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Société - Page 844

  • Quand le parti Islam prône le port du foulard à l'école

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    Nous lisons ICI (Enseignons.be)

    LE PARTI ISLAM PRÔNE LE PORT DU FOULARD À L’ÉCOLE

    Dans le paysage politique bruxellois, il faudra désormais compter avec un nouveau venu : le parti Islam, qui a décroché deux sièges aux dernières élections communales, à Anderlecht et à Molenbeek. Ses dirigeants n’excluent pas – même s’ils savent que cela prendra du temps – de faire de la Belgique un État islamique… et donc d’y instaurer la charia !

    LE PARTI ESPÈRE ENCORE PROGRESSER

    Et si la formation est jeune et encore très modeste, elle ambitionne déjà – en vue du scrutin régional et fédéral de 2014 – de s’implanter dans d’autres communes, notamment en Wallonie, où elle pense trouver un terrain favorable à l’émergence d’un islamisme radical. Les villes de Charleroi, Liège et Verviers, où se concentre une partie importante de la communauté musulmane, sont régulièrement citées et pourraient constituer un important réservoir de voix.

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  • La détérioration de la société américaine

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    Grâce à la réelection d'Obama, "le meilleur est à venir" (sic!); d'autres résultats accompagnant le scrutin d'hier permettent de l'appréhender, effectivement: 

    Sur Le Vif : Cannabis, mariage gay, peine de mort.... Les autres scrutins aux Etats-Unis

    Pas moins de 174 référendums et consultations populaires étaient organisés dans 38 Etats du pays, les électeurs étant invités à se prononcer sur des textes applicables à l'intérieur des frontières des Etats ou à un niveau plus local encore (comtés, municipalités, etc.). 

    La Californie rejette l'abolition de la peine de mort

    La Californie a rejeté par voie référendaire l'abolition de la peine de mort, ont annoncé les autorités après le dépouillement de près de trois quarts des bulletins. Le non l'a emporté avec près de 54% des suffrages.  (...)

    Deux Etats favorables à la consommation récréative de cannabis

    Grande première, le Colorado et l'Etat de Washington sont devenus les premiers Etats américains à légaliser la consommation de cannabis à des fins récréatives, avec une confortable avance: 54% pour et 46% contre pour le premier, 55-45 pour le second, selon la chaîne NBC. 

    De nombreux Etats américains autorisent aujourd'hui la consommation de cannabis à des fins médicales, mais aucun n'avait jusqu'alors étendu la légalisation à la consommation récréative. L'Oregon, un Etat pourtant réputé progressiste, était lui aussi sur la liste des pionniers potentiels mais, selon des estimations provisoires, il n'aurait finalement pas franchi le pas. 

    Deux Etats, l'Arkansas et le Montana, se sont quant à eux prononcés sur la légalisation de la marijuana à des fins médicales. Le premier l'a rejetée, le second l'a adoptée.

    Le mariage gay progresse

    Les partisans du mariage homosexuel -sujet qui déchaîne les passions aux Etats-Unis- ont eux aussi trouvé de quoi se réjouir dans les urnes, en plus de la réélection de Barack Obama, qui s'était déclaré favorable en mai dernier aux mariages entre personnes de même sexe. 

    Le Maryland est en effet devenu le 7e Etat à légaliser le mariage gay et deux autres Etats, le Maine (est) et l'Etat de Washington, semblaient bien partis pour faire de même, selon les premières estimations.

    En Floride, les modérés (?) gagnent

    Des victoires dans ces Etats porteraient à neuf le nombre d'Etats reconnaissant le mariage gay, déjà en vigueur dans le Connecticut (nord-est), l'Iowa (centre), le Massachusetts (nord-est), le New Hampshire (est), le Vermont (nord-est) et New York, ainsi que dans la capitale fédérale Washington.

    En Floride (sud-est), où toute une série de propositions d'inspiration très conservatrice étaient soumises à référendum, les modérés ont finalement remporté la mise, notamment sur le thème de l'avortement. 

