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Théologie - Page 43

  • Qu’est-ce que le Pape a voulu dire dans son homélie sur la Vierge Marie ?

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur diakonos.be :

    La révolution de François n’épargne même pas la sainte Vierge.  Voici comment il la veut

    Le huitième jour après Noël, le jour où Jésus fut circoncis et qu’on lui donna le nom prescrit par l’ange, l’Église catholique célèbre la fête de la très Sainte Marie Mère de Dieu.

    Mais qui donc est Marie dans la dévotion et la prédication du pape François ?  L’une de ses récentes homélies a provoqué la stupéfaction à cause de la manière dont il a redessiné le profil de la mère de Jésus.

    Pietro De Marco nous a envoyé cette analyse de l’homélie du pape.  L’auteur, anciennement professeur de sociologie de la religion à l’Université de Florence et à la Faculté théologique d’Italie centrale, philosophe et historien de formation, est depuis des années connu et apprécié par les lecteurs de Settimo Cielo.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    ***

    « No nos perdamos en tonteras ». Les dogmes mariaux selon le pape François

    de Pietro De Marco

    En l’espace de quelques jours, nous avons reçu l’information que le commentaire sur l’Immaculée conception pour des paroissiens de l’archidiocèse de Milan avait été confié à deux pasteurs baptistes, mari et femme, et surtout la nouvelle de la stupéfiante homélie du pape François sur la Vierge Marie, pendant la messe de la fête de Notre-Dame de Guadalupe à la basilique Saint-Pierre.

    Si François n’a pas imité le style protestant en matière mariologique, il a toutefois tenu, dans sa ferveur, à partager son jugement personnel qui s’avère restrictif sur les dogmes mariaux et négatif sur le titre de co-rédemptrice qui fait l’objet de siècles de réflexions théologiques.  « No nos perdamos en tonteras », ne nous perdons pas en absurdités, en idioties – « en bavardages » dans la traduction officielle -, a-t-il déclaré au sujet des recherches séculaires de la théologie et de la spiritualité mariale.

    Qu’est-ce que le Pape a voulu dire dans son homélie ?  Avant tout que Marie est une femme.  Et qu’en en tant que femme, elle est porteuse d’un message, elle est une dame, elle est disciple.  « C’est aussi simple.  Elle ne prétend rien d’autre ».  Les autres titres, par exemple ceux de l’hymne « Acathiste » ou des litanies laurétaines ainsi que les titres millénaires de louange à Marie, « n’ajoutent rien » pour François.  À ce stade, c’est déjà faux.  Marie n’a jamais été « la femme », une homologie dangereuse dans la diversité des cultes féminins qui avaient cours autour de la Méditerranée et au Moyen-Orient.  Elle n’a jamais été le Féminin en tant que tel, dans l’une ou l’autre de ses déclinaisons romantiques ou décadentes, nonobstant le culte que des générations d’artistes ont voué à la Madone Sixtine de Raphaël.  Maria n’est pas davantage la femme des révolutions féministes contemporaines, dont les franges catholiques abhorrent les icônes de la maternité de Marie.  Elle n’est pas Notre-Dame (« domina ») en tant que femme (« mujer »), ni même en tant que mère.  Elle est « domina » parce que cette maternité, la Maternité divine, lui donne la royauté.  L’humble servante de Luc 1, 38 est la vierge mère de Dieu, c’est surtout ainsi qu’elle a été définie par les traditions chrétiennes à travers les siècles, et elle est ne peut être remplacée par des représentations sacrées de la Terre Mère ou du principe féminin.

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  • Noël et le cœur inaltérable de notre foi

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    Du site Kath.net (traduction rapide):

    Mgr Voderholzer de Ratisbonne, lors du sermon du jour de Noël: "Cette crise est probablement avant tout une crise de croyance au Christ, une crise de croyance par rapport à l'Incarnation, c'est-à-dire dans les termes de qui est réellement Jésus-Christ."

    Sermon de Mgr Rudolf Voderholzer lors de la grande messe du jour de Noël:

    Chères soeurs et frères dans le Seigneur!

    Si nous prions ensuite en chantant le grand Credo, en alternance et accompagnés de notre chœur de cathédrale, alors nous nous agenouillerons à un point de la proclamation de foi, qui est l'un des signes spéciaux de la messe de Noël, quand nous confessons:
    «… et incarnatus est de Spiritu sancto ex Maria virgine, et homo factus est. - et, par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme. "

    Cette profession de foi, qui aujourd'hui, à l'occasion de la solennité de la Nativité, sera proclamée à plusieurs voix, contrairement au reste du Credo, chanté par tous en choral, est le secret de fête de Noël. Noël est la fête de l'incarnation de Dieu. Dieu surpasse tous les modes de communication dans la création, l'appel des prophètes, la transmission des 10 commandements etc., il les dépasse en entrant lui-même dans l'histoire.

