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Témoignages - Page 215

  • Qu’est-ce que la prière ? Le Cardinal Sarah répond

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    Il n’est pas surprenant que la foi bien tempérée de l’establishment clérical s’émeuve du témoignage incongru que pourrait apporter le Cardinal Sarah parmi les brebis de son troupeau mondain. « Dieu ou rien », cela fait mauvais genre chez les bourgeois. Comme le même Cardinal est aussi l’auteur de  « La force du silence », trêve de commentaires : voyons plutôt ce qu’il en dit à propos de la prière. Cela éclaire mieux son type de radicalité :

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    «  Si l’homme ne possède pas de puits, il ne peut puiser d’eau. De la même manière, sans la prière, l’homme se dessèche car il n’a plus ni profondeur, ni intériorité, ni fontaine pour irriguer sa vue. La prière ouvre sur un oasis sans limites […]

    En fait, la prière consiste finalement à se taire pour écouter Dieu qui nous parle et pour entendre l’Esprit-Saint qui parle en nous. Je crois  important de dire que nous ne savons pas  et ne pouvons pas prier seuls : c’est l’Esprit-Saint qui prie en nous et pour nous. Saint Paul nous dit : «  L’Esprit en personne se joint à notre esprit  pour attester que nous sommes enfants de Dieu ». Il poursuit : « Pareillement, l’Esprit vient au secours de notre faiblesse. Car nous ne savons que demander pour prier comme il faut. Mais l’Esprit lui-même intercède pour nous dans des gémissements ineffables. Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l’Esprit-Saint » (Rm 8, 16-26).

    Bien sûr, il ne fait aucun doute que les hommes doivent parler à Dieu ; mais la véritable prière laisse Dieu libre de venir à nous selon sa volonté. Nous devons savoir l’attendre dans le silence. Il faut durer dans le silence, dans l’abandon  et dans la confiance. Prier, c’est savoir se taire longtemps ; nous sommes si souvent sourds, distraits par nos paroles […]

    Hélas, il n’est pas évident que nous sachions écouter l’Esprit-Saint qui prie pour nous. Plus nous persévérerons dans le silence, plus nous aurons la chance d’écouter le  murmure de Dieu. Souvenons-nous que le prophète Elie est resté longtemps caché dans une grotte avant d’entendre le doux murmure du Ciel. Oui, je le redis, la prière consiste d’abord à rester longtemps silencieux. Il nous faut souvent nous blottir auprès de la Vierge du silence pour lui demander demander de nous obtenir la grâce du silence de l’amour et de la virginité intérieure, c’est-à-dire une pureté du cœur et une disponibilité à l’écoute qui bannit toute présence qui n’est pas celle de Dieu. L’Esprit-Saint est en nous, mais nous sommes souvent remplis d’orchestres qui couvrent sa voix…  

    Je crois que la prière appelle en quelque sorte une absence de mots, car le seul langage que Dieu entende vraiment est le silence de l’amour. La contemplation des saints se nourrit exclusivement d’un face à face avec Dieu dans l’abandon. Il n’y a de fécondité spirituelle que dans un silence virginal, qui ne soit pas mêlé de trop de mots et de bruit intérieur. Il faut savoir se mettre à nu devant Dieu, sans fard. La prière a besoin de l’honnêteté d’un cœur sans tache. La virginité est l’essence même de l’absolu où Dieu nous garde […]

    Lorsque Jean-Paul II priait, il était abîmé en Dieu et pris par une présence invisible, comme un roc qui semblait totalement étranger à ce qui se passait autour de lui. Karol Wojtyla était toujours à genoux devant Dieu, immobile, pétrifié, et comme mort dans le silence devant la grandeur de son Père. En pensant à ce saint successeur de Pierre, je me remémore souvent cette phrase de Jean de la Croix dans la Montée au Carmel : « Pour jouir de l’union divine, tout ce qui est dans l’âme, grand ou petit, peu ou beaucoup, doit mourir » […]

    Ainsi, je pense depuis longtemps que la prière ne peut prendre corps que dans la nuit. Dans l’obscurité, nous ne sommes illuminés que par Dieu. Comme Jacob, et à l’exemple des moines, il est important d’apprendre à prier en pleine nuit, alors que toute la création cherche le sommeil. La prière de la nuit nous replonge dans les ténèbres de la mort de Jésus-Christ, que nous commémorons au cours des célébrations de la nuit pascale. Alors, selon Thomas Merton dans Le Signe de Jonas, « l’obscurité sera comme une fontaine d’où nous sortirons lavés et illuminés, non plus séparés mais unis dans le Christ ressuscité ».

    Par la prière, l’homme est recréé dans l’immensité de Dieu ; elle est une petite anticipation de l’éternité. Par la prière, nous ressemblons au Christ qui aimait se recueillir toute la nuit : « Or il advint, en ces jours-là, qu’il s’en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu » (Lc, 6, 12).

    (Extrait de Robert Sarah, Dieu ou rien, Fayard, 2015, pp 299 et sq.)

     JPSC

  • Synode romain sur les jeunes et la foi : vers une orientation sélective ?

