Bulletin de l'IEB - 5 octobre 2011
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Bulletin de l'IEB - 5 octobre 2011
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Tandis que le diocèse de Liège concocte, pour le 22 octobre prochain, un symposium avec le fondateur de l’association « habitat et humanisme » sur le recyclage social de ses églises et autres bâtiments ecclésiaux désertés, le diocèse de Toulon, qui n’a apparemment pas ce genre de problème, accueille, au même moment (les 22 et 23 octobre) à l’abbaye de Lérins, un colloque sur la régulation des systèmes monétaire et bancaire : un question aussi éthique, aux retombées sociales très importantes.
Voici l’ annonce par Eric Martin le 27 septembre 2011 dans Agenda, Economie/entreprises, Nos brèves, Religion :
« Alors que le sommet du G20 à Cannes des 3 et 4 novembre aura pour trame de fond la réforme du système monétaire international et le renforcement de la régulation financière, l’abbaye de Lérins accueille un colloque sur la crise des systèmes monétaires les 22 et 23 octobre. Organisé par l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon (site|blog) avec le soutien de l’Association des Economistes Catholiques (site), « cet autre sommet entend porter la voix de l’Eglise sur ces sujets sur lesquels se joue l’avenir de nos sociétés ».
En présence de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, plusieurs économistes internationalement reconnus tels Jacques Bichot (université Jean Moulin, Lyon), Guido Hülsmann (Université d’Angers), Pierre Garello (Université de Marseille), directeur à l’IREF) , Nikolay Gertchev (Commission européenne), Pierre de Lauzun (Fédération française des banques) ou encore Charles Le Lien aborderont de façon concrète les thèmes de la réforme du système monétaire international, de la responsabilité bancaire, de la régulation des marchés financiers, ou encore du crédit social.. L’ensemble des solutions étudiées sera présenté lors d’une conférence de presse la veille du G20, à Cannes, le 2 novembre 2011 à 20 heures.
Le blog "Le soupirail et les vitraux" a consacré plusieurs notes à la théorie du gender. Il présente ici le portrait du Dr John Money, un des pères de cette théorie, et les effets désastreux qui en ont résulté pour l'un de ses patients.
"Pour comprendre le complexe phénomène idéologico-universitaire qu'est le "Gender", intéressons-nous à l'une de ses figures fondatrices, le Dr John Money (1921-2006), dont son collègue Robert Porto fait ici l'éloge :
Bulletin de l'IEB - 15 septembre 2011
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Il y a une plus de trente ans, avec une délégation d'enseignants, nous avions rencontré le ministre en charge de l'Education nationale pour lui faire part de nos objections concernant l'instauration du "rénové". Il nous avait répondu que c'était "irréversible" et qu'il ne fallait pas rêver de "retour en arrière".
Constatons que cette "culture de l'irréversibilité des choses" s'est installée dans les esprits et que beaucoup se sont résignés avec fatalisme à une évolution inéluctable qui serait imposée par un prétendu "sens de l'histoire".
Il faut bien prendre acte aujourd'hui que ce mythe de l'irréversibilité a du plomb dans l'aile. Ainsi avons-nous vu s'effondrer l'idéologie qui prétendait incarner l'avenir de l'humanité en accomplissant les prédictions de Karl Marx. Dans le domaine pédagogique, les théories novatrices des années '70 et suivantes sont de plus en plus remises en question en raison de leurs résultats désatreux : méthode globale, constructivisme, bannissement des savoirs au profit des compétences... tout cela est aujourd'hui largement discuté et l'on s'en réjouit. Sur le terrain institutionnel belge, ceux qui considéraient comme inéluctable la marche vers le séparatisme peuvent aujourd'hui constater que le monde politique lui-même se refuse à commettre l'irréparable. Enfin, ceux qui pensaient que l'Eglise avait opéré un tournant décisif et consommé une rupture définitive avec l'avant-concile s'aperçoivent aujourd'hui que le souci de la continuité l'emporte sur la manie des expériences et des remises en question, que ce soit dans la liturgie ou dans la doctrine.
Libérés de ce fatalisme de l'irréversibilité, nous pouvons nous aventurer dans des initiatives et des expériences sans exclure celles qui ont fait leurs preuves, y compris celles de la Tradition, et c'est vraiment libérateur!
Le blog "Le soupirail et les vitraux" relève les propos du Professeur Picq à ce sujet dans "Le Monde" :
"Extraits d'une intéressante tribune du Pascal Picq dans Le Monde, paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France, auteur de nombreux ouvrages scientifiques sur la question "Qu'est-ce que l'humain ?"
[...] Dans l'évolution, c'est toujours l'homme qui pose problème, et les sciences humaines. [...] D'un point de vue biologique et évolutif, les espèces les plus sexuées sont les mammifères et les oiseaux ; les espèces les plus complexes physiologiquement, éthologiquement, cognitivement et, bien sûr, dans la diversité des sexualités. (Le sexe de la plupart des reptiles se fixe en fonction de la température d'incubation et 10 % des espèces de poissons changent naturellement de sexe au cours de leur vie.) - Le sexe biologique est fortement déterminé par les chromosomes, sachant que les femelles sont XX (homogamiques) chez les mammifères et XY chez les mâles (hétérogamiques), tandis que c'est l'inverse chez les oiseaux, avec des femelles ZW et des mâles ZZ.
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"Des chercheurs français de l’Inserm et de l’AP-HP sont parvenus à injecter à un patient des globules rouges créés à partir de ses propres cellules souches. À l’avenir, les malades ayant besoin d’une transfusion sanguine deviendront-ils leurs propres donneurs ? L’espoir semble permis.
