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Sciences - Page 34

  • L'affaire Galilée : une supercherie du "stupide XIXe siècle" ?

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    51ZgQ9a7r-L._.jpg“L’Affaire Galilée. Une supercherie du sot XIXe siècle !”

    Bernard Plouvier

    Médecin, membre de l’Académie des sciences de New-York, auteur d’une dizaine d’essais historiques.

    Un entretien réalisé par Philippe Randa paru ICI :

    • Vous avez publié un livre sur l’affaire Galilée. S’agit-il vraiment de l’archétype du conflit entre “science” et “obscurantisme religieux” ?

    Le géocentrisme était partout enseigné lorsque Johannes Kepler a prouvé l’héliocentrisme évoqué par Aristarque de Samos au IIIe siècle avant J.-C. Contrairement à ce que prétendent certains historiens, Copernic ne démontrait rien dans son livre, truffé d’erreurs et d’arguments grotesques, auquel Kepler – génie modeste, lui –, rendit alors un hommage excessif.

    En 1609, Kepler a décrit les orbites elliptiques des planètes autour du Soleil, expliquant les aberrations apparentes de leur course par les variations de la vitesse de leur trajectoire en fonction de leur éloignement ou de leur rapprochement du Soleil. Il anticipait ainsi le principe de gravitation universelle, énoncé par Isaac Newton en 1687. Jusque-là, héliocentrisme et rotation de la Terre sur elle-même furent combattus, aussi bien par nombre d’universitaires et de théologiens protestants, que par les moins évolués des catholiques. Dans les écoles juives et les universités musulmanes, on a continué d’enseigner le géocentrisme jusqu’au XVIIIe siècle. Paradoxalement, ce sont les jésuites des observatoires astronomiques de Rome et de Bavière qui, les premiers, ont admis les thèses de Kepler et les ont enseignées, alors que Galilée professait encore le géocentrisme à Padoue, puis à Pise.

    • Alors, pourquoi le procès de Galilée en 1633 ?

    Parce que Galilée, parjure et fraudeur, a compromis la papauté au pire moment de la guerre de Trente Ans. Contrairement aux règles de l’Inquisition, Galilée fut fort bien traité. De sa propre initiative, il renia son œuvre à trois reprises, avant l’abjuration solennelle, sur ordre, du 22 juin 1633 (où les règles de procédure furent adoucies à la demande du pape Urbain VIII). Ni enchaîné, ni emprisonné, ni affamé et encore moins molesté, Galilée fut ensuite fêté par l’archevêque de Sienne, conserva ses pensions octroyées par le duc de Toscane et Urbain VIII, et résida dans sa villa d’Arcetri (en Toscane), où il mourut en 1642, d’insuffisance cardiaque, après avoir fait accomplir sa pénitence par ses deux bâtardes, nonnes toutes deux : réciter les sept psaumes de la pénitence, une fois par semaine trois ans durant ! Ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Galilée » n’est donc qu’une machine de guerre que divers polémistes, au XVIIIe siècle, ont montée, sans grand succès alors, contre l’Église catholique. Et ce n’est qu’au XIXe siècle que cette polémique anticatholique remporta un énorme succès, jamais démenti depuis.

    • Pourquoi un athée revendiqué comme vous peut-il consacrer une biographie admirative à Jésus de Nazareth, prendre la défense de l’Église catholique dans cette affaire et celle du pape Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale ?

    Le sens de l’équité ne dépend pas de l’adhésion à un dogme, politique ou religieux. Seule importe la quête de la probable vérité.

    L’affaire Galilée : une supercherie du sot XIXe siècle ? 208 pages.

