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Actualité - Page 559

  • La nomination de Mgr Bordeyne ou quand l'Institut Jean-Paul II tourne définitivement le dos à Humanae Vitae

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    Adieu « Humanae vitae ».  Son fossoyeur arrive.

    (S.M.) Je reçois et je publie.  L’auteur de la note, Thibaud Collin, est professeur de philosophie au Collège Stanislas de Paris et a publié des essais importants sur les théories du « gender », le mariage homosexuel et la laïcité politique.  Son dernier livre, datant de 2018, s’intitule : « Le mariage chrétien a-t-il encore un avenir ? ».

    Le point de départ de sa réflexion, c’est la récente nomination de Philippe Bordeyne, 61 ans, théologien moraliste, recteur de l’Institut catholique de Paris, comme président de l’Institut théologique pontifical « Jean-Paul II » pour les Sciences du mariage et de la famille, en remplacement de PierAngelo Sequeri.

    Il entrera en fonction en septembre.  Et cela marquera une volte-face radicale de l’Institut qui porter le nom de Jean-Paul II, mais qui est toujours plus éloigné de l’enseignement du pape qui l’a fondé et de son prédécesseur Paul VI.

    Le tremblement de terre qui a chamboulé l’Institut en 2018 est l’œuvre de son Grand Chancelier, l’archevêque Vincenzo Paglia, sur mandat du Pape François, visiblement au grand dam du pape émérite Benoît XVI.

    Mais le président Sequeri était resté en place – un théologien d’une valeur reconnue et non suspect de conservatisme – pour porter courageusement la flamme d’une interprétation de l’encyclique « Humanae vitae » de Paul VI fidèle à son sens originel :

    > Surprise. Un des hommes de François défend “Humanae vitae”

    Mais aujourd’hui, ce dernier garde-fou vient de tomber.  Bordeyne se bat depuis des années pour le dépassement de cette encyclique et une nouvelle approche de la théologie de la famille qui, pour lui – et selon lui, pour le Pape François également – « ne s’arrête pas au triangle petit-bourgeois d’un père, un mère et des enfants », mais qui « est le lieu où chaque individu grandit comme une personne en relation », et donc « mépriser les famille différentes, ce serait aussi mépriser ce travail de socialisation » (interview à « La Croix », 8 avril 2016).

    La parole au professeur Collin.

    Mais alors qu’on l’appelle Institut « Amoris Laetitia »

    par Thibaud Collin

    La nomination annoncée de Mgr Philippe Bordeyne, actuel recteur de l’Institut Catholique de Paris, au poste de président de l’Institut Jean-Paul II est la dernière étape de la refondation opérée par Mgr Paglia et par le Pape François de cette institution explicitement voulue par saint Jean-Paul II et fondée par Carlo Caffarra. Cela confirme que cette refondation est bien une révolution.

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  • Faire face au "wokisme"

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    De Mathieu Bock-Côté sur le site de La Nef :

    Résister au « wokisme »

    Le wokisme est apparu aux États-Unis vers 2010 et y impose sa vision racialiste par une formidable manipulation du langage. Ultime avatar du politiquement correct, il se développe en France et représente une véritable menace pour la liberté d’expression.

    Il y a peu de temps encore, le mot woke semblait appartenir au vocabulaire réservé aux campus américains, et même, aux plus radicaux d’entre eux. Il désignait une frange particulièrement active d’étudiants américains se croyant en croisade pour la justice sociale, et plus particulièrement portés sur les questions de « race » et de « genre », et résolus, en quelque sorte, à mener un procès définitif contre le monde occidental, et plus particulièrement, contre l’homme blanc qui l’incarnerait dans toute son abjection. Cette mouvance était reconnue pour son extrémisme, et même, pour son fanatisme, convaincue qu’elle était, et qu’elle est encore, d’avoir le monopole du vrai, du juste et du bien. Barack Obama, en 2019, avait mis en garde les étudiants s’en réclamant : il voyait bien que la prétention qu’ils avaient d’être éveillés, devant une masse endormie, ou éclairés, devant un peuple enfoncé dans les ténèbres venues du passé, ne pouvait que multiplier les tensions dans une société déjà très polarisée. Homme de gauche, assurément, Obama a néanmoins cherché à rappeler à ces jeunes esprits que la nature humaine est trouble, et qu’on ne saurait réduire le conflit social à un combat entre le bien et le mal.

