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Société - Page 649

  • Le pape François jouerait-il avec la foi ?

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    De Guillaume de Prémare sur ichtus.fr :

    Le pape joue-t-il avec la foi ?

    Après le discours du pape à Santa Cruz, l’ancien magistrat Philippe Bilger – aujourd’hui chroniqueur médiatique – a commis pour FigaroVox un billet dans lequel il affirme que « le pape joue avec le feu, avec la foi ». On ne peut porter une attaque plus lourde contre un pape que de dire qu’il joue avec la foi, précisément parce qu’il en est le gardien ultime : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point », dit Jésus à Pierre.

    Selon Philippe Bilger, le pape jouerait avec la foi parce qu’il porterait une vision plus proche de « la lutte des classes » que d’une « classique conception de la justice sociale » ; parce qu’il donnerait du crédit à une Eglise « imprégnée de la théologie de la libération » ; parce qu’il prêcherait un Jésus-Christ « boutefeu qui pourrait être récupéré par Karl Marx ». Ainsi la doctrine du pape serait-elle erronée. La question est essentielle tant la parole de l’Eglise ne peut pas être dissociée de sa doctrine.

    La lutte des classes est une conception marxiste de l’histoire qui voit dans la classe laborieuse, non pas des personnes à défendre et respecter, mais un instrument de masse de la subversion sociale. Marx n’appelle pas les possédants à œuvrer pour la justice, il appelle le prolétariat à renverser la bourgeoisie par la Révolution, pour lui substituer un autre pouvoir, celui du prolétariat, en vue d’une société sans classes.

    Le discours du pape constitue le strict inverse du marxisme : il appelle les riches et les puissants à leur devoir de justice sociale ; et il appelle le peuple à être un acteur responsable de processus de changement, le mettant en garde contre l’illusion du grand soir révolutionnaire. Le pape ne prône pas le rêve d’une société sans classe, il prône la mise en œuvre d’un bien commun.

    Parlons maintenant de la théologie de la libération. Au plan doctrinal, cette question a été tranchée par l’Eglise sous la signature du cardinal Ratzinger en 1984, dans un document de référence intitulé Libertatis Nuntius. J’encourage à relire cette instruction doctrinale pour constater que les paroles du pape François s’inscrivent sans ambiguïté dans la doctrine traditionnelle de l’Eglise et non dans certaines errements de la théologie de la libération.

    Philippe Bilger regrette par ailleurs que le pape François « bouscule » trop vertement « la famille traditionnelle et conservatrice du catholicisme ». J’invite à revisiter l’histoire du catholicisme social au XIXe siècle. Dans son encyclique Rerum Novarum, le pape Léon XIII s’était montré au moins aussi véhément que le pape François aujourd’hui. Il avait alors bousculé les catholiques de son temps.

    Et voici ce qu’Albert de Mun, catholique social issu de l’école de pensée la plus traditionnelle, avait dit aux catholiques « bousculés » en 1892, à l’occasion de son fameux discours de Saint-Etienne : « J’ai toujours cru que les catholiques ne pouvaient se désintéresser de la question sociale, sous peine de manquer à leurs obligations vis-à-vis du peuple : aujourd’hui, depuis l’encyclique sur la condition des ouvriers, je crois qu’ils n’en ont pas le droit et que leur programme social est là, tout écrit. »

    Aujourd’hui, de la même manière, c’est la fidélité à la doctrine et à la tradition de l’Eglise qui est en jeu dans notre fidélité au pape François.

    Guillaume de Prémare

    Chronique Radio Espérance du 24 juillet 2015

  • Le pape apporte son soutien à l'Eglise d'Angleterre mobilisée contre la culture de mort

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    De Radio Vatican :

    En Grande-Bretagne, pour la défense de la dignité de la personne humaine

    (RV) Le Pape François a envoyé un message à l’occasion de la Journée pour la Vie, en Irlande et au Royaume-Uni dimanche 26 juillet et consacrée cette année à la fin de vie. « Cultiver la vie, accepter la mort » en est le thème.

