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Actualité - Page 188

  • Don d’organes : une procédure qui soulève des questions éthiques et juridiques très importantes

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Don d’organes : la définition de la mort remise en question ?

    11 juillet 2024

    Une procédure de prélèvement d’organes, la perfusion régionale normothermique (NRP) [1], qualifiée de « révolutionnaire » par le Dr. Marty Sellers, membre du Tennessee Donor Services, a engendré un débat éthique sur la définition de la mort (cf. La « ressuscitation partielle », un nouveau protocole de prélèvement d’organes). Même si, selon certains scientifiques, la NRP pourrait contribuer à améliorer la pénurie chronique d’organes, « cette procédure soulève des questions éthiques et juridiques très importantes », affirme Alexander Capron, bioéthicien et avocat à l’université de Californie du Sud. L’American Journal of Bioethics a consacré un article récent à cette controverse [2].

    Améliorer l’état des organes

    La méthode « permet de compenser le manque d’oxygène que subissent les organes pendant le processus de mort » en connectant une pompe externe spéciale au cœur du patient déclaré mort, ou sur une autre partie de son corps, afin de rétablir la circulation sanguine, et parfois même les battements du cœur. Cette technique permet de maintenir l’alimentation des organes en sang riche en oxygène.

    « Ainsi, lorsque nous les mettons sur de la glace pour les transporter vers le centre receveur, les organes sont plus sains et, par conséquent, lorsqu’ils arrivent chez le receveur, ils fonctionnent mieux, immédiatement et à long terme », explique le Dr Sellers.

    Le débat éthique sur la mort

    Une personne est déclarée morte soit quand elle est considérée en état de « mort cérébrale » lorsqu’elle a subi une lésion cérébrale « totale et irréversible », suite à un accident vasculaire cérébral (AVC) par exemple, soit quand les battements de son cœur et sa circulation ont cessé de façon permanente [3].

    Avant de mettre en place une NRP, le patient doit avoir cessé de respirer pendant 5 minutes consécutives. Afin d’empêcher que le flux sanguin alimente le cerveau, les médecins clampent les vaisseaux, y compris les artères cérébrales. L’oxygénation via la pompe externe est alors initiée, et le flux sanguin est rétabli soit vers les organes abdominaux (NRP-a), soit vers les organes thoraciques et abdominaux (NRP-TA) permettant le « battement spontané » du cœur. Or, la Uniform Determination of Death Act (UDDA) exige que les patients déclarés morts présentent un arrêt irréversible de la fonction cardio-pulmonaire ou une perte de la fonction cérébrale. En outre la Dead Donor Rule interdit le prélèvement d’organes nécessaires à la vie des patients jusqu’à leur décès.

    Certains affirment que la circulation du cerveau étant coupée il ne s’agit pas d’une vraie réanimation, mais « simplement » d’une perfusion. Or, cela voudrait alors dire que c’est l’acte de couper la circulation vers le cerveau qui est la cause du décès.

    Un autre problème soulevé concerne les relations avec la famille du donneur. En effet, les « détails techniques » du prélèvement d’organes ainsi réalisé ne sont pas partagés à la famille.

    Selon l’Association of Organ Procurement Organizations, environ la moitié des 56 organisations d’approvisionnement en organes des Etats-Unis ont déjà commencé à utiliser la NRP. D’autres prévoient de le faire bientôt.

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    [1] Pour normothermic regional perfusion en anglais

    [2] Magnus, D. (2024). Resuscitating the Dead: NRP and Language. The American Journal of Bioethics 24 (6), 1–3. https://doi.org/10.1080/15265161.2024.2350873

    [3] NDLR : La NRP peut être considérée dans ce deuxième cas, quand l’arrêt cardiaque survient suite à l’arrêt des traitements.

    Source : NPR, Rob Stein (08/07/2024)

  • Bloquez la date ! Grande conférence sur le DON D'ORGANES

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    Grande conférence de l'IEB

    15 octobre 2024 - Bruxelles

    Les nouvelles frontières du don d'organes :

    Entre altruisme et tentation utilitariste

    Rendez-vous le 15 octobre prochain à 20h00 à Bruxelles (centre-ville), pour la Grande conférence 2024 de l'Institut Européen de Bioéthique consacrée au don d'organes.

    Cette soirée sera l'occasion de réfléchir ensemble aux dernières évolutions scientifiques, politiques et éthiques concernant le don d'organes:

    • Comment garantir la dimension éminemment altruiste de ce geste?
    • Quel regard porter sur le principe du consentement présumé pour le don d'organes post mortem ?
    • Quels enjeux éthiques soulèvent les nouvelles techniques de transplantation?
    • Comment appréhender le don d'organes dans le contexte de l'euthanasie?

    Bloquez d'ores et déjà la date, et rendez-vous dans quelques semaines sur www.ieb-eib.org pour l'ouverture des inscriptions !

    Fondé en 2001 et basé à Bruxelles, l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) est un centre d’étude en matière d’éthique biomédicale. Ses experts travaillent en étroite collaboration avec le milieu universitaire et les professionnels de la santé.