    Dieu nous a parlé plusieurs fois et de plusieurs manières par le biais des prophètes. À la fin, il nous a parlé par le biais du Fils. C'est ce que dit la lettre aux Hébreux, et c'est ainsi que nous l'avons entendu à nouveau en deuxième lecture. Dieu et son message ne font qu'un en Jésus-Christ.

    Le signe de l'agenouillement lors de la confession de l'Incarnation n'est pas seulement une coutume régionale, c'est expressément prévu dans les sections du Missel et cela fait donc partie de la liturgie sacrée. Il exprime l'importance centrale de la croyance en l'Incarnation, en l'Incarnation de Dieu pour la foi chrétienne.

    Le pape François, dans sa lettre au peuple d'Allemagne en juin de l'année dernière et en vue de la voie synodale prévue en Allemagne, a parlé d'une crise élémentaire de la foi dans notre pays. Cette crise est probablement, avant tout, une crise de croyance au Christ, une crise de croyance dans les termes de l'Incarnation, c'est-à-dire qui est vraiment Jésus-Christ.

    Il y a une inquiétude fondée sur le fait que même pour de nombreux chrétiens de notre pays, ce Jésus de Nazareth était une personne particulièrement religieuse et à sa manière un génie. On sépare finalement le message de la personne pour le combiner avec d'autres messages, de sorte qu'un certain sens soit toujours préservé. Mais «le Jésus historique n'est alors plus la manifestation de Dieu lui-même dans l'espace dans le temps; ce n'est plus le chemin, la vérité et la vie »(Jn 14, 6), mais au mieux un parmi d'autres panneaux indicateurs et enseignants de sagesse.

    Mais: si le Jésus historique n'est pas la communion avec Dieu; si le sens du monde et de l'histoire ne doit pas être lu à partir de celui-ci, alors le dogme central du credo chrétien sur l'incarnation du logos divin n'est plus qu'un mythe ou un symbole - compatible avec les affirmations de vérité des autres religions » (Karl-Heinz Menke).

    L'incertitude concernant la confession centrale de Noël, l'affaiblissement de la croyance en l'Incarnation a d'énormes conséquences pour les autres contenus de la foi, en particulier pour ceux qui doivent à présent être discutés dans le cadre synodal.

    Le cardinal Kurt Koch la montré de manière impressionnante combien le prêtre d'aujourd'hui est à la recherche de son identité dans l'Eglise et comment toutes les autres croyances tombent suivant un effet domino lorsque le mystère central de l'Incarnation n'est plus appréhendé.

    Parce que si Jésus n'était finalement qu'un être humain, comme tout le monde, alors l'Église ne peut plus être perçue comme un organisme sacramentel, à savoir comme le Corps du Christ. L'Église devient une organisation sociologique comme de nombreuses autres institutions sociales. Il y a un grand danger que l'Eglise n'apparaisse que comme un appareil administratif, comme un squelette sans chair, et déclenche naturellement la peur au lieu de susciter l'espoir et la confiance. Notre foi chrétienne, cependant, tient avec la conviction que le Christ incarné, qui est mort pour nous sur la croix et est ressuscité, est le maître de son Eglise, qu'il y reste présent par la puissance de son Esprit et en fait son corps sacramentel.

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  • Benoît XVI lance une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne, indépendante de l’épiscopat

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    Lu sur le site du « salon beige » :

    Benoît-XVI-1920x1080.jpgA la surprise générale, le pape émérite Benoît XVI a lancé une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne.

    « Je veux que la voix catholique soit entendue »

    L’objectif de cette fondation est de lever l’équivalent d’environ 500 000 $ en 2020 pour investir dans la formation de jeunes journalistes et soutenir une variété de projets, y compris la recherche sur des questions d’éthique biomédicale, en Allemagne.

    Étant donné que les diocèses, riches grâce à l’impôt, et la puissante conférence épiscopale financent déjà un large éventail de projets médiatiques et de médias qui dispensent une formation, y compris une école de journalisme catholique dédiée basée à Munich, l’initiative du pape émérite a été vue comme une stratégie pour renforcer les reportages catholiques fidèles au magistère, indépendamment des influences épiscopales et autres.

