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Culture - Page 211

  • Quand il faut faire son deuil de l'Irlande catholique

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    La traduction de l'article d'Aldo Maria Valli sur la Nuova Bussola Quotidiana est parue sur le site "Benoît et moi" :

    IRLANDE, ADIEU

    «Une enfance irlandaise malheureuse est pire qu'une enfance malheureuse de n'importe où ailleurs, et une enfance irlandaise et catholique malheureuse est pire encore». Les mots de mon cher Frank McCourt dans "Les cendres d'Angela" résonnent dans ma tête après que l'Irlande elle aussi ait dit oui à l'avortement. Elle l'a dit de façon fracassante, avec une victoire des partisans du soi-disant "droit à l'avortement" (66,4% pour le oui, 33,6% pour le non) que personne n'avait prévue aussi écrasante. Et si un pays vote ainsi, il y a une raison.

    Dans la plupart des commentaires, les expressions de jubilation déferlent. On parle d'une journée historique, d'une nouvelle ère qui s'ouvre, surtout pour les femmes, d'une Irlande qui tourne la page, et ainsi de suite. De fait, la protection de l'enfant à naître disparaît. Mais apparemment, cela n'inquiète pas grand monde.

    Le Premier ministre Leo Varadkar a déclaré que la victoire du "oui" au référendum sur l'avortement «représente l'achèvement d'une révolution silencieuse qui a commencé il y a dix ou vingt ans». Et c'est bien le cas.

    Le vote en faveur du mariage homosexuel et l'ascension politique d'un homosexuel déclaré et militant comme Varadkar avait déjà montré clairement de quel côté soufflait le vent nouveau. Et l'Église est là, à regarder, timorée et encore étourdie par le scandale de la pédophilie. Mais le résultat du référendum, au vu de l'ampleur de la défaite des pro-vie, est plus qu'une confirmation. On a vraiment l'impression que l'Irlande a changé d'âme.

    Et alors que, de l'étranger, les félicitations de la classe politique pleuvent, le débat reprend en Irlande du Nord, où les seuls qui s'opposent à l'avortement sont les protestants de la droite unioniste au pouvoir à Belfast et où l'interdiction demeure pour le moment, même si les femmes d'Irlande du Nord, en tant que sujets britanniques, peuvent aller se faire avorter ailleurs dans le Royaume, puis se faire rembourser leurs frais par le système national de santé.

    Il n'y a pas lieu d'être surpris qu'après le résultat du référendum, les commentaires soient presque tous enthousiastes. Parmi les quelques exceptions, un article douloureux de site LifeSiteNews parle de «nuit descendue sur la terre de Saint Patrick» et, partant de la prochaine visite du Pape François, reparcourt utilement l'histoire du processus rapide de sécularisation en Irlande depuis une autre visite papale, celle de Jean-Paul II en 1979.

    En trente-neuf ans, l'île d'émeraude a changé de visage d'un point de vue culturel et religieux, à tel point que l'Irlande, qui accueillera François au mois d'août prochain pour la rencontre mondiale des familles, a très peu à voir avec celle qui est venue accueillir Jean-Paul II.

    L'article rappelle le triomphe de Wojtyla à l'époque: un million 250 mille personnes, soit un quart de la population, présentes à la messe d'ouverture de la visite, dans le Phoenix Park à Dublin. Plus de 250 mille, assistant à un service près de la frontière irlandaise le même soir. Et puis des centaines de milliers de personnes dans les rues de Dublin tandis que la procession papale se dirigeait vers la résidence présidentielle. C'était vraiment plus qu'un simple accueil. À cette époque, l'Irlande se rassembla autour du pape pour réaffirmer son identité, pour réaffirmer avec fierté sa propre particularité en tant que nation catholique.

    La visite fut un grand succès et l'Église d'Irlande se félicita, ainsi que tous les fidèles, mais en réalité, ces jours de fête ont marqué la fin d'une époque. C'est précisément à partir de ce moment que l'Irlande catholique a commencé à décliner, à perdre ses certitudes, et la sécularisation s'est installée à un rythme de plus en plus rapide. Quinze siècles de fidélité étaient sur le point de s'achever. Quand l'avion papal a quitté l'île, une ombre a commencé à descendre au-dessus de l'Irlande: le pays avait rendu les honneurs au Pape, mais au fond, aussi à lui-même. A présent, un pays différent allait naître.

