avaient étudié la comptabilité avant d'entrer au séminaire ; ou elles ne choisissent pas pour assurer des fonctions techniques des ingénieurs mais des prêtres jugés adaptés à ces rôles parce qu’ils seraient enfants ou frères d'ingénieurs. Il semble que même à l'échelle planétaire du Saint-Siège, trop souvent il arrive plus ou moins la même chose. Il est temps à présent de changer.

  • Echos de l'Eglise en détresse

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    ASIE/PAKISTAN - JEUNES FILLES CHRÉTIENNES VIOLÉES ET ENLEVÉES PAR DES MUSULMANS

    Lahore – Deux jeunes sœurs chrétiennes ont été enlevées et violées par un groupe de musulmans. Deux des malfaiteurs ont été ...

     

    AFRIQUE/EGYPTE - DIX COPTES BLESSÉS DANS LE CADRE D’AFFRONTEMENTS SECTAIRES À SAMALUT, « VILLE DES MARTYRS »

    Minya – La journée d’affrontements sectaires qui a bouleversé le 5 octobre la petite ville de Samalut, située dans le ...

     

    ASIE/PAKISTAN - ENSEIGNANT CATHOLIQUE MALMENÉ PAR DES COLLÈGUES MUSULMANS

    Kasur – Saddique Azam, un enseignant catholique nommé principal d’une école primaire dans un petit village a été malmené et ...

     

    ASIE/SYRIE - DIFFUSION DE LA VIDÉO RELATIVE AUX CHRÉTIENS DE QARYATAYN SOUSCRIVANT UN « CONTRAT DE PROTECTION »

    Qaryatayn – « Combattre tant qu’ils ne paient pas la djizia avec une soumission volontaire » : tel est le titre, reprenant la ...

     

  • La liste des martyrs espagnols s'allonge

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    Promulgation de décrets

    Cité du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

    Au martyre:

    des serviteurs de Dieu Valentín Palencia Marquina, prêtre diocésain espagnol, et ses 4 compagnons, tués en haine de la foi en 1937.

  • Echos de l'Eglise en détresse

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    Parmi les dépêches de l'Agence Fides des derniers jours :

  • Être chrétien dans la péninsule arabique

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    10653_eglise-koweit_440x260.jpg «Un accord vient d’être signé entre la secrétairerie d’État du Vatican et le Koweït. La réaction de Mgr Camillo Ballin, vicaire apostolique d’Arabie du Nord, dont dépendent les catholiques de cet État.Dans quel contexte cet accord s’inscrit-il ? Lu sur le site de « Famille chrétienne » :

    « Cet accord a été signé à l’occasion de la visite du Premier ministre du Koweït, le cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah, au pape François le 10 septembre. La finalité de cet accord est de « consolider ultérieurement les liens de collaboration existants […] spécialement au niveau politique et culturel, en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale et internationale. » Cela passera notamment par la constitution de deux commissions, qui devraient être amenées à travailler des sujets comme la liberté religieuse, l’enseignement du catéchisme dans les écoles religieuses, la sécurité des églises, la nécessité d’avoir de nouvelles églises, etc.

    Mon espérance, c’est que l’accord final auquel aboutiront les travaux de ces deux commissions permettra d’aplanir bon nombre de difficultés que nous rencontrons. Et fera du Koweït un exemple à suivre par les autres pays du Golfe.

    On dit que la situation des chrétiens au Koweït devient de plus en plus difficile. Cet accord est-il destiné à garantir leur protection ?

    Si, en disant « plus difficile », on pense que les chrétiens sont empêchés de professer leur religion, ce n’est pas exact. Ils ne sont pas du tout empêchés de pratiquer leur foi. En revanche, il est toujours plus difficile de pratiquer dans le sens où les catholiques qui sont 350 000 au Koweït ont officiellement deux églises… Étant donné que leur nombre augmente, il devient de plus en plus compliqué de faire face aux besoins de nos fidèles.

    Les chrétiens peuvent annoncer l’Évangile par le témoignage de leur vie.

    Comment vivent les catholiques du Koweït ? Peuvent-ils aller à la messe et pratiquer leur foi ?

    Les catholiques du Koweït peuvent aller librement à l’Église. Personne ne les contrôle ou ne les arrête. À l’intérieur de l’enceinte de l’Église, nous avons une absolue liberté de culte. La plus grande difficulté, c’est d’obtenir un terrain pour une nouvelle église.

