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Actualité - Page 289

  • Bruxelles (13 juin) - Liège (20 juin) : Coming Out avec Mehdi-Emmanuel Djaadi

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    Peut être une image de ‎1 personne et ‎texte qui dit ’‎Staouëline MEHDL-EMMANUEL DJAADI www.mehdincomingout.be "Un coming out spirituel, multiculturel et réjouissant" PREMIERE "Un humour qui vageure "Brise les stéréotypes" Hork ÛHoimes Times La Libre 13 JUIN 2023 BRUXELLES 20H 20 JUIN 2023 LIEGE 20H "Un vrai hymne DANS et tolérance Gad Elmaleh dans LE SOIR COMING OUT "Sincérité et humour, talent et intelligence" LeParisien MISE SCÈNE HIBAUT EVRARD CREAT ON LUMIERE: FRÉDÉRICDOIN FREDERIC JEUNES "Un pur bonheur" Télérama' SILOE Liقوe Dimanche CathoBel RCF RADIO‎’‎‎

    Nous avons la chance de l’accueillir chez nous Mehdi-Emmanuel Djaadi, comédien, catholique, ancien musulman !

    Il vient présenter son spectacle dans notre salle paroissiale : l’Espace Lumen.  Un coming-out spirituel, multiculturel et réjouissant !

    Nommé aux Molières 2023 pour ce spectacle !

    Autrefois musulman pratiquant, Mehdi est aujourd’hui catholique et comédien. Dans ce seul-en-scène à la fois drôle et profond, il incarne et donne la parole à une quinzaine de personnages qui ont jalonné son parcours singulier et complexe.

    Mehdi revient sur son itinéraire spirituel peu commun mais aussi sur son enfance, sa relation avec son père qui l’a éveillé à l’islam, son expérience dans la délinquance, la vraie, et progressivement la transition, l’attirance pour le christianisme et l’ouverture au monde de l’art et de la culture. 

  • Les dirigeants africains demandent au Congrès des Etats-Unis de cesser de financer l'avortement dans le cadre des programmes de lutte contre le VIH/sida

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    De Lisa Correnti sur C-Fam :

    Les dirigeants africains demandent au Congrès de cesser de financer l'avortement dans le cadre des programmes de lutte contre le VIH/sida

    WASHINGTON, D.C., 9 juin (C-Fam) D'éminents dirigeants politiques, religieux et commerciaux africains ont demandé aux membres du Congrès de cesser de promouvoir l'avortement dans le cadre de l'aide étrangère des États-Unis pour le VIH/sida.

    "Alors que vous cherchez à réautoriser le financement du PEPFAR, nous souhaitons exprimer nos inquiétudes et nos soupçons quant au fait que ce financement soutient des principes et des pratiques de planification familiale et de santé génésique, y compris l'avortement, qui violent nos croyances fondamentales concernant la vie, la famille et la religion", ont déclaré les Africains dans une lettre adressée au Congrès.

    La lettre, signée par 129 dirigeants africains de 15 pays, exprime sa gratitude au peuple américain pour l'aide financière qu'il apporte depuis 20 ans à la lutte contre l'épidémie de VIH/sida et salue la "stratégie originale" qui respecte "les valeurs et concentre le PEPFAR sur la protection et la préservation de la vie". Cependant, ils sont de plus en plus alarmés par la façon dont la question de l'avortement s'est insinuée dans les programmes de lutte contre le VIH/sida.

    Lorsque le Plan présidentiel d'urgence d'aide à la lutte contre le sida (PEPFAR) a été autorisé pour la première fois par le Congrès en 2003, il encourageait l'abstinence, la fidélité et l'utilisation de préservatifs pour prévenir la propagation du VIH/sida, une approche connue sous le nom d'ABC. Il exigeait également que les organisations recevant des fonds pour la lutte contre le VIH/sida s'engagent à ne pas promouvoir la dépénalisation de la prostitution. Ces dispositions auxquelles s'opposent les législateurs démocrates ont été modifiées ou supprimées au cours de plusieurs projets de loi de réautorisation du Congrès pour ce programme de 5 milliards de dollars par an, le plus important programme de santé mondiale du budget d'aide à l'étranger des États-Unis.

    La lettre a été adressée aux membres des deux partis de la Chambre des représentants et du Sénat et envoyée par le président du Parlement ghanéen.

    Lors d'une récente audition de la commission sénatoriale des affaires étrangères, en avril, avec le Dr John Nkengasong, coordinateur du programme américain Global AIDs, les sénateurs ont demandé une réautorisation "propre", en laissant entendre que les changements proposés dans le texte entraîneraient des retards.

    Toutefois, un grand nombre d'organisations pro-vie basées aux États-Unis ont demandé aux principaux législateurs républicains d'apporter une solution législative afin d'éviter que les programmes de lutte contre le VIH/sida ne soient détournés pour promouvoir l'avortement et l'idéologie du genre.  Dans une lettre envoyée le mois dernier, des groupes conservateurs ont demandé au président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, Michael McCaul, et au sénateur Jim Risch, membre de la commission des relations extérieures du Sénat, d'apporter les modifications nécessaires pour empêcher l'administration Biden de diffuser un "programme radical de santé sexuelle et génésique" par l'intermédiaire du PEPFAR.

    Le député Chris Smith (R-NJ), défenseur de longue date du PEPFAR, a exprimé des préoccupations similaires dans une lettre adressée cette semaine à ses collègues du Congrès, expliquant comment l'administration Biden utilise le PEPFAR pour promouvoir l'avortement.

    "Le président Biden a détourné le PEPFAR afin de promouvoir l'avortement à la demande", a écrit M. Smith. M. Smith décrit pour ses collègues comment les nouvelles orientations du président Biden pour les programmes nationaux en Afrique intègrent le PEPFAR à la promotion de l'avortement, y compris en travaillant avec des organisations pour aider à changer les lois pro-vie des pays.

    M. Smith explique comment des organisations qui encouragent l'avortement reçoivent des milliards de dollars de subventions pour la lutte contre le VIH/sida, notamment des groupes tels que Population Services International, Pathfinder et VillageReach. Ces organisations ont déclaré au site d'information sur le développement Devex qu'elles se conformaient à la législation américaine et n'utilisaient pas de fonds américains pour l'avortement, même si elles se livrent à des activités liées à l'avortement avec des fonds non américains.

    Un programme du PEPFAR qui intègre de plus en plus les questions d'avortement dans les programmes de lutte contre le VIH/sida est l'initiative publique-privée ciblant les adolescentes, appelée DREAMS (Determined, Resilient, Empowered, AIDS-free, Mentored, and Safe). Depuis 2014, plus d'un milliard de dollars a été consacré aux programmes DREAMS dans 16 pays africains. Au Malawi, le programme s'est concentré sur les jeunes filles de 12 à 14 ans en leur donnant accès à des services de santé sexuelle et reproductive, ce qui, selon l'administration Biden, inclut l'avortement.

