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BELGICATHO - Page 733

  • L’Église catholique de Chine : une Église d’État soumise aux ordres de l’Association patriotique et au Parti

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    Du Salon Beige (Michel Janva) :

    L’humiliation des catholiques en Chine se poursuit

    L’humiliation des catholiques en Chine se poursuit

    Le 23 juillet 1921 est la date de la fondation du Parti communiste chinois. L’événement s’est produit à Shanghai dans ce qui était autrefois la concession française. Cent ans après cette date, en 2021, les catholiques de Chine organiseront un colloque « en mémoire du centenaire de la fondation du Parti communiste chinois » et approfondiront leur compréhension des « événements émouvants de la période de la longue marche « , qui a jeté les bases de la victoire définitive de Mao Zedong sur Chiang Kai Shek.

    L’information est rapportée dans un article publié dans le magazine d’État catholique « L’Église en Chine », par un certain Hui Jing, citant une réunion préparatoire entre les évêques chinois et les dirigeants de l’Association patriotique, tenue début février.

    Le colloque et l’étude de la longue marche ne sont que quelques-uns des événements qui caractériseront le programme d’engagements ecclésiaux élaboré par le Conseil des évêques et l’AP pour cette année. L’article énumère «des cours de formation en collaboration avec l’Institut central du socialisme»; cours préparatoires à la réunion nationale de la « Conférence consultative politique du peuple chinois » (tenue en mars); la « construction de l’Association patriotique », et bien plus encore.

    Les catholiques sont d’abord tenus d’approfondir «les orientations du 19e Congrès national du Parti communiste chinois et de la 5e session plénière du 19e Congrès national», ainsi que d’assimiler «la pensée de Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère », renforçant« notre conscience de la nécessité de maintenir l’intégrité politique, de penser en termes généraux, de suivre le cœur de la direction et de rester en ligne avec la direction centrale du Parti ».

    2021 sera une période où l’Église catholique en Chine devra «assimiler» la vision d’une «Église d’État», soumise en tous points aux ordres de l’Association patriotique et à la vision du Parti. Et malgré l’accord provisoire entre la Chine et le Vatican, avec la soi-disant reconnaissance du Pape comme chef de l’Église, le principe de « l’Église indépendante et autonome » et de « gestion démocratique » est réaffirmé, ce qui signifie en fait la soumission des évêques à l’Association patriotique.

  • "Touche pas à mon culte" : une banderole suspendue sur les échafaudages du Palais de Justice de Bruxelles

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    Lu sur le site de la Libre :

    Une banderole "Touche pas à mon culte" suspendue sur les échafaudages du Palais de justice de Bruxelles

    L'action précède de quelques heures le Comité de concertation de ce vendredi.

    Ce vendredi matin, quelques heures avant une nouveau Comité de concertation qui doit statuer sur la prolongation ou non de mesures sanitaires, une banderole "Touche pas à mon culte" a été suspendue sur les échafaudages du Palais de justice de Bruxelles.

    Pour l’instant, l’action n’a été revendiquée par aucun des groupes qui ont organisé des manifestations (autorisées celles-là) ces dernières semaines, et deux pétitions qui ont recueilli plus de 10 000 signatures.

    Ce qui indigne ces croyants est le nombre des 15 personnes maximum autorisées à se tenir dans un édifice religieux, quelle que soit sa taille ou le nombre de ses pièces. Les manifestants, comme les évêques par la voie officielle, demandent donc à ce que cette jauge soit proportionnelle à la taille des édifices religieux, comme c’est le cas pour les magasins par exemple.

    Seront-ils entendus ce vendredi ? Ce n’est pas certain. À tel point que les chefs des cultes "demandent que les mesures soient revues pour le 25 mars", soit quelques jour avant la Pâque juive et la Pâques chrétienne, pouvait-on lire ce jeudi soir sur le site Cathobel.

