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Politique - Page 330

  • Benoît XVI lance une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne, indépendante de l’épiscopat

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    Lu sur le site du « salon beige » :

    Benoît-XVI-1920x1080.jpgA la surprise générale, le pape émérite Benoît XVI a lancé une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne.

    « Je veux que la voix catholique soit entendue »

    L’objectif de cette fondation est de lever l’équivalent d’environ 500 000 $ en 2020 pour investir dans la formation de jeunes journalistes et soutenir une variété de projets, y compris la recherche sur des questions d’éthique biomédicale, en Allemagne.

    Étant donné que les diocèses, riches grâce à l’impôt, et la puissante conférence épiscopale financent déjà un large éventail de projets médiatiques et de médias qui dispensent une formation, y compris une école de journalisme catholique dédiée basée à Munich, l’initiative du pape émérite a été vue comme une stratégie pour renforcer les reportages catholiques fidèles au magistère, indépendamment des influences épiscopales et autres.

    La «Société des journalistes catholiques» a critiqué cette décision, affirmant qu’elle se demandait pourquoi le pape émérite avait décidé d’entreprendre cette initiative sans impliquer l’école de journalisme existante… Sans doute parce que son orthodoxie fait défaut…

    À quelques exceptions notables – comme l’édition allemande de Catholic News Agency, CNA Deutsch –l’infrastructure des médias catholiques et de ses organes de représentation en Allemagne est profondément ancrée dans les structures et les organes généraux de l’Église.…

    (via le FC)

    Ref. Benoît XVI lance une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne, indépendante de l’épiscopat

    JPSC

     

  • L’Association Médicale Mondiale (AMM) face à l’euthanasie : une opposition claire et réitérée

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    ANALYSE - L’Association Médicale Mondiale (AMM) face à l’euthanasie : une opposition claire et réitérée

    18/12/2019

     Auteur / Source : IEB / WMA / bioedge.org

    Also available in English
    Quelle position adopter face à la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie dans certains pays ?
     Lors de sa dernière réunion annuelle, l'Association Médicale Mondiale (AMM) a adopté une nouvelle déclaration sur l'euthanasie et le suicide assisté (cfr. News IEB du 8 novembre dernier).

    Cette prise de position est l'occasion de faire le point sur les documents successivement adoptés par la WMA sur l'euthanasie et le suicide assisté ces dernières années, et d'y déceler d'éventuelles évolutions en la matière.

    D'aucuns ont en effet considéré cette déclaration comme une forme d'ouverture timide de l'AMM à la pratique de l'euthanasie et du suicide assisté. La déclaration de 2019 s'inscrit en réalité complètement dans la lignée des déclarations et résolutions adoptées précédemment par l'AMM sur le sujet depuis 1987.

    L'analyse attentive, réalisée par l'IEB (cfr. Flash Expert), des documents actuel et antérieurs montre en effet une continuité claire dans la position défendue par l'AMM au sujet de l'euthanasie et du suicide assisté.

    En particulier, l'AMM réitère de manière continue et invariable :

    son opposition à l'euthanasie et au suicide assisté le fait que ces pratiques sont contraires à l'éthique médicale le droit du patient à refuser un traitement médical

    La dernière déclaration (2019) met en outre l'accent sur la liberté de conscience des médecins, indiquant que ceux-ci ne peuvent être contraints de pratiquer de tels actes, ni « d'orienter un patient à cette fin ».

    Cette déclaration intervient alors que les associations médicales du Canada et des Pays-Bas (deux pays où l'euthanasie est légale) avaient tenté, ces dernières années, de faire évoluer la position de l'AMM vers une acceptation de ces pratiques, sans toutefois y parvenir. Celles-ci ont finalement quitté l'AMM en octobre 2018.

    L'Association Médicale Mondiale (AMM, ou World Medical Association - WMA) est l'organisation représentative des médecins à travers le monde. Fondée en 1947, l'AMM fédère aujourd'hui les associations médicales nationales de 114 pays, comptant au total pas moins de neuf millions de médecins.

    Pour aller plus loin : Flash Expert IEB – Position de l'Association Médicale Mondiale sur l'euthanasie et le suicide assisté – Aperçu chronologique

  • Dans leur message de Noël, les évêques s’élèvent contre l’avortement

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    De Vatican News :

    Dans leur message de Noël, les évêques argentins s’élèvent contre l’avortement

    En Argentine, plus d'un an après l'échec de la légalisation de l’avortement au Sénat, le débat sur l'IVG est loin d'être clos. Le Ministère de la santé a publié ces jours-ci de nouvelles directives concernant les avortements dépénalisés. L’épiscopat du pays s’insurge contre ces mesures.

    «En communion avec tant de croyants et tant de citoyens de bonne volonté, nous attendons la révocation du protocole sur l'avortement», déclarent les membres de la Conférence épiscopale d'Argentine (CEA) dans un message diffusé à l'occasion de Noël, au titre évocateur: “Un enfant nous est né, un fils nous a été donné” (Is 9,5).