    Selon l’agence de la conférence épiscopale CCN, le Saint-Père accorde sa bénédiction apostolique « à toutes les personnes qui participent à cet évènement significatif et qui travaillent, à différents niveaux, pour promouvoir la dignité de la personne humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle ». Ce message qui a été adressé au nonce en Grande-Bretagne Mgr Antonio Mennini a été transmis à l’organisateur de cette journée, Mgr John Sherrington.

    Le thème choisi cette année s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation menée par les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles en vue du débat et du vote à la Chambre des communes, le 11 septembre prochain, du projet de loi concernant le suicide assisté. Un projet qui vise à rendre possible, pour les adultes en phase terminale, le choix de mettre fin à leur vie avec une assistance médicale spécifique. Ce qui implique la possibilité, pour les médecins, d’injecter des substances létales aux malades en phase terminale.

    Face à une telle éventualité, les prélats ont appelé les catholiques à interpeler les députés en exprimant leur inquiétude face à l'impact dangereux qu'un tel projet de loi pourrait avoir sur les personnes les plus vulnérables. Et ils réclament davantage et de meilleurs soins palliatifs.

    En juin dernier, dans leur message à l’occasion de cette journée, les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles avaient souhaité réaffirmer deux points fondamentaux pour l’Église concernant la fin de vie : tout d’abord « qu’accélérer et provoquer la mort » est une faute parce que « Dieu nous appellera le moment venu », mais ils rappelaient aussi leur opposition à l’acharnement thérapeutique « quand les traitements sont inefficaces ou qu’ils nuisent au patient ».

    Dans son message l’an dernier à la même occasion, le Pape François avait exhorté à combattre la culture de la mort. Le Saint-Père, en citant son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, avait appelé les catholiques à apporter l’amour miséricordieux du Christ comme un baume vivifiant face aux « nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité » qui augmentent dans les sociétés contemporaines.

    Depuis le début de son pontificat, le Souverain Pontife a rappelé, à plusieurs reprises, que « la vie humaine est toujours sacrée » et a souligné l’option préférentielle de l’Église pour les plus vulnérables, dénonçant « la culture du rejet ». En recevant en novembre dernier, les membres de l’Association des médecins catholiques italiens, le Saint-Père avait fustigé la « pensée dominante » qui propose une « fausse compassion » pour justifier des pratiques comme l’avortement ou l’euthanasie et il avait invité les médecins catholiques à faire des « choix courageux et à contre-courant », en vertu de « l’objection de conscience ».

  • France: Vincent Lambert continuera d'être alimenté et hydraté

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    France: Vincent Lambert continuera d'être alimenté et hydraté
    Communiqué de la Fondation Lejeune

    "Vincent est bien vivant, il doit faire l’objet d’une « protection globale »

    Jean-Marie Le Méné, présent à Reims cet après-midi pour soutenir les parents de Vincent Lambert, réagit à l’annonce du Dr Daniela Simon :

    « Nous sommes heureux de la décision du Dr Simon de ne pas arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent aujourd’hui. Ce retournement est d’abord un véritable soulagement : Vincent ne sera pas mis à mort dans les jours à venir.

    Le Dr Simon a également marqué une préoccupation nouvelle et spéciale pour défendre la vie de Vincent. Elle formule au Procureur de la République une demande de protection globale et renforcée pour Vincent, qui est une reconnaissance que Vincent est bien vivant.

    Nous restons mobilisés dans les semaines à venir : le débat est déplacé.