    La «Société des journalistes catholiques» a critiqué cette décision, affirmant qu’elle se demandait pourquoi le pape émérite avait décidé d’entreprendre cette initiative sans impliquer l’école de journalisme existante… Sans doute parce que son orthodoxie fait défaut…

    À quelques exceptions notables – comme l’édition allemande de Catholic News Agency, CNA Deutsch –l’infrastructure des médias catholiques et de ses organes de représentation en Allemagne est profondément ancrée dans les structures et les organes généraux de l’Église.…

    (via le FC)

    Ref. Benoît XVI lance une fondation pour le journalisme catholique en Allemagne, indépendante de l’épiscopat

    JPSC

     

  • François et Marie corédemptrice

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    Le pape François et la corédemption de Marie

    publié dans "nouvelles de chrétienté" le 20 décembre 2019

    Le pape François, Marie et la notion de co-rédemption

    (Source: RIPOSTE CATHOLIQUE - 17 DÉCEMBRE 201)

    Ecclesia Dei adflicta. Pie XI avait déclaré le 30 novembre 1933 : « Le Rédempteur se devait, par la force, d’associer sa Mère à son œuvre. C’est pour cela que nous l’invoquons sous le titre de Corédemptrice. Elle nous a donné le Sauveur. Elle l’a conduit à son œuvre de rédemption jusqu’à la croix. Elle a partagé avec lui les souffrances de l’agonie et de la mort en laquelle Jésus consommait le rachat de tous les hommes ».

    Mais le Pape François a estimé, le 12 décembre 2019, que la Vierge Marie n’était pas « Corédemptrice » et qu’il n’était pas nécessaire de « perdre du temps » avec ces tonterias (« absurdités, sottises, inepties »).

    Nous publions ci-après l’article d’un éminent mariologue, dont il nous a semblé, compte tenu du climat qui règne dans les Universités catholiques, ne pas devoir dévoiler le nom.

    *

    À propos de la stupéfiante déclaration du Pape François, lors de l’homélie de la messe de Notre-Dame de Guadalupe, à Saint-Pierre de Rome, le 12 décembre 2019

    La Vierge Marie n’est pas une « Corédemptrice » et il n’est pas nécessaire de « perdre du temps » avec de nouveaux dogmes, a déclaré le Pape François dans la messe dédiée à la Vierge de Guadalupe, le 12 décembre 2019, qui a qualifié l’idée de ce nouveau dogme de « non-sens ».

    Selon le Saint-Père François, est « absurde » du moins, la suggestion même de proclamer de nouveaux dogmes mariaux : « Elle n’a jamais voulu pour Lui-même ce qui appartenait à son Fils » a affirmé Le Pape François. « Elle ne s’est jamais présentée comme co-rédemptrice. Non. Mais Disciple ». Et il insista : « Elle n’a jamais volé pour elle ce qui appartenait à son Fils », préférant « Le servir. Parce qu’elle est mère. Elle donne la vie ».

    Et il conclut : « Quand ils viennent à nous avec l’idée de la déclarer Corédemptrice ou de proclamer ce dogme, ne nous perdons pas dans l’absurdité » 1.

    Outre la forme, et donc le ton particulièrement incisif, voire agressif, sur le fond, on ne peut que déplorer le refus présenté comme irrévocable d’une initiative présentée comme une « absurdité », qui, cependant, comme on va le voir, a bénéficié de la faveur de nombreux papes, théologiens et saints.

    Enfin, il est dommage que ces propos polémiques aient été tenus dans l’action liturgique de la sainte Messe, pendant l’homélie. Ils auraient pu faire l’objet d’un discours avec une réflexion nuancée et prononcée sur un ton paternel.

    Le Magistère pontifical : permanence et approfondissement

    Le thème de la médiation maternelle de la Vierge Marie au pied de la Croix rédemprice a fait l’objet d’un enseignement constant et sans cesse plus approfondi du Magistère pontifical. Après avoir cité les Souverains Pontifes de Léon XIII jusqu’à Benoît XVI, et en omettant volontairement, dans un premier temps, Jean-Paul II, nous verrons ensuite que ce dernier est allé aussi loin que possible dans cet approfondissement, préparant ainsi le terrain à la proclamation éventuelle d’un cinquième dogme. Enfin, nous évoquerons l’apparition de Notre-Dame de tous les peuples d’Amsterdam, reconnue officiellement en 2002.

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  • Les graves accusations de Mgr Vigano à l'encontre du pape

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    Sur son blog, Jeanne Smits publie les graves accusations que Mgr Vigano formule à l'encontre du pape François.

    C'est ICI.

  • Quelle vision anthropologique de l’homme à partir des Écritures ? et quid de l’homosexualité, du divorce, de l’adultère…?

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    Du site Aleteia.org :

    Divorce, genre, homosexualité : la Commission pontificale biblique répond aux enjeux contemporains

    17 décembre 2019

    Dans un document paru en italien le 16 décembre 2019, la Commission théologique pontificale biblique propose une vision anthropologique de l’homme à partir des Écritures. Une étude « systématique » qui aborde de front les grands sujets contemporains tels que l’homosexualité, le divorce ou encore l’adultère…

    « Qu’est-ce que l’homme » ? C’est la question à laquelle la Commission théologique pontificale biblique vient de proposer une réponse, dans un ouvrage paru en italien le lundi 16 décembre. Ce document, intitulé : « Qu’est-ce que l’homme (Ps 8, 5), un itinéraire d’anthropologie biblique » rassemble les données de la Bible sur l’être humain, de la Genèse à l’Apocalypse. Construit en quatre parties, il se veut un « instrument » à destination des experts, catéchistes ou encore formateurs, explique Pietro Bovati, membre de cette commission, dans le communiqué de présentation du document.