    À certains égards, on verra dans le wokisme la nouvelle vague du mouvement associé au politiquement correct, qui dès les années 1980, a voulu décoloniser l’université américaine et ses savoirs en en finissant avec la figure du Dead White Male. Homère, Platon, Aristote, Shakespeare et tant d’autres devaient y passer : leur présence écrasante aurait contribué à la marginalisation des savoirs et perspectives minoritaires, à partir desquels il serait possible de mener une révolution épistémologique et politique contre la civilisation occidentale. Un nouveau rapport au monde devait s’imposer. Il était bien vu, à l’époque, de s’en moquer, et de se rassurer en se répétant que cette mode était destinée à passer. On voulait même croire, à Paris, que cette lubie ne traverserait pas l’Atlantique. Il n’en fut rien. Absolument rien. Le politiquement correct s’est institutionnalisé à travers la multiplication des départements et champs d’études universitaires essentiellement fondés sur la répudiation de la civilisation occidentale. Il fait désormais la loi dans l’université américaine. Le wokisme est le point d’aboutissement de cette mouvance, et il n’est plus permis de le croire marginal.

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  • Irak : le pape a laissé derrière lui "des chrétiens ravis mais sans illusion"

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    De L'Orient - Le Jour :

    Après la visite du pape, des chrétiens ravis mais sans illusion

    "Il ne nous faut pas que des journées nationales, les grandes théories doivent être transformées en actes. Jusqu'ici on n'a ressenti aucun changement dans notre vie de tous les jours", déclare le père Nadheer Dakko.

    La première visite d'un pape en Irak a ravi les chrétiens de ce pays à écrasante majorité musulmane où nombre d'entre eux ont été persécutés, mais sa venue et ses appels à la liberté religieuse ne changeront rien, estiment des fidèles sans illusions.

    C'est le cas de Wajdane Nouri qui ne veut surtout "pas oublier la joie" apportée par François à Bagdad, mais après des années "d'injustice", cette chrétienne ira bientôt rejoindre ses filles aux Etats-Unis. Dans la cathédrale Saint-Joseph où elle anime depuis longtemps la chorale et d'autres activités, tout porte encore la trace du pape argentin : immenses posters à son effigie, tapis rouge d'honneur et bouquets en masse... Le souverain pontife est entré dans l'histoire le 6 mars en prononçant une messe dans la capitale ravagée depuis 40 ans par des guerres, crises économiques et autres affrontements confessionnels. Auparavant, il a prié dans une église théâtre il y a dix ans du pire attentat anti-chrétiens en Irak. Mme Nouri a vécu toutes ces années de disette et de peur, et après "les persécutions et les injustices, il faut tirer des leçons", estime cette quinquagénaire. Pour elle comme pour les 400.000 chrétiens d'Irak, les mots du pape sur le fait que personne ne devrait être un "citoyen de deuxième classe" ou sur "la plaie de la corruption", ont particulièrement résonné. Leurs griefs, le souverain pontife en personne les a prononcé à haute voix.

    Mais en 20 ans, la communauté chrétienne est passée de 6% à 1% de la population irakienne. Et il faudra lancer de grands chantiers pour stopper l'hémorragie, prévient le père Nadheer Dakko, prêtre à Saint-Joseph.

    Le grand ayatollah chiite Ali Sistani a dit œuvrer pour que les chrétiens d'Irak vivent "en paix" et avec "tous leurs droits constitutionnels", et le Premier ministre Moustafa al-Kazimi a décrété une "journée de la tolérance". Mais "il ne nous faut pas que des journées nationales, les grandes théories doivent être transformées en actes. Jusqu'ici on n'a ressenti aucun changement dans notre vie de tous les jours", déclare à l'AFP le père Dakko.

