Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sciences - Page 30

  • Les enjeux scientifiques du transhumanisme

    IMPRIMER

    Un article de Dominique Lambert, docteur en sciences physiques et en philosophie; professeur à l'Université de Namur et membre de l'Académie Royale de Belgique.

    Les enjeux scientifiques du transhumanisme

    Transhumanisme : le mot apparaît de plus en plus souvent, mais recouvre des réalités variables, complexes et mouvantes. Qu’en est-il ? S’agit-il de science-fiction ? Cherchons à y voir clair.

    Le transhumanisme est un mouvement philosophique et culturel, visant à accroître et dépasser les capacités actuelles, intellectuelles et physiques de l’être humain (considéré comme un stade transitoire d’un processus évolutif). Dans ce but, identifié à un « progrès » de l’épanouissement et du « bien-être » individuel, les défenseurs du transhumanisme se réfèrent à des technologies déjà existantes ou mettent leurs espoirs dans des programmes de recherche scientifiques portés par les universités ou, aux USA, par des agences fédérales comme la NASA (recherche spatiale) ou la DARPA (recherche militaire).

    Lire sur didoc.be cet article (paru dans le numéro de mai 2015 de la revue Pastoralia qui consacre un dossier à ce sujet).

  • Fête-Dieu : quand le futur pape François constatait un miracle eucharistique en 1996

    IMPRIMER

    Du "Bloc-Notes de Mgr René Laurentin" :

    Le 18 août 1996, à 19 h, le père Alejandro Pezet célébrait la messe dans l’église qui se trouve dans le centre commercial de sa ville. Après la communion, une femme vint lui dire qu’une hostie dont on s’était débarrassé se trouvait au fond de l’église, elle était souillée. Le prêtre l’a mise dans un petit récipient d’eau et déposa le tout dans le tabernacle.

    Le lundi 26 août 1996, 8 jours après, ouvrant le tabernacle, il vit que l’hostie était devenue une substance sanglante et elle avait augmenté de taille.

    Il en informa Mgr Jorge Bergoglio qui était alors l’évêque auxiliaire à Buenos Aires.

    Celui-ci fit photographier l’Hostie.

    Pendant plusieurs années, l’Hostie transformée demeura dans le tabernacle mais dans le plus total secret.

    Mgr Bergoglio décida de la faire analyser à New York par le professeur Frédéric ZUGIBA, cardiologue et pathologiste médico-légal réputé. Il détermina que la substance analysée était du véritable sang humain contenant de l’ADN.

    Pour ne pas influencer le résultat des examens, le Dr CASTANON n’avait pas indiqué l’origine du prélèvement. Ce fragment avait été prélevé par le Dr CASTANON de Buenos Aires. Le Dr ZUGIBA déclara : « la matière analysée est un fragment du muscle du cœur qui se trouve dans la paroi du ventricule gauche, près des valves. Ce muscle est responsable de la contraction du cœur. Ce muscle fonctionne comme une pompe qui envoie le sang dans tous le corps. Le muscle cardiaque est dans un état d’inflammation et contient un nombre important de globules blancs. Ceci indique que le cœur était vivant au moment où l’échantillon a été prélevé.  J’affirme que le cœur était vivant étant donné que les globules blancs meurent en dehors d’un organisme vivant. Ils ont besoin d’un organisme vivant pour les maintenir. Donc, leur présence indique que le cœur était vivant quand l’échantillon a été prélevé. Par ailleurs, ces globules blancs avaient pénétré les tissus, ce qui indique d’autant plus que le cœur avait été soumis à un stress intense, comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine. »

    Lire la suite

  • Le pape plaide vigoureusement en faveur du droit à la Vie

    IMPRIMER

    De Radio Vatican :

    Le Pape appelle à protéger la vie à tout prix

    (RV) - La plaie de l’avortement est un attentat contre la vie. Le progrès d’une civilisation est déterminé par sa capacité à protéger la vie surtout quand elle est fragilisée, beaucoup plus que par ses acquis technologiques. C’est un vibrant plaidoyer en faveur du droit primordial à la vie que le Pape François a prononcé ce samedi 30 mai 2015 devant les membres de l’Association Science et Vie qui fête son dixième anniversaire. Si elle veut être juste, a-t-il dit, la société doit reconnaître le droit essentiel à la vie dès sa conception jusqu’à sa fin naturelle.