    Dès l'âge de 13 ans

    Les évêques se réfèrent à l’ILE, autrement dit au protocole d'interruption légale de grossesse mis en œuvre par le Ministère national de la santé. Ce protocole vise à autoriser l'avortement à 13 ans, y compris sans le consentement des parents, et à introduire de nouveaux médicaments pour l'avortement, comme la mifépristone.

    Actuellement en Argentine, l'avortement n'est légal qu'en cas de viol ou lorsque la santé de la femme est en danger. Les nouvelles mesures visent en revanche à le légaliser de façon généralisée, malgré le vote “contre” du Sénat en août 2018. Les évêques argentins sont donc inquiets face à ce qu’ils définissent comme une mesure «inappropriée». Ils réaffirment que les citoyens sont «en faveur de la dignité et de la valeur sacrée et inaliénable de la vie», contrairement à ce qu’un tel protocole pourrait laisser entendre.

    L'absence de débat pointé du doigt

    Les évêques expliquent aussi que «dans la pauvreté de la crèche, Dieu nous a enseigné beaucoup de choses sur la dignité de la vie humaine. Nous sommes donc blessés et préoccupés par cette façon d'agir des institutions qui évitent le débat, raisonnable et démocratique, sur la protection de la vie, le premier droit de l'homme». «Il existe une hiérarchie normative qui a été violée par l'imposition de ce Protocole de la part d'un seul ministre, ce qui s'oppose à la Constitution nationale, au Code civil et aux autres règlements qui protègent la vie dès la conception», estime l’épiscopat argentin.

    «Ce que le parlement national n'a pas légiféré à l'issue d'un débat démocratique, qui prévoit également un débat public dans tous les secteurs et toutes les institutions, vient d'être défini par un protocole inapproprié», s’indignent les évêques d’Argentine, qui formulent enfin un vœu: «Que personne ne soit privé du droit de vivre dignement et d'avoir une famille, un credo et de connaître le bonheur».

  • Avortement – Gynécologues, médecins et soignants toujours plus nombreux à s’opposer à la proposition de loi

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Avortement – Gynécologues, médecins et soignants toujours plus nombreux à s’opposer à la proposition de loi

    19/12/2019

    A la veille de la reprise des discussions autour de la proposition de loi IVG à la Chambre, c'est désormais au tour de nombreux gynécologues d'exprimer leurs vives inquiétudes face au contenu de cette réforme.

    Dans une tribune publiée ce jeudi dans les quotidiens Le Soir et Het Laatste Nieuws, neuf gynécologues issus des quatre coins du pays expliquent en quoi cette proposition de loi est non seulement « précipitée » et « prématurée », mais aussi inefficace et même contreproductive dans les mesures qu'elle avance pour limiter le nombre d'IVG tardives. Mettre en oeuvre un tel projet constituerait en effet, selon les gynécologues, une « fuite en avant sans mesurer les difficultés à le réaliser et les probables conséquences négatives ».

    Deux pétitions et des milliers de signataires

    Ces inquiétudes sont en outre relayées par deux pétitions. Signées tant par des médecins que des soignants ou de simples citoyens, celles-ci demandent le retrait de cette proposition de loi. La première a fait l'objet d'une carte blanche diffusée dans les médias belges francophone et néerlandophone, signée par 750 médecins et soignants. Depuis son lancement en novembre dernier, celle-ci rassemble désormais les signatures de 2280 professionnels de la santé et de 5850 citoyens. La seconde pétition, intitulée « Pour la protection de la vie à naître en Belgique » recueille quant à elle 3374 signatures.

    Chacune de ces pétitions exprime les risques et dangers que la mise en oeuvre des mesures proposées entraînerait en Belgique. En particulier, sont pointés :

    - l'allongement du délai pour pratiquer une IVG, de 12 à 18 semaines d'aménorrhée (soit un avortement sur un foetus de 4,5 mois)

    - la réduction du délai de réflexion obligatoire de 6 à 2 jours

    - la banalisation de l'avortement, pris en tant qu' « acte médical » ordinaire, et le risque que cette qualification fait peser sur la liberté de conscience des soignants

    Des pratiques lourdes d'impact psychologique

    Parmi ces signataires, le Dr. Piquard, gynécologue obstétricien au CHR de Namur, insiste sur l'influence d'une telle extension du délai de grossesse sur la manière dont se pratiquerait une IVG. Tant dans le cas d'une IVG médicamenteuse que dans celui d'une IVG chirurgicale – impliquant alors potentiellement une ‘morcellation' du foetus -, le Dr. Piquard souligne l'impact psychologique induit par de telles pratiques « en termes de souffrance ou de ressenti ». Selon lui, « évacuer cette problématique [serait] une vue de l'esprit ».