    Il y a quelques années, le ministre des Affaires islamiques avait donné son accord pour que soient donnés à l’Église catholique 3000 m2 pour une nouvelle église, ce qui constitue d’ailleurs un terrain extrêmement petit pour une communauté aussi grande. Mais, quand cette nouvelle est arrivée au Parlement, il y a eu une révolution des fondamentalistes. Ceux-ci ont affirmé que non seulement il ne fallait pas construire de nouvelle église, mais qu’il était nécessaire de détruire celles qui existaient. Évidemment, rien n’a été détruit mais le terrain n’a pas été donné.

    Il est encore interdit d’enseigner le catéchisme dans les écoles religieuses. Les chrétiens peuvent annoncer l’Évangile par le témoignage de leur vie et en donnant le bon exemple.

    Aux Émirats arabes unis, il semble exister une liberté réelle pour les croyants. La situation est-elle très différente au Koweït ?

    Je ne dirais pas qu’il existe une liberté réelle aux Émirats arabes unis dans leur ensemble. Il y a de grandes différences d’un émirat à l’autre. L’émirat d’Abu Dhabi se distingue par son ouverture à l’égard des églises chrétiennes. À côté dela nouvelle église catholique inaugurée il y a quelques mois à Moussafah est en train d’apparaître une grande église grecque-orthodoxe.

    Parmi les pays du Golfe, je crois que Bahrein est celui qui est le plus ouvert. La liberté de culte y est largement garantie. Un terrain y a été donné à l’Église pour qu’elle puisse construire une cathédrale (Notre-Dame d’Arabie). Et, sur le plan civil, des avancées peuvent également être notées, comme le fait qu’une catholique et une juive sont membres du Sénat du roi. Le roi m’a d’ailleurs donné la nationalité bahreinite peu après le moment où j’ai commencé à résider dans ce pays. Un immense cadeau qui me permet de voyager librement dans le Golfe avec ma seule carte d’identité, ce qui constitue une grande aide pour mon ministère.

     Jean-Marie Dumont »

    Ref. Koweït : 350 000 catholiques, deux églises

    JPSC

  • L’Église et le Vatican n’ont en aucune façon aidé la fuite des criminels nazis

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    De ZENIT.org :

    Nazisme : le Vatican n'a pas aidé les criminels à fuir

    L'Osservatore Romano rapporte la thèse de Pier Luigi Guiducci, professeur d’histoire de l’Église au centre diocésain de théologie pour laïcs Ecclesia Mater de l’université du Latran.

    « L’Église et le Vatican n’ont en aucune façon aidé la fuite des criminels nazis », affirme Pier Luigi Guiducci, professeur d’histoire de l’Église au centre diocésain de théologie pour laïcs Ecclesia Mater de l’université du Latran. Des propos rapportés par L'Osservatore Romano du 26 mai 2015.

    Auteur de l'ouvrage « Au-delà de la légende noire » (Oltre la leggenda nera, Milan, Mursia), il travaille depuis dix ans « dans les archives allemandes, croates, italiennes, argentines et américaines, pour démentir des affirmations qui se révéleront infondées ou inventées et ne résisteront pas à l’analyse historique ».

    Pour l'historien, « l’Église et le Vatican n’ont en aucune façon aidé la fuite des criminels nazis. Si ceux-ci ont réussi à s’infiltrer parmi les réfugiés avec de faux papiers ou à utiliser des filières diplomatiques pour atteindre l’Amérique du Sud ou d’autres nations où ils pouvaient compter sur de bonnes couvertures, il n’y a aucune trace de connivences d’ecclésiastiques ou d’organisations catholiques, qui ne s’occupaient que d’activités humanitaires ».

    Dans la préface du livre, le père jésuite Peter Gumpel, rapporteur de la cause de béatification du pape Pie XII, souligne que Pier Luigi Guiducci « est en mesure de prouver que les thèses de divers auteurs n’expriment, la plupart du temps, que des opinions, des suppositions, des convictions personnelles non confirmées par des documents historiques, qui font l’impasse sur des données divulguées après l’ouverture d’archives civiles ».

    © Traduction de ZENIT, Océane Le Gall