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  • Enquête | Catholiques, Covid19, et exercice du culte effectif et responsable

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    Enquête | Catholiques, Covid19, et exercice du culte effectif et responsable
     
    NL versie : https://forms.gle/gXU9GZNXqc8dtLcZ9

    Durée: 2-3 minutes

    Cette enquête est une initiative d’un collectif de parents catholiques de différents diocèses belges fortement préoccupés par la difficulté de transmettre la foi à leurs enfants en étant (trop souvent) privés de la messe.

    Après 1 an, et rien n’indiquant que nous allons prochainement pouvoir être considérés comme des citoyens responsables*, le moment semble opportun pour clarifier la position de tous les catholiques sur cet enjeu, dans le but d’encourager nos représentants à porter haut et fort notre voix grâce à une meilleure connaissance de notre position et à l’assurance de notre soutien et de nos prières.

    Les résultats seront communiqués à la conférence des évêques de Belgique d'ici le dimanche des Rameaux.
     
    PARTICIPER A L'ENQUETE

    Nous contacter: : info.enquete.covid19@gmail.com

    * Le Premier Ministre De Croo déclarait le 11 mars que les messes à l'intérieur serait envisageables en mai à condition d'effectuer des tests rapides.

  • Arlon : un cercueil vide à la messe dominicale

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    De L.T. sur la Dernière Heure Luxembourg:

    Arlon : une messe avec un cercueil vide

    Quand l’Eglise mène une action pour protester contre les décisions gouvernementales…elle frappe fort !

    Culte et Culture, même combat. Voilà ce qu’il faut retenir de cette action symbolique organisée ce dimanche à Arlon. Car c’est un signal fort de l’Eglise avec cette intervention du Doyen arlonais, Pascal Roger. 

    Comme à Bertrix quelques jours avant, les messes célébrées ce week-end à l’église St-Martin à Arlon ont été faites avec un…cercueil vide dans le chœur de l’église. Un objet symbolique pour protester. « Contre quoi ? Les mesures sanitaires imposées depuis trop longtemps par nos élus. 50 personnes admises pour les funérailles, 15 pour les autres célébrations. Pendant ces jours de pandémie, les cultes, comme on les désigne officiellement, n’ont guère voix au chapitre. Pourtant, l’actualité touche directement leur raison d’être : le sens de la vie, la cruauté de la mort, l’épreuve de la souffrance…Les dernières décisions du Comité de concertation manifestent non seulement leurs incohérences mais, une fois encore, le mépris des cultes et de la culture, l’autre secteur jugé non essentiel depuis trop longtemps. En outre, elles confirment une indifférence insupportable réduisant l’être humain à une mécanique dépourvue d’esprit. Réduits à la catégorie du non essentiel, culte et culture ne sont pas pris en considération », dit-il. 

    Un message de colère qui ne laisse pas de marbre. Comme on dit, si même l’Eglise s’en mêle, c’est que la situation est grave… « Il est temps de sortir de ce silence assourdissant. Bravo aux artistes qui se sont fait entendre au risque d’encourir des soucis avec la justice. Alors que les chrétiens se préparent à Pâques, sommet de l'année liturgique et plus grande fête chrétienne, les autorités du pays n’envisagent aucun ajustement de bon sens quant aux normes en vigueur pour l’exercice des cultes. Allons-nous rester silencieux et une fois encore faire le gros dos ? Personnellement, je ne veux plus me taire devant les incohérences des mesures et le mépris dont culte et culture sont l’objet », conclut-il.

     Les paroissiens présents ont applaudi l’initiative. Comme ils nous l’ont aussi rappelé, rares ont été les Elus/personnalités issu(e)s du monde politique à avoir fait le déplacement pour soutenir cette démarche… « Trop occupés à poster des photos d’eux en train de faire le carnaval », lance même, ironiquement, une fidèle.

  • La bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite

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    D'I.Media via Aleteia.org :

    La bénédiction des unions homosexuelles n’est pas licite

    15/03/21

    La bénédiction des unions homosexuelles – en tant que relation qui implique une pratique sexuelle hors mariage – ne peut être considérée comme licite, a indiqué la Congrégation pour la doctrine de la foi ce lundi 15 mars.

