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Actualité - Page 470

  • "Le vrai thomisme est celui d'Amoris laetitia" (pape François)

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    DISCOURS DU SAINT PÈRE FRANCIS AUX PARTICIPANTS DE LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA THÉOLOGIE MORALE

    Salle Clémentine, vendredi, 13 mai 2022

    Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

    Je remercie le Père da Silva Gonçalves pour ses mots d'introduction ; je salue le Cardinal Farrell, Mgr Paglia et Mgr Bordeyne, ainsi que tous ceux qui ont collaboré à cette Conférence, et vous tous qui y avez participé. L'initiative s'inscrit dans le cadre de l'"Année de la famille Amoris laetitia", convoquée pour stimuler la compréhension de l'exhortation apostolique et aider à orienter les pratiques pastorales de l'Église, qui se veut toujours plus synodale et missionnaire.

    Amoris laetitia rassemble les fruits des deux assemblées synodales sur la famille : l'assemblée extraordinaire de 2014 et l'assemblée ordinaire de 2015. Des fruits qui ont mûri à l'écoute du Peuple de Dieu, composé en grande partie de familles, qui sont le premier lieu pour vivre la foi en Jésus-Christ et l'amour mutuel.

    Il est donc bon pour la théologie morale de puiser dans la riche spiritualité qui germe dans la famille. La famille est l'Église domestique (cf. Lumen gentium, 11 ; Amoris laetitia, 67) ; en elle, les époux et les enfants sont appelés à coopérer pour vivre le mystère du Christ, par la prière et l'amour mis en œuvre dans le concret de la vie quotidienne et des situations, dans une attention mutuelle capable d'accompagner afin que personne ne soit exclu et abandonné. "N'oublions pas que, par le sacrement du mariage, Jésus est présent sur ce bateau", le bateau de la famille. [1]

    La vie familiale, cependant, est aujourd'hui plus éprouvée que jamais. Tout d'abord, depuis quelque temps, "la famille traverse une profonde crise culturelle, comme toutes les communautés et tous les liens sociaux" ( Evangelii gaudium, 66). En outre, de nombreuses familles souffrent d'un manque de travail, d'un manque de logements dignes, ou d'une terre où elles peuvent vivre en paix, à une époque de changements importants et rapides. Ces difficultés se répercutent sur la vie familiale, générant des problèmes relationnels. Il y a beaucoup de "situations difficiles et de familles blessées" (Amoris laetitia, 79). Aujourd'hui, la possibilité même de fonder une famille est souvent ardue, et les jeunes ont tant de mal à se marier et à avoir des enfants. En effet, les changements d'époque que nous vivons poussent la théologie morale à relever les défis de notre temps et à parler un langage compréhensible pour les interlocuteurs - et pas seulement pour les "initiés" - et à aider ainsi à "surmonter les adversités et les contrastes" et à favoriser "une nouvelle créativité pour exprimer dans les défis d'aujourd'hui les valeurs qui nous constituent en tant que peuple dans la société et dans l'Église, le peuple de Dieu". [2] J'insiste : nouvelle créativité.

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  • Un jugement de la Cour européenne contribue à protéger la vie des personnes vulnérables

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    De Nicolas Bauer sur le site de l'ECLJ (European Centre for Law & Justice) :

    Pour la CEDH, il n’existe aucun droit au suicide assisté

    14 mai 2022

    Le rejet de la requête d’un empoisonneur danois, Svend Lings, a été l’occasion pour la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de clarifier pour la première fois le fait qu’il n’existe aucun droit au suicide assisté. Cette jurisprudence était inattendue, car les décisions antérieures tendaient à la création progressive d’un tel droit. L’arrêt Svend Lings c. Danemark de la CEDH est donc une excellente nouvelle.

    Svend Lings est un ancien médecin danois reconverti dans l’aide au suicide. Fondateur de « Médecins en faveur de l’euthanasie », il a publié un guide en ligne intitulé « Les médicaments appropriés pour un suicide ». Pire encore, il a été condamné en 2019 pour deux suicides assistés et une tentative de suicide assisté, en procurant ou en recommandant des médicaments, ainsi qu’en conseillant de placer un sac plastique sur la tête, afin d’être « 100% certain » de l’effet mortel d’une surdose médicamenteuse. En avril 2022, alors qu’il a déjà plus de 80 ans, M. Lings a assumé dans la presse danoise « aider » en moyenne une personne par jour à se suicider, en lui prodiguant de tels conseils[1].

