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A-t-on suffisamment d´informations fiables pour contenter ceux qui ne jurent que par les données historiques, et suffisamment d´audace pour braver le politiquement correct, et se risquer à affronter les opinions des croyants ? La foi prise au mot vous propose un dialogue exceptionnel entre deux auteurs, qui ont écrit une Vie de Jésus. 150 ans après la fameuse vie de Jésus d´Ernest Renan qui fit tellement scandale, mais que tout le monde a lu, pourquoi ont-ils pris la plume pour tenter de raconter la biographie du fondateur du christianisme ? Quel est leur rapport à l´histoire ? Qu´ont-ils fait du regard des croyants ? Quelles difficultés ont-ils rencontrées, mais aussi quelles belles surprises les ont attendus dans cette quête ? Telles sont les questions que nous vous proposons d´évoquer avec les deux invités de Régis Burnet : Daniel Marguerat, exégète et bibliste, professeur émérite de théologie protestante de l'université de Lausanne, et Jean-Christian Petitfils, écrivain et historien.
La Session LEAD est une université d’été qui réunit 140 jeunes de 21 à 30 ans autour de personnalités inspirantes et engagées dans tous les secteurs de la société. Les témoignages francs et ouverts des intervenants sont une source de beaux échanges entre les acteurs chrétiens de demain et les dirigeants d’aujourd’hui. Un des inspirateurs de la Session LEAD est le Père Emmanuel de Ruyver de Wavre.
La 5ème édition de la Session LEAD aura lieu au Prieuré de Corsendonck du mercredi 11 au dimanche 15 septembre 2019.
Parmi les intervenants de cette année se trouvent entre autres :
Vincent Montagne : PDG de Média Participations Carl et Veronika Elsener : CEO et CMO de Victorinox Brigitte Van Wymeersch : Professeur en Musicologie Olivier De Schutter : Professeur à l’UCL, ancien rapporteur spécial à l’ONU Rik Torfs : Ancien recteur de la KU Leuven Guy Dembour : Médecin, cardiopédiatre Bruno Colmant : économiste, professeur et auteur Nicolas Buttet : Fondateur de la fraternité Eucharistein Nicolas Michel : ancien secrétaire général adjoint de l’ONU
HONG KONG : PÉKIN ACCUSE L’EGLISE CATHOLIQUE D’ORGANISER DES « ENTRAÎNEMENTS À LA VIOLENCE »
Comme tous les régimes totalitaires, le pouvoir communiste chinois cible l’Eglise catholique. Alors que Pékin multiplie les menaces d’intervention contre les manifestants en exhibant des convois militaires massés à Shenzhen, la ville de Chine continentale qui fait face à Hong Kong, les médias chinois accusent les institutions catholiques de la ville d’être des « centres de formation » pour les pro-démocratie, et les églises, des « refuges pour les foules » protestataires. Ce sont les termes employés par le quotidien « Ta Kung Pao », dirigé par le parti communiste chinois (PCC) qui donne évidemment le « la » aux médias. Selon une pratique consubstantielle aux partis communistes, le recours au mensonge s’opère sans la moindre vergogne : un autre organe du PCC, le quotidien chinois Ta Kung Pao (« L’Impartial »), accuse un lycée diocésain, le Yu Chun Keung Memorial College, d’organiser des « entraînements à la violence » et feint de se demander si l'école est devenue « un centre de formation de la mafia » sur la base d’ une vidéo postée sur Internet où l’on voit huit jeunes Hongkongais participant à un exercice de tir au pistolet à air comprimé et arborant un drapeau américain. Or il s’agit d’une vidéo remontant au 5 août, et ne montrant que les activités ordinaires du club de tir des étudiants, sans aucun rapport avec les dernières manifestations, selon les précisions données le 11 août par la direction du Yu Chun Keung Memorial College.