    Nous espérons que la décision de ce 23 juillet marque l’amorce d’une évolution sage, pour le bien de Vincent : son transfert dans un autre établissement, loin des violences et des menaces. »

  • Les Nations Unies franchissent une étape historique dans la protection de la famille

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    Communiqué de presse de "Europe for Family"

    Les Nations Unies franchissent une étape historique
    dans la protection de la famille

    Le 3 Juillet, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté la résolution sur la protection de la famille: Protection de la famille : contribution de la famille à la réalisation du droit à un niveau de vie suffisant pour ses membres, en particulier par son rôle dans l’élimination de la pauvreté et dans la réalisation des objectifs de développement durable. Ceci est une première dans l'histoire des droits de l'homme.

    Bruxelles, le 20 juillet 2015

    Une étape historique a été prise à l'Organisation des Nations Unies le 3 Juillet 2015

    la protection de la résolution de famille (A / HRC / 29 / L.25) a été adoptée par le Conseil des droits de l'homme par 29 voix en faveur, 14 contre et 4 abstentions. Les soixante et onze États membres de l'ONU qui sponsorisent la résolution étaient convaincus que c'était le bon moment en cette année marquée par le 20e anniversaire de l'Année internationale de la famille. De plus, le Conseil des droits de l'homme n'a jamais adopté une résolution sur la famille.

    Parmi toutes les recommandations, la Résolution comprend les points suivants :

    §4. Réaffirme que la famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État;

    §6. Estime que la famille constitue une force puissante de cohésion et d’intégration sociale, de solidarité entre les générations et de développement social, et qu’elle joue un rôle crucial dans la préservation de l’identité, des traditions, de la moralité et du patrimoine culturels et du système de valeurs de la société;

    §10. Souligne que la famille est responsable au premier chef d’élever et de protéger les enfants, de la petite enfance à l’adolescence, que l’initiation des enfants à la culture, aux valeurs et aux normes de la société dans laquelle ils vivent commence dans la famille,

    §12. Réaffirme que les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants et que la responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement leur incombe au premier chef,

    §13. Appelle l’attention sur le rôle que jouent les membres de la famille, en particulier les parents et autres tuteurs légaux, dans le renforcement de l’amour-propre et de l’estime de soi chez les filles, dans l’amélioration de la condition de celles-ci et dans la protection de leur santé et de leur bien-être;

    §27. Invite les États à envisager d’incorporer systématiquement la question de la promotion des politiques axées sur la famille dans les objectifs et cibles proposés dans le cadre du programme pour l’après-2015;

    En conséquence, l'Europe for Family encourage fortement les membres du Parlement de l'UE de reconnaître que :

    • Une famille forte est un contributeur irremplaçable au développement durable.
    • Il faut renforcer les obligations de l'État à protéger la famille.
    • Le fait de promouvoir et protéger la famille ainsi que le les droits des parents va renforcer le bien-être des enfants et de la société dans son ensemble.

     

    Europe For Family est le partenaire de La Manif Pour Tous auprès des élus européens. L’ONG défend les revendications des citoyens selon les « Principes européens pour la famille et pour l’enfant ». Basés sur l’intuition des pères fondateurs de l’Europe, ces Principes abordent en 8 points les questions essentielles touchant l’avenir des enfants et de la famille.

  • Planning familial aux USA : une nouvelle video confirme les accusations de trafic d'organes de foetus avortés

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    Lu sur Le Salon Beige :

    Vente d'organes de bébés avortés : la nouvelle vidéo qui met à mal la défense du Planning familial américain

    La semaine dernière, après trois ans d'enquête, The Center for Medical Progress publiait une première vidéo filmée en caméra cachée, datée du 25 juillet 2014, montrant une responsable du Planning familial américain décrire la façon dont elle s'organise pour que les avortoirs gérés par son association fournissent des laboratoires en organes de bébés avortés, dont elle évalue le prix entre 30 et 100 $. La vidéo a secoué les Etats-Unis, non seulement parce que la vente d'organes est interdite, mais également parce que le médecin décrit l'utilisation d'ultrasons au cours des avortements pour garder le foetus intact, ce qui peut laisser penser que certains bébés sont tués au cours de leur naissance (ce que l'on appelle un avortement par naissance partielle), une pratique également punie par la loi. En dehors de ces deux aspects légaux, la vidéo a en outre l'intérêt de déranger les partisans de l'avortement, la conversation filmée montrant d'une façon glaçante qu'il s'agit d'être humains, tués et démembrés.

