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Société - Page 429

  • Haro sur les bovins !

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    De Tugdual Derville en édito de la Matinale sur RCF (vendredi 1er février):

    Haro sur les bovins !

    La viande sans viande vient de débarquer en Amérique. Elle a – paraît-il – le goût de la viande, l’aspect de la viande, et même sa texture. Mais ce n’est pas de la viande.

    Cette drôle de pitance réjouit les adeptes de l’antispécisme. L’inventeur de ce mot, l’australien Peter Singer, conteste ce qu’il nomme le spécisme, la prétention de l’humanité à se croire supérieure aux bêtes, au point de se permettre de les asservir, de voler leurs œufs ou leur lait, et de les assassiner pour leur cuir ou pour les cuire. Singer affirme que végétalisme et véganisme sont des obligations morales. Dans le métro parisien, l’antispécisme assène ses dogmes : serrés comme des sardines, les usagers voient un poisson afficher sa revendication d’interdire toute pêche à la ligne dans la capitale – au nom de la souffrance animale – même si les « street fishers » remettent leurs prises à l’eau. Dans les gares, les affiches du groupe antispéciste PETA font carrément parler une poule et un veau : "Je suis quelqu’un. Ne me mangez-pas". Aux États-Unis, la même PETA soutient les biologistes qui élucubrent une viande « in vitro », créée en laboratoire, sans passer par la vie animale. Antispécisme et transhumanisme font bon ménage.

    Faut-il se réjouir d’une future éradication des bovins domestiques ? Les vaches vont-elles nous remercier de ne plus exister, après dix mille ans de domestication aboutissant à la magnifique « biodiversité » de leurs races ? À partir de l’auroch sauvage, l’homme a su poursuivre l’œuvre du créateur, en canalisant l’évolution.

    Le sujet de la condition animale est délicat. D’un côté les antispécistes en sont arrivés à oublier la différence homme-animal, la violence inhérente à la prédation naturelle, et surtout la spécificité de la dignité humaine, que souligne à vingt-cinq reprises le pape François dans Laudato Si’. De l’autre, la façon dont a évolué l’élevage pose question. À partir du XIXème siècle, l’esprit de la révolution industrielle a pu dénaturer cette cohabitation amicale entre l’homme et l’animal - qui légitime la mise à mort de ce dernier par son éleveur. En 1907, le promoteur de la zootechnie, André Sanson, écrivait que l’animal n’était qu’une machine, au même titre que la locomotive. Heureusement, de nombreux éleveurs continuent de prendre soin avec affection et respect de leurs animaux, sans leur imposer de souffrance inutile, mais sans non plus abandonner la saine hiérarchie homme-animal.

    Chacun à sa place, et les poules seront bien gardées.

  • Débusquer les enfants trisomiques à naître pour les éliminer

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    D'Alix Aulotte sur le site de l'Incorrect :

    INTRODUCTION DU DPNI DE LA TRISOMIE 21 : UN ÉVÉNEMENT SANS PRÉCÉDENT

    Le nouveau dépistage prénatal non invasif (DPNI) incluant la trisomie 21 est désormais remboursé par la Sécurité Sociale (en France, mais tout autant pratiqué et remboursé en Belgique). Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune, la politique eugéniste poursuit son chemin en France, pour laisser la voie libre à l’essor du marché du transhumanisme. 

    Pourriez-vous revenir sur les récentes évolutions législatives liées à l’introduction du diagnostic prénatal non invasif en France ? En quels termes précisément ces dispositions sont-elles entrées en vigueur ?

    Il est vrai que 96 % des enfants diagnostiqués trisomiques avant la naissance sont aujourd’hui éliminés, ceci étant possible jusqu’au terme de la grossesse en application de la loi Veil. Sauf indication contraire des parents ou défaillance de la machine à trier, tous les fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés. Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) porte à sa perfection la politique eugéniste déjà mise en place en visant à l’éradication complète des enfants porteurs de trisomie. Il est présenté comme plus fiable, plus précoce, plus confortable, plus économique. Une usine à gaz a été construite pour renforcer une politique qui n’est ni médicale, ni scientifique et encore moins philanthropique mais surtout lucrative pour les fabricants de tests.

