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Témoignages - Page 128

  • Pakistan : nouvelle arrestation d'un chrétien accusé de blasphème

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    D'InfoChrétienne.com :

     
    Accusé de blasphème, David Masih, chrétien pakistanais, vient d’être arrêté
    S’il est reconnu coupable de blasphème, David Masih risque la prison à perpétuité.

    David Masih est un chrétien pakistanais. Il vit dans la province de Khybar Pakhtunkhwa. Il a été arrêté et inculpé en vertu des lois sur le blasphème en vigueur dans la République islamique du Pakistan.

    Selon Persecution.org, des pages du Coran auraient été retrouvées dans une canalisation. Cette découverte a été partagée grâce à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux le 27 août dernier.

    David Masih aurait été arrêté le 30 août à Nowshera. La police n’aurait à ce jour donné aucune information concernant le lien entre ce chrétien et les pages du Coran profané.

    Au Pakistan, les lois sur le blasphème sont régies par les articles 295-B et 295-C. Profaner le Prophète est passible de la peine de mort. Profaner le Coran vaut la prison à perpétuité.

    En 2018 déjà, la Commission des États Unis sur la liberté religieuse internationale déplorait le fait que « les accusateurs n’ont pas besoin d’amener une quelconque preuve que le blasphème ait eu lieu, ce qui conduit à des abus, y compris de fausses accusations ».

    M.C.

    Crédit Image : Awais khan / Shutterstock.com

  • Sur le déclin du catholicisme populaire en France

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    De Vatican News :

    Yann Raison du Cleuziou: en France, le déclin du catholicisme populaire

    Une enquête de l’institut de sondage Ifop, parue dans Le Monde à la veille de la fête de l’Assomption, démontrait une nette érosion de la culture chrétienne en France, surtout chez les moins de 35 ans, même si elle établissait dans le même temps la relative persistance du catholicisme au sein de la société française. Le sociologue Yann Raison du Cleuziou décrypte pour nous les données de cette étude.

    Entretien réalisé par Manuella Affejee- Cité du Vatican

    Ce sondage reprend les mêmes questions que celui réalisé en 1988, à l'occasion de la venue de saint Jean-Paul II à Strasbourg. Cet écart de 32 ans permet donc de constater combien le rapport des Français à la culture chrétienne s’est profondément modifié.

    Ainsi, par exemple, si 67% des Français affirmaient connaitre «par cœur et entier» la prière du Notre Père en 1988, ils ne sont plus que 56% aujourd’hui; la différence est encore plus éloquente si l’on se concentre sur la tranche des jeunes de moins de 35 ans: seuls 42% d’entre eux connaissent la prière de Jésus, et 29% celle du «Je vous salue Marie».

    Un phénomène en cours depuis des décennies

    Un autre indicateur de cette évolution tient à la connaissance des fêtes religieuses et de leur signification : 44 % des Français savent que Pâques célèbre la résurrection du Christ (ils étaient 43 % en 1988). Or, 47 % d’entre eux ont plus de 50 ans, 34% ont moins de 35 ans. Les chiffres accusent une baisse encore plus significative s’agissant de la Pentecôte (7% des moins de 35 ans peuvent la relier à la descente du Saint-Esprit sur Marie et les apôtres contre 18% en 1988).

    Les résultats de cette enquête ne sont guère surprenants : la sécularisation des sociétés occidentales, notamment française, est un phénomène observé et étudié depuis des décennies.

    Yann Raison du Cleuziou est sociologue, maitre de conférences en sciences politiques de l’Université de Bordeaux. Fin connaisseur de ces questions pour y avoir consacré plusieurs ouvrages -dont Qui sont les cathos aujourd’hui (Desclée de Brouwer, 2014)-, il revient sur les traits saillants de cette étude et explore les dynamiques à l’œuvre au sein du christianisme en France :

    Entretien avec Yann Raison du Cleuziou

    Ce qui est le plus significatif à mon sens c’est la culture matérielle. Par exemple, le fait d’avoir un crucifix accroché au mur chez soi ; c’est un élément assez «ordinaire» d’un intérieur chrétien. Et bien aujourd’hui, dans la population française des 18 ans et plus, il n’y a que 17% des Français qui possèdent un crucifix accroché au mur, soit un recul de 22 points par rapport à 1988. Ce recul, on le mesure aussi à travers les chiffres de la pratique religieuse : il n’y a plus qu’environ 2% de pratiquants hebdomadaires en France. Nous avons vraiment un catholicisme en déclin, et en même temps, quand on regarde les chiffres, on mesure aussi que le catholicisme marque toujours la culture française. 75% des Français savent reconnaitre dans Noël une fête chrétienne, 31% ont toujours une Bible chez eux, 25% un chapelet, 23% une statuette de la Vierge... Donc même si le catholicisme est en déclin, il reste un marqueur important de la culture française.

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  • Quand l'ancien directeur de Charlie Hebdo rend justice aux catholiques

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    De Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :

    Nouveau blasphème de Philippe Val : sur RMC, il dénonce le dogme « raciste »…

    Si l’on avait dit aux catholiques que ce serait, un jour, l'ancien directeur de Charlie Hebdo, qui leur rendrait justice...

    Les voies du Seigneur sont impénétrables. Si l’on avait dit aux catholiques que ce serait, un jour, , ancien directeur de , qui leur rendrait justice…

    La scène se passe aux « Grandes Gueules », sur RMC. Philippe Val est interrogé sur la décision de l’hebdomadaire, en ce jour anniversaire, de republier les caricatures ayant suscité l’ire des terroristes conduisant au carnage que l’on sait.

    Et là, il balance : « Comment se fait-il que lorsque j’avais des procès avec les catholiques intégristes – pendant dix ans, j’étais au tribunal tous les trois jours ! -, tout le monde nous disait “Vous êtes formidables, c’est sympa, c’est génial”, tout le monde nous applaudissait, il n’y avait pas de violence, sauf une fois où je me suis fait casser la gueule par des intégristes anti-avortement. Mais du jour où on a publié les caricatures de Mahomet – pourtant, c’était la même chose -, tout le monde nous a lâchés, les grands intellectuels de gauche, les journaux bien-pensants… parce qu’ils avaient peur ! Ils avaient pas peur des cathos intégristes, ceux-là ils étaient avec leur machin (sic) à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, ils en avaient rien à f…, mais ils avaient peur des musulmans intégristes. Donc, ils ont dit “Pourquoi on ne dit rien contre les intégristes musulmans… ben… euh… tiens, parce que c’est raciste !” Ils ont trouvé un truc ! En quoi critiquer une religion est raciste ? Et on vit sur ce mensonge […] ! »

    Provocateur un jour, provocateur toujours. Briseur de tabous jusqu’au bout. Ce qu’il profère là est presque un nouveau blasphème, une contestation iconoclaste de ce dogme consistant à renvoyer dos à dos « tous les intégrismes », en faisant semblant de ne pas voir et de pas savoir que lorsque les catholiques – même dans leur composante la plus « dure » – sont profondément meurtris par certains dessins de Charlie Hebdo, ils ne font pas pour autant un carnage en croyant dur comme fer que cette abominable tuerie les enverra au paradis. Mettre dans le même sac toutes les religions pour ne taper, in fine, que sur une seule comme dans Les Fourberies de Scapin, parce qu’on la sait inoffensive… il fallait la « légitimité » de Philippe Val pour le dénoncer.