    La bénédiction des unions homosexuelles – en tant que relation qui implique une pratique sexuelle hors mariage – ne peut être considérée comme licite, a déclaré la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans un communiqué diffusé le 15 mars 2021 en réponse à un dubium. Cette déclaration ne porte en rien préjudice à la considération humaine et chrétienne dans laquelle l’Église catholique tient chaque personne, précise le Saint-Siège.

    La note de la Congrégation pour la doctrine de la foi est une réponse à un dubium – une question soulevée par des pasteurs et des fidèles qui ont besoin d’une clarification sur un sujet controversé. Bien qu’elle n’indique pas précisément son origine, la note entend répondre à la diffusion, « dans certains milieux ecclésiaux », des « projets et des propositions de bénédictions pour les unions entre personnes du même sexe ». Ces dernières années, en effet, certains prêtres et évêques, notamment en Allemagne, ont appelé de leurs vœux une ouverture de l’Église catholique sur ce sujet.

    « Il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage […] comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe », affirme le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Pour Rome, la présence dans ces relations d’éléments positifs, « qui en eux-mêmes doivent être appréciés et valorisés », n’est cependant « pas de nature à les justifier », ces éléments se trouvant « au service d’une union non ordonnée au dessein du Créateur ». Il n’est dès lors pas possible « d’approuver et d’encourager un choix et une pratique de vie qui ne peuvent être reconnus comme étant objectivement ordonnés aux desseins révélés de Dieu ».

    La note rappelle par ailleurs que les bénédictions sur les personnes sont liées aux sacrements. Si la bénédiction des unions homosexuelles était licite, elle constituerait alors une sorte d’ »imitation » de la bénédiction nuptiale invoquée sur l’homme et la femme qui s’unissent dans le sacrement de mariage. Cela est impossible puisqu’ »il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille », rappelle la CDF en citant Amoris Laetitia, l’exhortation apostolique sur la famille de 2016.

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  • Y a-t-il une idéologie commune des médias ?

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    Nous  remercions Paul Vaute, licencié-agrégé en histoire et en communication, et journaliste professionnel honoraire, de nous partager cette étude éclairante et documentée sur le monde médiatique :

    Y A-T-IL UNE IDÉOLOGIE COMMUNE DES MÉDIAS ?

       Selon l'expression consacrée, le réalisateur verviétois Bernard Crutzen a fait le buzz en quelques jours, fin janvier, avec son documentaire intitulé Ceci n'est pas un complot, diffusé sur Internet [1]. Le succès ne s'est pas démenti depuis. Consacré au traitement par les médias de l'actuelle crise sanitaire, ce film de septante minutes entend démontrer que la plupart des journalistes se sont faits, en la matière, les relais des autorités politiques, sans distance et sans critique. La thèse de l'auteur, telle qu'il l'expose, est que "le traitement médiatique déroule le tapis rouge pour ceux qui rêvent d'une société hygiéniste et sécuritaire, pour laquelle nous n'avons pas voté".

       Il est bien sûr légitime et même salutaire de dénoncer les outrances anxiogènes auxquelles cèdent trop souvent des professionnels de l'information – ainsi d'ailleurs que des non-professionnels opérant dans les réseaux sociaux. Mais leurs motivations et les effets qu'ils produisent, escomptés ou non, sont beaucoup plus complexes et plus diversifiés que Crutzen ne l'envisage. Les médias, publics comme privés, sont notamment en quête d'audience et leurs gestionnaires savent depuis Marshall McLuhan, et même avant, qu'il est plus rentable de s'adresser au cerveau droit des individus, celui des émotions, qu'à leur cerveau gauche, celui de la raison.

       Plus fondamentalement, si une méfiance assez généralisée entoure aujourd'hui la presse, la radio et la télévision – pour s'en tenir aux trois piliers encore provisoirement principaux –, ce n'est que partiellement en raison de leur allégeance supposée au pouvoir, ou à l'opposition, ou à tel ou tel parti ou obédience. Les influences économiques et politiques, armées des leviers de la publicité et des subventions, existent certes, et on a plus de chance de trouver le Graal à Walibi qu'un journal totalement indépendant dans nos press shops. Mais il existe, malgré tout, encore un peu de pluralité. Ainsi, on ne peut pas dire que les objections aux mesures de confinement ou à leur trop grande sévérité, venant entre autres des acteurs économiques et culturels, n'ont pas été répercutées. On ne peut pas prétendre que les situations de détresse engendrées par lesdites mesures n'ont pas trouvé écho. Dans un autre registre, on ne peut pas soutenir que les faits de corruption, de faux, d'abus de biens sociaux…  dont se sont rendus coupables des personnalités de toutes couleurs en Belgique n'ont pas reçu une couverture médiatique proportionnée à leur importance.      