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    Dans un communiqué diffusé le 30 janvier, l’Association des guides et scouts d’Europe fait part de son étonnement et de son incompréhension face à l’absence d’un représentant du scoutisme parmi les trois jeunes délégués pour représenter la France au pré-synode des jeunes. Après la polémique sur le MRJC, il lui parait également « incohérent » de maintenir le membre issu de ce mouvement parmi ces mêmes délégués. D’Antoine Pasquier sur le site de « Famille Chrétienne » :

    Pré-synode des jeunes : les Scouts d’Europe contestent le choix des délégués français

     « Il y a dix jours, nous prenions connaissance des noms des trois jeunes que la conférence des évêques déléguait pour représenter la France au pré-synode de mars (en préparation du synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement à la vocation d’octobre prochain). Nous avons été étonnés qu’il n’y ait, parmi eux, aucun représentant d’un mouvement de scoutisme alors que le scoutisme a été si souvent cité comme un point important dans les réponses au questionnaire que le Saint Père avait proposé aux jeunes. D’ailleurs, la synthèse de ces réponses soulignait clairement la place du scoutisme dans l’appréhension de la foi et le discernement de la vocation humaine.

    Cet étonnement initial s’est doublé d’une incompréhension quand nous avons découvert qu’un des trois délégués appartenait à un mouvement dont les prises de position vont à l’encontre des enseignements de l’Eglise, particulièrement pour les questions liées à la protection de la vie. Le communiqué du MRJC (1) dans le contexte des débats sur la bioéthique prend une résonnance d’autant plus forte et incompréhensible.

    Notre présidente avait d’ailleurs fait part de notre questionnement par un courrier à la directrice du Service National pour l’Evangélisation des Jeunes et pour les Vocations(SNEJV).

    Suite à la réaction de Monseigneur Ginoux et aux prises de position de plusieurs mouvements dans la presse, il nous est apparu nécessaire de faire connaitre notre position sur les enseignements fondamentaux de l’Eglise qui nous semblent relativisés par les déclarations faites. C’est pourquoi nous venons d’écrire à Monseigneur Percerou, président du conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes :

    « Mouvement d’éducation catholique utilisant la méthode scoute, le mouvement des Guides et Scouts d’Europe s’emploie à répondre à sa mission de mouvement catholique, fidèlement, en donnant le primat à la vocation de chacun à la sainteté. Nous nous efforçons de faire vivre concrètement l’enseignement de l’Eglise à nos jeunes, dans un environnement souvent hostile. Au sein de ces enseignements, celui relatif à la défense de la vie est fondamental. Il est donc particulièrement regrettable que ces attaques contre le respect de la vie soient le fait d’associations reconnues comme catholiques. Certes, à l’occasion de la réunion du 29 janvier du Conseil des évêques pour les mouvements et associations de fidèles (CMAF), un communiqué de presse a été publié mais il ne permet pas d’apaiser le trouble causé ; bien plus il entretient une regrettable confusion. A sa lecture, il semblerait qu’il est donc possible d’avoir « une diversité d’approches » dans le cadre de « la liberté de parole », même sur des questions de fond. Aussi, c’est cette même liberté qui nous conduit à affirmer qu’en cette matière la parole de l’Eglise doit être forte et sans ambiguïté pour ne pas abandonner ceux qui, au quotidien, tentent, dans la difficulté, de rester fidèles à la Foi de l’Eglise.

    Dans ce contexte, il paraitrait incohérent de maintenir le choix de ce jeune comme délégué de l’Eglise de France et de la parole portée par les jeunes de notre pays auprès des pères du synode ».

    Claire VERDIER, Présidente

    Isabelle NICPON-RS, Commissaire Générale Guide

    Michel-Henri FAIVRE, Commissaire Général Scout

    Abbé Cyril GORDIEN, Conseiller Religieux National »

    Ref. Pré-synode des jeunes : les Scouts d’Europe contestent le choix des délégués français

    JPSC

    (1) Voici le texte de ce communiqué du MRJC (ndB) :

    Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne se désolidarise de La Marche pour la Vie organisée ce dimanche 21 janvier 2018

    En tant que mouvement chrétien, nous ne nous reconnaissons pas dans cet appel relayé par de nombreuses associations, fidèles et responsables catholiques. Nous dénonçons les messages de culpabilisation, d’intolérance et de haine portés lors de cette marche, sous couvert de valeurs chrétiennes.

    « Nous ne voulons pas imposer une manière de penser la foi mais nous voulons vivre l’ouverture et le dialogue pour nous faire grandir les uns et les autres. » 

    Extrait du Rapport d’Orientation du MRJC 2014-2021

    Nous défendons le droit fondamental pour les femmes et les couples d’avoir recours à l’IVG. Ce droit assure la liberté de conscience. L’IVG est une démarche personnelle parfois complexe et difficile notamment au vue des démarches administratives et médicales pouvant être lourdes et culpabilisantes. 

    C’est pourquoi nous défendons avant tout le droit pour toutes les personnes d’avoir accès à l’information sur les sexualités et les moyens de contraceptions, à des soins gynécologiques, et à un accompagnement dans leurs démarches notamment de parentalité. En ce sens la fermeture de planning familiaux et la multiplication des déserts médicaux dans nos banlieues et dans nos campagnes ne fait qu’accroitre les inégalités d’accès au soin. Nous défendons une présence locale et régulière des acteur.e.s de la santé pour conseiller, sensibiliser et soigner les habitant.e.s de ces territoires.

    Nous, mouvement chrétien, sommes solidaires des combats pour l’émancipation personnelle et collective !

  • Les béatifications en Belgique : une denrée rare ?

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    De Kerknet.be :

    Hoe uitzonderlijk is een zaligverklaring in België? Kort lijstje

    Met Charles Deckers zijn we binnenkort een zalige burger rijker. Een zeer uitzonderlijke gebeurtenis, zo toont dit lijstje van de afgelopen 20 jaar.

    De afgelopen 20 jaar werden in Vlaanderen welgeteld 4 mensen zalig of heilig verklaard. Veruit de bekendste is pater Damiaan, heilig verklaard in 2009. Voor nog eens 3 personen is een proces tot zaligverklaring lopende.    