    Depuis, les Républicains ont réclamé une enquête parlementaire. Quand à leur demande de couper les subventions versées à l'association, financée pour un tiers par le gouvernement fédéral, elle a dores et déjà été rejetée par le porte-parole de Barack Obama.

    De son côté, le Planning familial américain n'a pas contesté l'authenticité de la vidéo, mais s'est défendu en affirmant qu'il s'agissait de dons de patientes pour faire avancer la recherche sur l'embryon, les prix ne correspondant qu'aux frais médicaux et de transport vers les laboratoires. La plupart des journaux français se sont évidemment empressés de lui donner raison.

    L'argumentation est mise à mal par une nouvelle vidéo publiée aujourd'hui, toujours tournée en caméra cachée, en février 2015 cette fois. On y voit le Dr Gatter, alors encore présidente du conseil des directeurs médicaux du Planning familial, négocier le prix d'organes de foetus. Celle-ci, après avoir expliqué que l'argent n'est pas sa principale préoccupation, en demande un bon prix, parce que, dit-elle en riant, elle souhaite s'acheter une Lamborghini. La vidéo en anglais est ici :

  • Malgré (?) la contraception, le nombre des IVG est toujours en hausse

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    C'est en France, mais cela vaut sans doute pour les pays limithrophes dont le nôtre.

    Lu sur Liberté Politique :

    Les IVG en hausse, malgré (ou à cause ?) de la contraception

    Le recours à l’avortement en légère hausse en France en 2013, malgré une relative stabilité depuis une dizaine d’années, d’après les auteurs d’une étude publiée le 9 juillet par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

    En 2013, 229 000 IVG ont été réalisées en France, dont presque 217 000 en métropole. Ces chiffres correspondent donc à une légère hausse par rapport à 2012 (219 000), alors que la tendance était à la baisse les deux précédentes années, avec 226 100 IVG enregistrées en 2010 et 222 200 en 2011.

    La contraception n’empêche pas l’IVG

    D’après les auteurs de l’étude, « seules 3 % des femmes, ni enceintes ni stériles, ayant des rapports hétérosexuels et ne voulant pas d’enfant, n’utilisaient aucune méthode de contraception », s’appuyant sur les données de l’enquête Fécond, menée par l’Institut national d’études démographiques (INED).

    Ainsi, « le nombre des IVG, y compris chez les plus jeunes, ne s’explique pas principalement par un défaut de couverture contraceptive », alors qu’en 2007, « 2 femmes sur 3 ayant eu une IVG utilisaient une méthode contraceptive qui n’avait pas fonctionné, en raison d’un oubli de pilule ou d’un accident de préservatif ».

    Le Quotidien du médecin note que pour les chercheuses de la DREES, les femmes ont également davantage recours à la contraception d’urgence ; depuis 2005, plus d’1 million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année.

    IVG médicamenteuses

    C’est parmi les femmes de 20 à 24 ans que les IVG demeurent les plus fréquentes, avec un taux de 28,8 IVG pour 1 000 jeunes femmes, alors que la moyenne est de 15,6 pour 1 000 pour les 15-49 ans. Chez les moins de 20 ans, les taux continuent de décroître, avec 9,5 recours pour 1 000 femmes chez les 15-17 ans, et 21,8 chez les 18-19 ans.

    Les IVG médicamenteuses représentent 58 % du total des IVG. À l’hôpital, 81 % des IVG sont prises en charge dans le secteur public.

