D'après Austin Ruse, "il est difficile de mesurer l’ampleur du succès en termes défensifs. Mais le débat sur la vie à l’Onu nous y oblige. L’objectif du mouvement pro vie à l’ONU est d’éviter que l’avortement devienne un droit de l’homme. De ce point de vue, les militants pro vie ont arraché une victoire de plus lors de la Commission de l’Onu sur la condition de la femme. Stefano Gennarini était sur place et vous explique pourquoi."
Société - Page 806
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Le droit à l'avortement, un nouveau droit de l'homme ?
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La doctrine catholique sur la sexualité sera-t-elle bientôt hors-la-loi ?
Durant les années où j'ai enseigné la religion à des élèves du secondaire, je me suis souvent posé la question de savoir si un jour on ne nous interdirait pas de dispenser des contenus en contradiction avec les nouvelles orientations éthiques de la société. Peut-on, par exemple, continuer à professer que la sexualité repose sur la différence sexuelle sans être taxé de facto d'"homophobie"? Et, dans la mesure où l'enseignement libre est subventionné par la collectivité, a-t-on le loisir d'y délivrer un message en contradiction avec les lois autorisant l'IVG, l'euthanasie, la procréation assistée, etc ? La situation telle qu'elle se présente aujourd'hui à l'ouest du Canada et que Jeanne Smits analyse sur son blog permet de voir plus clairement dans quelle direction nous allons :
Le ministre de l'Education du Yukon (ouest du Canada) a interdit, de manière publique, l'enseignement du point de vue catholique sur l'homosexualité dans les écoles catholiques recevant des fonds publics. Par une lettre ouverte envoyée le 19 mars à l'évêque local, Mgr Gary Gordon, Scott Kent a explicitement ordonné que cet enseignement ne soit plus donné, rapporte LifeSite.
Dans un premier temps, la semaine dernière, Mgr Gordon avait donné un début de suite aux injonctions ministérielles en acceptant de ne plus faire figurer sur le site d'une école catholique le contenu de cet enseignement, tout en précisant que cet enseignement serait bien donné aux élèves au sein des écoles catholiques dépendant de son diocèse. Le ministre Scott Kent a donc réagi en disant que cela ne suffisait pas.
En clair : la loi du Territoire prime l'enseignement religieux dans toutes les écoles confessionnelles du Yukon. Ou encore : la morale laïque a préséance sur la morale confessionnelle (ou naturelle). Ou encore : non à une loi morale qui primerait sur la loi civile, comme le déclarait naguère Jacques Chirac, suivi en cela par quelques autres qui avaient pu nous sembler plus proches…
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Une analyse sur l’élection du pape François
Un entretien d’Olivier Figueras avec l’abbé Claude Barthe, sur le site de la Revue Item :
— L’élection du premier pape du nom de François est vécue comme un grand changement. Est-ce aussi votre avis ?
— Fondamentalement, non. Malheureusement, non. Je veux dire que le contexte de cette élection est celui d’une crise, sans aucun précédent dans l’histoire de l’Église, de la foi, de la transmission de la foi, de la catéchèse, crise qui ne cesse de croître. Elle est liée à un démantèlement de la liturgie romaine qui la reflète et l’accentue. Elle se propage en outre par une sécularisation (et un effacement) du clergé et des religieux, et une perte étonnante chez tous du sens du péché, qui banalise en somme la sécularisation du point de vue moral. On parlait jadis de croyants non pratiquants. Or, aujourd’hui, en France et dans un certain nombre de pays d’Occident, la pratique devient résiduelle et, en outre, les pratiquants qui restent sont bien loin d’être tous des croyants. Dans le reste du monde, notamment dans des pays où le nombre des prêtres est important voire croissant, la montée de l’hétérodoxie et de l’absence de formation théologique est plus qu’angoissante. Cette tempête qui secoue l’Église au sein de l’ultra-modernité et d’un monde agressivement sécularisé réduit considérablement l’événement de l’élection pontificale du 13 mars, par ailleurs important. Mais la réalité massive reste inchangée : la barque prend eau de toute part, pour citer le pape précédent.