    Pater Damiaan (1840-1889)

    Damiaan

    Als missionaris van de Heilige Harten trok Jozef De Veuster naar Hawaï. Daar werd hij in 1864 tot priester gewijd. Destijds werden de melaatsen van Hawaï in quarantaine geplaatst op het eiland Molokai. 800 tot 1000 melaatsen, allemaal aan hun lot overgelaten. Damiaan vond dat ze ten minste een priester konden gebruiken.

    Hij maakte zich tot hun gelijken en sprak van wij, melaatsen. Zijn smeekbrieven naar Engeland, die ook hun weg vonden naar de pers, brachten embryonale ontwikkelingshulp op gang. In november 1884 werd bij hemzelf lepra vastgesteld. Zijn zelfgave fascineerde wereldwijd veel mensen.

    In 1995 werd hij door paus Johannes Paulus II zalig verklaard tijdens een openluchtmis voor de basiliek van Koekelberg. En in 2009 volgde zijn heiligverklaring in Rome. Zijn feestdag valt op 10 mei, de verjaardag van zijn aankomst op Molokai.

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  • Le cardinal Wim Eijk appelle le pape à clarifier les doutes semés par Amoris laetitia

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    Lu sur le blog « Salon beige »

    « De Jeanne Smits sur RITV :

    "Dans un entretien avec le quotidien néerlandais Trouw, l’archevêque d’Utrecht, le cardinal Wim Eijk vient d’appeler le pape François à apporter de la « clarté » face aux « doutes » semés par l’exhortation post-synodale Amoris laetitia à propos de l’accès à la communion pour les divorcés « remariés ». S’il s’efforce d’affirmer, dans cet entretien paru vendredi dernier, que le pape n’a « jamais, nulle part » déclaré que ces couples pouvaient recevoir le sacrement de pénitence et de l’Eucharistie, il emploie tout de même des mots qui ont été ceux de nombreux évêques, universitaires et théologiens, mais aussi ceux des quatre cardinaux des « Dubia » demandant au pape François de faire la lumière sur cette question, sans jamais recevoir de réponse.

    Le cardinal Wim Eijk, connu pour ses positions fidèles à la tradition de l’Eglise en matière de morale familiale et conjugale, avait déclaré à l’issue des deux synodes sur la famille que l’Eglise catholique ne saurait modifier son enseignement traditionnel sur le refus de la communion aux couples divorcés « remariés », assurant alors que le pape ne changerait pas la doctrine à cet égard.

    « A la suite des deux synodes sur la famille un document a été écrit par le pape, Amoris laetitia. De ce fait des doutes ont été semés. Les divorcés “remariés” peuvent-ils désormais communier ou non ? Ce que l’on voit, un peu, c’est que telle conférence épiscopale gère l’affaire d’une façon, tandis que tel autre la gère d’une manière exactement inverse. Mais bon, ce qui est vrai à l’endroit A ne peut subitement être faux à l’endroit B. A un moment donné on serait content de voir que la clarté soit faite. » 

    [...] Interrogé sur la question de savoir ce qu’il attend du pape François, le cardinal a répondu : « Je dirais : éclairez-nous. A propos de ce point précis. Otez ce doute-là. Sous forme d’un document, par exemple. » [...]"

    Ref. Le cardinal Wim Eijk appelle le pape à clarifier les doutes semés par Amoris laetitia

    Il se fait, malheureusement pour le Cardinal-Archevêque des Pays-Bas, que, dans l'esprit du pape, l’affaire est désormais close, comme l’explique clairement l’Agence Kathnet :

    « Le Vatican a publié dans les “Acta Apostolicae Sedis” (AAS), l’organe officiel du Saint Siège, le document explicatif qui avait été adressé aux évêques de la région pastorale de Buenos Aires suite à l’exhortation post synodale “Amoris Laetitia”, ainsi qu’une lettre du pape François, dans laquelle il donne son approbation au dit document.

    La parution dans les AAS de cette lettre privée du pape aux évêques de la région pastorale de Buenos Aires élève cet écrit au rang de “Lettre Apostolique”.

    Elle contient en outre une contribution du cardinal Pietro Parolin dans laquelle celui-ci précise que la parution des deux documents a été faite sur la demande expresse du pape François qui désire que, aussi bien le document explicatif aux évêques de Buenos Aires que sa propre lettre soient désormais considérés comme des éléments de son “magistère authentique”.

    Le document explicatif à l’adresse des évêques de Buenos Aires, datant de septembre 2016, prévoit au n°6, d’autoriser, au cas par cas, que des personnes “divorcées et remariées civilement” puissent recevoir la communion eucharistique, même si celles-ci ne se déclarent pas prêtes à vivre dans l’abstinence. La réception de la communion pourrait être le résultat d’un processus de discernement accompagné de façon personnelle et pastorale par un prêtre. A l’issue d’un tel processus, il n’y aurait pas obligatoirement une admission aux sacrements : les personnes pourraient aussi librement choisir une autre façon de participer à la vie de l’Eglise.

    Dans sa lettre aux évêques, le pape a expressément approuvé la valeur de ce processus. Le document explicatif se veut exhaustif en ce qui concerne le huitième chapitre d’ “Amoris Laetitia”. Le pape l’affirme sans ambiguïté : ‘Il n’y a pas d’autre interprétation’. »

    Ce point final péremptoire n’empêche évidemment pas de rappeler ici quels sont les divers degrés d’engagement de l’enseignement suprême du pape seul ou du pape et des évêques unis à lui et, spécialement, de préciser que le magistère le plus élevé peut se placer à deux degrés d’autorité :

    1°/ Celui des doctrines irréformables du pape seul ou bien du collège des évêques (Lumen gentium n. 25 § 2 et 3). Ce magistère infaillible, auquel il faut « adhérer dans l’obéissance de la foi », peut lui-même être proposé sous deux formes :

    1. a) les jugements solennels du pape seul ou du pape et des évêques réunis en concile ;
    2. b) le magistère ordinaire et universel (Dz 3011).