    Sources : DREES, Quotidien du médecin (9/07/15)

  • Chiffre record de défections parmi les catholiques d'Allemagne

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    Lu sur le site du journal La Croix :

    En Allemagne, l’Église catholique perd un nombre record de fidèles

    Selon la Conférence épiscopale allemande, près de 218 000 personnes ont quitté l’Église catholique en 2014, soit 39 000 de plus que l’année précédente.

    L’Église catholique allemande a perdu l’an dernier près de 218 000 fidèles, un nombre nettement plus important que les années précédentes, a annoncé vendredi 17 juillet la Conférence épiscopale allemande.

    En Allemagne, où l’impôt sur le revenu est prélevé directement sur les salaires, tout contribuable doit se déclarer catholique, protestant, d’une autre religion ou sans religion. L’État prélève alors pour les croyants déclarés, 8 à 10 % d’impôts supplémentaires (le « Kirchensteuer ») reversés aux Églises, qui gèrent de nombreuses institutions (crèches, cliniques…) via des associations religieuses.

    C’est donc bien souvent pour ne plus avoir à verser cet impôt que des Allemands baptisés mais non pratiquants demandent à sortir des registres de l’Église : en 2013, 179 000 Allemands l’avaient fait, soit 39 000 de moins qu’en 2014.

    PLUS QUE 24 MILLIONS DE CATHOLIQUES EN ALLEMAGNE

    Au total, les catholiques déclarés ne sont plus que 24 millions en Allemagne (soit 29,5 % de la population), même s’ils sont encore très nombreux dans le sud du pays. Un recul que le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence épiscopale allemande et archevêque de Munich, « regrette profondément ».

    Les autorités catholiques ont du mal à expliquer cette désaffection, dont les causes sont moins évidentes que lors d’années marquées par des affaires de prêtres pédophiles, comme c’était le cas dans l’année 2010 au cours de laquelle on avait enregistré 181 193 départs.

    PLUS FACILEMENT TENTÉ LORS D’UNE ÉPREUVE

    « Celui qui ne trouve plus de refuge dans l’Église est plus facilement tenté, lors d’une épreuve, de rendre officiel son départ », avance Dominik Meiering, vicaire général du diocèse de Cologne, auprès de l’agence allemande DPA. (...)

    En 2014, ce « Kirchensteuer » a rapporté 11 milliards d’euros, un record.

  • Grand-Duché : tensions entre l'archevêché et les fabriques d'église

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    Lu sur "paperjam" ces informations qui mettent en évidence l'affrontement de conceptions divergentes concernant la gestion du patrimoine religieux :

    «L’archevêché ne soutient pas les fabriques d’église»

    Selon Serge Eberhard, la création d’un fonds de gestion des édifices religieux aura notamment pour conséquence une baisse de l’engagement des bénévoles dans l’Église.

    La signature de la convention entre l’Église et l’État prévoit la création d’un fonds destiné à gérer le patrimoine ecclésiastique. Ce à quoi s’oppose le Syfel, syndicat des fabriques d’église, qui menace de porter plainte.

    Pour gérer les quelque 500 lieux de culte catholiques du Luxembourg, l’Église s’appuyait depuis 1809 sur les fabriques d’église, ces «structures autonomes et personnes juridiques» en charge de la gestion des biens appartenant à une paroisse. Mais avec la signature, en janvier dernier, de la convention entre l’archevêché et l’État, les choses vont bientôt changer. Le texte prévoit ainsi la disparition pure et simple des fabriques d’église et leur remplacement par un fonds.

    Pour Serge Eberhard, président de l’asbl Syndicat des fabriques d’église du Luxembourg (Syfel), cité par Le Quotidien, cette mort annoncée des fabriques d’église, remplacées par un fonds de gestion qui appartiendra à l’archevêché, aboutira à une situation à deux vitesses. Selon lui, «le projet de loi reflète le désir du gouvernement ou d’un ministre d’interdire aux communes de soutenir financièrement les fabriques d’église» et donc «une discrimination de la communauté catholique» car «les communes (…) qui sont libres et autonomes (…) pourront soutenir les autres communautés religieuses».

