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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 102

  • Quand il faut se résigner à retirer le Saint-Sacrement des tabernacles

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    Les profanations se multiplient et l'évêque de Belley-Ars a décidé de recourir au retrait du Saint-Sacrement des tabernacles :

    ORDONNANCE SUR LES TABERNACLES PAROISSIAUX

    PASCAL ROLAND
    Par la grâce de Dieu et l’autorité apostolique du Saint-Siège
    ÉVÊQUE DE BELLEY-ARS

    Vu la lettre du vicaire général à tous les curés
    et le communiqué de l’évêché sur la profanation des tabernacles et le vol des ciboires,
    en date du lundi 09 février,
    Vu les canons 934, 937, 9381213 du Code de Droit canonique.

    DEMANDE

    À tous les curés de paroisse de procéder aux mesures suivantes :

    1. Le Saint-Sacrement sera retiré des tabernacles de toutes les églises et chapelles paroissiales et sera déposé en un lieu sécurisé.
    2. La porte de ces tabernacles restera ostensiblement ouverte.
    3. Pour les besoins de la prière publique ou privée, le Saint-Sacrement pourra être remis temporairement dans ces tabernacles à condition qu’une présence suffisante de fidèles soit assurée.
    4. Seuls feront exception à ces mesures les tabernacles métalliques bien fixés et munis d’une serrure résistante.

    Ces mesures entrent en vigueur à dater de ce jour et le resteront jusqu’à nouvel ordre.
    L’évêque forme le vœu que ces mesures exceptionnelles manifesteront à tous la gravité de ces faits et contribueront à décourager leur renouvellement.

    Donné à Ars-sur-Formans,
    Le mardi 10 février 2015,
    En la fête de sainte Scholastique.

     

    + Pascal ROLAND

     

  • Le martyre en "haine de la foi", une fausse évidence

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    1d09edc20071019101003197.jpgLe 24 mars 1980, Mgr Oscar Romero était assassiné par un commando opérant sur ordre du pouvoir dictatorial qui régnait au Salvador. Trente-cinq ans plus tard, Rome vient de reconnaître qu’il est mort martyr « en haine de la foi » (in odium fidei). Martyr en haine de la foi ? La chose est évidente pour les prêtres anglais dépecés sous Elisabeth Ière au nom de la lutte contre le catholicisme, ou les multiples curés, religieux et religieuses tués en raison de leur appartenance à l’Eglise lors de la guerre civile espagnole ou sous la Révolution française. Mais elle est plus complexe dans d’autres cas. La décision que Rome vient de prendre concernant Romero ouvre-t-elle une porte ou une vanne ? Le point de vue de Jean Mercier sur le site de « La Vie » :

    « Le 24 mars 1980, Mgr Oscar Romero était assassiné par un commando opérant sur ordre du pouvoir dictatorial qui régnait au Salvador. Trente-cinq ans plus tard, Rome vient de reconnaître qu’il est mort martyr « en haine de la foi » (in odium fidei).

    Cette précision du martyre « en haine de la foi » fait parfois débat en raison de la dissymétrie que l’on rencontre fréquemment dans le cas du martyre intervenu dans un contexte politique : si le martyr verse son sang au nom de sa foi et de Dieu, ses persécuteurs et ses bourreaux n’opèrent pas nécessairement, eux, selon la haine assumée de la foi chrétienne et de l’Eglise catholique. Dans le cas de Mgr Romero, c’est son prophétisme évangélique qui dérangeait le pouvoir politique. Mais il a été abattu en représailles à un plaidoyer très spirituel, la veille de son assassinat : « Il est temps d’obéir à votre conscience plutôt qu’à l’ordre du péché. Au nom de Dieu, au nom de ce peuple souffrant, dont les lamentations montent jusqu’au ciel et sont chaque jour plus fortes, je vous prie, je vous supplie, je vous l’ordonne, au nom de Dieu : arrêtez la répression ! » Par ailleurs, le fait qu’on l’ait tué en pleine messe lève l’ambigüité sur la haine contre la foi.