    Indépendant de toute structure institutionnelle, l’IEB cherche à informer, former et sensibiliser les citoyens, les professionnels de la santé ainsi que les décideurs politiques sur les enjeux bioéthiques, dans le souci d’une éthique basée sur la promotion de la personne humaine et de sa dignité. 

    Cette mission se révèle urgente dans un contexte sociétal où une culture utilitariste de l'individu tend à masquer l'interdépendance humaine et le besoin vital de relation à l'autre.

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  • Euthanasie et suicide assisté : quand se joue le sens de notre civilisation

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Euthanasie et suicide assisté : « C’est le sens de notre civilisation qui se joue »

    7 juillet 2024

    Dans un entretien donné à Valeurs actuelles, François-Xavier Putallaz, docteur en philosophie, explique, au sujet du suicide assisté et de l’euthanasie, que « le drame actuel de la raison est que l’on se réfère uniquement à soi-même et à sa propre situation, au lieu d’accepter humblement d’être guidé par le phare de la vérité » (cf. Projet de loi français sur la fin de vie : un texte truffé de contre-vérités et déconnecté de la réalité).

    Contrer le relativisme

    « L’intelligence contemporaine (…) est affectée d’une pathologie de la “tache aveugle”, ce phénomène optique qui fait que, sans qu’on s’en rende compte, une partie de notre image du monde s’est éclipsée » explique-t-il. Cette maladie due au relativisme pousse à se référer à soi-même (cf. « Nous refusons l’idée de remettre en cause l’interdit fondamental de toute société qu’est l’interdit de tuer »). Or, quand il s’agit de l’éthique de la fin de vie, il faut également prendre acte de ce qui s’est fait depuis plus de 2 500 ans et de la différence entre le fait de tuer quelqu’un à sa demande et de l’accompagner vers la mort (cf. Serment d’Hippocrate : un cadre commun en voie de disparition ?).

    Cela ne signifie pas que l’émotion doive être mise entre parenthèses insiste François-Xavier Putallaz. Mais « face à une personne qui souffre, on ne répond pas avec des doctrines, des lois ou des recommandationsOn répond par une présence, par l’amour des proches et par des compétences médicales ou de soins » explique-t-il (cf. « Les pratiques euthanasiques rendent moribonds les soins palliatifs »). Ainsi, « quand on élabore des lois, comme l’Assemblée nationale s’y attelait début juin, ce n’est ni l’émotion, ni le cas particulier, ni l’exception qui doivent fixer la règle, mais la rationalité » plaide-t-il.

    Une « éthique bancale »

    Outre le relativisme, cette « éthique bancale » est également due au libéralisme philosophique qui influence les esprits. L’autonomie est érigée en absolu de telle sorte qu’« au lieu d’être le sanctuaire intérieur où les actes sont jugés à la lumière du bien et du mal, la conscience devient l’instance qui décide ce qui est le bien ou le mal » (cf. Fin de vie : « à vouloir légiférer de façon (pseudo) compassionnelle », on permet une « épouvantable aberration »).

    François-Xavier Putallaz reproche aussi le mésusage du langage (cf. Projet de loi sur la fin de vie : « une voie pavée de tromperies »). « D’ordinaire, un meurtre appartient à la même catégorie que l’euthanasie -que le code pénal suisse appelle d’ailleurs “meurtre sur la demande de la victime”-, et le suicide reste une mort violente » explique-t-il, soulignant que « dans une autre catégorie, on a l’accompagnement des personnes par les soins palliatifs, ou le retrait thérapeutique, qui implique un véritable accompagnement médical et des actes qui font que l’on meurt de la maladie ». Or, Emmanuel Macron a imposé le vocable d’« aide à mourir », estimant qu’accompagné par un médecin « l’acte d’euthanasie n’aurait plus rien à voir avec un meurtre ni avec le fait de provoquer la mort » et qu’« il deviendrait un acte fraternel » (cf. Euthanasie : la corruption des mots précèdera-t-elle la corruption des actes ?).

    De plus, « derrière ces volontés de changer la loi, n’y aurait-il pas un intérêt économique d’autant plus redoutable qu’il n’est pas formulé ? » interroge le philosophe. Tandis que les soins palliatifs coûtent cher, « une injection pour achever la vie est moins onéreuse ».

    Un impact sur les autres

    Alors que les débats se focalisent sur la volonté individuelle de la personne qui souhaiterait recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté, François-Xavier Putallaz rappelle qu’il ne s’agit pas d’une « affaire privée » et que les premières personnes touchées sont les soignants (cf. Projet de loi sur la fin de vie : « le mépris affiché à l’égard de soignants désormais qualifiés de secouristes à l’envers »). « Pour beaucoup, les euthanasies et suicides assistés sont vécus comme des échecs : quelle violence de voir des personnes que l’on accompagne se donner la mort ! C’est donc une injustice à l’égard des soignants » interpelle-t-il (cf. 800.000 soignants s’opposent à l’euthanasie).