    2°/ Et, d’autre part, celui des enseignements du pape ou du collège des évêques avec le pape, sans intention de les proposer de manière définitive, auxquels est dû « un assentiment religieux de la volonté et de l’esprit » (Lumen gentium n. 25 § 1). On parle généralement de « magistère authentique », bien que le vocabulaire ne soit pas absolument fixé.

    C’est  à ce second degré d’autorité du magistère qu’il faut situer celle des deux documents que le pape vient de faire publier au « Moniteur » du Saint-Siège : le même que celui de l’exhortation post-synodale « amoris laetitia » : leur enseignement ne peut plus être remis en cause « nisi gravibus causis » (à moins de graves raisons). Cette clausule signifie, a contrario, qu’il peut l’être dans cette occurrence.

    JPSC

  • Bilan de la Marche pour la Vie à Paris

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    D'Odon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau :

    Marche pour la Vie, le pari sur l'avenir

    Marche pour la Vie, le pari sur l'avenirPhotos: © Michel Pourny

    Cécile Edel mère de famille et psychologue est également Présidente de l'asociation Choisir la Vie et Vice-Présidente de la Marche pour la Vie, au lendemain de cette manifestation elle a accepté de répondre à nos questions et dresser un bilan ainsi que des objectis.

    Au lendemain de cette 13e Marche pour la Vie, un premier bilan ? 

    Cécile Edel : Le bilan est bon comme chaque année. Mais il est vrai qu’avec les mauvaises conditions météorologiques que nous avons eues, nous étions encore plus heureux de voir qu’il y avait quand même 40 000 participants1. Donc un grand succès, surtout au moment des états généraux de la bioéthique. Cela permet d’ouvrir le débat sur ces sujets-là. 

    Concernant les prises de parole, l’eurodéputé polonais Marek Jurek était présent, nous n’avons pas vu de politiques français monter à la tribune, est-ce une volonté de votre part ou un manque d’engagement de nos hommes politiques ? 

    C’est un manque d’engagement. Je regrette que parmi tous les députés, et il y en a beaucoup en France, il n’y en ait que très peu qui défendent la vie de la conception à la mort naturelle, de manière très faible. Il y a un manque de députés qui respectent la vie, c’est très clair, surtout depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Nous avons face à nous plutôt des députés hostiles, voire très hostiles. 

    La menace de représailles judiciaires qui pèse sur les opposants à l’avortement dissuade-t-elle les personnalités de prendre la parole ? 

    Je ne pense pas. Quand nous observons par exemple le délit d’entrave voté l’année dernière, ce délit d’entrave visait principalement les antennes d’écoute aux femmes en difficulté. Ceux qui sont freinés par ces mesures, ce sont surtout les bénévoles qui aimeraient être engagés dans ces antennes d’écoute, mais qui ont peur des représailles. Les politiques ne sont pas réellement impactés, mais certains sont un peu désespérés de voir que le débat a du mal à s’ouvrir. Je regrette qu’il y ait une telle loi du silence, un tel tabou autour des questions sur l’avortement. Ce qui n’est pas du tout le cas aux États-Unis et nous l’avons vu. La différence devient d’ailleurs énorme avec eux surtout depuis que Donald Trump est intervenu à The March for Life quand nous n’avons toujours pas de politiques qui interviennent à La Marche pour la Vie. 

    500 000 personnes défilent aux États-Unis pour la 45e édition, vous annoncez 40 000 marcheurs pour la 13e Marche pour la Vie en France, constatez-vous une progression d’une année sur l’autre ? Quels sont vos objectifs ? 

    Je suis dans l’espérance. J’étais présente pour la première marche en 2005 et je vois la différence entre 2005 et 2018. Cette différence est énorme au niveau des chiffres bien sûr : nous avons commencé à seulement quelques milliers. Cette différence est également frappante au niveau du pourcentage de jeunes. Il y avait cette année presque 80 % de jeunes de moins de 30 ans voire moins de 25. C’est extrêmement encourageant pour l’avenir. Ces jeunes sont très motivés, très déterminés et n’acceptent aucun compromis sur le respect de la vie. Nous avons pris exemple sur le modèle américain lorsque nous avons créé la Marche pour la Vie en France et d’ici quelques années je pense que nous arriverons à avoir un chiffre très important parce qu’on n’a pas encore réussi à mobiliser toutes les communautés, toutes les familles. 

    Notre objectif n’est pas nécessairement d’être énormément, même si le chiffre aide à gagner. Ce qui est le plus important c’est de garder toujours le même discours, qui est un discours très ferme. C’est notre fidélité, notre clarté et notre détermination qui nous feront gagner.

    Comme d’habitude les chiffres sont discutés…

    Nous fonctionnons avec un comptage au clic qui est fiable, la difficulté réside dans le fait que tous les marcheurs ne font pas le parcours en entier. Certains partent avant la fin quand d’autres nous rejoignent en cours de route. Nous en tenons compte. En étant présents à cette marche nous pouvions constater être au minimum autant que l’année dernière, ce qui une fois de plus, au vu de la météo, est une belle réussite. 

    La Marche pour la Vie est désormais une institution rodée. Prévoyez-vous d’autres actions en plus de ce rendez-vous annuel ?