    Les voies du Seigneur sont (vraiment très) impénétrables.

  • Les bienheureux Martyrs des Carmes (+1792) (2 septembre)

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    Les bienheureux Martyrs des Carmes (+1792) (source)

    Massacres de septembre 1792 à la Prison des Carmes (couvent) le 2 septembre.  Un épisode sanglant de la Révolution française

    Ils sont 191 : 3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs qui furent arrêtés par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé. On les entasse dans diverses maisons religieuses transformées en prisons improvisées : les Carmes, l’Abbaye, la Force. Le 2 septembre 1792, elles sont investies par des « sans-culottes » exaltés. Les assassinats qui inaugurent le carnage sont suivis d’un simulacre de jugement : « J’appartiens à l’Eglise catholique, apostolique et romaine. » A ce titre, exécution immédiate. Plus d’un millier d’entre ces prisonniers sont tombés en ces jours sous une fureur populaire incontrôlée. Pour 191 d’entre eux, on a pu établir qu’ils sont morts certainement à cause de leur foi, mais tous les autres partagèrent leurs souffrances et leur témoignage pour le Christ.

    Nous voilà réfugiés dans l’oratoire. Voici les Marseillais ! Nous ne pouvons être mieux qu’au pied de la croix pour faire le sacrifice de nos vies.
    (Abbé Desprez, l’un des martyrs)
  • Le discours de la sœur Dede Byrne à la Convention nationale républicaine de 2020

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    Discours de la sœur Dede Byrne à la Convention nationale républicaine de 2020 (source)

    28 août 2020

    Suor-Deirdre-Byrne-1-800x420

    Sœur Deirdre "Dede" Byrne, POSC, était parmi les intervenants à la Convention nationale républicaine de 2020. Aujourd'hui religieuse catholique, Byrne a été chirurgien, officier de l'armée à la retraite et missionnaire. Le texte complet de son discours, prononcé le 26 août, est disponible ci-dessous :

    Bonsoir.

    Je suis Soeur Dede Byrne, et j'appartiens à la Communauté des Petites Travailleuses des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie. Le 4 juillet dernier, j'ai eu l'honneur d'être l'un des invités du président lors de la célébration du Salut à l'Amérique. Je dois avouer que j'ai récemment prié à la chapelle, priant Dieu de me permettre d'être une voix, un instrument pour la vie humaine. Et me voilà maintenant en train de parler à la Convention nationale républicaine. Je suppose que l'on ferait mieux mieux de faire attention à ce pour quoi l'on prie.

    Mon cheminement vers la vie religieuse n'a pas été un chemin traditionnel, si tant est qu'il en existe. En 1978, alors que j'étais étudiante en médecine à l'université de Georgetown, je me suis engagée dans l'armée pour aider à payer mes frais de scolarité, et j'ai fini par consacrer 29 ans à l'armée, servant comme médecin et chirurgien dans des endroits comme l'Afghanistan et la péninsule du Sinaï en Égypte.

    Après beaucoup de prières et de contemplation, je suis entrée dans mon ordre religieux en 2002, travaillant au service des pauvres et des malades en Haïti, au Soudan, au Kenya, en Irak et à Washington, D.C. L'humilité est à la base de notre ordre, ce qui rend très difficile de parler de moi. Mais je peux parler de mon expérience de travail pour ceux qui fuient des pays déchirés par la guerre et appauvris dans le monde entier. Ces réfugiés partagent tous une expérience commune. Ils ont tous été marginalisés, considérés comme insignifiants, impuissants et sans voix. Et si nous avons tendance à penser que les marginaux vivent au-delà de nos frontières, la vérité est que le plus grand groupe marginalisé au monde se trouve ici aux États-Unis. Ce sont les enfants à naître.

    En tant que chrétiens, nous avons rencontré Jésus pour la première fois sous la forme d'un embryon vivant dans le ventre d'une mère célibataire et l'avons vu naître neuf mois plus tard dans la pauvreté d'une grotte. Ce n'est pas un hasard si Jésus a défendu ce qui était juste et a finalement été crucifié parce que ses paroles n'étaient ni politiquement correctes ni à la mode. En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à défendre la vie contre le politiquement correct ou la mode d'aujourd'hui. Nous devons lutter contre un programme législatif qui soutient et même célèbre la destruction de la vie dans l'utérus. N'oubliez pas que les lois que nous créons définissent la manière dont nous voyons notre humanité. Nous devons nous interroger : Que disons-nous lorsque nous pénétrons dans le ventre d'une mère et que nous y éteignons une vie innocente, impuissante et sans voix ?

    En tant que médecin, je peux le dire sans hésitation : la vie commence dès la conception. Bien que ce que j'ai à dire puisse être difficile à entendre pour certains, je le dis parce que je ne suis pas seulement pro-vie, je suis pro-vie éternelle. Je veux que nous finissions tous ensemble au paradis un jour. Ce qui m'amène à la raison pour laquelle je suis ici aujourd'hui. Donald Trump est le président le plus pro-vie que cette nation ait jamais eu, défendant la vie à tous les stades. Sa croyance dans le caractère sacré de la vie transcende la politique. Le président Trump s'opposera au duo Biden-Harris, qui sont les opposants les plus farouches à la vie, et qui soutiendront même les horreurs de l'avortement tardif et de l'infanticide. Grâce à son courage et à sa conviction, le président Trump a gagné le soutien de la communauté pro-vie américaine. De plus, il a le soutien d'un grand nombre de religieux dans tout le pays. Vous nous trouverez ici avec notre arme de prédilection, le chapelet.

    Merci, Monsieur le Président, nous prions tous pour vous.

  • On compte plus de martyrs chrétiens aujourd’hui que durant tous les siècles précédents

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    D'Agnès Pinard Legry/avec I.Media sur Aleteia.org

    Il y a plus de martyrs chrétiens aujourd’hui que durant tous les siècles précédents

    31 août 2020

    « Il y a eu plus de chrétiens martyrisés dans le siècle passé que durant tous les siècles précédents » et la tendance n’est pas en train de diminuer, a assuré Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, lors d’une méditation délivrée le 25 août à l’occasion d’un pèlerinage dans le diocèse de la Rochelle.