    Les signataires de la lettre représentent des dirigeants d'Éthiopie, d'Eswatini, de Gambie, du Ghana, du Kenya, du Liberia, du Malawi, de Namibie, du Nigeria, du Rwanda, du Soudan du Sud, de Tanzanie, d'Ouganda et de Zambie.

  • Liège : grand succès pour la 777e Fête-Dieu

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    De la page Facebook de Liège Fête-Dieu :

    Grand succès pour la 777e Liège Fête-Dieu placée sous le signe de la communauté, à commencer par les nombreuses communautés d’origine étrangère qui partagent la même foi et leurs beaux chants. « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » dit Jésus, pain de Vie, à la fin de l’Evangile de Matthieu.

    Peut être une image de 7 personnes

    Peut être une image de 9 personnes

    Peut être une image de 3 personnes, foule et texte

    Peut être une image de 1 personne et la Basilique du sanctuaire national de l’Immaculée Conception

  • Une lettre apostolique sera dédiée à sainte Thérèse de Lisieux à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - Le Pape François annonce une lettre apostolique dédiée à Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions catholiques

    7 juin 2023

    Rome (Agence Fides) - Les missionnaires "ne sont pas seulement ceux qui vont loin, apprennent de nouvelles langues, font de bonnes œuvres et sont doués pour l'annonce". Le missionnaire est "celui qui vit, là où il se trouve, comme instrument de l'amour de Dieu ; c'est celui qui fait tout pour que, à travers son témoignage, sa prière, son intercession, Jésus "soit manifesté". C'est ainsi que le Pape François a rappelé le cœur battant du dynamisme missionnaire qui peut mouvoir et animer le témoignage de tous les baptisés. Il l'a fait lors de l'audience générale d'aujourd'hui, mercredi 7 juin. Poursuivant le cycle des catéchèses consacrées à la passion de l'évangélisation et au zèle apostolique, le Pape François a reproposé la figure et la spiritualité de sainte Thérèse de Lisieux, carmélite et patronne des missions catholiques avec Saint François Xavier. Au cours de l'audience, qui s'est tenue sur la place Saint-Pierre, le souverain pontife avait à ses côtés le reliquaire contenant les reliques de la sainte carmélite née il y a 150 ans. "Il est beau", a déclaré le Pape à l'ouverture de l'audience, en faisant référence à l'exposition des reliques, "que cela se produise alors que nous réfléchissons à la passion de l'évangélisation, au zèle apostolique". Le Pape a également annoncé son intention de dédier une lettre apostolique à la sainte qui lui est chère, à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance.

    Thérèse de Lisieux", a-t-on rappelé au pape en reprenant quelques traits de la figure et des événements terrestres de la sainte, "est la patronne des missions, sans avoir jamais été "en mission". Sa vie a été "marquée par la petitesse et la faiblesse". De santé fragile, elle ne peut réaliser son désir de vivre sa vocation loin de sa maison de Lisieux et meurt à l'âge de 24 ans seulement. Mais si son corps était infirme", remarqua le Pontife, "son cœur était vibrant, missionnaire". Dans son journal, elle raconte que son désir était d'être missionnaire et qu'elle voulait l'être non seulement pour quelques années, mais pour le reste de sa vie, jusqu'à la fin du monde".

    Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face fut la "sœur spirituelle" de plusieurs missionnaires : depuis le monastère, elle était proche d'eux et accompagnait leur travail apostolique "par ses lettres, par la prière et en offrant pour eux des sacrifices continuels". Et elle le fit "avec joie, pour les besoins de l'Eglise, afin que, comme elle le disait, "les roses se répandent sur tous", en particulier sur les plus éloignés".

    Au cours de la catéchèse, le Pape François a reproposé quelques épisodes de la vie de la sainte, tirés de ses manuscrits, pour suggérer la source théologique de son élan missionnaire universel, l'amour pour le Christ qui l'a conduite à l'oubli de soi et a enflammé en elle le désir de "consoler Jésus" et de "le faire aimer par les âmes". Elle écrit à Sœur Céline que le but de sa journée est de "faire aimer Jésus". Et dans une autre lettre au Père Roullan, elle écrit : "Je voudrais sauver les âmes et m'oublier pour elles : je voudrais les sauver même après ma mort". Sa sollicitude pour le salut éternel des âmes - a rappelé le Pape - ressort également de la façon dont elle a pris à cœur le sort d'Enrico Pranzini, un criminel condamné à mort, qui avait d'abord refusé de recevoir le réconfort de l'absolution des péchés. Teresa, a rappelé le pape, a fait tout ce qu'elle pouvait : elle a prié de toutes les manières possibles pour sa conversion", implorant que le condamné à mort ait "un petit signe de repentir et fasse place à la miséricorde de Dieu". Et lorsqu'elle lit qu'avant de poser sa tête sur le gibet, Pranzini a embrassé trois fois le crucifix qu'un prêtre avait placé devant lui, Teresa commente : "Alors son âme est allée recevoir la sentence miséricordieuse de Celui qui a déclaré qu'au Ciel il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui fait pénitence que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence".

    La passion apostolique pour l'annonce de l'Évangile - a répété le Pape François - n'agit jamais par prosélytisme, jamais, ni par contrainte, jamais, mais par attraction : on ne devient pas chrétien parce qu'on y est contraint par quelqu'un, mais parce qu'on est touché par l'amour. L'Église, devant tant de moyens, de méthodes et de structures, qui parfois s'éloignent de l'essentiel, a besoin de cœurs comme celui de Teresa, des cœurs qui attirent à l'amour et qui nous rapprochent de Dieu. Demandons aujourd'hui à la sainte - nous avons les reliques ici - la grâce de surmonter notre égoïsme et la passion d'intercéder pour que cet attrait soit plus grand chez les gens et pour que Jésus soit connu et aimé".

    Avant de commencer la catéchèse, le Pape François a déposé une rose blanche devant le reliquaire contenant les reliques de sainte Thérèse de Lisieux et de ses parents.

    La dévotion qui lie le Pape François à la sainte de Lisieux, à laquelle le pontife a l'habitude de se confier et de demander de l'aide, est bien connue.