    Sans que l’on puisse objectivement quantifier la gronde, cette attente fâche un nombre croissant de croyants de différentes confessions. Ils sont de plus en plus nombreux à témoigner auprès de La Libre de leur incompréhension devant cette mesure qu’ils jugent illogique face aux jauges permises dans les centres commerciaux notamment ; ils se disent également déçus "du peu de considération" avec laquelle le monde politique tiendrait la dimension spirituelle de leur vie.

  • La reprise des cultes : le 25 mars ou la semaine des quatre jeudis ?

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    De

    Cultes : une demande en attente

    Crédit photo : (C) basilique de Koekelberg

    Accueillir plus de pratiquants selon la taille de l’église: un leitmotiv pour le 25 mars?

    Toutes confessions confondues, des voix se font de plus en plus entendre dans la rue, sous forme de pétitions mais aussi dans les coulisses du ministère de la Justice qui est . Ceci afin d’assouplir la  de 15 personnes dans les lieux en fonction de leur taille. Les évêques confirment avoir adressé une lettre allant dans ce sens à leur ministre de tutelle et au Premier ministre.

    ll s’agit donc d’une nouvelle lettre, adressée par les chefs des différents cultes en vue des mesures qui seront présentées par le  comité de concertation de ce vendredi 26 février.  Ils demandent une fois de plus (voir Les cultes veulent plus de dialogue  et d’adaptation) de revoir la jauge de 15 personnes en fonction de la taille des édifices. Tommy Scholtes explique qu’ils rappellent d’abord que beaucoup de personnes vivent la situation actuelle comme une difficulté. « Tant les chefs de cultes que les pratiquants ont besoin de perspective », dit-il.

    Même s’il n’y a pas eu de communiqué officiel sur le sujet, les évêques ne restent pas les bras croisés. « Il y a des rencontres par zoom avec le ministre responsable des cultes, Vincent Van Quickenborne (MR). Nous essayons que tout le monde soit aligné même si ce n’est pas facile de parler d’une seule voix. Les chefs de cultes demandent en tout cas de pouvoir faire partie du débat. En ce qui concerne l’Eglise catholique, nous assurons une présence effective auprès du ministre; côté francophone, Mgr Harpigny veille à être présent. »

    Les chefs de culte demandent donc que les mesures soient revues pour le 25 mars. Leur souhait: en fonction de la taille des édifices, que les célébrations puissent accueillir jusqu’à cent personnes. La requête des évêques va donc dans le sens de la demande du mouvement « Libérez nos cultes », à savoir  « revenir à un protocole sanitaire plus juste » mais, précise Tommy Scholtes, « nous ne voulons pas apparaître comme ceux qui savent mieux que les autres. Nous voulons être solidaires et voir quels sont les assouplissements possibles. »

    Pourquoi le 25 mars? « Tout d’abord il est sans doute encore trop tôt pour envisager d’élever la jauge de 15 personnes et d’autre part c’est juste avant la Pâque juive et la fête de Pâques chrétienne ». Tommy Scholtes explique que, tant que chiffres ne sont pas franchement à la baisse, il n’est pas question de demander une exception. « Comparé aux secteurs de l’Horeca et culturel, nous avons la chance que les églises ne soient pas fermées; on peut célébrer mais avec peu de monde ».

    Les évêques et tous les chefs de culte espèrent donc être entendus et, bien sûr, que la situation sanitaire s’améliore.

  • Parce qu'elle est un devoir, l'objection de conscience est un droit fondamental

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    De Grégor Puppinck sur gènéthique.org :

    L’objection de conscience : un droit fondamental parce qu’elle est un devoir

    25 février 2021

    Quel avenir pour le droit à l’objection de conscience ? Auteur de l’ouvrage « Objection de conscience et droits de l’homme »[1], Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ), analyse et défend les modalités de ce droit.

    Gènéthique : Vous venez de publier un livre sur l’objection de conscience, pourquoi avoir écrit ce livre ?

    Grégor Puppinck : J’ai écrit ce livre pour clarifier ce qu’est l’objection de conscience afin de pouvoir mieux en définir le contenu, les critères, les limites, et ainsi mieux la défendre. C’est un sujet passionnant à la frontière du droit et de la morale.