    Si ce livre aborde de multiples thématiques, c’est parce qu’il est voué à devenir un « texte de référence » sur des thèmes sensibles, au « centre du débat social et civil », explique-t-il. Le divorce, l’adultère, l’homosexualité, le célibat sacerdotal, le mariage ou encore les violences familiales en font évidemment parti. Abordant frontalement ces problèmes avec « délicatesse » dans le troisième chapitre, le document évite cependant l’écueil des « réponses ponctuelles » et s’enracine dans les principes du magistère biblique, poursuit Pietro Bovati.

    Lorsque certaines questions n’ont pas de réponse « immédiate et précise » dans la Bible, car les « situations culturelles des temps anciens n’étaient pas les nôtres », l’ouvrage respecte le « niveau d’information » contenu dans les Écritures, explique le membre de la commission biblique. Néanmoins, le document formule toujours certains « principes » et « indications » pouvant aider théologiens, moralistes ou pasteurs à formuler une réflexion. C’est le cas par exemple du principe de la différence sexuelle sur les questions de genre, illustre-t-il.

    Une méthode « systématique »

    Outre ce troisième chapitre, les deux premiers de l’ouvrage, sont quant à eux dédiés à la conception de l’être humain et à sa relation avec la Création. Ainsi, la nutrition, « question anthropologique très importante », ou encore le travail y sont abordés. Enfin, le quatrième chapitre évoque le lien complexe de l’homme avec la Loi.

    Si la « tradition chrétienne » a été préservée, explique Pietro Bovati, la commission théologique a voulu d’abord utiliser une méthode « systémique » afin d’offrir « un chemin sur ce que la Bible dit sur toute la complexité de l’être humain ». Il s’agit donc de montrer que l’Écriture n’est pas un « répertoire de déclarations isolées » mais que chaque passage doit être abordé à la lumière de son contexte. Une méthode qui offre « une compréhension de l’homme plus complexe », « plus conforme à notre tradition biblique », conclut-il.

    Lire également : https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-12/qu-est-ce-que-l-homme-document-commission-pontificale-biblique.html

  • Quelle place pour les femmes dans l'Eglise? ("Les Hommes en Noir")

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Quelle place pour les femmes dans l'Église ?
    Le Club des Hommes en Noir

    Quelle place pour les femmes dans l'Église ? <br>Le Club des Hommes en Noir

    Le Club des Hommes en Noir revient pour une deuxième saison et un nouveau format. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L'Homme Nouveau vous pouvez maintenant les voir ! Désormais les nouveaux épisodes sont disponibles chaque vendredi.

    Cette semaine, Le Club se penche sur la place des femmes dans l'Église. L'institution est-elle misogyne ? L'absence de femmes ordonnées est-elle la preuve d'une haine de la conditio. féminine? Pour y répondre, Philippe Maxence recevait Daniel Hamiche, l'abbé Barthe et l'abbé Celier.

     

  • "Marie ne s'est jamais présentée comme corédemptrice"; l'éclairage théologique d'Arnaud Dumouch

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    Lors d'une messe célébrée pour la fête Notre Dame de Guadalupe, le pape François a tenu les propos suivant : "«Marie est femme. Elle ne s’est jamais présentée comme “co-rédemptrice”, mais simplement comme disciple de son Fils, «l’unique Rédempteur»."

    Commentaire théologique d'Arnaud Dumouch :

    Marie se dit moins que disciple. Elle se dit "servante" (Luc 3). Le pape ne va pas assez loin pour décrire son attitude humble.

    Mais ce n'est pas Marie qui s'établit Reine des anges, corédemptrice à la croix  et médiatrice de toutes les grâces.

    C'est Jésus.

    Il est vrai que le titre de corédemptrice, Marie ne l'a jamais demandée durant sa vie. C'est le Christ qui le lui a donné. En effet, le Christ, seul Rédempteur, a voulu que la rédemption soit une ALLIANCE.

    Ainsi, comme dans un mariage, il y a le "oui" du Christ et, en réponse à notre place; le "oui" de Marie (c'est-à-dire de l'Eglise). Ainsi donc, comme il l'a demandé à l'apparition de ND de tous les peuples, ce dogme viendra un jour.

