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Actualité - Page 1511

  • Machrek : les démocrates occidentaux perdent le Nord.

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    Un bon résumé sur le minisite d’Eric de Beukelaer, curé-doyen de Liège (rive  gauche) :

    « Les trois principes fondateurs, légitimant le caractère démocratique d’un régime politique ont pris corps sur les ruines de la seconde guerre mondiale – car ils sont l’exacte négation du projet nazi. Les « vrais » démocrates seraient donc ceux qui :  (1) Fondent la gouvernance sur des élections libres. (2) Pratiquent une saine laïcité politique, héritée des Lumières : la gouvernance de la cité se fondant sur des arguments de raison (appelée « loi naturelle » dans la tradition chrétienne) et non sur une révélation de type religieuse ou idéologique. (3) Respectent les droits de l’homme, dont le premier est l’inviolabilité de toute vie humaine. Durant la guerre froide, ces trois principes gardaient toute leur valeur référentielle, car le « bloc de l’Est » n’avait (1) ni élections libres (2) ni séparation entre l’idéologie marxiste et Etat (3) ni respect de l’inviolabilité de la personne. Eux étaient donc les « méchants » et nous, les « gentils ».

    Ce qui se passe aujourd’hui en Egypte et en Syrie brouille la donne et – chacun le sent bien – les démocrates sont déboussolés. S’ils « perdent le nord » en se divisant sur leurs allégeances et analyses, c’est parce que leurs repères traditionnels de légitimité s’effacent. Vous croyez à la vertu d’élections libres ? Alors, vous soutenez le régime Morsi en Egypte. Vous tenez à une saine laïcité politique ? Alors, c’est le coup de force des militaires qui est légitime.  Vous haïssez un régime qui bafoue les droits de l’homme ? Alors soutenez les rebelles en Syrie. Vous ne voulez pas d’un régime islamiste à Damas ? Alors, aidez Assad. Bref, il y a là de quoi perdre son latin. Sans oublier les éternels et sous-marins intérêts économiques. Le Qatar veut un passage pour son gaz vers la méditerranée, afin d’augmenter ses parts de marché avec l’Occident ? Il soutient les rebelles. La Russie veut garder la part du lion dans la vente de gaz en Europe ? Elle soutient Assad, afin de bloquer ce projet. Bien malin qui prend parti, en étant sûr de choisir le « bon » camp. Je distingue, pour l’instant, quatre tendances : 1. La ligne « empêchons un plus grand chaos » représentée par des personnalités comme Tony Blair : Soutien à l’armée Egyptienne à condition d’élections rapides et soutien à la rébellion syrienne, à condition d’exclure Al Qaida. 2. La ligne « évitons un nouveau bourbier irakien » représentée par une bonne part des opinions publiques occidentales : Attendons de voir en Egypte et laissons faire en Syrie. 3. La ligne « droit de l’hommiste » défendue par plusieurs personnalités du parlement européen – de tous bords politiques : Intervenons en Syrie et rappelons en Egypte que Morsi est légitime. 4. La ligne « pacifiste », que l’on retrouve chez certaines ONG et nombre de chefs religieux. Pas d’intervention armée, ni en Syrie, ni en Egypte.

    Ces positions diverses se croisent et se contredisent autant qu’elles se recoupent . D’où l’impression de cacophonie occidentale. Déboussolés dans leurs critères de jugements, les démocrates perdent le nord. Dur, dur pour les Occidentaux que nous sommes de se faire un jugement éclairé sur ce qui se passe en Orient, depuis les printemps arabes. »

     Ref. Quand les démocrates perdent le nord

     Les dogmes politiques de l’Occident "éclairé" ne correspondent pas à grand’chose, ni au Moyen-Orient ni dans la majeure partie du monde d’ailleurs. Reste alors à jeûner et à prier pour la concorde,  avec le pape François en la fête de la nativité de Marie (samedi 7 septembre) ou à faire de la « real-politique », avec les acteurs de ce jeu d’échec. JPSC

  • 7 septembre, jour de jeûne et de prière pour la paix

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    C'est ce que le pape a décrété dimanche (1er septembre) lors de l'Angelus :

    ...Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix. Voilà pourquoi j’ai décidé d’organiser pour toute l’Eglise, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté. Place St.Pierre le 7 septembre, de 19 à 24 h, nous nous réunirons en prière et dans un es prit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour le peuple syrien et pour toutes les situations de conflit et de violence en cours dans le monde. L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix. Je demande à toutes les Eglises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention. A Marie, demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Mère, qu’elle nous aide à retrouver la paix. Nous sommes tous ses enfants. Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix. Marie, Reine de la paix, prie pour nous".