    G : De quoi parle-t-on quand on parle d’objection de conscience ?

    GP : Il s’agit du refus exprimé par une personne d’accomplir un commandement d’une autorité légitime au motif que cette prescription est contraire à ses convictions. Il s’agit donc d’un refus d’agir contre ses convictions, par exemple d’un refus de tuer, de porter les armes, de sacrifier aux idoles, de confier ses enfants à l’école de la République ou à l’Eglise, de participer à des cours de religion, de se faire vacciner, etc. Il y a objection lorsque la conviction de l’objecteur est suffisamment ferme pour faire obligation de refuser d’accomplir l’acte prescrit. Il y a véritablement objection lorsque l’objecteur est prêt d’une certaine manière à se sacrifier pour rester fidèle aux prescriptions de sa conscience. Cela ne porte donc pas sur les simples opinions personnelles qui peuvent être changeantes.

    G : La loi peut-elle contraindre à agir contre sa conscience ?

    GP : En principe non, car la loi est censée indiquer ce qui est juste et bon ; elle a un rôle pédagogique, car elle aide chacun à reconnaître ce qui est juste et bon pour la société et à le désirer comme tel pour soi-même.

    Une loi juste ne peut pas heurter la conscience puisque l’objet de la conscience est de reconnaître la justice. La loi ne peut donc contraindre à agir contre la conscience qu’à partir du moment où elle se détache de la justice, c’est-à-dire lorsqu’elle devient purement positive, résultat d’un rapport de force politique.

    Le détachement du droit de la justice est observable en particulier dans la société libérale qui se définit par le fait que coexistent en son sein deux niveaux de moralité : un niveau social marqué par la tolérance mutuelle, et un niveau privé relevant de l’intimité. C’est ainsi que des députés hostiles à titre privé à l’avortement ont accepté de voter sa dépénalisation, au nom de la tolérance. Cette dualité morale est fréquente ; elle s’exprime chaque fois qu’une personne déclare ne pas vouloir d’une pratique pour elle-même, sans pour autant s’y opposer pour les autres. C’est ainsi que des pratiques, autrefois prohibées, ont été dépénalisées puis érigées en libertés.

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  • RDC : Luca Attanasio, un martyr de plus dans une liste déjà longue au pays des grands lacs

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    fb-img-1614007109815.jpgL’histoire bégaye dans l’Est du Congo depuis les lendemains anarchiques de l’indépendance bricolée, voici soixante ans, par un gouvernement belge irresponsable.

    L’ambassadeur italien Luca Attanasio (43 ans), assassiné ce 22 février 2021 sur la route de Goma à Rutshuru (à hauteur du Nyiragongo, en plein parc des Virunga) est un martyr de plus dans la liste impressionnante jalonnant l’histoire du Congo depuis 1960. Diplomate au grand cœur, il   était aussi un chrétien ami des pauvres, en Italie et au Congo, comme le relate ici Colette Braeckman sur son blog hébergé par le journal  bruxellois « Le Soir » :

    "Luca Attanasio, l’ambassadeur d’Italie tué lundi matin au nord de Goma, dans la zone du parc des Virunga alors qu’il allait visiter un centre de distribution de vivres dans une école gérés par le Programme alimentaire mondial, était plus qu’un diplomate, qu’un politique. Il a laissé au Congo le souvenir d’un homme de cœur et les témoignages commencent à se multiplier. Depuis son arrivée au Congo voici 5 ans, d’abord attaché d’ambassade puis ambassadeur, il s’était donné une double mission : représenter son pays comme diplomate européen mais aussi se montrer attentif aux pauvres, faire pour eux ce qu’il pouvait, à titre personnel et avec son épouse mère de ses trois enfants.