    Ce nouveau dépistage, capable de rechercher le chromosome 21 surnuméraire dans l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel, est dorénavant proposé à toutes les femmes enceintes dont le niveau de risque a préalablement été évalué entre 1/50 et 1/1000 (et non plus 1/250) à l’issue du dépistage actuel par dosage des marqueurs sériques. Au système actuel qui prévoit un dépistage à 14 semaines et fiable dans 85 % des cas se rajoute donc une technique utilisable dès 10 semaines et fiable à 99 %. Il y aura même des femmes qui cumuleront trois tests : les marqueurs sériques, le DPNI si elles sont classées à risque entre 1/1000 et 1/50 et un second DPNI si le premier prélèvement est « ininterprétable ». Le DPNI devrait limiter le recours à l’amniocentèse qui restera toutefois nécessaire pour établir le diagnostic si le résultat du nouveau test est positif. L’avortement qui pourra être plus précoce est bien sûr présenté comme un progrès. Tout cela est remboursé par l’assurance maladie.

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  • Ces chrétiens qui résistèrent à Hitler

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    De Franck Abed sur son site :

    Ces chrétiens qui ont résisté à Hitler par Dominique Lormier

    FRANCK ABED CHRETIEN

    Historien et écrivain, Dominique Lormier est l’auteur d’une centaine de livres (documents historiques, biographies, littérature). Chevalier de la Légion d’Honneur et membre de l’Institut Jean Moulin, il retrace à travers vingt-sept portraits choisis, d’hommes et de femmes catholiques, protestants et orthodoxes, une histoire de la résistance chrétienne face à Hitler.

    Trop souvent, certains stigmatisent l’attitude des chrétiens en général, et de l’Eglise Catholique en particulier pour leur passivité ou complaisance supposées à l’égard du régime hitlérien. Lormier tord le coup à ces légendes noires en étant factuel et sans jamais tomber dans le parti pris idéologique. Il est important de ne jamais céder à l’anachronisme quand nous souhaitons comprendre le passé.

    D’emblée, précisons que « lors de l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en janvier 1933, l’Allemagne compte 40 millions de protestants et 20 millions de catholiques ». Le nouveau chef d’Etat du Reich perçoit très vite l’importance de se concilier les chrétiens pour atteindre ses objectifs politiques : « en mettant en avant sa lutte contre le communisme, Hitler tente de séduire de nombreux chrétiens, afin de faire oublier que le nazisme est composé, en grande partie, d’athées convaincus et de néo-païens ouvertement racistes, antisémites et antichrétiens, comme Martin Bormann, Reinhard Heydrich, Alfred Rosenberg et Heinrich Himmler ».

    Comme chacun sait, l’Eglise Catholique romaine avec Mit brennender Sorge rédigée pour le Pape Pie XI en 1937 par Eugenio Pacelli, futur Pie XII,  dénonce le non-respect du concordat du 20 juillet 1933, critique l’idéologie nationale-socialiste, condamne le racisme, le culte de l’Etat, du chef et le paganisme. Lormier écrit que « l’incompatibilité du nazisme avec le catholicisme est au coeur de cette encyclique ».

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  • Quand la théorie du genre et l'écriture inclusive s'emparent du CNRS

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    De Marcel Kuntz, chercheur, sur le site du Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    Théorie du genre et écriture inclusive ont pris le pouvoir au CNRS: le cri d'alarme d'un chercheur

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Chercheur en biotechnologie au CNRS, Marcel Kuntz juge que la théorie du genre tient désormais le haut du pavé au sein du prestigieux établissement. Or quand une théorie aussi fragile impose une «ligne officielle» qu'il est prudent de respecter si l'on veut la paix, il y a de quoi être inquiet pour l'esprit critique, souligne le scientifique.

