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SOMMAIRE DU N°239 DE JUILLET-AOÛT 2012
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Société - Page 894
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Mensuel La Nef juillet-août 2012
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L’avenir du latin est-il chinois ?
« Veterum Sapentia », c’est le nom d'une constitution apostolique de Jean XXIII publiée à la gloire du latin dans la liturgie, juste avant que le concile Vatican II n’y introduise les langues vernaculaires. Un chant du cygne ? Et pourtant :
« En l’année du cinquantième anniversaire de Veterum Sapientia, la latinité séduit jusqu’en Chine…
Le 15 juin dernier a été inauguré à Pékin, en présence du quartet de la cathédrale de Pékin qui a pour l’occasion interprété quelques cantiques du répertoire grégorien, un centre d’études latines dénommé “Latinitas Sinica” et dont la devise est “Per aspera ad astra” [jusqu'aux étoiles par des chemins étroits].
Abrité par la Beijing Foreign Studies University, cet institut est voué à l’étude, à l’enseignement et à la promotion du latin en Chine.
Il publiera notamment le “Journal of Latin Studies in China”. Son travail s’inscrira dans la lignée de l’œuvre des missionnaires, souvent jésuites, qui donnèrent naissance à la “sinologie”, l’étude de la civilisation et de la langue chinoises : de l’Italien Matteo Ricci, dont le Vatican a célébré le 400ème anniversaire de la mort par une grande exposition en 2010, au Belge Philippe Couplet, introducteur de Confucius en Europe à la fin du XVIIème.
L’ouverture de ce centre s’inscrit dans un engouement croissant des étudiants chinois pour la langue latine, considérée à la fois comme essentielle à la compréhension de la civilisation européenne, mais aussi comme un atout important pour un meilleur apprentissage de l’anglais et des langues européennes. ». Référence :La Chine, avenir du latin ?
Les heureux bénéficiaires de l'enseignement rénové ne vous diront pas le contraire: en fait, le latin c’est du chinois.
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Italie: lancement de l'Observatoire de la liberté religieuse
Intolérance et discrimination religieuse en Occident
Source : ZENIT.ORG
En Occident aussi les chrétiens sont discriminés. C’est ce qu’affirme le sociologue turinois Massimo Introvigne lors de la présentation du nouvel Observatoire de la liberté religieuse, jeudi 28 juin, à Rome, à l’Association de la presse étrangère.
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Avortements par des adolescentes en Grande-Bretagne: des chiffres inquiétants
Source : http://www.correspondanceeuropeenne.eu/2012/06/29/grande-bretagne-les-donnees-inquietantes-sur-les-avortements/
En Angleterre il a eu 38 269 avortements pratiqués par les adolescentes en 2010: un chiffre, annoncé par le “Daily Telegraph” avant sa publication par le Ministère de la Santé, qui confirme le pourcentage très élevé d’adolescentes britanniques qui recourent à l’avortement, tenu compte de l’incessante campagne de promotion du préservatif lancée par le gouvernement britannique depuis déjà plusieurs années.
Ceci démontre non seulement que l’utilisation des contraceptifs n’a pas évité les grossesses dites non désirées, mais qu’elle contribue aussi de manière significative à leur augmentation: avant tout parce que le préservatif, contrairement à ce qu’en disent les médias, n’empêche pas de rester enceinte (des recherches scientifiques très fiables ont mis en évidence un pourcentage de risque d’environ 12 %), mais aussi parce que la propagande pour l’utilisation du préservatif est une invitation à vivre la sexualité de façon précoce, désorganisée et compulsive.
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Royaume-Uni: un professeur de médecine accuse le National Health Service de précipiter de nombreux vieillards vers la mort tous les ans
Source : http://leblogdejeannesmits.blogspot.be/2012/06/royaume-uni-un-professeur-de-medecine.html
L'accusation est énorme, et d'autant plus grave qu'elle émane d'une sommité de monde médical britannique. Le Pr Patrick Pullicino, professeur de neurosciences cliniques dans plusieurs facultés britanniques et américaines, a déclaré selon le Daily Mail (cf. http://www.dailymail.co.uk/news/article-2161869/Top-doctors-chilling-claim-The-NHS-kills-130-000-elderly-patients-year.html?ito=feeds-newsxml) que des médecins du NHS (National Health Service) mettent chaque année prématurément fin à la vie de milliers de vieillards parce qu'ils sont difficiles à gérer ou parce que les hôpitaux manquent de lits.