    Face à la réalité du nombre élevé d'IVG pratiquées aujourd'hui en Belgique, les deux pétitions mentionnent la nécessité d'une véritable politique de prévention en la matière, de même que le renforcement de la prise en charge et du soutien aux femmes enceintes.

    « Normaliser » l'avortement ?

    Les professionnels de la santé soutenant le projet de loi actuel ont quant à eux publié une tribune appelant à « normaliser » l'avortement. Celle-ci est signée par 1500 soignants.

    La Commission Justice de la Chambre des Représentants entamera l'examen du projet de loi en seconde lecture ce vendredi matin.

    Pour aller plus loin :
    News IEB 28-11-19 - Réforme de l'avortement : tensions et incompréhensions en Commission de la Justice
    Flash Expert IEB - Pourquoi l'avortement n'est pas un acte médical
    Flash Expert IEB - Ce qu'ont vraiment dit les experts auditionnés en 2018 sur les propositions actuelles en matière d'avortement

  • Des gynécologues expliquent pourquoi il ne faut pas élargir les conditions d'accès à l'avortement jusqu'à 18 semaines

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    Les habitués de belgicatho savent qu'à nos yeux la loi actuelle qui autorise la pratique de l'avortement inscrit dans notre législation le droit de tuer et est absolument illégitime et irrecevable. Cette loi est contraire à la loi divine ("Tu ne tueras point") mais aussi au droit naturel; elle franchit une limite qui rend tout notre système complice d'une transgression inadmissible. Mais aujourd'hui, il s'agit de franchir de nouvelles limites qui rendent cette loi plus abominable encore. C'est pourquoi nous devons nous résigner à faire écho à ces réflexions pour éviter que le mal s'aggrave davantage, sans bien sûr cautionner des constats qui accordent leur satisfecit à la loi telle qu'elle existe aujourd'hui.

    Du site du Soir :

    «Non à cette modification de la loi sur l’IVG»

    PAR XAVIER DE MUYLDER, GYNECOLOGIE CLINIQUE SAINT JEAN BRUXELLES; PIERRE BERNARD, GYNÉCOLOGIE-OBSTÉTRIQUE CLINIQUE SAINT LUC BRUXELLES; MARLÈNE TOP, GYNECOLOGIE GRAND HOPITAL DE CHARLEROI; TIMOUR WILLEMS, GYNECOLOGIE GRAND HOPITAL DE CHARLEROI; BERNARD SPITZ, PROF ÉMÉRITE GYNECOLOGIE KUL; ROLAND DE VLIEGER, GYNÉCOLOGIE-OBSTÉTRIQUE KUL; JAN BOSTEELS, GYNÉCOLGUE IMELDA MECHELEN; ANNIE PECCEU, GYNÉCOLOGIE TURNHOUT; LORE LANNO, GYNÉCOLOGIE LEUVEN.

    La commission justice se réunit ce vendredi pour la deuxième lecture de la proposition de loi visant à élargir les conditions d’accès à l’avortement jusqu’à 18 semaines. Certains gynécologues estiment que, dans ses termes actuels, la loi ne doit pas être modifiée.

    La proposition de loi élargissant les conditions de l'avortement est examinée ce vendredi en deuxième lecture en Commission de la Justice à la Chambre.
    La proposition de loi élargissant les conditions de l'avortement est examinée ce vendredi en deuxième lecture en Commission de la Justice à la Chambre. - Photonews

    Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si l’on est pour ou contre l’avortement. L’enjeu est de considérer la modification majeure du cadre légal de l’avortement envisagée par la proposition de loi en débat. Nous, gynécologues, pensons que c’est une mauvaise initiative et souhaitons expliquer pourquoi.

    1. Parce que c’est une démarche précipitée, prématurée

    Avant de modifier une loi aussi importante, il faut connaître l’évaluation qui en est faite. Pourquoi la commission d’évaluation n’a-t-elle remis aucune statistique ni analyse depuis 2011 ? N’est-il pas dangereux de voter une telle loi sans analyser la réalité sur le terrain ? Pourquoi ne tient-on aucun compte des deux modifications importantes apportées en 2018 ? Dans certains cas, la grossesse peut être interrompue pendant la 15ème semaine et en cas d’urgence médicale, le délai de réflexion peut être suspendu. La commission Justice de la Chambre a entendu 20 experts, dont la majorité ne s’est pas prononcée sur les changements apportés. Pourquoi n’a-t-elle pas interrogé les nombreux gynécologues qui pratiquent l’IVG en dehors des Centres de Planning Familial ? Pourquoi n’a-t-elle pas demandé l’avis du collège Mère-Enfant, organe fédéral dont c’est la mission ?