    Rien ne semble l’arrêter : ni sa radiation du tableau de l’ordre des médecins, ni sa condamnation judiciaire. Il faut dire que M. Lings n’a été condamné, en tout et pour tout, qu’à deux mois de prison avec sursis. Le 12 avril 2022, la Cour européenne a rejeté sa requête n° 15136/20 contre le Danemark. L’ancien médecin avait invoqué son droit à la liberté d’expression : pour lui, indiquer précisément à une personne le meilleur moyen de se suicider devrait être protégé par les droits de l’homme. En réaction à l’arrêt de la CEDH, il a déclaré : « Je continue mon bon travail […]. Les gens qui viennent me voir sont dans une situation désespérée […]. Je me sens moralement obligé de les aider[2] ».

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  • Fenêtres brisées, murs souillés : la basilique de Koekelberg victime de l'acharnement des vandales

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    De Philippe Keulemans sur Kerknet :

    La basilique de Koekelberg visée par des vandales

    16 MAI 2022

    Ces dernières semaines, des dizaines de fenêtres de la basilique ont été brisées ; les auteurs restent pour l'instant hors de portée.

    La basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg a été la cible de vandales à plusieurs reprises ces dernières semaines. Entre-temps, 42 fenêtres ont été brisées à coups de pierres et les murs ont été recouverts de peinture. La destruction ne se fait pas seulement la nuit. Même en plein jour, des pierres sont lancées. Une pierre a même manqué de peu le vice-recteur. 

    Selon Martine Motteux-Abeloos, directrice générale de la basilique nationale, la pierre est passée devant sa tête à une distance de 50 cm alors qu'elle était assise à son bureau. Cette situation devient intenable. Les collègues commencent à avoir sérieusement peur. Ce vandalisme sans but menace de blesser gravement et même de tuer des gens. Il est difficile d'imaginer que dans cette basilique, les gens doivent commencer à craindre pour leur vie.

    Le vandalisme entraîne également des coûts, alors que plusieurs fenêtres ont déjà été brisées après avoir été réparées. De plus, certaines fenêtres en verre peint font partie de notre patrimoine et ne peuvent être remplacées comme ça. 

    La police tente d'endiguer la menace en déployant des patrouilles supplémentaires. La police de Bruxelles-Ouest confirme que des mesures ont été prises pour garantir la sécurité aux alentours de la basilique. Selon eux, aucun suspect n'a encore été identifié. Le directeur général confirme qu'il y a maintenant beaucoup de policiers sur le terrain. Il existe également une bonne coopération avec eux. Cependant, les résidents locaux leur reprochent également d'avoir hésité à prendre leurs plaintes au sérieux.

  • France : une première ministre à tendance "progressiste"

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    De Samuel Pruvot et Antoine Pasquier sur le site de Famille Chrétienne (extraits) :

    Elisabeth Borne, Premier ministre à tendance progressiste

    Elisabeth Borne soutient depuis plusieurs mois le micro-parti Territoires de Progrès, un mouvement "réformiste et progressiste", favorable à de nouvelles transgressions éthiques comme l'aide active à mourir...

    Le maître des horloges, Emmanuel Macron, aura donc pris son temps pour annoncer son nouveau Premier ministre. La nomination d’Elisabeth Borne, le 16 mai, a donc mis fin à une longue attente qui usait les nerfs de la majorité. (...) Ce choix, pour n’être pas très original, n’est pas dénué de sens. C’est celui de l’aile gauche de la majorité. Une aile gauche, sociale, écologiste mais aussi progressiste…

    Des choix sociétaux très... tranchés !

    Que pense Elisabeth Borne sur les sujets « sociétaux » ? La nouvelle résidente de Matignon n'est pas très prolixe en la matière. Ses différents postes ministériels, à l'écologie ou au travail, ne l'ont jamais obligée à prendre position. Et, faute de mandats parlementaires au cours de sa carrière, elle n'a jamais eu à se prononcer publiquement sur la fin de vie, la "PMA pour toutes" ou encore l'interruption volontaire de grossesse (IVG). C'est dans ses choix partisans qu'il faut donc aller chercher son positionnement possible sur ces sujets de société. Depuis plusieurs mois, Elisabeth Borne soutient le micro-parti Territoires de Progrès, un mouvement « réformiste et progressiste » créé en 2020 par Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt. Véritable aile gauche du macronisme, qui compte notamment l'ancienne ministre Emmanuelle Wargron, cette structure ne fait pas mystère de ses choix sociétaux... très tranchés !

    Au terme de sa Convention des Progrès, réunie le 27 novembre 2021 après « plus d’un an et demi de réflexion », le micro-parti fait figurer la légalisation de l'aide active à mourir parmi ses "progrès sociétaux". « Nous voulons permettre une autodétermination de la fin de vie », écrivent ses membres sur leur site internet. « Territoires de Progrès propose d’apporter une liberté fondamentale supplémentaire avec l’autodétermination de la fin de vie », explique Chantal Maimon, déléguée nationale aux questions sociétales, dans une tribune où elle détaille les conditions d'accès à cette aide à mourir jugée « complémentaire » aux soins palliatifs... Sur l'avortement, Territoires de Progrès s'est démarqué du président Emmanuel Macron en défendant l'allongement du délai légal du 12 à 14 semaines et en militant pour la suppression de la cause de conscience spécifique des soignants.