  • Saint-Siège . Pietro Parolin secrétaire d’État : le changement, c’est maintenant ?

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    Un commentaire du « vaticaniste » Vini Ganimara, publié sur le sire « Riposte Catholique » (extraits) :

    « Six mois après son élection, le pape François vient de poser le premier acte significatif de son pontificat en faisant de Pietro Parolin, 58 ans, nonce au Venezuela, son secrétaire d’État (…).

    Pietro Parolin était  au cœur du système curial lorsque Benoît XVI fut élevé au souverain pontificat en 2005. Il était un des meilleurs éléments du point de vue des compétences de « l’écurie Sodano », qui l’avait placé à ce poste de sous-secrétaire pour les États.

    La secrétairerie d’État de Benoît XVI se configura alors comme ceci : le cardinal Bertone devint secrétaire d’État à la place du cardinal Sodano ; le substitut pour les Affaires générales était Mgr Filoni, qui remplaçait Mgr Sandri, aidé d’un assesseur Mgr Caccia ; le substitut pour les Rapports avec les États devint Mgr Mamberti, qui remplaçait Mgr Lajolo, aidé d’un sous-secrétaire, Mgr Parolin. Dans la Curie Bertone, Parolin se plaça, avec beaucoup de doigté, dans la ligne de Mgr Fernando Filoni, avec notamment Mgr Caccia, Mgr Carlo Viganò, Mgr Paolo Sardi, Mgr Polvani, qui tous freinaient des quatre fers tout ce qui semblait aller vers une « restauration » trop prononcée.

    Mais en 2009, les amis de Mgr Filoni sont promus… et écartés de la secrétairerie d’État : Mgr Parolin est nommé nonce au Venezuela ; Mgr Carlo Viganò est nommé au secrétariat du Gouvernement de l’État de la Cité du Vatican (il devra ensuite laisser sa place à Mgr Sciacca, de très mauvais gré, comme la première vague de « révélations » de documents personnels de Benoît XVI l’a fait connaître) ; Mgr Paolo Sardi, atteint par l’âge de la retraite (et qui a été souvent entendu par les enquêteurs sur lesdites « révélations »), est devenu patron de l’Ordre Souverain de Malte, poste qui lui fit revêtir la pourpre en 2010. Fernando Filoni lui-même quitta la secrétairerie d’État pour devenir préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples en 2011, et cardinal en 2012. 

    2013 : nouveau retour de balancier avec l’élection du pape François. Tous les observateurs pensaient qu’elle amènerait immanquablement la réapparition d’« opposants ». Mais lesquels ?

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  • Le pape lance un vibrant appel à la paix

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    Ce dimanche 1er septembre, lors de l'Angelus, le pape a prononcé ces paroles :

    Paroles du pape François lors de l'angélus

    Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd’hui l’interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante : c’est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.

    Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu’il y a sur notre terre, mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s’annoncent.

    J’adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l’usage des armes dans ce pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons-y : que d’enfants ne pourront pas voir la lumière de l’avenir ! Avec une fermeté particulière je condamne l’usage des armes chimiques ! Je vous dis que j’ai encore imprimées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l’histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n’est jamais l’usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !

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  • Acharnement antichrétien en République Centrafricaine

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    (Fides.org) - Une délégation du Diocèse de Bouar s’est rendue à Bohong – à 80 Km de Bouar, dans l’ouest du pays – localité que, Dimanche 18 août, les prêtres et les religieuses des Sœurs de la Charité avaient été contraints d’abandonner .