— Qui est le pape François ?
— Il est né en 1936 en Argentine d’une famille d’émigrés italiens (il a 76 ans, c’est-à-dire à quelques mois près l’âge auquel a été élu le pape Jean XXIII). Il est entré chez les jésuites, a été provincial de son ordre en Argentine, de 1973 à 1979. Jean-Paul II l’a nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992, puis coadjuteur (avec droit de succession) en 1997. Il devint archevêque de la capitale d’Argentine en 1998, cardinal en 2001, et véritable chef de l’Eglise d’Argentine.
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Un slogan clef de la Marche pour la Vie du 24 mars : touche pas à mon objection de conscience
Marche Pour la Vie: Touche pas à mon objection de conscienceDepuis dix ans que la loi sur l'euthanasie a été adoptée en Belgique, plusieurs élus ont tenté de restreindre l'objection de conscience des médecins et autres personnels soignants. Leur manœuvre consiste à priver le médecin de l'une de ses libertés les plus fondamentales en tant que praticien: le choix de guider son patient en âme et conscience. Sous l’appellation fallacieuse « d’usage responsable » de la clause de conscience (Proposition de loi 5-1919/1 de Mr. Ph. Mahoux), certains voudraient interdire l’objection de conscience aux institutions de soins en général (idem.) et risquerait d’obliger les médecins refusant de pratiquer l’euthanasie à transférer le dossier médical à un confrère acceptant de mettre fin à la vie de son patient.
Dans les faits, l’objection de conscience serait bridée, tant pour les praticiens que pour les institutions de soins. Des propositions faites par Mmes K. Lalieux et Chr. Defraigne rejoignent cet esprit dangereux pour la liberté médicale.
L'objection de conscience des médecins et membres du personnel soignant doit être préservée ! Le Collectif "Marche Pour la Vie" organise le dimanche 24 mars à 14h à Bruxelles un grand rassemblement pour dénoncer cette restriction des libertés et pour défendre le droit de tout personnel de santé à agir "pour l'utilité des malades, selon son pouvoir et son jugement" (Serment d'Hippocrate).Nous serons rejoints par des médecins, infirmières, personnels para-médicaux, travaillant en secteur hospitalier et en soins palliatifs, qui témoigneront publiquement de leur accompagnement de la souffrance dans la dignité.Des personnes atteintes de handicap s’exprimeront également sur la dignité de toute vie, malgré les difficultés.Tous, nous participerons à un rassemblement pluraliste et non-confessionnel, avec pourentre autres pour mot d'ordre: Touche pas à mon objection de conscience !
www.march4life.be
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Le pape au Corps diplomatique : pas de ponts entre les hommes en oubliant Dieu
Le pape François invite les Nations du monde à "lutter contre la pauvreté soit matérielle, soit spirituelle ; édifier la paix et construire des ponts". (source : zenit.org)
Mais il avertit: "On ne peut pas construire des ponts entre les hommes en oubliant Dieu."
Voici le texte intégral du premier discours du pape François au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, ce vendredi 22 mars 2013 en la Sala regia du palais apostolique du Vatican.
Discours du pape François
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Je remercie de grand coeur votre Doyen, l’Ambassadeur Jean-Claude Michel, pour les paroles courtoises qu’il m’a adressées au nom de tous, et avec joie, je vous accueille pour cet échange de saluts, simple et en même temps intense, qui veut être en principe l’accolade du Pape au monde. À travers vous, en effet, je rencontre vos peuples, et je puis aussi, dans un certain sens, rejoindre chacun de vos concitoyens, avec ses joies, ses drames, ses attentes, ses désirs.