    Un profil de "bon soldat"

    Ces prises de position partisanes ne préludent en rien les choix propres d'Elisabeth Borne. Mais cette dernière sera tout de même tenue par le programme présidentiel d'Emmanuel Macron. La convention citoyenne sur la fin de vie, promis par le candidat LRM et qui pourrait démarrer à l'automne, devrait être calquée sur la convention citoyenne sur le climat que l'ancienne ministre de la transition écologique et solidaire avait suivi de près en 2019-2020. Aucune opposition sur la forme ou sur le fond donc pour le nouveau premier ministre. D'ailleurs, l'ancienne haut fonctionnaire a toujours su se montrer un bon soldat de la majorité, avec son lot de sacrifices. (...)

    Née en 1961, diplômée de l’Ecole Polytechnique et de l'Ecole nationale des ponts et chaussées, cette haute fonctionnaire se lance en politique en devenant conseillère au ministère de l'Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang. Elle devient la première préfète de la Vienne en 2013. Puis elle intègre l’année suivante la direction du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Ecologie.

  • "De brillants reflets du Seigneur de l'histoire" : le pape François canonise 10 nouveaux saints de l'Église catholique

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    De Hannah Brockhaus sur le National Catholic Register :

    "Brillants reflets du Seigneur de l'histoire" : Le pape François canonise 10 nouveaux saints de l'Église catholique.

    15 mai 2022

    Le pape François a reconnu dimanche 10 nouveaux saints de l'Église catholique lors d'une messe de canonisation sur la place Saint-Pierre.

    Il s'agissait de la première canonisation de l'Église depuis celle de saint John Henry Newman et de quatre autres en octobre 2019.

    Des religieux et religieuses, des prêtres et un laïc font partie des 10 personnes reconnues pour être au ciel après avoir mené une vie de sainteté exemplaire sur terre.

    "La sainteté ne consiste pas en quelques gestes héroïques, mais en de nombreux petits actes d'amour quotidien", a déclaré le pape François lors de son homélie du 15 mai (texte intégral), une journée chaude et ensoleillée à Rome.

    La messe a commencé par le rite de canonisation, qui comprenait la lecture de courtes biographies de chaque bienheureux, lues par le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

    Une litanie des saints a été chantée avant que le pape François ne récite la formule de canonisation.

    Il a déclaré : "Pour l'honneur de la Sainte Trinité, l'exaltation de la foi catholique et l'accroissement de la vie chrétienne, par l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, et des saints apôtres Pierre et Paul, et la nôtre, après une délibération appropriée et de fréquentes prières pour l'assistance divine, et après avoir demandé le conseil de plusieurs de nos frères évêques, nous déclarons et définissons saints les bienheureux Titus Brandsma, Lazare dit Devasahayam, César de Bus, Luigi Maria Palazzolo, Giustino Maria Russolillo, Charles de Foucauld, Marie Rivier, Maria Francesca di Gesu Rubatto, Maria di Gesù Santocanale et Maria Domenica Mantovani, et nous les inscrivons parmi les saints, décrétant qu'ils seront vénérés comme tels par toute l'Église. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit."

    "Servir l'Évangile et nos frères et sœurs, offrir notre vie sans rien attendre en retour, ni aucune gloire mondaine : Telle est notre vocation. C'est ainsi que nos compagnons de route canonisés aujourd'hui ont vécu leur sainteté", a déclaré le pape François.

    "En embrassant avec enthousiasme leur vocation - certains comme prêtre, d'autres comme femme consacrée, comme laïc - ils ont consacré leur vie à l'Évangile", a-t-il ajouté. "Ils ont découvert une joie incomparable, et ils sont devenus des reflets brillants du Seigneur de l'histoire. Voilà ce qu'est un saint : quelqu'un qui est un brillant reflet du Seigneur de l'histoire."

    "Puissions-nous nous efforcer de faire de même : le chemin de la sainteté n'est pas fermé, il est pour nous tous, et il commence avec le baptême. Il n'est pas fermé. Puissions-nous nous efforcer de faire de même, car chacun de nous est appelé à la sainteté, à une forme de sainteté qui lui est propre", a-t-il ajouté.

    Les nouveaux saints sont :

    Charles de Foucauld : Soldat et explorateur français qui devint moine trappiste et missionnaire catholique auprès des musulmans d'Algérie. Connu sous le nom de Frère Charles de Jésus, il a été tué en 1916 à l'âge de 58 ans.

    Titus Brandsma : Prêtre, professeur et journaliste néerlandais qui s'est opposé à la propagande nazie dans les journaux catholiques. Il a été tué par injection létale à Dachau en 1942.