    Les électeurs ont en effet rejeté, à 55%, une proposition qui visait à interdire l'affectation de fonds publics au financement de l'avortement, sauf en cas de viol, d'inceste, ou de danger pour la vie de la mère. 

    "Le peuple de Floride a envoyé un message très clair: les hommes politiques n'ont pas leur place dans les décisions profondément privées et personnelles des femmes", a déclaré Jennifer Dalven, directrice des affaires familiales de la puissante Association américaine de défense des droits civiques (ACLU).

  • Cinq choses qu'il faut savoir à propos du Président Obama

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    Fallait-il s'attendre à autre chose qu'à la reconduction du même président des Etats-Unis? Hélas, nos sociétés sont soumises à un processus de détérioration que rien ne semble pouvoir enrayer. La personnalité du président Obama est inquiétante et nous fait penser au charismatique Julien Felsenburgh, ce personnage central du roman prophétique de Robert Hugh Benson intitulé Le Maître de la Terre.

    Par ailleurs, on aurait sans doute pu économiser les milliards de dollars qui ont été investis dans cette campagne qui a atteint des niveaux de dépenses électorales faramineux. Ce n'est en tout cas pas cette réélection qui améliorera la situation du respect de la vie aux Etats-Unis et à travers le monde. C'est pourquoi il est opportun de rappeler ces "Cinq choses que tout le monde a besoin de savoir à propos du président Obama " ainsi que l'a fait Lila Rose sur LifeSiteNews)

    1. Le président Obama a voté contre le "Born Alive Infants Protection Act", votant à quatre reprises de façon horrible contre la protection des enfants ayant survécu à un avortement et pour les laisser ainsi mourir. Un vote contre cette loi était un vote pour l'infanticide. [ Source ]

    (N.B. Aux Etats-Unis, l'administration de M. Bush a ramené l'attention sur le "born- Alive Infants Protection Act" effectif depuis 2002, en demandant aux médecins et aux hôpitaux de faire tous les efforts possibles pour sauver la vie des enfants nés vivants lors d'un avortement. La loi en question établit qu'un foetus qui survit à un avortement n'est plus considéré comme un foetus mais comme une personne ayant le droit de recevoir les soins médicaux et la protection dus à toute personne humaine. - (The New York Times/Etats-Unis 23.4.2005 -Fond Guilé 23.4.2005)

    2. Au troisième jour de son premier mandat, le président Obama a abrogé la politique pro-vie dite "de Mexico". En faisant cela, le président Obama a rendu les groupes qui exécutent et promeuvent l'avortement éligibles pour obtenir les fonds américains pour l'aide étrangère.

    (N.B. : la "politique de Mexico" exigeait que les ONG bénéficiant des aides américaines certifient qu'elles ne re recourraient pas à l'avortement comme méthode de planning familial avec les fonds obtenus. Elle a été annulée par Clinton en 1993, rétablie par Bush en 2001 avant d'être à nouveau annulée par Obama.)

    3. Le financement en faveur du planning familial a fait un bond de 33% à près de 50%. Plus de 487 millions de dollars de financement par le contribuable financent à présent un avortement géant. C'est presque un demi-milliard de dollars que les familles américaines sont obligées de payer en impôts au plus grand pourvoyeur de l'avortement de la nation, Planned Parenthood.

    (N.B. Planned Parenthood, l’organisation « pro-choix » la plus puissante et la plus performante des États-Unis (329 445 avortements réalisés en 2010);en 2009-2010, Planned Parenthood a reçu 487,4 millions de dollars de subventions fédérales ! Mit Romney avait affirmé qu'il y mettrait fin)

    4. Le président Obama a refusé de signer un budget d'urgence, mettant ainsi le financement de l'armée en péril, jusqu'à ce que le financement de Planned Parenthood soit inclus dans le budget. Cela faisait suite à l'action "Sex trafficking investigation" menée par Live Action, démontrant que Planned Parenthood a aidé et encouragé des sexe-trafiquants de filles mineures. Source ]

    5. Le président a promu "La Loi sur la protection des patients et les soins abordables (ObamaCare)", ce qui permet de subsidier les «centres de santé communautaires» (Planned Parenthood étant le principal bénéficiaire). En outre, le mandat HHS oblige tous les Américains à financer l'avortement et la contraception, sans aucune exception pour les institutions religieuses ou des particuliers religieux qui y sont farouchement opposés. [ Source ]

    LiveActionNews.org

  • Que faire ?