  • Sur Gènéthique.org : biomédecine, PMA, avortement, transsexualisme, cellules souches

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  • Evolution et Christianisme

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    9782343008219r.jpgEVOLUTION ET CHRISTIANISME

    Michel Mazoyer
    Coordonné par Michel Mazoyer et Paul Mirault
    Cahiers Disputatio - L'Harmattan


    Les catholiques ont longtemps cru la théorie de l'évolution incompatible avec l'affirmation biblique de la création du monde. Beaucoup d'évolutionnistes ne l'ont été qu'en partageant le même préjugé et trop pressés d'en finir avec les vieilles lunes de la religion catholique. Dans tous les cas, les raisons des uns et des autres n'en étaient pas et répondaient à des impératifs idéologiques symboliques d'une peur non combattue. L'intelligence est faite pour chercher la vérité. Cet ouvrage tente l'expérience.

    Commander la version numérique (Pdf texte) : Commander la version numérique au format Pdf (-25%) 29,63 € | 5 838 Ko 
    EAN Ebook format Pdf : 9782296540200

  • Trisomie 21 et iPS : quand science et éthique se rencontrent

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org du 23 juillet 2013

    Trisomie 21 et iPS : quand la sience et l'éthique se rencontrent

    La découverte sur la trisomie 21 de l'équipe du professeur Jeanne Lawrence (Massachusetts) qui tend à neutraliser in vitro le troisième chromosome 21 (synthèse de presse Gènéthique du 18 juillet 2013), représente "un nouvel espoir dans la recherche sur la trisomie 21" s'est félicitée la Fondation Jérôme Lejeune le 19 juillet 2013 dans un communiqué de presse. Premier financeur en France de la recherche sur les maladies génétiques de l'intelligence, la Fondation Lejeune s'est réjouie d'une telle recherche, bien qu'à un stade très fondamental, qui vient conforter plusieurs espoirs. D'une part, que le chromosome 21 peut être neutralisé, d'autre part que la recherche sur la trisomie 21 avance, enfin, que la science et l'éthique peuvent marcher ensemble.

    La recherche de l'équipe du Massachusetts vient démontrer que le troisième chromosome 21 peut être neutralisé, en l'inactivant, pour l'instant de 20%. Cette neutralisation "avait déjà fait l'objet d'une publication dans Cell Stem Cell en décembre 2012 par l'équipe de David W.Russel" qui avait réussi, elle aussi, à neutraliser le troisième chromosome 21 en induisant son expulsion.

    Grâce à ces découvertes, la Fondation Lejeune constate que "la recherche sur la trisomie 21 avance, car quand on cherche on trouve". En effet, en six mois de temps deux équipes américaines ont révélé ce qui n'était pas envisageable il y a encore à peine deux ans : l'inactivation ou l'expulsion in vitro du troisième chromosome 21. La Fondation regrette donc que les responsables français ne perçoivent pas ces avancées, la laissant ainsi porter quasiment seule les recherches sur la trisomie 21. Elle se réjouit d'ailleurs que les travaux de l'équipe de Jeanne Lawrence s'appuient en premier lieu sur l'étude du professeur Mégarbané de l'Institut Jérôme Lejeune.

    Enfin, La Fondation Jérôme Lejeune, qui a participé à faire connaître les cellules iPS du prix nobel Yamanaka en 2006, et qui a insisté sur leur potentiel alternatif aux cellules embryonnaires humaines lors du récent débat sur l'autorisation de la recherche sur l'embryon, se félicite que les cellules iPS, utilisées par ces deux dernières équipes, oeuvrent pour la trisomie 21. Elle constate "une fois de plus que l'éthique et la science marchent ensemble".

    (lequotidiendumédecin.fr (Dr Irène Drogou) 22/07/2013 - newspress.fr 23/07/2013 - bionews.org (Lucy Freem) 22/07/2013)

  • Japon : premier essai clinique mondial en recourant aux IPS

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org du 22 juillet 2013, une nouvelle avancée en recourant aux cellules souches adultes :

    iPS: lancement du premier essai clinique mondial sur l'homme

     Ce vendredi 19 juillet, les autorités japonaises ont donné leur autorisation pour le lancement des premiers essais cliniques mondiaux de médecine régénérative, sur l'homme, pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), et en utilisant les cellules souches pluripotentes induites (iPS). Cette autorisation a été donnée au Pr Masayo Takahashi, en collaboration avec l'Institut de recherche et d'innovation biomédicale japonais et le Kobe Medical City Hospital General Center (hiPSCs), et portera sur une cohorte de 6 patients atteints de DMLA. Ces derniers seront suivis sur une période allant de 1 à 3 ans. 