    Devasahayam Pillai : Un laïc indien qui a été torturé et martyrisé après s'être converti de l'hindouisme au catholicisme au 18e siècle.

    Marie Rivier : Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Présentation. Cette Française a fondé l'ordre en 1796, à l'âge de 28 ans, pendant le règne de la Terreur.

    Maria Francesca de Jésus : Fondatrice missionnaire du XIXe siècle qui a traversé sept fois l'océan Atlantique en bateau pour établir un ordre de sœurs capucines en Uruguay, en Argentine et au Brésil.

    Maria Domenica Mantovani : La première supérieure générale de l'Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille, qu'elle a cofondé pour servir les pauvres, les orphelins et les malades en Italie en 1892.

    Marie de Jésus Santocanale : La fondatrice des Sœurs Capucines de l'Immaculée Marie de Lourdes en Sicile en 1910. Elle passait la plupart de ses moments libres, de jour comme de nuit, devant le tabernacle.

    César de Bus : Prêtre catholique français qui a fondé deux congrégations religieuses au XVIe siècle. Il était un prédicateur et un catéchiste zélé, qui accomplissait de nombreuses œuvres de charité.

    Luigi Maria Palazzolo : Prêtre italien connu pour avoir créé les Sœurs des pauvres, ouvert un orphelinat et travaillé pour les pauvres.

    Giustino Maria Russolillo : fondateur des congrégations religieuses des Pères Vocationnels, des Sœurs Vocationnelles et de l'Institut Séculier des Apôtres de la Sanctification Universelle en Italie. Le prêtre s'est consacré à l'éducation des jeunes et à la culture de leurs vocations.

    La messe de canonisation a été suivie par environ 45 000 personnes, dont beaucoup sont venues de l'étranger.

    Parmi les personnes présentes sur la place Saint-Pierre figuraient également le président italien Sergio Mattarella, le ministre français de l'intérieur Gérald Darmanin, le ministre néerlandais des extérieurs Wopke Hoekstra, le ministre indien des minorités Gingee K.S. Mathan et le président algérien du Haut Comité islamique Bouabdellah Ghoulamallah.

  • N'en déplaise aux médias, la plupart des Américains sont favorables à des restrictions de l’avortement

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    De Nicole King sur IfamNews.com :

    La plupart des Américains sont favorables à des restrictions de l’avortement

    L'abolition de Roe vs. Wade est imminente : la population y est majoritairement favorable. L'avortement deviendrait alors l'affaire des États.

     15 mai, 2022

    Un peu plus d’une semaine s’est écoulée depuis que Politico a fait état d’une fuite au sein de la Cour suprême, laissant présager une probable annulation de Roe v. Wade. Les médias se sont intéressés de près à la question, tous les médias mainstream insistant sur le fait que la majorité des Américains soutenaient Roe de manière inébranlable.

    Mais les chiffres peuvent être trompeurs – ou, pire encore, ils peuvent être utilisés à des fins de tromperie. Timothy Carney, de l’American Enterprise Institute, a expliqué de manière convaincante que la plupart des Américains ne sont pas favorables à un accès illimité à l’avortement et ne comprennent pas vraiment ce qu’est Roe et ce qu’elle entraîne. “La plupart des gens disent soutenir Roe v. Wade “, écrit Carney, “mais c’est parce que la plupart des gens ne connaissent pas Roe , et ils ne savent pas ce que cela signifierait de l’annuler”. Il poursuit : “Dans les sondages sur Roe v. Wade, les conséquences du jugement ne sont souvent pas décrites. Souvent, ils sont présentés de manière erronée. … Ils disent typiquement que Roe ‘a légalisé l’avortement’, signifiant par là que l’annulation du jugement interdirait tout avortement”.

    La majorité des Américains semble penser que l’abolition de Roe signifierait que tous les avortements seraient illégaux dans tout le pays. Ce que la plupart des gens ne comprennent pas, c’est que l’abrogation de la réglementation Roe permettrait aux États de prendre à nouveau les décisions relatives à l’avortement, là où elles devraient être. Si vous cherchez une preuve de la division des États-Unis sur la question de l’avortement, jetez un coup d’œil à ce tableau du Guttmacher Institute, qui répertorie les restrictions à l’avortement par État. Dans six États, il n’y a pas de limite à l’avortement, dans beaucoup d’autres, la limite est fixée à 20 ou 24 semaines, et dans 20 États, la “viabilité” n’est pas claire et change constamment. Au Texas (et maintenant en Oklahoma), la détection de l’activité cardiaque du fœtus est considérée comme la limite pour un avortement légal – environ six semaines.