    Selon un communiqué envoyé à l’Agence Fides, avant d’arriver à Bouar, la délégation a rejoint Forte, un village se trouvant sur la trajet où, face à l’église des baptistes, elle a rencontré un groupe d’une cinquantaine de personnes réunies pour effectuer le recensement des évacués rentrés de la forêt et des maisons incendiées qui sont au total 206.« En traversant le village de Forte, en silence, nous avons regardé ces maisons et pensé à la souffrance des personnes qui, pendant la saison de pluie doivent se cacher dans la brousse, de retour au village ne trouvent que des scènes de désolation » indique le communiqué.

    « Le désastre commence à l’entrée de Bohong – continue le communiqué. Là, aucune maison en paille appartenant aux habitants non musulmans appelés « Gbaya » n’a été épargnée par les militaires de la Séléka, venus de l’extérieur. Sur toute l’étendue de la ville on assiste aux mêmes scènes : les maisons sans toiture, les mures noircis et vides. Plus de bruit, plus de mots, plus de joie… ».Dans le village de Bohong, la délégation a pu constater que, dans la Paroisse Sainte Jeanne Antide de Thouret, « le tabernacle et l’autel en bon état, aucun dégât. Par contre, dans la sacristie tous les objets du culte, les livres liturgiques… par terre ». « Dans la maison des Sœurs, la chapelle profanée : le tabernacle ouvert de force, les Hosties consacrées jetées par terre… ».

    Parmi les édifices saccagés, se trouvent l’école catholique, le dispensaire et le collège féminin. Un groupe de fidèles courageux monte la garde afin d’empêcher de nouvelles profanations des structures restantes de l’Eglise.Les autres confessions chrétiennes ont subi des dommages similaires. Le communiqué se conclut cependant sur une note d’espérance : « La Plate-forme Religieuse mise en place à Bouar en juillet dernier, travaillera aussi pour la réconciliation et la paix entre les différentes confessions religieuses présentes à Bohong et dans les villages voisins ».

  • Le problème n'est pas le manque de prêtres mais leur manque de zèle

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    Ce qui vaut aux Philippines n'est pas hors de saison ailleurs...

    (Source) Avec des accents que l’on aurait pu croire sortis de la bouche du pape François, le futur président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines s’en est pris avec vivacité au « manque de zèle » du clergé philippin, dénonçant chez les prêtres une tendance à se transformer en « pasteurs du statu quo » et les appelant à « sortir » de leurs sacristies pour « secouer la société ».

    Vice-président de la Conférence épiscopale depuis 2011, Mgr Socrates B. Villegas est l’archevêque de Lingayen-Dagupan, diocèse de la côte ouest de Luzon, depuis 2009. Au 1er décembre prochain, il prendra la tête de l’épiscopat philippin, mais, dans une lettre rendue publique aujourd’hui et datée du 31 août, jour du douzième anniversaire de son ordination épiscopale, c’est à ses prêtres qu’il s’adresse. Commentant la crise que traverse en ce moment le pays avec le scandale du système du « pork barrel » (détournements des fonds publics par les élus du Congrès philippin), Mgr Villegas s’interroge sur les remises en cause que ce scandale devrait provoquer non seulement dans la société mais aussi dans l’Eglise elle-même, et en particulier les ministres du culte.

    « Nous, les prêtres, écrit-il, avons failli dans notre mission consistant à mener notre peuple à imiter le Christ. La prière qui ne s’accompagne pas d’une conversion morale n’est qu’une cloche qui sonne faux. Le credo qui ne va pas de pair avec une bonne conduite morale n’est que sécheresse et mort. Ce n’est pas la fumée de l’encens qui nous mènera au Ciel. Ce n’est pas la lecture des livres de prière qui nous fera devenir saints. Ce n’est pas l’éclat de nos chandeliers qui nous rendra meilleurs. Ce à quoi nous devons aspirer, c’est l’imitation du Christ. La finalité dans l’Eglise, c’est l’intimité avec le Christ et l’imitation du Christ. ».

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  • Ecole à la maison : NEIN !

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    Sur le blog de J. Smits :

    Ecole à la maison : quatre enfants enlevés de force à leurs parents en Allemagne

    Jeudi matin, 8 heures. La famille Wunderlich, Dirk et Petra et leurs quatre enfants, entame sa journée d’école à la maison. Tout semble calme autour de leur maison dans les environs de Darmstadt. Mais soudain, la sonnette retentit. A travers la fenêtre, le père de famille voit une véritable armée qui investit la paisible demeure. Une vingtaine de personnes : travailleurs sociaux, officiers de police et même des agents spéciaux armés. A travers la porte, on lui signifie qu’on veut lui parler. Dirk essaie de poser une question, mais en quelques secondes trois policiers approchent avec un engin pour défoncer la porte. Il obtempère.