    Marcel Kuntz est biotechnologiste végétal et directeur de recherche au Laboratoire de physiologie cellulaire végétale du CNRS à Grenoble.

    Le 26 octobre 2017, l'Académie française a adopté à l'unanimité une déclaration contre l'écriture dite «inclusive», qui explique que «la multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu'elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité» et que «la langue française se trouve désormais en péril mortel».

    Une circulaire du Premier ministre avait aussi banni l'usage administratif de l'écriture inclusive, en tout cas de la «graphie» dénoncée par l'Académie française, en rappelant que «le masculin est une forme neutre qu'il convient d'utiliser pour les termes susceptibles de s'appliquer aussi bien aux femmes qu'aux hommes», tout en demandant de recourir à des formules telles que «le candidat ou la candidate» ce qui permettrait «de ne marquer de préférence de genre».

    On peut s'étonner de trouver dans des documents officiels de la recherche publique, du CNRS par exemple, des monstruosités grammaticales.

    Dans un tel contexte, on peut s'étonner de trouver aujourd'hui dans des documents officiels de la recherche publique, du CNRS par exemple, des monstruosités grammaticales telles que «technicien.ne.s, ingénieur.e.s et chercheur.e.s». Essayons d'en analyser les raisons.

    L'objectif affiché de l'écriture inclusive est d'imposer une égalité des «représentations» entre les femmes et les hommes. En réalité, il s'agit d'un champ de bataille idéologique, où resurgit la dialectique marxiste des rapports exploiteurs/exploités, oppresseurs/opprimés, revisitée par l'idéologie postmoderne - où la société est vue comme une juxtaposition de communautés, la plupart rangées en catégories victimaires (dont les femmes).

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  • La Vie à tout prix ? L'Université de la Vie 2019 sur KTO

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    Quand les lois du marché s'invitent dans la procréation et que l'enfant devient une marchandise que l'on peut acquérir à n'importe quel prix, peut-on accepter toutes les techniques de procréation au nom du désir d'enfant ? Nous réfléchirons ensemble à d'autres chemins possibles, à une fécondité qui consent à ses limites. Conférence de l'Université de la Vie du lundi 14 janvier 2019.

    LA VIE SOUS CONDITIONS ?

    Avec les progrès du diagnostic anténatal, qui permet de déceler très tôt un handicap chez l'enfant à naître, ce qui amène parfois à une interruption médicale de grossesse, est-il encore possible d'accueillir inconditionnellement la vie de chaque être humain ? Cette question se pose aussi face aux cas de grande dépendance et de fin de vie, avec la tentation de l'euthanasie. Conférence de l'Université de la Vie du lundi 21 janvier 2019.

    VOIR également la médiathèque de l'Université de la Vie sur le site d'Alliance Vita

  • Le pape François dénonce vigoureusement l'assassinat de masse des enfants à naître

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Défendre la vie «durant la vie et jusqu’à la fin», un devoir absolu pour le pape François

    Il en appelle aux politiciens et déplore un « assassinat de masse »

    Défendre la vie humaine  « durant la vie et jusqu’à la fin », est un « devoir absolu » rappelle le pape François qui invite les politiciens à mettre la défense de la vie au centre de leurs programmes. Le pape a déploré un « assassinat de masse ».

    Le pape a reçu, ce 2 février 2019 au Vatican, une délégation du Mouvement italien pour la vie, à l’occasion de la 43e « Journée pour la vie », dimanche 3 février, sur le thème : « Voici, je fais toute chose nouvelle » (Isaïe 43, 19).

    Le pape François a précisé tout ce qu’implique cette défense de la vie dans tous les domaines « la santé, l’éducation, les opportunités de travail » : « tout ce qui permet à une personne de vivre dignement ».