    En d’autres termes, les Américains, comme le montre du moins leur comportement de vote, sont toujours assez divisés sur la question de savoir si l’avortement devrait être légal, dans quelles circonstances et à quel stade de la grossesse. Carney fournit des preuves convaincantes du fait que seuls 18 % des Américains souhaitent un accès illimité à l’avortement jusqu’au moment de la naissance. Des sondages plus récents du Pew Research Center montrent que seul un Américain sur cinq pense qu’il ne devrait y avoir “aucune limite” à l’accès à l’avortement. Carney présente également des données d’enquête montrant que la plupart des Américains sont favorables à un délai de 24 heures avant qu’une femme puisse avoir recours à une interruption de grossesse. Une majorité est également d’avis que les médecins devraient montrer une échographie à la mère avant de pouvoir pratiquer un avortement. Toutes ces mesures indiquent que les Américains ont une attitude plus nuancée et plus prudente vis-à-vis de l’avortement que ce que les partisans de l’avortement veulent nous faire croire.

    Les cris incessants des médias selon lesquels “la plupart des Américains soutiennent Roe” sont tout simplement faux et méritent d’être dénoncés comme des mensonges. Malheureusement, la plupart des Américains ne comprennent pas Roe, mais pensent que l’avortement est une question grave et sérieuse qui devrait devenir illégale à un certain moment de la grossesse.

  • Courrier des lecteurs : l'Eurovision ou la mort d'une culture

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    Jean-Pierre Snyers nous écrit :

    Eurovision: mort d'une culture?
     
    Comme c'était prévisible, vu le contexte actuel, l'Ukraine a gagné à l'Eurovision et, comme on s'y attendait, la politique l'a emporté sur le choix artistique. Enfin, "artistique"... Il est bien loin le temps où un Jacques Hustin avait conduit la Belgique à la troisième place. Aujourd'hui, médiocrité oblige, si, seul avec sa guitare, un Brassens s'était présenté, ses chances de l'emporter seraient réduites à néant. L'art étant, à mon sens, le reflet de l'âme d'une société, je ne peux que me dire que celle-ci est dans un état comateux. Tant dans le domaine musical que pictural, tant dans celui de l'architecture que dans le monde de la sculpture ou de la philosophie,  comment ne pas constater que nous n'arrivons pas à la cheville de nos ancêtres? En comparant le château de Chambord avec le centre Pompidou, la cathédrale de Reims avec les tours de bêton du quartier parisien de la défense, les cités médiévales avec celles des HLM, et les mélodies de Bach avec le Métal ou le Rap, au nom de quel aveuglement ne pas prononcer les mots "décadence" ou "mort d'une culture"?  Dans son ultime billet publié dans "Le Figaro", l'académicien André Frossard écrivait: "Autrefois l'Europe avait une âme.  Aujourd'hui, elle n'a plus ni âme ni pensée".  Comment ne pas lui donner raison?
  • Une visite "historique" du pape au Canada

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    Canada : le voyage apostolique du pape François, du 24 au 30 juillet prochain

    Une « visite historique », disent les évêques canadiens

    Le pape François se rendra au Canada du 24 au 30 juillet 2022, annonce le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, ce vendredi 13 mai : « Accueillant l’invitation des autorités civiles et ecclésiales ainsi que des communautés autochtones, lit-on dans un communiqué officiel, le Saint-Père François accomplira un voyage apostolique au Canada du 24 au 30 juillet prochain, visitant les villes d’Edmonton, Québec et Iqaluit. Le programme et les détails du voyage seront rendus publics dans les prochaines semaines. »

    Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), a salué la confirmation officielle de la visite au nom des évêques catholiques du Canada : « Nous sommes immensément reconnaissants envers le Saint-Père qu’il ait accepté notre invitation à poursuivre le chemin de la guérison et de la réconciliation avec les peuples autochtones de ce pays, lit-on sur le site de la CECC. À la fin du mois de juillet, le pape François aura l’occasion de rendre visite aux peuples autochtones ici, dans leur patrie, comme il l’a promis lorsqu’il les a rencontrés récemment à Rome. Nous prions pour la santé du Saint-Père alors que nous entreprenons la planification intensive de cette visite historique. »

    Edmonton, Québec et Iqaluit

    Le Vatican annonce que le pape François fera trois arrêts lors de sa visite canadienne, soit : à Edmonton, à Québec et à Iqaluit. Ces lieux, explique un communiqué de la CECC, « permettent de limiter les déplacements du Saint-Père tout en lui offrant l’occasion de faire des rencontres individuelles et publiques, tenant ainsi compte de la participation de toutes les régions du pays ».

    Edmonton – capitale de l’Alberta – « compte le deuxième plus grand nombre d’Autochtones vivant dans les centres urbains au Canada. De plus, 25 pensionnats autochtones étaient situés en Alberta, soit le plus grand nombre parmi les provinces et les territoires du Canada ».

    Iqaluit – la capitale et la plus grande ville du territoire du Nunavut, au nord du Canada – avec une population de 8 000 personnes, regroupe le plus grand nombre d’Inuits au Canada (environ 3 900). « Le pape François a été personnellement invité par les délégués Inuits à visiter le Nord lors de leur rencontre en mars », précise un communiqué.