    L’Église compte, hier comme aujourd’hui, de nombreux martyrs persécutés au nom de leur foi. Si l’histoire des premiers martyrs de l’Église de Rome est particulièrement connue et rappelée à plusieurs occasions dont les Litanies des saints, les martyrs sont loin d’avoir disparu. « Il y a eu plus de chrétiens martyrisés dans le siècle passé que durant tous les siècles précédents » et la tendance n’est pas en train de diminuer, a relevé Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, dans une méditation le 25 août à l’occasion d’un pèlerinage de l’île Madame (Charente-Maritime) qui commémore chaque année le martyre de plus de 800 prêtres sous la Révolution.

    « Les martyrs d’aujourd’hui stimulent le travail de l’Église sur différents fronts », a-t-il détaillé. Parce qu’ils offrent « un témoignage contre la négation de la liberté religieuse et une demande pressante aux États de mettre en œuvre des mesures de protection », ces « martyrs d’aujourd’hui stimulent le travail de l’Église sur différents fronts, par exemple, en promouvant la liberté religieuse, l’unité entre les églises chrétiennes, l’amitié entre les religions du monde et le pouvoir transformant du pardon en politique », a-t-il considéré.

    La douceur de Dieu « nous amène à poser une limite à notre tendance à nous faire valoir devant les autres, de décider pour les autres, de toujours parler, de vouloir avoir un contrôle absolu de ce qui arrive autour de nous », a poursuivi plus largement le diplomate. Une alternative selon lui « efficace à la voie de la violence qui aujourd’hui est souvent retenue comme unique pour porter quelque résultat ».

  • Chine : les églises catholiques démolies ou transformées par le gouvernement

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    De Ling Tian sur Bitter Winter :

    Les églises catholiques démolies ou transformées par le gouvernement

    28/08/2020

    Les paroissiens et les prêtres sont persécutés pour pousser tous les catholiques à rejoindre l'Église patriotique officielle

    L'accord entre le Saint-Siège et la Chine de 2018 n'a pas atteint son but, comme l'espérait le Pape et comme il l'avait annoncé aux catholiques chinois après la signature de l'accord provisoire, "les objectifs spirituels et pastoraux propres à l'Église, à savoir soutenir et promouvoir la proclamation de l'Évangile, et réaliser et préserver la pleine et visible unité de la communauté catholique en Chine". Au contraire, les prêtres et les paroisses qui refusent d'adhérer à l'Association patriotique catholique chinoise (APCC) sont sévèrement réprimés et contrôlés, ignorant les directives du Vatican de 2019 qui, tout en permettant aux catholiques d'adhérer à l'APCC, exigeaient le "respect" de ceux qui refusaient d'adhérer pour des raisons de conscience. Les persécutions semblent s'intensifier en raison du renouvellement des accords, qui expirent en septembre.

    En avril, le gouvernement local a pris le contrôle d'une maison de prière catholique à Changpojiao, un village du comté de Jianshui, dans le sud-ouest de la province du Yunnan, et a détruit sa chapelle consacrée à la Vierge Marie. Avant le début de la démolition, les policiers ont enlevé toutes les images et tous les symboles religieux et ont menacé de frapper quiconque tenterait de les arrêter. Deux mois plus tard, un centre de mariage et de funérailles a été construit à la place de la chapelle.

    cappella della Vergine Maria demolita

    Le centre d'activités qui a été construit à la place de la chapelle de la Vierge Marie démolie

    "Nous avions l'habitude de prier et de chanter des hymnes dans la chapelle, mais nous ne pouvons plus le faire depuis que le gouvernement l'a détruite", dit un catholique du village.

    "Le gouvernement a transformé la maison de prière parce que nous n'adhérons pas à l'APCC", dit un autre catholique. "Les prêtres et les religieuses venaient souvent ici, mais ils n'ont pas osé nous rendre visite depuis que l'administration a commencé à envoyer son personnel pour garder un œil sur nous et prendre note des visiteurs.

    La maison de prière a été construite en 2011 grâce à des dons de 120 613 renminbi (environ 17 430 dollars US). En plus de la chapelle de la Vierge Marie, elle contenait une salle de chant et une salle pour les visiteurs.

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  • Eglise: Interview de Nicolas Buttet

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    Interview de Nicolas Buttet par Laurent Grabet, lue sur le site web de « Echo Magazine »

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    « Laurent Grabet:

    Figure bien connue du monde catholique et fondateur, en 1996, de la Fraternité Eucharistein, le prêtre valaisan Nicolas Buttet porte un regard d’intellectuel et de mystique sans concession sur ce que la pandémie de COVID-19 a révélé à l’humanité et à l’Eglise.

    Début juillet, le Père Nicolas Buttet nous a longuement reçu dans le chalet sur les hauts de Saxon (VS) où il entame une période sabbatique marquant la fin de ses 23 ans à la tête d’Eucharistein, une fraternité d’inspiration franciscaine qu’il a fondée à Epinassey, près de Saint-Maurice (VS), en 1996. Dès la fin de ce mois et jusqu’en 2021, le Valaisan se mettra à disposition des Missionnaires de la Charité de Mère Teresa à Rome, au Kenya, à Madagascar, à l’île Maurice, puis à Calcutta. Il reviendra ensuite comme frère au sein de sa fraternité. Lové dans la solitude d’une nature puissante qu’il aime tant, au pied de la Pierre Avoi et sous l’oeil d’une magnifique icône orthodoxe de la Vierge trônant entre livres et notes dans son bureau improvisé, il a eu tout loisir d’analyser en profondeur la crise du coronavirus. Il nous livre ses réflexions sans filtre.

    Qu’est-ce que la crise de la COVID- 19 a révélé, selon vous?

    Nicolas Buttet: – L’une des choses les plus frappantes est que la COVID-19 a réduit l’homme à sa survie biologique, méprisant ses facettes psychologique et spirituelle, que la médecine holistique avait enfin pris en compte ces dernières décennies. Les rapports humains s’en sont trouvés appauvris. Une grand-mèreme disait: «La meilleure façon, pour mes enfants et mes petit-enfants, de me montrer qu’ils m’aiment est de ne pas me toucher ni même venir me voir». Sur ce terreau a prospéré une épidémie psychique attisée en grande partie par la médiatisation anxiogène de la crise. Une étude de l’Université de Bâle a révélé qu’en Suisse, 20% des personnes interrogées ont développé des symptômes de dépression.

    On a parfois l’impression que les citoyens ont renoncé facilement à nombre de leurs libertés individuelles sur l’autel de la santé publique...

    – Cette pandémie a été marquée par le même conformisme social que toutes les périodes de crise. Une vaste majorité silencieuse subissait les événements sans réussir à les comprendre. Beaucoup de lâches comprenaient, mais n’agissaient pas. Et une minorité de «héros» faisaient ce qu’ils pouvaient. Cette ambiance délétère a permis de mettre en place pas à pas un totalitarisme sournois dans lequel drones, hélicoptères, applications, reconnaissance faciale et autres outils technologiques ont été mis à profit pour nous surveiller pour notre bien. C’est L’Empire du bien de Philippe Muray. On va vous donner de la santé, du pain et de la sécurité, mais il faudra céder votre liberté en échange, disait déjà le Grand Inquisiteur chez Dostoïevski...

