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BELGICATHO - Page 361

  • Le déclin démographique manifeste le déclin de notre civilisation

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    De Paul Melun sur le Journal du Dimanche via le site Memorabilia :

    Derrière le déclin démographique, celui de notre civilisation.

    En nous privant jusqu’au débat sur la spectaculaire baisse de la natalité pendant des années, le camp progressiste a commis une lourde erreur dont les conséquences pourraient être funestes, analyse notre chroniqueur, l’essayiste Paul Melun.

    18/01/2024

    La démographie est le sujet tabou depuis des décennies. Sa seule évocation peut exposer aux pires procès d’intentions de la part du camp de la bien-pensance et du politiquement correct. Il s’agit pourtant de l’élément central permettant de mesurer de façon anthropologique, l’état profond d’une civilisation. En nous privant jusqu’au débat sur ce sujet pendant des années, le camp progressiste a commis une lourde erreur dont les conséquences pourraient être funestes.

    À LIRE AUSSI : 69 % des Français opposés au recours à l’immigration pour relancer la natalité

    Lors de sa conférence de presse de mardi, Emmanuel Macron a pourtant semblé vouloir braver l’interdit, appelant au « réarmement démographique » du pays. Le président l’a qualifié de « tabou du siècle »et a annoncé un « grand plan de lutte » contre l’infertilité, « ce fléau ». Toute la question est de savoir si aux mots, le chef de l’État joindra les actes, et surtout quelles seront les mesures de son plan.

    Aujourd’hui, les faits statistiques sont particulièrement alarmants. En 2023, 678 000 bébés ont vu le jour en France. Cela représente une baisse de 6,6% par rapport au dernier bilan. Le nombre moyen d’enfants par femme est de 1,68 aujourd’hui, tandis qu’il était de plus de 5 enfants par femme dans les années 1950.

    L’hiver démographique concerne l’ensemble de l’Europe

    La plupart des pays développés connaissent des tendances similaires. L’hiver démographique concerne l’ensemble de l’Europe, mais aussi la Corée du Sud ou le Japon. L’Allemagne, qui subit une importante baisse de sa natalité, atteint un taux particulièrement faible en 2022 à 1,46 enfant par femme. Sans le recours à l’immigration massive, la population allemande aurait baissé dès 1972. De l’autre côté de la Méditerranée, sur le continent africain, les chiffres de la démographie sont vertigineux. De 800 millions en 2000, le nombre d’Africains devrait passer à 4,5 milliards en 2100, selon les Nations unies.  

    Cet immense déséquilibre entre le Sud et la plupart des pays occidentaux représente le défi majeur du XXIème siècle et entraînera de fortes perturbations migratoires, économiques et géopolitiques. Si l’on veut agir pour « réarmer » la France, comme le dit le président, il faut donc interroger les causes profondes de l’infertilité.

    Les facteurs environnementaux représentent une importante menace pour la fertilité. De nombreuses études pointent la responsabilité des perturbateurs endocriniens que l’on retrouve dans les emballages, les conservateurs, les insecticides, etc. À en croire les analyses scientifiques, les hommes des pays développés auraient subi de plein fouet les conséquences de l’évolution des modes de vie et de consommation depuis les années 1970.  

    Le chef de l’Etat a fait le choix d’adopter l’idéologie mondialiste et ses avatars

    Si les facteurs environnementaux sont probablement responsables d’une part du déclin démographique, d’autres facteurs sociaux, généralement occultés, méritent pourtant d’être posés, à commencer par le virage individualiste. Il engendre de nouveaux modes de vies et une transformation sans précédent du rapport au collectif, à la famille. L’homme moderne croit en sa liberté, en ses choix. Contrairement à ses ancêtres, il vit bien davantage pour lui que pour ses enfants, sa patrie, ses pairs. Il s’agit là d’un changement de paradigme qu’il ne faut pas négliger, car il provoque le retardement, voir le renoncement, à donner la vie.

    Si le président de la République veut agir sur les causes profondes de la baisse de la natalité, il ne pourra faire l’économie de questionner les valeurs de l’Occident, son rapport à l’individualisme. Cela semble être une impossible gageure. Le chef de l’État a fait le choix d’adopter l’idéologie mondialiste et ses avatars : la société de consommation et l’idéologie woke. Ce logiciel est le principal carburant de l’individualisme, et donc de la baisse de la natalité.  