    Elle doit aussi s’assurer que la valeur inestimable de la vie humaine soit soutenue par des liens féconds et par des relations familiales et sociales constructives. Le Saint-Père a énoncé les nombreux attentats perpétrés contre la vie : l’avortement et l’euthanasie, mais aussi la mort des migrants en Méditerranée, les accidents de travail provoqués par le non-respect des normes de sécurité, la malnutrition, le terrorisme, la guerre, la violence.

    La science et la connaissance doivent être au service de la vie

    Evoquant, par ailleurs, le rapport entre science et vie, le Pape François a affirmé que la science et la connaissance devaient être au service de la vie, sinon, a-t-il dit, elles deviennent stériles. C’est la vie dans sa profondeur impénétrable qui est à l’origine de la recherche scientifique et qui l’accompagne. Le miracle de la vie finit toujours par ébranler l’orgueil scientifique, en remettant au premier plan l’émerveillement et la beauté. Pour le Souverain Pontife, la protection et la promotion de la vie constituent une tâche fondamentale, surtout dans notre société caractérisée par la logique négative du déchet.

    Cette tâche difficile exige une attitude d’ouverture, d’attention et de proximité avec les personnes dans leur situation concrète. Le Pape François a salué l’engagement de l’Association Science et Vie qui se propose de sortir pour rencontrer et de rencontrer pour soutenir. Il l’a encouragée à entretenir un dialogue fécond avec la science et avec les non-croyants qui restent ouverts au mystère de la vie humaine. Il est urgent de relancer la culture de la vie capable d’instaurer un réseau de confiance et de réciprocité et offrir des horizons de paix, de miséricorde et de communion.

  • Faire l'homme, le défaire, le refaire, le parfaire ? Le réparer, le modifier, l'augmenter ?

    IMPRIMER

    "VERS UNE HUMANITÉ AUGMENTÉE ?", LE DÉBAT TRANSHUMANISTE RELANCÉ AVEC JEAN-MARIE LE MÉNÉ ET FABRICE HADJADJ

    Dans le cadre des manifestations qui ont jalonné les 20 ans de la Fondation Jérôme Lejeune, Jean-Marie Le Méné, son président et Fabrice Hadjaj, philosophe et écrivain, débattaient, le 22 mai, à Neuilly, autour de la question : « Quelle place pour l’homme 'diminué' dans une humanité 'augmentée' ? » Pistes de réflexion.

     

    « Quand on parle de transhumanisme, on nous promet monts et merveilles, on nous présente des gadgets qui donnent  le frisson, mais le plus dangereux, ce sont ses racines anthropologiques sous-jacentes », prévenait Jean-Marie Le Méné d'entrée de jeu. De quoi s'agit-il ? Grâce à la génétique, à l'informatique, à la technique, aujourd'hui, « on peut faire l'homme, le défaire, le refaire, le parfaire. On le répare, on le modifie, on l'augmente » précisait-il, comme si la liberté de l'homme pouvait s'étendre à l'infini, et transformer son corps, sans dangers ni obstacles, au fur et à mesure des progrès de la technologie, au risque de dénaturer l'homme.

     

    Une question au cœur des préoccupations de la Fondation Jérôme Lejeune, soucieuse de maintenir le cap dans la tempête médiatique qui régulièrement, porte des « affaires » sur le devant de la scène, pour mieux faire valoir « l'homme augmenté ». Et Jean-Marie Le Méné de rappeler  l'affaire Perruche, en l'an 2000, afférente au « préjudice d'être né » porteur d'un handicap : « Ce fut un Hiroshima génétique, on était déjà dans le transhumanisme ». Tout récemment, « c'était l'interdiction de mettre en ligne un clip montrant des enfants trisomiques, heureux de vivre, et actuellement c'est le cas de Vincent Lambert, « en état de conscience minimale », qui a déjà subi deux euthanasies et que personne ne peut visiter sans montrer sa carte d'identité ».  A chaque fois, c'est le même scénario : « Ceux qui veulent rester humains sont mis au banc des accusés. Ils doivent fournir des preuves pour se justifier et défendre la vie ».

    Lire la suite

  • Fabuleux : la gestation d'un petit d'homme retracée en une video de 4 minutes

    IMPRIMER

    Du site Aleteia.org :

  • BXL, 24 avril : "Nouvelles approches dans le traitement de l'infertilité" (NaProTechnology)

    IMPRIMER

    Sans titre.png

    Sans titre2.png

  • Intelligence artificielle : une menace pour l'humanité ?

    IMPRIMER

    Intelligence artificielle : quand la réalité dépasse la fiction

    synthèse de presse bioéthique de gènéthique.org

    Les avancées scientifiques sont telles que les scénarios de science-fiction les plus inquiétants sont aujourd’hui pris en compte.