Votre présence en si grand nombre est aussi un signe que les relations que vos Pays entretiennent avec le Saint Siège sont fructueuses, sont vraiment une occasion de bien pour l’humanité. C’est cela, en effet, qui tient à coeur au Saint-Siège : le bien de tout homme sur cette terre ! Et c’est bien avec cette intention que l’Évêque de Rome commence son ministère, en sachant qu’il peut compter sur l’amitié et sur l’affection des Pays que vous représentez, et dans la certitude que vous partagez un tel propos. En même temps, j’espère que ce soit aussi l’occasion d’entreprendre un chemin avec les quelques Pays qui n’entretiennent pas encore de relations diplomatiques avec le Saint Siège, dont certains – je les remercie de grand coeur – ont voulu être présents à la Messe du début de mon ministère, ou ont envoyé des messages en signe de proximité.
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Gestation pour autrui : derrière les sourires, le malaise
Un ami (que nous remercions) nous envoie un lien vers un article qui rend compte d'un film sur la GPA :
Un film sur la GPA montre, derrière les sourires, le malaise
Au moment où la polémique sur la gestation pour autrui (GPA) s’essoufflait dans l’actualité politique, est sorti en salle, le 13 février 2013, un étonnant « documentaire » de Delphine Lanson (assorti d’une version plus courte destinée à la télévision) consacré au parcours d’un couple de deux hommes ayant recours, aux Etats-Unis, à l’ « aide » d’une mère porteuse.
Alors que presque tous nos élus, non sans contradiction parfois avec leurs positions passées, répètent qu’il n’est pas question de GPA en France, ce documentaire Naître père de Delphine Lanson est presque unanimement salué par la presse avec des qualificatifs allant de « bouleversant » à « indispensable ». L’idée est qu’il remet en question les « préjugés » à l’encontre de la GPA, présentée comme une pratique altruiste. Le Monde n’hésite pas à titrer son commentaire : « La GPA, tout simplement » …
La suite est ICI
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Manif pour Tous, Bruxelles : intimidations, menaces et agressions
COMMUNIQUÉ - Bruxelles, le 20 mars 2013
Menaces, intimidation, agression : où est la démocratie ?
Depuis plusieurs jours, le comité de La Manif pour Tous Bruxelles a reçu des intimidations et des menaces alors qu’il organisait une réunion sur le « mariage et la filiation pour tous » à Bruxelles. Ces intimidations ne l’ont pas fait fléchir : en démocratie, chacun a le droit de penser et de s’exprimer librement. Nous refusons de nous laisser bâillonner par une dictature de la pensée unique !
Hier, mardi 19 mars, s’est tenue à Bruxelles cette réunion privée organisée par le comité bruxellois de La Manif pour Tous, mouvement pacifique aconfessionnel et apolitique qui s’oppose en France au projet de loi « Taubira » et qui a réuni plus d’un million de personnes le 13 janvier dernier à Paris.
Dès 18h, l’un des porte-parole de La Manif pour Tous, Xavier Bongibault, homosexuel, a été violemment pris à parti et entarté par un homme devant la salle de conférence. Il a immédiatement déposé plainte au commissariat de police d’Ixelles.
Entre 19h30 et 21h30, une manifestation de plusieurs dizaines d'opposants, aux slogans violents et haineux, a considérablement perturbé l’accès au lieu de réunion. La police d’Ixelles a assuré la sécurité de la conférence.
Ces faits sont graves et inacceptables. Où est la démocratie quand on empêche la tenue sereine d’une réunion ? Où est la démocratie quand on agresse un homosexuel sous prétexte qu’il n’adhère pas aux positions définies et imposées par le puissant lobby LGBT à une soi-disant « communauté homosexuelle » ?
Dimanche prochain, le comité de La Manif pour Tous Bruxelles rejoindra massivement la grande manifestation parisienne pour lutter contre le projet de loi « Taubira » et contre l’homophobie. Plus que jamais, nous sommes déterminés à faire entendre notre voix pour promouvoir la filiation naturelle de nos enfants et notre liberté de pensée et de parole. Plus que jamais, nous sommes prêts à engager un dialogue et une réflexion, dans la paix et le respect de l’opinion de chacun.