    Emmanuel Macron et les autres dirigeants occidentaux pourraient donc aller chercher ailleurs les remèdes à la baisse la natalité. Deux leviers semblent actionnables. Le premier consiste à lutter contre les facteurs environnementaux. Limiter l’usage des perturbateurs endocriniens de façon massive signifierait limiter, au moins à court terme, la productivité et la croissance des entreprises. Ce levier semble donc peu probable à ce stade.

    L’immigration pour relancer la natalité ?

    Reste un second levier, l’immigration. Vieille recommandation du FMI et de la plupart des institutions internationales et européennes, instrument privilégié de l’Allemagne ou de la France, c’est bien ce levier qui sera privilégié dans les prochaines décennies.  

    Si une majorité des peuples occidentaux est farouchement hostile à l’immigration massive (69% des Français sont opposés au recours à l’immigration pour relancer la natalité, selon un sondage), le chef de l’État et ses homologues préféreront certainement bafouer la volonté populaire sur ce plan. Le refus systématique d’un référendum sur l’immigration illustre bien ce mutisme des élites face aux peuples.  

    Le « réarmement démographique » que le président appelle de ses vœux sera surtout un grand réarmement pour l’immigration massive. Une fois de plus, le destin du peuple pourrait être scellé dans son dos et contre ses intérêts.

    Malheurs aux civilisations qui, comme Rome jadis, vont chercher ailleurs ce qu’elles ne savent plus faire ici.

  • Rituel chamanique au Forum économique mondial : Quel esprit règne à Davos ?

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    De Nicolás de Cárdenas sur ACI Prensa :

    Rituel chamanique au Forum économique mondial : Quel esprit règne à Davos ? demande un prêtre

    Par Nicolás de Cárdenas

    ACI Prensa Staff, Jan 18, 2024 / 18:00 pm

    Le père Jesús Silva Castignani, prêtre de l'archidiocèse de Madrid, en Espagne, s'est interrogé sur la spiritualité qui gouverne le Forum économique mondial qui tient actuellement sa réunion annuelle à Davos, en Suisse : "Quel est l'esprit qui gouverne Davos ?" a-t-il demandé dans un message publié le 17 janvier sur X.

    Dans le cadre d'une session plénière intitulée "Climat et nature : Une réponse systémique est nécessaire", la cheftaine Putanny Yawanawá de la tribu amazonienne Yawanawá, située dans la région d'Acre au nord-ouest du Brésil, a effectué un rite chamanique.

    Après avoir fait quelques invocations en se frottant les mains, la représentante des indigènes a soufflé sur la tête des participants, parmi lesquels se trouvaient la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, le PDG d'IKEA, Jesper Brodin, et le milliardaire André Hoffmann.

    Après avoir pris connaissance de l'événement, M. Silva a posé quatre questions sur les médias sociaux à propos de ce qui s'est passé : "a) Vous serait-il venu à l'esprit d'inviter un prêtre à prononcer une prière ? b) Savons-nous quels esprits la dame invoque ? c) Le christianisme est obscurantiste, mais les indigènes qui déchirent ne le sont pas ? d) Quel esprit gouverne Davos ?".

    L'hôte de l'événement a justifié la présence de la cheftaine Puttany en déclarant que "pour regarder vers l'avenir, nous devons regarder en arrière et voir quels étaient les souhaits de nos ancêtres".

    Avant de procéder au rite chamanique, Mme Puttany a déclaré que "nous pouvons joindre nos mains, unir nos cœurs, unir nos pensées dans la même direction, pour la guérison de la planète et la guérison spirituelle", tout en assurant que "lorsque nous unissons nos pensées et nos cœurs, notre mère la Terre nous écoutera".

    À la fin du rite, le chaman a encouragé les participants à joindre leurs mains et à les lever à l'unisson.

    Nicolás de Cárdenas est le correspondant d'ACI Prensa en Espagne depuis juillet 2022. Au cours de sa carrière de journaliste, il s'est spécialisé dans les sujets socio-religieux et a également travaillé pour des associations civiles locales et internationales.