    Bill Gates a déclaré la semaine dernière sur le site Reddit être « préoccupé par l’évolution rapide de l’intelligence artificielle ». Si l’Intelligence artificielle et les robots pourraient permettre de créer de nombreux emplois, ils constitueraient également une menace réelle qui doit être considérée avec attention.

    En août 2014 Elon Musk déclarait à propos de l’IA qu’elle « était potentiellement plus dangereuse que les bombes atomiques ». De même l’astrophysicien Stephen Hawking soutenait qu’elle pourrait être « la plus grande invention de l’humanité, mais aussi la dernière en mettant fin à son existence ».

    Le risque principal d’une intelligence artificielle autonome viendrait de sa capacité à se redéfinir elle-même à grande vitesse, capacité qui la rendrait très difficilement contrôlable. L’évolution technologique serait alors plus rapide que l’évolution biologique et rendrait problématique, voire dangereuse, la coopération homme-machine.

    Pour que la machine reste au service de l’humain, E. Musk encourage la création d’organismes de contrôle aux niveaux national et international. De son côté, l'organisation américaine Future Life Institute travaille à surveiller les éventuelles dérives des progrès technologiques et à étudier leurs impacts sur l’homme.

    La sensibilisation à ces problématiques est de plus en plus large comme le montre « la semaine du cerveau » qui a commencé hier, 16 mars, et qui se prolongera jusqu’au 22 dans 30 villes de France et dans 62 pays du monde.

    Source: Valeurs Actuelles (Tribune de Philippe Coué), 17/03/2015 - Sciences et avenir (Louise Loumé), 16/03/2015

  • Un film consacré au Professeur Jérôme Lejeune

    IMPRIMER

    De Liberté Politique

    Aloest Productions annonce la sortie d'un film de François Lespès consacré au découvreur de la trisomie 21, "Jérôme Lejeune, aux plus petits d'entre les miens", Voici le premier teaser du film, qui sera bientôt diffusé par KTO. Le documentaire, disponible en avril prochain, est en prévente sur Aloest-Boutique.

     
    Détails :
    Documentaire de 68 minutes réalisé par François Lespés.
    Production : Aloest Productions
    Langues : version française, version anglaise
    Documentaire de 68 minutes réalisé par François Lespés.
    Production : Aloest Productions
    Langues : version française, version anglaise
    Sortie DVD le 30 avril 2015 / En prévente dès maintenant 

    Synopsis :

    Médecin, chercheur en génétique, Jérôme Lejeune acquiert une renommée internationale grâce à sa découverte de la Trisomie 21, avec l’équipe du professeur Turpin, en 1958.

    Avec cette découverte, il veut changer profondément le regard posé sur les enfants trisomiques, qui affluent par centaines à sa consultation, et n’a qu’une obsession : pouvoir un jour trouver des traitements.

     

    En 1969, l’ascension fulgurante de ce jeune scientifique va pourtant être stoppée en plein vol.

    Alors qu’il reçoit à San Francisco le Prix William Allen, la plus haute distinction en génétique, il prononce un discours défendant la dignité humaine des embryons, provoquant un véritable séisme dans la sphère scientifique. Depuis quelque temps, il a pris en effet conscience que sa découverte, en ouvrant la porte à l’avortement des embryons souffrant d’anomalies génétiques, allait être utilisée contre ses convictions.


    Qui était Jérôme Lejeune ? Un géant de la Science ou un idéologue religieux ? Comment est-il passé aux yeux du monde, de l’un à l’autre ? Aujourd’hui, où en est la recherche sur la Trisomie 21 dans laquelle il avait mis tant d’espoir ?


    20 ans après sa mort, le réalisateur François Lespés s’interroge sur ce personnage au destin inattendu, cette personnalité complexe qui heurte encore aujourd'hui. De Paris à Indianapolis, des amis aux confrères, des soutiens aux détracteurs, Jérôme Lejeune aux plus petits d’entre les miensmène l'enquête sur l'homme de science et de convictions.
  • D'après Jacques Testart, la FIV "à trois parents" ouvre la voie au clônage humain

    IMPRIMER

    [TRIBUNE] JACQUES TESTART : LA FIV À "TROIS PARENTS" OUVRE LA VOIE AU CLONAGE HUMAIN

    Jacques Testart[1], biologiste de la procréation et critique de science, (expert Gènéthique), publie une tribune dans les pages de Libération. Il revient sur l'actualité au Royaume-Uni, en passe de voter définitivement la FIV "par remplacement mitochondrial" c'est-à-dire la fabrication d'un enfant avec trois parents (Cf. Synthèse Gènéthique du 4 février 2015).