    Ces pratiques impactent aussi les proches et les malades eux-mêmes qui souffrent physiquement et psychologiquement. Souvent, ils se sentent « comme un fardeau pour leurs proches, car les soins coûtent cher » souligne le docteur en philosophie (cf. Fin de vie : attention au message envoyé aux personnes vulnérables ). « Légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté, c’est les inciter à soulager leurs familles en abrégeant leur vie : c’est un “par ici la sortie” qui leur est suggéré » poursuit-il en évoquant également le risque de « l’effet Werther » (cf. Effet Werther : « En légalisant le suicide assisté et l’euthanasie, on banalise le suicide »).

    « C’est le sens de notre civilisation qui se joue » car « avec ces décisions, on ne touche pas au fonctionnement mais à la racine même de nos sociétés ».  « Quand on fait basculer la raison, on fait vaciller une civilisation » avertit François-Xavier Putallaz (cf. Fin de vie : ce projet « rompt une digue essentielle, un principe structurant de notre société voire de notre civilisation »).

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    Source : Valeurs actuelles, Anne-Laure Debaecker (02/07/2024)

  • Les tortures infligées au Père Olszewski, prisonnier politique dans la Pologne de Tusk

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    De Wlodzimierz Redzioch sur la NBQ :

    Les tortures infligées au Père Olszewski, prisonnier politique dans la Pologne de Tusk

    Arrêté par des agents cagoulés, laissé pendant 60 heures sans manger, privé de la possibilité d'aller aux toilettes et réveillé à chaque heure de la nuit. Une procédure réservée aux pires criminels et ordonnée par le parquet national. Le récit des tortures subies par le père Michal Olszewski, prisonnier politique dans la Pologne du pro-européen Tusk.

    10_07_2024

    La Nuova Boussola, dans le silence des autres médias, suit depuis des mois le cas du Père Michal Olszewski (voir ici, ici et ici), déhonien polonais qui dirige la Fondation Prophète. Malgré sa réputation irréprochable, le père Michal est en prison depuis trois mois et demi, traité comme un grand criminel, alors qu'aucune charge précise n'a été retenue contre lui jusqu'à présent.

    Ces derniers jours, l'hebdomadaire conservateur polonais Sieci a publié un récit terrifiant des tortures subies par le prêtre au cours des 60 heures qui ont suivi son arrestation. Des méthodes indignes d'un État de droit, qui rappellent à de nombreux Polonais les heures les plus sombres de la persécution du clergé sous le régime communiste. Et tout cela se passe dans la Pologne du "pro-européen" Donald Tusk, qui rétablit, selon lui, l'État de droit.

    Il s'agit d'un récit fidèle des événements, écrit par les proches du prêtre, à qui, lors de leurs visites, le père Olszewski a raconté en détail ce qui lui est arrivé pendant sa détention. Il s'agit d'une description choquante du calvaire enduré par le père Michal, un traitement inhumain orchestré par le bureau du procureur national dirigé par le ministre de la justice Adam Bodnar et soigneusement dissimulé par l'agence de sécurité intérieure (ABW, acronyme polonais).

    Le père Olszewski se souvient du moment de son arrestation : il a été réveillé par un groupe de personnes cagoulées qui frappaient à la porte. Tout ce que les agents de l'ABW, instruits par le bureau du procureur, ont ensuite fait, c'est humilier le prêtre et lui briser le moral. Une femme officier était à la tête de ce harcèlement perfide. Pendant le transport vers Varsovie, le Père Michal a demandé à s'arrêter sur le parking où se trouvaient les toilettes, mais les fonctionnaires ont intentionnellement préféré s'arrêter dans une grande station-service. Le père Michal écrit : "Le convoi est entré dans la station Orlen toutes sirènes hurlantes [...]. J'ai été emmené menotté aux toilettes de la station et, après avoir quitté les toilettes, les agents d'ABW ont commandé des hot-dogs pour eux, tandis que je restais menotté au milieu du magasin de la station. Les gens prenaient des photos de moi et des agents cagoulés. Je leur ai également demandé d'acheter quelque chose à manger (12 heures s'étaient déjà écoulées depuis mon arrestation), mais ils m'ont répondu qu'ils "n'achetaient pas". J'ai eu mon premier repas après 60 heures, lorsque mon avocat m'a apporté un colis de mon frère au tribunal ! Je n'ai eu mon premier contact avec l'avocat que 20 heures après mon arrestation". Le père Olszewski a noté que les officiers étaient très heureux de voir que la nouvelle de son arrestation était largement diffusée dans les médias ; il s'est alors rendu compte qu'ils voulaient faire de son cas une grande opération médiatique.

    Lorsqu'il a été placé en cellule, les officiers lui ont dit qu'"à cette heure-ci, il n'y a ni eau ni dîner". Il a finalement supplié les officiers de lui donner de l'eau du robinet : ils lui ont apporté de l'eau du robinet dans la bouteille qui se trouvait dans la cellule. Le matin, lorsqu'il a demandé à être emmené aux toilettes, on lui a dit : "Pisse dans la bouteille".