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    Dans le mensuel « La Nef » de ce mois de novembre 2011 (n° 242), Jacques de Guillebon évoque le divorce qui s’installe dans nos pays entre les concepts mêmes du mariage dans la société civile et dans le monde chrétien (extraits) :

    « Les évêques français ont largement manifesté une ferme opposition au projet du  gouvernement socialiste d’instituer le « mariage » homosexuel. Des idées ont été avancées appelant à dissocier mariage civil et mariage religieux. Explications.

    Nombreuses sont les voix, et au sein même du monde catholique, à s’élever contre un investissement public par l’Église du débat sur la nouvelle législation matrimoniale. Laïcité, disent-ils, par conviction ou par ruse. Cependant ils oublient que l’Église catholique est parfaitement à sa place en s‘appropriant la question du mariage, beaucoup plus à sa place même que n’importe où ailleurs pour tout ce qui ne concerne pas la foi. Pourquoi l’est-elle donc, et pourquoi doit-elle en conséquence intervenir telle une maîtresse inspirée ?

    D’un point de vue catholique, c’est assez évident : parce que du mariage naturel, que l’on retrouve sous des formes extrêmement variées à tous les antipodes, l'Eglise a au fil des siècles isolé selon la parole du Christ, elle-même annoncée par la Loi de l’Ancien Testament, une forme pure, un extrait essentiel, si l’on peut dire que dans son travail permanent de désenveloppement du dogme, elle a fini par proclamer sacrement. C’est ainsi qu’au cours des siècles elle est devenue l’auteur inspiré du mariage monogamique, indissoluble, librement consenti par deux personnes d’égale dignité.
    On a oublié que cette forme particulièrement rare, voire totalement originale, qui s’est imposée comme l’archétype universel au cours du temps, comme l’archétype « romantique » même n’aurait jamais été si la sagesse chrétienne n’était passée par là. Ainsi, le mariage républicain comme on le sait n’est dans ses fondements qu’un décalque de ce mariage catholique – si l’on abstrait la question du divorce qui est proclamée dès l’origine de la République en 1791 comme un mauvais présage.

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  • Homoparentalité : aucun cas sans conséquences

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  • Occident et rencontre des cultures; la pensée de Benoît XVI

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    Du site "Enfant Prodigue" :


    Occident et rencontre des cultures - La pensée de Benoît XVI

     

    Par Stéphane Bürgi

     

    disponible aux éditions MÉDIAPAUL :

    http://librairiemediaspaul.ca/index.php?route=product/product&manufacturer_id=10416&product_id=326115

     

    http://www.mediaspaul.qc.ca/images/ouvrages/btlf/L97828942090041.jpg

    EXTRAIT : 

             L’autorité morale de l’Occident décline et son «hégémonie bienveillante» est de plus en plus contestée. En même temps, la civilisation technologique engendre des cultures à la fois plus uniformes et plus divisées. À l’heure où on parle de choc des civilisations, une véritable rencontre des cultures et des religions du monde est-elle encore possible ? La pensée de Benoît XVI sur cette question mérite d’être connue. Pour le pape, le religieux n’est pas l’ultime barrière qui sépare les cultures, mais bien au contraire le lieu permettant de dépasser les différences culturelles sans les sacrifier, pour se retrouver dans une commune ouverture à la question de la vérité. En effet, les concordances essentielles entre les grandes cultures de l’humanité, notamment dans le domaine éthique, tiennent selon lui à leurs fondements métaphysiques. Le relativisme actuel, qui opère une rupture avec ces fondements, rend donc les civilisations hermétiques les unes aux autres. En ce sens, la nécessaire réconciliation de l’Occident avec son patrimoine spirituel est aussi importante pour l’ordre mondial. Une fascinante synthèse de la vision du monde de Benoît XVI, vision qui s’enracine dans une expérience personnelle de l’histoire du XXe siècle. Ce livre convie à un véritable renversement de perspectives.