    Après l'audience générale - comme l'indique une note publiée par le Dr Matteo Bruni, directeur du Bureau de presse du Vatican - le pape François s'est rendu à la polyclinique universitaire Agostino Gemelli pour y subir, dans l'après-midi, une laparotomie et une opération de chirurgie plastique de la paroi abdominale avec prothèse. (GV) (Agence Fides 7/6/2023)

  • Après son opération, le pape va bien

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    De Vatican News (Salvatore Cernuzio):

    Le Pape va bien, alerte, il a fait sa première blague, dit son chirurgien

    Sergio Alfieri, qui a opéré le Souverain pontife dans l'après-midi du 7 juin, a rapporté à la presse que «le Saint-Père est conscient et remercie pour les messages de proximité. Plaisantant, il m'a même demandé quand aurait lieu la troisième opération». Le chirurgien a exclu toute autre pathologie ainsi que tout problème lié à l'anesthésie générale. Le Pape se reposera le temps nécessaire.

    «Tout d'abord, le Saint-Père va bien». Le professeur Sergio Alfieri, le chirurgien qui a opéré le Pape François cet après-midi, comme il l’avait fait en 2021, a communiqué la nouvelle espérée par les fidèles du monde entier depuis l’annonce du bureau de presse du vatican à 10h18 ce matin: le Pape se fera opérer à l'hôpital Gemelli pour la deuxième fois en trois ans. Une opération de laparotomie et de chirurgie plastique de la paroi abdominale avec prothèse, conséquence de l'opération précédente pour une sténose diverticulaire.

    Réveillé et alerte

    Ce mercredi en début de soirée, le directeur du département de médecine et de chirurgie abdominale et métabolique endocrinienne du gemelli, a partagé lors d’une conférence de presse, sa satisfaction d’avoir réalisé «sans complications» une opération d'environ trois heures sur un patient de 86 ans, mais aussi sa joie d'avoir vu le Pape «réveillé, alerte», et qui «s'est même moqué de lui», «il y a dix minutes, il a fait sa première blague: à quand la troisième opération?» Sergio Alfieri lui a répondu en lui conseillant de ne pas faire «d'efforts» et de ne pas «prendre de poids» prochainement. 

    Des précautions nécessaires

    «Le Pape François est vigilant et conscient et remercie pour les nombreux messages de proximité et de prière qui lui sont immédiatement parvenus», a déclaré Sergio Alfieri, expliquant que l'hospitalisation pour une opération de ce type dure généralement «de cinq à sept jours», mais que dans ce cas «puisqu'il s'agit du Pape, un monsieur de 86 ans», «toutes les précautions possibles» seront prises. «Donnez-nous quelques jours».

    La décision du Pape

    Le chirurgien a précisé que l'opération avait été planifiée par l'équipe médicale qui assiste le Pape, coordonnée par Massimiliano Strappetti, l'assistant sanitaire personnel du Souverain pontife, car «au cours de ces mois et de ces derniers jours», François «a souffert de ces douleurs». «Il ne s'agit pas d'une décision prise dans l'urgence», mais il a été décidé hier de procéder à une opération après un scanner. «Vous savez que c'est le Pape qui décide» et le Pape lui-même «a décidé en première personne d'organiser l'opération aujourd'hui sur la base de son agenda».

    L'opération

    Le médecin a ensuite expliqué en détail les procédures et les étapes de l'opération, en commençant par la raison de la laparotomie: «une laparocèle incarcérée au niveau de la cicatrice d'opérations chirurgicales laparotomiques antérieures réalisées au cours des années précédentes». Cette laparocèle provoquait chez François, «depuis plusieurs mois», une «aggravation du syndrome douloureux de subocclusion intestinale». Au cours de l'intervention chirurgicale, le spécialiste a constaté «des adhérences tenaces entre certaines anses intestinales moyennes partiellement conglobées et le péritoine pariétal, ce qui a provoqué les symptômes susmentionnés». «Les adhérences (cicatrisation interne) ont donc été libérées par un débridement complet de l'ensemble de l'écheveau ténu. La réparation de la hernie a ensuite été effectuée par chirurgie plastique de la paroi abdominale à l'aide d'un filet prothétique».

    Pas de problème d'anesthésie

    «L'opération et l'anesthésie générale se sont déroulées sans complications. Le Saint-Père a bien réagi à l'intervention». Mais c'est surtout l'anesthésie générale du Souverain pontife, qui a suscité le plus d'inquiétude. François n'a jamais caché l'inconfort causé par la dernière opération de juillet 2021. Sur ce point, Sergio Alfieri a été clair: «Le saint-père n'a jamais eu de problème avec l'anesthésie générale. Il est clair que personne n'aime être endormi parce qu'on perd conscience, mais il n'y a eu aucun problème anesthésique, ni il y a deux ans, ni aujourd'hui».

    Exclusion de toute autre pathologie

    Une autre précision du spécialiste concerne les autres pathologies. L’opération de la sténose diverticulaire en 2021 «concernait une pathologie bénigne, dont le Pape est complètement guéri» a-t-il déclaré. Aucune autre pathologie n'a été détectée.

    Remerciements aux médecins

    Sergio Alfieri a profité de l'occasion pour remercier tous les médecins qui l'ont assisté lors de l'opération: Valerio Papa, Roberta Menghi, Antonio Tortorelli et Giuseppe Quero. L'anesthésie a été pratiquée par le professeur Massimo Antonelli, directeur du département des urgences, de l'anesthésiologie et des sciences de la réanimation, assisté des docteurs Teresa Sacco, Paola Aceto, Maurizio Soave et Giuseppina Annetta pour la mise en place de l'accès vasculaire central.

  • Christophe Geffroy (La Nef) : « Militons pour une véritable paix liturgique »

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    Une tribune de Christophe Geffroy, Directeur de La Nef, sur le site du journal La Croix :

    Polémique autour du pèlerinage de Chartres : « Militons pour une véritable paix liturgique »

    Christophe Geffroy, directeur de la revue La Nef, revient sur la polémique autour du pèlerinage de Chartres, après une tribune du père Benoist de Sinety. Pour lui, une « véritable paix liturgique » doit s’appuyer sur un respect des différentes sensibilités, en particulier « l’acceptation de la pleine légitimité de la liturgie d’à côté ».

    Pour Christophe Geffroy, directeur de la revue La Nef, le pèlerinage de Chartres peut être vu comme la preuve que les mesures autoritaires de Rome sont un échec en ce qu’elles confortent le mouvement qu’elles voudraient réduire.

    Cette année, le pèlerinage de Chartres, organisé par Notre-Dame de Chrétienté à la Pentecôte, a connu un succès tout particulier. Pour la première fois de son histoire, les organisateurs ont dû fermer les inscriptions une semaine avant le départ : au-delà de 16 000 inscrits, la logistique ne pouvait plus suivre ! Beau succès, assurément, alors même qu’il y a une volonté appuyée de Rome de limiter drastiquement l’extension de la « messe traditionnelle » depuis la publication du motu proprioTraditionis custodes à l’été 2021.