    Concrètement, les chercheurs prélèveront "des cellules cutanées sur le bras des patients malades, [...] les reprogrammer[ont] en cellules souches iPS, [et] [...] les [feront] évoluer en cellules de la rétine pour les réimplanter ensuite dans l'oeil du patient. Le tout devrait prendre environ 8 mois". Les cellules iPS seront donc créées "à partir de cellules adultes ramenées à l'état quasi embryonnaire en leur faisant de nouveau exprimer 4 gènes (normalement inactifs dans les cellules adultes)". 

    L'objectif de ces essais sur l'homme est de "montrer l’innocuité et l’efficacité de la technique pour traiter une des formes humides et tardives de la DMLA, la forme néovasculaire". Cette forme de DMLA est la plus commune et représente près de 90% des cas. Elle est la première cause de cécité chez les plus de 55 ans.

    Au Japon, la recherche sur les cellules iPS est devenue une priorité. L'Etat a en effet "décidé de leur allouer des financements importants considérant qu'il s'agit d'un domaine extrêmement prometteur dans lequel les Nippons devraient prendre une longueur d'avance".

    (Sante.lefigaro.fr (Pauline Fréour) 19/07/2013 - santelog.com 21/07/2013 - leparisien.fr 19/07/2013 - Lacroix.fr 19/07/2013)

  • Embryons : Mgr d'Ornellas dénonce l'âge de l'"Homo technicus"

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    Sur son blog, J. Smits retranscrit une interview de Mgr d'Ornellas (Radio Vatican) :

    Recherche sur l'embryon : Mgr d'Ornellas dénonce l'ère de l'Homo technicus

    Répondant aux questions de Radio Vatican, Mgr Pierre d'Ornellas, évêque de Rennes chargé des questions de bioéthique par la Conférence des évêques de France, a commenté l'adoption de la proposition de loi autorisant par principe la recherche sur l'embryon humain. En voici une assez complète retranscription. (...)

    • Il s’agit d’un vote de partis, ce n’est pas un vote qui manifeste une grande conscience individuelle des législateurs. C’est un vote qui a lieu après une absence de débat caractérisée. Du coup, ce vote est plutôt indicatif d’un climat de parti contre parti, plutôt qu’indicatif d’une réflexion à hauteur des enjeux. (…)

    • L’enjeu est considérable, il est celui de l’embryon humain, de celui qui partage notre humanité. Tous ceux qui ont voté ont commencé à exister dans la condition embryonnaire ; je ne sais pas s’ils avaient conscience de cela. Ce vote est très surprenant, très déstabilisant, et je crains qu’il crée plus de trouble dans les consciences de nos concitoyens qu’il ne résout de problèmes.

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  • D'où vient l'univers?

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    Un de nos correspondants et amis, Jean-Pierre Snyers (dont le blog est accessible ICI), rouvre un débat vieux comme le monde. Saint Thomas d’Aquin lui-même envisage l’hypothèse que ce dernier soit co-éternel à Dieu. En ce sens que le créé procède sans cesse de l’incréé, comme le flux éternel d'une source éternelle. Rien ne prouve, par ailleurs, que le « big bang » soit un commencement absolu de la création. Et, s’agissant de la question du rapport entre l’éternité et le temps, la question est aussi de savoir s’il n’y a pas un temps de l’éternité. Sans quoi, comment expliquer la doctrine du purgatoire, du jugement particulier et du jugement dernier (lui-même suivi de cieux nouveaux et d'une terre nouvelle)?  L'échange est lancé... JP Schyns (JPS).