    Il est vrai que les taux de participation aux messes et autres cérémonies religieuses sont encore parmi les plus élevés d'Europe, et il est vrai qu'ici, beaucoup plus qu'en Italie, il est facile de voir des familles nombreuses. Mais l'âme irlandaise a changé. Et l'Église a certainement plus d'une responsabilité: puisqu'elle contrôlait presque tout (journaux, écoles, hôpitaux), elle s'est illusionnée qu'elle pouvait continuer ainsi.

    Un tournant déterminant fut marqué par les cas de pédophilie qui ont émergé à partir de 2005, lorsque le gouvernement a décidé de publier le Rapport Ferns sur les abus du clergé. Petit à petit, l'énorme dimension du phénomène pédophile a émergé de plus en plus clairement, comme l'ont démontré trois autres documents dramatiques: le Rapport Ryan et le Rapport Murphy de 2009 et le Rapport Cloyne de 2011. Il en est sorti une Église profondément malade et sa crédibilité s'en est trouvée minée de façon dévastatrice.

    Benoît XVI ne resta pas à regarder [ndt: comme l'Eglise..., cf. plus haut]: il lança ses inspecteurs et les envoya partout, avec pour mission de faire la lumière sur la vérité, de démasquer la dissimulation et la complicité, d'encourager les fidèles, d'aider les victimes, de revoir les procédures, d'ouvrir un processus de renouveau spirituel et moral. 

    Le 19 mars 2010, le jour de la Saint-Joseph, le pape écrivit une lettre à tous les catholiques d'Irlande. Elle commençait par ces mots : 

    «Chers frères et sœurs de l’Eglise en Irlande, c'est avec une profonde préoccupation que je vous écris en tant que Pasteur de l'Eglise universelle. Comme vous, j'ai été profondément bouleversé par les nouvelles apparues concernant l'abus d'enfants et de jeunes vulnérables par des membres de l'Eglise en Irlande, en particulier par des prêtres et des religieux. Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d'entre vous ont ressentis en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont les autorités de l'Eglise en Irlande les ont affrontés».

    Benoît XVI a vraiment mis en pratique ce que les journaux ont appelé la "tolérance zéro". Aussi doux dans la manière que décidé dans le fond, il exigea la vérité et n'admit aucune zone d'ombre. Sur les causes de la catastrophe, dans sa lettre aux catholiques irlandais, il écrivait: 

    «Ce n'est qu'en examinant avec attention les nombreux éléments qui ont donné naissance à la crise actuelle qu'il est possible d'entreprendre un diagnostic clair de ses causes et de trouver des remèdes efficaces. Il est certain que parmi les facteurs qui y ont contribué, nous pouvons citer: des procédures inadéquates pour déterminer l'aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse; une formation humaine, morale, intellectuelle et spirituelle insuffisante dans les séminaires et les noviciats; une tendance dans la société à favoriser le clergé et d'autres figures d'autorité, ainsi qu'une préoccupation déplacée pour la réputation de l'Eglise et pour éviter les scandales, qui a eu pour résultat de ne pas appliquer les peines canoniques en vigueur et de ne pas protéger la dignité de chaque personne. Il faut agir avec urgence pour affronter ces facteurs, qui ont eu des conséquences si tragiques pour les vies des victimes et de leurs familles et qui ont assombri la lumière de l'Evangile à un degré que pas même des siècles de persécution ne sont parvenus à atteindre».

    Toutefois, aussi incisive qu'elle fût, l'action de Benoît XVI ne réussit pas à rétablir la confiance entre les Irlandais et l'Église catholique. Le processus de sécularisation aurait certainement été le même sans le scandale de la pédophilie, parce que tel est l'esprit de l'époque. Mais le scandale a causé une blessure qui saigne encore.

    Et puis, bien sûr, il y a eu tout le reste. Comme partout en Europe, la société ouverte est arrivée, mais ici tout a pris l'aspect d'un tsunami, compte tenu de la situation précédente et de la vitesse de transformation. Si en 1979, l'année de la visite de Jean-Paul II, l'Irlande pouvait encore se considérer à tous points de vue comme une île (culture fermée, fière, isolée, réfractaire aux influences extérieures), en une vingtaine d'années de mondialisation économique et sociale, voilà les nouveaux médias, internet, les voyages, les échanges, l'irruption du virtuel. Une population majoritairement rurale et pauvre devient urbaine et riche. Le saut économique est stupéfiant, le développement tumultueux.