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Et l'Enfant Jésus dans tout cela ?
L'Unesco a accepté la demande palestinienne de classement en urgence de la basilique de la Nativité à Bethléem au patrimoine mondial de l'humanité. Le vote du comité du patrimoine, vendredi à Saint-Pétersbourg en Russie, a été déploré par Israël et les États-Unis, qui voient la démarche palestinienne obéir à des motivations plus politiques que culturelles. L'Autorité palestinienne s'est félicitée de ce vote, première victoire diplomatique depuis son admission l'an dernier à l'Unesco, la première organisation onusienne à avoir accepté la Palestine en son sein. «C'est une victoire pour notre cause et la justice, a déclaré le porte-parole de Mahmoud Abbas. Cela prouve que l'ensemble de la communauté internationale a l'intention de protéger la Palestine (…) et de s'assurer que l'État Palestinien soit créé dans ses frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.»
Israël, qui ne contestait pas la demande de classement, s'opposait en revanche au recours à une mesure d'urgence, d'habitude utilisée pour des sites menacés, au lieu de la procédure classique, longue de 18 mois. Les Palestiniens avaient justifié leur demande par «l'état de délabrement et la dégradation de l'ensemble architectural», notamment du fait des «forces d'occupation israéliennes».
Les experts du Conseil international des monuments et des sites, chargés d'examiner le dossier, avaient émis un avis défavorable. Selon eux, le dossier palestinien n'avait pas été assez préparé, notamment quant à la délimitation et les exigences de protection et de gestion du monument. Les Églises chrétiennes gardiennes du lieu, Grecs orthodoxes, latins (catholiques) et Arméniens, n'avaient pas non plus appuyé la procédure, craignant que la basilique devienne un symbole politique.
Deux millions de visiteurs
La décision de classement n'est guère contestable sur le fond. La basilique, construite par Constantin au IVe siècle au-dessus du lieu de naissance de Jésus, restaurée par Justinien au VIe siècle, est restée depuis pratiquement inchangée. Ce qui en fait l'une des plus anciennes églises du monde, en même temps que l'une des plus belles. Les seuls dégâts récents infligés à la basilique avaient été des tirs israéliens d'armes automatiques essuyés pendant le long siège de 2002, quand des activistes palestiniens s'étaient retranchés dans l'église.
Le mur de séparation, érigé par Israël à l'entrée de Bethléem, réduit les déplacements des Palestiniens hors de la ville et ralentit la circulation des cars de touristes. Mais il n'empêche pas 2 millions de personnes de visiter chaque année la basilique de la Nativité. La place de la Crèche, devant l'édifice, au centre de la vieille ville de Bethléem, se transforme souvent en parking, avec des véhicules qui se garent pratiquement jusque devant la porte de l'église.
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Vocations sacerdotales : qui appelle qui ?
Lu sur le site du « Figaro » :«Stable dans le trop peu», confie le père Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France. Il commente, sur fond de «manque chronique de prêtres», le cru 2012 des ordinations de prêtres catholiques.
Ce week-end ou au cours de cette année, ils seront en effet 96 séminaristes à devenir prêtres. Il y en avait 112 en 2011. Soit une moyenne en France d'une centaine d'ordinations par an depuis une dizaine d'années. Ou un prêtre par diocèse, même si certains n'ont pas eu d'ordination depuis plus de dix ans. Les disparités sont énormes, notamment entre diocèses ruraux et diocèses urbains. Le diocèse de Saint-Flour, dans le Cantal, n'avait pas eu d'ordinations depuis 2004, il aura un nouveau prêtre cette année.
À cette centaine d'ordinations, il faut ajouter une cinquantaine d'ordinations de prêtre, religieux, appartenant à des congrégations - comme les dominicains, trois cette année - ou à des «communautés nouvelles», comme «l'Emmanuel», d'inspiration charismatique, qui compte cinq nouveaux prêtres.