    Proche des sœurs des pauvres de Bergame, il multipliait les visites auprès des plus humbles des Congolais, les malades, les vieillards, les enfants des rues. On le vit à la mission de Tumikia, à Kikoti. Son épouse et lui se rendaient régulièrement dans le home de vieillards de Masina où ils préparaient de la nourriture et partageaient le repas des personnes âgées  A Kisangani, où les religieuses manquaient de courant, ce qui mettait en danger les couveuses et la banque de sang, le diplomate trouva bien vite la solution : son épouse et lui achetèrent un groupe électrogène de 100 KVA et la livraison se fit sans caméras ni communiqué de presse.

    A Kinshasa, il organisa à l‘hôtel Pullman une collecte de fonds pour soutenir des actions de bienfaisance et sa femme ouvrit dans la capitale un centre appelé « Mama Sophia » destiné à accueillir les enfants de la rue. C’est là qu’il découvrit une fillette, presque à l’agonie et l’emmena à l’hôpital du Cinquantenaire, couvrant tous les frais d’une opération coûteuse…

    Son engagement social était bien antérieur à sa nomination au Congo : proche de la communauté Sant Egidio, il avait monté des projets pour les personnes handicapées, pour les vieillards et en Italie, il avait reçu le Prix Nassiryia, récompensant les œuvres de paix mais jamais il ne se vantait de cette distinction.

    Il connaissait bien l’Est du Congo et compatissait avec les victimes de la guerre. A plusieurs reprises il avait visité l’hôpital de Panzi où il avait rencontré le Docteur Mukwege. La veille de sa mort, il se trouvait à Bukavu, et avait assisté à une messe en compagnie du père Franco, très connu dans la ville et rencontré Marie Masson, une religieuse belge qui avait longtemps dirigé le bureau des œuvres diocésaines et qui s’occupe actuellement d’une organisation qui prend soin des personnes âgées, Wawe Wetu. L’ambassadeur s’était aussi informé de la situation des ressortissants italiens vivant au Sud Kivu dont plusieurs prêtres et religieuses. Avec de tels contacts, le diplomate engagé aux côtés des pauvres et des victimes n’ignorait rien des souffrances subies depuis un quart de siècle par les populations de l’Est du Congo et c’est discrètement, trop discrètement sans doute, qu’il rendait visite aux plus démunis et en compagnie de son épouse, tentait de les aider. Lors de sa mission au Nord Kivu, il avait emprunté une route classée « jaune » et pour laquelle aucune autorisation particulière n’était nécessaire et il n’était pas homme à se faire escorter par des caméras et précéder par des jeeps chargées d’hommes armés jusqu’aux dents…

    A son retour en Italie, l’ambassadeur mort en héros des pauvres reçut un accueil ému. Quant aux Congolais, ils se souviendront d’un homme qui les aimait vraiment et qui, à force de fréquenter et d’écouter les plus humbles d’entre eux, en avait peut-être appris trop sur les secrets de la région…"

    Ref. Luca Attanasio était l’ami des pauvres, en Italie et au Congo

    JPSC

  • Cultes : les mesures sanitaires seront-elles modifiées ce vendredi ?

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    De Bosco d'Otreppe sur le site de La Libre (extrait) :

    (...) Ce vendredi, les mesures sanitaires seront-elles revues en la matière (pour les cultes) ? Nul ne le sait encore. "Les chefs des cultes reconnus ont adressé une nouvelle lettre au ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne" (Open VLD), précise Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique. "Nous pensons que notre proposition est raisonnable. Nous ne demandons pas un assouplissement des règles, mais le fait qu'elles soient plus cohérentes entre elles, et que nous puissions donc ouvrir nos portes en fonction de la taille des édifices, comme c'est le cas dans les grandes surfaces. Nous constatons aussi que les Belges souffrent des mesures, et nous sommes convaincus que s'ils sont soutenus, aussi spirituellement, ils pourront mieux les affronter et plus longuement les respecter."