Manifestement, les autorités communistes ne digèrent pas l’appui apporté par les églises chrétiennes, et notamment par l’Eglise catholique, à la principale revendication des manifestants : l’abandon du projet de loi permettant l’arrestation et l’extradition de tous ceux qui déplaisent au régime vers la Chine continentale. Mgr Joseph Ha Chi-shing, évêque auxiliaire de Hong Kong, avait notamment participé à un temps de prière organisé par les jeunes devant le Conseil législatif de Hong Kong, après la manifestation du dimanche 16 juin, qui a fait descendre dans la rue deux millions de personnes. Le 19 juin, le lendemain des excuses publiques présentées par Carrie Lam, chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong (nommée par Pékin), pour sa gestion des événements, le cardinal John Tong Hon, administrateur apostolique de Hong Kong et le révérend Eric So Shing-yit, président du Conseil chrétien de Hong Kong, avaient publié un communiqué conjoint d’une grande modération de ton. Ils y disaient accepter les excuses publiques et personnelles de Carrie Lam et la reconnaissance de ses manquements, tout en demandant au gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong d’apaiser la population en abandonnant le projet de loi sur l’extradition, au lieu d’annoncer seulement sa suspension, et de lancer des enquêtes impartiales sur les accusations de violence contre les manifestants.
Lourdes: un appel «à ne pas abandonner la religion populaire»
Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, a présidé la 146e édition du Pèlerinage national – animé par la famille de l’Assomption – qui s’achève ce 16 août aux sanctuaires de Lourdes. Il revient sur ces cinq journées intenses spirituellement et humainement, pendant lesquelles la pauvreté évangélique a constitué un fil conducteur.
Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican
«Heureux vous les pauvres car le Royaume de Dieu est à vous» (Luc 6, 20): une béatitude qui était le thème de cette édition 2019 du Pèlerinage national de Lourdes. La pauvreté semble s’inscrire dans “l’ADN” des sanctuaires de Lourdes, où ceux qui l’éprouvent sous ses diverses formes (physique, sociale, psychologique…) sont accueillis avec humanité, sous le regard aimant de la Mère de Dieu. Les pèlerins éprouvés trouvent «une forme de réponse de tendresse» dans ce sanctuaire marial, comme le rappelle Mgr Luc Ravel.
La beauté du service
Pour celui qui a présidé le 146e Pèlerinage national, ces cinq jours étaient l’occasion d’expliquer plus en détail les trois aspects de la béatitude lucanienne: pauvreté, richesse, joie… Et de les voir incarnées, en particulier par les centaines de jeunes au service des malades. À travers les gestes de fraternité et de compassion, «on sent que le Royaume de Dieu est tout proche», témoigne ainsi l’archevêque de Strasbourg. Il est également touché par la «grande sérénité» qui règne, malgré l’affluence. «Chacun se respecte, chacun se met au service les uns des autres», note-t-il.
Une affluence confirmée par les chiffres: environ 8 000 pèlerins et hospitaliers ont participé au Pèlerinage national, dont 800 personnes malades, âgées ou handicapées. Les organisateurs ont constaté cette année une croissance d’environ 18 % du nombre de pèlerins et de 16 % du nombre de bénévoles. Pour l’expliquer, Mgr Ravel avance deux hypothèses: d’une part le succès du film documentaire Lourdes paru en France au mois de mai. D’autre part cette «quête de Dieu» que l’on voit renaître chez les jeunes, «et qui nous invite à devenir pèlerin».
Valoriser la religion populaire
Concernant la spiritualité, l’archevêque de Strasbourg observe un autre phénomène: le retour d’une «religion populaire», c’est-à-dire d'une «religion qui peut s’adresser à tous», et où «chacun trouve sa nourriture», quel que soit son âge, son milieu social ou professionnel. «Ne parlons pas de religion simpliste. Il n’y a pas de syncrétisme, c’est clair», tient à souligner Mgr Ravel, rappelant aussi l’attachement du Pape François à cette religion populaire.
«On gagnera beaucoup à revenir non pas à de petits groupes élitistes, mais à des choses qui peuvent être vécues en même temps par tout le monde – pèlerinages, marches, célébrations…», et où «tout le monde trouve sa place», plaide-t-il. L’archevêque de Strasbourg se réjouit donc que Lourdes et d’autres sanctuaires montrent par leur vitalité que «nous ne devons pas abandonner la religion populaire», spécialement en France.