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  • Et à présent, place aux polyamoureux...

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    Sur le site "Benoît et moi", notre amie a traduit et mis en ligne un article de la Stampa relatif aux "polyamoureux"

    De nouvelles frontières de coexistence commencent à émerger aux États-Unis: les poly-amoureux «officiels»
    MARCO TOSATTI - 
    La Stampa

    Go West, my boy, and grow with the Country. Va vers l'ouest, mon garçon, et grandis avec le pays: c'était le mot d'ordre qui a poussé des centaines de milliers d'Américains à traverser les grandes plaines et les montagnes Rocheuses pour coloniser l'Ouest. Il m'est revenu à l'esprit lors de la lecture d'un article dans «Tempi» sur les toujours nouvelles frontières et sur l'émergence prudente des droits des «poly-amoureux». 

    Le 6 Novembre, en plus du futur président des Etats-Unis, dans le Maine, le Maryland, le Minnesota et dans l'état de Washington se tiendra un référendum sur la confirmation ou le refus de célébrer des mariages homosexuels. Et à Minneapolis, la capitale du Minnesota, la revue «City pages» a publié un article sur les droits des «poly-amoureux», c'est-à-dire les couples qui ont décidé de se transformer en triplets

    «Tempi» écrit: «Un point intéressant des articles de cette semaine était l'idée que les gens poly-amoureux (ainsi que l'on commence à définir la polygamie) ayant des enfants étaient réticents à parler aux médias par crainte de contrôles possibles et de répercussions juridiques. Il est apparu que cela n'est pas du tout vrai». 

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  • Pourquoi l'Eglise dit non au mariage homosexuel

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    Mariage homosexuel : l'Eglise dit non, pourquoi

    JDD, Libé, l'Eglise fait la Une un peu partout, les cardinaux, les évêques s'organisent et "lancent le débat" sur la question du mariage des homosexuels et de l'adoption d'enfants par ces couples homosexuels mariés. Pourquoi un tel militantisme, de la part de gens que l'on ne voyait plus beaucoup dans le débat public depuis 50 ans, depuis que Vatican II avait proclamé l'accord a priori de l'Eglise avec le Monde. 

    [Pour ceux qui trouveraient l'expression trop forte, voici le n°3, §2 de Gaudium et spes : "En proclamant la très noble vocation de l’homme et en affirmant qu’un germe divin est déposé en lui, ce saint Synode offre au genre humain la collaboration sincère de l’Église pour l’instauration d’une fraternité universelle qui réponde à cette vocation". On peut toujours interpréter ce texte dans la continuité de l'enseignement ecclésial ; ce petit paragraphe insiste par exemple sur la vocation de l'homme créé par Dieu et pour Dieu, magnifique ! hélas, au sens obvie, il a signifié pour beaucoup que l'Eglise, reconnaissant la divinité de l'homme, accepte l'histoire de l'humanisme comme une histoire sainte - une succession d'Ereignis dirait Heidegger - une Histoire majusculaire, dont elle ne serait d'ailleurs par hypothèse qu'une simple contributrice, une collaboratrice récente].