    D’après un communiqué des évêques, « la ville de Québec s’avère une destination accessible pour les personnes qui souhaitent voyager afin de voir le pape François, en particulier les peuples autochtones de l’Est du pays ». Dans la région se trouve « également la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, l’un des lieux de pèlerinage les plus anciens et les plus populaires en Amérique du Nord ».

    Mgr Smith, coordonnateur général de la visite

    La CECC a nommé Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton, comme coordonnateur général de la visite papale « afin de guider cette immense initiative au nom des évêques du Canada ». Mgr Smith a également accompagné des délégués autochtones au Vatican et « il entretient des relations de longue date avec les dirigeants autochtones ».

    Mgr Smith a émis le commentaire sur sa nomination : « Je suis honoré de servir en tant que coordonnateur général pour cette visite historique du pape François. J’ai hâte de travailler avec les peuples autochtones de partout au pays, ainsi qu’avec des partenaires locaux, provinciaux et fédéraux, alors que nous nous préparons à accueillir le Saint-Père et à continuer de marcher ensemble sur cet important chemin de guérison et de réconciliation. »

    Les évêques canadiens notent que « les sites précis et le programme officiel » du voyage du pape François « seront convenus en étroite collaboration avec les partenaires autochtones aux niveaux local et national ». « Vu l’importance donnée à la guérison et à la réconciliation chez les autochtones, le Saint-Père devrait pouvoir visiter le site d’un ancien pensionnat et d’autres endroits d’une importance particulière », ajoutent-ils.

    Les délégations des autochtones au Vatican

    Les délégations des peuples autochtones du Canada ont été à Rome du 27 mars au 2 avril 2022, accompagnées de l’Église canadienne, pour rencontrer le pape François. Le communiqué des évêques canadiens du 13 mai rappelle que le 1er avril 2022 le pape François « s’est excusé pour le rôle joué par l’Église catholique dans le système des pensionnats autochtones du Canada ». Le pape a exprimé sa « tristesse et sa honte » pour les abus « à l’égard des identités » et « des valeurs spirituelles autochtones dans le système des pensionnats autochtones ».

    « Les excuses du Saint-Père s’appuyaient sur les propos recueillis lors des rencontres privées tenues entre le 28 mars et le 1er avril avec 32 aînés autochtones, gardiens du savoir, survivants et survivantes des pensionnats autochtones et des jeunes représentant l’Assemblée des Premières Nations (APN), le Conseil national métis (CNM) et l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) », note un communiqué.

    Les personnes qui souhaitent en savoir davantage sur la visite papale au Canada peuvent trouver les dernières nouvelles au : www.visitepapale.ca/ www.papalvisit.ca.

  • Bruxelles, 21 mai : "Témoigner du Christ auprès des musulmans"

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  • Une fin de règne solitaire pour le pape François

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro via le blog "Il sismografo" :

    Contesté, sourd aux critiques... «Fin de règne» solitaire pour le pape François

    François écoute mais aime décider seul au risque de l'isolement. Stefano Spaziani.

    Gouverner l'Église catholique n'est pas une sinécure, mais diriger le Vatican est encore plus périlleux. Malgré ses talents de fin politique et son fort caractère, François, 85 ans, se heurte comme jamais, en cette dixième année de pontificat, à une série d'adversités. Sa santé tout d'abord, le dossier ukrainien ensuite, la réforme de l'Église enfin, marquent à la fois un apogée et une forme de déclin du pontificat.

    Jamais le pape François n'a encore affronté une telle adversité. En cette année 2022, dixième de son pontificat, tout semble se liguer contre lui. Rome, toujours prompte à brûler ce qu'elle adore, est en émoi. Certains discernent une phase de maturité du pontificat. D'autres une « fin de règne », selon une expression courante dans la Ville éternelle. Beaucoup pensent déjà à la suite. Mais François, 85 ans, très combatif, est loin d'avoir dit son dernier mot. Un grand jubilé chrétien mondial est en vue pour 2025. Surtout il prépare sa réforme capitale : celle de la « synodalité » pour 2024.

    Il espère convertir l'Église, pyramidale, centralisée et cléricalisée, en une communauté plus démocratique, décentralisée où le pouvoir sera davantage partagé avec des laïcs. Y parviendra-t-il ? Cette ambition suscite soutien et admiration chez les uns et un épais scepticisme chez ceux qui connaissent bien les arcanes d'une institution bimillénaire édifiée sur la centralisation. Ce pontificat, réformateur, flamboyant et… Clivant, connaîtrait-il son apogée ou entrerait-il en déclin ?