    Réponse du berger à la bergère ? Probable, en effet. Il est certain que ce texte, qui est perçu comme profondément injuste par la plupart des « tradis », a eu pour conséquence de mobiliser une base militante active et d’attirer un plus nombre de chrétiens, pas spécialement « tradis » mais sympathisants de leurs frères inutilement brimés, ou tout simplement désireux de marcher pour prier Notre-Dame. Bref, le pèlerinage de Chartres peut être vu comme la preuve que les mesures autoritaires de Rome sont un échec en ce qu’elles confortent le mouvement qu’elles voudraient réduire.

    De vives réactions

    Dans ce contexte, le père Benoist de Sinety, curé de la paroisse Saint-Eubert de Lille, ancien responsable des aumôneries étudiantes d’Île-de-France et ancien vicaire général du diocèse de Paris, a publié sur le site d’Aleteia une tribune sur le pèlerinage de Chartres qui a déclenché de vives réactions dans le monde « tradi ».

    Que lui reproche-t-on ? De regretter qu’un prêtre ne puisse y venir et y célébrer la messe dite de Paul VI qui est celle du pape et de la quasi-totalité des prêtres du rite romain. Son texte aurait pu d’ailleurs gagner en clarté s’il avait précisé qu’il parlait de la messe privée et sans public que tous les prêtres qui marchent célèbrent seuls dans une tente à 5 heures du matin, puisque les trois messes publiques solennelles ne sont pas concélébrées. Sa demande est-elle scandaleuse ou même juste exorbitante ?

    Une messe privée nécessairement en « forme extraordinaire »

    Imaginons un grand pèlerinage où les messes publiques seraient dans la « forme ordinaire » et où seraient invités à marcher pour accompagner les pèlerins des prêtres des instituts traditionalistes ; et imaginons maintenant qu’on leur impose de célébrer leur messe privée quotidienne en « forme ordinaire » : la plupart refuseraient et on pourrait les comprendre. C’est exactement la même chose au pèlerinage de Chartres : depuis l’origine, les prêtres qui accompagnent les marcheurs sont tenus de célébrer leur messe privée dans la « forme extraordinaire ».

    Pourquoi imposer cette contrainte qui ne concerne en rien les pèlerins ? Autant on comprend que les organisateurs soient inflexibles pour les trois messes publiques des samedi, dimanche et lundi, puisque la « messe traditionnelle » fait partie intégrante du charisme de ce pèlerinage de chrétienté, autant on ne comprend pas l’interdiction de messes privées de Paul VI, ce qui conduit au reste des prêtres, comme le père de Sinety, à renoncer à venir au pèlerinage alors que les organisateurs se plaignent chaque année du manque de prêtres pour assurer les confessions de tant de pèlerins ! C’est absurde.

    Une nouveauté notoire

    Cette année, cependant, une nouveauté notoire et fondatrice est intervenue : il semblerait que, en raison de la pression exercée par le diocèse de Paris, Notre-Dame de Chrétienté a accepté sur les routes de Chartres un prêtre célébrant sa messe privée dans la « forme ordinaire ». C’est peut-être un précédent qui portera du fruit et permettrait de faire évoluer les esprits, tant ce blocage sur le refus de la messe de Paul VI n’a pas de sens – sauf, bien sûr, à la considérer comme « déficiente » et donc non digne d’être célébrée !

    Le contexte actuel avec le motu proprio Traditionis custodes est difficile, et l’on comprend la souffrance des « tradis » qui se sentent rejetés par ceux qui devraient être leurs pères. Mais leurs affaires n’avanceront pas s’ils se raidissent et finissent par donner raison au pape François quand il reproche à l’ensemble du monde « tradi » de rejeter la messe de Paul VI et le concile Vatican II.

    Certes, on peut dire que c’est la réforme du Paul VI et le Concile qui ont vidé les églises : qu’il y ait du vrai dans ces assertions, c’est évident ; que l’on puisse en débattre, c’est juste et nécessaire ; mais la principale raison de l’effondrement du christianisme en France et en Europe tient à des causes beaucoup plus vastes liées à l’évolution de nos sociétés, sinon pourquoi toutes les autres confessions chrétiennes qui n’ont connu ni réforme liturgique ni concile subissent un reflux plus important encore (excepté les évangéliques) ?

    Le respect à l’autre

    Cela fait plus de trente ans qu’à La Nef nous militons pour une véritable paix liturgique : alors que le nombre de fidèles ne cesse de décroître, est-il vraiment nécessaire de se diviser toujours plus ? « Il y a des demeures nombreuses dans la maison de mon Père » (Jn 14, 2) est la phrase de l’Évangile qui illustre depuis l’origine l’esprit de La Nef : « Personne n’est de trop dans l’Église », affirmait Benoît XVI.

    Mais une véritable paix passe forcément par le respect de l’autre, à savoir l’acceptation de la pleine légitimité de la liturgie « d’à côté » : reconnaître le droit de cité de la « forme extraordinaire » comme Benoît XVI l’avait fait et, à l’inverse, reconnaître la « valeur » et la « sainteté » (Benoît XVI) du nouveau rite. Tant que le combat pour la messe dite de saint Pie V se justifiera par la critique acerbe de celle de Paul VI, aucune paix liturgique ne sera possible. C’est en acceptant pleinement cette dernière (ce qui n’empêche pas certaines critiques comme le faisait le cardinal Ratzinger, critiques aussi possibles sur le missel de saint Pie V qui mériterait des évolutions) que l’on pourra défendre efficacement la raison d’être de la messe de saint Pie V.

    Lire également : 

  • LITURGIE : entre modernisme et traditionalisme

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    De Denis Crouan  :

    LITURGIE : entre modernisme et traditionalisme

    À la suite d’un article de Mgr de Sinety, ancien vicaire général de Paris, qui revient sur la question liturgique liée au récent pèlerinage de la Pentecôte à Chartres, M. Jean-Pierre Maugendre, président de « Renaissance catholique » et pèlerin depuis la recréation de ce pèlerinage, pose quatre questions : 

    https://renaissancecatholique.fr/blog/reponse-a-mgr-de-sinety-et-quelques-autres-a-propos-du-pelerinage-de-chartres/ 

    1. Pourquoi cet ostracisme [il s’agit ici de celui de Mgr de Sinety] contre la liturgie romaine traditionnelle ? 
    1. Pourquoi ce refus de voir la réalité qui est l’engouement d’un public de plus en plus large et jeune pour la messe traditionnelle ?
    1. Pourquoi cette impossibilité de dresser un bilan, objectif et serein, de la réforme liturgique loin des incantations et des arguments d’autorité ?
    1. Pourquoi est-il impossible de débattre de la continuité, ou de la rupture, entre la réforme liturgique bugninienne de 1969 et la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum Concilium ?