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  • Les derniers progrès de la christianophobie

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    L'Observatoire de la Christianophobie veille quotidiennement et nous tient au courant de ces agressions incessantes qui prennent pour cible notre culture chrétienne :

    ... cependant, il faut rester prudent sur le chapitre des informations et des mauvaises nouvelles, comme le fait remarquer l'abbé Guillaume de Tanoüarn :

    C'est faux, qu'importe

    J’ai fait un mauvais rêve tantôt : je m’étais attardé à la sortie d’une paroisse traditionaliste de la ville, une vieille dame expliquait à quelques jeunes gens que le cardinal avait «interdit à ses prêtres de confesser». C’était bien la marque de cet homme détestable, etc etc. Je lui répondais qu’elle était peut-être mal renseignée, que l’on confessait dans les églises toutes proches, mais elle me disqualifia aussitôt d’un très définitif: «Je crois que vous êtes un provocateur». J’avais raison sur le fond et sur la forme, mais elle gagnait la manche. 


    Mauvais rêve toujours: sur son blog, un ami s’indignait de ce que la ville d’Amiens débaptisât son marché de Noël. Il voyait dans ce changement une «nouvelle technique de prosélytisme par manipulation syntaxique et sémantique». Et peu importe que l’info soit fausse et que la ville d’Amiens démentisse par voie de presse! L’ami blogueur tenait un bon exemple de «laïcité agressive», il n’allait tout de même pas le gâcher en reconnaissant sa méprise. 

    Et j’ai bien l’impression de faire souvent ce type de rêve imbécile, où des gens intelligents ayant de bonnes idées en viennent à raconter n’importe quoi – parce que cela correspond à leur désir, et à celui de leur auditoire, ou encore à la crainte de tous. Les Italiens disent «Se non è vero... è bene trovato», et parfois même «Non è vero, ma è bello che tu me lo dica». 

    Et je voudrais bien me réveiller.

  • Synode sur la nouvelle évangélisation : le grand retour de l' « enfouissement » !

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    lunettes-hippies-rondes-roses.jpgUn synode style “rétro” des années soixante (ci-contre) pour les cinquante ans de Vatican II ? C’est, du moins, ce qui ressort de l’article laudateur publié hier sur le site de “La Vie” par Laurent Grzybowsky (extraits):

    “Ces dernières années, certains milieux d'Eglise avaient cherché à nous convaincre que l'« enfouissement » des chrétiens au cœur du monde, c'était fini, terminé, has been... Ce n'est pas ce qu'ont dit les évêques réunis à Rome.

    Le Synode des évêques qui s'est tenu à Rome du 7 au 28 octobre 2012, sur le thème "La Nouvelle Evangélisation pour la transmission de la foi chrétienne", a voulu mettre en avant la figure évangélique de la Samaritaine. Une figure choisie par Benoît XVI, dans la droite ligne du concile Vatican II, comme symbole du « devoir de s’asseoir aux côtés des hommes et des femmes de notre temps » .

    Ces dernières années, certains milieux d'Eglise avaient cherché à nous convaincre que l'« enfouissement » des chrétiens au cœur de la société, c'était fini, terminé, has been... Il ne fallait plus avoir « honte » de sa foi et perdre son temps à converser ou à cheminer avec nos contemporains. L'heure était venue de sortir de la clandestinité et d'agiter les drapeaux. Notre monde, un monde sécularisé (mon Dieu, quelle horreur !), un monde sans foi ni loi, au bord du désastre, ne comprenait plus rien au sens de la vie. Il fallait donc lui apporter la vérité, quitte à entrer dans un choc frontal.

    Une pensée bien éloignée de celle des évêques réunis à Rome (…):Nous ne nous sentons pas intimidés par les conditions des temps que nous vivons. C'est un monde plein de contradictions et de défis, mais il reste création de Dieu, blessé certes par le mal, mais toujours aimé de Dieu, dans lequel peut germer à nouveau la semence de la Parole afin qu’elle donne un fruit neuf. » Germination, semence, enfouissement... Voila des mots que nous avions un peu oubliés.