    A priori, le martyre présuppose la haine contre la foi, même si celle-ci n’est pas toujours spécifiée clairement dans le décret proclamant le martyre. La chose est évidente pour les prêtres anglais dépecés sous Elisabeth Ière au nom de la lutte contre le catholicisme, ou les multiples curés, religieux et religieuses tués en raison de leur appartenance à l’Eglise lors de la guerre civile espagnole ou sous la Révolution française. Mais elle est plus complexe dans d’autres cas... Thomas More meurt pour sa fidélité envers Dieu et l’Eglise, mais Henri VIII l’envoie à l’échafaud pour haute trahison. L’autrichien Franz Jägerstätter préfère mourir en 1943 pour ne pas désobéir à son Dieu, mais le Reich le condamne à mort parce qu’il refuse de porter les armes.

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  • L'Inde, terre d'intolérance ?

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    Lu sur le site de La Croix (Claire Lesegretain) :

    En Inde, la police arrête 200 chrétiens

    Alors qu’ils manifestaient pacifiquement à New Delhi, jeudi 5 février, pour protester contre les attaques d’églises, plus de 200 catholiques ont été retenus dans un commissariat.

    « Ils n’avaient aucune permission de protester là », a justifié Mukesh Kumar Meena, officier de police à New Delhi, pour expliquer l’arrestation, jeudi 5 février, de 200 chrétiens. Ceux-ci venaient de commencer une « marche pacifique de protestation » dans les rues de la capitale indienne, au départ de la cathédrale catholique du Sacré Cœur vers la résidence du ministre de l’intérieur, Rajnath Singh.

    LES HOSTIES À TERRE

    Cette manifestation avait été convoquée par le diocèse de New Delhi après l’attaque, lundi 2 février, de la paroisse Sainte-Alphonse, dans le quartier Vasant-Kunj, au sud de Delhi, au cours de laquelle des individus avaient vandalisé l’église et profané le tabernacle, en répandant les hosties à terre. Cette attaque d’une église catholique, aggravée d’une profanation, était la cinquième dans la capitale de l’Inde depuis deux mois. « Le gouvernement fédéral doit prendre immédiatement toutes les mesures appropriées pour empêcher le renouvellement de tels actes contre les minorités religieuses », avait demandé dès le 2 février Mgr Kuriakose Bharnikulanagara, archevêque de l’éparchie syro-malabare de Faridabad.

    Le 4 janvier, c’était l’église catholique de la Résurrection dans le Secteur 6 de Rohini, au nord-ouest de New Delhi. Et le 1er décembre 2014, la paroisse Saint-Sébastien avait été victime d’un incendie, soupçonné d’être criminel. Pour protester contre l’augmentation de ces violences et contre la passivité de la police, le diocèse a donc appelé, jeudi 5 février, les fidèles à manifester « pour exiger du gouvernement que tous les lieux de culte soient sécurisés et que les enquêtes de justice soient menées jusqu’au bout afin d’arrêter les coupables », comme l’indique le communiqué diocésain.

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  • Inde : sale temps pour les chrétiens

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    Inde : le nonce appelle à l'apaisement après les violences anti-chrétiennes (Radio Vatican)

    (RV) Au lendemain d’une énième attaque visant une église catholique, le nonce apostolique en Inde est sorti de sa réserve pour appeler à la lutte contre les discriminations et à la promotion du dialogue et de l’harmonie. Cet appel intervient dans un climat de fortes tensions et de violences anti-chrétiennes. Dernier épisode en date : une église catholique de New Delhi a été saccagée lundi matin par des assaillants qui ont ouvert le tabernacle, volé le ciboire et jeté les hosties à terre. Incendies criminels, messes perturbées par des jets de pierre, autels brisés, statues renversées… c’est la cinquième profanation en l’espace de deux mois contre un lieu de culte catholique, dans la capitale indienne. Les églises de New Delhi ont commencé à s’équiper en urgence de caméras de surveillance.

    Le nonce s’est donc efforcer d’apaiser les esprits. S’adressant aux 140 évêques indiens réunis en assemblée plénière à Bangalore, Mgr Salvatore Pennachio leur a rappelé que le témoignage chrétien doit toujours être offert dans un esprit de dialogue sincère et de respect, en harmonie avec les autres croyants, pour construire des ponts de fraternité et de solidarité pacifique dans une société meilleure. Le représentant du Saint-Siège s’est également adressé aux chrétiens pour qu’ils œuvrent en faveur de la communion entre tous les membres de la société civile, sans discriminations ni favoritismes.