    Avant d’aborder la question de fond, il convient de répondre à M. Maugendre qui - ce n’est lui faire insulte que de le dire - ne semble pas avoir de grande connaissance en liturgie. 

    Répondons à la première question de M. Maugendre par une autre question : qu’appelle-t-il « liturgie romaine traditionnelle » ? Ou, si l’on préfère, qu’est-ce qui peut faire qu’une liturgie romaine n’est pas « traditionnelle » ? Au cours de ses vingt siècles d’existence, la liturgie romaine a été célébrée de différentes manières sans que se pose la question de sa « traditionalité ». La liturgie romaine que M. Maugendre - et d’autres avec lui - qualifie de « traditionnelle » n’a été célébrée comme on la voit aujourd’hui que durant un temps relativement court : grosso modo, un siècle ; depuis sa redécouverte par Dom Guéranger (XIX° s) - avec les défauts qu’y trouvaient aussi bien le restaurateur de la vie bénédictine en France que le pape saint Pie X - jusqu’à Vatican II. Quant au chant grégorien qui est le « chant propre de la liturgie romaine », nous dit Vatican II, il ne fut rétabli que progressivement à partir de la fin du XIXe siècle : saint Pie V lui-même l’ignorait... 

    La deuxième question que pose M. Maugendre se rapporte à l’engouement des jeunes pour la messe « traditionnelle ». On peut dire sans risque de se tromper que M. Maugendre fait une erreur d’appréciation : l’engouement des jeunes porte sur une façon « traditionnelle » de célébrer la liturgie. En fait, ce dont les jeunes ne veulent plus, ce sont les célébrations bricolées qui faisaient les délices de leurs parents et grands-parents. Mais la liturgie restaurée à la suite de Vatican II attire tout autant les jeunes, dès lors qu’elle est célébrée de façon « traditionnelle », c’est-à-dire avec la dignité, l’application, le respect des rites, la place donnée au chant grégorien, l’orientation de la prière... Bref, avec tout ce que le clergé soixante-huitard a supprimé au nom, disait-il, de Vatican II. Partout où la liturgie dite « conciliaire » est célébrée de façon « traditionnelle », les églises attirent des jeunes et les vocations refleurissent : tous les prêtres qui font l’expérience de célébrer ainsi la liturgie - c’est-à-dire comme le demande le Concile - peuvent en témoigner. Et dans ces églises, les demandes de fidèles pour la messe « anté-conciliaire » se raréfient jusqu’à disparaître. 

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  • Le pape va subir une opération chirurgicale à risque

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    De kath.net/news :

    Le pape François est à l'hôpital pour une opération

    7 juin 2023

    Bureau de presse du Vatican : Le pape subira cet après-midi, sous anesthésie générale, une laparotomie et une opération de chirurgie plastique de la paroi abdominale avec prothèse.

    Vatican (kath.net/pl) "A la fin de l'audience générale, le Saint-Père s'est rendu à l'hôpital universitaire A. Gemelli où il subira en début d'après-midi, sous anesthésie générale, une laparotomie et une opération de chirurgie plastique de la paroi abdominale avec prothèse". C'est ce qu'informe ce matin le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni. Il poursuit : "L'opération, qui a été coordonnée ces derniers jours par l'équipe médicale qui assiste le Saint-Père, a été rendue nécessaire en raison d'une laparocèle incarcérée, qui provoque des syndromes sous-occlusifs récurrents, douloureux et qui s'aggravent. Le séjour dans l'établissement de santé durera plusieurs jours afin de permettre une évolution postopératoire normale et une récupération fonctionnelle complète".

    De plus amples détails sur l'opération intestinale du pape prévue pour mercredi après-midi ont été communiqués mercredi par le bureau de presse du Vatican. Comme l'a indiqué le porte-parole du Vatican Matteo Bruni dans la matinée, l'homme de 86 ans doit d'abord se soumettre à une anesthésie générale à la clinique Gemelli de Rome. Une ouverture de la paroi abdominale est ensuite prévue, avec une intervention sur l'intestin et la mise en place d'une prothèse, a-t-il ajouté. L'opération aurait été décidée "au cours des derniers jours" par l'équipe médicale du pape. Elle aurait été rendue nécessaire par les symptômes récurrents, douloureux et aggravants d'une occlusion intestinale dont souffrait le patient. La cause en serait une hernie cicatricielle coincée. Après l'intervention, une hospitalisation post-opératoire de plusieurs jours est prévue. L'intervention est considérée comme risquée, surtout en raison de l'anesthésie générale prévue. Le pape lui-même avait fait état de complications après une anesthésie générale en 2021, en lien avec sa première opération de l'intestin.

    Le cardinal Parolin commente (ici) : "nous espérons qu'il reprendra bientôt l'exercice de son ministère".

    " Nous espérons qu'il reviendra bientôt à l'exercice de son ministère ". C'est le souhait pour le Pape admis à l'hôpital Gemelli, exprimé par le Card. Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, en marge de l'inauguration du nouveau Centre des pèlerins. "Nous le suivons avec notre affection", a déclaré le cardinal aux journalistes : "Nous prions et espérons que tout puisse être résolu le plus rapidement possible et qu'il puisse reprendre l'exercice de son ministère". Interrogé plus précisément sur l'état de santé du Pape et sur l'ampleur de l'intervention chirurgicale, le cardinal a répondu : "Je ne sais pas quoi dire. Vous avez lu le communiqué, qui utilise des expressions très techniques. Je n'ai pas d'éléments ni dans un sens ni dans l'autre". Quant à la possibilité que le séjour à Gemelli entraîne une sorte de "transfert de pouvoirs" pour le pape, Mgr Parolin l'a catégoriquement exclue : "Il n'y aura absolument aucun transfert de pouvoirs. Le Saint-Père restera à l'hôpital le temps nécessaire à l'opération et reprendra ensuite son activité, même depuis son lit, au service de l'Eglise. S'il y a des choses urgentes, nous les prendrons là-bas".

  • Euthanasie et « gender » : l’Église catholique s’entend mieux avec la communauté juive qu’en son propre sein

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso (traduction de Diakonos.be) :

    Sur l’euthanasie et le « gender », l’Église catholique s’entend mieux avec les Juifs qu’en son propre sein

    On n’en a presque pas parlé mais la déclaration conjointe de l’Église catholique et du Grand rabbinat d’Israël émise en mai à Jérusalem sur « ce qui est interdit, autorisé, obligatoire » avec les malades en fin de vie a confirmé que les deux traditions religieuses continuent à être solidaires dans leur souci de demeurer fermes contre l’euthanasie.