    Voici une vidéo bilingue Français/flamand sur ce grand mystère et ce cinquième dogme marial demandé par Jésus lors des apparitions d'Amsterdam (reconnues par l'Eglise) : 

    L’apparition de Notre Dame à Amsterdam 2/2 : Notre Dame, la corédemptrice (52 mn). https://youtu.be/Tlc31Bd3_JQ

    Les 27 dernières apparitions : Quand Notre Dame demande un dogme de sa corédemption, de sa médiation universelle, de son rôle d’avocate. Comment comprendre ce dogme à l'intérieur de la foi catholique ?

    De verschijning van Onze Lieve Vrouw te Amsterdam 2/2: Onze Lieve Vrouw als medeverlosseres

    De laatste 27 verschijningen: Onze Lieve Vrouw vraagt het dogma van haar mede-verlossing, van haar bemiddeling en rol als voorspreekster.

  • Marie "corédemptrice" ?

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    Le pape a affirmé jeudi soir que "Marie ne s'était jamais présentée comme corédemptrice". Mais qu'en est-il vraiment ? Voici un article publié dans Famille Chrétienne en juin 2015 sous la plume du Père Nicolas Buttet qui aborde cette question :

    Peut-on dire que Marie est corédemptrice de l’humanité ?

    CHRONIQUE | Une foi, mille questions | 17/06/2015 | Numéro 1953 | Par Père Nicolas Buttet

    Les titres donnés à Marie, tant par la théologie que par la piété populaire, sont nombreux. L’Église a défini quatre dogmes mariaux : la maternité divine de Marie (en 431, à Éphèse) ; sa virginité perpétuelle (en 649) ; l’Immaculée Conception (1854) et l’Assomption (1950).

    Le titre de Marie corédemptrice fait partie des nombreux vocables sous lesquels Marie est priée et aimée, en lien avec sa mission particulière dans l’Église et dans le monde. Ce titre n’est pas utilisé comme tel dans les documents du concile Vatican II, bien qu’une discussion assez intense ait eu lieu à ce sujet. Le Concile précise : « La bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, auxiliatrice, secourable, médiatrice, tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle addition n’en résulte quant à la dignité et à l’efficacité de l’unique Médiateur, le Christ ». Le Concile tenait en effet à replacer la dévotion mariale dans le mystère de l’Église et à présenter clairement le Christ comme unique Sauveur du genre humain. Les Pères du Concile ont donc rappelé que Marie est elle aussi rachetée de façon radicale par son Fils.

    Il ne fait cependant aucun doute que Marie participe de manière suréminente à l’œuvre de la Rédemption de son Fils Jésus. Tous les théologiens ne franchissent néanmoins pas le pas d’attribuer à Marie le titre de « corédemptrice ». Parmi ceux-ci, le cardinal Ratzinger : « Le concept de corédemptrice s’écarte aussi bien de l’Écriture que des écrits patristiques. Tout vient [du Christ], comme le soulignent les épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens. Marie aussi est tout ce qu’elle est par Lui. Le terme de corédemptrice obscurcirait cette donnée originelle. Une bonne intention s’exprime dans un mauvais vocable. Dans le domaine de la foi, la continuité avec la langue de l’Écriture et des Pères est essentielle ».

    Le cardinal Journet reconnaît pour sa part qu’il y a une « participation corédemptrice » de chaque baptisé à l’œuvre de l’unique Rédempteur Jésus, selon la parole de saint Paul : « Ce qui manque aux souffrances du Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église » (Col 1, 24).

    En Marie, l’Église devient corédemptrice de tout ce dont le Christ est l’unique rédempteur. 

    Cette participation à l’œuvre du Salut ne concerne pas, répétons-le, l’acquisition de la grâce, mais la diffusion de celle-ci dans l’Église et dans le monde. Le cardinal Journet ajoute : « La médiation corédemptrice personnelle de la Vierge est plus haute que celle de l’Église entière. Elle s’étend à tous les hommes de tous les temps ; elle est antérieure et enveloppante par rapport à toute médiation corédemptrice, fût-ce celle même de l’Église. En Marie, l’Église devient corédemptrice de tout ce dont le Christ est l’unique rédempteur, à savoir de tous les hommes, qu’ils le sachent ou qu’ils l’ignorent ».

    On le voit, la question est encore « ouverte » quant au vocable « corédemptrice ». ll est donc possible d’appeler Marie « corédemptrice » dans la mesure où l’on confesse fermement l’unique Rédempteur qui est son Fils Jésus. Laissons, pour finir, la parole à saint Jean-Paul II : « Marie, qui a été conçue et est née sans péché, a pris part de façon éminente aux souffrances de son Divin Fils pour être ainsi Corédemptrice de toute l’humanité » (8 septembre 1982). 

    Père Nicolas Buttet

    Ajoutons que, dans une prière adressée à Notre-Dame de Lourdes, le pape Pie XII s'est adressé à Marie en la désignant comme "notre Corédemptrice"...