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Manif pour Tous : Tous à Paris le 24 mars !
Suite à l'interdiction de défiler sur les Champs Elysées, la Manif pour Tous précise son itinéraire et les points de rendez-vous :
TOUS À PARIS LE 24 MARS !
RASSEMBLEMENT DE L'ARCHE DE LA DÉFENSE À L'ARC DE TRIOMPHENous serons sur toute l’avenue de la Grande Armée, porte maillot et l’avenue Charles de Gaulle
Les cars des régions arriveront au Bois de Boulogne, au plus près de la Porte Maillot.
Rendez-vous à 14h aux 3 points de rendez-vous ci dessous.
RÉPARTITION RÉGIONALE DES POINTS DE DÉPART :• Haut de l'avenue Charles de Gaulle - Neuilly (par La Défense)
> départements d’Ile de France• Porte de Champerret (par les boulevards des Maréchaux)
> Nord + Est de Paris• Porte Dauphine (par les boulevards des Maréchaux)
> Sud+ Ouest de ParisLien permanent Catégories : Actualité, conférences, spectacles, manifestations, Ethique, Famille, Politique, Société -
Jeudi Saint : le pape sera aux côtés des jeunes détenus
(Zenit.org - Anita Bourdin) - Le pape François célébrera la Messe de la Cène du Seigneur à 17 h 30, le Jeudi Saint, à la prison pour mineurs de Casal del Marmo, dans la banlieue Nord de Rome où s'était rendu le pape Benoît XVI le 18 mars 2007 et le pape Jean-Paul II le 6 janvier 1980.
C'est la première fois - pour les derniers pontificats - qu'un pape ne célèbre pas cette messe du soir du Jeudi Saint ni à Saint-Jean-du-Latran ni à Saint-Pierre (comme à la fin du pontificat de Jean-Paul II).
Mais le pape François avait l'habitude, en tant qu'archevêque de Buenos Aires, de se rendre dans un hôpital ou une prison ou un hospice pour les pauvres ou les marginaux à l'occasion de cette célébration marquée par le rite du Lavement des pieds et l'Evangile du Commandement de l'Amour."
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La trisomie n'est pas une pathologie invivable ou triste
C'était hier, 21 mars, la journée mondiale de la trisomie. Annick Hovine, dans la Libre, se penche sur "la trisomie, un mot qui continue à faire peur" :
“Ce n’est pas une pathologie invivable ou triste !” La preuve par Janie, 3 ans.
"Un jour, mon prince viendra " La musique - sans les paroles - s’échappe du trotteur décoré de princesses sur lequel Janie s’est juchée. Ravie, la petite fille pousse à plusieurs reprises sur le bouton qui répète inlassablement la mélodie sucrée. Déjà comédienne, elle vous décoche un "Bonzour, ensantée", avec une lente révérence. Sourire craquant, manières câlines, Bibouille, trois ans et demi, porte bien son surnom.
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Flandre : l'euthanasie préférée à la démence
Selon Jeanne Smits faisant écho à une enquête, Les Flamands se mettent à préférer l'euthanasie à la démence :
Une enquête réalisée par le Centre d'expertise de la démence de Flandres, en Belgique, révèle que près de la moitié des Flamands choisirait l'euthanasie s'ils devaient apprendre qu'ils étaient en train de devenir déments. Les commanditaires de l'enquête ont fait connaître leur préoccupation face à cette situation, rappelant que pas plus que le cancer, la démence n'est aujourd'hui un arrêt de mort.
En attendant la publication des résultats complets de l'enquête, il a déjà été indiqué à la presse que sur les 1.050 Flamands en bonne santé, 42 % ont répondu « oui » à la question de savoir s'ils se feraient euthanasier s'ils devaient faire l'objet d'un diagnostic de démence.