    Les évêques demandent des mesures urgentes

    « L’Eglise indienne, a-t-il dit, doit continuer à lutter contre toutes les formes d’injustices et agir pour que tous les fidèles aient les mêmes droits et les mêmes chances ». Après les attaques contre les lieux de culte catholique, qui blessent les sentiments religieux, les évêques indiens ont publié une note demandant aux autorités de prendre des mesures urgentes et efficaces pour empêcher les actes de violences contre les minorités religieuses. Ils pressent les autorités de garantir la sécurité et la protection des chrétiens, d’autant que la recrudescence des violences anti-chrétiennes intervient alors que des élections locales sont prévues le 7 février.

    Le Secrétaire de la Commission épiscopale « Justice, paix et développement » s’est dit consterné par le silence du gouvernement. « L’Eglise élève la voix, mais elle n’obtient pas de réponse », a-t-il dit. De son côté, l’archevêque de New Delhi s’est dit convaincu que ces agressions sont bien planifiées et qu’elles s’inscrivent dans une campagne de haine et de propagande, menée par des groupes qui ont intérêt à briser l’harmonie religieuse et la paix sociale de la nation.

    Dans le reste du pays également, les chrétiens font face à différentes sortes d’agression. A la suite de l’arrivée au pouvoir en mai dernier de la droite nationaliste hindoue, les communautés chrétiennes se sentent à la merci des exactions commises par les hindouistes. De grandes campagnes de conversion à l’hindouisme ont d’ailleurs été lancées, encouragée par des parlementaires. 

  • Chine : la mort en détention d'un évêque de 94 ans

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    D'Eglises d'Asie :

    Mgr Shi Enxiang, mort en détention à l'âge de 94 ans

    Détenu au secret depuis 2001, Mgr Shi Enxiang serait mort à l’âge de 94 ans sans avoir recouvré la liberté. Avec un total de 53 années passées en détention, il aura passé plus de la moitié de sa vie en prison et en camps de rééducation par le travail. Mgr Côme Shi Enxiang, évêque « clandestin » de Yixian, dans la province du Hebei, serait mort à l’âge de 94 ans. Le conditionnel est de rigueur car la date exacte de son décès n’est pas connue, alors que ses proches l’ont annoncé samedi dernier, le 31 janvier, et attendent le retour de sa dépouille pour être certains de son décès. Mgr Shi avait été arrêté le 13 avril 2001, un Vendredi Saint, et était détenu depuis cette date au secret, sans qu’aucune charge n’ait été rendue publique contre lui.

    Selon les informations disponibles, la famille n’aurait pas été directement informée du décès. Il lui aurait seulement été dit qu’elle devait s’attendre à recevoir la dépouille de l’évêque le 1er février. Cependant, ni dimanche, ni aujourd’hui, le corps ou les cendres de Mgr Shi n’ont été rendus à ses proches. Les seules sources officielles faisant état du décès de l’évêque ont été plusieurs appels des responsables du comité du village de Shizhuang (‘village des Shi’), berceau de la famille Shi, s’enquérant auprès de la famille du fait de savoir si la dépouille de Mgr Shi était bien arrivée sur place. A l’agence Ucanews, Shi Chunyan, 42 ans, petite-nièce de l’évêque, a précisé : « Nous attendons que son corps ou ses cendres soit rapportés à Shizhuang, notre village familial, avant de décider de la suite des événements », ajoutant : « Mes parents et les autres membres de la famille de Mgr Shi éprouvent une grande tristesse. Pendant des années, ils ont essayé en vain de savoir où il était détenu ; et aujourd’hui, la réponse à cette question est qu’il est mort. »

    La semaine dernière encore, Yu Zhengsheng, l’un des sept membres du Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois – l’instance suprême du pouvoir en Chine – était en visite dans le Hebei. Une visite effectuée du 29 au 31 janvier et au cours de laquelle il a rencontré des responsables catholiques à Baoding. Quatre des proches de l’évêque avaient fait savoir qu’ils saisiraient cette occasion pour demander des nouvelles de leur aïeul à ce très haut dirigeant. Ils n’en ont toutefois pas eu le loisir, ayant été interpellés par la police et placés en résidence surveillée durant trois jours dans une résidence gérée par le gouvernement.