    2. Parce que la loi actuelle fonctionne de manière adéquate

    Selon la loi actuelle, une femme peut interrompre une grossesse jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée. Elle bénéficie au préalable de l’accueil d’une équipe pluridisciplinaire qui veille à lui prodiguer toute l’aide médicale, psychologique, sociale, humaine, dont elle peut avoir besoin. Aujourd’hui, la loi réalise un équilibre entre le respect de la liberté de la femme qui ne souhaite pas enfanter, et la protection due à la vie naissante. Veut-on maintenant bousculer cet équilibre ? Souhaite-t-on passer en force ou faut-il au contraire patiemment susciter un vrai débat de société ?

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  • Est-il opportun de forcer les institutions de soins à ce que l’euthanasie se pratique en leurs murs ?

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    Du Frère René Stockman en opinion sur le site de La Libre :

    Faut-il vraiment forcer les institutions de soins à ce que l’euthanasie se pratique en leurs murs ?

    Le 22 octobre dernier, une proposition de loi a été présentée concernant l’abrogation de la durée de validité de la déclaration anticipée d’euthanasie. Par ce document, une personne demande à être euthanasiée pour le cas où, se trouvant dans une situation de coma ou d'état végétatif irréversible, elle ne pourrait plus s’exprimer. Jusqu’à présent, cette déclaration anticipée était valable cinq ans, et devait ensuite être renouvelée. Une proposition d’étendre la validité à dix ans a été faite, mais après discussion, les députés en sont venus à ne plus limiter la validité du dit-document. Un ‘compromis’ qui n’est pas si innocent.

    Par contre, la proposition de loi a également ajouté un article ayant des conséquences graves, - bien plus graves - que ce que le titre de la proposition ne fait croire. Je cite : "Aucun médecin ne peut être empêché de pratiquer une euthanasie en vertu d’une convention. Le cas échéant, une telle clause d’interdiction est réputée non écrite." Ceci revient en clair à attenter à la liberté des hôpitaux d’accepter ou non la pratique de l’euthanasie en leurs murs. Lors des discussions, il a été dit laconiquement qu’on n’avait pas connaissance d’hôpitaux où l’euthanasie n’était pas autorisée. Si cela était vraiment le cas, ce paragraphe de la proposition de loi serait inutile.

    Cette nouvelle proposition de loi, implique des éléments essentiels: l’euthanasie sera considérée comme un droit et aussi comme un acte médical, et de plus, la liberté des institutions d’accepter ou de refuser l’euthanasie sera réduite à néant (1).

    En déclarant que l’on peut forcer les hôpitaux à la pratique de l’euthanasie en leurs murs, cela veut dire que l’on considère de facto l’euthanasie comme un droit et un acte médical. En effet, un hôpital ne peut imposer aucune restriction aux médecins dans l’exercice de ce qui est propre à leur profession. Au contraire, il doit donner la possibilité aux médecins de poser tous les actes médicaux qui sont nécessaires pour le traitement du patient. Par contre, pour des actes qui ne sont pas des actes médicaux, l’hôpital a normalement le droit d’inclure des restrictions et de mettre des limites. Cela vaut a priori pour des actes qui peuvent nuire à la pratique d’une bonne médecine. Les hôpitaux de droit privé peuvent alors, pour des raisons philosophico-religieuses et médico-éthiques, objecter au fait que certains actes non médicaux soient pratiqués dans la structure hospitalière.

    Et voilà qu’aujourd’hui, cette proposition de loi forcerait l’hôpital à tout accepter. Si on en vient à considérer l’euthanasie comme un droit, la question immédiate est de savoir combien de temps un médecin et d’autres personnes impliquées de l’équipe médicale pourront encore refuser de pratiquer l’euthanasie. Si l’euthanasie devient un droit, le médecin sera sanctionné s’il refuse de le considérer comme droit. Ceci constitue une grave violation du droit à la liberté religieuse et à la liberté de conscience, garanties par la Constitution belge

    Il est de plus en plus clair que nous évoluons vers un modèle de société où la fragilité d’une vie n’est presque plus admise ni acceptée. C’est pourquoi, si l’on présente l’euthanasie comme étant la seule issue possible dans certains cas, nous mettons de façon insidieuse et cachée la pression sur les personnes les plus faibles et sans défense de notre société, les mettant ainsi en danger. En effet, le niveau de développement d’une société se mesure aux soins et aux moyens qu’on donnera aux plus démunis d’entre nous.

    Quand l’euthanasie sera considérée comme un acte médical, que restera-t-il de la beauté du serment d’Hippocrate, qui est toujours le code éthique pour l’exercice la médecine ? Faudra-t-il bientôt inclure la mise à mort du patient, même à sa demande, dans les dispositions de ce qu’on considère comme la médecine ?

    Et que restera-t-il de la liberté d’association des hôpitaux issus d’un mouvement philosophico-religieux qui souhaitent développer leurs soins conformément à leur conviction ? Ces opinions sont également en totale contradiction avec l’évolution au niveau européen où "l’objection de conscience institutionnelle" a été reconnue (voir la Résolution 1763 du Conseil de l’Europe en date de 7 octobre 2010) pour les hôpitaux et les institutions, en ce qui concerne entre autres l’avortement et l’euthanasie.