    Ces paroles choquantes racontent le début d'un harcèlement continu et d'un comportement inhumain de la part des officiers. Le prêtre a été traité selon une procédure spéciale réservée aux criminels les plus dangereux, tels que les terroristes. Le père Michal explique : "Lorsque je suis retourné dans ma cellule, j'ai nettoyé la place du locataire précédent et je me suis couché, mort de fatigue. Mais un peu plus tard, la lumière s'est soudain allumée. J'ai alors découvert que j'étais sous 'surveillance spéciale'. Il y avait donc la caméra, les menottes, même pour la récréation, l'isolement des autres [...], le réveil avec la lumière toute la nuit, toutes les heures ! Cela s'est passé dans les deux premières semaines".

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  • Femmes et personnes LGBTQ+ : un document en préparation au Dicastère de la Doctrine de la Foi

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    Lu sur "La Presse Canadienne" :

    Le Vatican réfléchit à la place des femmes et des personnes LGBTQ+ dans l'Église

    Le bureau de doctrine du Vatican préparera un document sur les femmes occupant des postes de direction dans l’Église catholique, dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à répondre aux demandes de longue date des femmes d’avoir davantage leur mot à dire dans la vie de l’Église.

    Le document sera rédigé par le Dicastère de la Doctrine de la Foi en tant que contribution au grand processus de réforme de l’Église du pape François, a annoncé mardi le Vatican. Le processus entre dans sa deuxième phase principale avec une réunion des évêques en octobre, connue sous le nom de synode.

    Le Vatican a annoncé les détails du document doctrinal, peu après sa conférence de presse sur les travaux préparatoires de la réunion d’octobre, ne laissant aucune chance aux journalistes de demander plus de détails à ce sujet.

    Le cardinal Mario Grech, qui organise le synode, n’a pas mentionné le document lorsqu’on l’a interrogé sur la question des femmes diacres, affirmant seulement que la question avait été soumise au bureau de la doctrine.

    Le document à paraître a plutôt été annoncé dans une liste de membres de 10 «groupes d’étude» qui examineront certaines des questions les plus épineuses et juridiquement complexes ayant surgi jusqu’à présent, notamment le rôle des femmes et des catholiques LGBTQ+ dans le processus de réforme de l'Église.

    Le pape François a convoqué le synode il y a plus de trois ans dans le cadre de ses efforts visant à faire de l’Église un lieu plus accueillant pour les groupes marginalisés, et où les gens ordinaires auraient davantage leur mot à dire. Le processus et les deux années de sondage auprès des catholiques de base qui l’ont précédé ont suscité à la fois l’espoir et la crainte qu’un réel changement soit en cours.

    Des progrès pour les femmes?

    Les femmes catholiques accomplissent un travail important pour l’Église dans les écoles et les hôpitaux. Elles tendent à prendre l’initiative de transmettre la foi aux générations futures. Mais elles se plaignent depuis longtemps de détenir un statut de seconde zone dans une institution qui réserve le sacerdoce aux hommes.

    Le pape François a réaffirmé l’interdiction pour les femmes de devenir prêtres, mais il a nommé plusieurs femmes à des postes haut placés au Vatican et a encouragé le débat sur d’autres moyens par lesquels les femmes peuvent être entendues. Cela inclut le processus synodal dans lequel les femmes ont eu le droit de voter sur des propositions spécifiques — un droit auparavant réservé aux hommes.

    De plus, au cours de son pontificat de 11 ans, il a répondu aux demandes de postes ministériels pour les femmes en nommant deux commissions chargées d’étudier si les femmes pouvaient être ordonnées diacres. Les diacres sont des ministres ordonnés, mais ne sont pas des prêtres, bien qu’elles puissent remplir bon nombre des mêmes fonctions: présider les mariages, les baptêmes et les funérailles, et prêcher. Ils ne peuvent cependant pas célébrer la messe.

    Les résultats des deux commissions n’ont jamais été publiés et dans une récente entrevue avec CBS «60 Minutes», le pape François a répondu «non» lorsqu’on lui a demandé si les femmes pourraient un jour être ordonnées diacres.

    Le bureau de doctrine, dirigé par le cardinal Victor Manuel Fernández, proche conseiller théologique du pape, préparera un «document approprié» sur «les questions théologiques et canoniques autour de formes ministérielles spécifiques» qui ont été soulevées lors de la première phase du processus synodal l’année dernière.

    «L’examen approfondi des questions en jeu, en particulier la question de la nécessaire participation des femmes à la vie et à la direction de l’Église, a été confié au Dicastère pour la doctrine de la foi», en dialogue avec le synode, dit-il.

    La question des personnes LGBTQ+ éludée

    Un autre «groupe d’étude» se penche sur des questions particulièrement controversées, notamment l’accueil des personnes LGBTQ+ dans l’église.