Entretien avec Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg
Beauraing : le culte de la Vierge Marie en perte de vitesse
Publié le mardi 13 août 2019
Le bruit des aspirateurs résonne dans la crypte de la basilique de Beauraing. A deux jours du 15 août, une dizaine de bénévoles se démènent pour remettre les lieux en état avant les célébrations de l’Assomption. A quatre pattes devant l’autel, le vice-recteur shampooine la moquette : " Tout le monde se retrousse les manches. Ça bosse ! " sourit l’abbé Christophe Rouard, " s’il fait beau, on devrait accueillir au moins 2000 personnes jeudi. "
Un resto bien baptisé
A deux pas du sanctuaire, un restaurant a pignon sur rue depuis trente ans. Le bien nommé " Pèlerin " se prépare à un week-end très chargé : " les pèlerins représentent au moins trente pourcents de la clientèle à cette occasion " explique Eddy Huysmans, le patron. " On devrait faire au moins 500 couverts ! Mais c’est vrai que ce n’est plus comme avant. "
Juste en face du bistrot, dans le jardin des apparitions, les cierges se consument dans une ambiance de recueillement. Une poignée de visiteurs à peine sont assis sur les bancs qui font face à la statue de la vierge. Parmi eux, Marcel et Ginette viennent de Lessines. Ce couple de pensionnés fait la route depuis de très nombreuses années : " mon épouse est très croyante… Mais c’est vrai qu’il n’y a plus grand monde aujourd’hui… "
Une affluence en berne
Le culte ne fait plus vraiment recette. En à peine douze ans, le nombre de pèlerins est passé de 150 mille à 85 mille personnes. Une baisse de quarante pourcents qui pèse sur le quartier. L’hôtel historique situé juste en face du site des apparitions est à vendre.
" Le culte marial n’est clairement pas un vecteur de développement " confie Marc Lejeune, le bourgmestre de Beauraing. " Les membres de l’asbl " Pro maria " qui gèrent les activités ont toujours veillé à rester centrés sur le culte et la prière, " explique le mandataire CDH. " Il n’y a jamais eu beaucoup de liens entre le site religieux et le centre de la ville. Pourtant, l’image de Beauraing reste étroitement associée à la Vierge et aux apparitions. "
Conscient de la tendance, le vice-recteur reconnaît qu’il planche régulièrement sur le sujet pour trouver de nouveaux moyens pour attirer de nouveaux pèlerins. " On en parle régulièrement. Je crois que la déchristianisation est une tendance générale dans nos contrées. Par contre, il y a de plus en plus de chrétiens à travers le monde. Récemment, nous avons accueilli 150 Libanais sur le site… C’est la preuve que l’on doit miser sur l’international. "
Est-il impertinent de faire remarquer que, durant l'épiscopat de Mgr Léonard à Namur (1991-2010), Beauraing fut un lieu phare de la vie chrétienne du diocèse. Est-ce vraiment une coïncidence si, après son départ, ce sanctuaire marial a connu un lent déclin ?
Les évêques du Mexique s'inquiètent de la progression de l'avortement
Une récente décision de la Cour Suprême maintenant une norme concernant l'IVG fait craindre sa banalisation dans la société mexicaine, s'inquiètent les évêques.
Les évêques du Mexique font part de leur inquiétude quand à la banalisation de l'avortement dans le pays. Dans un communiqué publié le 12 août dernier, intitulé «en faveur des filles et femmes victimes de viols et des enfants non-nés», la conférence épiscopale précise ses préoccupations.
La Cour Suprême du pays a en effet refusé les plaintes de deux États mexicains, la Basse-Californie et l'Aguacalientes, qui contestaient la norme officielle "Nom-046". Lancée par le ministère de la Santé en avril 2009, Nom-046 a été créée dans le but de réglementer les critères de prévention et de traitement de la violence sexuelle, tant dans la famille que dans la sphère publique. Il a été plusieurs fois amendé, la dernière fois en 2016.
Protéger les femmes et les enfants
Dans la dernière version de la Nom-046, le gouvernement fédéral admet la possibilité d'un avortement en cas de viol contre la mère. Selon l'épiscopat mexicain, cette loi a été amendée avec le «but présumé» de la mettre en conformité avec la loi générale sur les victimes, promulguée en 2013.
Certains points essentiels ont ainsi été modifiés. La notion d'avortement est ainsi remplacée par celle d'«interruption volontaire de grossesse» sans limite de temps de gestation; les droits des parents des victimes sont annulés, car à partir de 12 ans, les filles enceintes pour viol peuvent demander un avortement sans le consentement du père ou de la mère, ou de leur représentant légal.