    D'où vient l'univers? De quoi tient-il sa réalité? A-t-il une raison d'être?... Chacun le sait, toute existence provient d'une autre existence. Rien ne surgit de rien. Cela dit, en remontant le plus loin possible dans le passé, une question se pose: qu'en est-il de la première existence; de celle qui a permis la naissance des suivantes? Serait-elle issue du néant, d'un vide absolu? Impensable. Comment une présence pourrait-elle naître d'une absence? Le non-être est stérile.

    Poursuivons. Si l'inexistant s'avère incapable d'engendrer l'existant, il s'ensuit inévitablement que l'existence première est incréée. Sans commencement, source de tout ce qui a de la réalité, elle est la réalité sans laquelle rien n'aurait émergé.  Mais quel nom lui donner? Comment parvenir à se la représenter?

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  • Homoparentalité et dynamitage de l'ordre biologique

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    “Homoparentalité” : la piste des cellules souches

    Article rédigé par Pierre-Olivier Arduin, le 31 mai 2013 pour Liberté Politique

    Les personnes homosexuelles n’ont aucun pouvoir de procréation entre elles, leur « relation » étant par définition stérile. Comment les lobbies homosexuels veulent-ils satisfaire le « droit à l’enfant » qu’ils revendiquent pour leurs membres ? Comment souhaitent-ils faire abstraction de la complémentarité des sexes et mettre en oeuvre ce « droit à l’enfant » en le déconnectant de la sexualité ?

    LA REPONSE à ces questions tient essentiellement dans le recours aux techniques de procréation artificielle qui ont multiplié à l’infini les possibilités d’engendrer. Le droit à la fabrication artificielle d’enfants est la condition indispensable pour rendre effectif ce droit à l’enfant.

    Le terme d’une construction

    Avec l’assistance médicale à la procréation, l’enfant n’est plus fondamentalement un don à accueillir mais le terme d’un projet de construction volontariste.  Pourquoi se priver de ces moyens pour satisfaire à présent le projet parental des « couples » de même sexe ? Les biologistes et les médecins ont simplement besoin de briques appelées gamètes (ou cellules sexuelles) pour fabriquer l’enfant programmé.

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  • Clôner un embryon est inacceptable

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    Le clonage dun embryon, « une technique inacceptable ! »
    Centre de Bioéthique de l'université catholique de Milan

    (Zenit.org) - « Cette indifférence face à la valeur de l’existence humaine dans sa phase  initiale est inacceptable », déclare le professeur italien Adriano Pessina, dans une note répondant à l’annonce par des chercheurs américains de la création de cellules souches humaines embryonnaires par clonage.

    Le professeur Pessina, directeur du centre de bioéthique à l’université catholique à Milan, commente les résultats d’une technique de clonage publiés sur la revue américaine Cell, dont le procédé ressemble à celle utilisée, il y a 17 ans, pour faire naître la brebis Dolly. 

    « Mais la différence tragique entre ces deux techniques c’est que cette fois-ci il est question de cellules humaines et de la formation d’un embryon humain pour obtenir des cellules souches », relève-t-il.  

    Dans le reste de son communiqué, l’expert en bioéthique, explique ce qui le choque dans l’annonce de ce que les media semblent rapporter comme une « percée » importante pour traiter certaines maladies comme le Parkinson, la sclérose en plaques, des pathologies cardiaques et des blessures à la moelle épinière : 

    ***    

    «  Contrairement au procédé utilisé pour la brebis Dolly dont le but était reproductif, l’objectif soit disant « thérapeutique » de ce nouveau procédé, pour le moment seulement envisagé, prévoit ensuite la destruction de l’embryon pour pouvoir disposer des cellules souches. 