    Le résultat du référendum est l'enfant de tout cela, de cette histoire qu'on ne peut pas oublier, et dont il faut tirer les leçons.

    On trouve, sur le même site Benoît et moi, la traduction d'un autre article de la Nuova Bussola Quotidiana de Paolo Gulisano intitulé : CHUTE DU DERNIER BASTION CONTRE L'AVORTEMENT. LES CATHOLIQUES HUMILIÉS

  • Mai 68 : un projet de déconstruction désastreux

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    De Jean-Michel Castaing sur aleteia.org :

    Mai 68, ou les mauvaises surprises de la déconstruction

    Incontestablement, Mai 68 a libéré la subjectivité des Français. Personne ne veut plus que le Bien ou le Vrai lui soit imposé de l'extérieur sans qu'il ne se l'approprie. L'individu s'est rendu maître de la place et s'est érigé en maître des élégances en matière de vérité comme en celle des « pratiques bonnes ». En ce domaine, le terrain était préparé de longue date.

    Subjectivité versus objectivité

    La remise en question du « discours du Maître » par Foucault est antérieure aux « événements ». Mai 68 ne fera qu’accélérer le processus de délégitimation de l’enseignement dans sa prétention à dispenser un savoir péremptoire. L’intelligence ne pouvait que gagner à ce que la matière de l’enseignement « fasse sens » pour ceux auxquels il était dispensé.

    Ce changement de paradigme ne tarda pas à se répercuter sur le plan des relations interpersonnelles. Peu à peu le vouvoiement céda la place à un tutoiement à visée égalitariste, un peu comme sous la Révolution française, lorsque l’apostrophe directe entre « citoyens » se substitua aux codes de politesse de l’Ancien Régime. Plus globalement, Mai 68 aura entériné la défiance envers les institutions, soupçonnées d’être des lieux de pouvoirs coercitifs, ou bien de reproduction des élites, selon la terminologie de Bourdieu.

    Rupture de la transmission

    La libération de la subjectivité de l’individu n’a pas eu que des effets négatifs. Mais que lui a-t-il manqué pour tenir ses promesses d’affranchissement de la jeunesse ? Tout simplement le souci de transmettre le savoir objectif qui était la matière des cours magistraux d’avant la rupture. Le résultat de cette omission ne s’est pas fait attendre : la subjectivité, privée d’objets substantiels sur lesquels exercer son travail d’assimilation, s’est rabattue sur l’exercice de ses propres désirs spontanés. Ce qui a entraîné l’émergence, du côté de l’offre, d’une sous-culture de laquelle furent exclues les exigences de jadis.

    Les baby-boomeurs n’ont pas pâti de cette situation : ils possédaient les codes et le bagage culturel de la société d’avant. En revanche, leurs enfants se sont retrouvés dépossédés d’un formidable héritage. Ces derniers ont dû s’orienter dans l’existence munis de boussoles peu fiables : une morale facile, de la musique, des concerts et des engagements politiques manipulés par des vieux briscards qui essayaient de masquer leurs échecs en matière de justice sociale par des surenchères sociétales suspectes.

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  • Quand "Secrets d'histoire" s'en prend à l'historicité des Evangiles

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    De Marie-Christine Ceruti-Cendrier sur réinformation.tv :

    L’historicité des Evangiles une nouvelle fois attaquée sur France 2 dans « Secrets d’histoire » : la réponse de Marie-Christine Ceruti-Cendrier

    Le 5 mai dernier, sous la conduite de Stéphane Bern, « Secrets d’histoire » sur France 2 proposait une suite à sa première émission, il y a cinq ans, sur Jésus-Christ, avec en toile fond une nouvelle attaque contre l’historicité des Evangiles. Marie-Christine Ceruti-Cendrier, auteur du livre Les Evangiles sont des reportages, propose une réponse succincte qui démolit les assertions des soi-disant savants.– RITV

    Le glas de l’historicité des Evangiles a encore sonné samedi 5 mai sur France 2 à l’heure de haute écoute. Les carillonneurs n’ont pas osé dire tout net qu’il s’agissait de pieuses légendes, mais le travail de démolition n’en a été que plus efficace. Nous allons donc répondre à ces messieurs.