    Tous les pontificats connaissent cette même courbe ascendante puis descendante. Ce qui compte pour l'Église est la portée d'un pontificat. De ce point de vue, ceux de Jean-Paul II et de Benoît XVI, avec leurs qualités et leurs défauts, sont encore très vivants.

    Haute tension au Vatican

    N'ont-ils pas marqué, et pour longtemps, des générations de fidèles et de clercs ? Il en est et en sera de même pour François. Dans le milieu ecclésiastique, personne ne se risque donc à juger prématurément le cours des choses. « Les phases de crise ne sont pas forcément les pires, observe un jeune cardinal, homme de Dieu, en poste au Vatican ; elles ouvrent à des réalités de l'Église que nous ne pouvons pas voir à présent. Le Seigneur n'abandonne pas son Église. »

    L'Espérance est là, surtout chez les chrétiens, mais le mot « crise » est tout de même concédé. Elle est ouverte depuis l'élection de François pour certains. Elle est plus récente pour d'autres, y compris parmi les soutiens du pape. Tous s'accordent sur le climat de haute tension qui règne au Saint-Siège et dont l'intensité ne faiblit pas, en contraste avec l'image de bonhomie véhiculée dans le monde et qui a changé l'image de l'Église. Il y a évidemment, avec François, des antagonismes puissants, liés à sa forte personnalité réputée « clivante ». Son caractère « tranchant », son style « autoritaire » sont le lot quotidien d'un Vatican où l'on entend ces qualificatifs. Il y a aussi des « colères » papales et beaucoup se disent « terrorisés ». Il y a aussi, plus objectivement, une série de dossiers difficiles qui jettent une lumière parfois crue sur le pontificat. Un observateur italien de longue date, qui a beaucoup vu et entendu dans la cité du Vatican, les synthétise d'un mot : « confusion ». Une confusion « à la latino-américaine », précise-t-il, que des « mentalités européennes » ont de plus en plus de mal à saisir.

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  • "Nous avons perdu le sens des sacrements depuis longtemps" (cardinal Sarah)

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    Des propos recueillis par Véronique Jacquier sur le site de France Catholique :

    «  Sans les sacrements nous ne pouvons pas vivre !  »

    13 mai 2022

    Pour que Dieu rayonne pleinement dans nos vies, le cardinal Robert Sarah nous emmène à la redécouverte des sept sacrements dans son dernier ouvrage, Catéchisme de la vie spirituelle (Fayard). Entretien exclusif.

    Quelle est l’ambition de ce catéchisme atypique que vous publiez ?

    Cardinal Robert Sarah : J’ai voulu aider les chrétiens à vivre la richesse des sacrements : le baptême, la confirmation, l’Eucharistie, le mariage, le sacerdoce, la pénitence, et l’onction des malades. Nous avons souvent oublié cette richesse, parce que nous ne nous donnons pas beaucoup de peine pour mieux connaître et entrer en profondeur dans le mystère des sacrements.

    J’insiste particulièrement sur le sacrement de l’Eucharistie. La messe est parfois devenue un lieu de convivialité. Elle n’est plus toujours celui d’une rencontre vitale, personnelle, d’un cœur-à-cœur avec Jésus. Au IIIe siècle, lorsque l’empereur Dioclétien avait interdit la messe, les chrétiens d’Abitène – dans l’actuelle Tunisie – ont désobéi. Interrogés pour savoir pourquoi ils ont désobéi à l’ordre impérial, ils ont répondu : «  Nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie.  » L’affirmation de cette vérité leur a valu le martyre. L’Eucharistie est un besoin primordial, une nécessité vitale.

    Mais on peut songer aussi aux sacrements du baptême ou de la confirmation, souvent réduits à des fêtes familiales, or ce sont des actes essentiels qui engagent dans la vie d’enfant de Dieu !

    Il y a urgence selon vous ?

    Nous avons, hélas ! perdu le sens des sacrements depuis longtemps. Le mariage est fragilisé par les séparations qui se systématisent ! À la messe, on voit des prêtres transformer tel canon ou telle prière comme s’ils lui appartenaient, alors qu’ils relèvent de la tradition… Il faut réapprendre à protéger notre âme, et pas seulement notre corps. Sans les sacrements, l’Église n’existe plus ! Sans eux, nous ne pouvons pas vivre ! Ils nous fortifient sur un chemin intérieur, par lequel nous devons parvenir tous ensemble à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu.

    L’image du désert est très présente dans votre propos… C’est le terreau dans lequel peut s’enraciner la présence de Dieu dans nos vies ?

    Le désert est le lieu où Dieu se révèle. Il faut qu’il y ait des déserts dans notre cœur et dans notre vie. Car nous sommes envahis par le bruit et l’activisme. Au fond de chacun, subsiste un désir plus ou moins conscient d’échapper à ce tourbillon d’apparences, à cette vacuité qui nous assaillent.