    Ces groupes d’étude travaillent avec les bureaux du Vatican et poursuivront leurs analyses au-delà de la réunion d’octobre, ce qui suggère que les résultats de cette année ne seront pas nécessairement complets.

    Après la session de 2023, les délégués du synode n’ont fait aucune mention de l’homosexualité dans leur texte de synthèse final, alors même que le document de travail qui l’introduisait avait spécifiquement noté les appels à un meilleur accueil des «catholiques LGBTQ+» et d’autres qui se sentent depuis longtemps exclus par l'Église.

    Le texte final dit simplement que les personnes qui se sentent marginalisées par l’Église, en raison de leur situation conjugale, de leur identité et de leur sexualité, «demandent à être écoutées et accompagnées, et que leur dignité soit défendue».

    Quelques semaines après la fin du synode, le pape François a approuvé unilatéralement l’autorisation des prêtres d’offrir des bénédictions aux couples de même sexe, répondant essentiellement à l’une des principales demandes des catholiques LBGTQ+.

    Lire également : Le pape François nomme un théologien moral controversé au groupe d'étude du Synode sur la synodalité

  • Le Vatican publie le document synodal « Instrumentum laboris »

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    D'Anne Van Merris sur zenit.org :

    ÉGLISE SYNODALE Première Session Du Synode Sur La Synodalité

    Le Vatican publie le document synodal « Instrumentum laboris » Un outil de travail pour préparer la 2e session du Synode sur la synodalité

    9 juillet 2024

    Ce mardi 9 juillet 2024, le Vatican a publié le document Instrumentum laboris (ou « instrument de travail »), destiné aux membres de la deuxième session du Synode sur la synodalité, qui se déroulera à Rome en octobre prochain.

    S’inscrivant dans la continuité de l’ensemble du processus synodal initié en 2021, ce document constitue également « un outil précieux pour les groupes individuels au niveau diocésain et national qui souhaitent poursuivre leur chemin de réflexion et de discernement sur la manière de marcher ensemble en tant qu’Église et de mettre en œuvre des initiatives ecclésiales ».

    Comprenant 32 pages, l'Instrumentum laboris synthétise les travaux des Églises locales sur le thème : « Comment être une Église synodale en mission ? » En tout, 114 rapports ont été reçus au Vatican, dont 108 venaient des Conférences épiscopales et 9 des Églises orientales catholiques. Les autres rapports provenaient de divers groupements d’Églises de différents continents. Suite à cela, une commission d’experts canoniques a été constituée pour soutenir le travail des théologiens, qui se sont rassemblés à Rome début juin, afin de synthétiser les travaux.

    Une première version a été envoyée à 70 personnes représentant l’ensemble du peuple de Dieu dans le monde (prêtres, consacrés, laïcs, représentants de réalités ecclésiales, théologiens, agents pastoraux et un nombre significatif de pasteurs), ayant différentes sensibilités ecclésiales et reflétant différents contextes pastoraux.

    L’Instrumentum laboris se compose de cinq parties. Il aborde principalement les fondements et la compréhension de la synodalité, ainsi que la contribution de tous les baptisés à la mission de l’Église. Il développe également le thème des relations – avec Dieu le Père, entre frères et sœurs, et entre les Églises – l’écoute et le dialogue pour une plus grande unité et communion, le discernement ecclésial, ainsi que la manière d’exercer une responsabilité « transparente ».

    « Cet Instrumentum laboris nous interpelle sur notre façon d’être une Église synodale missionnaire, de nous engager dans une écoute et un dialogue profonds, de vivre la coresponsabilité à la lumière du dynamisme de notre vocation baptismale, tant personnelle que communautaire, de transformer les structures et les processus pour permettre à tous de participer et partager les charismes que l’Esprit répand sur chacun pour le bien commun, et à exercer le pouvoir et l’autorité comme un service. Chacun de ces aspects constitue un service rendu à l’Église et, par son action, une opportunité de guérir les blessures les plus profondes de notre temps » (Instrumentum laboris, conclusion n° 111).

    Lire « Instrumentum laboris » pour la deuxième session d’octobre 2024

    Lire aussi :  Le projet de synode surprend en omettant l'ordination des femmes, les prêtres mariés et les LGBT

    Guido Horst, sur le Tagespost, commente : A la fin : une pile de papiers

    Le langage tronqué du document de travail du Synode romain des évêques montre l’erreur de conception de l’ensemble du processus mondial.

    Le plus grand nombre possible devrait être reflété dans les principes rigides et abstraits du document de travail du Synode mondial. Une entreprise qui n’a rien apporté jusqu’à présent et n’apportera finalement rien.

    Le document de travail publié mardi pour la deuxième partie du Synode romain des évêques d'octobre prochain souffre de la double déficience qui caractérise tout le processus synodal : le peuple de Dieu tant loué, la « base ecclésiastique », ne s'intéresse pas à ce qui ce qui se passe est conseillé les groupes de travail épiscopaux . Cela a été démontré par la participation d'un faible pourcentage à un chiffre à la collecte d'idées et aux campagnes de questionnaires en préparation des synodes.