    Mais chacun ne pouvait-il pas ,malgré tout, exercer son libre arbitre?

    – Oui, mais c’est difficile. Car dans ce contexte, on est stigmatisé si on s’affranchit des règles. C’est ainsi par exemple qu’on a vu des médecins interdire à une dame âgée hospitalisée d’assister à l’enterrement de son mari après 67 ans de mariage!

    La manière dont ont été traitées les personnes âgées, malades ou en fin de vie vous a-t-elle choqué?

    – J’ai entendu le cri et les larmes de ces personnes, isolées pour «leur bien», qui suppliaient qu’on les aime. Peu leur importait de mourir six mois plus tôt. Pourvu de ne pas finir isolées. On a pratiqué un déni total des besoins spirituels en empêchant l’accompagnement des malades et des mourants. Pour la première fois depuis l’homme des cavernes, les sépultures sont passées à la trappe sous l’influence de l’idéologie hygiéniste. Or, «quand il n’y a pas de sépulture, on ne cicatrise pas ou mal», rappelle le psychanalyste Boris Cyrulnik.

    La dimension spirituelle de la personne a donc été en grande partie occultée. Pourquoi?

    – L’Eglise a complètement loupé son rendez-vous avec l’histoire en se laissant piéger par cette idée fausse qui voudrait qu’au nom de la santé, toutes les restrictions soient admissibles. Les Grecs disaient qu’aux grandes tragédies, il faut opposer de grands mots, rappelle Pascal Bruckner. L’Eglise n’en a guère prononcé... Quand le gouvernement italien a demandé de fermer les lieux publics qui n’étaient pas de première nécessité, les évêques ont devancé l’appel dans leurs églises. C’était un aveu effarant: pour eux, les besoins spirituels n’étaient pas de première nécessité! Heureusement, le pape les a rappelés à la raison et les églises ont été rouvertes.

    Des instances étatiques ont aussi rappelé quelques grands principes en la matière. Plutôt rassurant, non?

    – En Allemagne, il a fallu que la Cour constitutionnelle rappelle qu’il était illégal d’interdire les cultes pour que les évêques de ce pays se réveillent. Même chose en France! Et cela suite à des plaintes de paroissiens courageux. Mais ce sont les prêtres qui auraient dû être les premiers veilleurs. J’ai été extrêmement déçu par l’incapacité totale d’une écrasante majorité d’entre eux à porter un regard libre sur la situation et à honorer malgré tout leur mission évangélique tout en tenant compte des contraintes sanitaires.

    Certains religieux ont quand même proposé que la communion soit distribuée par les parents au sein des familles...

    – Sauf que cette belle idée venue d’une poignée de courageux a été massivement refusée par les clercs, qui craignaient de perdre du pouvoir au profit de laïcs! Bien avant la COVID-19, le pape avait pourtant asséné qu’en temps de crise, l’Eglise devait être comme «un hôpital de campagne après une bataille». C’est dire qu’elle devait aller droit au but en s’affranchissant, si nécessaire, des règles habituelles. On en était si loin que cet hôpital a carrément fermé! A la place, on a dispensé de la virtualité béni-oui-oui, par exemple en diffusant des messes désincarnées sur internet. Ou on a déployé une inventivité théologique remarquable, mais un peu stérile et décalée, pour vanter la communion spirituelle...

    En quoi est-ce gênant?

    – La communion spirituelle n’est que la part subjective de la communion concrète, sacramentelle, dont elle est indissociable. Beaucoup de gens, et parmi eux nombre de pauvres, réclamaient de communier réellement. Enfermée dans sa tour d’ivoire, l’Eglise n’a pas su entendre la faim de ces gens qui étaient alors nos maîtres, car l’Esprit Saint parlait à travers eux. Cela laisse deviner un autre drame: aujourd’hui, je le crains, de nombreux prêtres ne semblent plus croire en la présence réelle du Christ dans l’eucharistie!

    L’Eglise aurait aussi manqué à son devoir social, dites-vous. En quoi?

    – La pauvreté et la faim revenaient en force et les services sociaux de l’Eglise sont restés fermés. Les prêtres et les évêques, alors désoeuvrés et le plus souvent payés par l’Etat dans notre pays, auraient dû puiser dans leurs salaires pour alimenter un fonds d’entraide. Cela aurait été prophétique. Malgré la gêne, des gens sont venus demander de l’aide à notre communauté. Rien qu’en Valais, on a pu soulager 250 familles. Mais globalement, l’Eglise n’a pas su écouter les gens qui n’arrivaient plus à payer leur loyer ou leurs primes d’assurance-maladie. Cette crise a révélé le décalage entre une certaine Eglise institutionnelle, la vie des gens et la souffrance du monde! Plusieurs croyants m’ont dit: «L’Eglise nous a abandonnés! ».

    La pandémie a aussi réveillé un formidable esprit de solidarité...

    – Oui. Grâce à Dieu, et souvent malgré l’Eglise, des initiatives ont jailli de la société civile. Certains ont vécu un renouveau spirituel. C’est une raison d’espérer dans l’optique de la crise économique, sociale et sociétale majeure que nos dirigeants s’échinent à repousser depuis des années et qui est désormais à nos portes. Sans la crise sanitaire de la COVID-19, il n’est pas du tout sûr que les autres crises auraient été capables de réveiller cette entraide qui nous sera si nécessaire pour les surmonter sans trop de violence. Jusque-là, l’Eglise était présente sur tous les lieux de drames de l’humanité. Sa paralysie durant la pandémie est une première. Elle ne peut plus rester dans cette passivité bienveillante et asservie. Il va falloir qu’elle commence à «aboyer» fort ses valeurs, pour reprendre le mot de l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit!

    Certains chrétiens voient dans cette tragédie une punition divine s’inscrivant dans un mouvement apocalyptique. Qu’est-ce que cela vous inspire?

    – Ces événements me semblent plutôt empreints de pédagogie divine. Ils nous invitent à une humilité absolue, à revenir au réel, à l’altérité. Et à faire face à notre incapacité à tout maîtriser. Malheureusement, ils génèrent des angoisses existentielles débouchant parfois sur des théories du complot ou des velléités de voir dans la crise un châtiment de Dieu. Et puis, énormément de gens se sont tournés vers les technosciences, qui restent la religion de notre époque même si leur impuissance est évidente. Il y a bien quelque chose de la révélation apocalyptique dans cette tragédie et ses conséquences auxquelles seule l’émergence de la transcendance pourra apporter une solution.

    Etes-vous optimiste pour la suite?