    Si nous réussissons à créer des déserts intérieurs, faits de silence et d’adoration, nous serons remplis de présence divine. C’est dans la pauvreté et le dépouillement que nous apprenons à devenir attentifs à Dieu. Le désert est plein de Dieu. Son immensité et sa simplicité le révèlent, son silence le donne. Le désert est monothéiste. Il préserve de la multiplicité des idoles. Il faut donc se taire intérieurement et laisser l’Esprit Saint nous parler. Sans cela non plus, nous ne pouvons pas vivre.

    Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.

  • "Il y a de moins en moins d'enfants qui naissent, et cela signifie appauvrir l'avenir de tous" (pape François)

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    Lu sur Avvenire.net :

    Taux de natalité. Le Pape : des mesures concrètes pour inverser l'hiver démographique

    12 mai 2022

    Les Etats Généraux de la natalité en cours à Rome. "De moins en moins d'enfants naissent et cela signifie un appauvrissement de l'avenir de tous : l'Italie, l'Europe et l'Occident appauvrissent leur avenir."  

    Les États généraux de la naissance, la manifestation italienne consacrée au thème de l'avenir et de la naissance organisée par la Fondazione per la natalità, présidée par Gigi De Palo, président national du Forum des associations familiales, ont débuté ce matin. Rendez-vous aujourd'hui et demain à Rome, à l'Auditorium della Conciliazione, pour examiner le défi de l'hiver démographique, promouvoir les thèmes de l'harmonisation travail-famille dans les entreprises et promouvoir un pacte pour la natalité.

    Lors de l'ouverture, le message envoyé par le Pape François a été lu.

    "Chers frères et sœurs,

    Je vous salue avec affection, désolé de ne pouvoir être parmi vous physiquement cette année. Mais je suivrai vos travaux avec attention, car la question de la natalité est une véritable urgence sociale. Il n'est pas immédiatement perceptible, comme d'autres problèmes qui occupent l'actualité, mais il est très urgent : il y a de moins en moins d'enfants qui naissent, et cela signifie appauvrir l'avenir de tous ; l'Italie, l'Europe et l'Occident appauvrissent leur avenir.

    Il existe en Occident une périphérie existentielle qui n'est pas immédiatement perceptible. C'est celle des femmes et des hommes qui ont le désir d'un enfant, mais qui ne peuvent le réaliser. De nombreux jeunes ont du mal à réaliser leur rêve familial. Ainsi, ils abaissent la barre du désir et se contentent de substituts médiocres, comme les affaires, la voiture, les voyages, la garde jalouse du temps libre... La beauté d'une famille riche en enfants risque de devenir une utopie, un rêve difficile à réaliser.

    C'est une nouvelle pauvreté qui m'effraie. C'est la pauvreté génératrice de ceux qui escamotent le désir de bonheur dans leur cœur, de ceux qui se résignent à édulcorer leurs plus grandes aspirations, de ceux qui se contentent de peu et cessent d'espérer de grandes choses. Oui, c'est une pauvreté tragique, car elle touche l'être humain dans sa plus grande richesse : mettre des vies au monde pour en prendre soin, transmettre avec amour l'existence qu'il a reçue à d'autres.

    Ne pas voir le problème de l'absence d'enfants est une attitude myope ; c'est renoncer à voir loin, à regarder devant soi. C'est se détourner, en pensant que les problèmes sont toujours trop complexes et qu'on ne peut rien faire. C'est, en un mot, l'abandon. C'est pourquoi j'aime le titre de votre événement, organisé par la Natality Foundation et promu par le Family Forum : "It can be done". C'est le titre de ceux qui ne démissionnent pas. C'est le titre de ceux qui espèrent contre toute attente, contre des chiffres qui se dégradent inexorablement d'année en année. Cela peut se faire en n'acceptant pas passivement que les choses ne peuvent pas changer.

    Chers amis, les choses peuvent changer si, sans crainte, au-delà des intérêts partisans et des barrières idéologiques, nous travaillons ensemble. C'est pourquoi je souhaite qu'à tous les niveaux - institutionnel, médiatique, culturel, économique et social - des politiques concrètes visant à relancer la natalité et la famille soient promues, améliorées et mises en œuvre. Je pense à vous et j'aime voir comment la question de la natalité est capable d'unir et non de diviser. Entreprises, banques, associations, syndicats, sportifs, acteurs, écrivains, hommes politiques, tous réunis pour réfléchir à la manière de recommencer à espérer en la vie.

    Les données, les prévisions, les chiffres sont désormais connus de tous : nous avons besoin de concret. Il est temps de donner de vraies réponses aux familles et aux jeunes : l'espoir ne peut et ne doit pas mourir d'attente. Je demande à Dieu de bénir votre engagement. Je suis près de vous et je vous encourage, pour qu'ensemble nous puissions inverser le cours de ce froid hiver démographique. Merci. C'est possible !".