Un taux alarmant de violences
Le personnel de santé participant à une IVG n'est, selon la norme aménagée, plus tenu de vérifier les allégations de la requérante, précisent les évêques. Ceux-ci appellent ainsi à des «solutions intégrales» pour protéger les filles et les femmes de la violence, et réitèrent que la légalisation de l'accès à l'avortement «a ouvert une voie aux conséquences graves, car elle favorise l'impunité de l'agresseur et ne protège pas la victime».
Les prélats mexicains rappellent aussi non sans inquiétude que les aménagements de la Nom-046 permettent aux auteurs de viols de forcer les victimes à avorter, et ce faisant, d'éviter les conséquences prévues par le code pénal actuel. Dans leur communiqué, ils publient aussi des chiffres alarmants selon lesquels 41,3% des femmes mexicaines de plus de 15 ans ont été victimes d'au moins un viol au cours de leur vie, et plus de 88% d'entre elles ne le signalent pas.
Euthanasie : la liberté des institutions de soins à nouveau menacée
14/08/2019
Le Parti Socialiste (PS) a déposé une proposition de loi datée du 9 juillet 2019 pour obtenir que les institutions de soins (hôpital, maisons de repos…) ne puissent plus s'opposer à ce que des euthanasies aient lieu en leurs murs. Une proposition similaire, frappée de caducité aux dernières élections, avait déjà été déposée par le PS en février 2016 sans faire l'objet de discussions à la Chambre. Malgré l'absence de gouvernement fédéral, certains parlementaires semblent donc bien actifs dans le domaine de la bioéthique.
La liberté des institutions de soins par rapport à la pratique de l'euthanasie n'est pas seulement menacée en Belgique, mais aussi au Canada. Là-bas, un médecin a euthanasié un résident à l'insu de la maison de repos d'obédience juive qui l'hébergeait. L'établissement (Louis Brier Home, Vancouver), clairement opposé à la pratique de l'euthanasie en son sein, a déposé plainte devant le Collège des médecins et chirurgiens de la Colombie Britannique, qui a donné droit au médecin le mois dernier. La position du Collège a suscité la consternation du directeur de la maison de repos : « Nous avons un certain nombre de survivants de l'Holocauste dans la maison. C'est une immense préoccupation… quand on a appris ce qui s'était passé, il y a eu énormément d'anxiété et de chaos, spécialement parmi ces personnes ».
L'obligation pour les institutions de soins d'accepter l'euthanasie chez elles, porte (ou porterait en Belgique) gravement atteinte à leur droit à la liberté d'association, à la liberté d'expression et à la liberté de pensée, qui sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. Comme le rappelle souvent le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique, l'accès à l'euthanasie ne constitue pas un droit dans le chef du citoyen. Mais surtout, de telles aspirations oublient que la liberté d'une institution de soin protège aussi la liberté de tous ceux qu'elle rassemble, de ne pas se voir confrontés à un acte qu'ils réprouvent : les résidents ou les patients, leurs familles, les soignants, les bénévoles de ces établissements, les sponsors, … C'est aussi une question essentielle de pluralisme dans le paysage des institutions de soinsdu pays.
Pour approfondir la question de la liberté des institutions de soins par rapport à l'euthanasie : voir le Dossier de l'IEB sur le sujet.
Les Européens pensent souvent que d’autres viendront à notre secours. Un sondage réalisé par Gallup auprès de plus de 1 000 personnes dans 64 pays montre que peu d’Européens seraient prêts à défendre leur pays en cas de conflit militaire.
Seul le Japon obtient des résultats encore inférieurs à ceux de nos voisins, les Pays-Bas et l’Allemagne.
Dans notre pays, pas même une personne sur cinq n'est disposée à aller au front pour la patrie.