    À l’époque actuelle, il en faut du courage pour soutenir que « tout ce qui est techniquement réalisable n’est pas forcément éthique ». La pression de la culture dominante pour abattre toute résistance est très forte. Et pourtant, aucune des deux parties n’a fait mine de vouloir infléchir le moins du monde ses précédentes prises de position, y compris celle qui avait été définie comme « historique » en 2019 « des trois religions abrahamiques », islam y compris, contre « l’euthanasie active et le suicide médicalement assisté ».

    Les délégations qui ont signé en mai dernier la déclaration conjointe étaient présidées, côté catholique, par le cardinal Kurt Koch et, côté juif, par le grand rabbin Rasson Arussi.

    Le principe fondamental qui impose le refus de l’euthanasie est pour les deux parties la référence à Dieu « créateur et seigneur de toute vie », créée « selon l’image divine » et donc non susceptible d’être soumise, en ce qui concerne sa valeur et sa durée, à la domination de quelque personne ou groupe humain que ce soit.

    En revanche, découle de ce même principe fondamental « l’importance des soins palliatifs et de déployer tous les efforts possibles pour soulager la douleur et les souffrances ».

    La déclaration donne également l’information qu’à Jérusalem, « les délégations ont été reçues par le directeur général de l’hôpital Shaare Zedeq, où ils ont pu constater les modalités de traitement des malades en fin de vie, en conformité avec les principes énoncés ci-dessus ».

    Mais il reste à voir à quel point tout cela est effectivement partagé, aussi bien dans le monde juif que dans l’Église catholique.

    *

    En effet, au sein de l’Église, la prise de position en faveur d’une loi pro-euthanasie débattue au parlement italien, exprimée en janvier 2022 par le théologien moraliste jésuite Carlo Casalone dans « La Civiltà Cattolica », la revue des jésuites de Rome publiée moyennant le contrôle ligne par ligne du Pape et de la secrétairerie d’État, a laissé des traces.

    Dans cet article, Casalone reconnaissait que oui, la loi en débat s’écartait du magistère de l’Église catholique sur « l’illicéité du suicide assisté », mais poursuivait en soutenant – et citant le Pape François pour étayer ses dires – que « l’évaluation d’une loi de l’État exige de considérer un ensemble complexe d’éléments en faveur du bien commun » et concluait que, pour prévenir des lois encore pires, il valait mieux approuver la loi en discussion qui, à ses yeux, « ne s’opposait pas à une recherche responsable du bien commun possible ».

    Il va sans dire que quelques semaines plus tard, le 9 février 2022, dans une audience générale du mercredi dédiée à saint Joseph, « patron de la bonne mort », le Pape François s’est exprimé publiquement avec des paroles très nettes contre le suicide assisté et les autres formes d’euthanasie, réfutant les thèses de « La Civiltà Cattolica », tout en évitant de la citer.

    Et il faut ajouter que même la revue « Il Regno », qui est le porte-parole autorisé de l’aile progressiste de l’Église italienne, s’est opposée sans concession, par la plume du juriste Luciano Eusebi, à la loi débattue au parlement italien.

    Mais tout cela n’enlève rien au fait que l’euthanasie soit malgré tout devenue, à différents niveaux de l’Église catholique, une question controversée, avec diverses prises de positions, pour ou contre, en guise de matière à débat.

    Exactement comme cela est en train de se passer, sous des formes encore plus décomplexées, sur d’autres questions de morale catholique. Par exemple, dernièrement, sur l’encyclique de Paul VI « Humanae vitae » et sa condamnation de la contraception artificielle, qui a vu s’opposer d’un côté, en défense de l’encyclique, le cardinal Luis Francisco Ladaria, Préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, et de l’autre, en faveur d’une relecture très évolutive de cette même encyclique, le président de l’Académie pontificale pour la Vie, Vincenzo Paglia, rejoint à son tour par le cardinal Matteo Zuppi, moins catégorique que lui mais tout aussi ouvert à des variations.

    *

    Bref, sur certaines questions, les positions classiques de l’Église catholique en matière de morale trouvent davantage de consensus chez les Juifs que chez nous, comme on a pu le voir dans le cas de l’euthanasie.

    Cela est d’ailleurs confirmé par ce que déclarait le Pape Benoît XVI dans son discours avant Noël à la Curie romaine du 21 décembre 2012, le dernier de son pontificat.

    Pour mener une critique de fond aussi bien sur les attaques actuelles contre la famille que sur le « gender » en tant que « nouvelle philosophie de la sexualité », Benoît n’a rien trouvé de mieux que de citer, pour appuyer ses dires, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim.

    Voici donc ce qu’avait déclaré, mot pour mot, le Pape Joseph Ratzinger à cette occasion :

    « Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, dans un traité soigneusement documenté et profondément touchant, a montré que l’atteinte à l’authentique forme de la famille, constituée d’un père, d’une mère et d’un enfant – une atteinte à laquelle nous nous trouvons exposés aujourd’hui – parvient à une dimension encore plus profonde. Si jusqu’ici nous avons vu comme cause de la crise de la famille un malentendu sur l’essence de la liberté humaine, il devient clair maintenant qu’ici est en jeu la vision de l’être même, de ce que signifie en réalité le fait d’être une personne humaine.

    Il cite l’affirmation devenue célèbre, de Simone de Beauvoir : ‘On ne naît pas femme, on le devient’. Dans ces paroles se trouve le fondement de ce qui aujourd’hui, sous le mot ‘gender’, est présenté comme une nouvelle philosophie de la sexualité. Le sexe, selon cette philosophie, n’est plus un donné d’origine de la nature, un donné que l’être humain doit accepter et remplir personnellement de sens, mais c’est un rôle social dont on décide de manière autonome, alors que jusqu’ici c’était à la société d’en décider. La profonde fausseté de cette théorie et de la révolution anthropologique qui y est sous-jacente, est évidente. L’être humain conteste d’avoir une nature préparée à l’avance de sa corporéité, qui caractérise son être de personne. Il nie sa nature et décide qu’elle ne lui est pas donnée comme un fait préparé à l’avance, mais que c’est lui-même qui se la crée.

    Selon le récit biblique de la création, il appartient à l’essence de la créature humaine d’avoir été créée par Dieu comme homme et comme femme. Cette dualité est essentielle pour le fait d’être une personne humaine, telle que Dieu l’a donnée. Justement, cette dualité comme donné de départ est contestée. Ce qui se lit dans le récit de la création n’est plus valable : ‘Homme et femme il les créa’ (Gn 1, 27). Non, maintenant ce qui vaut c’est que ce n’est pas lui qui les a créés homme et femme, mais c’est la société qui l’a déterminé jusqu’ici et maintenant c’est nous-mêmes qui décidons de cela. Homme et femme n’existent plus comme réalité de la création, comme nature de l’être humain. Celui-ci conteste sa propre nature. Il est désormais seulement esprit et volonté.

