L'évangile d'hier rappelait qu'"il y a de nombreuses demeures dans la maison du Père"; à parcourir de nombreux sites et blogs cathos intransigeants, on ne s'en douterait pas. Dans la confusion actuelle, chacun voudrait se faire "le" porte-parole de "la" vérité : jouer à être le pape en quelque sorte. Ce n'est pas le cas de Gérard Leclerc qui nous partage sa reflexion sur "France Catholique"
L’« Abécédaire du temps présent », nouveau livre de Gérard Leclerc, est disponible dans toutes les librairies depuis le 20 mai 2011 (250 pages, 20 euros, éditions de l’Œuvre). Il s’agit d’un recueil de chroniques lues sur Radio Notre-Dame ou Radio-Espérance. Elles sont d’un style limpide et ne manquent jamais de faire réfléchir sur une question de société, politique ou intellectuelle. Elles raviront ses auditeurs réguliers comme ceux qui n’ont pu toutes les entendre. On découvrira combien elles dépassent l’actualité au jour le jour et forment un crible pour décoder notre monde.
En complément, un grand entretien permettra de resituer cet agréable exercice littéraire dans la trame profonde d’une histoire intellectuelle qui est aussi, chacun selon son échelle, celle de beaucoup d’entre nous. A découvrir ici
En février dernier, Chantal DELSOL a publié "L'âge du renoncement". Observant l'effacement du christianisme et de la culture qui lui était associée, elle y voit la fin d'une longue période (2500 ans) marquée par la recherche de la vérité et par la foi qui préluderait à un retour à une vision païenne des choses. Son analyse est interpellante :
Nous ne cautionnons pas nécessairement tout ce qui se fait ou tout ce qui se dit au Collège des Bernardins, mais nos visiteurs sauront faire la part des choses. Il n'empêche, c'est une institution qui ne manque pas d'intérêt et qui permet d'approcher de nombreuses questions relatives à l'Eglise et à la société, avec des personnalités de premier plan comme Rémi Brague ou Chantal Delsol qui sont membre de son "conseil d'orientation".
Notre société est bouleversée et, face à ces bouleversements, nous sommes amenés à prendre position, et il est à supposer que nous le fassions loyalement, en toute honnêteté. Le fait que ces changements nous éloignent de plus en plus de ce que, a posteriori, nous qualifierions de « berges calmes » où nous nous sentions en sécurité pourrait nous conduire à « forcer » un peu nos positions. Ainsi pourrions-nous idéaliser à l’extrême des situations antérieures où cela ne se justifie pas ou rejeter des changements et des adaptations qui ne méritent pas tous d’être diabolisés. 

Sur le blog du