Pour l'avenir, on sait déjà que l'année 2013 ne sera pas bonne puisque seulement 76 séminaristes diocésains sont ordonnés diacres en 2012. Le diaconat est la dernière étape avant l'ordination sacerdotale qui intervient un an plus tard.
La «stabilité» est donc avérée pour les années passées, mais elle n'est pas garantie pour l'avenir. D'autant que la stabilité acquise avant 2000 (autour de 120 ordinations par an) est passée au milieu de la dernière décennie à une centaine. Elle pourrait donc encore franchir un nouveau palier dans la décennie qui vient.(…)
Il y a encore une dizaine d'années, cette tendance n'inquiétait pas certains évêques. Ils estimaient que «les laïcs allaient prendre le relais» autour de quelques prêtres. Mais il apparaît aujourd'hui, dans les rangs épiscopaux, que «l'on ne se résout plus à ce qu'il n'y ait plus de prêtres», confie un expert du dossier. «Il y a encore quelques résistances, mais le mot “vocation” n'est plus un tabou. On ne peut plus se contenter de rester les bras ballants, il faut maintenant oser proposer aux jeunes ce chemin du sacerdoce», reconnaît-il en demandant de ne pas être cité tant le sujet est douloureux dans les rangs épiscopaux. Plusieurs visions de l'Église s'affrontent sur l'identité du prêtre et sur son rôle.
Ainsi, ce prélat d'une très importante ville du sud-est de la France qui a refusé, il y a peu, une petite dizaine de candidats qui souhaitaient devenir prêtres. Sans doute ces jeunes, à l'aise avec le col romain et la soutane, ne cadraient pas vraiment avec la «bonne» vision ecclésiale. Le cas n'est pas isolé.
Car «il ne faut pas se leurrer, continue ce spécialiste, même si aucun évêque n'a de recette miracle, les vocations naissent et se développent essentiellement dans des familles catholiques pratiquantes». Ajoutant que «les entrées au séminaire sont directement corrélées au nombre de pratiquants: sans pratique religieuse vivante, pas de vocation».
Dernier axiome: «Moins il y a de jeunes… moins il y a de jeunes!», explique cet expert. Il pointe telle communauté, très en vogue il y a encore quinze ans qui l'est moins aujourd'hui. Et telle autre, alors modeste, qui a actuellement le vent en poupe. Ainsi la communauté Saint-Martin: de facture très classique, elle attire beaucoup ». Ici : L'Église face à la pénurie des prêtres
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Le retour de la soutane : vintage ?
C’est un phénomène qui touche presqu’exclusivement les clercs de la jeune génération. Sur le site “La Vie”, Jean Mercier y va de son analyse (extraits):
“ Il y a exactement 50 ans, dès avant le Concile…
les différents diocèses légifèrent sur la question de l'habit ecclésiastique, permettant l'utilisation du clergyman. Jusque là, seule la soutane est autorisée par l 'Eglise, en toutes circonstances. Mais elle est de plus en plus remise en cause, à partir de la fin des années 50, au bénéfice d’un costume jugé plus pratique et plus discret.(…)
Mon article pourraient se résumer à deux interrogations :pourquoi l'ont-ils enlevée (en 1962) ? Pourquoi la remettent-ils (en 2012) ? Il me semble qu'en tenant ensemble ces deux interrogations, on peut comprendre beaucoup de choses de l'évolution du monde en l'espace de 50 ans.
“1962 : cette année là »…
comme chantait Claude François (...) on est ivre d'avenir et de renouveau, dont la société de consommation est le symbole très concret . Aux Etats Unis, la pilule contraceptive est déjà en vente, et révolutionne les rapports hommes-femmes. Ce n'est qu'une question d’années pour la vieille Europe...Il faut se replonger dans cette ivresse de modernité pour comprendre à quel point l'abrogation de l’obligation de la soutane a été, pour beaucoup de clercs, une bouffée d'oxygène, une façon concrète, notamment pour les jeunes générations de prêtres, d'anticiper l'ouverture du Concile, quelques mois plus tard.(…).