    Les « Secrets d’histoire » de France 2 ont besoin d’une rédaction tardive des Evangiles

    Tout d’abord – puisque c’est le cheval de Troie de nos inquisiteurs – est-il vrai que les Evangiles aient été écrits longtemps après les événements ? Il faut savoir qu’en 70 après Jésus-Christ, soit quarante ans tout au plus après sa mort et sa Résurrection quand les témoins oculaires étaient toujours vivants, les Romains ont détruit Jérusalem et son Temple, tué la plus grande partie de ses habitants et déporté les survivants dans tout l’empire romain, comme il avait été prédit par Jésus. Par conséquent nos démolisseurs des Evangiles ont absolument besoin que ceux-ci aient été écrits après ces événements, au moment où il n’y avait plus de témoins et qu’avec le temps les légendes aient pu tranquillement se former. En outre, si c’était le cas, la prophétie de Jésus n’en était plus une.

    Soit dit en passant, il est curieux que le « faussaire » qui l’aurait inventée, ou ses disciples auteurs des Evangiles, n’aient pas tiré du tout parti du mensonge en soulignant qu’en effet cette prophétie s’était accomplie…

    L’historicité du Jésus des Evangiles : Marie-Christine Ceruti-Cendrier rappelle leur rédaction précoce

    Or si les Evangiles avaient été écrits après cette catastrophe ils l’auraient été ailleurs qu’en terre sainte et surtout pas dans une langue sémitique, puisque les juifs étaient dispersés et humiliés, ou morts.

    Trois grands savants hébraïsants se sont récemment battus, chacun de son côté, contre cette thèse de l’écriture tardive des Evangiles, affirmant qu’ils ont été écrits en hébreu ou en araméen, les deux langues très voisines que parlaient les Juifs contemporains de Jésus. Il s’agit de l’abbé Jean Carmignac, un éminent hébraïsant spécialiste du déchiffrement des documents hébreux découverts à Qumrân, de Claude Tresmontant, hébraïsant lui aussi, qui enseignait à la Sorbonne, et de Francis Marion, spécialiste des langues sémitiques et anciennes qui fut décrypteur de messages secrets pendant la guerre de 40.

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  • L'humanisme, un fourre-tout conceptuel qui n'a rien à voir avec le christianisme

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    De Radio Notre-Dame :

    Décryptage : L’humanisme est-il chrétien ?

    L’humanisme serait issu du christianisme. Cette thèse, Laurent Fourquet, auteur de « Le christianisme n’est pas un humanisme » (Pierre Guillaume) la remet totalement en question. Il en débat avec Frédéric Guillaud, auteur de « Dieu existe » (Cerf) qui lui même raison et existence de Dieu en adéquation.

    L’idée commune largement enseignée est que l’humanisme est un dérivé du christianisme. Une vision totalement remise en cause par Laurent Fourquet qui déclare : « c’est en gros pour l’humanisme, une manière de liquider le christianisme en faisant de celui-ci un simple commencement d’une histoire qui s’écrit sans lui ». Et de poursuivre en taclant les penseurs chrétiens qui participent à cet amalgame : « un certain nombre de d’intellectuels chrétiens ont cédé à la tentation de vouloir raccrocher le christianisme en se disant comme ça ‘on va le sauver’. Je pense que c’est un jeu perdant ».

    Une aliénation du christianisme

    Pour Laurent Fourquet, définir le christianisme par rapport à l’humanisme relève de l’aliénation la plus pure« Penser le christianisme à partir des termes humanistes qui sont aujourd’hui dominants dans en Occident, c’est accepter de le définir par rapport à ce qu’il n’est pas. Ce qui est une définition la plus pure me semble-t-il du terme d’aliénation ». Une analyse partagée par Frédéric Guillaud. Il précise quand même qu' « aujourd’hui, humaniste c’est un fourre-tout conceptuel qui sert de carte d’identité spirituelle à l’occidental cultivé de nos grandes villes ». Laurent Fourquet le pense comme une idéologie qui valorise l’appropriation  des choses du monde par l’homme, à partir de la raison. Le problème, selon lui, c’est que cela débouche forcément sur du nihilisme, une négation du monde autour de l’Homme. A la fin, c’est l’Homme lui-même qui est nié. Une approche nuancée par Frédéric Guillaud, qui ajoute « il y a là la question de la définition. La raison dont vous parlez qui mène au nihilisme, c’est la raison technique, c’est la science mathématisée ».