    Souhait de créer «un fonds de secours»

    En clair, Serge Eberhard craint que les bâtiments actuellement gérés par les fabriques et dont une partie appartient aux communes ne soient pas bien conservés, faute de financement suffisant. Autre appréhension, le coût de cette réforme. «Le fonds sera centralisé et (…) il va néanmoins falloir recruter des spécialistes sur les plans financier, économique et technique et leur verser des salaires. Il s’agira donc d’un appareil dont le fonctionnement coûtera très cher.» Un nouveau système que Serge Eberhard oppose au dispositif actuel, composé «de bénévoles qui font preuve de beaucoup d’engagement depuis 200 ans».

    Alors que l’archevêché souhaite la création du fonds de gestion, le Syfel plaide pour la mise sur pied d’une autre structure, baptisée «fonds de secours» destinée à libérer les communes de l’obligation de couvrir les déficits des paroisses, «tout en leur laissant le choix, si tel est leur souhait». Un fonds composé «d’une partie du patrimoine de toutes les fabriques d’église et qui entrera en service le jour où une paroisse donnée (…) rencontrera des données financières». Sur ce projet, le Syfel affirme que «l’archevêque ne nous soutient pas».

    Souhaitant démonter le mythe qui entoure les finances de l’Église, «ces gens qui veulent croire en l’existence d’un trésor enfoui quelque part dans leur jardin avec l’espoir de le retrouver un jour», le président du Syfel assure que les fabriques d’église qui disposent d’un grand patrimoine ne sont «pas tant que cela». «Un certain nombre» d’entre elles fonctionneraient ainsi «normalement», tandis qu’«un bon nombre» ne posséderaient rien. Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, les communes devront débourser, en 2015, 13,6 millions d’euros en faveur du culte catholique. Soit 1,8 million de plus qu’en 2014 et 3,8 millions supplémentaires par rapport à 2013.

  • Vincent Lambert : un appel des évêques de Rhône-Alpes

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    Vincent Lambert : un appel épiscopal

    Publié le 21 juillet 2015

    Aujourd’hui le visage le plus fragile de notre société se prénomme Vincent.

    A l’avant-veille de la décision du Dr Simon qui pourrait annoncer « l’arrêt des traitements », voici la déclaration des évêques de Rhône-Alpes au sujet de Vincent Lambert, dont les parents vivent dans la Drôme.

    Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.
    Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.
    Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble [1]. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate [2].
    C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.
    A l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était donné en 2010 [3].
    En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.
    Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

    Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise 
    Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers 
    Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon 
    Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy 
    Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne 
    Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne 
    Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon 
    Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence 
    Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars 

    [1] C’est le titre et le sens de l’appel interreligieux signé pendant le débat parlementaire sur la fin de vie http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/09/nous-hauts-dignitaires-religieux-demandons-a-ce-que-soit-preserve-l-interdit-de-tuer_4589691_3232.html 
    [2] Serment d’Hippocrate. Article R 4127-38 du code de la santé publique 
    [3] http://hudoc.echr.coe.int/sites/fra/pages/search.aspx?i=001-155264

  • L'encyclique Laudato si, un document catholique ?

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    L’encyclique Laudato si : Est-elle un document catholique ou un traité humaniste ? (13 mn)
    Par Arnaud Dumouch, 19 juillet 2015. Pour écouter l’encyclique complète en Audio : http://metz-catholique.fr/dossiers/en...
    Les médias classiques ne parlent que de la dimension environnementale de cette encyclique. Ils refont l’erreur qu’ils firent pour la lecture de Vatican II, dont ils déformèrent le message. Les commentateurs catholiques semblent croire les médias classiques !
    Pour écouter l’encyclique complète en Audio : http://metz-catholique.fr/dossiers/en...

