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Actualité - Page 464

  • Numérique : s’imaginer que l’on peut dématérialiser l’expérience chrétienne est un leurre absolu

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    L’autrice Natalia Trouiller (1) dénonce dans ce texte les erreurs des communautés chrétiennes dans leurs approches du numérique. Alors qu’elles vivaient de l’espoir que les réseaux sociaux deviennent lieu d’évangélisation, ceux-ci se révèlent des espaces très communautaires.

    2/06/2022

    Quelque chose a changé en profondeur dans nos communautés chrétiennes au cours des vingt dernières années. Ce n’est pas tant leur taille ; bien sûr, elles sont de plus en plus petites. Ce n’est pas non plus leur moyenne d’âge – oui, globalement elles vieillissent. Ce n’est pas non plus leur sociologie : s’il n’y avait l’apport migratoire, nous peinerions toujours à parler aux classes populaires.

    Le vrai changement est ailleurs. Il est dans cette révolution anthropologique sur laquelle nous, chrétiens, n’avons toujours pas de réflexion théologique en profondeur : la révolution numérique et ses bonds technologiques. Si l’on caricature, la réception de ce changement de paradigme a été accueillie de deux manières dans nos communautés.

    - Le numérique est un grave danger pour nos enfants, du fait de l’addiction aux jeux, aux réseaux sociaux, à la pornographie, etc.

    - Le numérique va nous ouvrir des méthodes d’évangélisation ultra-performantes et nous allons pouvoir défricher de façon industrielle des champs qui nous étaient jusque-là inaccessibles.

    Deux erreurs

    Les deux tendances se sont trompées. La première parce qu’elle a vu un phénomène générationnel là où toute la société était affectée. Faire des enfants les seules victimes des jeux, du porno ou du harcèlement en ligne, c’est se cacher derrière son petit doigt ; c’est se rassurer à bon compte en s’imaginant que le problème vient de l’usage et non de l’outil ; c’est se défausser sur les jeunes générations de nos propres failles. Comme s’il n’y avait pas eu dans notre société, avant l’arrivée du numérique, un énorme problème avec les addictions de tous types et un abandon massif du corps féminin.

    La seconde tendance s’est également fourvoyée. Nos applis cathos sont des applis communautaires. Sur les réseaux sociaux, nous ne parvenons à évangéliser que ceux qui auraient de toute façon poussé la porte d’une église. S’imaginer que l’on peut dématérialiser l’expérience chrétienne est un leurre absolu : on l’a bien vu durant les deux confinements.

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  • Stupeur : Monseigneur Rey prié de surseoir aux ordinations de la fin juin

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    Voici ce qu'on peut lire sur le site du diocèse de Fréjus-Toulon :

    Ces derniers mois, l’archevêque métropolitain de notre province, Mgr Aveline, archevêque de Marseille, a conduit une visite fraternelle dans notre diocèse à la demande de Rome. À côté des nombreux beaux fruits que portent l’annonce de l’Évangile et la mission des chrétiens engagés – clercs, consacrés et laïcs – dans notre diocèse, ont pu être abordées les questions que certains dicastères romains se posaient autour de la restructuration du séminaire et de la politique d’accueil du diocèse. Un entretien sur ces sujets encore récemment, avec le Cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, a permis d’apporter des compléments utiles. Dans l’attente des suites de ces échanges en cours avec les dicastères romains, il a été demandé de surseoir aux ordinations diaconales et sacerdotales prévues fin juin.

    Nous accueillons cette demande à la fois dans la douleur et la confiance, conscients de l’épreuve qu’elle représente avant tout pour ceux qui s’apprêtaient à recevoir l’ordination.
    Nous aurons à cœur de les porter dans la prière et de continuer à les accompagner dans leur cheminement. Je vous encourage chacun à prier aussi pour notre diocèse, en attendant que puisse s’éclaircir la situation pour le bien de tous.