    – Je me veux réaliste. Il a fallu cette crise, presque anecdotique au regard, par exemple, des dix enfants qui meurent de faim dans le monde chaque minute depuis des années, pour nous secouer. Cela sera-t-il suffisant pour que le monde d’après ne soit pas le monde d’avant? Pas sûr! Beaucoup de personnes semblent déjà envisager ces semaines comme une parenthèse désagréable. Je suis convaincu, pour ma part, qu’on ne peut pas faire l’économie d’un courageux débriefing sur les régressions anthropologiques et les conséquences humaines que nous a fait vivre cet épisode épidémiologique.

    Recueilli par Laurent Grabet »

    Ref.Eglise: Interview de Nicolas Buttet

    Observations d'autant plus justifiées que cet épisode épidémiologique n'a pas encore dit son dernier mot...

    JPSC

     

  • Belgique : Lettre ouverte à nos responsables politiques. « Il est urgent de revoir totalement la gestion de la crise Covid-19 »

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    téléchargement (2).jpgLu  ce 27 août sur le site web de « La Libre Belgique », cette carte blanche bienvenue,  signée par des personnalités représentatives de la société civile (voir la liste in fine de l’article) :

    « La gestion de la pandémie nécessite une confrontation large et multidisciplinaire des connaissances et des idées.

    La gestion actuelle de la crise sanitaire de la Covid-19 montre énormément de failles et trop d’inadéquation. Elle manque singulièrement de clarté et de transparence. Les questionnements qu’elle provoque restent désespérément sans réponse. Il faut dans les plus brefs délais mettre sur pied un ou plusieurs groupes de travail, indépendants du monde politique, constitués d’un large panel de personnes compétentes dans tous les secteurs impactés par cette crise (médical, santé publique, économie, secteurs sociaux, enseignement, justice, etc.) et représentatif de l’ensemble des citoyens.

    La légitimité des experts actuellement aux commandes doit être remise en question.

    La crise est actuellement gérée par quelques experts dont les critères de sélection restent jusqu’ici inconnus et incompris. Leurs éventuels conflits d’intérêts ne sont pas déclarés. Trop de décisions ont été basées sur des données scientifiquement infondées et dont les conséquences directes et indirectes ont été sous-évaluées. Le processus d’auto-évaluation tel que prévu par le gouvernement sous forme de Commission parlementaire ne permettra pas une vraie remise en question, pourtant indispensable.

    Les erreurs du passé ne peuvent plus être reproduites.

    Ces groupes de travail devront évaluer objectivement les bénéfices et les conséquences néfastes du système de confinement imposé par le gouvernement afin de les mettre en balance.

    L’efficacité des mesures prises pour limiter la propagation du virus doit être évaluée. Il semble bien que les pays n’ayant pas pris des mesures aussi restrictives que les nôtres n’aient pas été confrontés à une mortalité différente, bien au contraire. Les faits n’ont jamais corroboré aucune des estimations catastrophistes du nombre de décès de certains biostatisticiens et modélisateurs, comme ils n’ont pas pu confirmer les effets espérés du confinement. Confiner les personnes saines n’a aucun fondement scientifique, et confiner les personnes malades avec les personnes saines aura pu favoriser les contaminations entre personnes vivant sous le même toit.

    Sur le plan médical, le confinement a entraîné une surmortalité dans les autres pathologies. Des données récentes estiment cette surmortalité à au moins 30 % de la surmortalité globale (1), ce qui correspond précisément au nombre de patients "suspects de Covid-19" et que le gouvernement belge, contrairement à ses voisins, a comptabilisés dans la mortalité liée au Covid-19, surestimant celle-ci de façon importante. D’autres chiffres corroborent ce phénomène puisque les hôpitaux belges ont observé une nette diminution du nombre de patients pris en charge pour infarctus du myocarde pendant la période du confinement, et en France pendant la même période une grosse augmentation du nombre d’arrêts cardiaques extra-hospitaliers et un excès de mortalité liées à ceux-ci, qui n’est pas expliquée par l’existence du Covid-19 à lui seul (2,3). La médecine préventive n’a pu être conduite correctement, en particulier les diagnostics de cancer ont diminué de moitié (4) (moins 2 500 diagnostics par mois en Belgique) avec une surmortalité attendue également (5,6).

    Sur le plan de la santé publique, la Covid-19 doit être remise en perspective avec l’ensemble des autres pathologies et les mesures prises ne peuvent plus être disproportionnées au regard d’autres fléaux au moins tout aussi mortels.

    Sur le plan psychosocial, le confinement a généré de la violence conjugale et de la maltraitance infantile. Le taux de pauvreté explose et cette dernière est reconnue pour diminuer l’espérance de vie de plusieurs années (7). Le stress sous de nombreuses formes, généré par le confinement, aura sans aucun doute des effets néfastes sur la santé mentale (8).

    Sur le plan économique, 50 milliards se sont évaporés. Jamais autant d’argent n’aura été investi pour "sauver" si peu de vies, même dans les estimations les plus folles du nombre de décès soi-disant évités (chiffre qui reste inconnu à ce jour). Tout cet argent ne pourra plus être investi dans des secteurs pourtant tout aussi indispensables comme la sécurité sociale, l’enseignement, la justice et les soins de santé eux-mêmes.

    Sur le plan juridique, on constate que bon nombre de mesures, adoptées par l’exécutif, reposent sur des bases légales inadéquates et non valables. Celles-ci ne permettent pas de servir de fondement pour imposer, par exemple, le port obligatoire du masque, le traçage, la distanciation sociale ou interdire les rassemblements. Plus encore, le pouvoir exécutif est incompétent pour accompagner ces mesures des sanctions pénales prévues par la loi de 2007. Les mesures futures doivent être prises dans le respect de la Constitution belge (9). On ne compte plus les régimes discriminatoires et les différences de traitement entre les différentes professions. Les règles changent sans cesse et ne sont même plus identifiables, et ce au mépris de la sécurité juridique. La négligence des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’état de droit est une porte ouverte à poursuivre ou réitérer cette négligence dans le futur pour d’autres prétextes bons ou mauvais. Nous devons sérieusement nous interroger sur le principe de pouvoir porter atteinte à ces valeurs fondamentales quelle que soit la situation. Unia et l’INDH ont eux-mêmes appelé à la prudence dans le maniement des mesures attentatoires aux droits fondamentaux (10). La justice a été mise à l’arrêt avec des conséquences néfastes pour de nombreuses victimes. La justice et la police ont été détournées de leurs missions habituelles pour faire respecter les directives gouvernementales.