    C’est pourquoi il a lancé un appel particulier aux personnes engagées en politique non seulement pour que la défense des enfants à naître soit la « pierre angulaire » de leur action pour le « bien commun », mais aussi pour que cela ne s’arrête pas là il s’agit aussi de leur « offrir un avenir et une espérance » : le pape cite implicitement le prophète Jérémie…

    Le pape n’hésite pas à déplorer un « assassinat de masse » : « Dans votre action culturelle, vous avez témoigné avec franchise que tous ceux qui sont conçus sont enfants de toute la société et que leur assassinat de masse, avec l’aval des États constitue un grave problème qui mine les bases de la construction de la justice ».

    Il a invité les politiciens à ne pas se laisser « conditionner par des logiques centrées uniquement sur leurs intérêts partisans ou immédiats », mais à « regarder plus loin », et « tout le monde », avec leur « cœur ».

    Le pape a fait observer que le verset d’Isaïe rappelle « l’œuvre merveilleuse » du Créateur qui « génère quelque chose qui n’existait pas et qui porte en lui une beauté inattendue » et il a invité à l’émerveillement et non à la main mise.

    Si la vie qui commence est violée, « ce qui reste n’est pas un accueil du don, reconnaissant et émerveillé, mais un calcul froid de ce que nous avons et de ce dont nous pouvons disposer ».  La vie se réduit alors à un « bien de consommation».  Le pape a fait observer que cette «vision dramatique» engendre « de nombreuses souffrances ».

    Il a invité à la confiance en Dieu pour réussir à inverser la tendance : « Nous continuons à agir, en connaissant nos limites mais aussi la puissance de Dieu ». Il a souligné l’engagement de nombreux jeunes au sein du mouvement et en Eglise.

    Mais le pape a aussi souligné l’engagement en faveur de la vie de qui ne partage pas la foi car « la vérité du bien de la vie, est une valeur humaine et civile, et comme telle, elle demande à être reconnue  par toutes les personnes de bonne volonté», quelle que soit sa religion.

  • Existe-t-il un droit à l'émigration ?

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    Du site Breizh Info :

    Italie. Mgr Giampaolo Crepaldi : « Il n’existe aucun droit à l’émigration » [Interview] 

    « La Doctrine sociale de l’Église est claire : les peuples doivent rester dans leur Patrie. La politique décide si elle accueille ou non, la religion, elle doit annoncer le Christ. Mais peut-être certains l’ont-ils oublié… » Cette opinion énoncée par l’archevêque de Trieste, monseigneur Crepaldi, dans un entretien accordé au journal La Verità, que nous reproduisons ci après, semble en totale contradiction avec les propos du pape François et de la majorité de l’Église, notamment en Italie, où celle-ci est considérée comme la première force d’opposition au gouvernement italien.

    A lire quelques écrits du pape sur l’accueil des migrants, on a l’impression de se retrouver devant un nouveau dogme. Il y a, bien sûr, un besoin impératif d’assistance humanitaire, mais il faut faire la distinction entre assister et accueillir. Et la doctrine sociale de l’Église catholique ne prône pas l’accueil inconditionnel si souvent prêchée et connotée politiquement. La Verità a rencontré Mgr Giampaolo Crepaldi, archevêque de Trieste et président de l’Observatoire International Cardinal Van Thuân sur la doctrine sociale de l’Eglise, pour chercher à comprendre comment interpréter le problème sans tomber dans des slogans à l’emporte-pièce.

    La Verità : Mgr Crepaldi, les appels à accueillir [les migrants] se multiplient souvent aussi de la part d’hommes d’Eglise. Quels sont les critères que nous donne la Doctrine Sociale de l’Eglise pour affronter le problème des migrations sans tomber dans un angélisme béat ?

    Mgr Crepaldi : « Les migrants ne pouvant tous arriver à Lampedusa et être accueillis, il faut se pencher sur le problème avec une bonne politique, laquelle doit toujours rechercher le Bien Commun qui n’est pas seulement celui des migrants mais aussi celui de la nation qui les accueille et celui de la communauté universelle ».