    Mais... : https://archives.leforumcatholique.org/consulte/message.php?arch=2&num=451640

  • Germanie et Amazonie : libre regard sur le front des combats d’un pontificat agité

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    Lu dans le mensuel « La Nef » du mois de décembre 2019

    Muller CdlMullerep1.jpg« Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, théologien dogmatique, a été évêque de Ratisbonne (2002-2012), en Allemagne, puis préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi de 2012 à 2017. Il a été chargé par Benoît XVI de l’édition de ses œuvres complètes. Il nous parle ici du synode sur l’Amazonie et de la situation de l’Église en Allemagne. Entretien exclusif.

    La Nef – Le synode sur l’Amazonie vient de s’achever : quel bilan en tirez-vous ?
    Cardinal Müller
     – Un synode est une assemblée d’évêques appelés à témoigner de l’Évangile en leur qualité de successeurs des apôtres. Or, s’agissant de thèmes comme le climat ou la protection de l’environnement, qui relèvent des sciences empiriques et donnent lieu à des décisions politiques selon « l’autonomie des réalités terrestres » (Vatican II, Gaudium et spes, 36), le Magistère ne peut que proposer des principes éthiques, et non prescrire des solutions pratiques. Jésus n’exhorte pas les disciples à discerner « les signes du futur à partir de la pluie, du vent et des nuages », mais à prendre une décision en faveur ou contre Dieu, en croyant en Lui. « Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? » (Lc 12, 56). Lorsqu’on tire le bilan d’une assemblée ecclésiale, le critère doit être de savoir si, par le message qui en ressort, le Christ, seul Sauveur du monde, est entré plus clairement dans la conscience des chrétiens.

    Vous avez indiqué à plusieurs reprises que le synode sur l’Amazonie répondait à un « agenda européen », en particulier à un « agenda allemand » : qu’entendez-vous par là ?
    Les thèmes développés lors du synode sur l’Amazonie sont identiques à ceux du « processus synodal » engagé par l’Église allemande, qui se déroule sous la direction de la Conférence épiscopale allemande et du Comité central des catholiques allemands (ZdK). En Amérique latine, où, au cours des cinquante dernières années, l’Église catholique a perdu près de la moitié de ses membres au profit des sectes protestantes et des mouvements évangéliques, l’accent doit être mis sur une nouvelle évangélisation. Parallèlement, depuis 1990, en Allemagne, 8 millions de protestants et 5 millions de catholiques ont quitté l’Église. Ce n’est que par la proclamation et le témoignage que nous pourrons reconquérir ces personnes au Christ et non par des changements structurels comme l’exigent les médias éloignés de la foi. Les partisans de la laïcité, qui sont très loin de Dieu, préféreront toujours une Église faible et divisée à une Église unie dans la foi, l’espérance et la charité. Ils n’accepteront l’Église que s’ils peuvent l’intégrer à leur propre agenda en faveur d’une « société ouverte », que si elle se plie à la volonté de richissimes fondations qui promeuvent l’avortement et l’euthanasie au prétexte de sauver l’environnement des conséquences de la surpopulation. En aucun cas, le Vatican ne devrait accepter des dons provenant de ces fondations, puisque leur versement est soumis à des conditions incompatibles avec l’éthique chrétienne.

    Pensez-vous que le synode sur l’Amazonie – qui a d’ailleurs proposé l’introduction d’un rite amazonien – puisse également être vu comme un nouvel épisode de la fameuse « querelle des rites », épisode cette fois-ci remporté par les jésuites ?
    La « querelle des rites », qui a concerné la Chine du XVIIe siècle, est intervenue dans un contexte historiquement et théologiquement différent de celui que nous connaissons en Amazonie. S’agissant de la question générale des rites, il importe de rappeler que ce sont seulement les sacrements en leur substance qui sont confiés à l’autorité de l’Église. Les prêtres ne transmettent pas eux-mêmes la grâce des sacrements, ils sont seulement chargés d’administrer les sacrements porteurs de grâce. Autrement dit, l’autorité ecclésiastique n’a compétence que sur la forme liturgique. Les différents rites de l’Église catholique n’ont pas été inventés par une commission papale dans un bureau quelconque, mais remontent loin dans la tradition apostolique. Quant à l’Amérique latine, elle appartient au rite latin. Ici, les mentalités locales, les chants et les coutumes populaires peuvent être intégrés sans changer le rite lui-même ou en créer un nouveau.

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  • Quand Benoît XVI monte en chaire pour défendre l'enseignement de Jean-Paul II

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    Un silence de tombe a entouré la publication du message de Benoît XVI pour le 50ème anniversaire de la CTI. L’honneur est sauf pour la presse, au moins en Italie, puisque « La Verità » (un quotidien qui porte décidément bien son nom!) lui a consacré une manchette en première page, suivie d’un article important en page intérieure. 