    Face à la première manipulation génétique des lignées germinales de l'espère humaine, il s'agit de s'interroger un peu plus longuement sur les conséquences à terme. En effet, il explique que jusqu'à présent, "les mitochondries étaient transmises à tous les enfants par leurs mères depuis le début et jusqu'à la fin des temps".

    Jacques Testart pointe du doigt la multiplication des manipulations génétiques pour arriver à un"produit enfant" conçu par des "combinaisons d'éléments biologiques" : gamètes étrangères au couple, location d'utérus, remplacement mitochondrial.

    Enfin le biologiste fait une comparaison entre la FIV dite "par remplacement mitochondrial" et la technique de clonage employée pour la fabrication de la brebis Dolly, premier mammifère cloné. Dolly aussi présentait une "double origine du génome femelle" du fait de la substitution, par une donneuse, d'un noyau maternel de l'ovule. La seule différence entre ces deux méthodes est le moment où intervient la fécondation. "Plutôt que de transférer le matériel nucléaire d'un ovule à l'autre, il est possible de transférer dans un ovule réceptacle (ou dans une cellule d'un autre embryon pourvu des bonnes mitochondries) un noyau embryonnaire prélevé deux jours après la fécondation (stade de 4 cellules)". Et comme au stade de 4 cellules, toutes les cellules embryonnaires sont totipotentes et capable (chacune) de permettre le développement d'un enfant, la technique pourrait être plus efficace. Une nouvelle dérive que Jacques Testart déplore.

    Ainsi, derrière les appellations tantôt "obscure" (enfant à "trois ADN"), tantôt "anodine"("remplacement mitochondrial"), Jacques Testart comprend que le Royaume-Uni est peut-être sur le point d'"engager le débordement de l'unique engagement bioéthique international à ce jour : celui du clonage humain".

    Note de Gènéthique

    Jacques Testart est une voix d'autorité supplémentaire qui exprime sa grande réserve sur cette première mondiale (Cf. Synthèses Gènéthique du 5 février 20156 février 20159 février 2015 et Gènéthique vous informe du 3 février 2015).

    [1] Jacques Testart vient de publier L'humanitude au pouvoir. Comment les citoyens peuvent décider du bien commun, Seuil, 2015.

    Source: 

    Libération (Jacques Testart) 11/02/2015

  • La fécondation in vitro à 3 parents votée en Grande-Bretagne

    IMPRIMER

    Un pas supplémentaire vers le "meilleur des mondes" ?

    LONDRES VOTE LA FIV À 3 PARENTS

     

    La Chambre des Communs a voté hier après-midi, à 382 voix pour et 128 contre, l'autorisation de créer des embryons à partir de 3 ADN. Ce vote constitue une première mondiale. Le texte doit maintenant passer par la Chambre des Lords, "une étape considérée comme une simple formalité",d'après l'AFP.

     

    A la veille de ce vote, la Grande Bretagne a reçu une lettre ouverte signée de 43 députés européens pour l'alerter quant aux problèmes éthiques soulevés par cette autorisation si elle était donnée (Cf. Royaume-Uni, 43 députés contre la FIV à "3 parents").

     

    De nombreux scientifiques émettent leur grande réserve au sujet de la conception in vitro d'êtres humains à partir de trois patrimoines génétiques. "C’est une nouvelle étape dans la manipulation des gamètes à des fins thérapeutiques", commente Jean-Yves Nau.

     

    Le Pr René Frydman, pionnier de la Fécondation in vitro en France, ne semble pas faire confiance à cette technique de remplacement mitochondrial (Cf. Synthèse Gènéthique du 3 février 2015). Il estime d'une part que cette méthode est "insuffisamment testée"[1]Et d'autre part, parce qu'elle entraine une modification génétique qui se transmettra de génération en génération[2], invite à la plus grande prudence.  Enfin, il fait part de sa crainte de voir ce procédé utilisé à l'avenir pour faciliter des grossesses tardives, et non plus seulement pour empêcher la transmission de maladies génétiques.

     

    Pour David King "une fois cette frontière éthique franchie, une fois acté le fait qu’il est permis de manipuler le génome humain, il deviendra difficile de ne pas franchir les étapes suivantes pour aboutir à un monde de bébés fabriqués sur mesure, un scénario que tout le monde veut éviter", un avis partagé par Jacques Testart (Cf. Synthèse Gènéthique du 4 mars 2014).