    La Marche pour la Vie est une association qui regroupe plusieurs associations. Toute l’année ces associations œuvrent de leur côté, avec des moyens qui leur sont propres, leurs spécificités, pour le respect de la vie. Toute l’année il y a un continuum d’actions, pas au nom de la Marche pour la Vie mais au nom des associations qui composent en grande partie la Marche pour la Vie. Notre objectif à long terme est d’arriver à être une force de mobilisation toute l’année, avec des opérations coup-de-poing, des mobilisations en dehors du mois de janvier… Si une loi doit passer en milieu d’année, il faut que nous soyons capables de nous mobiliser. Il faut que nous devenions une vraie force de mobilisation. 

    1. Selon les organisateurs.

  • Un chrétien sur douze subit la persécution

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    Du site "Christianisme aujourd'hui" :

    Un chrétien sur douze souffre pour sa foi

    Un chrétien sur douze souffre pour sa foi

    22.01.18 - Depuis vingt ans, l’Index mondial de la persécution des chrétiens permet de visualiser leur situation autour du globe. Quels enseignements tirer de l’Index 2018, publié en janvier? Entretien avec Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes (PO) France.

    Remarquez-vous un intérêt accru des médias pour la situation des chrétiens dans le monde?
    Oui très nettement depuis cinq ans. Ce qui s’est passé au Moyen-Orient, le génocide des chrétiens par Daech, a alerté les médias. Il y a dix ans, si je disais à quelqu’un que je travaille pour une mission qui soutient les chrétiens persécutés, on me répondait: «Ah, ça existe?» Aujourd’hui, on me dit: «Ah, vous devez avoir beaucoup de travail.» C’est parce que la situation va mal que les médias s’intéressent et que les gens sont informés. 

    Qu’est-ce qui vous a surpris dans ce nouvel Index?
    Les tendances se réaffirment. Même en faisant abstraction du fait que notre recherche devient plus pointue, il est possible d’affirmer qu’une augmentation de la persécution est présente. 215 millions de chrétiens sont concernés, donc un chrétien sur douze vit dans une situation de persécution forte.


    On note également une tendance au nationalisme religieux. Partout dans le monde, les gens se mettent derrière des murs, considèrent tout ce qui est externe comme une menace. Souvent, les chrétiens sont considérés comme nouveaux dans le paysage, donc une menace, comme en Inde ou au Népal, ce dernier ayant grimpé en flèche dans l’Index 2018.
    Avec 90% des assassinats de chrétiens, l’Afrique reste le continent de la violence la plus importante. Les trois mêmes pays se retrouvent dans le trio de tête (Corée du nord, Afghanistan et Somalie). Une surprise pourtant: malgré la défaite militaire de Daech au Moyen-Orient, la situation reste grave en Irak. Les chrétiennes n’ont pas le droit de sortir sans un voile à Bagdad ou Bassora. C’est le signe d’une intolérance envers l’Eglise, même dans la partie chiite du pays. Par contre, il y a un semblant d’amélioration en Syrie.

    Le Nigéria compte le plus de chrétiens tués (2000) en 2017. Pourquoi se situe-t-il en bas du classement?
    Le Nigéria a reculé de la douzième à la quatorzième place. Boko Haram a été repoussé vers le
    Cameroun, la grande partie nord-est est libérée et les chrétiens rentrent chez eux. Mais le problème vient maintenant des Peuls Fulhani. Ces nomades musulmans considèrent qu’ils ont le droit de faire pâturer leurs animaux partout: ils incendient les Eglises et les maisons, plus ou moins avec la connivence de la police. C’est un nettoyage religieux dans le nord et dans la ceinture centrale. 

    Pas moins de cinq pays d’Asie centrale se trouvent dans l’Index. L’Azerbaïdjan y fait même son entrée. Pourtant, on entend peu parler de ces pays-là...
    Anciennement communistes et encore avant, islamiques, ces pays sont des dictatures qui voient tout ce qui a trait au religieux comme une menace. De ce fait, les chrétiens sont mis dans le même panier que les djihadistes.
    On pourrait appeler ça du nationalisme pragmatique: l’Etat considère que les chrétiens ne lui sont pas soumis, ni n’appartiennent à la culture. Nées après la chute du communisme, les Eglises sont composées à 100% de nouveaux convertis. Tout est fait pour qu’elles ne grandissent plus.

    Comment les chrétiens occidentaux peuvent-ils se mobiliser?
    La prière est très importante, c’est la première chose qu’on nous demande sur le terrain. Ensuite, Portes Ouvertes propose plusieurs possibilités différentes: des voyages dans les pays où sévit la persécution pour prier et apporter un peu de littérature ou rencontrer et encourager les chrétiens.
    On initie régulièrement des pétitions, comme celle présentée récemment aux Nations Unies. C’est un petit geste de signer mais les chrétiens persécutés sont touchés, c’est une façon de leur dire qu’on est à leurs côtés. 
    Il est également possible d’envoyer des cartes, qui peuvent être une aide très précieuse. Puis le soutien par des dons, par le biais parfois de courses sponsorisées. Notre but, c’est d’être sur le terrain et de mettre sur pied des actions qui permettront la fortification de l’Eglise. 

    Propos recueillis par Sandrine Roulet

  • La béatification d'un Italien martyrisé sous le nazisme

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    De Maria Droujnina sur zenit.org :

    Italie: béatification du martyr du nazisme Teresio Olivelli

    Une célébration présidée par le card. Amato

    La célébration sera présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des Saints, et concélébrée par l’évêque de Vigevano, Mgr Maurizio Gervasoni.