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  • Chine : l’Eglise plus que jamais verrouillée

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    Le Rapport mondial de Human Rights Watch dénonce le musellement croissant des voix critiques et le durcissement d’une répression tous azimuts sous la présidence de Xi Jinping. De Philippe Oswald sur le site « aleteia » :

    « Étrange tout de même, cette indulgence des dirigeants occidentaux pour la dictature rouge chinoise. Les Français, notamment, si prompts à faire la leçon à Poutine, multiplient égards et courbettes envers Xi Jinping. Serait-ce que l’argent n’a pas d’odeur, même pour des dirigeants socialistes ? La perspective de juteux contrats blanchirait-elle le président chinois aux yeux des représentants du « pays des droits de l’homme », si empressé à faire la morale au monde entier ?  

    « La campagne la plus dure de ces dix dernières années »

    On leur conseille la lecture du Rapport mondial 2015 de Human Rights Watch  rendu public à New York le 29 janvier. « Sous le président Xi Jinping, le gouvernement et le Parti communiste chinois ont lancé la campagne d’enquêtes, de détentions et de condamnations à caractère politique la plus dure de ces dix dernières années, marquant un virage radical vers une intolérance à l’égard des voix critiques », lit-on dans ce volumineux rapport sur la situation des droits de l’homme dans plus de 90 pays (la version anglaise comprend 656 pages et la version abrégée en français 186 pages).

    De bonnes vieilles méthodes communistes

    On peut douter qu’il s’agisse d’un « virage radical » tant ces bonnes vieilles méthodes sont inscrites dans les gènes communistes : pour prendre le pouvoir puis le conserver, tous les moyens sont bons, y compris un zeste de douceur et de persuasion le peu de temps que celles-ci restent payantes. Puis retour à la norme : la pure et dure dictature du prolétariat (celle d’un cercle plus ou moins large de prédateurs qui ne reculent devant rien pour garder le pouvoir). C’est ce qui se passe sous l’ère Xi Jinping : « La répression des voix critiques est la pire depuis dix ans et il semble qu’elle ne soit pas prête de s’arrêter », a commenté Sophie Richardson, directrice pour la Chine à Human Rights Watch. 

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  • L'Assemblée du Conseil de l'Europe dénonce les discriminations visant les chrétiens

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    De Christophe Foltzenlogel sur Liberté Politique :

    L’Assemblée du Conseil de l’Europe dénonce les discriminations à l'encontre des chrétiens 

    L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) votait ce jeudi 29 janvier 2015 une Résolution pour « Combattre l’intolérance et la discrimination en Europe, notamment lorsqu’elles visent les chrétiens » (Doc.13660). Malgré l’opposition française.

    D’UN ESPRIT PLURALISTE et tolérant, le texte adopté par 67 voix contre 2 vise principalement à rappeler que si les minorités religieuses en Europe sont victimes de discriminations et de l’intolérance, les chrétiens sont eux aussi victimes d’attaques et de haine, sans être pour autant aussi bien protégés.

    L’objet de ce texte était donc de rappeler l’égalité des droits de toutes les confessions.

    Les chrétiens subissent deux principales injustices selon le rapporteur du texte, Valeriu Ghiletchi (moldave, Parti populaire européen, PPE). Des actes de vandalisme, dont ils sont les premières victimes : cimetières dégradés, églises vandalisées, prêtres agressés et foi moquée. De nombreuses atteintes physiques et matérielles sont aussi recensées dans l’exposé des motifs.

    Brimades et contraintes

    Le texte dénonce les restrictions abusives imposées à la liberté de conscience et d’expression des chrétiens : des évêques sont jugés pour des homélies défavorables au mariage entre personnes de même sexe (Belgique, Irlande et Espagne), des infirmières sont obligées de pratiquer des avortements contre leur conscience (Norvège), des conférences et séminaires sont interdits (Autriche, Royaume-Uni), des officiers de l’état-civil sont contraints de marier des couples de même sexe (Royaume-Uni, Pays-Bas), ou encore des parents allemands sont condamnés à des amendes et même à des peines de prison pour avoir retiré leurs enfants de cours d’éducation sexuelle.