Une proportion que les spécialistes médicaux et experts de la démence jugent « inquiétante », voire « choquante ».Mais elle correspond à l'environnement médiatique : la presse belge a donné beaucoup de publicité au cas du poète Hugo Claus qui a choisi de se faire éliminer dès qu'il s'est su atteint d'Alzheimer (j'en parlais ici). Et, comme le souligne un chercheur à l'Université catholique de Louvain, « le regard de la société sur la démence est très négatif. Nous portons systématiquement toute l'attention sur la dernière phase de cette maladie du cerveau. La dégradation constatée nous insuffle de la peur. Au moment de recevoir le diagnostic, on l'assimile à un arrêt de mort. » Après le diagnostic, souligne une autre spécialiste, il reste 7 à 10 années à vivre…
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Des vrais laïcs, pas des curés manqués
Le Père Zanotti-Sorkine y avait insisté à Koekelberg, le 9 mars dernier. Que les prêtres soient davantage dans les églises et que les laïcs cessent de jouer aux clercs et de hanter les sacristies. Cela rejoint tout à fait la vision du nouveau pape comme le relate un journaliste que l'on peut lire ICI :
"...une claire vision du laïcat. Quand il a pris congé comme président de la Conférence Épiscopale Argentine, il (le cardinal Bergoglio) a été interviewé dans une agence de son pays. À cette occasion il a souligné un problème qui n’a pas été éradiqué : « Nous les curés, a-t-il dit, avons tendance à cléricaliser les laïcs. Nous ne nous en rendons pas compte mais c’est comme rendre contagieux ce qui est nôtre. Et les laïcs, pas tous, mais beaucoup, nous demandent à genoux que nous les cléricalisions, parce que c’est plus commode d’être servants de messe que protagoniste d’un chemin du laïc » (…). « Le laïc, a-t-il ajouté est un laïc et doit vivre comme un laïc avec la force du baptême, ce qui lui donne l’habilitation pour être un ferment de l’amour de Dieu dans la société même, pour créer et semer l’espérance, pour proclamer la foi, non pas depuis un pupitre mais depuis sa vie de tous les jours. Et en portant sa croix quotidienne comme nous la portons tous. La croix du laïc, non pas celle du curé. Celle du curé, que le curé la porte, que Dieu lui a donné une épaule suffisante pour cela ».
Sa dénonciation est d’une actualité totale. Pourquoi celui qui est aujourd’hui le Pape François précisait-il ces choses ? Parce qu’ aujourd’hui le cléricalisme abonde, l’excessive présence de fidèles qui tournent dans les sacristies et papillonnent autour de l’autel. Je dis une excessive présence, non la présence quand elle est nécessaire. Il y a des laïcs que ne se contentent pas de vivre le sacerdoce réel du tout chrétien par le fait qu’il est baptisé mais qui aspirent, c’est l’impression, à exercer un sacerdoce ministériel, essentiellement différent. Ils sont des corruptions du rôle du laïcat dans l’Église dont la mission n’est pas en une mixture clerc-laïc, mais de conserver chacun sa propre identité.
Je me réjouis que l’élu des cardinaux électeurs au pouvoir suprême de l’Église soit un jésuite, un religieux, un clerc qui soutient une pensée anticléricale. Quelques laïcs qui se font remarquer, apparaissent aux yeux des fidèles comme l’alter ego du curé. Je crois que, parmi d’autres aspects, la beauté de la liturgie s’en ressent. Laïcs et clercs forment le Peuple de Dieu, ils ont la même route de navigation et le même port de destination, mais le capitaine (qui représente l’armateur) à sa place, et le chef machine à la sienne.
Espérons que, avec un peu de chance, ses collègues dans l’épiscopat soient contaminés par la mentalité laïque du nouvel Évêque de Rome et qu’ils invitent leurs paroissiens à donner un espace libre à l’autel, et les laïcs à employer leur temps à être « un ferment d’amour de Dieu dans la société même », dans la rue, à l’air libre."