       Ce qui est ici en cause n'est pas une question d'adhésion ou d'indocilité au "système", et pas davantage de dosage dans la parole donnée aux différentes structures idéologiques et convictionnelles. Ce fut trop souvent la limite des débats portant sur l'objectivité à la RTB(F), récurrents à partir des années '70 du siècle dernier. Il s'est trop souvent agi de calculs d'apothicaire quant aux temps d'antenne accordés aux représentants et aux positions des différents partis, le tout pondéré selon les heures de haute ou de basse écoute, sans oublier l'ordre de passage des avis contradictoires (à qui le dernier mot ?). Ces critères quantitatifs ne permettent pas d'appréhender des modi operandi beaucoup plus subtils. Car le militantisme implicite de maints ténors du micro ou du petit écran n'est pas celui des tribunes électorales. Il se soucie beaucoup moins de la composition des futures enceintes parlementaires que de promouvoir une vision des enjeux sociaux, sociétaux, culturels, éthiques, internationaux..., notamment par la hiérarchisation des sujets traités, les angles de vue, les montages, les rapprochements suggérés, jusqu'au choix même des mots et aux signes non verbaux.

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  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du 14 mars 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du 4e dimanche de carême (« Laetare »)

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Laetare, Jerusalem »; Kyriale de la messe XVII (XIVe s.); Credo III (XVIIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    https://youtu.be/4wzNBFFOjsk

    Laetare.jpgA l’instar des églises byzantines qui, le IVe dimanche de Carême, célèbrent une fête en l’honneur du saint Bois de la Croix, la liturgie romaine dédie ce dimanche, appelé jadis in vigesima, à la célébration des gloires de l’étendard triomphal de la rédemption. Une partie considérable du Bois de la sainte Croix est gardée depuis le temps de sainte Hélène dans la basilique in aedibus sessoriis : d’où le choix de la station romaine de ce jour à la basilique romaine Sainte-Croix de Jérusalem.

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  • Les évêques des Pays-Bas: "Nous rejetons l'avortement, l'euthanasie, le suicide assisté et le sacrifice d'embryons pour la recherche scientifique"

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    De Vatican News :

    Pays-Bas: mobilisation pro-vie des évêques avant les législatives

    Jour d’élections législatives mercredi 17 mars aux Pays-Bas. En vue du scrutin, la conférence épiscopale hollandaise a publié une longue note dans laquelle elle exhorte les catholiques à faire entendre leur voix, car voter «n'est pas seulement un droit, mais aussi un devoir par lequel vous faites savoir aux responsables politiques dans quelle société vous voulez vivre».

    Dans le contexte actuel, guidés «par la foi, l'espérance et la charité», les fidèles sont exhortés à regarder vers l'avenir, vers un retour à la «normalité». Mais les évêques hollandais soulèvent un point: la «normalité» à laquelle il faut revenir ne doit pas être l'«ancienne normalité», celle d'avant la crise, dans laquelle «il y avait de l'injustice, de la violence et de la dégradation de l'environnement»; mais bien plutôt «une nouvelle normalité qui sait valoriser le soin, la solidarité et l'équité» dans l'ensemble de la société.

    Choisir la vie, respecter la liberté religieuse

    En premier lieu, l'Église catholique néerlandaise rappelle donc l'importance de «choisir la vie»: «Nous sommes convaincus de la dignité de tout être humain, écrivent les évêques. Il est donc important de voir comment les hommes politiques pensent sur ce point et sur les valeurs, droits et devoirs qui en découlent».

    «Nous rejetons l'avortement, l'euthanasie, le suicide assisté et le sacrifice d'embryons pour la recherche scientifique», ajoutent les évêques, «le respect de l'inviolabilité de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, quel que soit son état, est de première importance». D'où l'appel à «la promotion et la protection d'une culture de la vie», ainsi qu'au «respect de la liberté d'expression et de religion».