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  • Un « hors-série » du bimensuel L’Homme Nouveau : Proche-Orient, ces catholiques persécutés

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    Un nouveau hors-série vient de sortir aux éditions de L'Homme Nouveau sous le titre Proche-Orient, ces catholiques persécutés (68 pages, 7 €). Entièrement consacré aux catholiques persécutés du Proche-Orient, il offre une vision panoramique de nos frères orientaux et leur donne la parole pour entendre leur voix et leur message. Au-delà de l'information sur des Églises catholiques souvent méconnues en France, un hommage à une chrétienté martyre. Lu sur le blog du journal, sous la signature de Philippe Maxence :

    « Ils sont notre honneur

    Beaucoup en parlent et jusqu’au 7 janvier dernier, c’était comme d’une tragédie lointaine. Pour notre part, nous avons décidé de leur donner la parole, comme un premier hommage. Tout simplement parce qu’on entend les faire taire sur leur propre terre, les voir disparaître de leur propre pays. Et, parce qu’aussi, ils sont la mauvaise conscience d’un Occident replié sur son confort, arc-bouté sur des valeurs qui renvoient Dieu dans la sphère privée et qui a tenté d’imposer cette vision dans cette partie du monde, terre de l’Évangile.

    Une histoire pluriséculaire

    Remontant pour certaines aux premières heures du christianisme, héritières en tous les cas d’une histoire pluriséculaire, les Églises catholiques du Proche-Orient ne cessent de témoigner du Christ. Martyres, elles le sont déjà en temps ordinaire puisque, minoritaires, il leur faut témoigner face à un monde majoritairement musulman que Dieu n’est pas soumission mais amour et qu’Il s’est incarné pour sauver l’homme du péché.

    Martyres, elles le sont encore aujourd’hui, en ces temps où la violence s’est réveillée après un long sommeil, laissant s’épanouir la folie de l’État islamique ou la haine d’Al-Qaïda. Chassées, massacrées, poursuivies, exilées, les populations chrétiennes du Proche-Orient vivent à l’image du Christ un terrible chemin de Croix. Peut-être portent-elles ainsi leurs propres péchés ? Quel homme et quelle communauté peuvent se vanter de ne pas en avoir ? Mais elles portent aussi notre péché, notre abandon, notre aveuglement, notre oubli, notre trahison. La France possède en la matière une terrible responsabilité.

    Fidélité au Christ

    Mais au-delà de la tragédie, qui aura eu pour vertu de nous réveiller d’un silence trop complice, nous devons rendre aussi hommage à ces Églises catholiques du Proche-Orient tout simplement parce qu’elles sont nos sœurs aînées dans la foi. Pour celle-ci, – et leur histoire mouvementée en témoigne, au point d’échapper souvent à la compréhension immédiate de nos esprits cartésiens –, elles se sont battues, se querellant jusqu’à plus soif à propos de questions théologiques qui revêtaient une importance capitale. On n’y discutait pas seulement des liens avec Rome ou de la soumission à tel ou tel patriarcat historique. Plus encore, la Personne du Christ, sa nature, sa volonté, sa divinité comme son humanité, furent l’objet de débats, de joutes, d’incompréhensions et de séparations. L’heure n’était pas au relativisme, à l’accord sur le plus petit dénominateur commun, apanage de nos démocraties modernes. Non, l’heure était avant tout à la fidélité au Christ, deuxième Personne de la Sainte Trinité, Verbe incarné et seul Sauveur.

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  • Le pape François et les Chrétiens d’Orient :

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    Lu sur le site web de Sandro Magister (extrait) :

     « Du voyage du pape François en Asie on gardera en mémoire ses propos concernant les massacres qui ont eu lieu à Paris. Ce qu’il a dit a montré qu’il comprenait que des gens qui voient leur foi insultée et tournée en dérision réagissent avec violence : "Si un ami me dit un gros mot contre ma mère, il peut s’attendre à recevoir un coup de poing ! C’est normal ! C’est normal !".

    Cette déclaration a fait le tour du monde et elles ont été perçues comme une musique agréable par une très grande partie du monde musulman, qui se sent solidaire de l'assassinat des caricaturistes impies de "Charlie Hebdo".