    Le langage scientifique ne permet pas à tout le monde de saisir la réelle gravité de cette expérience qui est le signe d’une indifférence inacceptable face à la valeur de l’homme dans la phase initiale de son existence. Le clonage de cet embryon est la génération d’un être humain,  frère jumeau de la personne dont a été prélevée la cellule qui, après manipulation, a été transférée dans l’ovocyte dénoyauté, permettant ainsi son développement. Aucune raison, à caractère scientifique ou thérapeutique, ne saurait légitimer telle pratique d’un point de vue moral. Tout comme on ne saurait négliger le fait que ces expériences prévoient l’utilisation d’ovocytes humains: pouvons-nous ignorer que celle-ci impliquerait aussi une vraie exploitation des femmes, utilisées comme productrices de matériel biologique?

    Il est frappant de voir que la communauté scientifique internationale n’a aucune réaction éthique face à cela, feignant de ne pas savoir que ce à quoi l’on donne naissance ici est un être humain. Aucune perspective thérapeutique future ne saurait légitimer la naissance et la destruction d’êtres humains. En Europe, la convention d’Oviedo, article 18, interdit explicitement la création d’embryons dans des buts de recherche: or de telles expériences échappent aux larges filets de la législation américaine.La protection de l’homme dès sa phase embryonnaire et l’interdiction de manipuler l’origine de la vie humaine quelque soit le but poursuivi, devrait être un impératif de l’humanité toute entière, un résultat partagé par tous ceux qui, dans la déclaration universelle des droits de l’homme, ont salué l’émergence d’une nouvelle conscience concernant les principes d’égalité et de non discrimination qui devraient réguler toute activité, en premier lieu l’activité scientifique. »

    Pour infos: HYPERLINK "http://www.centrodibioetica.it/"www.centrodibioetica.it

  • Le Saint Suaire reproduit en laboratoire

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    Sur RadinRue :

    Comment s’est imprimée l’image sur le Suaire de Turin ? Un laser à excimère a permis aux chercheurs du centre de recherche de l’ENEA de Frascati de reproduire sur une toile de lin l’image d’un visage, dont la coloration a les mêmes caractéristiques physiques et chimiques que celle de l’image observable sur le Suaire. Ce visage a été obtenu en utilisant la lumière d’un laser comme un pinceau fixe qui dessine une image sur un tissu en mouvement. Dans la pratique, les impulsions lasers ont été réduites à un millimètre de diamètre et orientées vers le tissu de lin, qui pendant l’irradiation, était mis en mouvement par un système mécanique, relié à un ordinateur, de façon à obtenir point après point l’image d’un visage.

    En particulier des taches imprimées ont été obtenues sur les couches superficielles des fibres du tissu, qui ont une couleur, une distribution spatiale et une épaisseur de coloration compatibles avec celles du Suaire. Les impulsions de lumière ultraviolettes émises par les lasers sont extrêmement brèves, avec des flashs uniques qui ne doivent pas dépasser les 50 milliardièmes de secondes pour obtenir le plus de correspondance avec le Suaire. De cette façon les scientifiques ce sont approchés des caractéristiques de l’image du Suaire plus que toutes les autres tentatives de reproduction, qu’elles soient chimiques, à travers des substances en contact (colorants, pâtes chimiques, poudres, acides) ou à travers la diffusion de vapeur. Ce résultat permet de faire l’hypothèse que l’image de l’Homme imprimé sur le Suaire a été imprimée grâce à un flash de lumière ultraviolette très bref. Il est évident que l’image présente sur le Suaire de Turin n’a pas pu être générée par des impulsions de lumière produites par un laser.