    Brusquement, Dirk Wunderlich est poussé dans un fauteuil et immobilisé. Les forces de l’ordre sont là pour embarquer les enfants. Le tort, le seul tort des Wunderlich ? Celui de vouloir faire l’école à la maison : c’est interdit en Allemagne (comme au temps des Nazis) et même la Cour européenne des droits de l’homme – surtout elle – reconnaît le droit des Etats signataires de la Convention d’organiser comme ils l’entendent l’obligation d’instruction, pour assurer l’intégration au sein de la communauté et la mixité sociale de tous les enfants.

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  • Roberto de Mattei : « Sint ut sunt aut non sint »…

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    Lu sur le site « Riposte Catholique » (extraits) :

    En relation avec la douloureuse question des Franciscains de l’Immaculée (voir ici : Liturgie de la messe : François en contradiction avec Benoît XVI ?), le professeur Robert de Mattei va faire paraître dans la prochaine livraison de l’édition en français du mensuel Correspondance Européenne (10 septembre), un remarquable texte de controverse. Très hardi et très intéressant… Nous avons obtenu de l’éditeur, que nous remercions, la permission de le reproduire ici en avant-première… Bonne lecture ! À noter que la traduction en français de l’ouvrage fondamental du professeur de Mattei,Vatican II. Une histoire à écrire, vient de paraître aux Éditions Muller. Une formidable contribution d’un grand historien de l’Église à notre compréhension du dernier en date des conciles œcuméniques (…) :

    « Un pape franciscain, Clément XIV, supprima les Jésuites en 1773. Le Pape jésuite François sera-t-il celui qui supprimera ou, pire encore, “réformera”, un Institut franciscain en 2013 ? Les Franciscains de l’Immaculée n’ont pas le passé glorieux des Jésuites mais leur cas présente quelque analogie avec celui de la Compagnie de saint Ignace et représente surtout une expression symptomatique de la profonde crise dans laquelle se débat aujourd’hui l’Église catholique... 

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  • Le nouveau gouvernement de l'Eglise : jeune et dans la ligne du pape émérite

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    MONSEOR-PIETRO-PAROLIN.jpgLe pape a donc nommé Mgr Parolin secrétaire d'Etat. Les informations qui suivent ont été publiées par Zenit :

    Mgr Pietro Parolin, archevêque italien de 58 ans, est choisi ce samedi 31 août par le pape François comme son secrétaire d'Etat: un poste cardinalice.

    Longtemps au service de la secrétairerie d'Etat dont il connaît donc bien les rouages, Mgr Parolin était nonce au Venezuela depuis 2009.

    Né en 1955, il a été ordonné prêtre en 1980 pour le diocèse de Vicence (Nord de l'Italie). Spécialiste en droit canon, il est entré au service de la diplomatie du Saint-Siège en 1986, et il a été en poste au Nigeria et au Mexique. De 2002 à 2009, l’archevêque a été sous-secrétaire de la section de la secrétairerie d’Etat pour les Relations avec les Etats, autrement dit le « ministère des Affaires étrangères » du Saint-Siège. Il a, à ce titre, effectué notamment des voyages réguliers au Vietnam. Il a également été envoyé de Benoît XVI à la conférence internationale d’Annapolis, aux Etats-Unis, pour la paix en Terre Sainte, en 2007.

    A l'annonce officielle de sa nomination comme secrétaire d'Etat, Mgr Pietro Parolin, a publié, en italien, cette déclaration, ce 31 août, depuis Caracas, où il était nonce depuis 2009.

    Mgr Parolin remercie le pape François, le pape émérite Benoît XVI qui l'avait ordonné évêque le 12 septembre 2009, le cardinal Bertone, auquel il succède et avec qui il a collaboré, et ses anciens collègues. Il salue sa famille, son diocèse d'origine, Vicence, les pays où il a servi l'Eglise (Nigeria, Mexique, Venezuela). Il demande leur prière à tous les catholiques. Il redit son dévouement au Successeur de Pierre, et sa disponibilité au service du Christ et de l'Eglise, et sa confiance dans le Christ crucifié.