    Lors des dernières entrevues avec les chefs des cultes reconnus, le ministre de la Justice n'a jamais donné suite à leurs demandes, "mais il a promis que dès que des mesures d'assouplissement seraient prévues, les cultes seraient parmi les premiers concernés", ajoute Tommy Scholtès. Une promesse qui ne permet pas encore de savoir quand la basilique de Koekelberg, les églises, mosquées ou synagogues du pays retrouveront plus de 15 pratiquants.

  • Demandez, on vous donnera

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    Évangile du jour (Mt 7, 7-12) (source)

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

    Méditation

    Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus nous enseigne un élément fondamental de notre foi, qui est l’un des objectifs du carême : la prière. Le Seigneur nous invite à poser un acte de foi difficile, parfois crucifiant. Il nous demande en effet de croire en l’efficacité de la prière. La prière engage tout notre être et s’alimente de toutes nos attentes. Elle n’est pas une méditation solitaire, une discipline oisive de l’ego perdu dans son vide intérieur, non, la prière est une relation personnelle et communautaire avec Dieu. Comme dans toute relation profonde, on y exprime sobrement son amour, sa gratitude, ses joies, ses regrets, ses peines, ses doutes, sa colère, ses demandes, ses désirs : la prière se tisse avec l’ensemble des fibres de notre cœur, c’est le langage des vivants, l’air pur de la vraie vie ! Pourquoi ne nous répond-il pas systématiquement selon notre mode humain ? Dieu est bon et sage… -Dieu est Dieu. Aussi agit-il de la manière la plus divine : il exauce toujours les prières de ses enfants, de manière mystérieuse, inattendue… sommes-nous bien disposés à écouter ses réponses ? Demain, dans la gloire du Royaume céleste nous comprendrons. Aujourd’hui, dans la lumière de la foi et animés par l’espérance, demandons, cherchons, frappons  !

  • La loi belge sur l’euthanasie est mauvaise sur le plan éthique, administratif et légal

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    L'article qui suit revient sur une étude déjà évoquée sur belgicatho; de Michael Cook traduit par Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    La loi d’euthanasie en Belgique est mauvaise, selon une étude scientifique

    .

    Sa portée ne cesse de s’élargir et les garde-fous sont défaillants.

    De temps à autre apparaît un article de bioéthique qui est un réquisitoire si puissant contre l’injustice qu’il donne la chair de poule à ses lecteurs. En 1949, Leo Alexander a publié Medical Science under Dictatorship dans le New England Journal of Medicine, à propos des atrocités commises par les médecins nazis. En 1966, Henry K. Beecher a publié Ethics and Clinical Research, aussi dans le New England, dont le titre assez neutre cachait un message virulent sur les catastrophes éthiques de la médecine américaine contemporaine.

    Euthanasia in Belgium: Shortcomings of the Law and Its Application and of the Monitoring of Practice (Euthanasie en Belgique : manquements de la loi et de son application ainsi que du suivi de sa pratique) vient d’être publié dans The Journal of Medicine and Philosophy. Ce texte ne sera pas aussi sensationnel que les articles historiques que je viens de mentionner, mais il peut soutenir la comparaison.

    Depuis 2002, les lois sur l’euthanasie en Belgique et aux Pays-Bas ont servi de modèle pour des réformes légales dans d’autres pays. Le Canada les a suivis. Le Portugal est sur le point de le faire. L’Espagne va dans la même direction. En Belgique, l’euthanasie prend à son compte 2,4 % de tous les décès, et beaucoup plus en Flandre.

    Les auteurs de l’article du Journal of Medicine and Philosophy affirment en substance que la loi belge sur l’euthanasie est mauvaise sur le plan éthique, administratif et légal. Sa portée ne cesse de s’élargir et les garde-fous sont défaillants. La commission chargée de contrôler le respect de la loi par les médecins est inefficiente, voire complice d’un agenda pro-euthanasie. Pour appuyer ces affirmations étonnantes, l’article se réfère non pas à des scandales rapportés dans les médias mais à des études académiques minutieuses des 20 dernières années et sur les rapports de la commission de contrôle elle-même.