Depuis longtemps, on cherche à réaliser du sang artificiel par différentes méthodes, comme la reprogrammation de cellules de peau ou même par moulage d'hydrogel. À l’université Pierre et Marie Curie (UPMC) à Paris, Luc Douay et son équipe explorent la voie des cellules souches et vient de parvenir à un résultat remarquable, présenté dans la revue Blood. L'étude s’est déroulée en deux temps. En utilisant des cellules souches d’un donneur humain, les scientifiques ont d’abord réussi à produire des milliards de globules rouges cultivés. Ils ont pour cela utilisé des facteurs de croissance spécifiques « qui régulent la prolifération et la maturation des cellules souches en globules rouges ».
Mais l’énorme pas en avant est venu lorsque l’équipe française a réinjecté des globules rouges cultivés à partir des cellules souches d’un patient. « Au bout de cinq jours, poursuit Luc Douay, le taux de survie de ces globules rouges dans la circulation sanguine était compris entre 94 et 100 %. Et au bout de 26 jours, entre 41 et 63 %. » Ces résultats sont très positifs puisque « ce taux est comparable à la demi-vie moyenne de 28 jours des globules rouges natifs normaux. Nous démontrons donc que la durée de vie et le taux de survie des cellules cultivées sont similaires à ceux des globules rouges natifs, ce qui étaye leur validité en tant que source possible de transfusion »."
lire la suite ICI : http://www.futura-sciences.com
FRANCE : "La presse, nous dit généthique.org, se penche largement sur la polémique suscitée par l’introduction d’enseignements directement inspirés de la théorie du gender dans les nouveaux manuels de Sciences de la vie et de la terre (SVT) de la classe de première ES et L (Cf. synthèses de presse du 23/05/11 et du 19/07/11 et Lettre mensuelle d’août 2011).
Les tenants de la théorie du gender soutiennent que la différence sexuelle n’est pas biologique mais d’abord socioculturelle. Il n’existerait ainsi selon eux "qu’un être indifférencié sexuellement qui deviendrait homme, femme ou autre chose par la culture" comme le résume le philosophe Yves-Charles Zarka, professeur à la Sorbonne, dans un article publié dans La Croix.
La revue de presse de genethique.org du mois d'août regorge d'informations du plus haut intérêt que nous ne pouvons nous permettre de reproduire l'une après l'autre; le mieux est de vous inviter à les découvrir en cliquant sur les liens ci-dessous :
- La science dément les présupposés de la théorie du gender
- Gender : 80 députés demandent le retrait des manuels de SVT
- Euthanasie : le débat est relancé
- J.-C. Guillebaud : "La bioéthique est une urgence politique !"
- Liquide amniotique : une source sûre de cellules souches
- Premières naissances françaises après vitrification embryonnaire
- Cellules souches : traiter les troubles de la pigmentation de la peau ?
- Sinistres expériences américaines au Guatemala
- Autriche : débat sur l'IVG dans les hôpitaux publics
- Japon : fabrication de sperme artificiel de souris
- Laissez-passer français pour des enfants nés de mères porteuses
- USA : une clinique d'AMP poursuivie pour avoir perdu les embryons d'un couple
- Commerce procréatique entre l'Allemagne et la Pologne
- Etats-Unis : des tests de paternité pendant la grossesse
Dépêche Zenit (29 août 2011)
« Mon père a été un des grands défenseurs de la vie » : c’est ainsi que Clara Gaymard, la fille du professeur Jérôme Lejeune, évoque le combat de son père pour la vie et sa recherche sur la Trisomie 21.
Présidente de General Electric France, elle est intervenue jeudi au Meeting de Rimini, organisé par le mouvement catholique italien Communion et Libération. A cette occasion, la rédaction française de Radio Vatican a diffusé le témoignage émouvant de Clara Gaymard.
« Mon père était un homme d’espoir, d’optimisme, et il pensait qu’un jour ou l’autre on trouverait » des réponses à la Trisomie 21. C’était aussi « un homme de science et de foi », a-t-elle expliqué. « La science lui démontrait que la vie existait dès la conception. Son savoir et sa responsabilité de médecin lui disaient qu’il fallait protéger la vie et protéger le malade. Et sa foi lui disait que toute vie était sacrée et donc il s’est battu pour dire que toute vie vaut la peine d’être vécue et que toute vie doit être défendue quand on est un médecin, quand on est un savant et a fortiori quand on est un chrétien ».
Au Meeting de Rimini, Andrea Tornielli a pu visiter l'exposition "À travers les yeux des apôtres." ("Con gli occhi degli apostoli")
"Cette exposition, explique-t-il, offre aux visiteurs un voyage à Capharnaüm, le village sur les rives de la mer de Galilée, où plusieurs épisodes évangéliques ont eu lieu et où Jésus avait déménagé pour vivre dans la maison de Pierre et André. J'ai eu la chance de visiter plusieurs fois le site archéologique de Capharnaüm, et je l'ai découvert, après la grotte de Nazareth, comme le plus beau et le plus fascinant de la Terre sainte, parce qu'à regarder ces pierres, ces rues, les restes de la synagogue où Jésus a enseigné, et surtout la maison de Pierre, tous accessibles à pied depuis la rive, on perçoit, non seulement le contexte où se sont déroulés quelques épisodes clés de l'Evangile, mais aussi la simplicité de l'expérience chrétienne des commencements: la coexistence quotidienne avec Jésus de ce premier groupe de disciples.