    Toutefois, au cours de la même conférence de presse, François a également dit d’autres choses : "Selon moi, le meilleur moyen de répondre est toujours la douceur. Il faut être doux, humble comme le pain, ne pas se livrer à des agressions".

    Et ces phrases-là ont été perçues comme un commandement pour les chrétiens qui vivent en terre musulmane : ils doivent tendre l’autre joue l'autre joue, même lorsque l’ennemi ne se limite pas à les offenser et à les tourner en dérision, mais qu’il les assassine au nom d’Allah.

    Dans un vibrant commentaire que l’on a pu lire dans le "Corriere della Sera" du 13 janvier, un rabbin italien des plus estimés, Giuseppe Laras, 79 ans, qui fut naguère un ami fraternel du cardinal Carlo Maria Martini, a lancé une mise en garde contre la "stratégie désastreuse" de ceux qui croient "faciliter une paix culturelle et religieuse avec l'islam politique", d’abord en "laissant les juifs et l’état d’Israël seuls " et ensuite en laissant les chrétiens sans défense :

    "C’est une stratégie désastreuse, que les chrétiens arabes ont expérimentée avec le panarabisme et l’antisionisme. Les résultats en sont bien connus. Presque tous les pays musulmans, une fois qu’ils ont été débarrassés de leurs juifs, se sont concentrés sur leurs minorités chrétiennes, qui constituaient des populations nombreuses ; ils leur ont fait subir des violences et ils les ont massacrées. C’est une histoire qui se répète, allant des Arméniens qui ont été victimes d’un génocide (il y a de cela un siècle) aux chrétiens coptes d’Égypte, des chrétiens d’Éthiopie et du Nigéria jusqu’à Mossoul. Et beaucoup de pays européens, toute une série d’intellectuels et beaucoup de chrétiens d’Occident ont les mains ruisselantes du sang des chrétiens d’Orient, parce qu’ils ont été disposés à sacrifier ces derniers sur les autels du pacifisme, de l’opportunité politique, d’une conception mal comprise de la tolérance, de la culture bien-pensante et “radicale chic”, et de la bonne conscience". 

    La suite ici : Chrétiens en terre d’Islam. Bienheureux les persécutés

    JPSC

  • L'humour ineffable du probable successeur de Charb

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      Riss devrait succéder à Charb.      Voici un échantillon de ses          grandioses productions;            c'était en février 2005,                quelques semaines avant la       mort de Jean-Paul II.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mais, ouf !, il nous reconnaît le droit de ne pas être Charlie : riss-nouveau-directeur-publication-charlie-hebdo-on-droit-dire-je-ne-suis-pas-ch

  • Manifestations anti-"Charlie Hebdo" au Niger : vingt-trois églises détruites, des chrétiens brûlés vifs

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    Lu ICI (via christianophobie.fr)

    Niger: Manifestation anti-Charlie Hebdo et anti-France à Niamey, 23 églises détruites, au moins 5 morts

    Samedi 17 Janvier 2015 – Koaci.com apprend que de nouvelles manifestations sont survenues ce samedi dans le monde musulman contre la caricature de Mahomet en Une de l'hebdomadaire français "Charlie Hebdo".

    Au moins cinq personnes ont été tuées, a annoncé le président Mahamadou Issoufou dans un message à la nation d'une dizaine de minutes. Le président à précisé que quatre corps calcinés ont été découverts dans des églises incendiées dans les faubourgs de Niamey et que le corps d’une femme, probablement asphyxiée par les gaz, avait été retrouvé dans un bar. Il a assuré que les coupables de ces violences seront identifiés et châtiés. "Ceux qui persécutent  les chrétiens n'ont rien compris".

    Au Niger, au lendemain des événements de Zinder, la police a tiré des gaz pour tenter de disperser des manifestants près de la grande mosquée de Niamey, la capitale du Niger. Des restaurants et maquis appartenant à des occidentaux ont été incendiés par des jeunes en rage. 23 sur les 45 églises de la capitale ont été également incendiées ou détruites, des bibles déchirées et brûlées. 

    Une centaine de policiers anti-émeute, munis de casques et de boucliers, protégeaient ce midi la cathédrale de Niamey, essuyant des jets de pierres de protestataires.