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  • Belgique : les maisons de religieux exclues des priorités de vaccination contre la pandémie de coronavirus

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    Les Belges sont-ils tous égaux devant les normes sanitaires ministérielles et autres relatives à la pandémie de coronavirus ? Après le numerus clausus impraticable limitant à 15 le nombre de fidèles autorisés à prendre part ensemble à un acte du culte dans une église, quelle qu’en soit la dimension, les pouvoirs publics en Wallonie et à Bruxelles auraient, maintenant, exclu des priorités de vaccination les résidents des maisons de repos de congrégations catholiques constituées pour les religieuses et religieux âgés. Un article de Sarah Poucet publié par le site web « cathobel » ce 24 février 2021 :

    mains-agees-275x150.jpg« Les maisons de repos de congrégations catholiques, accueillant religieux et religieuses, ne sont pas comprises dans les premières phases des plans de vaccinations bruxellois et wallon, alors que les maisons de repos classiques le sont. Discrimination ? L’affaire sera bientôt discutée au Parlement wallon.

    La Maison Saint-Claude La Colombière, située à Bruxelles, accueille une quarantaine de jésuites âgés qui terminent leur vie dans une maison qu’ils partagent. Comme dans des maisons de repos ordinaires, les résidents bénéficient de soins infirmiers avec un personnel soignant, de cuisine et d’entretien. Pourtant, les résidents de cette maison ne sont pas encore vaccinés. Après s’être adressé à Iris Care, en charge de la vaccination à Bruxelles, les responsables de l’établissement ont reçu une réponse indiquant que le vaccin arriverait en février. Depuis, plus de nouvelles et aucun vaccin à l’horizon. Si la Colombière a décidé de ne pas s’inquiéter et d’attendre patiemment, ce n’est pas le cas de tous les lieux de séjour pour religieux et religieuses. En effet, ils sont tous écartés des premières phases des campagnes de vaccination (wallonne et bruxelloise) qui concernent les homes et les collectivités comme les maisons pour personnes handicapées.

    Le Coreb, la Conférence des Religieux et Religieuses en Belgique, a décidé de fédérer les inquiétudes des différentes congrégations. Elle a envoyé ce vendredi 19 février une lettre aux ministres de la santé, dont Franck Vandenbroucke (sp.a), demandant que ces 1750 religieux et religieuses tout comme le personnel soignant de ces établissements, soient reconnus comme personnes à risque. Elle demande de mettre fin à cette différence de traitement avec les homes traditionnels en procurant rapidement le vaccin aux médecins référents de chaque communauté.

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  • Témoignage : comment Marie s'est relevée d'un avortement

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    Du site de La Nef (mis en ligne le 18 février 2021):

    Avortement : comment je me suis relevée !

    J’ai fait tuer mon premier enfant. Voilà comment, quatorze années après cet avortement qui a bouleversé ma vie, je résume froidement la situation.

    Je m’appelle Marie, j’ai maintenant 34 ans et rares sont les jours qui passent sans que je ne revive cet horrible moment.

    J’avais vingt ans, j’étais étudiante et amoureuse de mon compagnon depuis 6 mois. Je suis tombée enceinte car ce désir était enfoui en moi. Mais je n’ai pas accepté la réalité. Sur mes carnets, j’écrivais : « il n’y a pas de vie en moi, seulement un amas de cellules. » Aujourd’hui, je ne comprends toujours pas comment j’ai pu penser et écrire une telle absurdité.

    Les formalités administratives se sont enchaînées très vite. À l’époque, quelques jours de réflexion m’ont été laissés, mais mon immaturité, mon ignorance des conséquences que cet avortement allait entraîner et le fait que je n’avais pas réussi à en parler à mes parents, n’ont fait que me précipiter vers cet acte irréversible.

    Toutes mes cellules se souviennent du comprimé à avaler avant l’opération. Mon corps n’oublie pas l’intrusion violente d’un outil, l’aspiration absurde de ce que j’avais de plus cher. Mon cœur s’est emballé si vite que j’ai poussé un cri strident : la peur de mourir me tenaillait. Mais ce n’est pas moi qui mourais.