    La manipulation de la nature, qu’aujourd’hui nous déplorons pour ce qui concerne l’environnement, devient ici le choix fondamental de l’homme à l’égard de lui-même. L’être humain désormais existe seulement dans l’abstrait, qui ensuite, de façon autonome, choisit pour soi quelque chose comme sa nature. L’homme et la femme sont contestés dans leur exigence qui provient de la création, étant des formes complémentaires de la personne humaine. Cependant, si la dualité d’homme et de femme n’existe pas comme donné de la création, alors la famille n’existe pas non plus comme réalité établie à l’avance par la création. Mais en ce cas aussi l’enfant a perdu la place qui lui revenait jusqu’à maintenant et la dignité particulière qui lui est propre.

    Bernheim montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, il devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d’un droit, on peut se procurer. Là où la liberté du faire devient la liberté de se faire soi-même, on parvient nécessairement à nier le Créateur lui-même, et enfin par là, l’homme même – comme créature de Dieu, comme image de Dieu – est dégradé dans l’essence de son être. Dans la lutte pour la famille, l’être humain lui-même est en jeu. Et il devient évident que là où Dieu est nié, la dignité de l’être humain se dissout aussi. Celui qui défend Dieu, défend l’être humain ! »

    *

    Vie, famille et sexe ne sont pas des questions marginales dans la vie de l’Église. La désorientation qui l’a envahie doit beaucoup à la cacophonie ambiante sur ces sujets.

    Josef Seifert, un philosophe autrichien catholique réputé qui a fondé en 2017 une « Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille », parallèle à l’Académie pontificale pour la vie pilotée par Paglia, se dit très préoccupé par cette dérive de l’Église catholique et par le silence par lequel même ceux qui devraient parler restent sans réaction. Les quatre cardinaux des fameux « dubia » auront été les derniers, dit-il, « à avoir parlé avec clarté contre de telles erreurs et contre l’obscurcissement de l’enseignement catholique ».

    Et pour que ce silence soit brisé, il a envoyé au printemps dernier une lettre-appel à tous les cardinaux. Confiant que Dieu puisse susciter en eux, ou à tout le moins en certain d’entre eux, « le don du saint courage ».

  • La principale cause du déclin de l’humanité est dans l’effondrement de la natalité

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    La Terre en voie de dépeuplement accéléré

    S’il est vrai qu’« il n’est de richesse que d’hommes » (Jean Bodin,1529-1596), la principale cause du déclin de l’humanité est dans l’effondrement de la natalité. Vous avez dit « effondrement » ? C’est le mot qu’emploie le démographe Gilles Pison, professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle et conseiller de la direction de l’Institut National d’Étude Démographique (INED), dans l’entretien qu’il a accordé à Atlantico (en lien ci-dessous). Certes, explique-t-il, la population mondiale continue d’augmenter, mais cette croissance diminue d’année en année. Le ralentissement est tel que ce n’est pas la surpopulation qui menace l’avenir de l’humanité mais la dépopulation. Elle constitue « une nouvelle révolution démographique que personne n’attendait si tôt »

    Il y a deux siècles, explique Gilles Pison, les femmes mettaient au monde, en moyenne sur l’ensemble de la planète, cinq à six enfants dont près des deux tiers mourraient en bas âge. Toujours en moyenne, deux devenaient adultes et engendraient. Il en résultait un certain équilibre permettant une très lente augmentation de la population mondiale, jusqu’à un milliard d’humains vers 1800. Puis, sous l’effet de l'amélioration rapide de l’hygiène et de l’alimentation, le monde est entré en « transition démographique ». La mortalité se mettant à baisser, notamment chez les nouveaux nés, les limitations volontaires des naissances ont commencé à se pratiquer à grande échelle, d’abord en Europe et en Amérique du Nord, puis sur les autres continents, dans la mesure où ils bénéficiaient à leur tour des progrès économiques et sanitaires. Ceux-ci ont néanmoins permis une puissante poussée démographique jusqu’à nos jours : d’après les Nations Unies, le seuil de huit milliards d’habitants a été franchi en novembre 2022. On enregistre actuellement deux fois plus de naissances que de décès et la croissance démographique mondiale qui en résulte devrait se poursuivre pendant quelques décennies.

    Mais déjà, les démographes voient poindre la fin de cette puissante croissance. Tel un gros navire poursuivant sur sa lancée mais en ralentissant progressivement, la population mondiale devrait culminer à dix milliards d’habitants sur Terre à la fin du siècle. Puis, elle entamera son déclin. Le nombre annuel de naissances qui tourne actuellement autour de 130 à 140 millions à l’échelle mondiale, devrait tomber à 110 millions à la fin du siècle.

    Déjà, la décélération est spectaculaire : de 2% par an dans les années soixante, le taux d’accroissement de la population mondiale n’est plus aujourd’hui que de 0,9% par an. En cause, principalement : la baisse de la fécondité. Si la moyenne mondiale est encore de 2,3 enfants par femme, soit au-dessus du seuil de renouvellement des générations (2,1), il était de 5 il y a soixante ans. Mais on est déjà passé largement en dessous du seuil de renouvellement des générations dans la plupart des pays développés, notamment en Europe (1,5 enfant par femme en moyenne, 1,8 en France), aux États-Unis (1,6) et dans les pays de l’Est de l’Asie (1,3 enfant par femme au Japon, 1,2 en Chine, 1,0 à Singapour, 0,7 en Corée du Sud – le pays où la fécondité est la plus faible au monde). Le déséquilibre ainsi créé avec des régions où la fécondité est encore de 2,5 enfants ou plus par femme (« notamment en Afrique, dans une partie du Moyen-Orient, et dans une bande en Asie allant du Kazakhstan au Pakistan en passant par l’Afghanistan ») et ceux qui sont tombés dans « l’hiver démographique » est naturellement un facteur puissant de déplacement de population. En attendant, peut-être, que la mondialisation uniformise un modèle unique de famille... mais qui signerait l’extinction de l’humanité s’il s’établissait en dessous du seuil de renouvellement des générations.