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  • Stupidité journalistique

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    Papal.jpgSur son site, RTL titre : "Le pape se "glisse" sur une photo de profil Facebook les joues collées à un groupe d'ados". Les termes de ce titre ont beau être idiots, ils ne sont pas innocents pour autant.

    Ce titre stupide désigne une photo qu'ont prise des adolescents présents à une rencontre avec le pape et qui l'ont photographié parmi eux avec leur smartphone brandi à bout de bras ("selfie"). Et cela suffit à faire un buzz. Il en faut peu...

    Un autre exemple de platitude journalistique ? Sur l'avenir.net : un article intitulé "Wavre : caresses royales pour les fesses du Maca" et qui vous explique que, lors de la Joyeuse Entrée du nouveau couple royal à Wavre, "le plus gâté, ce sera peut-être bien le Maca qui aura droit à des caresses royales sur les fesses quand les souverains quitteront l’hôtel de ville avant de plonger dans la foule…" Finesse, élégance et journalisme font décidément bien mauvais ménage.

  • Saint-Siège : nomination au poste de Secrétaire d’Etat (mise à jour)

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    Sur le site web de « La Vie », ce matin (extraits) :

    Depuis l’élection du pape François, la question était dans toutes les têtes : qui serait l’homme qu’il choisirait comme secrétaire d’Etat, pour succéder au cardinal Tarcisio Bertone, âgé de 78 ans, nommé en 2006 par Benoît XVI ? Selon les spéculations de la presse italienne, le pape aurait choisi Mgr Pietro Parolin, actuellement nonce apostolique au Vénézuela. L’autre nom qui circule est celui du cardinal Giuseppe Bertello, président du Gouvernorat de l’Etat du Vatican. (Information confirmée à l'heure qu'il esthttp://www.zenit.org/fr/articles/un-italien-de-58-ans-mgr-pietro-parolin-nomme-secretaire-d-etat)

    La nomination devrait être rendue officielle le samedi 31 août, pour une prise de fonction à l'automne.

    Si Mgr Pietro Parolin était bien la personnalité retenue, le nouveau bras droit (l’équivalent d’un premier ministre) marquerait non seulement un fort rajeunissement - il a 20 ans de moins que le secrétaire d’Etat sortant - mais aussi le retour à la tradition vaticane de nommer un homme issu de la filière diplomatique de l’Eglise. Parolin est d’un fort calibre. Il incarne cette race d’ecclésiastiques capables d’être aussi bien des hommes de dossier que de terrain.(…)

    Né en 1955 dans la région de Vicence, Pietro Parolin a acquis son expérience aussi bien à l’étranger qu’à Rome, à la Secrétairerie d’Etat où il fut sous-secrétaire de la “deuxième section” de celle-ci, chargée de la relation avec les Etats, de 2002 à 2009. Un poste clé où il fut très impliqué sur certains dossiers épineux, comme les relations du Vatican avec le Vietnam, Israël, mais aussi la Chine. Il pilota notamment l’élaboration de la lettre de Benoît XVI aux catholiques chinois, à l’été 2007, se rendant à deux reprises à Pékin. Ce n’est pas un hasard qu’il ait été envoyé, cette mission achevée, pour être l’ambassadeur du pape à Caracas, un poste redoutable à l’époque où le président Chavez était au faîte de sa puissance, afin de gérer les relations orageuses de ce dernier avec l’Eglise catholique.

    L’autre profil, est aussi un diplomate de longue date. Le cardinal italien Giuseppe Bertello est depuis deux ans le président du Gouvernorat et de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican, où il gère les aspects exécutifs et législatifs. Il bénéficie de la confiance du Pape François qui l'a nommé en avril dernier, membre d'un conseil de 8 sages cardinaux recrutés pour plancher sur les réformes à apporter dans l'Eglise. Entré dans les services diplomatiques du Saint-Siège il y a 42 ans, il était nonce apostolique au Rwanda pendant le génocide. A l'époque, il avait dû bénéficier plusieurs fois de la protection des casques bleus qui lui avaient conseillé de quitter le pays mais jamais il n'avait abandonné son poste. Observateur permanent auprès de l'ONU à Genève, il a été nonce au Mexique sous Jean-Paul II puis en Italie et à Saint-Marin sous Benoît XVI après être passé par des postes "sensibles" : tête de la délégation d'observateurs à la Conférence des pays non alignés à Pyongyang en 1987, nonce au Ghana, au Togo et au Bénin. Originaire de la province de Turin, il est né en 1942 à Foglizzo, comme l'actuel secrétaire d'Etat, le cardinal Bertone, dont il est proche. Apprécié des pro-Sodano et des pro-Bertone, c'est un homme de consensus.