    Teresio Olivelli est né le 7 janvier 1916 à Bellagio (Côme, Italie). Très jeune, il participe déjà à la vie ecclésiale et caritative, et à l’âge de 18 ans, il s’inscrit à l’Action catholique italienne.

    De 1934 à 1938, il fréquente le collège universitaire « Ghislieri » de Pavie, en Lombardie, où il obtient son diplôme en droit. Au cours des années universitaires, il se fait connaître pour sa foi et pour sa charité, en particulier envers les pauvres.

    En 1939, il est nommé professeur adjoint de la chaire de droit administratif à l’Université de Turin. Le 22 mai 1940, il est appelé à Rome à l’Institut national de la culture.

    Au début de la guerre, sa pensée s’adresse toujours aux laissés-pour-compte et aux humbles. Parmi ceux-ci, il y a les soldats engagés dans la campagne de Russie où l’Italie subit des pertes substantielles. Nommé officier des troupes alpines, Teresio demande à se porter volontaire pour la guerre en Russie de façon à rester avec les jeunes soldats et partager leur sort.

    Il revient sain et sauf en Italie au printemps de 1943 et il se consacre à l’éducation des jeunes en tant que recteur du Collège Ghisleri.

    Teresio se range aux côtés de la Résistance catholique avec ceux qui rêvent de liberté et de paix et il fonde à Milan le journal clandestin Il Ribelle (Le rebelle). Son témoignage est clair : il ne se laisse jamais contaminer par l’idéologie, mais cherche continuellement à évangéliser, en mettant à la première place les valeurs chrétiennes et morales.

    Arrêté à Milan le 27 avril 1944, il est conduit d’abord à Flossenburg et puis à Hersabruck, en Allemagne.

    Dans le camp, il accompagne le départ des mourants par la prière et il défend les plus faibles. Sa foi chrétienne, qui s’exprime dans une vie spirituelle intense, dans des attitudes religieuses et des gestes de solidarité, est la principale raison de l’exacerbation des mauvais traitements à son égard.

    Il meurt à 29 ans, le 17 janvier 1945, des suites des coups mortels reçus d’un kapo pour avoir cherché à servir de bouclier par son corps à un jeune prisonnier ukrainien qui était brutalement tabassé.

    Son procès de béatification a été ouvert en 1988 et un décret reconnaissant son martyre a été publié le 17 juin 2017.

  • Un "geek" au service de l'évangélisation

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    D'Olivia de Fournas sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Jean-Baptiste Maillard, le « geek » de l’évangélisation

    MAGAZINE - Le cofondateur de Lights in the dark lance, en février, un Mooc et des formations pour envoyer dans le monde virtuel des missionnaires réels.

    Il débarque gare Montparnasse en costume, cravate rose et trottinette. D’habitude, il profite du trajet Tours-Paris pour évangéliser les voyageurs. Mais, ce matin, ils étaient trop endormis. « Ce sera sans doute au retour », plaisante-t-il.

    La chapelle de la gare fermée, il entre dans le premier bar du coin. D’aussi loin qu’il se souvienne, ce Toulonnais a toujours été volubile et « passionné de Jésus ». Enfant déjà, bien formé par sa mère, il ne manquait pas une occasion de parler du Christ en classe. À 12 ans, son père est muté à Moscou. Pendant trois ans, il est frappé par cette Russie qui renaît de ses cendres et dont les églises se remplissent. Les Moscovites décident de reconstruire la cathédrale du Sauveur détruite soixante-dix ans plus tôt par Staline ? Il en tire une devise : « (Re)mettre Jésus au centre de sa vie. » C’est de ce moment qu’il date son « obsession pour l’évangélisation ».

    Passionné du Web dès 1998, il rejoint une école d’informatique en 2002. Il y apprend à construire des sites Internet. Premier d’une longue série, piexii.com est créé alors que sévissent les affiches du film Amen, barrées d’une croix détournée en croix gammée. Choqué du contre-sens qui fait du pape un complice des nazis, il décide de « favoriser un débat d’historiens plutôt que de chercher une confrontation stérile ». Cela le conduit à Mgr Dominique Rey, rencontre décisive. L’évêque de Toulon lui parle de l’appel de Jean-Paul II à se lancer dans une « nouvelle évangélisation, nouvelle dans son ardeur, dans ses méthodes et dans son expression ». Le jeune homme se sent dès lors envoyé en mission.

    À sa sortie d’école, en 2005, le « geek » est approché par des entrepreneurs roulant en voiture de sport, mais, en visite chez sa sœur religieuse, se brise sérieusement la cheville. Immobilisé pendant un an, le projet tombe à l’eau : adieu, bolides ! « Le Seigneur m’a probablement envoyé une alerte », traduira Jean-Baptiste. Il lance alors « Nous voulons KTO sur la TNT » (150 000 signatures).