    Les médias classiques ne parlent que de la dimension environnementale de cette encyclique. Ils refont l’erreur qu’ils firent pour la lecture de Vatican II, dont ils déformèrent le message. Or les commentateurs catholiques semblent croire les médias classiques !

    Il faut donc la lire ou l’écouter. Le pape François développe au contraire une ECOLOGIE TOTALE, à la manière de Tugdual Derville. Dans la ligne de toute la foi de l’Eglise, il montre que TOUT EST LIÉ et que les 5 dimensions de l’homme ne sauraient être bafouées (1° mystique –verticale, le sens ultime de la vie, le Sauveur- ; 2° la dimension spirituelle -relations humaines- ; 3° psychologique (les sentiments du bien-être) ; 4° corporelle –santé- et 5° environnementale –exaltées avec raison par nos médias-).
    Et c’est bien la dimension mystique qui débute et conclut cette encyclique. La négliger comme le fait l’Europe depuis 50 ans en exaltant l’homme et en tuant Dieu, conduit à une vengeance de la nature et à la venue d’hommes qui, en réaction, exaltent Dieu et tuent l’homme.

  • Les évêques anglais s'opposent au suicide assisté

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    Les évêques du Royaume-Uni mobilisés contre le suicide assisté

    2015-07-19 Radio Vatican

    (RV) Au Royaume-Uni, à deux mois du débat et du vote à la Chambre des communes du projet de loi concernant le suicide assisté, les évêques expriment à nouveau toute leur préoccupation. « Il s’agit d’un débat extrêmement important » écrit Mgr Peter Smith, archevêque de Southwark et président du Département de la responsabilité chrétienne et de la citoyenneté de la Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles.

    Ce projet vise à rendre possible, pour les adultes en phase terminale, le choix de mettre fin à leur vie avec une assistance médicale spécifique. Ce qui implique la possibilité, pour les médecins, d’injecter des substances létales aux malades en phase terminale. Mgr Smith, exhorte les catholiques « à contacter au plus vite les députés pour exprimer leur inquiétude face à l'impact dangereux qu'un tel projet de loi pourrait avoir sur les personnes les plus vulnérables ». Ce qui est nécessaire, ajoute t-il « ce sont plus et de meilleurs soins palliatifs et non pas le suicide assisté ».

    L’ archevêque de Southwark indique que la Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles a créé une page internet spéciale qui explique, en détail, le projet de loi et ses conséquences tragiques. « La vie de chaque personne est toujours digne de respect et de protection » peut-on lire sur cette page qui rappelle aussi que dans la douleur, la souffrance ou la solitude, tout homme mérite « attention et soutien, et non pas le suicide assisté ». D’où l’appel à développer les soins palliatifs afin qu’ils soient accessibles à tous.

    Citant le message du Pape François aux catholiques d’Irlande, d’Ecosse, d’Angleterre et du Pays de Galles dans le cadre de la Journée pour la vie 2013, les évêques soulignent que « même les plus faibles et les plus vulnérables, les malades et les personnes âgées, les enfants à naître et les pauvres sont un chef-d’œuvre de la création de Dieu, fait à Son image ; ils sont destinés à vivre pour toujours et mérite le plus grand respect et la plus absolue vénération ».

    Ils s’attardent par ailleurs sur l’avis des médecins indiquant que « la British Medical Association et le Royal Medical Colleges sont fortement opposés à la légalisation du suicide assisté », car elle violerait « les principes fondamentaux de l'éthique médicale professionnelle », principes qui remontent, précisent-ils « au serment d’Hippocrate » qui affirme que « les médecins doivent montrer le plus grand respect pour la vie humaine ».