  • Le bon coup de com de l'abbaye de Grimbergen

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    Lu ICI :

    Les moines de Grimbergen souhaitent reprendre le brassage

    Les bières Grimbergen sont bien connues mais ne sont pas du tout brassées par des moines ou pour une abbaye. En effet, les indications « bières d’abbaye » n’ont aucune valeur d’authenticité ou de légalité envers une communauté religieuse. Seule l’appellation « authentic trappist product » fixe des règles liant le brassage de la bière à un monastère reconnu. Grimbergen est donc bien une marque industrielle.

    Les Pères de l’Abbaye de Grimbergen souhaitent changer cet état de fait en reprenant le brassage. L’objectif: reprendre les vieilles recettes et la tradition brassicole de l’abbaye. Mais retrouver ces recettes n’est pas forcément facile, ni utile… L’abbaye (et ses archives brassicoles) fut démolie lors des guerres de la Révolution Française, en 1797. La reconstruction de l’abbaye (d’où le symbole du phénix) n’a pas intégré de nouvelle brasserie et le décryptage des archives restantes n’ont pour le moment pas révélé de recettes originales. Et même si elles étaient retrouvées, la plupart des recettes d’antan sont simplement imbuvables de nos jours. La pasteurisation, la maîtrise des fermentations ou des ingrédients ont transformé le paysage brassicole depuis des décennies.

    En dehors de l’intérêt historique, l’abbaye de Grimbergen signe surtout un bon coup de communication.

  • Le pape François au festival de Cannes

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    De Hugues Maillot sur le site de Famille Chrétienne :

    Le pape François sur la Croisette

    pape cinéma

    Le pape François (©capture d'écran de la bande-annonce du film)

    C'est assez rare pour être souligné : avant-hier (14 mai) était présenté hors compétition au festival de Cannes un documentaire d'1h30 sur le pape François.

    Wim Wenders fait partie du gratin du cinéma européen depuis plus de 40 ans. Le cinéaste allemand, lauréat de la palme d'or en 1984 pour Paris, Texas, revient une énième fois sur la Croisette, cette fois hors compétition pour présenter son documentaire Le pape François, un homme de parole.

    Sous le charme du pape argentin, Wim Wenders y dresse un portrait quasi hagiographique du chef de l'Église catholique. En un peu plus d'1h30, il permet de cerner la pensée du pape, ses aspirations et sa volonté de réformer l'Eglise à travers de nombreux entretiens avec le souverain pontife et images de ses discours marquants. Sont abordés des sujets aussi variés que la protection du plus faible, l'environnement, la jeunesse, la famille mais aussi la crise des migrants, le rapport à l'islam, la pédophilie dans l'Eglise ou les inégalités économiques. 

    Ici, François dénonce, conseille, et donne sa vision de l'Eglise et du monde, avec une bienveillance et un humour extraordinaires. Si d'un point de vue cinématographique, le film est assez convenu, il a le mérite de montrer le pape tel qu'il est, à savoir une figure qui rassemble au delà des frontières de la chrétienté. 

    En salles le 12 septembre.

    Hugues Maillot, à Cannes

  • Mai 68 : une révolution spirituelle ?

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    D'Eugénie Bastié sur le Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    Gérard Leclerc : Mai 68, une révolution spirituelle ?

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Cinquante ans après Mai 68, le journaliste catholique propose une interprétation spirituelle de Mai 68. Son nouvel essai, «Sous les pavés, l'Esprit», est un hommage à une révolution culturelle dans laquelle l'auteur refuse de faire le tri entre le pire et le meilleur.

    Gérard Leclerc est journaliste et éditorialiste à France Catholique et sur les ondes de Radio Notre-Dame. Il a publié de nombreux ouvrages, dont le dernier, Sous les pavés, l'Esprit (Salvator, avril 2018) vise à donner les clés de la genèse intellectuelle et culturelle de Mai 68.

    FIGAROVOX.- Provenant de l'Action française, catholique, vous racontez dans «Sous les pavés, l'Esprit» votre confrontation avec les révoltés de Mai 68, dont, dites-vous, vous ne pouviez être «l'adversaire inconditionnel». Pourquoi? Qu'est-ce qui vous attirait dans ce mouvement? Y a-t-il quelque chose à sauver de Mai 68?

