De Côme de Prévigny sur Renaissance Catholique :
Le document préparatoire du Synode sur L’Amazonie crée l’émoi dans l’Église

Le pape François l’avait annoncé dès le début de son pontificat : tout en gouvernant avec détermination la barque de Pierre, il souhaitait faire du synode une institution incontournable de l’Église. Après avoir réuni deux assemblées d’évêques pour parler de la famille, en 2014 et 2015 à Rome, le pape avait convoqué des prélats choisis dans le monde entier pour aborder la question de la jeunesse en 2018. À l’automne 2019, il désire faire pencher ses confrères sur un sujet jusqu’ici assez absent des thèmes chers aux hommes d’Église : l’Amazonie
Le 15 octobre 2017, après s’en être déjà ouvert auprès des évêques du Pérou, le pontife romain avait annoncé vouloir s’intéresser au sort des peuples indigènes vivant dans l’immense bassin amazonien. À l’occasion d’une cérémonie de canonisations de nouveaux saints, parmi lesquels figuraient beaucoup de Brésiliens, il faisait cette annonce avec deux années d’avance, signe de l’importance qu’il accordait à ce sujet. Depuis, les commentateurs les plus divers se sont exprimés. L’objectif était-il de parler de la Création ? Mais pourquoi s’en tenir à une partie des surfaces naturelles uniquement ? Fallait-il s’intéresser aux problématiques des terres de mission ? Dans ce cas, pour quelle raison exclure les immenses territoires d’Afrique ou d’Asie dans lesquels le catholicisme est loin d’être profondément implanté ?
Au-delà des hypothèses, la réponse à toutes ces questions a été largement donnée le 17 juin dernier, lors de la publication du long Instrumentum laboris – document de travail de préparation du Synode – intitulé : « Amazonie. Nouveaux Chemins pour l’Église et pour une Écologie Intégrale ». Dans un document fleuve et foisonnant, des membres habilités de l’entourage du pape ont manifesté d’une part leur préoccupation pour la population, la faune et la flore de ce gigantesque ensemble naturel et, dans un questionnaire final, ils ont d’autre part esquissé les pistes vers lesquelles doit pouvoir déboucher ce synode.




Au cours des trois derniers mois, des millions de Hongkongais, en majorité des jeunes, ont manifesté dans différentes parties du territoire. Ils ont fait plusieurs demandes, dont le retrait du projet de loi sur l’extradition et une démocratie à part entière. Les manifestations, qui se sont déroulées pacifiquement pour la plupart, sont cependant devenues plus violentes, entre les actions des plus radicaux et la réaction disproportionnée de la police, qui n’a pas hésité à utiliser du gaz lacrymogène et des canons à eaux. Il y a eu des blessés et des milliers de manifestants ont été arrêtés, dont des adolescents de douze ans et de simples passants. Les manifestants ont également appelé à mener une enquête indépendante sur les violences policières, la police hongkongaise ayant été accusée d’être conseillée, dirigée et soutenue par la police chinoise. Après presque trois mois de contestation, la cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, a finalement accepté de retirer le projet de loi, tout en rejetant les autres demandes. Le mouvement reste pourtant insatisfait et continue de militer pour la démocratie hongkongaise. La question du suffrage universel avait déjà été soulevée en 2014 lors du mouvement Occupy Central with Love and Peace, sans succès. Depuis trois mois, beaucoup de gens se sont demandé qui était derrière la résistance inflexible des jeunes hongkongais. Certains sceptiques ont par exemple accusé ces jeunes d’être manipulés par une puissance étrangère opposée à la Chine.