    Réf: Le pape François va choisir son nouveau secrétaire d'Etat 

    A vrai dire, quel qu'il soit, la personnalité du nouveau pape s'imposera à lui comme l'ombre omniprésente du Commandeur dans l'opéra Don Giovanni de Mozart. JPSC

  • François : le pouvoir civil trouve sa limite face à la loi de Dieu

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    (Zenit.orgLe XIIIe Symposium interchrétien est en cours à Milan, du 28 au 30 août 2013, sur le thème "La vie des chrétiens et le pouvoir civil. Questions historiques et perspectives actuelles en Orient et Occident". L’évènement est organisé  par l’Institut franciscain de spiritualité de l’Université pontificale Antonianum et le département de théologie de la Faculté théologique orthodoxe de l’Université Aristoteles de Salonique, avec la collaboration de l’Université catholique du Sacré-Coeur.

    Pour l’occasion, le pape François a fait parvenir un message au cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

    Message du pape François

    Au vénéré frère Monsieur le cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens

    C’est avec une joie particulière que j’ai appris l’initiative des Symposiums interchrétiens, organisés tous les deux ans par l'Institut Franciscain de spiritualité de l’Université Antonianum et du département de théologie de la Faculté théologique orthodoxe de l’Université Aristoteles de Salonique, dans le but d’approfondir la connaissance des traditions théologiques et spirituelles d’Orient et d’Occident et de cultiver des relations fraternelles d’amitié et d’étude entre les membres des deux institutions académiques.

    Je désire par conséquent adresser mon salut cordial aux organisateurs, aux rapporteurs et à tous les participants de la XIIIe édition de cette initiative méritoire, qui se déroule cette année à Milan, avec la collaboration de l'Université catholique du Sacré-Coeur, sur le thème "La vie des chrétiens et le pouvoir civil. Questions historiques et perspectives actuelles en Orient et Occident". Un tel sujet s’insère bien dans le cadre des multiples initiatives qui entendent commémorer le XVIIe centenaire de la promulgation de l'Edit constantinien, initiatives qui à Milan ont eu des moments de relief particulier, parmi lesquels la visite du patriarche œcuménique Bartholomaios Ier à l’Eglise ambrosienne et à la ville.

    La décision historique, avec laquelle était décrétée la liberté religieuse pour les chrétiens, ouvrit de nouvelles routes à la diffusion de l’Evangile et contribua de façon déterminante à la naissance de la civilisation européenne. La mémoire de cet évènement offre l'opportunité, pour le présent Symposium, de réfléchir sur l’évolution des modalités avec lesquelles le monde chrétien s’est mis en relation avec la société civile et avec l'autorité qui la définit. De telles modalités se sont développées tout le long de l’histoire dans des contextes assez différents, en connaissant des différences significatives en Orient et en Occident. Dans le même temps, elles ont conservé certains traits fondamentaux communs, dont la conviction que le pouvoir civil trouve sa limite face à la loi de Dieu, la revendication du juste espace d’autonomie pour la conscience, la conviction que l'autorité ecclésiastique et le pouvoir civil sont appelés à collaborer pour le bien intégral de la communauté humaine.

    En souhaitant que les travaux du Symposium portent des fruits abondants pour le progrès de la recherche historique et de la connaissance réciproque entre les diverses traditions, j’assure de mon souvenir dans la prière et de tout cœur j’invoque la Bénédiction Apostolique sur ceux qui ont contribué à l'organisation du Congrès et sur ceux qui y prennent part.

    Du Vatican, 19 août 2013

    FRANÇOIS

    Traduction de Zenit, Anne Kurian