    Gérard LECLERC.- Quand les premières émeutes de Mai 68 ont éclaté, je me suis d'abord interrogé sur la nature du phénomène. Alors étudiant en philosophie à la Sorbonne, j'étais témoin de l'activité des groupuscules qui rêvaient de recommencer la révolution de 1917 en Russie (dont on avait célébré le cinquantième anniversaire l'année précédente). Mais il apparut vite qu'une telle révolution était impossible, car le Parti communiste n'en voulant pas et s'engageait avec la CGT dans une vaste négociation avec Georges Pompidou, qui allait permettre une sortie de crise. Les gauchistes ne l'entendaient pas de cette oreille, mais leurs manœuvres de débordement ne jouaient que sur ce que Paul Yonnet appelait «le peuple adolescent».

    En tant que militant politique, présent sur les tribunes des lycées et des facs, je me suis vite aperçu que la révolution engagée était de nature culturelle et sociétale. Le meilleur et le pire y étaient mêlés. Ce qui m'était sympathique, c'était une ouverture intellectuelle qui contredisait le dogmatisme idéologique des initiateurs. On me laissait la parole, alors qu'on aurait eu la possibilité de me casser la figure et avec certains gauchistes, le dialogue pouvait aller très loin. Ce qui m'intéressait, ce n'était pas de casser du bolcho mais d'essayer de comprendre ce qui était en train de se passer et qui allait engager tout l'avenir de ma génération.

    Je me suis vite aperçu que la révolution engagée était de nature culturelle et sociétale.

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  • "Corps célestes" : le défilé du blasphème à New York lors du Met Gala 2018... avec l'approbation des autorités ecclésiastiques

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    De Jeanne Smits sur "réinformation.tv" :

    Le Met Gala 2018 à New York : le défilé du blasphème sur le thème « Corps célestes »

    Met Gala 2018 New York défilé blasphème Corps célestes

    Nouveau scandale catholico-culturel ! Un gala de vernissage et de bienfaisance a marqué le début de l’exposition Heavenly Bodies (« Corps célestes ») au Metropolitan Museum of New York, qui ouvrira officiellement ses portes à l’Ascension sur le thème : « La mode et l’imagination catholique. » Le monde du showbiz était amplement représenté, les stars faisant leur entrée à la Met Gala 2018 revêtues de vêtements inspirés d’ornements liturgiques et de l’iconographie catholique détournés d’une manière qu’il faut bien qualifier d’infernale. Un véritable défilé du blasphème, en présence du cardinal Timothy Dolan – mais oui ! L’incontournable père jésuite James Martin, consulteur de la salle de presse du Vatican et grand ami de la communauté LGBT, était lui aussi présent. Car c’est avec l’autorisation du Vatican, qui a prêté de nombreux vêtements et objets exposés dans Heavenly Bodies, que le thème « catholique » a été proposé aux participants.

    Couvrant mal des kilomètres de chair fraîche, jupes fendues jusqu’à la taille et décolletés peu gourmands en tissu, les robes richement ornées se sont succédé sur leurs portemanteaux du monde du spectacle. Visages d’icônes de la Très Sainte Vierge Marie sur le corps sculptural de Stella Maxwell : la robe bustier était un scandale en soi… Croix brodées sur robe de cardinal découpées aux endroits stratégiques pour Ruby Rose… Fausses robes de religieuses, avec chapelets sur latex… Blake Lively avait choisi une robe rouge rebrodée avec une auréole de type Vierge espagnole et des kilomètres de jambes dénudées. Irina Shayh, en doré, aurait été plus sincère en ne portant rien du tout. Croix et médailles, fausse mitre sur mini-mini-robe pour Rihanna, pendentif Saint-Esprit en sautoir, et même une crèche miniature sur la tête de Sarah Jessica Parker, qui, elle, avait au moins une robe décente.

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  • L'Eglise de France dans la tourmente de mai 68 par l'historien Yves Chiron sur RCF

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    De RCF :

    L'Eglise de France dans la tourmente de mai 68 par l'historien Yves Chiron

    Présentée par Thomas Cauchebrais

    MERCREDI 9 MAI À 19H35

    DURÉE ÉMISSION : 25 MIN

    L'Eglise de France dans la tourmente de mai 68 par l'historien Yves Chiron

    © Yves Chiron

    Pour l'historien vendéen qui publie «L'Eglise dans la tourmente de 1968» chez Artège, Mai 68 est un choc qui a aggravé la crise de l'Eglise et dont les conséquences se ressentent toujours.