    Paolo Di Lazzaro, responsable du laboratoire Excimère du centre de recherche ENEA de Frascati a déclaré : « Quand on parle d’un flash de lumière qui réussit à colorer un tissu de lin, de façon similaire au Suaire, il est simple d’arriver aux discours sur le miracle et la résurrection. Mais en tant que scientifique, nous nous occupons seulement d’évènements reproductibles, et la résurrection ne l’est pas. Ce que je peux dire avec certitude est que notre résultat est réalisable en laboratoire. Si nos résultats scientifiques doivent ouvrir un débat philosophique et théologique, nous laisserons les conclusions aux experts des domaines respectifs, et en définitive à la conscience de chacun ».

  • Dominique Lambert, un scientifique et un philosophe aux convictions fortes

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    Sur le site de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique :

    La philosophie comme médiatrice d'un dialogue libre et sans renoncement entre science et théologie. Entretien avec Dominique Lambert

    Il semblait acquis, au point d'en devenir évident, qu'une conviction ne pourrait composer avec l'objectivité scientifique qu'une démarche bancale. Le statut même d'une croyance, d'une foi, d'une adhésion à une « vision du monde » semblait les rendre étrangères au champ de la recherche scientifique et exiger l'évitement mutuel de l'expérience personnelle et de l'expérience scientifique. La traditionnelle méfiance des physiciens, biologistes, chimistes ou mathématiciens envers les domaines humains, trop humains que sont par exemple le droit ou la morale, semblait en outre créer à bon compte une unité de façade dans la diversité de ces disciplines scientifiques. La réalité est toute autre. Et Dominique Lambert, physicien et philosophe, « pour comble » féru de théologie, va nous le démontrer.

    Né à Namur il y a cinquante-trois ans, Dominique Lambert n'avance pas à cloche-pied : après une licence en physique théorique à l'UCL (en 1984), il décroche une licence en philosophie dans la même université (en 1986), où il fait ensuite un doctorat... de sciences physiques (1988), avant d'obtenir un autre doctorat en... philosophie en 1996. Il a reçu plusieurs prix, tant en philosophie (le Prix Dopp 1998, un Concours annuel 1999 de la Classe des Lettres de l'Académie royale de Belgique) qu'en sciences (Prix de la Fondation Lemaître) ou encore pour ses travaux de liaison entre science et théologie (Prix 2000 de l'ESSSAT - European Society for the Study of Science and Theology). Il est aujourd'hui professeur à l’Université de Namur, en faculté des Sciences... et en faculté de Philosophie et Lettres (pour l'épistémologie).

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  • Le Professeur de Duve : une icône en renfort de l'agnosticisme triomphant

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    Le professeur de Duve est mort. Il est donc légitime de souligner l'importance de l'apport scientifique considérable que ce savant laisse derrière lui. 

    Mais voilà, il n'est pas mort de mort naturelle : il a choisi d'être euthanasié en faisant profession d'agnosticisme! Quelle aubaine pour les partisans du suicide assisté : la caution d'un prix Nobel, et qui plus est, d'un ancien professeur de l'Université Catholique de Louvain!

    L'occasion était trop belle dans notre société où triomphe l'agnosticisme militant pour ne pas récupérer cette grande figure de la science belge et l'exploiter à fond pour faire avancer la propagande en faveur de l'euthanasie tout en s'extasiant devant son rejet de la foi et devant ses critiques acerbes à l'égard de l'Eglise.

    Que le Soir s'en repaisse n'a pas de quoi nous étonner. Que Guy Duplat, dans la Libre, se fasse le panégyriste du brillant professeur en ne ménageant aucun superlatif ni aucune confidence pour nous dire tout le bien qu'il en pense ne nous étonne pas davantage. Tout cela est tellement de saison que toutes les duplatitudes du monde ne pourraient évidemment nous surprendre.

    Voir également, sur notre blog :

    http://www.belgicatho.be/archive/2011/11/08/de-duve-philosophe.html

    http://www.belgicatho.be/archive/2011/10/17/de-duve-de-l-art-d-amalgamer-les-choses.html

    http://www.belgicatho.be/archive/2012/10/02/quand-l-abbe-de-beukelaer-recadre-le-professeur-de-duve.html