Sur le site web « Benoît et moi », on peut lire -traduite en français- une excellente recension proposée par Aldo Maria Valli d’un récent ouvrage de Stefano Fontana qui, partant du texte emblématique de l’exhortation « Amoris laetitia », expose avec une clarté convaincante la manière dont fonctionne la pensée du pape Jorge Mario Bergoglio: un décodage à lire par tous ceux que rebute presqu’instinctivement la « forma mentis » du Pontife régnant, même s'il n'est pas l'unique rédacteur matériel de l'exhortation:
La thèse de Fontana est claire: Amoris laetitia constitue une authentique révolution par rapport à la tradition et au magistère précédents. Se présentant comme un document de nature pastorale plutôt que doctrinale, elle semble presque vouloir rassurer. En réalité, elle est révolutionnaire précisément parce qu’elle privilégie le travail pastoral en le détachant de la doctrine et, en mettant la praxis au premier plan, qu’elle relativise l’idée de vérité. Cependant, comme nous le verrons, dans cette « nouveauté » elle est très vieille.
Dans la première partie du livre, Fontana accorde une attention particulière au langage d’Amoris laetitia car c’est précisément ce langage qui révèle les intentions de François. C’est le langage du « oui… mais », des questions sans réponse, de l’ambiguïté souhaitée, de l’indétermination utilisée dans le but de déconstruire ce que l’exhortation considère, sans pour autant le dire ouvertement, comme des certitudes désormais dépassées.
Que le Pape ne supporte pas la doctrine est flagrant, tout comme est claire sa prédilection pour la praxis. C’est précisément en utilisant la rhétorique du « oui, mais aussi » qu’on dit que l’unité entre doctrine et praxis est importante, « mais cela n’empêche pas l’existence de différentes manières d’interpréter la doctrine ou certaines conséquences qui en découlent » (§ 3). De plus, « dans chaque pays ou région, on peut chercher des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux ». (toujours § 3).
Bien sûr, le concept clé d’ « inculturation » n’est pas précisé et le lecteur reste dans le doute. Cela signifie-t-il que la moralité doit être différente d’un endroit à l’autre? Cela signifie-t-il qu’une norme valable dans le pays A ne l’est pas dans le pays B ? Sur ce point, il n’y a pas de réponse, mais dans les faits, le relativisme s’installe et, encore une fois, c’est l’idée de vérité absolue qui est remise en question.
Argentine: les évêques soutiennent la première journée internationale des deux vies
Plus de 40 000 personnes se sont réunies en Argentine pour célébrer la première Journée internationale des deux vies. Pour écouter des témoignages en s'engageant à sauver les deux vies, celle de la mère et celle de l'enfant à naître, à travers des actions concrètes.
Luca Collodi - Cité du Vatican
Plus de 40 000 personnes se sont réunies jeudi dernier à Buenos Aires, devant le Congrès national, pour célébrer la première "Journée internationale des deux vies", une initiative qui en Argentine rappelle le premier anniversaire du rejet du projet de loi sur l'avortement. La manifestation a eu lieu à la veille des élections primaires qui auront lieu dans le pays. Les organisations pro-vie ont attiré l'attention sur les droits fondamentaux des femmes enceintes et des enfants à naître, en proposant la défense de la vie "de la conception à la mort naturelle" et en publiant un manifeste qui exhorte "à vaincre la fausse dialectique de l'avortement qui propose de préférer la vie de l'une ou l'autre personne ", au lieu de" sauver les deux vies ". L’invitation à «mettre fin à la tragédie de l’avortement illégal» est également forte.
La défense de la vie
A l'occasion de la Journée internationale d'action pour les deux vies, celle de la mère et celle de l'enfant à naître, la Commission pour la vie, les laïcs et la famille de la Conférence épiscopale argentine (Cevilaf), dans une note - explique Jorge Milia, journaliste et écrivain argentin, déjà étudiant du pape François - exprime son soutien à l'initiative et à toutes les "expressions qui préservent et promeuvent les deux vies et les encourage à prendre en considération, discuter et financer des projets publics qui ils sont orientés vers la maternité vulnérable ».
Les Dalits chrétiens font l'objet de deux discriminations en Inde
12 août
La direction de l'Eglise catholique appelle le parti BJP du Premier ministre Modi à mettre fin à la discrimination à l'encontre des dalits chrétiens et islamiques.
Samedi dernier, avec le soutien explicite des dirigeants de l'Église catholique, des protestations ont été exprimées dans toute l'Inde contre la privation et la discrimination des dalits. La manifestation a lieu chaque année le 10 août, car Rajendra Prasad , le premier président de l’Inde, a adopté l’article 3 de la Constitution indienne sur les castes le 10 août 1950.