    Que l’Esprit de Pentecôte garde nos cœurs dans la paix, heureux de servir et d’aimer,

    + Dominique Rey"

    L'ère bergoglienne est décidément peu favorable à tout ce qui s'inscrit dans la ligne de la Tradition : les ordinations (6 diacres et 4 prêtres) prévues fin juin à Toulon n’auront pas lieu. Rome s’interrogerait sur la restructuration du séminaire de la Castille et sur sa politique d’accueil, notamment de membres de communautés nouvelles. Comme le dit Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro, "le fait est sans précédent dans l'histoire récente de l'Église de France. Sa violence également, trois semaines avant la cérémonie. (...) Si la décision est tombée aussi brutalement aujourd'hui - typique du mode de gouvernement du pape François -, ce serait, selon une source informée, en raison de « l'ouverture de Mgr Rey à l'option traditionaliste qui est maintenant ciblée et combattue depuis un an dans toute l'Église de France sur ordre de Rome et du pape.»"

    D'après Antoine Pasquier, sur Famille Chrétienne, "cette décision fait suite à une visite « fraternelle », à la demande de Rome, entreprise ces derniers mois par le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et métropolitain de la province éponyme dont dépend Toulon. Le prélat aurait relevé, selon nos informations, plusieurs points qui posent question dans la formation et le discernement des candidats du séminaire de la Castille, mais également l’accueil de membres de communautés nouvelles - charismatiques et traditionnelles - et de jeunes issus de diocèses extérieurs à Toulon."

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  • Sur la montée en puissance de l'islamisme woke dans le monde occidental

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    Lorenzo Vidino, Directeur du programme sur l’extrémisme à l’université George-Washington, sur le site de la Fondation pour l'Innovation Pölitique, consacre une étude fouillée à "La montée en puissance de l'islamisme woke dans le monde occidental" dont voici le résumé :

    Dans la déjà longue histoire de la mouvance islamiste en Occident, les dernières décennies ont vu une mutation sensible de la stratégie et du discours de l’islam radical et de ses militants, mutation liée à la présence désormais nombreuse et durable de populations musulmanes dans le monde occidental. Face à l’irréalisme de leur projet originaire d’islamisation intégrale dans le contexte de ces sociétés, les islamistes ont évolué dans une double direction : d’un côté, la recherche d’une emprise maximale sur les communautés musulmanes et, de l’autre, la recherche de la bienveillance des institutions et des grands acteurs de la société d’accueil à l’égard de leurs propres visions et revendications. Parallèlement, cette mouvance a endossé des thèmes ultraprogressistes et conclu des alliances avec la gauche extrême – phénomène dit de « l’islamo-gauchisme » –, tandis que ses militants étaient de plus en plus issus d’une nouvelle génération, souvent née en Occident, et formée dans les sciences sociales et non plus dans les universités technologiques comme leurs aînés. Les développements les plus récents ont ainsi vu se créer, tant sur le plan de la rhétorique que de l’organisation, des passerelles de plus en plus nombreuses entre islam radical et ce qu’il est désormais usuel d’appeler la « culture woke », le tout dans un contexte de diffusion profondément modifié par les chaînes satellitaires et les réseaux sociaux.

    C’est aux structures, aux soutiens et aux thèmes de cet « islamisme woke » ou « islamo-wokisme », mais aussi aux réactions négatives, particulièrement en France et au sein même des musulmans d’Occident, qu’est consacrée cette note de Lorenzo Vidino, directeur du programme de recherche sur l’extrémisme à l’université George-Washington. L’auteur montre ainsi comment les jeunes acteurs islamistes utilisent désormais rarement les références traditionnelles et parlent plutôt à présent le langage de la discrimination, de l’antiracisme, de l’oppression intériorisée, de l’intersectionnalité et de la théorie postcoloniale. Cette nouvelle approche leur donne un accès, qui était inespéré pour leurs prédécesseurs, au monde politique, au monde médiatique et à la société civile.

    La question reste de savoir si cette mutation traduit une évolution profonde et sincère, voire une acculturation de cette jeunesse, via le progressisme, à la société occidentale, ou si, à l’inverse, le wokisme ne devient pas un vecteur de l’influence islamiste, notamment à travers sa virulence anti-occidentale et sa dénonciation de l’« islamophobie ».