    INVITE : Yves Chiron , historien specialiste de l'Eglise catholique

  • L'islam, religion ou idéologie ?

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    D'Annie Laurent, paru sur Clarifier, La Petite Feuille Verte, 6 avril 2018

    L'Islam n'est-il qu'une religion ?

    Le Figaro daté du 20 mars 2018 a publié une tribune intitulée "Non au séparatisme islamiste". Signée par 100 intellectuels, parmi lesquels plusieurs sont de souche musulmane, ce texte s’alarme du "ségrégationnisme" qui accompagne le développement de l’islam en France. "Le nouveau séparatisme avance masqué. Il veut paraître bénin, mais il est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme".

    Ce texte pose en filigrane la question de l’identité réelle de l’islam. Est-il seulement une religion, à considérer comme les autres, ainsi que le répète le discours officiel, ou bien doit-on le définir comme une idéologie ? A l’heure où le gouvernement cherche à organiser un "islam de France", cette question doit être posée en toute clarté. C’est à une réflexion sur ce thème difficile qu’Annie Laurent vous invite aujourd’hui.

    Après un XXème siècle marqué par l’émergence d’idéologies totalitaires prétendant imposer leurs systèmes au monde, le XXIème siècle s’est ouvert sur l’apparition d’un autre projet dominateur : celui de l’islam conquérant. Les attentats spectaculaires et très meurtriers commis le 11 septembre 2001 contre les Tours jumelles de New-York ont inauguré cette nouvelle forme de totalitarisme paré de couleurs religieuses qui, depuis lors, se répand dans tout l’univers, perturbant un monde largement touché par la sécularisation. Face à cette situation imprévue et déroutante, une interrogation revient de plus en plus souvent : l’islam est-il vraiment une religion ? N’est-il pas plutôt une idéologie ?

    Il convient d’abord de situer la question dans l’ordre général, comme le fait le philosophe Rémi Brague dans son dernier ouvrage, Sur la religion (Flammarion, 2018), où il développe une pensée puissante sur ce thème, en accordant à l’islam une place importante. Observant le foisonnement de réalités que le terme "religion" recouvre (panthéon de dieux, monothéisme, religion séculière, etc.), l’auteur refuse d’y voir un concept unique qui répondrait à une seule et même définition. En fait, écrit-il, "le christianisme est la seule religion qui ne soit qu’une religion et rien d’autre". Et de remarquer : "Toutes les autres religions ajoutent au religieux une dimension supplémentaire" (p. 40). C’est pourquoi "la nature exclusivement religieuse du christianisme explique le fait que le concept de religion, appliqué à des phénomènes aussi divers que le bouddhisme, l’islam, le confucianisme, le shinto, etc. – bref, ce que nous avons pris l’habitude d’appeler “des religions” – ait été forgé dans un contexte intellectuel chrétien et s’applique mal aux autres “religions” » (p. 42).  L’auteur exprime bien la complexité de la question posée. Il ne nie pas la dimension religieuse de l’islam mais il sait que celle-ci n’est pas exclusive.

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  • Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ?

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    De l'abbé Jean-Luc Maroy sur didoc.be :

    Dieu au cinéma

    Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ? On le pressent, Dieu ne se laisse pas capturer par l’image. Pourtant les histoires bibliques, la vie de Jésus, les faits de société, les enjeux de la vie morale, l’art lui-même, invitent à la production de films religieux qui tentent de rejoindre croyants et non-croyants dans leurs questionnements sur Dieu.

    Quelques points de repères historiques

    Si on regarde l’histoire du cinéma, pendant longtemps, les réalisateurs et producteurs présentent des films ou la dimension religieuse est naturelle, simple, en un temps où elle fait encore partie du quotidien des hommes. Elle imprègne le scénario, le jeu d’acteurs, et montre une société qui, du plus riche au plus pauvre, ne peut ignorer Dieu et les exigences de la vie morale. Les films de John Ford participent de ce courant. Dans Les raisins de la colère (1943), inspiré du roman de John Steinbeck, le réalisateur parvient à exprimer la dimension de la « grande âme du peuple », pauvre mais digne dans les épreuves.