    Traduction du site "Benoît-et-moi":

    www.laverita.info/joseph-ratzinger-risale-in-cattedra-per-difendere-il-ministero-di-wojtyla

    Le retour de Ratzinger: ne touchez pas à Wojtyla et à son magistère.

    Un autre cadeau au monde de la part de Benoît XVI.

    Le Pape émérite a écrit un message pour l’anniversaire de la Commission théologique: un manifeste qui réaffirme le poids du Magistère de Wojtyla et de son encyclique, Veritatis Splendor.

    La Verità - Giorgio Gandola - 1er décembre 2019

    Joseph Ratzinger monte en chaire pour défendre le ministère de Wojtyla

    Dans le message pour le 50e anniversaire de la Commission théologique internationale, le Pontife émérite réaffirme l’importance de l’Institut JPII et de « Veritatis Splendor« . Deux barrages contre la dictature du relativisme.

    « Seule l’humilité peut trouver la vérité, fondement de l’amour ».
    Quand la complexité revient à l’Évangile, tout devient clair et la brume de la journée d’automne est balayée par le vent. C’est le cas dans les églises paroissiales de montagne très loin des intrigues du Vatican, c’est le cas dans les missions les plus pauvres construites par l’homme en soutane avec ses mains. C’est le cas à chaque fois que parle ou écrit le plus âgé et le plus éclairé des héritiers de Pierre, Benoît XVI, gardien discret de la doctrine assiégée par les instincts New Age de l’Église inspirés par la commercialisation de la foi.

    Peu de médias ont accordé une place au salut de Joseph Ratzinger à l’occasion du cinquantième anniversaire de la création de la Commission théologique internationale, inaugurée par saint Paul VI en 1969 pour accompagner le magistère pontifical dans les tensions légitimes de la modernité. Et c’est dommage, parce que dans les paroles du Pape Émérite, on peut à nouveau identifier la route principale et ces murs de pierre sèches manzoniens [1] qui définissent un chemin au-delà duquel il n’existe qu’un « tous libres » générique.

    Benoît reconnaît d’emblée l’importance de la Commission (aujourd’hui dirigée par le Cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer) et de son travail au cours du dernier demi-siècle, même si « elle n’a pas réussi à réaliser l’unité morale de la théologie et des théologiens dans le monde. Ceux qui s’y attendaient avaient de fausses attentes quant aux possibilités d’un tel travail. Et pourtant, sa voix est devenue une voix écoutée, qui indique en quelque sorte l’orientation fondamentale qu’un effort théologique sérieux doit suivre en ce moment historique ».

    C’est une manière raffinée de réaffirmer l’importance fondamentale des valeurs non négociables pour qu’elles ne deviennent pas un jour – dans la fièvre de suivre les impulsions politiques d’un progressisme sans but – ce que le Père Antonio Spadaro (conseiller du Pape François) appelle « certaines questions morales », assignant un périmètre de marginalité aux pierres angulaires de la foi du peuple. Ce sont les sacrements, la famille, la fin de vie, le travail, la doctrine, aujourd’hui dépassés pour plaire au relativisme prédominant de l’euthanasie, de l’avortement, des unions et adoptions gay, des mères porteuses, de la procréation hétérologue…

    Parmi les théologiens qui ont fait partie de la Commission, Benoît XVI cite quelques géants comme Jorge Medina Estevez, Carlo Colombo, Hans Urs von Balthasar, Raniero Cantalamessa, Johannes Feiner et Carlo Caffarra, ce pilier de l’Institut Jean-Paul II d’études sur la famille et le mariage, un corps récemment emporté par la destitution des enseignants, pour le transformer en une sorte de département de sociologie et psychologie. Comme si la théologie morale pouvait être heureusement remplacée par les sciences humaines pour lesquelles le Pape François a un faible.

    Ratzinger réévalue pleinement l’une des pierres angulaires de cet institut réduit en miettes, l’encyclique. Veritatis Splendor de Karol Wojtyla, et la cite comme éclairage nouveau. En particulier sur le sacrement du mariage, il rappelle les débats et les tensions au sein de la Commission: « L’opposition des fronts et l’absence d’une orientation de base commune, dont nous souffrons encore aujourd’hui autant qu’alors, à ce moment-là m’est apparue d’une manière inédite. Je pense que la Commission devrait continuer à garder le problème à l’esprit et poursuivre fondamentalement ses efforts pour trouver un consensus ».

    Consensus, pas révolution. Veritatis Splendor reste aujourd’hui le dernier rempart contre le relativisme, le lieu des certitudes et de la doctrine traditionnelle, où l’Église aide l’homme à trouver la réponse sur « ce qui est bien et ce qui est mal ». Un rôle fondamental, sans lequel régnerait l’auto-certification morale du « le bien, c’est ce que je pense être bien ». Et alors, même Eugenio Scalfari pourrait devenir évêque.

    Humble comme la vérité, le texte de Benoît XVI touche deux autres points essentiels.