    Pour lire cette étude in extenso : https://www.fondapol.org/app/uploads/2022/05/fondapol-etude-la-montee-en-puissance-de-lislamisme-woke-dans-le-monde-occidental-lorenzo-vidino-06-2022.pdf

  • Allemagne : un musulman et des protestants reçoivent la communion lors du Katholikentag

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    De Catholic News Agency :

    Des politiciens musulman et protestants reçoivent la communion lors d'un événement catholique allemand

    1er juin 2022

    Un homme politique musulman et au moins un homme politique protestant ont reçu la communion lors de messes célébrées par des évêques au cours d'un événement catholique de plusieurs jours en Allemagne. Le même événement, qui s'est tenu du 25 au 29 mai, aurait interdit aux organisateurs de la Marche pour la vie allemande d'avoir un stand.

    Muhterem Aras, musulman d'origine turque et éminent parlementaire d'État des Verts écologistes allemands, a reçu la communion lors de la messe d'ouverture à Stuttgart, dans le sud de l'Allemagne, célébrée par l'évêque local Gebhard Fürst, a rapporté CNA Deutsch, le partenaire d'information en langue allemande de CNA. Alors qu'Aras a reçu l'Eucharistie, Sabine Foth, présidente du synode protestant de l'État, "a gardé ses distances "par respect pour l'évêque"", a déclaré le journal local Stuttgarter Nachrichten. CNA Deutsch a contacté le diocèse de Rottenburg-Stuttgart pour un commentaire, mais n'avait pas reçu de réponse au moment de la publication. Au moins un politicien protestant a reçu la communion à une date ultérieure.

    Le Katholikentag ("Journée des catholiques") est un événement bisannuel organisé par le diocèse local en collaboration avec le Comité central des catholiques allemands, une organisation laïque soutenue par la conférence épiscopale allemande. Cette année, l'événement a fait les gros titres avant son ouverture, lorsqu'une organisation pro-vie a accusé les organisateurs de l'empêcher d'avoir un stand. L'Association fédérale pour la vie supervise la Marche pour la vie à Berlin. Lorsqu'elle a demandé un stand au Katholikentag, les organisateurs lui auraient répondu qu'ils n'étaient "pas en mesure de déterminer que votre organisation est clairement chrétienne", selon une déclaration de la présidente de l'association, Alexandra Maria Linder.

    Un autre homme politique protestant bien connu a reçu personnellement la communion de l'évêque Georg Bätzing, président de la conférence épiscopale allemande, lors du même événement. Thomas de Maizière, ancien ministre de la défense et de l'intérieur qui a fait partie du cabinet de la chancelière allemande Angela Merkel pendant 12 ans, a été vu en train de recevoir l'Eucharistie des mains de l'évêque Bätzing, rapporte CNA Deutsch. Une image de Bätzing donnant la communion à l'éminent protestant a été publiée sur Twitter.

    Un porte-parole de la conférence épiscopale allemande a confirmé que Mgr Bätzing avait été approché par M. de Maizìere avant la messe et que l'homme politique avait ensuite reçu la communion de l'évêque. Le porte-parole des évêques a ajouté qu'il n'y a "pas encore de pleine communion ecclésiale entre les églises protestantes et catholiques et donc pas de communion générale. Un chrétien protestant qui s'est examiné, qui partage la foi en la présence de Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie et qui vient à la Table du Seigneur peut recevoir la Sainte Communion au cas par cas."

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  • Rome : quand le concept de "famille Amoris Laetitia" est utilisé en opposition à la famille naturelle

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    De Riccardo Cascioli sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le Vatican s'ouvre aux "familles LGBT".

    2-6-2022

    Lors de la conférence de presse de présentation de la Rencontre mondiale des familles (Rome 22-26 juin), le concept de "famille Amoris Laetitia" a été utilisé en opposition à la famille naturelle, pour ouvrir la porte à l'accueil de toute forme d'union, homosexuels en tête. C'est une rupture décisive avec ce qui a toujours été l'enseignement de l'Église.