  • « Aimez votre patrie, vos concitoyens et, surtout aimez les plus pauvres »

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    Pape François : « Aimez votre patrie, vos concitoyens et, surtout aimez les plus pauvres »

    Radio Vatican (12 juillet 2015)

    (RV) « Aimez votre Patrie, vos concitoyens et, surtout aimez les plus pauvres ». Comme en Équateur, le Pape a rencontré des représentants de la société civile lors de son étape paraguayenne ce samedi après-midi. 3800 personnes étaient réunies dans la halle sportive León Condou, d'une école tenue par des prêtres du Sacré-Cœur de Betharram, à Asunción. Heureux de constater que « le Paraguay n'est pas mort », le Pape a comparé la société du pays à « une grande symphonie, chaque association avec sa particularité et sa propre richesse, mais cherchant l'harmonie finale. C'est cela qui compte ». Interrogé par plusieurs membres de ces associations civiles, dont certains ont posé directement leur question en guarani, une langue indigène, le Pape François a pris le temps de leur répondre dans son discours.

    La première question a été posée par un jeune Paraguayen, sur les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à une société plus juste et plus digne, pour tous. Le Pape lui a répondu que la jeunesse, cette « grande richesse » du Paraguay, ne doit pas avoir peur de s'engager dans « la lutte pour un pays plus fraternel. C'est la vocation de la jeunesse. Comme il est bon que vous les jeunes, vous voyiez que bonheur et plaisir ne sont pas synonymes, mais que le bonheur exige l'engagement et le dévouement, a lancé François, n’ayez pas peur de donner le meilleur de vous-mêmes. Mais ne le faites pas seuls ». 

    Cette construction d'une société meilleure passe également par le dialogue, thème d'une deuxième question. « Pour qu'il y a ait dialogue, il faut une base fondamentale : l'identité, "la patrie d'abord". Le dialogue présuppose, exige de nous la culture de la rencontre. Une rencontre qui sache reconnaître que la diversité n’est pas seulement bonne, mais qu’elle est nécessaire » a insisté le Saint-Père. Si les conflits dans ce dialogue sont inévitables, il faut les assumer pour mieux les dépasser par l'unité. Le dialogue doit être mené de façon honnête - « dialoguer n'est pas négocier » a-t-il dit - sans préjugés et surtout avec un engagement sincère. Le Pape a ainsi mis en garde contre le « danger du nominalisme » et « les grands discours grandiloquents, théâtraux ». « Les paroles seules ne sont pas utiles, a-t-il martelé, engagez-vous ! ».

    Changer son regard sur les plus pauvres

    Mais la clé d'une société plus juste et plus inclusive passe d'abord par un changement dans le regard posé sur les plus pauvres selon François. « Un élément fondamental pour promouvoir les pauvres réside dans la manière dont nous les voyons a-t-il affirmé. Un regard idéologique, qui finit par les utiliser au service d'autres intérêts politiques ou personnels ne sert pas. Pour chercher effectivement leur bien, la première chose est d'avoir une vraie préoccupation pour leur personne, de les valoriser dans ce qu’ils ont de bon eux-mêmes. Mais une évaluation réelle exige d’être disposé à apprendre d’eux. Les pauvres ont beaucoup à nous enseigner en humanité, en bonté, en sacrifice. ». Et gare aux idéologies qui, comme l'a montré le XXe siècle, « ont toujours mal fini. Les idéologies pensent pour le peuple et ne le laissent pas penser ». « Il faut respecter le pauvre, le regarder dans les yeux lorsqu'on lui donne une pièce a conseillé François. Il ne faut pas utiliser le pauvre comme un objet pour laver nos fautes ».

    Ce nouveau regard sur les pauvres est un pas vers une économie à visage humain pour le Saint-Père : « non à l'économie sans visage ! a-t-il condamné. Dans l'économie, dans l'entreprise, en politique, la priorité est la personne et l'environnement où elle vit ». François a enfin dénoncé le chantage et la corruption, véritable « gangrène » d'un pays, un « problème universel » selon lui.