    Pouvons-nous demander à ceux qui voteront cette proposition de loi, de bien réfléchir ? Après tout, c’est bien plus qu’une note de bas de page, puisqu’il s’agit d’une proposition par laquelle on ouvrira encore un peu plus la boîte de Pandore.

    (1) Voir aussi le Dossier de l'Insitut Européen de Bioéthique : “La liberté des institutions de soins eu égard à la pratique de l'euthanasie” https://www.ieb-eib.org/docs/pdf/2016-10/doc-1554801216-16.pdf

    Qu’est-ce que la déclaration anticipée d’euthanasie ? https://www.ieb-eib.org/docs/pdf/2019-11/doc-1574944935-979.pdf

  • Les évêques dénoncent : "l’Etat n’accomplit pas son devoir de garantir le droit à la vie à tout être humain, depuis sa conception"

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    Il s'agit des évêques du Costa Rica... Dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE/COSTA RICA - Prise de position de la Conférence épiscopale contre un Etat « n’accomplissant pas son devoir de garantir le droit à la vie »

    mercredi, 18 décembre 2019
     

    Les Evêques se plaignent du fait que la rédaction de la norme en question n’a pas pris en considération l’opinion des experts en droit et en médecine et encore moins celle d’une grande partie du peuple costaricain. Par la signature de ce décret, « l’Etat n’accomplit pas son devoir de garantir le droit à la vie à tout être humain, depuis sa conception, comme cela est prévu par notre Constitution et par notre système juridique ».

    Dans leur communiqué, les Evêques présentent huit points de réflexion. Ils soulignent en premier lieu que l’article 121 du Code pénal de 1970 « a établi une norme visant à préserver la vie de la mère dans un cas très urgent et très spécial dans lequel elle se trouve dans un danger imminent ». La norme technique se base quant à elle sur le concept de « danger pour la vie ou la santé de la mère » sans définir le terme de « santé » qui est par suite sujet à de libres interprétations, ouvrant de facto la porte à l’avortement libre. La norme évoque par ailleurs l’enfant à naitre comme « un produit ». Elle ne parle pas d’avortement et ne fixe pas de termes de limites temporelles à l’intérieur desquelles y procéder.

    Les Evêques estiment que cette norme « ouvre la porte à l’avortement eugéniste », contredisant ainsi la dignité de la vie humaine et ils poursuivent : « En tant que Pasteurs, en union avec nos fidèles, nous manifestons notre soutien inébranlable à tous les médecins, infirmiers et infirmières, et à tous les opérateurs sanitaires du Costa Rica qui luttent toujours pour sauver les deux vies… Il est inadmissible que des médecins ou des infirmiers soient contraints de collaborer à la pratique d’avortement et qu’ils doivent choisir entre la loi chrétienne et la situation professionnelle ».

    Dans leur dernier point, les Evêques considèrent « urgent et nécessaire que la norme technique soit soumise à l’approbation législative au travers d’une loi de la République, en ce qu’il s’agit de la réglementation de la vie humaine qui constitue le droit à la base de toutes les libertés publiques ».
    S’adressant enfin au Peuple de Dieu, ils rappellent qu’un chrétien ne peut jamais se conformer à une loi immorale en soi, ni promouvoir des normes favorables à l’avortement ou à l’euthanasie et invitent « à élever la voix au nom de ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes, à défendre les délaissés qui sont dans le ventre de leur mère, pour préserver la culture de la vie, qui nous a toujours caractérisé comme pays pacifique et solidaire, en particulier auprès des plus nécessiteux de notre société ». (SL) (Agence Fides 18/12/2019)

  • Contre l'avis des médecins, elle choisit de garder son bébé porteur de trisomie 21

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    MALGRÉ L'OPPOSITION DES MÉDECINS ELLE CHOISIT DE GARDER SON BÉBÉ PORTEUR DE TRISOMIE 21

    17 décembre 2019

    Dans un entretien accordé au journal The Sun le 14 décembre 2019, Cheryl Bilsborrow, une réflexologue clinique du Lancashire, maman d’un petit enfant trisomique confie ses inquiétudes sur la généralisation du dépistage prénatal au Royaume-Uni (cf. Angleterre : moins de bébés trisomiques à cause du DPNI)

    Lorsqu’à 43 ans Cheryl est tombée enceinte de son quatrième enfant, l’hôpital lui a suggéré de passer un test de dépistage de la trisomie 21. Les résultats ayant révélé de fortes probabilités pour que le bébé soit porteur de cette anomalie génétique, le couple a contacté une clinique privée proposant un Dépistage Prénatal Non Invasif pour 400 £. Le test a confirmé que leur bébé était trisomique.

    Les médecins n’ont eu de cesse de leur proposer d’avorter, mais Chéryl et son époux ont choisi d’accueillir leur bébé. Aujourd’hui, leur fils Hector fait toute leur joie.