Entre-temps, des lois ont été adoptées pour mieux protéger les dalits (en hindi: piétinés, sans castes ou intouchables), mais elles ne s'appliquent qu'aux sikhs et aux hindous. Les dalits chrétiens et islamiques en sont totalement exclus, uniquement sur la base de leurs croyances. L’évêque auxiliaire Theodore Mascarenhas, de Ranchi, a déclaré samedi que le système de castes pour le groupe important de sans-castes maintenait une sorte de régime d’apartheid .
Mgr. Mascarenhas : La constitution indienne actuelle qualifie la discrimination de crime mais reste trop forte pour la société. Les dalits sont exclus partout. C'est un problème majeur pour l'Eglise car beaucoup de dalits sont devenus chrétiens et n'ont donc pas les mêmes droits que les dalits restés hindous. Les Dalits chrétiens n'ont pas accès aux emplois, pas même aux écoles. Nous continuons à combattre les dalits qui se sont convertis à l’islam ou au christianisme et jouissent des mêmes droits que les autres dalits!
Selon des ONG, des soldats turcs et des militants du PKK seraient responsables de l'incendie criminel.
Ces dernières semaines, plusieurs incendies ont été provoqués en Turquie dans la région de Tur Abdin , une région abritant certaines des églises et des monastères les plus importants et les plus anciens du monde. Un cimetière a déjà été détruit et près des villages d'Elbeğendi, de Güzelsu, de Dibek, d'Üçköy, d'Üçyol et de Dağiçi, au moins 200 hectares de terres agricoles et de dizaines d'animaux ont été victimes du grand incendie. Selon les médias turcs, six villages auraient dû être évacués en même temps pour faire progresser les incendies. Plus de mille hectares de vignoble ont été dévastés à Şırnak. Là où il y a deux semaines du vin, des olives et du maïs étaient encore cultivés et des moutons pâturés, il n'y a plus que de la terre carbonisée.
En raison de la discrimination et des conditions de vie précaires dans le sud-est de la Turquie, des milliers de familles chrétiennes ont dû quitter leur pays d'origine au cours des dernières décennies du XXe siècle.
Le 26 juillet, tôt dans la matinée, un incendie s'est déclaré dans l'oliveraie du monastère historique de Deyrulzafaran, un lieu saint pour les Assyriens. Le monastère, situé à 10 km du centre de Mardin, a été fondé au Ve siècle. La récolte des olives est l’une des sources de revenus les plus importantes du monastère. Des centaines d'oliviers et d'amandiers ont été détruits lors des incendies dans les jardins autour du monastère. Un responsable du monastère estime que cet incendie a malheureusement été provoqué par un petit groupe de jeunes ivres. Des recherches ultérieures devront le montrer.
Qui est responsable?
Le PKK et l'armée turque sont suspectés d'avoir orchestré l'incendie criminel. Le gouvernement tente de suggérer que les incendies dans la région où vivent de nombreux chrétiens syriens orthodoxes et araméens sont le résultat du bombardement de l'armée turque contre des combattants du PKK. Mais la population locale est convaincue que les incendies sont délibérément allumés. Les pompiers se renvoient les responsabilités des uns envers les autres, de sorte que les jeunes, y compris de nombreux jeunes allemands et d'autres pays d'Europe occidentale qui rendent visite à leur famille, doivent combattre eux-mêmes les incendies avec de la terre et des rameaux d'olivier.
L'incendie criminel comme un avertissement
Pour le gouvernement turc, les incendies ne constituent pas une préoccupation majeure et ne représentent que des dommages collatérauxà la suite de la lutte contre le mouvement kurde PKK. Il est soupçonné d'avoir un rôle dans les incendies. Ces dernières années, de plus en plus de chrétiens affluant d'Europe occidentale sont retournés dans leurs villes natales et leurs familles et ont exigé sur des bases légales que leurs terres leur soient restituées par l'État turc ou par les tribus kurdes. Avec leur arrivée, les communautés syrienne orthodoxe et araméenne sont à nouveau renforcées et, en outre, la position du mouvement kurde du PKK est affaiblie. Selon un habitant du terrain, le PKK veut donner aux chrétiens qui veulent rentrer dans la terre de leurs ancêtres, dans le sud-est de la Turquie, le signe qu'ils ne sont pas les bienvenus ...