    À la sortie de l’hôpital, des larmes coulèrent et un soulagement m’envahit. Je me disais que la tempête était passée. Mais c’était sans compter sur la mémoire de mon corps, et sur mon esprit qui chercherait le pardon, avec rage, pendant des années.

    Par la suite, cinq années s’écoulèrent dans l’insouciance de la jeunesse. Puis vient le jour où je tombais de nouveau enceinte, grossesse « socialement » désirée cette fois. J’avais 25 ans et j’étais toujours avec le même homme. La joie m’envahit quelques secondes puis elle laissa place à la peur. Une peur stressante, qui m’oppressait, serrait mon estomac. La nuit je cauchemardais en poursuivant quelqu’un avec un couteau que je finissais par tuer. Je me réveillai en sursaut, trempée de culpabilité. J’avais peur de cette vie qui grandissait en moi. Neuf semaines plus tard, emportée par une douloureuse couleur rouge, je perdais cette minuscule promesse : c’était comme si mon corps se souvenait. Mais de quoi ? Je ne comprenais pas. Pourquoi cette fausse couche ? Ma conscience fermait encore les yeux pour me préserver de la folie qui pourrait me submerger. Mais mon inconscient, lui, se souvenait.

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  • L'ouverture de l'Afrique à la liturgie traditionnelle : un témoignage passionnant venu du Kenya

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    Christus Regnat in Kenya

    Du site "Paix liturgique"

    L'AFRIQUE OUVERTE A LA LITURGIE TRADITIONNELLE

    UN TEMOIGNAGE PASSIONNANT VENU DU KENYA

    La Lettre de Paix liturgique (lettre 785 du 23 Février 2021)

    Nous avons eu l’occasion de le signaler à plusieurs reprises, et notamment dans notre Lettre 678, l’Afrique est un continent très prometteur pour le développement de la messe traditionnelle. « L’Afrique, disions-nous, est sans doute le continent le moins touché par le phénomène de la messe traditionnelle, bien que la liste des pays où elle est célébrée ne soit pas négligeable. [… Mais] les demandes, sinon importantes mais en tout cas nombreuses, laissent penser que d’ici 20 ans toute l’Afrique sera concernée par la liturgie traditionnelle. »

    Mais voici que nous avons eu la chance de rencontrer il y a quelques semaines le père Jean, un prêtre du Kenya qui termine sa thèse de Théologie en Europe et qui nous a étonnés par son amour et son enthousiasme envers la liturgie traditionnelle de l’Eglise latine. Nous lui avons demandé de nous parler de celle-ci qu’il a découvert il y a déjà plusieurs années et dont il a expérimenté la célébration auprès de fidèles de son pays. Il a eu plusieurs fois l’occasion de parler de celle-ci avec son évêque qui l’a encouragé à poursuivre dans cette voie tout en gardant une certaine prudence, d’où son anonymat, cette expérience n’étant pas du goût de tous parmi les prêtres du presbyterium local et au sein de la conférence épiscopale nationale

    Paix liturgique : Comment présenteriez-vous la liturgie traditionnelle ?

    Père Jean : Comme je vous l’ai dit lors de notre première rencontre elle est d’abord pour nous apaisante, presque au sens étymologique car elle génère chez nous la paix.

    L’usage du latin nous permet de repousser les permanentes rivalités linguistiques qui existent dans nos pays d’Afrique – pensez simplement que chez nous au Kenya il y a plus de 70 langues vivantes communément utilisés ! – de ce fait le choix d’une langue dans la liturgie est toujours perçu par les autres locuteurs comme une emprise des uns sur les autres et cela génère plus de conflits que vous pouvez imaginer.

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  • Les générations se suivent et se ressemblent...

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    L'Evangile du jour :

    Quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »

    Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas.

    Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits.

    Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

    Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.

    Matthieu 12,38-42; EAQ; évangile du jour