    Chéryl veut aujourd’hui dénoncer « ce mensonge d’état » qui veut « faire croire qu’avoir un enfant trisomique est une malédiction ». Elle s’insurge contre le corps médical, qui « fait tout pour que les femmes qui portent un enfant atteint d’une malformation génétique avortent », que ce soit dans la manière d’annoncer les résultats « nous avons une mauvaise nouvelle », dans le manque d’accompagnement des parents concernés et dans l’acharnement à proposer une IVG « même à 38 semaines de grossesse ».

    Pour aller plus loin :

    Le scandale des « avortements sous pression » au Royaume-Uni

    Royaume-Uni : le NHS revoit sa copie sur la trisomie 21

    Tests préconceptionnels, dépistage prénatal : une surabondance d’informations anxiogènes

    Jean-Marie Le Méné : "Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) porte à sa perfection la politique eugéniste"

    Sources: The Sun, Cheryl Bilsborrow (14/12/19)

  • Ce qu’ont vraiment dit les experts auditionnés en 2018 sur les propositions actuelles en matière d’avortement ...

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Ce qu’ont vraiment dit les experts auditionnés en 2018 sur les propositions actuelles en matière d’avortement ...

    12/12/2019

    Dans  CE TABLEAU, l'Institut Européen de Bioéthique présente  l'analyse de l'entièreté des auditions parlementaires des 20 experts, tenues en mai-juin 2018 sur la révision de la loi avortement. Il s'avère qu'une large majorité des experts auditionnés ne se sont pas prononcés sur 7 des 9 mesures phares en passe d'être adoptées. De plus, il ressort du rapport des auditions qu'aucune de ces mesures, telles que libellées dans le texte actuel, n'obtient la faveur explicite de la majorité de ces experts.

    A l'époque, la Commission de la Justice avait convoqué 20 experts issus principalement du monde médical, universitaire, des centres de planning familial et d'avortements, pour l'éclairer sur la nécessité d'une réforme en matière d'avortement. Les intervenants furent invités à se prononcer sur le contenu de plusieurs propositions de loi déposées par des partis différents. Au final, une nouvelle loi fut votée le 15 octobre 2018, qui apportait plusieurs modifications (voir Actualité IEB). Les experts ne se sont donc pas, ou du moins pas tous, prononcés sur les mesures qui font l'objet des débats actuels au Parlement.

    En listant les mesures de l'actuelle proposition de loi, et en y faisant correspondre l'avis émis par les 20 experts, on obtient les résultats affichés dans CE TABLEAU.

    Nous en relevons ici les quelques points saillants:

    · Allongement du délai légal pour avorter à 18 semaines : parmi les 20 experts entendus, seuls 3 se sont montrés favorables à un délai de 18 semaines de grossesse, 4 étaient opposés à tout allongement, 7 ne se sont pas prononcés sur la question, 4 ont proposé un délai soit plus court, soit plus long que 18 semaines, et 1 expert n'a pas précisé l'allongement qu'il préconisait.

    · Seuls 2 experts sur 20 se sont exprimés en faveur du raccourcissement du délai de réflexion de 6 jours à 48h.

    · Supprimer l'obligation de mentionner les alternatives possibles à l'avortement lors de la première visite : 4 experts y étaient favorables, pour tout ou partie de ces aides, mais 15 experts ne se sont pas prononcés sur la question.

    · Seuls 4 experts sur 20 se sont prononcés en faveur d'une dépénalisation totale à l'égard de la femme qui avorte en dehors des conditions légales, et en faveur d'une dépénalisation totale à l'égard du médecin qui pratique un avortement en dehors des conditions légales.

    · Seul 1 expert sur 20 s'est montré favorable à l'extension du délit d'entrave à l'avortement au-delà de l'entrave physique, alors que 18 experts ne se sont pas prononcés sur la question.

    On observe que pour 7 des 9 mesures phares de l'actuelle proposition de loi, une large majorité des experts auditionnés ne se sont pas prononcés sur de tels changements (15-16-18-14-13-14-18). Par conséquent, de nouvelles auditions sur le texte débattu actuellement ne seraient-elles pas indiquées ?

    A cela s'ajoute le fait que plusieurs experts ont pointé la nécessité de travailler sur des données et des chiffres plus récents, des analyses plus approfondies de la pratique de l'avortement en Belgique.

    Face au flou quant à l'issue de ces auditions, notamment lié à l'inexactitude des propos de certains parlementaires, l'Institut Européen de Bioéthique a souhaité mener cette analyse et la rendre largement publique pour nourrir les discussions actuelles autour d'une nouvelle réforme de la loi avortement.