    Quelle est la différence entre la famille et la "famille Amoris Laetitia" ? Jusqu'à présent, on pensait naïvement que l'année familiale Amoris Laetitia, voulue par le pape François, n'était qu'une façon d'aborder les questions familiales à la lumière de l'exhortation post-synodale qui insiste sur la nécessité d'une préséance pastorale. Mais la conférence de presse du 31 mai, organisée par le Saint-Siège pour présenter la dixième rencontre mondiale des familles qui se tiendra à Rome du 22 au 26 juin prochain et qui clôturera également l'année de la famille Amoris Laetitia, a au contraire clairement montré que nous sommes face à une tentative de réécriture du concept même de famille.

    La question est apparue clairement dans la réponse que la professeure Gabriella Gambino, sous-secrétaire du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, a donnée au journaliste Giuseppe Rusconi (rossoporpora. org), qui a demandé si cette réunion serait placée sous la bannière de "Love is Love", si l'expression "familles arc-en-ciel" serait "acceptée", si des drapeaux Lgbt seraient visibles et si "ces "arc-en-ciel" sont des familles, selon vous, ou sont-elles des agrégations d'un autre type" (vous pouvez voir la vidéo ici, minute 56:50). La question n'était pas farfelue, compte tenu de ce qui se passe dans l'Église (voir les revendications du Synode allemand, les ambiguïtés du Synode sur la synodalité et la nouvelle nomination comme cardinal de l'évêque de San Diego, en Californie, Robert W. McElroy, un partisan ouvert de la cause Lgbt dans l'Église) et de ce qui s'est passé lors de la précédente Rencontre mondiale des familles à Dublin (2018), lorsque parmi les intervenants est apparu le père jésuite américain James Martin pour expliquer ce que l'Église doit faire pour accueillir les Lgbt.

    La professeure Gambino n'a pas voulu répondre directement aux questions, mais ses propos sont néanmoins très significatifs. Elle commence ainsi : "La rencontre, comme nous le savons, est consacrée à la famille Amoris Laetitia", ce qui suggère déjà qu'il s'agit d'une famille différente de celle que nous connaissons : fondée sur le mariage entre un homme et une femme et ouverte à la génération de la vie. Et en effet, immédiatement après, elle parle de "promouvoir (...) une véritable pastorale d'accompagnement envers tous". Et de poursuivre en soulignant l'importance d'une "approche pastorale qui sait accompagner tout le monde", évidemment avec "une attitude de miséricorde" qui est "une attitude d'accueil et d'accompagnement vers l'amour du Père". Et "au-delà des thèmes qui seront abordés, l'idée est de promouvoir des processus d'accueil et de discernement spirituels". Et encore, " il n'y a pas de recettes pour toutes les situations (...), la tâche de l'Église est d'accompagner pour que chacun apprenne à mettre le Christ au centre de sa vie, quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve ".

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  • Une proposition pour mettre fin à la guerre en Europe

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    EUROPE/RUSSIE - Don Canetta : un nouveau traité pour mettre fin à la guerre en Europe

    31 mai 2022

    Milan (Agence Fides) - "Pour essayer de débloquer une négociation très difficile, il est nécessaire de partir d'une proposition qui puisse représenter une plateforme de départ. La proposition pourrait être celle d'un nouveau traité, à l'instar de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective" (OTSC), stipulé entre la Russie et certains pays de l'ex-URSS" : c'est la proposition relancée par l'Agence Fides par le Père Edoardo Canetta, ancien Vicaire Apostolique d'Asie Centrale, et ancien professeur à l'Institut de Diplomatie de la République du Kazakhstan. Le père Canetta a été missionnaire au Kazakhstan pendant vingt ans (dont cinq en tant que vicaire général d'Asie centrale), où il a enseigné à l'université de Karaganda, puis à l'université nationale eurasienne Gumylyov d'Astana.

    Don Canetta, actuellement curé à Milan et professeur à l'Académie Ambrosienne de Milan, est actif dans l'accueil des réfugiés ukrainiens et implique aujourd'hui sa communauté dans la prière du Rosaire pour la paix avec le Pape François.