    Au moins un millier de jeunes s'étaient réunis pour ce rassemblement, interdit par les autorités, à proximité de l'édifice, encerclé par des policiers anti-émeute. 

    La manifestation avait des tendances clairement anti-françaises, comme hier à Zinder des drapeaux français ont été brûlés. Des agences de l'entreprise française Pari mutuel urbain (PMU) et des kiosques de l'opérateur téléphonique français Orange ont été saccagés. L'ambassade de France à Niamey a appelé ses ressortissants à "éviter toute sortie".

    Ils brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Je sacrifie mon père et ma mère pour notre prophète" ou "L'armée de Mahomet s'est réveillée".

    Plusieurs manifestants ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre, au lendemain d'émeutes à Zinder, deuxième ville du Niger, qui ont fait cinq morts et 45 blessés lors de manifestations anti-"Charlie Hebdo". En effet, le bilan inital de 4 vitimes a été alourdi, un cadavre calciné a été retrouvé dans une église incendiée. 

    D’autres manifestations ont été signalées à travers le Niger, pays de 17 millions d’habitants, à 80 % musulmans. À Maradi, à 600 km à l’est de Niamey, deux églises ont été incendiées, une autre église a été ravagée par les flammes dans la ville de Gouré (est), de même qu’une résidence appartenant au ministre des Affaires étrangères.

  • Où en est la persécution des chrétiens dans le monde ?

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    De "Portes Ouvertes" :

    Extrait du rapport et tendances

    Basé sur des faits réels, l’Index Mondial de Persécution donne une analyse objective de la situation vécue par des millions de chrétiens aujourd’hui.

    Les chrétiens constituent le groupe religieux le plus persécuté dans le monde. Que vivent-ils ? L’Index Mondial de Persécution 2015 nous montre dans quels pays ils souffrent le plus, où nous pouvons agir et où focaliser notre attention pour aider les chrétiens persécutés.

    Les 6 tendances de la persécution antichrétienne en 2015Cover-index-2014-recto-verso.jpg

    Chaque année, l’Index Mondial de Persécution mesure l’évolution, l'étendue et l'intensité de la persécution des chrétiens dans le monde. En 2015, on constate que :

    1 - Pour la première fois, trois pays en zone de persécution absolue

    La persécution augmente encore et le pire ne semble ne jamais atteindre son paroxysme.

    2 - Quatre continents concernés

    Afrique, Asie, Amérique, Europe : la persécution contre les chrétiens s’intensifie encore et s’étend, même dans des pays à majorité chrétienne.

    3 - L’extrémisme islamique : principal mécanisme de persécution

    C’est le cas dans 40 des 50 pays de l’index, que ce soit une persécution violente ou d’oppression.

    4 - De plus en plus de chrétiens chassés de chez eux

    De nombreux chrétiens ont dû fuir la persécution, créant un flot sans précédent de réfugiés et de déplacés internes vivant dans une extrême précarité.

    5 - Les chrétiens de plus en plus marginalisés socialement et culturellement

    Les 10 pays les plus touchés par ce type de persécution sont : la Somalie, la Corée du Nord, l’Afghanistan, les Maldives, l’Erythrée, l’Arabie Saoudite, le Yemen, l’Irak, l’Iran et la Libye.

    6 - L’Afrique dans la tornade

    C’est dans les pays d’Afrique et en particulier en Afrique sub-saharienne, que la Persécution augmente le plus rapidement.

    Comment l’index est-il élaboré ?

    Le classement de l’index est le résultat d’un travail méticuleux. Nous rassemblons des informations provenant de sources très différentes, religieuses et laïques.

    • Nous vérifions et recoupons l’information en provenance du terrain, avec celle qui est diffusée par d’autres organismes (presse, instituts de recherche, autres ONG, etc.).
    • Nous comparons de nombreux questionnaires que nous envoyons à des personnes internes et externes à l’ONG.
    • Nous notons et classons les pays en fonction des informations recueillies et analysées.

    L’Index Mondial de Persécution, fondé sur des avis d'experts, est croisé avec différentes sources afin d’en garantir l'objectivité. Les experts consultés sont pour une part des chercheurs spécialisés de Portes Ouvertes et des experts externes.

    PLUS D’INFORMATION DANS L’EXTRAIT DE L’INDEX