  • Sénégal : les évêques catholiques refusent de bénir les couples homosexuels

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    Du site RTL Info :

    Les évêques catholiques du Sénégal refusent de bénir les couples homosexuels

    Les évêques catholiques du Sénégal ont dit leur refus de bénir des couples homosexuels, comme l'a récemment autorisé le Vatican sous conditions.

    Dans un document publié le 18 décembre et approuvé par le pape François, le dicastère (ministère) pour la Doctrine de la Foi a autorisé la bénédiction des couples "irréguliers" aux yeux de l'Eglise, incluant les couples remariés et les couples de même sexe, à condition qu'elle soit donnée en dehors des rituels liturgiques.

    "Dans le contexte actuel d'une légitimation ou légalisation progressive et insidieuse de l'homosexualité et d'autres déviations morales, nous, vos pasteurs, évêques du Sénégal, affirmons clairement que, dans nos diocèses, aucune forme de bénédiction liturgique ou extra-liturgique ne peut être administrée à deux personnes de même sexe qui en feraient la demande expresse en tant que couple", écrivent l'archevêque de Dakar et les évêques du Sénégal dans un communiqué daté de jeudi et transmis vendredi à l'AFP.

    L'homosexualité y est qualifiée de "déviation morale de notre temps". "Les déviations morales, de manière générale, et en particulier l'homosexualité en ses diverses expressions, sont considérées, dans l'Église, comme une abomination à l'encontre de la volonté de Dieu", disent les évêques, tout en soulignant la nécessaire "sollicitude de l'Église à l'égard de toute personne... quels que soient son choix et son orientation de vie".

    Une trentaine de pays d'Afrique, sur une cinquantaine au total, interdisent l'homosexualité, selon l'Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes (ILGA). Elle est punie très sévèrement dans certains d'entre eux.

    Au Sénégal, l'homosexualité est largement considérée comme une déviance. La loi y réprime d'un emprisonnement d'un à cinq ans les actes dits "contre nature avec un individu de son sexe".

    La communauté catholique du Sénégal vit dans une grande concorde avec la population musulmane ultra-majoritaire.

  • Dominus secus mare Galilǽæ (Introit grégorien du 3e dimanche du temps ordinaire)

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    Introit Introït
    Cf. Mc 1,16-17  
    Dominus secus mare Galilǽæ vidit duos fratres, Petrum et Andréam, et vocávit eos: Veníte post me: fáciam vos fíeri piscatóres hóminum. Ps Cæli enárrant glóriam Dei: et ópera mánum eius annúntiat firmaméntum. ℣. Gloria Patri. Le Seigneur le long de la mer de Galilée vit deux frères, Pierre et André, et les appela : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. Ps Les Cieux racontent la gloire de Dieu : et l'oeuvre de Ses mains annonce le firmament.

    L'entièreté des textes et des mélodies grégoriennes : https://app.societaslaudis.org/tabs/liturgia

  • Demeurons libres de toute attache afin d'être prêts à partir à chaque instant

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    3e dimanche du Temps Ordinaire

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ - homelies.fr (Archive 2006)

    Les trois lectures de la liturgie de ce jour sont traversées par une urgence : Jonas proclame que Ninive sera détruite si elle ne se convertit pas dans les plus brefs délais. Saint Paul rappelle aux chrétiens de Corinthe que « le temps est limité, car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer » ; en d’autres termes : demeurons libres de toute attache afin d’être prêts à partir à chaque instant. Le Psalmiste demande à Dieu de lui « enseigner ses voies, de lui faire connaître sa route, de lui montrer son chemin », témoignant par cette triple insistance qu’il n’attend qu’un signe pour prendre le départ. Le crescendo au fil des lectures culmine dans l’Evangile, aussi est-ce à partir de lui que nous approfondirons cette liturgie de la Parole.