    La Seconde Guerre mondiale va bouleverser la donne. Les années de privation et souffrance encouragent les films musicaux et de divertissement de qualité. Les années 1950 sont aussi celles des films historiques, du genre peplum, qui mettent en scène de grandes fresques bibliques, avec des moyens financiers considérables. Tout le monde a à l’esprit l’affiche du film des Dix commandements de Cecil B. De Mille (1956) avec Moïse (Charlton Heston), brandissant les Tables de la Loi pour les précipiter en bas de la montagne.

    Quelque chose est en train de se briser, c’est sûr, qui n’apparaîtra que plus tard : la Loi ne suffit pas, l’homme attend la grâce, et celle-ci n’arrive pas. Peut-être parce que Dieu, lui, attend la foi, qui naît du silence et de l’écoute, du repentir aussi sans doute… En attendant, mais on y reviendra, c’est « le vide » qui s’installe et Antonioni, au début des années 1960, l’a très bien évoqué avec L’Avventura (1960), La notte (1961), L’Eclisse (1962). La ruche bourdonnante de la société des Trente Glorieuses ne sait plus écouter, s’arrêter, prier… « On ne sait même plus prier » dira Alexandre dans Le Sacrifice de Tarkovski (1986). Fellini filme la « vanité », et les fêtes tourbillonnantes de la bourgeoisie romaine comme dans La dolce Vita (1960). Il faudra attendre les années 1980 pour voir surgir tout à coup nombre de films religieux comme Mission de Roland Joffé (1986), qui interroge la place de la religion dans la culture, l’histoire, la vie en société, et jusqu’au sens de la vocation...

    La figure de Jésus

    Les films qui mettent en scène Jésus ont une fortune variable ; qu’ils soient l’œuvre personnelle de cinéastes ou films controversés qui ne manquent pas de séduire (L’Evangile selon saint Matthieu de Pasolini, 1964 ; Jésus Christ superstar, de Norman Jewison, 1973) ou qu’ils correspondent davantage à une sensibilité religieuse populaire (Jésus de Nazarethde Zeffirelli, en 1977), aucun ne nie le mystère d’un homme en tous cas remarquable qui (au jugement du spectateur) pourrait être le Fils de Dieu. Il faudra attendre encore quelques années pour que la figure de Jésus soit actualisée avec des problématiques psychologiques, mais aussi sociales (Jésus de Serge Moati, 1999, inspiré du livre de Jacques Duquesne ou encore Son of Man de Mark Dornford, 2006). Des réalisateurs explorent alors « l’homme Jésus » au regard des progrès des sciences humaines mais en laissant parfois de côté sa nature divine. Ailleurs, nombre de personnages évoquent la figure du Christ, comme celui de John Coffey dans La ligne verte de Frank Darabont (1999), qui « absorbe » (et guérit) la souffrance des autres. Enfin, il y a aussi les relations de Jésus avec ses disciples avérés ou supposés, ce qu’évoque Risen de Kevin Reynolds (2016) ou Mary d’Abel Ferrara (2005).

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  • Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous"

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    Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous" 

    Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, est l'invité de Léa Salamé lundi 7 mai à 7h50.

    "A 25 je pensais être médecin, fonder une famille, quelque chose de tout a fait habituel", explique Monseigneur Michel Aupetit, médecin de formation, qui poursuit sur la révélation de sa foi : "ça a été un combat spirituel : je me rappelle très bien, je suis tombé à genoux dans la salle à manger, je savais que ma vie ne m'appartenait plus du tout, c'est ça le vrai combat". 

    A propos des débats sur la bioéthique : "En étudiant la médecine, j'ai appris des questions d'internat, j'ai cru tout savoir, puis avec le premier patient , j'ai compris qu'il fallait que je soigne une personne". 

    Sur le projet de loi sur la PMA

    A propos de la PMA étendue à deux femmes : "Nous ne sommes là ni pour faire des lois ni pour faire changer d'avis (...) Il s'agit de définir deux sociétés, l'une basé sur l'individualisme où la clé, c'est l'autonomie, et une société de la fraternité basée sur les relations interpersonnelles. Après, les lois doivent-elles s'accorder au désir des personnes? Ici on ne peut pas savoir les conséquences sur un enfant. Cette situation là, les enfants en sont victimes, là on créé quelque chose, une situation." 

    Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, avait participé il y a 5 ans à la Manif pour tous : "J'assume absolument d'y être allé, j'étais juste à côté, je déjeunais dans une famille, j'ai dit aux gens j'y vais (...) Mais ce n'est pas moi qui organise ce genre de manifestations, ce n'est pas notre rôle du tout"