    A plusieurs reprises, dans ses paraboles, Jésus utilise l'expression de la semence « enfouie » dans la bonne terre. Etre enfoui, c'est agir à l'intérieur de la société, pour la transformer en profondeur. Le monde n'est pas notre ennemi, il est cette Galilée où le Christ toujours nous précède. Je comparerais volontiers l'enfouissement évangélique à un virus ou à une bactérie très active.(…) Et bien, quand je lis la déclaration finale du Synode sur la nouvelle évangélisation, je retrouve beaucoup de passages qui nous invitent à cette même attitude. Deo Gratias !

    L'idée que certains se font de la nouvelle évangélisation est ainsi battue en brèche par les évêques eux-mêmes : « Il ne s’agit pas d’inventer on ne sait quelles stratégies, comme si l’Évangile était un produit à placer sur le marché des religions(…),» Autre passage, mais il y en a tellement que je ne peux pas les mettre tous : « Témoigner de l’Évangile n'est le privilège de personne. Ainsi reconnaissons-nous avec joie la présence de tant d'hommes et de femmes qui par leur vie se font signes de l’Évangile au milieu du monde. »

    Pour les évêques, l'évangélisation ne doit pas devenir une opération marketing, (…) cela veut dire que la nouvelle évangélisation veille avec un soin particulier au dialogue avec les cultures, dans la ferme confiance qu’elle trouvera en chacune d'elles les « semences du Verbe » dont parlaient les Pères.(…) Malheureusement, beaucoup de catholiques aujourd'hui, ne sachant pas de quoi ils parlent, considèrent que l'enfouissement est un abandon, voire une trahison. Cette représentation est souvent le fruit d'une méconnaissance. Je connais tant de saints et de héros (hérauts aussi) de la foi qui vivent aujourd'hui encore cette attitude spirituelle, que cette accusation a quelque chose d'insupportable tant elle paraît injuste. Il est grand temps de quitter nos caricatures.(…) Et remercions les évêques (et l'Esprit-Saint qui les a inspirés!) de nous montrer la voie."

    Ici:    Synode sur l'évangélisation : le grand retour de l' « enfouissement » !

    Bien: les semeurs ont enfoui la semence de Vatican II, voici cinquante ans, mais dans quelle terre et qu’est-ce qui a germé ? Les beaux rêves ont aussi une fin.

  • "Mariage pour tous" : les propos très fermes de Mgr Vingt-Trois

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    Stéphanie Le Bars, dans le Monde, rend compte des propos particulièrement fermes tenus par le cardinal-archevêque de Paris au sujet du "mariage pour tous"; extraits :

    « Mariage pour tous »: à Lourdes, Mgr Vingt-Trois dénonce « une supercherie » et les « lobbies »

    "Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France a profité de l’ouverture de l’assemblée générale de cette institution, samedi 3 novembre, à Lourdes, pour rappeler l’opposition de l’Eglise au projet de loi instaurant « le mariage pour tous », qui sera présenté en conseil des ministres, le 7. Il a appelé « les chrétiens et tous ceux qui partagent notre analyse » à « saisir leurs élus en leur écrivant des lettres personnelles, en les rencontrant et en leur exprimant leurs convictions». De manière plus large et inédite, il les a incités à « utiliser les moyens d’expression d’une société démocratique, d’une « démocratie participative », pour faire connaitre leur point de vue ». (...)

    Sur le fond, le cardinal a renvoyé aux textes publiés par la CEF, tout en martelant : « Ce projet n’est pas seulement une ouverture généreuse du mariage à de nouvelles catégories de concitoyens, c’est une transformation du mariage. Ce serait le mariage de quelques uns imposé à tous ». Pour l’Eglise, « la question fondamentale est celle du respect de la réalité sexuée de l’existence humaine. Imposer dans le mariage et la famille une vision de l’être humain sans reconnaitre la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société et instaurerait une discrimination entre les enfants». Il a une nouvelle fois regretté l’absence de débat national, qui aurait permis d’aller au-delà « de sondages aléatoires ou de la pression ostentatoire de quelques lobbies ». (...)