    Chaque évangéliste a sa grâce propre, son charisme personnel au service de la rencontre avec le Seigneur. Saint Marc nous transmet le témoignage de l’apôtre Pierre, qui ne nous livre pas de grandes considérations théologiques, mais nous partage le choc existentiel de son cheminement avec celui qui allait devenir son Maître, en attendant qu’il le reconnaisse comme le Christ, puis comme son Sauveur et son Dieu. C’est à ce même itinéraire que nous sommes invités en tant que lecteurs ; aussi resterons-nous tout proches de la parole de l’Evangile, en demandant la grâce de pouvoir faire nous aussi cette même rencontre bouleversante qui change notre vie.

    Le Baptiste est arrêté ; il n’est pas prudent de rester en Judée : Jésus rentre dans sa Galilée natale. Il va centrer son activité sur les bords du lac de Génésareth, plus précisément sur la rive nord-ouest. C’est là, dans ce cadre paradisiaque, que commence l’histoire de notre salut. La Galilée des nations est le lieu privilégié de l’activité de Jésus ; il ne la quittera que pour vivre sa Passion à Jérusalem. Puis au matin de Pâques, c’est à nouveau dans cette région ouverte sur le monde, que le Ressuscité donnera rendez-vous à ses disciples (Mc 16, 7).  

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  • Quand le Fils de Dieu fait irruption dans le quotidien du monde (3e dimanche du temps ordinaire)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,1-4.4,14-21.

    Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
    d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole.
    C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi,
    afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus.
    Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
    Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.
    Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
    On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
    ‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
    annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’
    Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
    Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

    Aujourd’hui, Dieu dans notre vie

    homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 3e dimanche du temps ordinaire (C) (archive 2019)

    L’évangile d’aujourd’hui sonne comme un roulement de tambour. Le Fils de Dieu fait irruption dans le quotidien du monde. On va le reconnaître par ce qu’il apporte, et que les prophètes avaient vu de loin : il apporte l’extraordinaire révélation de l’amour de Dieu, il l’apporte « dans la puissance de l’Esprit Saint », et « sa renommée se répand » (Lc 4,14).

    Ce qu’il apporte est quelque chose de vraiment nouveau, dont il dit que cela s’accomplit « aujourd’hui ». C’est l’aube du salut, de la lumière, de la joie. Au long de la première alliance, Dieu avait déjà montré qu’il était de notre côté. Mais maintenant nous voyons plus clairement comment. Aujourd’hui nous voyons ; aujourd’hui nous sommes libres ; aujourd’hui Dieu nous enrichit (v.18). Nous voyons qu’il sera toujours avec nous, puisqu’il a pris notre vie humaine. Fini le temps des « on espère que Dieu nous aime », des « pourvu qu’il nous sauve de la mort ». Maintenant c’est clair : il nous aime, il va tout faire pour nous, et même le péché il va le surmonter pour qu’il ne nous jette plus loin du Père, la source de la vie.

    Je vous dit toutes ces belles choses, mais comment y adhérer ? Comment cet aujourd’hui que Jésus proclame devient-il aussi l’aujourd’hui de nos vies ? Comment est-ce que maintenant je peux vivre dans la lumière, quelles que soient les épreuves que j’ai à traverser ? La victoire du Christ devient concrète parce que nous sommes rassemblés pour la célébrer. Nous nous branchons sur elle en chantant la gloire de Dieu, en le suppliant ensemble, en contemplant le Christ qui se donne dans l’eucharistie. Par ces mouvements du cœur, l’action de Dieu peut prendre pied dans nos vies et ne pas rester des hauts faits du passé.

    Il y a encore cette constatation à faire : ce que Jésus annonce pour « aujourd’hui » ressemble tellement au cantique de Marie, au Magnificat qui chante que le Seigneur élève les humbles, comble de bien les affamés, vient en aide à son peuple. Marie est capable de voir l’œuvre de Dieu dans le quotidien de sa vie, et elle peut nous aider à cela aussi. La prière mariale, la prière du chapelet permet aussi à l’aujourd’hui de Dieu d’habiter notre aujourd’hui.

    Enfin, nous devons encore constater ceci : il y a eu quelqu’un pour nous raconter les paroles et les gestes du Christ, un évangéliste, saint Luc. Il affirme qu’il nous informe après une enquête sérieuse, qu’il nous livre quelque chose qui se veut fiable. En entendant cette affirmation de saint Luc, nous pouvons aussi goûter notre bonheur que cette transmission se soit continuée : c’est la grâce de l’Église.