     

    Des experts ont par ailleurs soulevé des incertitudes, notamment celles relatives aux risques encourus par les enfants ainsi conçus. Ce risque porte sur le développement de certaines affections, comme les cancers.

     

    Enfin, les Eglises catholique et anglicane d'Angleterre ont aussi émis des réserves.

     

    [1] Cette méthode n'a jusqu'à présent été testée que chez le singe.

    [2] Le remplacement mitochondrial modifie les cellules germinales, c'est-à-dire les cellules des organes sexuels. Elles transmettront à leur descendance les mutations génétiques qu'elles auront subies.

    Source: 

    AFP 3/02/2015 - Le Monde (Paul Benkimoun) 3/02/2015 - La Croix (Tristan de Bourbon) 4/02/2015 - Blog de Jean-Yves Nau 4/02/2015

  • Embryon : dix vérités scientifiques pour conforter le oui à la vie

    IMPRIMER

    Du site aleteia.org :

    Embryon : Le oui à la vie en dix vérités scientifiques

    Ces dernières décennies, la connaissance de l'embryon a fait un bond en avant, et les conclusions sont très claires...

    1. Au cours des vingt-cinq dernières années, la science moderne nous en a révélé  davantage sur notre développement biologique que toutes les recherches menées  dans le monde en trois mille ans.

    2. On sait aujourd'hui que l'embryon humain est un sujet à part entière, un individu unique, un être vivant doté d'une nature bien définie, et non une partie du corps de la mère ou un appendice de celle-ci.

    3. Dès l'union d'un gamète (ou cellule) mâle et d'un gamète femelle, l'embryon possède déjà des caractéristiques structurelles et fonctionnelles distinctes de celles de la mère, que ce soit dans son étape unicellulaire ou dans les diverses étapes de la division cellulaire.

    4. Au cours de toutes ces étapes, l'embryon se comporte comme un système organique possédant une identité propre, un métabolisme propre, un système immunologique propre, des acides nucléiques et un groupe sanguin différents de ceux de sa mère, selon un modèle de développement vers des états définis, empiriquement détectables.

    5. En tant qu'individu autonome, l'embryon  s'auto-organise en vue de son unité, avec une totale autonomie. Toutefois, ce développement, bien qu'autonome, n'est pas indépendant de la mère. Il dépend de son utérus  durant un temps variable. Par la suite, à la naissance, l'embryon continuera de dépendre de la mère ou d'autres personnes, pour sa survie, durant un laps de temps plus long, également variable. L'être humain est l'espèce qui prolonge le plus sa dépendance alimentaire. Cependant son état de dépendance intra-utérine n'a rien à voir avec son autonomie et sa condition spécifique.

    6. Le développement embryonnaire est donc continu, sans sauts ni ruptures, irréversible et graduel ;  il s'opère en vertu de programmations effectuées par le génome pour permettre les étapes successives du développement de l'organisme humain individuel.

    7. Par conséquent,  il présente au cours de ces différentes étapes  le développement de structures reconnues comme préparatoires  aux étapes suivantes, celles-ci étant définitives. De sorte que, à dix-huit jours, l'embryon a un cœur qui bat, à vingt jours un système nerveux en croissance constante. À 42 jours il est déjà doté d'un squelette complet et de réflexes. À huit semaines, on peut lui faire un électrocardiogramme,  et il est possible d'enregistrer ses battements de cils, ses réactions, ses réponses à des stimuli.

    8. Toutes ces structures s'ajoutent, petit à petit, les unes aux autres de façon organisée et dans une unité fonctionnelle, pour aboutir à l'état final, définitif, de développement. C'est pourquoi cet être humain est à la fois un et lui-même, dans le plus strict respect de la connaissance biologique. C'est une seule et même personne, depuis la fécondation jusqu'à la gestation puis l'âge adulte.

    9. Pour avoir vieilli, un être humain a dû passer par des étapes : maturité, jeunesse, enfance, mais aussi fœtales et embryonnaires. Au cours de l'ensemble de ce processus continu, ce développement est ni plus ni moins celui d'un être humain, sans sauts ni apparitions mystérieuses d'une condition humaine.

    10. Il est scientifiquement inapproprié d'affirmer que c'est seulement quand apparaissent des structures cérébrales et mentales que l'embryon est à proprement parler 'humain', puisque, pour que ces structures cérébrales et mentales apparaissent dans l'embryon, celui-ci possède déjà une condition biologiquement humaine.

    Traduit de l'édition hispanophone d'Aleteia par Elisabeth de Lavigne

    source:  Revista Ser Persona