    Le premier concerne la force motrice du Tiers Monde dans la définition des nouvelles frontières du catholicisme. « Dans la Commission, la voix des jeunes Eglises, comme celles d’Afrique et d’Inde, s’est également fait entendre de plus en plus fortement », avec la remise en question de la tradition occidentale dominante et l’enrichissement culturel dans la confrontation des idées.

    « Le travail à la Commission théologique internationale m’a donné la joie de rencontrer d’autres langues et d’autres formes de pensée. Mais ce fut avant tout pour moi une occasion continue d’humilité, qui voit les limites de ce qui nous est propre et ouvre ainsi la voie à la plus grande Vérité ».

    Le deuxième point est celui, plus ancien et plus ambigu de l’Evangile lu et interprété sous certaines latitudes: l’exploitation du message du Christ par l’athéisme communiste. « Dans ce contexte s’imposa inévitablement le thème de la Théologie de la Libération, qui n’avait rien d’un problème purement théorique à l’époque, mais déterminait de façon très concrète et même menaçait, la vie de l’Église en Amérique du Sud ».

    Ici, il n’y a absolument rien de crypté: il menaçait la vie de l’Église, au bout du monde.


    NDT [1] Il semble que ce soit une allusion non pas (ou pas directement) au grand écrivain italien Alessandro Manzoni mais aux antiques « murs de pierre sèche » que l’on trouve en Sardaigne: à San Pantaleo , il y a un sentier de « trekking » qui traverse ces sites antiques, et dont le point de départ est un lieu-dit nommé Stazzu Manzoni

  • La "Voie synodale" allemande : c'est parti

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    De Philippe Keulemans sur kerknet (traduction automatique) :

    L'Eglise catholique allemande entame sa Voie synodale

    PUBLIÉ LE DIMANCHE 1 DÉCEMBRE 2019

    L’Église allemande entame un processus de réflexion sur la structure du pouvoir ecclésiastique, le célibat obligatoire des prêtres, la morale sexuelle et le rôle de la femme dans l’Église.

    Aujourd'hui, premier dimanche de l'Avent, la Voie synodale , le processus synodal de deux ans , commence à l'initiative de la Conférence des évêques allemands (DBK) et du Comité central des catholiques allemands (ZdK). De plus, les évêques allemands entament un dialogue avec les laïcs sur les défis les plus importants auxquels l’Église catholique en Allemagne est confrontée. Le but ultime est le renouvellement de l'église. Rome semble prudemment positive, mais aussi avec une certaine méfiance vis-à-vis de l'expérience. Le cardinal Robert Sarah , préfet de la Congrégation pour la religion divine et la discipline des sacrements, a récemment souligné que les Allemands ne devraient pas rêver de pouvoir prendre lors de cette réunion synodale des décisions contraires à la doctrine ecclésiastique. Il s’agit en particulier d’un avertissement pour les partisans de résolutions de grande portée sur la bénédiction ecclésiastique des relations des couples homosexuels, le diaconat des femmes et les viri probati (hommes mariés dont la vie a été prouvée et qui peuvent être ordonnés prêtres) et le groupe rêvant d'abolir le célibat obligatoire des prêtres. Sous la pression du Vatican, il a été décidé que les décisions sur des questions morales et ecclésiastiques ne seront pas contraignantes.

    Le pape François a appelé les Allemands à ne pas oublier l'importance de l'évangélisation au cours du processus synodal.

    Les évêques allemands espèrent que la Voie synodale pourra donner une nouvelle impulsion à l'évangélisation et contribuer à la vitalité des communautés ecclésiales. La réflexion sur l’Église de demain devrait également contribuer à faire face aux conséquences des abus sexuels. Le mouvement Maria 2.0 , qui a fait la une avec sa grève dans l'Eglise et qui pousse les femmes à avoir plus de voix et de responsabilité dans l'Église, ne participe pas à l'exercice. Thomas Sternberg , président de la ZdK , souligne que l'importance de la route synodale s'étend au-delà de l'Allemagne et est également importante pour les communautés ecclésiales ailleurs en Europe et pour l'Eglise mondiale.

    Selon les évêques allemands, la crise est tellement profonde à cause du scandale des abus que les réformes ne peuvent plus être retardées.

    Avec la célébration eucharistique et l’allumage de bougies synodales , c’est aujourd’hui à la Frauenkirche, la cathédrale Notre-Dame de Munich, où le cardinal Reinhard Marx est archevêque. Ce n'est pas une coïncidence. L'ancien président de la COMECE, qui est également conseiller du pape, a pleinement soutenu cette initiative car il est convaincu que les responsables d'Eglise et les laïcs doivent s'unir pour donner une nouvelle dynamique à l'Église catholique allemande. Comme ailleurs, l'Eglise allemande a été assommée par la succession de scandales d'abus. (...)