    On peut adresser beaucoup de critiques à l’Église. De temps en temps nous voyons ses défauts, et beaucoup de médias ou d’opposants aiment à les souligner au fluo. Mais on oublie de souligner ses qualités. Et la principale, c’est que l’Église nous transmet le Christ avec sérieux, avec fiabilité. Elle nous le transmet vraiment parce qu’elle en vit. Une Église qui vit du Christ, qui se centre sur lui, qui le célèbre et l’écoute, une telle Église reste capable de transmettre le Christ d’une façon fiable. Quelqu’un qui veut connaître le Seigneur n’est pas obligé de se contenter de deviner à travers un vieux livre de 2000 ans qui le Christ avait pu être et ce qu’il a pu vouloir dire. Pour connaître le Christ, il peut venir au milieu de nous, regarder comment nous écoutons sa parole, comment nous prions, regarder la conférence de Saint-Vincent de Paul, la catéchèse, les visiteurs de malades, notre gestion de l’argent, notre façon de pardonner, etc. Cela exige des évêques et des prêtres d’être fidèles à transmettre ce qu’ils ont reçu plutôt que des modes de pensée qui s’inspirent du politiquement correct ou de ce qui est accessible sans la grâce. C’est un défi de toutes les époques, et spécialement de la nôtre.

    Heureux sommes-nous que la force de vie du Fils de Dieu nous soit encore accessible dans l’Église ! Une Église qui a des taches mais que le Christ purifie sans cesse. Par ses taches, je peux prétendre y avoir ma place, moi qui ne suis pas irréprochable. Par sa sainteté reçue du Christ je suis tiré en avant, poussé à espérer davantage.

  • Christianisme : Michel Onfray dialogue avec un moine de l’abbaye de Lagrasse

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  • L'Eglise a-t-elle toujours été en crise ? (Club des hommes en noir)

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    De l'Homme Nouveau :

    L’Église a-t-elle toujours été en crise ? C’est la question à laquelle tente de répondre le Club des Hommes en noir dans cette nouvelle émission. Pourquoi un tel sujet ? Si les crises ne manquent pas dans l’Église d’aujourd’hui et frappent nos imaginations et notre foi, n’est-ce pas, au fond, le cours habituel de la vie des catholiques. En effet, humainement les choses ont plutôt mal commencé, avec la mort violente du Christ sur la Croix, la trahison d’un des apôtres choisis en personne par Jésus, le conflit entre saint Pierre et saint Paul, la mort également violente des apôtres, les persécutions, les divisions et les guerres ensuite entre chrétiens. La liste pourrait être longue des conflits, des crises et des oppositions.

    Pour en parler Philippe Maxence reçoit au micro du Club des Hommes en noir l’abbé Claude Barthe, l’abbé Grégoire Célier, le Père Danziec et Jeanne Smits. Tous apportent un regard et une analyse que l’on ne trouve pas ailleurs, sans langue de buis et sans langue de bois.

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  • La réaction des évêques des Pays-Bas suite à Fiducia supplicans

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    Un langage clair dont nos évêques pourraient s'inspirer...

    Du site officiel de l'Eglise catholique aux Pays-Bas :

    Réaction des évêques néerlandais suite à Fiducia supplicans

    17 janvier 2024
     
    La déclaration du Dicastère pour la doctrine de la foi Fiducia supplicans du 18 décembre dernier, a souligné l'importance de l'accompagnement dans l'Église des personnes vivant une relation homosexuelle et des personnes divorcées retournant à la vie conjugale. Notre Église étant une Église accueillante, les évêques néerlandais, avec le Pape François, soulignent l'importance pastorale de la proximité et de l'accompagnement.

    La Conférence épiscopale note que le Dicastère pour la doctrine de la foi, dans sa déclaration Fiducia supplicans, soutient, conformément à la Sainte Écriture et à la Tradition de l'Église, que le mariage n'est possible qu'entre un homme et une femme et qu'il est indissoluble, et que les relations irrégulières, quelles qu'elles soient, rencontrent des objections morales intrinsèques.