  • Le beau combat de François Fillon pour les Chrétiens d'Orient

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    Du site de Valeurs Actuelles :

    “Le sort des chrétiens d’Orient est le prélude de notre propre sort”: le vibrant plaidoyer de François Fillon au Sénat

    Jeudi 12 décembre 2019

    François Fillon, au Sénat, ce jeudi 12 décembre 2019. Photo © DR

    Retiré de la vie politique, l’ex-candidat à l’élection présidentielle préside, ce jeudi 12 décembre, au Sénat un colloque sur la protection des minorités religieuses au Proche-Orient. Voici le texte complet de l’intervention de l’ancien Premier ministre.

    Mesdames et Messieurs,

    Chers amis,

    C’est avec un immense plaisir que je vous retrouve. Que je retrouve toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas au fanatisme et à cette inquiétante montée des crispations identitaires. Toutes celles et ceux qui ont compris que dans ma bataille frontale contre le totalitarisme islamique livrée lors de l’élection présidentielle, je ne combattais pas une religion – car je les respecte toutes ! – non, je combattais une idéologie qui a pour mot d’ordre soumission ou disparition. 

    Ensemble, nous savons que l’avenir de l’Occident et l’avenir de l’Orient sont intimement liés, et que le sort des chrétiens d’Orient et des autres minorités est le prélude de notre propre sort. Du fond du cœur, je remercie nos invités qui se sont investis dans ce colloque. Leurs échanges furent brillants, leurs témoignages émouvants. Je leur suis infiniment reconnaissant d’avoir saisi cette occasion pour éveiller, encore et encore, les consciences endormies. 

    Je salue les personnes qui m’ont aidé à organiser cette journée avec des moyens bien sommaires. Elles se sont mobilisées par passion, par devoir aussi vis-à-vis de ces oubliés de l’Histoire que sont les chrétiens d’Orient. Merci au Sénat qui nous accueille, et merci singulièrement à Bruno Retailleau qui nous a apporté son concourt. Je ne sais si sa fidélité et son amitié relèvent de « l’ancien monde » mais ce qui est sûr c’est que ces vertus sont rares. Avec Bruno, nous avons déjà fait du chemin ensemble mais la route n’est jamais finie car il y a toujours des justes causes à défendre.

    J’ai quitté la scène politique mais je reste un citoyen qui aime son pays, et qui, pour lui, rêve d’unité nationale, de fraternité, de grandeur aussi car la France à genoux n’est pas la France. Je garde en moi le souvenir des 40 années d’engagement au service des Français. J’ai tout donné. J’aurais, pour vous, voulu faire mieux et plus encore… Maintenant, il ne faut pas ruminer le passé mais être utile autrement.

    Parmi les multiples causes qui sont dignes d’être défendues, celle des chrétiens d’Orient m’a toujours touché. Sans doute parce que cette cause est, depuis longtemps, sans défenseur. On ne dira jamais assez combien les Etats européens et leurs élites furent silencieux et lâches devant la disparition progressive d’une des plus vieilles et des plus brillantes communautés du Moyen-Orient. Pourquoi encore cette cause ? Parce que je suis convaincu que le recul de l’intégrisme et la paix pour tous passent par la liberté de croire et la liberté de conscience. Naturellement il faut abattre le drapeau noir des terroristes mais nous devons vouloir plus que cela : nous devons vouloir la victoire du pluralisme !

    A cet égard, le destin réservé aux chrétiens d’Orient est symbolique et décisif. Si cette communauté, désarmée, petite en nombre mais si majestueuse par sa culture devait être définitivement condamnée à la relégation ou au départ, alors ce serait l’espoir de la coexistence et de la liberté sous toutes ses formes qui serait saccagé. Par ricochet, les ponts déjà fragiles entre l’Orient et l’Occident seraient rompus. Et puis, je ne puis mesurer le calvaire des chrétiens d’Orient sans éprouver quelques remords et beaucoup de colère face à toutes ces erreurs politiques et militaires commises par nos nations, Etats-Unis en tête.

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  • Plus de 2280 professionnels de la santé appellent à rejeter la proposition de loi sur l'IVG

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    Communiqué de presse:

    Plus de 2280 professionnels de la santé appellent à rejeter la proposition de loi sur l'IVG

    A ce jour, plus de 2280 professionnels de la santé dont plus de 753 médecins et 703 infirmiers, 163 sages femmes, et 83 professeurs d’université s’opposent à la proposition de loi sur l’avortement qui vise entre autre à allonger le délai jusqu’à 4,5 mois de grossesse et réduire le temps de réflexion minimum à 48h. Parmi eux, plus de 72% de femmes. Ils demandent aux parlementaires de s’y opposer.

    En donnant la possibilité d’avorter jusqu’à 4,5 mois de grossesse (soit 18 semaines), la proposition de loi actuellement en débat modifie en profondeur la loi sur l’avortement, et “brise le nécessaire équilibre entre la liberté de la femme et l’attention portée à l’enfant à naître qui se développe dans son corps”
    Interrompre une grossesse à ce stade est médicalement beaucoup plus délicat qu'en début de grossesse du fait de la taille du fœtus. Par ailleurs, pour la femme avorter à ce stade est encore plus traumatisant. Ce sont ces raisons, parmi d’autres, qui ont amené plus de 85% des pays européens à limiter le délai légal d’avortement à 3 mois de grossesse ou avant (1). 