    Cependant les pays économiquement en pointe mais démographiquement en berne ne subissent pas seulement les effets de la dénatalité. Le vieillissement de leur population est l’autre versant de la transition démographique. D’une part, un nombre de naissance par femme s’éloignant de plus en plus du seuil de renouvellement, de l’autre, un allongement de l’espérance de vie... La bataille sur l’âge du départ à la retraite en France est une conséquence bien actuelle de ce mouvement en ciseaux. Au terme de cet entretien, Atlantico demande à Gilles Pison, comment prévenir la pénurie de main-d’œuvre qui résulte de cette « transition démographique ». Réponse : « Lorsqu’il y a un manque de main-d’œuvre dans un pays, comme en Allemagne ou au Japon, plusieurs réponses sont possibles. L’immigration en est une, le recours à l’automatisation et à l’IA (Intelligence artificielle, robotisation), une autre. » Mais ces deux « solutions » économiques ne posent-elles pas, chacune à sa façon, un problème majeur de civilisation ?

    Pour aller plus loin :

    L'effondrement de la natalité confronte le monde à une nouvelle révolution démographique que personne n’attendait si tôt

    >>> Lire l'interview sur : Atlantico

  • "Temps de l'âme et temps du monde : l'expérience du temps et les vicissitudes de l'Histoire chez saint Augustin" (Philo à Bruxelles, 13 juin)

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  • Une ancienne féministe devenue pro-vie partage son témoignage avant la Marche pour la vie en Colombie

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    De Walter Sanchez Silva sur CNA :

    Une ancienne féministe devenue pro-vie partage son témoignage avant la Marche pour la vie en Colombie
     
    March for Life in Colombia
    Adriana (à gauche) / Marche pour la vie à Medellín, Colombie, le 3 juin 2023. | Crédit : United for Life

    5 juin 2023

    Une jeune mère colombienne a partagé son témoignage sur son passé féministe et a raconté comment, aujourd'hui, en tant que mère enceinte, elle défend le droit à la vie des enfants à naître.

    Lors d'une interview spéciale en prélude à la Marche nationale pour la vie qui se tiendra dans toute la Colombie le 3 juin, Adriana a fait part de son témoignage à la plateforme "United for Life" de Medellín.

    Avec le message "Je défends les femmes, y compris elle" écrit sur son ventre apparent, Adriana a raconté qu'elle faisait partie d'un groupe de femmes de sa ville et que "de là, elles nous ont reliées à l'ensemble de l'organisation féministe".

    La jeune femme a déploré le fait qu'à l'époque où elle était féministe, les dirigeants les encourageaient à éprouver de l'attirance pour d'autres femmes et à se déshabiller lors de leurs manifestations.

    "J'ai été surprise parce qu'elles nous le disaient librement lors de grands rassemblements et nous invitaient à avoir un penchant pour le même sexe, pour les femmes elles-mêmes. Et cela ne me convenait pas du tout", a déclaré Adriana.

    "Dans de nombreuses manifestations auxquelles nous avons participé, poursuit-elle, parce que j'étais très active dans le mouvement, ils m'ont beaucoup incitée à me déshabiller, à me peindre le corps pour la manifestation, ce que, Dieu merci, je n'ai jamais accepté parce que je ne voyais pas la raison de violer ma vie privée, ma dignité.

    Le changement

    En ce qui concerne les raisons qui l'ont amenée à quitter le mouvement féministe, Adriana a expliqué que "le fait qu'ils soutiennent autant l'avortement ne m'a jamais convenu parce qu'il ne me semble pas juste de s'en prendre à un bébé innocent, parce que nous, leurs mères, sommes les seules à pouvoir les défendre, alors j'ai décidé de quitter le mouvement".

    "J'ai connu les Lazos de Amor Mariano (Liens de l'amour de Marie), je me suis consacrée [à Jésus par l'intermédiaire de la Vierge Marie] et c'est tout. Par la grâce de Dieu, je suis enceinte. Cela a été très dur, très difficile, mais j'aime mon bébé et je suis infiniment reconnaissante à Dieu de m'avoir fait ce cadeau d'être mère", a-t-elle déclaré.

    "Être mère est un don, ce n'est pas un droit, parce que beaucoup le veulent et ne le peuvent pas", a ajouté la jeune Colombienne.

    Les Liens de l'amour de Marie sont une association privée de fidèles laïcs qui se consacrent à la nouvelle évangélisation prônée par saint Jean-Paul II.

    La crise

    En ce qui concerne la crise qu'elle a dû traverser lorsqu'elle s'est rendu compte qu'elle était enceinte, Adriana se souvient que "j'étais très désespérée parce que j'étais au chômage, sans soutien, parce que le père de mon bébé m'avait laissée seule, il ne voulait pas prendre ses responsabilités et j'étais désespérée toute seule et je me suis dit : "Qu'est-ce que je vais faire ?".

    "J'ai parlé avec un missionnaire [des Liens de l'amour de Marie] et il m'a mise en contact avec Red Provida (Réseau pro-vie) ; ils m'ont appelée et une psychologue m'a parlé, elle m'a offert un soutien complet. Ils m'ont soutenue émotionnellement, spirituellement", a-t-elle ajouté.

    "Tout cela peut être surmonté, grâce à Dieu", a déclaré la jeune mère.

    Pour la vie et contre l'avortement

    Interrogée sur sa participation à la Marche pour la vie en Colombie, Adriana a répondu : "Je suis ici parce que je suis contre l'avortement".

    Si la femme décide de ne pas être avec l'homme, "il y a beaucoup d'options comme l'adoption, mais le bébé n'est pas à blâmer. Il n'y a aucune raison, ni pour le viol, ni pour les malformations, de ne pas donner la vie à un bébé", a-t-elle poursuivi.

    La Cour constitutionnelle (CC) de Colombie a dépénalisé l'avortement en 2006 pour trois raisons : le viol, les malformations du fœtus ou le danger pour la vie de la mère.

    En février 2022, la même cour a rendu une autre décision qui libéralisait l'avortement sur demande jusqu'à 24 semaines, soit six mois de grossesse.

    La Marche nationale pour la vie du 3 juin, organisée par la plateforme United for Life, a demandé l'abrogation de cet arrêt ainsi que d'un arrêt du CC de 2012 qui dépénalisait l'euthanasie. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à l'événement dans environ 70 villes, dont Bogota, Medellín, Cali, Bucaramanga et Chiquinquirá.

    Pour conclure son témoignage, Adriana a souligné que "nous n'avons pas autorité sur la vie, c'est Dieu qui l'a. C'est lui qui décide qui meurt ou qui vit. Nous n'avons pas ce droit, surtout si nous avons ce grand don de donner la vie. Comment pouvez-vous nous l'enlever ?

    Walter Sánchez Silva est rédacteur principal pour ACI Prensa (https://www.aciprensa.com). Avec plus de 15 ans d'expérience, il a rendu compte d'importants événements ecclésiaux en Europe, en Asie et en Amérique latine pendant les pontificats de Benoît XVI et du pape François. Courriel : walter@aciprensa.com