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  • Une chrétienne brutalement assassinée en Inde

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    De Nirmala Carvalho sur Crux Now :

    Une chrétienne brutalement assassinée en Inde

    6 juillet 2024

    MUMBAI, Inde – Une femme a été tuée à coups de machette en Inde, lors de la dernière attaque contre des chrétiens dans le pays.

    Bindu Sodhi a été tuée dans le village de Toylanka dans le Chhattisgarh, un État du centre de l'Inde, le 24 juin.

    Sodhi, qui n'avait que 22 ans, et sa famille préparaient leur champ pour planter du riz lorsqu'ils ont été agressés par un groupe de nationalistes radicaux hindous comprenant des membres de sa famille élargie.

    La mère, le frère et la sœur cadette de Sodhi ont réussi à échapper aux assaillants.

    L'État est dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP), qui entretient des liens étroits avec le Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), une organisation nationaliste hindoue militante.

    Depuis qu'il a pris le pouvoir en 2014, les minorités religieuses se plaignent d'un harcèlement accru. Il a récemment été réélu, remportant les élections, mais perdant sa majorité absolue au parlement.

    « La terre qu’elle cultivait était sa propriété ancestrale. Son oncle paternel avait auparavant menacé la famille de quitter la foi chrétienne ou de se préparer à mourir. Ledit oncle et les villageois ne leur permettaient pas de labourer leur propre champ », a-t-il déclaré à Crux .

    « Le jour fatidique, la famille a été attaquée dans le champ avec un arc, des flèches, une hache et un couteau. Le conducteur du tracteur et les membres de la famille ont pris la fuite. Bindu Sodhi était fragile et ne pouvait pas courir ni s'échapper. Son propre oncle, un proche parent de Bindu, a attrapé sa nièce Bindu et lui a tranché la gorge avec le même couteau qu'il portait », a poursuivi Pannalal.

    Un militant chrétien local a déclaré au Christian Post que l'ordre de protection des chrétiens n'avait que peu ou pas d'impact.

    « La situation est terrible », a déclaré l’activiste. « Nous avons rencontré le chef de la police, qui nous a dit qu’il allait enquêter sur la situation, mais la réalité est stupéfiante : des chrétiens sont arrêtés quotidiennement. »

    Le jour de l'attaque contre la famille, le Forum chrétien du Chhattisgarh avait appelé à une marche de protestation silencieuse le 24 juin pour une série d'incidents violents visant les chrétiens à travers l'État.

    Pannalal a déclaré à Crux que le meurtre de la femme chrétienne avait eu lieu le même jour que la marche de protestation.

    « Plus de 1 500 personnes ont participé à la manifestation silencieuse contre les atrocités commises contre la communauté chrétienne. Les gens venaient de 45 circonscriptions législatives », a-t-il déclaré.

    Le groupe a publié un communiqué de presse indiquant qu'il avait appelé le gouverneur du Chhattisgarh à lutter contre la violence contre les minorités religieuses.

    Pannalal a déclaré à Crux que les autorités de l'État aident désormais les fanatiques religieux qui ferment les églises dans tout le Chhattisgarh d'une manière inconstitutionnelle.

    Dans le district de Dhamtari, Pannalal a déclaré qu'il y avait eu 27 attaques graves contre des femmes et des lieux de culte au cours des deux dernières semaines.

    Il a déclaré que près de 2 000 lettres de plainte ont été déposées et qu'aucune mesure n'a été prise, et a ajouté que la police a fermé 37 églises dans le district de Dhamtari.

  • Monseigneur Vigano, l’ancien Nonce apostolique aux USA, est-il devenu Sédévacantiste ? Débat avec Arnaud Dumouch

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    A PROPOS DE L'EXCOMMUNICATION DE Mgr VIGANO
     

    Mai 2022 : Adrien Abauzit est sédévacantiste (rejet de Vatican II et des papes qui ont suivi). Il montre que « L’abbé Vigano » (car il croit son ordination épiscopale non valide) est devenu explicitement Sédévacantiste (Les Sédévacantistes sont des catholiques radicaux, pensant que le Siège Apostolique est vide depuis la mort de Pie XII). Ses messages le démontrent : Il parle de « secte conciliaire », il montre son mépris pour le faux pape « Bergoglio ».

    Arnaud Dumouch admet que Mgr Vigano est devenu Sédévacantiste. Mais il pense que sa dérive est probablement accompagnée d’un syndrome paranoïaque comme le démontre le fait qu’il vit caché et qu’il dénonce un vaste complot génocidaire dans le vaccin anti-covid.

  • Les chrétiens confrontés à une persécution "dévastatrice" en vertu des lois pakistanaises sur le blasphème

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    De Kate Quiñones sur CNA :

    Les chrétiens sont confrontés à une persécution "dévastatrice" en vertu des lois pakistanaises sur le blasphème, selon un expert

    5 juillet 2024

    Un leader catholique a appelé à la fin des lois pakistanaises sur le blasphème, déclarant cette semaine à EWTN que les accusés dans de tels cas sont "coupables avant même d'avoir eu l'occasion de prouver leur culpabilité". 

