C'était à l'occasion du "Parvis des Gentils", à Paris, lors d'une communication faite à l'Institut de France, le 25 mars 2011 :
« J’ai interrogé la terre ; et elle m’a répondu : « Ton Dieu, ce n’est pas moi ». Et tout ce qui est en elle m’a fait la même réponse. « J’ai interrogé la mer et ses abysses, et les formes rampantes de la vie ; et ils m’ont répondu « Ton Dieu , ce n’est pas nous. Cherche au-dessus de nous ! »
« J’ai interrogé les souffles de la brise ; et l’espace de l’air avec ses habitants m’a dit : « Anaximène se trompe : je ne suis pas Dieu ».
« J’ai interrogé le ciel, le soleil, la lune, les étoiles ; et ils m’ont dit : «Nous ne sommes pas non plus le Dieu que tu cherches ».
« Et j’ai dit à tous les êtres qui entourent les portes de ma chair : « Dites-moi de mon Dieu – puisque vous ne l’êtes pas -, dites-moi quelque chose de lui. Et d’une voix forte, ils me clamèrent : « C’est lui qui nous a faits ». En fait, les interroger, c’était les regarder de tous mes yeux : écouter leur réponse, c’était voir leur beauté » (1).
« Bien tard je t’ai aimée, O Beauté si ancienne et si neuve. Bien tard, je t’ai aimée » (2).
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