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Obamacare: une loi qui viole les consciences
A la surprise du président américain lui-même, la Cour Suprême des Etats-Unis a validé par 5 voix contre 4 la quasi-totalité de sa réforme de santé. Les chrétiens, eux, restent partagés sur la question. Le site “La Vie” commente (extraits):
(…) L'Eglise catholique et plusieurs Eglises protestantes, notamment évangéliques, s'étaient dressées contre ce texte: bien que militant de longue date pour l'accès des plus pauvres à la couverture maladie, ces chrétiens s'insurgeaient contre une des mesures de la loi, obligeant les employeurs à offrir à leurs salariés le remboursement des frais de contraception, stérilisation ou avortement, sans exemption possible pour les établissements religieux.(…)
Selon les évêques catholiques "la nouvelle loi ne protège pas assez les immigrés et élargit le financement fédéral de l'avortement. Nous continuerons d'être les défenseurs cohérents d'une réforme globale du système de santé, afin d'assurer l'accès à des soins respectueux de la vie à tous, et spécialement aux plus pauvres et aux plus vulnérables". Le feuilleton n'est donc pas terminé: les quelques 23 recours déposés par des organisations chrétiennes devant la Cour suprême pour faire invalider la partie contraignante de la loi vont suivre leur chemin. Selon le Public Religion Research Institute, la majorité des évangéliques blancs souhaitent l'abrogation de cette loi; chez les catholiques, la moitié des fidèles la soutiennent. Ici: Obama soulagé, les chrétiens divisésLe problème de l’objection de conscience dépasse aujourd’hui largement la question du service militaire ou des transfusions sanguines chez les témoins de Jéhovah : il porte sur les fondements mêmes de la morale naturelle
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Eugénisme : les trisomiques se rebiffent
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) doit "reconnaître l'humanité et protéger le droit à la vie des personnes trisomiques et handicapées » : réunies au Conseil de l’Europe à Strasbourg, une trentaine d'associations de défense des handicapés, issues de 16 pays ont fait part de leurs inquiétudes concernant une affaire actuellement pendante devant la CEDH :
Celle-ci concerne une Lettone, Anita Kruzmane, mère d'une fillette trisomique aujourd'hui âgée de 10 ans. Devant les tribunaux de son pays, elle a reproché à ses médecins de ne pas lui avoir proposé de test prénatal, dont elle aurait tiré les conséquences en avortant si elle avait su que son foetus était porteur d'une anomalie génétique.
La justice lettone lui ayant donné tort, elle s'est tournée vers la CEDH, mettant en avant une violation de son droit à la vie familiale. La Cour européenne devrait se prononcer sur ce dossier sensible d'ici quelques mois.
"L'élimination de l'enfant à naître, en raison de son patrimoine génétique, est-il un droit?", a demandé jeudi l'Irlandais Patrick Clarke, président de la fédération "Down Syndrome International".
Pour le Français Jean-Marie Le Mené, président de la Fondation Jérôme Lejeune - qui soutient la recherche sur la trisomie et s'oppose à l'avortement -, cette affaire Kruzmane s'inscrit dans un contexte général où "la liberté de choix des parents" de garder ou non leur enfant trisomique est "menacée par une politique eugénique".
Cette politique, qui tend à proposer un dépistage quasi-systématique aux familles, se conclut par un avortement dans la quasi totalité des cas où le foetus est diagnostiqué trisomique, a rappelé M. Le Mené.
Ici : Trisomie: des associations dénoncent un risque de dérive eugénique
Dépourvus de référence aux invariants du droit naturel ou de la transcendance, les droits de l’homme s’en vont à la dérive du contrat social…
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Quand le cannabis est considéré à tort comme une drogue douce
Le Docteur Jean-Benoît Linsmaux, sur didoc.be, pourfend le mythe du caractère bénin du cannabis :
Le cannabis est considéré à tort comme une drogue douce.
La question de sa légalisation se pose dans plusieurs de nos pays et figure même dans le programme politique de certains partis. Il me semble avant tout important de se baser sur les connaissances actuelles de la science pour se forger une opinion à ce sujet.
Longtemps considéré comme une drogue douce, le cannabis se révèle de plus en plus comme un produit dangereux, mais dont les effets néfastes son parfois différés, ce qui contribue à lui donner cette image « douce » chez nombre de personnes.
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Bulletin de l'Iinstitut Européen de Bioéthique - 27 juin 2012
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