    Les évêques néerlandais ne veulent refuser à personne le soutien et la force de Dieu. Il est possible de faire une prière pour des croyants individuels qui vivent une relation irrégulière. Ce que l'on demande dans la prière et la manière dont on prie sont importants. Dans le cas d'une personne vivant une relation irrégulière ou homosexuelle, le ministre ordonné peut dire une prière simple en dehors du contexte d'une célébration de mariage ou d'un service de prière. Dans cette prière, on peut demander à Dieu force et assistance sous l'invocation de son Esprit, afin que la personne puisse comprendre la volonté de Dieu dans sa vie et continuer à grandir.

    La formulation choisie indique clairement qu'il ne s'agit pas d'une bénédiction ou d'une confirmation d'une relation irrégulière et évite également toute confusion avec le mariage, qui, selon l'Église catholique, ne peut être célébré qu'entre un homme et une femme.

    La prière peut ainsi donner la force de s'approcher de Dieu et de vivre conformément à ses intentions concernant la création de l'homme et de la femme et le mariage.

    Lire également : Les évêques néerlandais réagissent avec prudence aux directives du Vatican en matière de bénédiction, à contre-courant de la tendance régionale

  • France : la Marche pour la Vie 2024 répond aux urgences de l'actualité

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Marche pour la vie 2024 : une mobilisation d’actualité

    19 JAN, 2024

    La Marche pour la vie aura lieu dimanche 21 janvier à Paris. « En 2024, notre combat sera encore et toujours d’actualité. Inscription de l’avortement dans la Constitution et légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté sont les deux menaces qui pèsent sur la vie humaine en France » explique Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie. « La pression des deux lois en préparation » pousse à la mobilisation.

    « L’inscription dans la Constitution est dangereuse »

    Le projet de loi visant à constitutionnaliser l’avortement a été examiné le 16 janvier en commission à l’Assemblée nationale (cf. IVG dans la Constitution : le projet de loi adopté en Commission à l’Assemblée nationale). Il sera discuté en séance publique le 24 janvier (cf. IVG dans la Constitution : le projet de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le 24 janvier). Le texte est ensuite attendu le 26 février au Sénat. Le Gouvernement espère réunir les parlementaires en Congrès le 5 mars pour adopter le texte quelques jours avant la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars (cf. Inscrire l’avortement dans la Constitution : une priorité en 2024 ?).

    ll y a eu 234 200 avortements en 2022  rappelle Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie (cf. France : 234 300 avortements en 2022). « Cette liberté fondamentale viendra nécessairement s’opposer à la liberté fondamentale de certains médecins à ne pas pratiquer l’IVG. C’est en cela que l’inscription dans la Constitution est dangereuse » alerte-elle (cf. « L’inscription de l’IVG dans la Constitution menace la liberté de conscience du personnel médical »).

    Opposée au texte, la Marche pour la vie propose de réaliser « une étude sur l’IVG (..) pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement ». Elle demande également la mise en place d’une politique familiale pour « combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques » (cf. « L’avortement est largement le résultat d’un ensemble de circonstances dont la société est en partie responsable »).

    Mobilisation pour le développement des soins palliatifs

    Autre réforme, celle de la fin de vie (cf. Fin de vie : « la volonté exprimée par le président de la République sera tenue »). Plusieurs fois reportée, la présentation du projet de loi devrait avoir lieu au mois de février, un an après la Convention citoyenne (cf. Fin de vie : La Convention citoyenne rend sa copie). Les contours principaux du texte laissent plus que « songeurs » (cf. Projet de loi sur la fin de vie : « le mépris affiché à l’égard de soignants désormais qualifiés de secouristes à l’envers »). Aliette Espieux s’indigne : « aujourd’hui, la première réponse du Gouvernement face aux souffrances d’un patient consisterait en une piqûre létale ».

    La Marche pour la vie appelle à la mobilisation pour le développement des soins palliatifs. « Aujourd’hui, 26 départements manquent encore de structures de soins palliatifs » dénonce la porte-parole du mouvement (cf. Fin de vie : Les soins palliatifs, « parent pauvre de la médecine »). « Des milliers de demandes de prises en charge sont refusées, faute de places. Il n’est pas normal également que nos personnes âgées soient seules. Le Gouvernement fait des lois à côté de la plaque » (cf. Fin de vie : « à vouloir légiférer de façon (pseudo) compassionnelle », on permet une « épouvantable aberration »).

