Suffit-il d’aimer ? Existe-t-il un désir « naturel » de Dieu ? A la veille de cette « année de la foi » et du synode romain sur la « nouvelle » évangélisation, l’abbé Guillaume de Tanoüarn s’interroge sur le lien entre la foi et la charité, la connaissance et l’amour (extraits)
(…) Expertus potest credere quid sit Jesum diligere. "Seul celui qui en fait une expérience peut CROIRE ce que c'est qu'AIMER Dieu". Et plus précisément : ce que c'est qu'aimer Jésus fils de Dieu dit ici l'hymne du Saint Nom de Jésus. Si nous ne croyons pas, nous n'aimerons pas, nous ne pourrons jamais donner à l'amour toute son ampleur, vraiment surnaturelle et divine.
On a trop souvent cru que le désir de Dieu était seulement une question d'amour. On a répété, après Gilbert Cesbron, dans le grand b... mental des années Soixante : "Il suffit d'aimer". On voulait dire par là : l'amour n'a pas besoin de cette béquille qu'est l'intellect. L'amour va immédiatement à son objet. Il suffit à tout. Le compositeur du Jesu dulcis memoria nous montre bien que sur la terre au moins, on n'en a jamais fini avec la foi, ce mode de connaissance supérieur, qui seul permet l'amour. Expertus potest credere...