    Le cardinal a d’ailleurs insisté sur le respect des droits fondamentaux des enfants et rappelé le combat de l’Eglise pour la défense de la vie, de la naissance à sa fin naturelle, le refus de procéder à la procréation médicalement assistée ou à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Au-delà « du droit à connaitre et à être élevé par ceux qui l’ont engendré », les enfants doivent aussi pouvoir bénéficier selon le cardinal, du droit à l’éducation et à une formation chrétienne. (...)

    Il a également évoqué la notion de « nouvelle évangélisation » dans le contexte français marqué par « l’indifférence » religieuse, plus que par « l’hostilité » alors que vient de s’achever un synode sur ce sujet au Vatican. Reprenant des débats abordés au cours de ce synode, le cardinal a listé les difficultés rencontrées par les chrétiens à travers le monde : « entraves à la liberté de conscience, retour aux pratiques païennes, séduction de nouveaux mouvements à tendance sectaire, athéisme… ». (...)"

  • Un chercheur de la KUL licencié en raison de ses convictions religieuses

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    Nous vous livrons cette information que des correspondants nous ont transmise tout en attendant que des compléments d'information viennent nous éclairer sur le fond du problème.

    L'Institut de recherche pour le travail et la société (Hiva), et la KUL, prient un chercheur, Fernando Pauwels, de prendre la porte parce qu'il est chrétien. (De Morgen).

    Fernando Pauwels explique sur un site comment, en 2003, il a rencontré Jésus et comment il veut faire d'autres disciples de Jésus. "Je comprends parfaitement que certaines personnes trouvent ma conviction personnelle bizarre", explique Pauwels qui souligne avoir déjà travaillé à l'Institut Hiva durant huit ans avant de devenir chrétien, mais il insiste sur la distinction qu'il a toujours faite sienne entre ses convictions religieuses et ses recherches scientifiques. Et pourtant, le 4 octobre, on lui a signifié son congé. Son contrat - qui court jusqu'au 31 janvier 2013 - n'est plus prolongé. "Les opinions tranchées et religieuses extrêmes professées sur son site internet mettent sa crédibilité scientifique en jeu", a déclaré le recteur Mark Waer, qui n'apporte aucune preuve que la foi de Pauwels ait influencé son approche scientifique dans son travail pour l'université. Il semble étrange que ce soit justement la KU Leuven, dont le caractère catholique subsiste, qui procède au renvoi d'un employé parce qu'il est, de l'avis de ses supérieurs, trop préoccupé par sa foi ? «La foi catholique moderne n'est pas contraire à la réalité scientifique», explique Waer. «Que nos employés sont croyants ou non est en effet sans aucune importance. Mais quiconque travaille à la KU Leuven ne doit pas compromettre la réputation de l'institution." Selon Roger Blanpain, professeur émérite du travail, le droit constitutionnel relatif à la liberté d'expression et à la liberté de religion s'applique à l'université "Tout dépend de la situation concrète. Peut-être que dans le cas de l'employé en question, que ce soit en raison de ce qui s'est dit ou de ce qui s'est fait, la collaboration avec son employeur est finalement devenue impossible. Le tribunal du travail devra décider si le licenciement est justifié par une raison de cette nature." Pauwels déjà déposé une plainte auprès du Centre pour l'Egalité des Chances et pour la Lutte contre le Racisme et veut que l'Université soit amenée à répondre de son comportement discriminatoire. «Je n'avais jamais pensé que ce serait possible dans une université catholique. Je travaille depuis onze ans pour Hiva; j'ai toujours été évalué positivement. Ma dernière recherche sur la migration des Roms vers la Flandre, a été extrêmement bien reçue. (...). Bien que mon contrat coure encore jusqu'au 31 Janvier, je ne dois plus me rendre dans les bureaux de la Hiva, ni communiquer au nom de cet Institut. Il n'y a pas de dialogue à ce sujet. Personne ne m'a demandé ce que je crois. Si cela était arrivé au Pakistan, je pourrais encore comprendre. Mais ici en Belgique? J'ai beaucoup de mal."  (synthèse et traduction par les soins de belgicatho)