  • Des milliers de militants anti-avortement se sont retrouvés vendredi sur le National Mall à Washington pour la 51e édition de la Marche pour la vie

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    De Jaclyn Diaz sur npr :

    Il fait froid et il neige à Washington, mais la Marche pour la vie continue - après la fin de l'arrêt Roe.

    19 janvier 2024

    Des milliers de militants anti-avortement se sont retrouvés vendredi sur le National Mall à Washington pour la 51e édition de la Marche pour la vie, le deuxième rassemblement de ce type depuis la fin de l'arrêt Roe v. Wade aux États-Unis.

    Les marcheurs, jeunes et moins jeunes, venus de tout le pays, ont bravé les températures négatives - environ 30 degrés Fahrenheit en début d'après-midi - et parfois de fortes chutes de neige pour porter des pancartes et des affiches faites à la main avec des slogans contre l'avortement sur un parcours qui les a conduits devant le Capitole et la Cour suprême des États-Unis.

    C'est là qu'en 2022, les juges ont annulé l'arrêt Roe v. Wade, mettant ainsi fin à la protection fédérale de l'accès à l'avortement. Alors que la Marche pour la vie de l'année dernière était plutôt un tour de victoire après cette décision, les organisateurs et les marcheurs se sont rendus à Washington cette année avec une attention renouvelée pour la suite de leur cause. Ceci alors que le pays est à quelques mois d'une élection présidentielle où les questions liées à l'avortement pèseront probablement lourd pour les électeurs.

    "Nous n'avons pas fini. Nous continuerons à marcher chaque mois de janvier au niveau national, ainsi que dans nos États, jusqu'à ce que les lois de notre pays reflètent la vérité fondamentale selon laquelle toute vie humaine est créée égale et mérite d'être protégée", a déclaré la présidente de la Marche pour la vie, Jeanne Mancini, lors d'un rassemblement avant que les marcheurs ne défilent dans le centre-ville de Washington.

    "Nous marcherons jusqu'à ce que l'avortement soit impensable", a déclaré Mme Mancini. Cette phrase a été souvent répétée par d'autres orateurs et manifestants.

    Les organisateurs de la manifestation et d'autres orateurs ont indiqué que cela signifiait qu'il fallait s'attacher à modifier les lois des États pour restreindre davantage l'accès à l'avortement.

    Lorsque l'arrêt Roe a été annulé, la décision concernant l'accès à l'avortement a été prise par les États respectifs. Depuis lors, plus d'une douzaine d'États ont adopté des interdictions totales ou quasi-totales de l'avortement. D'autres voient leurs politiques restrictives contestées devant les tribunaux.

    Des manifestants comme Kathy Johnston, qui s'est rendue à Washington depuis l'Ohio, pensent que la décision Dobbs n'est pas allée assez loin. "Mais je pense que nous étions tous conscients que cette décision allait simplement faire passer le problème du niveau national au niveau de l'État et que le combat n'était pas terminé", a-t-elle déclaré, ajoutant que la question de l'accès à l'avortement est désormais placée, à juste titre, au niveau de l'État.

    À la suite de l'annulation par la Cour suprême du droit constitutionnel à l'avortement, les défenseurs du droit à l'avortement ont déployé des efforts concertés pour soumettre la question directement aux électeurs par le biais d'initiatives électorales et d'autres mesures visant à inscrire des protections dans la législation des États.

    Des États comme l'Ohio ont soumis le droit à l'avortement à la décision des électeurs. Dans les cas où cela s'est produit, les partisans de l'avortement ont perdu. En novembre dernier, les électeurs de l'Ohio ont approuvé un amendement à la constitution de leur État visant à garantir le droit à l'avortement et d'autres droits génésiques.

    C'est pourquoi les militants anti-avortement se préparent encore à une "longue, très longue lutte" pour mettre fin à l'avortement, a déclaré Leszek Syski, un marcheur du Maryland qui participait à son 50e rassemblement de la Marche pour la vie. "En fin de compte, nous ne voulons pas seulement rendre l'avortement illégal", a-t-il déclaré. "Nous voulons rendre l'avortement impensable.