    Don Canetta note à Fides : "Un nouveau pacte pour mettre fin à la guerre en Europe devrait impliquer la Russie, l'Ukraine et certains pays garants (comme la Turquie, l'Inde, la France, Israël ou d'autres) ; il pourrait envisager la démilitarisation de la Crimée et du Donbass, avec la présence de forces militaires des pays garants mentionnés ci-dessus. Ces pays assureraient, pendant un certain nombre d'années, une sorte de "protectorat" qui serait dissous ultérieurement par un référendum populaire qui laisserait la population décider de son appartenance à l'Ukraine ou à la Fédération de Russie. Bien entendu, les fonctions administratives et de police locale resteraient entre les mains des autorités du territoire".

    Cette solution, comme toute autre, note-t-il, aurait ses difficultés, mais peut-être est-il possible d'essayer au moins de la mettre sur la table et d'activer un processus de négociation, de chercher une issue qui abandonne la violence et la guerre, annonciatrices de destruction et de mort".

    L'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) a vu le jour en 2002 en tant que développement institutionnel du traité de sécurité collective, une alliance militaire défensive conclue en 1992 entre la Russie et un certain nombre de pays de l'ancienne Union soviétique (Arménie, Belarus, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan). Le traité affirme l'engagement de ses membres à renoncer à la menace ou à l'usage de la force pour régler les différends qui les opposent et introduit une clause de solidarité pour d'éventuels actes d'agression extérieure. (PA) (Agence Fides 31/5/2022)

  • « Prions pour les familles chrétiennes du monde entier » (juin 2022)

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    Intention de prière en juin : « Prions pour les familles chrétiennes du monde entier »

    Rencontre mondiale des familles à Rome du 22 au 26 juin

    Au mois de juin, le pape François demande aux fidèles de prier pour « les familles chrétiennes du monde entier ». À l’initiative du pape, la dixième rencontre mondiale des familles se tiendra à Rome du 22 au 26 juin prochain, rappelle le Réseau Mondial de Prière du Pape.

    Voici l’intention de prière du mois : « Prions pour les familles chrétiennes du monde entier, afin qu’elles puissent vivre la gratuité de l’amour et la sainteté dans leur vie quotidienne. »

    Dans son édito, le p. Daniel Régent sj, directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape en France, explique que l’expression « familles chrétiennes » ne sélectionne pas les familles pour lesquelles prier. « La référence chrétienne, lit-on, permet d’introduire le mot ‘sainteté’ et les valeurs qui y sont associées. Ces repères sont précieux pour tous. »

    Voici un souhait exprimé par le Réseau Mondial de Prière du Pape: « Que les familles du monde entier puissent être des lieux de croissance, de ressourcement, de chasteté dans les relations, et de pardon ; en un mot, qu’elles vivent la sainteté au quotidien. »

  • Un livre sur le « capital-socialisme », le modèle chinois d’organisation de la société

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    Des Editions de l'Homme Nouveau :

    Pour la première fois, le modèle chinois d’organisation de la société, modèle que l’on peut qualifier de « capital-socialisme », est analysé par une dizaine d’experts internationaux sous l’égide de l’Observatoire inter­national cardinal van Thuân sur la doctrine sociale de l’Église (Italie).

    Commander le livre

    Les au­teurs dé­montrent non seulement les atteintes au respect de la personne portées par le système chinois, qui est allé jusqu’à des campagnes de stérilisation et d’avortements forcés, mais ils mettent aussi en évidence la fascination qu’il exerce sur une partie des dirigeants des grands pays occidentaux, désireux de s’inspirer de pratiques qui permettent de développer des politiques conformes à des intérêts financiers et économiques sans rapport avec le bien commun des pays en question.

     
    Collectif - Observatoire international cardinal Van Thuân
    Avril 2022, 234 pages

    19,50€

    Commander !

    Facilement abordable, ce livre s'adresse à tous. Il s'inscrit dans la longue tradition catholique de dénonciation des dangers idéologiques vers lesquels nos sociétés modernes se dirigent sans cesse, faute de repères immuables et transcendants.
     