    Pour une société ouverte aux vulnérables

    En substance, l'Église catholique néerlandaise exhorte à construire «une société ouverte», à l’image de l’encyclique Fratelli Tutti, «une société dans laquelle les gens sont ouverts à leurs semblables, même s'ils sont différents, vulnérables, réfugiés ou migrants».

    À cet égard, les évêques affirment «qu’il est bon que le gouvernement utilise des critères généreux pour l'admission des réfugiés et des migrants, en régulant le système migratoire selon sa responsabilité spécifique pour le bien commun». La véritable rencontre entre les peuples, en effet, «n'exclut personne», mais offre à chacun «la possibilité de se développer librement et de participer à la construction de la société».

    En ce sens, «les parents ont le droit d'élever leurs enfants selon leurs convictions et, par conséquent, la liberté d'éducation doit être protégée», de même que la «liberté religieuse», afin que «les croyants puissent vivre leur foi sans entraves et la célébrer ouvertement, et pas seulement à la maison».

    Principe de bien commun et responsabilité

    Les évêques ont ensuite appelé au «principe du bien commun», afin de contrer la «mentalité de marché» profondément enracinée, qui «subordonne les personnes aux intérêts personnels de quelques-uns».

    Lors des prochaines élections, les catholiques hollandais sont donc exhortés à «regarder au-delà de la pure politique de parti», afin de «choisir des candidats qui seront capables de considérer les valeurs fondamentales comme la base de leur programme électoral». Enfin, rappelant que «la politique est l'une des plus hautes formes de charité», les évêques néerlandais remercient tous ceux qui sont prêts à «assumer la responsabilité» de diriger le pays et prient pour qu'ils aient «sagesse, intuition et persévérance».

    Un exécutif fragilisé en route vers la réélection

    Les élections législatives du 17 mars interviennent à un moment critique pour les Pays-Bas: outre la pandémie de Covid-19 qui a provoqué 1,14 million d'infections et près de 16 000 décès à ce jour, le pays est sans gouvernement depuis deux mois.

    À la mi-janvier, en effet, l'exécutif a démissionné en raison d'un scandale concernant les primes aux familles en difficulté: plus de 10 000 familles ont été accusées à tort de fraude fiscale et contraintes de restituer la subvention, alors qu'elles y avaient effectivement droit.

    Malgré cela, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, du VVD (Parti populaire pour la liberté et la démocratie), est en tête dans les sondages et semble se diriger vers un quatrième mandat.

  • Des mesures inappropriées à la Basilique Saint-Pierre de Rome

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    Pope Francis celebrates Mass for the Solemnity of Pentecost at the Altar of the Chair inside St. Peter's Basilica, on May 31, 2020.

    Du cardinal Burke (en traduction française sur le blog de Jeanne Smits) :

    Le 12 mars 2021, la Première Section (Affaires générales) de la Secrétairerie d’État du Pape François a publié un document contenant certaines dispositions relatives à la célébration de la Sainte Messe dans la Basilique papale Saint-Pierre au Vatican. Le document est adressé au Commissaire Extraordinaire de la Fabrique de Saint Pierre (Commissario Straordinario della Fabbrica di San Pietro), à l’institut canonique chargé du soin de la Basilique papale, aux Chanoines du Chapitre du Vatican (Canonici del Capitolo Vaticano), et au Service des célébrations liturgiques de la Basilique (Servizio Celebrazioni liturgiche della Basilica). Tant la forme que le contenu du document soulèvent à juste titre les préoccupations les plus profondes des fidèles et, surtout, des prêtres. Ces préoccupations relèvent non seulement à la Basilique papale Saint-Pierre, mais aussi de l’Église universelle, dans la mesure où la Basilique papale Saint-Pierre est, d’une manière particulière, le foyer spirituel de tous les catholiques et, en tant que tel, se doit d’être un modèle de discipline liturgique pour les Églises particulières.
     
    En ce qui concerne la forme du document, plusieurs préoccupations se font jour.
     