    La Verità : C’est-à-dire ?

    Mgr Crepaldi : « C’est-à-dire que les politiques doivent considérer les besoins des demandeurs d’asile mais aussi s’interroger sur les possibilités réelles d’intégration. Outre l’assistance immédiate, il y a d’autres problèmes ».

    La Verità : Lesquels par exemple ?

    Mgr Crepaldi : « Combattre les structures criminelles qui organisent les passages de migrants, décourager la complicité de certaines ONG, ne pas décharger toutes les responsabilités sur l’Italie mais favoriser la collaboration européenne et méditerranéenne. La charité personnelle met souvent le cœur en premier sans voir les obstacles mais la politique doit réguler l’accueil de façon structurée pour le bien de tous ».

    La Verità : Selon le dixième rapport de votre Observatoire, la question de la relation avec l’islam revêt clairement une importance politique et doit donc être jugée d’après les principes de la Doctrine Sociale.

    Mgr Crepaldi : « La politique doit avant tout connaitre les religions desquelles elle s’occupe sinon elle ne fait preuve d’aucune rationalité. Cela doit aussi s’appliquer à l’islam. C’est aussi le devoir de l’Eglise, en un certain sens, qui ne devrait pas se limiter à un seul dialogue interreligieux ou à prêcher un accueil général et inconditionnel. Même l’Eglise devrait évaluer l’islam – tout comme les autres religions, du reste – à la lumière des principes de la Doctrine Sociale ».

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  • France : la chasse au Bellamy est ouverte !

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    De Jérôme Cordelier sur le site de l'hebdomadaire Le Point :

    La chasse au Bellamy est ouverte (et c'est une bonne nouvelle pour LR)

    PARTI PRIS. Sitôt nommée, la tête de liste LR est devenue le nouveau bouc émissaire des bien-pensants. Une entrée en campagne parfaite !

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  • Marches pour le climat : une fanatisation abusive de l'enfance ?

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    Une opinion de Drieu Godefridi publiée sur le site de l'hebdomadaire "Le Vif" :

    "La fanatisation de l'enfance, une modalité de l'abus ?"

    Dérangeantes images que celles de ces enfants qui, avec la bénédiction de leurs parents, de leurs professeurs et de leur ministre (sic) vocifèrent en pleine rue des slogans politiques, à l'heure qui devrait les trouver en classe.

    L'écologisme, qui est la version politique de l'écologie, possède une indéniable force de séduction. Cette idéologie est, dans certaines régions du monde, essentiellement cantonnées à l'Europe occidentale, celle dont on parle, celle qui a les faveurs des médias et de l'écrasante majorité des journalistes.

    Pour autant, les tenants de cette idéologie devraient reconnaître la légitimité de limites, quand il s'agit de diffuser leur message. L'instrumentalisation de nos semblables au sens kantien -- considérer autrui comme un pur moyen au service de nos fins -- est toujours pendable, sur le plan moral. A fortiori l'est-elle quand il s'agit d'enfants.

    Il ne s'agit évidemment pas de soutenir que nous devrions isoler nos enfants de la politique : ce serait un leurre. Tout au contraire, l'appréhension du politique en tant que modalité fondamentale de l'agir humain, est un aspect crucial de l'éducation, et de l'initiation à l'esprit critique.

    Cette éducation suppose d'abord la maîtrise des savoirs élémentaires sans lesquels la vision du monde reste affreusement limitée. Les limites de mon langage sont les limites de mon monde, disait Wittgenstein. Rappelons, à cet égard, que les jeunes Belges francophones sont les moins capables en lecture parmi les 36 pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

    L'initiation à la pensée critique suppose la confrontation progressive et par l'argumentation rationnelle de points de vue divergents -- sur le modèle médiéval de la disputatio.