    Jean-Baptiste récidive en 2012 avec la série Ainsi soient-ils. La chaîne Arte a oublié de réserver le «.com »... Cette fois, son contre-site présente des vidéos de vrais séminaristes : « Est-il humain de ne pas avoir de relation sexuelle quand on est prêtre ? », expliquent-ils avec humour. S’ensuivent linquisitionpourlesnuls.com (dont la vraie fausse bande-annonce sera vue 80 000 fois), ainsi que missionconclave.com... Mais l’e-missionnaire ne se satisfait pas totalement d’Internet. Il est marqué par un discours de son pape chouchou, Jean-Paul II (il a d’ailleurs appelé son fils Karol) : « Le monde virtuel ne remplacera jamais le monde réel. » Il évangélise aussi dans la rue... ou en boîte de nuit, avec un prêtre ! « Le but de tous ces projets n’est pas de faire de la com’, mais d’évangéliser les non-croyants pour les amener à une vraie rencontre. »

    En 2015, il monte avec sa bande Lights in the dark, une association qui évangélise directement sur Internet, et vit uniquement de dons – il cherche encore de nombreux parrainages. Depuis, on ne l’arrête plus. En février, il lancera un Mooc sur dix semaines pour apprendre à devenir « missionnaire de l’Internet ». D’autres formations sont prévues : Tours (13-14 janvier), Montpellier, Valence, Cergy, Cholet, Lille. L’idée est d’orienter les personnes évangélisées via le Web vers des relais locaux, qui maillent le terrain. Toujours cette idée de rencontrer quelqu’un de visu, après hameçonnage via l’écran : « La foi, c’est comme un site de rencontres, ça se termine souvent dans un bar ! » .

  • Propos d'une migrante du dimanche matin...

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    Réfexions d'une lectrice de belgicatho :

    "Les migrants du dimanche matin... En cette « Journée mondiale du migrant et du réfugié », nos évêques ont tenu à partager fraternellement la table, ou du moins un moment de vie, d’une famille subissant l’éloignement de sa patrie. Un geste à la fois simple et fort, renouvelant l’engagement des papes Benoît XV et St Jean-Paul II, les fondateur et promoteur de cette journée si nécessaire à notre époque. Aussi, j’aimerais profiter de cette occasion afin de les inviter à ma table lors de la prochaine journée de ce genre, car je suis moi aussi une migrante. Une migrante du dimanche matin. En effet, l’extrême pauvreté de ma paroisse géographique me pousse à en franchir les frontières, afin de migrer sous des cieux plus cléments qui sauront, eux, me fournir, ainsi qu’à ma famille, la nourriture spirituelle nécessaire à notre substistance. Nulle possibilité de confession ici, uniquement une absolution collective annuelle... La messe dominicale, devenue célébration eucharistique bi-mensuelle du samedi soir, réserve toujours la surprise de sa validité : ce sera selon l’inspiration du jour du célébrant... Oublions toute autre célébration : la procession annuelle à Notre-Dame n’est plus qu’un souvenir de mon enfance ; l’ostensoir rouille dans la sacristie faute de Salut depuis des lustres ; quant à la préparation au baptême, elle se résume à inscrire les noms des parrain/marraine sur une feuille afin de préparer le registre pour le jour J. Par ailleurs, un conflit atroce fait rage sur ma terre de résidence, entre d’une part le Magistère de l’Eglise, et d’autre part les opinions inverses, hérétiques mais érigées en dogmes par le clergé local ou les laïcs en responsabilité. Conflit dans lequel nous, pauvres fidèles qui ne demandons qu’à suivre l’enseignement de notre Mère la sainte Eglise, servons de chair à canon (à canon 208, s’entend). Il ne s’agit pas ici de préférences secondaires pour un decorum gothique plutôt qu’une architecture moderne, pas plus que de préférer le répertoire de la chorale de la ville voisine : il s’agit simplement de survivre. Rien de moins. Contraints et forcés, nous migrons donc chaque dimanche matin vers une terre d’accueil. Un véritable déracinement pour notre famille : très humainement, nous aimerions retrouver le dimanche sur les bancs de l’église nos familiers des autres jours de la semaine : saluer la boulangère du village d’un signe de tête ou échanger sur le parvis avec les parents que nous côtoyons à la sortie de l’école. Nous nous retrouvons donc parachutés dans un milieu d’accueil où tout nous est étranger : les personnes, les coutumes... Une terre d’asile, certes, où nous acostons de manière volontaire ; mais qui conserve néanmoins son côté dépaysant, voire effrayant, et où les petits gestes d’intégration sont souvent aussi difficiles à poser pour nous que délicats à recevoir pour les autochtones. Nous sommes donc reconnaissants à nos évêques d’insister sur l’accueil favorable à réserver aux migrants, étant entendu qu’ils y incluent ceux du dimanche matin. Cependant, persuadés que la coopération au développement local constitue la solution pérenne à notre problématique migratoire, nous espérons vivement voir venir le jour où notre paroisse géographique refleurira sous l’impulsion de missionnaires 2.0 et saura offrir nourriture et paix à ses paroissiens, qui se tiennent prêts à y collaborer."

  • Bruxelles (Stockel), 7 février 2018 : "Dieu ou rien", une conférence du cardinal Sarah en présence du cardinal De Kesel

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    De Paul Forget :

    Chers Amis,

    Peut-être l'avez-vous appris par divers canaux (CathoBelévénement Facebook...), dans trois semaines, le 7 février, à l'église Notre-Dame de Stockel (Woluwe-Saint-Pierre), le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, donnera une conférence sur son ouvrage d'entretiens sur la foi : « Dieu ou rien ».

    Ce proche collaborateur du Pape François est beaucoup sollicité à travers l'Europe et le monde et les personnes qui l'ont lu ou écouté témoignent d'un discours clair et attentif aux nécessités de notre temps, tout en portant une attention toute particulière aux périphéries, qu'il a lui-même côtoyées de façon toute personnelle dans le petit village animiste, en Guinée, où il est né et a grandi.

    Il concélébrera la messe avec le Cardinal De Kesel à 18 h 30.

    Cet homme, que saint Jean-Paul II appelait son « bébé évêque » (qu'il est devenu à 34 ans !), viendra pour la première fois en Belgique, à laquelle il s'est pourtant déjà généreusement intéressé en accordant son soutien à la Marche pour la Vie, il y a deux ans.