    1.  Il s’agit d’un document non signé de la Première Section de la Secrétairerie d’État, sans numéro de protocole, et qui légifère sur l’aspect le plus sacré de la vie de l’Église, la célébration de la Sainte Messe. Il porte le sceau de la Première Section avec des initiales. Bien que le document semble être authentique, c’est-à-dire non falsifié, il ne peut être tenu pour un document contenant une législation valide pour la Sainte Liturgie.
     
    2.  La Secrétairerie d’État n’est pas compétente pour la discipline liturgique de l’Église et, en particulier, pour la discipline liturgique à la Basilique Saint-Pierre au Vatican. A juste titre, on se demande par quelle autorité la Secrétairerie d’Etat a émis des directives qui sont contraires à la discipline de l’Eglise universelle. On peut également se demander quel processus a été suivi pour arriver à la publication d’un document d’une telle anomalie.
     
    3.  Étant donné l’incompétence de la Secrétairerie d’État en la matière, les fidèles ont le droit de savoir quelle autorité compétente a donné mandat à la Secrétairerie d’État de légiférer en matière de Sainte Liturgie, c’est-à-dire d’émettre des directives concernant la célébration de la Sainte Messe dans la Basilique papale Saint-Pierre.
     
    4.  La basilique pontificale Saint-Pierre au Vatican a désormais un cardinal archiprêtre, mais le document en question ne lui est pas officiellement communiqué. Il n’est pas non plus fait référence à sa responsabilité en matière de discipline liturgique dans la basilique qui lui est confiée.
     
    Le contenu du document est également source de profondes inquiétudes.

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  • Covid19 et célébrations du culte en Belgique: les évêques rencontreront le ministre de la Justice

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    Lu ce 12 mars sur « Cathobel » :

    « Les évêques de Belgique rencontreront à nouveau le ministre de la Justice la semaine prochaine concernant l’organisation des célébrations. Voici leur message.

    « Il y a un an, le coronavirus envahissait notre monde. En Belgique, nous avons été et sommes fortement touchés : des décès, des malades, une société en confinement depuis des mois, en raison des règles sanitaires imposées par les chiffres de la contamination. Aucun secteur n’échappe à ces contraintes qui ont causé de graves problèmes familiaux, personnels, culturels, sociaux, économiques et spirituels. Les cultes, à l’arrêt pendant des semaines, ont pu reprendre doucement.

    Suite aux dernières décisions gouvernementales, 15 personnes sont admises dans les lieux de culte pour les célébrations ordinaires, et 50 personnes sont admises pour les funérailles. Lors de la dernière rencontre entre les chefs de culte et le Ministère de la Justice (10.03.2021), les chefs de culte n’ont pas manqué de redire leur désir, déjà envoyé par écrit, que les célébrations puissent se dérouler avec un nombre de personnes proportionnel à la superficie du lieu de culte.

    Les évêques et les chefs de culte rencontreront à nouveau les autorités civiles la semaine prochaine. Ils parleront des mesures concrètes et des conditions pour célébrer avec 50 personnes à l’extérieur. 

    SP avec CP »

    Ref célébrations du culte en Belgique: les évêques rencontreront le ministre de la Justice

    Mais ne nous berçons pas trop d’illusion sur l’ouverture d’esprit du Ministre Van Quickenborne, qui a ses limites. Lire, de Sarah Poucet sur le site Cathobel, le compte rendu de cet échange significatif entre le député Michel de Maegd et le Ministre de la Justice, hier, 12 mars 2021 :

    « Le député MR Michel de Maegd a interpellé le ministre de la Justice sur la limitation de personnes présentes aux célébrations. Il appelle à des mesures cohérentes.

    En séance de la Chambre, le député libéral Michel de Maegd a questionné Vincent Van Quickenborne, en charge des cultes, sur la pertinence des mesures en vigueur. En effet, il ne comprend pas la logique derrière la jauge de 15 personnes. « Limiter à quinze le nombre de fidèles, quelle que soit la taille de l’église, de la synagogue, de la mosquée, c’est un non-sens en termes sanitaires, tout comme d’ailleurs accepter cinquante personnes à des funérailles mais seulement quinze pour les autres cérémonies. En réalité, ce qu’il faut, c’est une norme acceptable et, pour qu’elle soit acceptable pour les fidèles, les pratiquants, il faut qu’elle soit compréhensible en fonction des mètres carrés, tenant compte spécifiquement du risque de transmission du virus qui serait objectivé par les scientifiques. » a-t-il déclaré. Ainsi, il a encouragé le ministre a modifier la norme au profit d’une jauge proportionnelle au nombre de mètres carrés comme le demandent plusieurs responsables des cultes.