    Un tribunal du Pendjab a récemment condamné Ehsan Shan à la peine de mort pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des "contenus haineux" à l'encontre des musulmans. 

    L'année dernière, lorsque des habitants ont déclaré que deux chrétiens avaient profané le Coran, des groupes de musulmans ont brûlé des dizaines de maisons et d'églises à Jaranwala, dans la région du Pendjab, lors de l'une des pires attaques collectives contre des chrétiens dans le pays. 

    Ed Clancy, directeur de l'aide à l'Église en détresse, a déclaré mercredi à Tracy Sabol, présentatrice de l'émission EWTN News Nightly, qu'après les attaques, Shan avait "posté une partie du contenu disponible sur les médias sociaux" concernant les allégations, y compris une image d'un Coran défiguré.

    "Parce qu'il a posté du matériel désobligeant qui était supposé faire partie de ce soulèvement ou des attaques contre les chrétiens l'année dernière - où une vingtaine de bâtiments ont été brûlés et des centaines de personnes et de familles ont dû fuir leurs maisons à cause de cela - tout ce qu'il a fait, c'est poster quelque chose à ce sujet et il a donc été considéré comme causant de la violence [et] a été condamné pour blasphème", a déclaré M. Clancy à M. Sabol. 

    L'avocat de Shan a déclaré lundi qu'il ferait appel du verdict, a rapporté AP News. Lorsqu'on lui a demandé s'il était possible que Shan réussisse à faire appel en cas de tollé international, M. Clancy a fait remarquer que la plupart de ces jugements pour blasphème sont "rejetés" après un appel.

    "C'est généralement parce que le premier niveau de verdict ne sert qu'à apaiser les foules", a-t-il expliqué. "Ensuite, lorsque le dossier remonte la chaîne, la vérité finit par éclater.

    "Malheureusement pour les pauvres chrétiens, c'est dévastateur", a ajouté M. Clancy. "Ils pourraient passer des années en prison à lutter contre des crimes qu'ils n'ont pas commis.

    M. Clancy estime que les dirigeants étrangers ne se sont pas prononcés aussi fermement qu'ils le devraient contre ces lois.

    "Ce qu'il faut, c'est que les organisations, ainsi que les pays, s'expriment à ce sujet", a-t-il déclaré. "Tout d'abord, il faut se débarrasser des lois sur le blasphème. Deuxièmement, il doit y avoir une justice égale. On ne peut pas avoir des situations où les gens sont accusés et coupables avant même d'avoir eu l'occasion de prouver leur culpabilité.

    M. Clancy a fait remarquer que ces accusations de blasphème se produisent plusieurs dizaines de fois par an. 

    "Souvent, ce qui est tout aussi dangereux, c'est le simple spectre de l'accusation", a-t-il fait remarquer. Certaines personnes nous ont dit qu'on leur avait dit : "Si vous faites quoi que ce soit contre moi, nous vous accuserons de blasphème".

    "Ils savent qu'une fois l'accusation portée, ils sont coupables jusqu'à ce que leur innocence soit prouvée", a-t-il poursuivi. "Ils doivent vivre dans la peur et presque acquiescer aux souhaits de ceux qui profèrent ces menaces à leur encontre.

    M. Clancy a cité l'exemple d'Asia Bibi, qui a été condamnée à mort et a finalement passé près de dix ans en prison après avoir bu dans un verre censé être réservé aux femmes musulmanes.

    "Elle a passé plus de neuf ans en prison", a déclaré M. Clancy. "Sa petite fille a grandi loin d'elle et elle a dû fuir le pays avec sa famille.

    Une manifestation pacifique contre la condamnation à mort de Shan a eu lieu mardi dans la ville portuaire de Karachi, dans le sud du pays, et un dirigeant chrétien, Luke Victor, a demandé sa libération. 

    L'évêque Samson Shukardin, président de la conférence des évêques catholiques du Pakistan, a quant à lui qualifié la décision de "très, très douloureuse" dans une interview accordée à l'Aide à l'Eglise en détresse. 

    Kate Quiñones est rédactrice pour la Catholic News Agency et membre du College Fix. Elle a été publiée par le Wall Street Journal, le Denver Catholic Register et CatholicVote, et est diplômée du Hillsdale College. Elle vit dans le Colorado avec son mari.

  • L’ECLJ mobilise l’ONU au soutien des chrétiens d’Algérie

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    De l'ECLJ :

    Le 2 juillet 2024, le Centre européen pour le droit et la justice a organisé une conférence au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève pour plaider la cause des chrétiens d’Algérie, persécutés en raison de leur foi par le gouvernement algérien. Parmi les intervenants à cette conférence figurent l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, les Rapporteuses spéciales des Nations unies sur la liberté de religion et la liberté d’association, ainsi que le vice-président de l’Église protestante d’Algérie (voir la vidéo de la conférence, en anglais uniquement).