    Les auditions au parlement en 2018 ayant abouti sur la sortie de l’avortement du code pénal, ont montré que les experts étaient fortement divisés. La majorité des experts sont restés silencieux ou opposés à un allongement du délai légal à 18 semaines. Seuls 6 sur les 20 experts s’y sont montrés favorables (2). Nous sommes donc très loin du “débat mûr” ou de la “collaboration large” comme avancé par certains.

    Les partisans de la proposition de loi, indiquent que seulement 3% des demandes d’avortements en Belgique dépassent le délai légal de 3 mois. En suivant ce même raisonnement, une autre minorité (1%?) pourrait être invoquée pour passer le délai légal à 22 ou 24 semaines en prétextant qu’un autre pays plus laxiste l’aurait fait. Où est la limite? 

    Par ailleurs, il est étonnant de vouloir présenter, aux yeux de la loi, l’avortement comme un banal acte médical ou soin de santé, et parallèlement de supprimer dans la loi l’obligation de mentionner les alternatives possibles. Les femmes enceintes seraient-elles donc les seules bénéficiaires de soins de santé en Belgique, à ne pas pouvoir être éclairées sur toutes les différentes alternatives à la “prise en charge médicale” qui leur est proposée? 

    Ainsi, rejoignant les plus de 2280 professionnels de la santé, nous réitérons notre appel aux parlementaires à ne pas signer cette proposition de loi! Rejoignez leur appel sur: http://abortus-avortement.be

    Sources:

    1.  https://abort-report.eu/europe/

    2.  “Il s'avère qu'une large majorité des experts auditionnés ne se sont pas prononcés sur 7 des 9 mesures phares en passe d'être adoptées. De plus, il ressort du rapport des auditions qu'aucune de ces mesures, telles que libellées dans le texte actuel, n'obtient la faveur explicite de la majorité de ces experts” https://www.ieb-eib.org/fr/actualite/debut-de-vie/avortement/ce-qu-ont-vraiment-dit-les-experts-auditionnes-en-2018-sur-les-propositions-actuelles-en-matiere-d-avortement-1709.html

  • Une crèche vivante mise à mal par des "antifascistes" incultes

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    web2-creche-vivante-vivre-noel-autrement-facebook.jpg
    Par Anne-Sophie Chazaud sur le site du Figaro Vox :
    16 décembre 2019

    L’esprit de Noël au temps des «antifascistes incultes»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Des militants «anticapitalistes» ont interrompu samedi une crèche vivante à Toulouse. Pour Anne-Sophie Chazaud, cette attaque doit être analysée au prisme d’une violence de plus en plus présente dans l’espace public.


    Anne-Sophie Chazaud est philosophe, haut fonctionnaire et auteur d’un livre à paraître aux éditions l’Artilleur consacré à la liberté d’expression.


    S’il est une chose qu’il est difficile d’entrapercevoir dans le climat chaotique ambiant, c’est bien le fameux «esprit de Noël», traditionnellement empreint de concorde, de joie, de festivité sereine.

    Une population excédée et inquiète de tous côtés, un conflit social majeur sur fond de réforme bricolée à la va-comme-je-te-pousse et portée par un héraut à la moralité douteuse ne sachant pas même compter le nombre des fonctions qu’il occupait en contradiction avec la loi, ce qui rajoute encore au trouble et à la confusion, de très nombreuses manifestations systématiquement gangrenées par les groupes d’ultragauche dont on ne se lasse pas de se demander par l’effet de quelle mystérieuse mansuétude ils sont encore laissés libres de perpétrer leurs violences néfastes.

    Et c’est en l’occurrence de nouveau une bande d’échappés d’extrême gauche et de militants d’on ne sait quoi qui s’était dans un premier temps greffée sur un rassemblement de gilets jaunes toulousains afin d’y produire son habituelle basse besogne qui, fuyant la police, est arrivée jusqu’à la place Saint-Georges où se tenait, comme il est de coutume, une crèche vivante.

    Cet épisode aussi pathétique que scandaleux révèle diverses questions préoccupantes.

    Une crèche vivante joyeuse, paisible, festive, de type provençal, traditionnelle, à l’instigation de l’association «Noël autrement», et avec la touche bucolique et pastorale de quelques moutons acheminés par le camion d’une ferme solidaire dont l’une des activités consiste à réinsérer des personnes sans emploi. Des enfants fiers et joyeux de figurer dans la crèche, de nombreux chœurs aussi, rassemblés pour célébrer musicalement ce moment, l’ensemble vocal Melina, un trio interprétant Bach, Vivaldi, Donizetti, l’ensemble choral des Dominicains, un groupe de gospel Only Voices, un chœur de jeunes Éclats de voix…

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