    Sur le plan éthique, les principes de justice distributive, de non-malfaisance et d’autonomie qui sont les bases de l’éthique médicale ont été bafoués. L’exemple le plus illustratif est celui des personnes âgées vivant en résidence, qui ont été enfermées contre leur gré, privées de relations sociales et de soins médicaux, soi-disant pour leur bien… Ils représentent la majorité de ces morts "suspects Covid-19" dont on peut raisonnablement penser qu’ils sont décédés d’autres choses que l’on n’a tout simplement pas prises en charge. Chaque personne à risque devrait être libre de se protéger comme bon lui semble. Les experts et le gouvernement semblent ignorer que beaucoup de nos aînés préféraient mourir heureux et entourés que de vivre confinés les derniers mois de leur vie.

    Tous ces éléments sont bien entendu interdépendants et ne peuvent être envisagés séparément.

    La gestion future de la crise doit être scientifiquement fondée, rationnelle et proportionnée.

    Le point actuellement le plus important à débattre est de définir précisément le but des mesures anti-Covid-19. Initialement, il fallait éviter la saturation des hôpitaux en aplatissant la courbe, ce qui était compréhensible. Toutefois, aucune donnée objective sur le bénéfice du confinement de l’entièreté de la population n’a été fournie à ce jour. Ensuite, les mesures ont été prolongées et il semble maintenant qu’il faille à tout prix éviter de se faire infecter par un virus dont la dangerosité ne dépasse pas celle de la grippe saisonnière que nous vivons chaque année dans la "quasi" indifférence générale. Cela ne nous paraît plus raisonnable.

    Le gouvernement a été jusqu’ici incapable d’organiser un dépistage massif, méthode pourtant reconnue efficace pour isoler les malades et limiter la propagation du virus (11). En lieu et place, les citoyens se voient à nouveau limités dans leurs libertés fondamentales. Ceci n’est plus acceptable.

    D’autres points majeurs doivent également être débattus.

    Le vaccin nous a été présenté d’emblée comme l’unique solution à la fin de cette épidémie, alors que son innocuité, son efficacité et la durée de son éventuelle protection dans le temps sont incertaines. D’autres solutions à moyen ou long terme doivent être envisagées, comme l’immunité collective. En dehors des espaces où la distanciation physique ne peut être respectée, le port du masque n’a strictement aucun intérêt.

    Les risques à long terme liés à l’excès d’hygiène doivent être pris en compte.

    Il ne peut plus y avoir de victimes collatérales.

    Les enfants doivent pouvoir reprendre l’école maternelle, primaire et secondaire dans des conditions normales, moyennant des mesures d’hygiène de base comme le lavage des mains. Des restrictions d’espace et de temps de détente, de jeux ou de relations sociales ne doivent plus exister. Les recommandations très récentes du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies confirment que la fermeture et la réouverture des écoles n’ont pas eu d’impact significatif sur la transmission du virus dans la communauté (12). Nous supportons entièrement l’avis de la Task Force pédiatrique exprimé dans sa carte blanche du 12/08/2020 (13).

    Les étudiants du supérieur doivent retrouver le chemin des auditoires et de la vie sociale en général.

    Les secteurs de la culture, de l’Horeca, de l’événementiel doivent pouvoir reprendre leurs activités au plus vite.

    Les citoyens ont droit à une information objective et honnête.

    De façon urgente, les citoyens doivent avoir accès à des informations claires, objectives, professionnelles et indépendantes des médias mainstream et de leur sensationnalisme. Le climat actuel de covidophobie est tout à fait injustifié et génère une anxiété néfaste pour une partie importante de la population.

    En définitive, nous demandons la mise sur pied urgente de groupes de travail larges et multidisciplinaires qui puissent enfin proposer des mesures scientifiquement prouvées efficaces, proportionnées au regard des autres problèmes de société et de santé publique, sans effets collatéraux néfastes et dans le respect de l’état de droit, de la démocratie et des libertés individuelles.

    Signataires:

    Pr LATERRE Pierre-François, chef de service, soins intensifs, cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain ;
    Pr RENTIER Bernard, professeur de virologie honoraire et recteur honoraire, président du Conseil de WBE, Université de Liège ;
    M. DE CALLATAY Étienne, économiste Orcadia AM- UCLouvain - Unamur ;
    M. NOELS Geert, Hoofdeconoom Econopolis ;
    Dr QUISQUATER Jean-Jacques docteur en informatique, chercheur associé MIT École polytechnique de Louvain UCLouvain, Académie royale de Belgique ;
    Dr VINETTI Marco, soins intensifs, cliniques St-Pierre Ottignies ;
    Dr DECHAMPS Mélanie, cheffe de clinique adjoint, soins intensifs cardiovasculaires, spécialiste doctorante au FNRS, cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain ;
    Me GREGOIRE Antoine, avocat barreau de Liège ;
    Pr RODENSTEIN Daniel, pneumologue, professeur émérite UCLouvain ;
    Dr COLIENNE Christine, praticienne hospitalière, soins intensifs cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    Pr MINGUET Cassian, médecin généraliste Centre académique de médecine générale ;
    Dr DECHAMPS Michel, neuropédiatre, président du comité d’accompagnement enfance maltraitée ONE ;
    M. DE HERTOG Didier enseignant, ancien directeur d’établissement institut St-Stanislas, Bruxelles ;
    Dr GOLDSTEIN Dan, anesthésiste, CHR Haute Senne ;
    Dr DAGNEAUX Isabelle médecin généraliste, philosophe, Unamur ;
    Pr ANNEMANS Lieven, Gewoon Hoogleraar in de Gezondheidseconomie, VUB, Ugent ;
    M. QUATREMER Jean journaliste, journal Libération ;
    Dr HORMAN Stéphane, médecin généraliste, Houffalize ;
    Dr HORLAIT Geoffrey, chef de clinique adjoint, soins intensifs, CHU Mont-Godinne, UCLouvain ;
    Dr VANSTAPEL Caroline médecin généraliste, Bois de Villers ;
    Pr VAN BELLEGEM Sébastien, statisticien, doyen honoraire UCLouvain ;
    Dr PONCIN Renaud, oncologue cliniques St-Pierre Ottignies ;
    Pr ANCAENEGEM Olivier chef de service, soins intensifs cardiovasculaires cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    M. BULLENS Quentin, docteur en psychologie HEPN ;
    M. PANISI Régis historien Head of knowledge management Stibbe ULB ;
    Dr POITOUX Émilie pédiatre hôpital de Nivelles ;
    Dr THONON Geneviève pédiatre Centres hospitaliers Jolimontois ;
    Mme THIRIFAYS Stéphanie juge de la jeunesse et de la famille, tribunal de première instance de Namur division Dinant ;
    Mme HOTTON Julie, cheffe du service de biologie clinique cliniques de l’Europe ;
    M. MAHAUX Michel économiste de la santé ;
    Pr DE BECKER Emmanuel, chef de service psychiatrie infanto-juvénile cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    Dr BASTIN Philippe chef de service, psychiatrie cliniques de l’Europe ;
    Dr LABEHAUT Fabrice médecin généraliste La Hulpe ;
    Pr LINKOWSKI Paul neuropsychiatre professeur émérite ULB ;
    Pr FIERENS Jacques, professeur extraordinaire émérite de l’UNamur, professeur émérite de l’UCLouvain, chargé de cours honoraire de l’ULiège ;
    M. BERNARD Alfred directeur de recherches FNRS professeur émérite UCLouvain ;
    Pr BAERT Stijn Econoom arbeid Ugent ;
    Dr DUTILLEUX Catherine anesthésiste, coordinatrice du centre multidisciplinaire de traitement de la douleur et des céphalées CHR Verviers ;
    Dr LUYASU Samuel, spécialiste en médecine interne et en soins intensifs UC Louvain ;
    Dr GABRIEL Brieuc, anesthésie réanimation GhdC ;
    M. JANSEN Arnaud avocat barreau de Bruxelles ;
    Dr GERARD Ludovic chef de clinique adjoint, soins intensifs cliniques universitaires St-Luc UCLouvain ;
    Dr THIRY Anne-Sophie, neurologue centre médical Neurogen, La Hulpe ;
    Pr VANMEERBEEK Marc, département de médecine générale, unité de recherche soins primaires et santé CHU Sart Tilman ;
    Dr DUPUIS Pierre-Yves médecin généraliste, Namur ;
    Dr MONIOTTE Stéphane chef du département de pédiatrie, advisor cliniques universitaires St-Luc, UCLouvain Belgian Pediatric Task Force Covid-19 ;
    M. JACOB Joël, directeur de catégorie adjoint haute école Albert Jacquard ;
    Dr LEMAIRE Guillaume, chef de clinique adjoint, anesthésie cardio-vasculaire, Cliniques universitaires St-Luc ;
    Dr DEMOUSTIER Philippe gynéco-obstétrique ISPPC Charleroi ;
    Mme WEIS Barbara, assistante en chimie ULB ;
    Dr DUTILLIEUX Marie-Hélène, médecin généraliste UCL ; éthique biomédicale UCL, UCLouvain ;
    M. LACROIX Nicolas directeur LCRX Event ;
    Pr THIRION Nicolas, professeur de droit ULiège ;
    Dr SCHEPENS Gauthier ophtalmologue CHR Mons Hainaut ;
    Dr NOEL Philippe, médecin généraliste, médecin référent du CRF "Hautes Fagnes" pour personnes addictes, Malmedy ;
    M. BOUGENIES Patrice expert-comptable et conseil fiscal, membre de l’Institut des experts-comptables et conseils fiscaux de Belgique ;
    Dr LUYMOEYEN Vanessa médecin généraliste ;
    Dr NEMITZ Heike médecin généraliste, ONE ;
    M. LABORDERIE Vincent politologue UCLouvain ;
    M. SERVAIS Olivier professeur d’anthropologie UCLouvain ;
    M. VADOT Nicolas dessinateur de presse ;
    Mme ROBIN Chantal sage-femme et enseignante en HE Liège ;
    Mme COURTOY Sylvie, directrice pédagogique Fernelmont ;
    Dr BRIHAYE Pierre chef de clinique adjoint, responsable de la rhinologie pédiatrique, service ORL-CCF, hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola.

    Références

    1. S H Woolf, D A Chapman, R T Sabo, et al. Excess Deaths From COVID-19 and Other Causes. JAMA Network open. 01.07.2020.
    2. M Claes, JF Argacha, P Collart et al. Impact of Covid-19 related public containment measures on the ST elevation myocardial infarction epidemic in Belgium: a nationwide, serial, cross-sectional study. Acta Cardiologica 2020.
    3. E Marijon, N Karam, D Jost et al. Out-of-hospital cardiac arrest during the Covid-19 pandemic in Paris, France: a population-based, observational study. The Lancet public health 2020; 5: 437-443.
    4. Belgian Cancer Registry. 07.2020.
    5. C Maringe, J Spicer, M Morris, et al. The impact of the COVID-19 pandemic on cancer deaths due to delays in diagnosis in England, UK: a national, population-based, modelling study. Lancet Oncol 2020; 21: 1023–34.
    6. A Sud, B Torr, M E Jones, et al. Effect of delays in the 2-week-wait cancer referral pathway during the COVID-19 pandemic on cancer survival in the UK: a modelling study. Lancet Oncol 2020; 21: 1035–44.
    7. Sciensano. Socio-economic inequalities in life expectancy and health expectancies and selfperceived, Belgium, 2011 or 2013.
    8. S K Brooks, R K Webster, L E Smith et al. The psychological impact of quarantine and how to reduce it: rapid review of the evidence. The Lancet 2020; 395: 912-920.
    9. « Art. 10. Il n'y a dans l'État aucune distinction d'ordres.Les Belges sont égaux devant la loi; seuls ils sont admissibles aux emplois civils et militaires, sauf les exceptions qui peuvent être établies par une loi pour des cas particuliers.L'égalité des femmes et des hommes est garantie. » « Art. 11. La jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination. A cette fin, la loi et le décret garantissent notamment les droits et libertés des minorités idéologiques et philosophiques. »
    10. P Charlier (Directeur du centre interfédéral pour l’égalité des chances UNIA) et M Fella (responsable de l’institution nationale des droits de l’Homme INDH). Cherche : équilibre belge entre droits Fondamentaux et intérêt général. La libre Belgique. 12.08.2020.
    11. R Steinbrook. Contact Tracing, Testing, and Control of COVID-19-Learning From Taiwan. JAMA Intern Med. 01.05.2020.
    12. Covid-19 in children and the role of school setteing in covid 19 transmission. European center

    for disease Prevention and control. 06.08.2020.

    1. La Belgian Pediatric Covid-19 Task Force. Tous les enfants doivent retourner à l’école à temps plein le 1er septembre. LaLigue.be. 12.08.2020. "

    Ref. Lettre ouverte à nos responsables politiques : Il est urgent de revoir totalement la gestion de la crise Covid-19

    JPSC

  • Parlement belge: Les historiens s’interrogent sur la constitution et les amalgames de la Commission "Congo"

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    Une « carte blanche » signée dans « La Libre » de ce jour par un collectif de 60 historiens belges et congolais (voir la liste alphabétique des signataires à la fin de cet article) disqualifie l’amalgame politico-idéologique qui sous-tend cette étrange commission parlementaire :

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    « Nous nous étonnons de la façon dont la commission parlementaire sur le Congo a été constituée. La recherche historique ne peut pas être instrumentalisée par des luttes politiques ou par des groupes d’intérêt. Nous sommes pour un conseil d’experts scientifiques indépendants du débat politique.

    Il n’est pas rare que des historiens soient invités à participer à des commissions d’enquête parlementaires dans le cadre de questions relevant d’un passé suffisamment lointain pour nécessiter l’expertise de personnes habilitées par leurs compétences, leurs capacités de recherche dans les archives et leur expérience dans le travail de synthèse.