    Une bonne lecture à faire partager autour de soi, afin de toujours éveiller notre intelligence au message de paix que nos papes n'ont eu de cesse de répéter dans leurs enseignements!

  • Si le pape se tait, il reste aux évêques à se faire entendre

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Si le pape se tait, que parlent les évêques !

    1er juin 2022

    Soixante-quatorze évêques, dont quatre cardinaux, ont adressé une lettre, le 14 avril dernier, à leurs confrères allemands au sujet des risques de schisme que comportait le processus dit de « Chemin synodal »[1]. Cette intervention est en soi un événement considérable : des évêques prennent d’eux-mêmes l’initiative d’exercer leur sollicitude de Successeurs des Apôtres sur une partie de l’Église universelle gangrenée par de graves erreurs doctrinales, sans en référer d’abord au pape. C’est en soi tout à fait possible, le pape ayant ensuite toute latitude pour intervenir, approuver, infirmer, mais ce processus est tout à fait inouï dans l’Église d’après-Vatican II : ces évêques parlent, de fait, parce que le pape se tait.

    Les petits évêques de Vatican II

    Dans un article d’octobre 2019, « Où sont les Successeurs des Apôtres ? »[2], nous observions que les évêques d’aujourd’hui se retrouvent en majorité, au sein d’une Église en crise gravissime, dans un consensus mou, alors qu’ils ont dans leur être même de pasteurs et docteurs tout ce qui est nécessaire pour « jeter le feu sur la terre », notamment pour embraser l’Église de l’amour de Dieu et de sa vérité.

    Paradoxalement, Vatican II, dont on disait qu’il devait être le concile des évêques, destiné à  rétablir l’équilibre faussé par Vatican I, concile du pape, n’a qu’instauré une autre forme de centralisation, l’évêque conciliaire enserré dans un réseau idéologique, se trouvant bien plus dépendant de Rome qu’il ne l’était jadis.

    Le consensus idéologique s’établit à trois niveaux :

    • En haut, le Synode des Évêques, purement consultatif, qui fonctionne par réunion d’assemblées régulières, lesquelles, de manière très moderne, visent en fait à établir – comme l’avait d’ailleurs fait le dernier concile – des accords de compromis, qui se conclurent longtemps dans un sens favorable à « l’herméneutique du renouveau dans la continuité », et qui sont aujourd’hui dans un sens de « progrès ». Les exhortations apostoliques qui s’appuient sur les travaux de ces assemblées, aussi bonnes qu’aient été certaines, émettent en suite, non pas un magistère d’explicitation du Credo, mais un enseignement qui requiert une adhésion en-deçà de l’adhésion de foi, et qui peut donc toujours être corrigé, comme on a pu le voir.
    • En dessous, sont les conférences épiscopales, qui par des décisions et des prises de positions majoritaires, dont on prend grand soin de les donner comme pratiquement unanimes, ce qui est au reste le cas, ligotent plus encore les initiatives personnelles importantes que pourraient prendre les pasteurs diocésains.
    • Enfin, dans son diocèse lui-même, l’évêque prend certes une sorte de revanche, dans la mesure où l’indépendance de ses curés a été considérablement rognée (ils ne sont plus curés inamovibles, démissionnent à 75 ans, et sont entourés, voire remplacés par des équipes de laïcs). L’évêque n’est pas pour autant empereur en son royaume : il dépend de fait de collaborateurs et de conseils qui reflètent les tendances dominantes de l’épiscopat national.

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  • Quel message le pape François envoie-t-il avec son choix de nouveaux cardinaux ?

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    D'Andrea Gagliarducci sur Catholic News Agency :

    Quel message le pape François envoie-t-il avec son choix de nouveaux cardinaux ?

    30 mai 2022

    Le consistoire pour la création des cardinaux le 27 août est une cérémonie qui semble marquer la fin d'un pontificat - bien que cette fin puisse être longue à venir.