    Cela ne semble toutefois pas être à l’agenda du ministre de la Justice qui a rappelé s’être concerté plusieurs fois avec les chefs de culte. Il souligne avoir demandé explicitement que les cultes soient ajoutés au culturel et à l’évènementiel, dans les autorisations d’activité en plein air. « Donc, à partir du 1er avril, les cultes collectifs seront autorisés à l’extérieur avec un maximum de cinquante personnes à la fois. Comme convenu avec les représentants des cultes, nous leur accorderons des assouplissements dès que cela sera possible. Les assouplissements pour les activités intérieures, y compris l’augmentation de la limite de quinze personnes pour les services de culte collectifs à l’intérieur – par exemple, la présence d’une personne par dix mètres carrés, comme vous le proposez – seront prévues, dès le mois de mai. Nous devons encore discuter des modalités à ce sujet. »

    Ref. Michel de Maegd remet en question la limitation de 15 personnes

    JPSC

  • Les effets pervers de la pandémie sur la démographie

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    De la revue de presse de l'Homme Nouveau "Au quotidien", n°164 :

    L’urgence démographique

    Parmi les conséquences démographiques du Covid-19, l’intérêt s’est focalisé jusqu’à présent sur la mortalité. Mais l’épidémie a aussi un impact majeur sur la fertilité. En France, les naissances ont chuté de 13 % en janvier par rapport au même mois de 2020, selon l’Insee. Le phénomène est mondial. Une étude publiée dans la revue Demographic Research indique qu’au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et en Espagne, tout comme en France, l’anxiété face au virus conduit nombre de femmes à reporter des projets de grossesse.

    Dans un éditorial du Point (4 mars), Luc de Barochez s’inquiète des effets pervers de la pandémie sur la démographie française, et plus largement, en Europe. Un constat et une inquiétude, mais qui ne sont accompagnés d’aucune perspective ou proposition. Encore un effort, camarade ! Oui, il faut relancer la natalité par une politique audacieuse, s’appuyant sur la réhabilitation de la famille comme socle social tout en limitant l’immigration dans un pays actuellement incapable d’y faire face. Bref rompre avec l’individualisme moderne et retrouver les voies d’une politique traditionnelle.

    Aux États-Unis, 34 % des Américaines interrogées par l’Institut Guttmacher veulent moins d’enfants à cause de la pandémie. Quelque 300 000 naissances manqueront en 2021 dans ce pays, selon la Brookings Institution. La Chine, qui permet depuis 2016 aux couples d’avoir un deuxième enfant, n’a déclaré que 10 millions de naissances en 2020, soit une chute de 15 % par rapport à 2019. Même la Corée du Sud enregistrerait un recul de 14 % en un an. La récession économique, le stress qui diminue la fertilité, l’incertitude sur les conditions de l’accouchement du fait de la saturation des services de santé, le confinement et le couvre-feu qui empêchent les gens de se rencontrer, mais aussi la présence inhabituelle des enfants à la maison ont incité de nombreux couples à mettre leurs projets d’enfantement en mode pause. (…)

    En Europe, le nombre d’actifs devrait diminuer plus vite qu’escompté par rapport aux inactifs. Le financement des retraites et de la dépendance va devenir un casse-tête encore plus compliqué. À l’inverse, les pays pauvres devraient avoir plus de mal à satisfaire les besoins de populations jeunes et en forte croissance. Le fossé entre les deux groupes de pays va accentuer les tensions migratoires, sociales et politiques. Le monde prophétisé par Paul Morland (2) – « plus gris, plus vert et moins blanc », c’est-à-dire plus vieux, plus soucieux de la gestion de ses ressources et moins dominé par les populations d’origine européenne – arrivera plus rapidement que prévu.