    Précédentes commissions

    En Belgique, nous pouvons citer parmi les cas les plus récents la commission parlementaire sur les circonstances exactes de l’assassinat de Patrice Lumumba et la commission d’étude sénatoriale destinée à vérifier l’éventuelle implication des autorités belges dans la persécution et la déportation de la population juive pendant l’occupation nazie de la Belgique dans les années 1940-1944.

    Ces commissions essentiellement composées d’historiens ont produit de volumineux rapports rédigés en 2001 (1) et 2007 (2). De la lecture de ces rapports, le monde politique a tiré ou non des choix politiques. Dans le second cas, les députés avaient confié la recherche historique à des spécialistes de l’institution fédérale qualifiée, en l’occurrence le Cegesoma (Centre d’études et documentation guerre et sociétés contemporaines).

    Nécessité d’une enquête préalable

    C’est en tant que membres de la communauté scientifique que nous nous étonnons aujourd’hui de la façon dont la nouvelle commission parlementaire sur le Congo a été constituée.

    La commission spéciale "Passé colonial" a l’ambition d’établir la "vérité" et de faciliter la "réconciliation" : deux mots dont la teneur morale attire toutes les adhésions, mais qui ne peuvent pas être repris tels quels dans le sens fixé par l’Afrique du Sud (Truth Reconciliation Commission) ou le Rwanda après le génocide perpétré en 1994. L’enquête préalable à toute démarche politique de réconciliation doit se pencher sur des faits pour lesquels l’absence de témoins directs pose problème et réclame donc un travail d’enquête en archives.

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  • Du jamais vu depuis longtemps : un Flamand revêt la bure franciscaine

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    De KerkNet :

    Pour la première fois depuis longtemps : un Flamand revêt l'habit franciscain

    LUNDI 17 AOÛT 2020

    Gentenaar Koen Van Durme werd op 9 augustus 2020 ingekleed als franciscaan. © Jan Bouwens ofm

    Koen Van Durme, jusqu'à récemment arboriculteur à Sleidinge, a terminé son postulat chez les Franciscains néerlandais le 9 août et a pris l'habit

    Koen Van Durme, de Gand, a reçu l'habit franciscain dans l'église du monastère de la ville néerlandaise de Megen des mains du frère ministre-provincial Theo van Adrichem. De cette façon, il a été inclus dans l'ordre et a reçu la bure, comme l'indique un communiqué de presse. A la célébration, il y avait environ 30 frères et sœurs de la famille franciscaine et 30 parents et amis.

    Que le Gantois aie fait son postulat aux Pays-Bas ne doit pas surprendre. Depuis quelques années, la custodie flamande dépend de la province néerlandaise. Dans deux ans environ, la custodie flamande et la province néerlandaise ne feront plus qu'un. Pourtant, Koen van Durme est le premier Flamand depuis longtemps à rejoindre l'ordre. Le frère Van Adrichem a déjà dit espérer que le frère Koen devienne un pionnier et que davantage de Flamands trouvent leur chemin vers les Franciscains.

    Koen Van Durme s'installe au noviciat international de Killarney, en Irlande, pour un an.

  • "Plus on s'adapte au monde (comme en Belgique, en Hollande et au Québec), plus vite l'Église catholique fait faillite" (cardinal Pell)

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    Du National Catholic Register :

    18 août 2020

    Le cardinal Pell parle du maintien de l'espoir en prison et évoque les finances du Vatican

    Le cardinal Pell a passé 13 mois en isolement, pendant lesquels il n'a pas été autorisé à célébrer la messe.

    Catholic News Agency

    WASHINGTON - Le cardinal George Pell, qui a été acquitté cette année après être devenu le plus haut dignitaire religieux catholique jamais condamné pour abus sexuels, a parlé cette semaine de la façon dont il a gardé espoir pendant ses 400 jours de prison. "La vertu de l'espérance chrétienne est différente de l'optimisme chrétien. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles vous vivez, tout finira par s'arranger. Un bon Dieu est aux commandes, même si des choses terribles arrivent", a déclaré le cardinal Pell, 79 ans, dans une interview diffusée le 16 août.

    Le cardinal Pell a été initialement condamné en Australie en 2018 pour de multiples chefs d'accusation d'abus sexuels. Le 7 avril 2020, la Haute Cour australienne a annulé sa peine de six ans de prison. La Haute Cour a décidé qu'il n'aurait pas dû être reconnu coupable des accusations et que l'accusation n'avait pas prouvé leur bien-fondé au-delà d'un doute raisonnable. Le cardinal Pell a passé 13 mois en isolement cellulaire, pendant lesquels il n'a pas été autorisé à célébrer la messe. Le cardinal fait toujours l'objet d'une enquête canonique à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à Rome, bien qu'après l'annulation de sa condamnation, plusieurs experts canoniques aient déclaré qu'il était peu probable qu'il soit effectivement jugé par l'Église.

    Le cardinal Pell a déclaré que malgré l'inconfort et l'humiliation d'être en prison, il était souvent surpris par la décence et le professionnalisme de la majorité des agents de la prison, qui s'entretenaient avec lui et d'autres hommes en isolement.

    Les remarques du cardinal Pell ont été retransmises en direct dans le cadre de la 10e conférence annuelle de l'Institut Napa, qui s'est tenue pratiquement cette année les 14 et 15 août. "Je savais intellectuellement, sur le plan médico-légal, que mon dossier était extrêmement solide", a-t-il déclaré, mais il a ajouté qu'il n'était pas "optimiste" au sens humain du terme. Sa foi, et sa prière quotidienne, ont contribué à le préserver du désespoir et de l'amertume, a-t-il dit.

    Le cardinal Pell a déclaré avoir reçu environ 4 000 lettres pendant son séjour en prison. Il y répondait rarement, sauf aux lettres de ses codétenus. Beaucoup de ses partisans ont écrit depuis les États-Unis ; quelques femmes du Texas ont envoyé des lettres régulièrement, a-t-il dit. Beaucoup de ses partisans ont demandé à Pell de prier pour eux.

    Le cardinal Pell a déclaré que, dans des circonstances normales, il aurait célébré la messe pour les nombreuses personnes qui lui demandaient régulièrement de prier. En prison, où il lui était interdit de célébrer la messe, le cardinal Pell a déclaré qu'il prierait plutôt un Memorare à la Vierge Marie à l'intention de la personne concernée. Il a dit qu'il encourageait également sa vie de prière en priant l'Office divin, en faisant des lectures spirituelles et en regardant la messe tous les dimanches à 6 heures. Il a dit qu'il regarderait même des prédicateurs évangéliques des États-Unis, comme Joel Olsteen, à la télévision, et qu'il "ferait une critique théologique de leurs efforts" dans son journal.

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