    Après avoir prié le Regina Coeli dimanche, le pape François a annoncé la création de 16 nouveaux cardinaux éligibles au vote lors d'un futur conclave et de cinq personnes âgées de plus de 80 ans.

    Il a également convoqué tous les cardinaux à participer à un autre consistoire, les 29 et 30 août, pour discuter de la nouvelle constitution du Vatican, Praedicate evangelium. Une discussion aussi large entre cardinaux n'a pas eu lieu depuis sept ans.

    Le pape de 85 ans a choisi de convoquer le consistoire en août, une date non traditionnelle. Le dernier événement de ce type a eu lieu le 24 août 1807, lorsque Pie VII a nommé Francesco Guidobono Cavalchini cardinal in pectore. Cette nomination n'a été rendue publique qu'en 1818.

    En annonçant la réunion pour discuter de la nouvelle constitution du Vatican, le pape a effectivement gelé le débat en cours jusqu'à la fin du mois d'août. Pendant trois mois, la discussion sur la réforme curiale et la trajectoire générale de l'Église sera effectivement contenue, ce qui donnera au pape François une plus grande liberté pour effectuer des changements, y compris de nouvelles nominations curiales, et les présenter comme un fait accompli au moment de sa rencontre avec les cardinaux du monde entier.

    Il y a presque un sentiment d'inévitabilité dans le nouveau consistoire pour la création des cardinaux. Il existe une perception répandue à Rome que ce sera le dernier du pape François et qu'il veut donc mettre les choses au clair.

    Certains observateurs avancent même l'hypothèse que le pape François pourrait conclure la réunion des cardinaux des 29 et 30 août en annonçant sa démission. Ce serait certainement un geste frappant, qui enverrait le message qu'une fois son mandat achevé - et celui du pape François est avant tout une réforme curiale - on peut quitter ses fonctions.

    Cette hypothèse semble peu probable pour l'instant. Mais le prochain consistoire envoie de nombreux messages forts. Ils peuvent être divisés en quatre thèmes : les chiffres et les symboles, le langage des consistoires du pape François, ce que révèlent les profils des cardinaux et la vision du pape François.

    Chiffres et symboles

    Le pape François a désormais complètement supprimé l'idée de diocèses cardinalices. Ainsi, d'importants archidiocèses restent sans cardinaux, notamment Milan, Venise, Cracovie, Paris, Los Angeles et San Francisco.

    Le pape François a cherché à élargir la représentativité mondiale du Collège des cardinaux. Ainsi, le Paraguay, le Timor oriental et Singapour auront chacun un cardinal pour la première fois. Le pape François créera également un cardinal en la personne de Mgr Giorgio Marengo, vicaire apostolique à Ulaanbaatar, en Mongolie.

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  • Philo à Bruxelles, 7 juin : "Tempéraments et péchés capitaux" avec Stéphane Mercier

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  • Pays-Bas : va-t-on autoriser la création d'embryons pour la recherche ?

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Pays-Bas : vers la création d’embryons pour la recherche ?

    31 mai 2022

    Aux Pays-Bas, les députés des partis libéraux au pouvoir, le VVD et le D66, travaillent sur une nouvelle législation visant à autoriser la création d’embryons pour les recherches menées dans le but d’augmenter le taux de réussite de la fécondation in vitro (cf. Les FIV sont deux fois moins efficaces que ne le pensent les couples infertiles). Ils veulent également autoriser le diagnostic préimplantatoire (DPI), en cas de « risque que l’enfant transmette des maladies génétiques graves telles que la maladie de Huntington ou la myopathie de Duchenne ». Actuellement le DPI est autorisé pour déterminer si l’embryon lui-même est atteint de la maladie, mais pas pour voir s’il y a un risque que l’embryon la transmette aux générations futures.

    Cette proposition de loi ne sera pas présentée au Parlement avant la prochaine période ministérielle « afin d’éviter toute confrontation potentielle avec les deux autres partis de la coalition chrétienne ». Le conseil national de la santé avait indiqué soutenir une modification de la législation. La coalition précédente n’y avait pas donné suite.

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    Source : Dutch news (30/05/2022)