    Toutes pratiques qui sont aux antipodes de la vassalisation politique de l'enfance par des adultes, sur le mode du slogan et de l'excommunication vengeresse.

    Une enfant de 15 ans ne peut se marier, acheter un bien immeuble, elle ne peut voter ni acquiescer à la plupart des actes juridiques de la vie courante, mais elle serait compétente pour juger publiquement de crimes contre l'humanité ?

    Quand une enfant lance de telles imprécations, délivre de souveraines condamnations -- crimes, criminels ! -- c'est-à-dire finalement des messages de haine, son instrumentalisation dépasse les limites de ce qui est acceptable dans une démocratie et dans un état de droit.

    Cette fanatisation de l'enfance est abusive.

  • "La sécurité de l’avenir ce sont les enfants" affirme le pape

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Panama 2019 : fiers de leurs enfants, un geste « éloquent » pour l’Europe

    Le pape évoque l’hiver démographique à l’audience générale

    La fierté des Panaméens hissant leurs enfants vers le pape est un geste « éloquent pour l’hiver démographique » de l’Europe, a souligné le pape François deux jours après son retour de voyage, ce 30 janvier 2019.

    En présidant l’audience générale Salle Paul VI au Vatican, le pape est revenu sur les Journées mondiales de la jeunesse, remerciant notamment les volontaires pour « leur accueil chaleureux et familial », tout comme l’accueil des Panaméens qui « ont accouru de partout pour (me) saluer avec une grande foi et un grand enthousiasme ».

    Le pape a évoqué « une chose qui (l’a) beaucoup touché : la foule portait les enfants à bout de bras ». Et de faire lui-même le geste : « quand passait la papamobile, tous avec leurs enfants, comme pour dire : “Voici ma fierté, voici mon avenir !”. Et ils montraient leurs enfants, et les pères et les mères étaient fiers de ces enfants. »

    « J’ai pensé, a confié le pape : quelle dignité dans ce geste, et combien c’est éloquent pour l’hiver démographique que nous sommes en train de vivre en Europe ! » « La fierté de ces familles sont les enfants, la sécurité de l’avenir ce sont les enfants, a-t-il ajouté ; un hiver démographique sans enfants est rude. »

  • De plus en plus d'enfants à naître avortés en fin de grossesse au Royaume-Uni

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    DE PLUS EN PLUS D'AVORTEMENTS TARDIFS AU ROYAUME-UNI : UNE BANALISATION DE L’IVG

     de genethique.org 

    Depuis cinq ans, 15 000 fœtus britanniques ont été avortés en fin de grossesse. Le secrétaire d’Etat à la Santé et aux Affaires sociales vient de révéler les statistiques sur les avortements tardifs au Royaume-Uni. Les avortements dits « tardifs » sont pratiqués après la 20ème semaine de grossesse. Là-bas, l’avortement est autorisé jusqu’à la naissance en cas de handicap, trisomie ou autre malformation fœtale.

    Ce nombre augmente depuis cinq ans : 2 753 en 2013, 3 564 en 2017. Soit une augmentation de 30% en cinq ans, pour un total de 14 996 avortements. Parmi les bébés avortés en 2017, 3 314 l’ont été à cause d’un « risque que l'enfant naisse gravement handicapé ». Rien que pour la trisomie 21, le nombre d’avortements a augmenté de 50 % en dix ans[1]« malgré une prise de conscience plus positive des personnes vivant avec cette maladie ». Et le personnel médical fait état d’une pression très forte sur les parents pour effectuer les dépistages prénataux, puis, en cas d’anomalie fœtale, pour avorter.

    Pourtant « des études montrent que les parents ne regrettent presque jamais de porter à terme un bébé qui va mourir »[2]Sans compter, que malgré des avortements tardifs, de plus en plus d’enfants naissent vivants[3]. Si aucune statistique n’est établie sur le sujet, le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists a rédigé plusieurs pages sur la façon de gérer cette question.