    Il partagera une collation avec nous et le Cardinal De Kesel à 19 h 30(inscriptions indispensables : jubilatestock@gmail.com)

    Ce Cardinal, dont Benoît XVI en personne a postfacé le second ouvrage d'entretiens, en écrivant notamment qu'« il a quelque chose à dire à chacun de nous », ne vous laissera certainement pas indifférent. C'est un authentique cardinal de combat, prêt à tout donner pour ce qui est vrai et authentique.

    Il viendra tout spécialement du Saint-Siège et nous présentera son ouvrage « Dieu ou rien » à 20 h 30 et dédicacera ensuite ses livres qui vous seront proposés à la vente.

    Bref, soyons tous, avec notre Archevêque, le Cardinal De Kesel, à l'église Notre-Dame de Stockel, le 7 février. N'hésitons pas à inviter nos proches à ce bel événement !

    Les prêtres qui souhaitent concélébrer peuvent s'inscrire en écrivant à jubilatestock@gmail.com.
    Notez aussi qu'une traduction simultanée sera faite vers le néerlandais.

    La participation aux frais est libre. Mais les frais pour la paroisse sont pourtant bien réels. N'hésitez donc pas à soutenir de votre obole, même modeste, cet événement sur le compte de la paroisse : BE10 0682 0283 4404, en précisant « Cardinal Sarah » en communication. Tout bénéfice sera reversé aux œuvres du Cardinal Sarah.

    Chers Amis, merci !

    Paul Forget

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 105, hiver 2017-2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’hiver 2017. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation. Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

    Au sommaire de ce numéro n° 105 (hiver 2017-2018) : 

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    Les conditions du dialogue interconvictionnel 

    Du Livre de Job au Livre éternel

    Aux anathèmes, le Savonarole de l’Ucl répond par un livre

     

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg

    Rome et le monde : 

    Fêter le cinquième centenaire de la réforme protestante ?

    Liturgie : le pape François désavoue le cardinal Sarah

    Accès des divorcés-remariés à la communion sacramentelle

    Le nouvel archevêque de Paris n’a pas la faveur de l’intelligentsia progressiste

     

    Belgique:

    Un essaimage des Clarisses de Bujumbura à Liège

    Archevêché de Malines-Bruxelles : qu’as-tu fait de «Jérusalem»?

    Que faire de l’abbaye de Marche-les-Dames ?

    Pourquoi le cours de religion est important dans l’enseignement secondaire  

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

    JPSC

  • La fin des Chrétiens d'Orient ?

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    La fin des chrétiens d’Orient ? (Arte)

    87 min.
    Disponible du 09/01/2018 au 10/03/2018
    Prochaine diffusion : vendredi 2 février à 09h25
     
    Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD.

    Minée par les persécutions, l'exil et le recul de ses droits, la communauté chrétienne va-t-elle disparaître du Moyen-Orient ? Un saisissant panorama de sa fragile condition dans cinq pays : l'Irak, la Syrie, la Turquie, l'Égypte et le Liban.

    Au début du XXe siècle, un habitant du Moyen-Orient sur quatre était chrétien. Aujourd'hui, ils sont largement minoritaires (11 millions parmi 320 millions de musulmans). Chaque année, des milliers d'entre eux sont massacrés, souvent parce qu'on les assimile à un Occident qui, pourtant, ne les soutient guère. Peu à peu, ils disparaissent de la région qui a vu naître leur religion. Ils descendent en effet des premiers chrétiens qui fondèrent des communautés religieuses au cours du Ier siècle, quand l'Europe était païenne. Au VIIe siècle, ils ont accompagné l'avènement de l'islam. Cet ample et passionnant documentaire explore leur fragile condition dans cinq pays : l'Irak, la Syrie, le Liban, la Turquie et l'Égypte. D'une région à l'autre, leur position minoritaire les conduit souvent à s'allier au pouvoir en place en échange d'une protection incertaine.

    "Pris en étau"
    Les chrétiens d'Orient "ont toujours été pris en étau entre l'Occident d'un côté et l'islam de l'autre", résume l'historien des religions Jean-François Colosimo. En Irak et en Syrie, ils ont fui en masse les persécutions de l'État islamique, qui cherche aussi à effacer les traces de leur culture. Le père Najeeb Michael raconte comment, de façon rocambolesque, il a sauvé des milliers de manuscrits et tableaux, en les embarquant dans des cartons lors de son exode. Décimée en Turquie par le génocide de 1915 puis par l'émigration, plus importante en Égypte mais endeuillée par de récents attentats, la communauté chrétienne n'obtient pas la reconnaissance officielle qu'elle attend des autorités des deux pays. Il n'y a qu'au Liban qu'elle est majoritaire et joue un rôle politique, même si elle a perdu une part de ses prérogatives après l'accord de Taëf de 1989. Au fil des interviews d'historiens, de politologues ou de dignitaire religieux, et des séquences émouvantes auprès des réfugiés ou des communautés religieuses, se dessine un monde éprouvé mais aussi baroque, chaleureux et multiple, réparti en six rites différents : syriaque, byzantin, arménien, chaldéen, copte et maronite. Le film permet de revisiter des pans d'histoire édifiants, du partage désastreux du Moyen-Orient entre l'Angleterre et la France, qui continue de peser sur la région, à l'échec du panarabisme en passant par la façon dont le clan El-Assad a instrumentalisé les religions. Il rappelle aussi que la présence des chrétiens ou d'autres minorités religieuses, comme les yézidis, garantit un reste de pluralité culturelle dans une région que les juifs ont dû quitter. Enfin, le documentaire met en exergue l'esprit de résistance des chrétiens d'Orient et leurs efforts pour préserver leur culture.