    D'autres participants à la Marche pour la vie, comme Julie Womer, originaire de l'Iowa, continuent de penser qu'une action du gouvernement fédéral visant à restreindre l'avortement de manière générale est l'avenir idéal pour les partisans de la lutte contre l'avortement comme elle. "Il serait formidable que la vie soit protégée au niveau national et que chaque État n'ait pas à se débrouiller seul", a déclaré M. Womer. "Mais je pense que dans l'immédiat, si les États sont en mesure de protéger la vie sur leur territoire, c'est aussi un grand pas en avant.

  • Un mois de Fiducia Supplicans : l'opposition ne faiblit pas

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Un mois de Fiducia Supplicans : l'opposition ne faiblit pas

    La critique du document qui a autorisé la bénédiction des couples de même sexe est considérée comme sans précédent par certains historiens de l'Église.

    18 janvier 2024

    Un mois après la publication par le Vatican de la Fiducia Supplicans autorisant la bénédiction des couples de même sexe, les réactions négatives que le document a déclenchées ne montrent aucun signe de diminution.

    Les critiques ont été si vives et si nombreuses que certains historiens affirment que jamais auparavant un document papal n'avait suscité autant d'opposition et de confusion, ce qui amène de nombreux observateurs à s'interroger sur la manière dont les retombées peuvent être résolues.

    "L'existence d'un contraste marqué entre les évêques et les cardinaux au sein de l'Église est désormais une réalité que l'on ne peut nier", a déclaré l'historien de l'Église Roberto de Mattei au Register. Le pape François, estime-t-il, "provoque une crise plus profonde que toutes les précédentes, non seulement en raison de l'ampleur de l'opposition, mais aussi parce qu'elle provient de ces 'périphéries' que le pape François a désignées comme l'expression authentique de l'Église."

    Approuvée par le pape François et publiée peu avant Noël, le 18 décembre, la déclaration autorise spécifiquement, pour la première fois, les bénédictions non liturgiques de couples de même sexe et d'autres personnes vivant des "relations irrégulières". Le Vatican a qualifié sa publication d'étape "innovante", élargissant la signification des bénédictions tout en restant "ferme" sur la "doctrine traditionnelle de l'Église sur le mariage". 

    Cette publication intervient deux ans seulement après que le Vatican, dans un document moins officiel appelé responsum ad dubium (réponse à une question), a clairement statué que l'Église n'avait pas le pouvoir de donner des bénédictions aux unions de personnes de même sexe. Bien que largement perçu comme un revirement par rapport à ce texte, le Vatican a tenté d'assurer aux fidèles que Fiducia Supplicans ne permettait pas la bénédiction d'unions, mais seulement celle d'individus engagés dans des relations homosexuelles ou irrégulières. 

    Le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi depuis septembre, a déclaré dans une préface à la déclaration que son document était une réaction de "charité fraternelle" envers ceux qui ne partageaient pas la "réponse négative" du responsum, publié par son prédécesseur, le cardinal Luis Ladaria Ferrer. 

    Mais presque immédiatement après sa publication, certains de ses partisans ont exagéré ses préceptes, tandis que ses opposants les ont fermement rejetés. Une poignée d'évêques, comme ceux de Madrid, de Dublin et le président de la conférence épiscopale autrichienne, ont obligé les prêtres à donner de telles bénédictions à tous ceux qui le demandaient ; d'autres, en particulier en Afrique, ont catégoriquement refusé de le faire. 

    La plupart des conférences épiscopales sont restées silencieuses, ont donné des réponses ambivalentes ou ont souligné ce qui était fidèle au magistère dans le document.

    La confusion qui règne au-delà de l'Église a été aggravée par les titres des grands médias qui ont applaudi la Fiducia Supplicans pour avoir autorisé les bénédictions de personnes de même sexe tout en omettant ses limites. Le document a également suscité l'opposition de non-catholiques, tels que le protestant évangélique Franklin Graham et le métropolite Hilarion de l'Église orthodoxe russe.

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