    A vingt semaines de grossesse, le cerveau du fœtus fonctionne déjà, et son cœur bat. Il a des cheveux et des ongles, sa mère sent ses coups de pieds et son hoquet. Il est même capable de réagir à des stimuli douloureux. A cet âge, personne ne peut affirmer que le fœtus n’est qu’un amas de cellules. L’augmentation des avortements à ce stade avancé témoigne d’une « normalisation de l’avortement », qui est un « signe inquiétant » de la façon dont la mort devient une « solution médicale ».

    Voir aussi : "Interruption Médicale de Grossesse" : vers un eugénisme assumé

  • Quand un prêtre refuse la communion à un homme politique qui a voté pour l'avortement légalisé

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    De Violaine Epitalon sur le site du journal La Croix :

    En Irlande, un prêtre refuse la communion à un homme politique favorable à la légalisation de l’avortement

    Le père John Hogan a refusé la communion à Robert Troy, membre du Fianna Fail (parti conservateur irlandais) au Parlement lors d’une messe d’enterrement. Il avait voté en faveur de la légalisation de l’avortement en Irlande en décembre 2018.

    Robert Troy, membre du Fianna Fail (parti conservateur irlandais), s’est vu refuser la communion lors d’une messe d’enterrement à l’église de la paroisse de Saint Nicolas (Galway) pour avoir voté en faveur de la légalisation de l’IVG. John Hogan, prêtre de la paroisse catholique de Multyfarnham, (comté de Westmeath) a déclaré dans un tweet le 1er décembre 2018 s’être informé de la liste des députés ayant participé à la légalisation de l’avortement. « J’ai vu le nom de celui qui, il y a quelques années, se tenait sous mon toit et jurait être pro vie », précise-t-il. Et il poursuit : « le désir de pouvoir et de gloire pousse à commettre d’épouvantables choix. »

    À LIRE : Irlande, les députés ont légalisé l’avortement

    Le 13 décembre 2018, le parlement irlandais ratifiait une loi formalisant le résultat du référendum de mai 2018 : 66,4 % des Irlandais ont voté pour l’abrogation du 8e amendement de la constitution. Robert Troy, membre du parti conservateur au Parlement irlandais, et considéré comme « pro-life », a expliqué dans une interview avec le magazine Ireland’s Hot Press, les raisons pour lesquelles il a voté en faveur de cette loi. Selon lui, la légalisation de l’avortement était une nécessité sans laquelle les femmes étaient« victimisées et dans l’obligation de se rendre à l’étranger. » Bien qu’il avoue être perplexe quant au délai concernant l’interruption jusqu’à 12 semaines de grossesse, le politicien affirme en être venu « à l’ultime décision de voter oui ».

    Le combat des catholiques pro vie en Irlande

    Le père John Hogan ne cache pas ses positions politiques par rapport à l’avortement. Dans un tweet du 18 janvier, il dit apporter son soutien et sa bénédiction « à tous mes amis aux États-Unis qui participent à la Marche pour la vie. Je vous en prie, pensez à nous et priez pour nous, en Irlande, car nous devons redoubler d’effort dans notre campagne de résistance pour la vie », ajoute-t-il.

    Jusqu’à l’année dernière, l’avortement était interdit par le 8e amendement de la constitution irlandaise. Le sujet est facteur de divisions au sein du pays, empreint d’une culture très catholique. Ce n’est pas la première fois que les instances catholiques réagissent ainsi depuis la loi de décembre 2018. Le 21 janvier, Josepha Madigan, avocate et femme politique irlandaise, s’est vu refuser une salle de réunion au Mater Hospital des sœurs de la Charité (Dublin). « Nous nous engageons à respecter la dignité de la vie humaine », déclare l’hôpital. Josepha Madigan avait elle aussi participé à la campagne de légalisation de l’IVG en 2018 avec le parti irlandais Fine Gael.