    Voici notre entretien exclusif avec l’ambassadeur Xavier Driencourt, sur la situation des chrétiens en Algérie.

    Retrouvez également notre entretien avec le Pasteur Youssef Ourahmane, sur notre chaîne YouTube.

    Plusieurs missions diplomatiques auprès des Nations unies ont manifesté un intérêt particulier pour cette cause, en particulier des représentants de la Belgique, des États-Unis, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse. Cette conférence était coorganisée avec Jubilee Campaign, ONG défendant elle aussi les chrétiens persécutés.

    En Algérie, les restrictions de la liberté de réunion pacifique et d’association privent les chrétiens de la liberté d’exprimer et d’exercer leur foi.

    L’Algérie compte environ 144 000 chrétiens sur une population totale de 46 millions d’Algériens. Ces chrétiens sont en majorité de nationalité algérienne et se sont convertis au christianisme durant les dernières décennies.

    Alors que la Constitution algérienne garantit en principe la liberté d’expression, la loi algérienne condamne pénalement tout ce qui peut tendre à « convertir un musulman à une autre religion » ou à « ébranler la foi d’un musulman »[1]. Quant à la liberté de conscience, elle a été retirée de la Constitution en 2020[2].

    Enfin, la législation sur les associations et l’exercice des cultes autres que musulman est appliquée de façon arbitraire. Les autorités algériennes n’accordent plus le statut d’association religieuse aux églises évangéliques. Elles ne reconnaissent plus leurs lieux de culte et les ferment abusivement.

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  • Le pape au stade roi Baudouin

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    Du site de la RTBF :

    Le pape François terminera sa visite par une eucharistie au Stade Roi Baudouin le 29 septembre

    Le pape François terminera sa visite en Belgique par une eucharistie au stade Roi Baudouin le 29 septembre à Bruxelles, a indiqué vendredi la Conférence des évêques de Belgique. La célébration, multilingue, sera retransmise à l’international.

    Au début de l’eucharistie, le pape François béatifiera la Carmélite Anne de Jésus, décédée à Bruxelles en 1621. "Un événement exceptionnel puisque les béatifications sont en principe effectuées par le pape François lors de célébrations à Rome", rappelle la Conférence.

    Les personnes qui désirent assister à l’événement peuvent s’inscrire en ligne, individuellement, à partir du lundi 19 août à 10h00. Un lien sera alors activé sur le site officiel de la visite : www.visitedupape.be. Le ticket (gratuit) émis servira de billet d’entrée. "La possibilité de s’inscrire en groupe est actuellement à l’étude", précise la Conférence des évêques de Belgique, qui promet des précisions "avant l’ouverture des inscriptions". Sur place, les participants devront être installés au stade à 08h30 au plus tard, insistent les prélats. Ceux-ci recommandent en outre d’emprunter les transports en commun pour rejoindre le stade. Les groupes sont encouragés à se déplacer en car. Un livret de messe leur sera distribué à l’arrivée.

    Le souverain pontife sera en Belgique du jeudi 26 au dimanche 29 septembre, dans le cadre du 600e anniversaire de la KU Leuven et de l’UCLouvain. Il se rendra dans la capitale, à Louvain et à Louvain-la-Neuve. La dernière visite d’un pape en Belgique remonte à 1995, lorsque Jean-Paul II était venu pour la béatification du père Damien, canonisé depuis lors.

  • Liège, 7 juillet : l'ordination d'un prêtre peu ordinaire

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    Une ordination presbytérale à Liège ce dimanche 7 juillet :

    De L’Avenir - Huy-Waremme du 6 juillet (p. 15) :

    Ancien militaire, bassiste de metal, prof en Roumanie… Frédéric sera ordonné prêtre 

    Après avoir été régisseur, professeur de français, militaire… Frédéric Kienen sera ordonné prêtre ce dimanche 7 juillet au sein de la cathédrale de Liège. … Niveau carrière, Frédéric s’est aussi cherché un peu (beaucoup). "J’ai tenté plusieurs études différentes, dont la philologie. Je suis passé par l’armée." Il a fini par travailler en tant que régisseur de spectacles. "C’était un peu un choix par dépit. J’avais trouvé une certaine forme de stabilité, mais je sentais qu’il me manquait quelque chose." Et ce quelque chose, c’était évidemment la religion. Qui s’est rappelée à son bon souvenir d’une manière pour le moins particulière. "Je faisais une recherche sur internet pour trouver le mode d’emploi d’une console lumière. Et je ne sais pas comment, je suis tombé sur la page des vocations de l’évêché de Liège." Une sacrée performance, quand on sait qu’à l’époque, trouver la page des vocations, même en passant par le site l’évêché, c’était quasiment mission impossible. Dans l’immédiat, il n’a rien fait du lien. "Mais je l’ai quand même sauvegardé dans mes favoris, au cas où."