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Au rythme de l'année liturgique - Page 90

  • Qui est Jésus et ce qui l'anime (homélie pour le Baptême du Seigneur)

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    De l'abbé Christophe Cossement (archive 2011) :

    Qui est Jésus et qu'est-ce qui l'anime?

    Homélie du baptême du Seigneur

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    Qui est le Christ que nous voulons suivre tandis que d’autres suivent Mahomet ou Bouddha, et que beaucoup plus d’autres encore autour de nous considèrent que Dieu est vraiment une affaire trop compliquée ou trop abstraire et qu’il sera assez tôt sur son lit de mort pour y penser, si du moins il en reste encore la force ?

    Qui est le Christ ? Voici une des questions que l’épisode du baptême de Jésus veut aborder. A Noël nous apprenions par les bergers que celui qui était né serait un sauveur ; les mages sont venus le saluer comme roi et lui ont apporté l’encens des dieux, avec la myrrhe des défunts. Aujourd’hui Jésus vient au baptême de Jean, ce baptême dont nous avons fait connaissance au temps de l’Avent, dont Jean lui-même dit :

    « Moi, je vous baptise dans l’eau, pour vous amener à la conversion... Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche... Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion... Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu... Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. » (Mt 3,1-12)

    Or celui qui doit venir comme un plus fort vient se faire baptiser comme ceux qui ont besoin de conversion ; ce à quoi Jean tente de s’opposer, mais Jésus lui dit qu’en le faisant ils accompliront quelque chose de juste. Et nous découvrons que ce qui est juste c’est ceci : que celui qui est le Saint de Dieu vienne parmi les pécheurs. Non pas pour leur dire que ce n’est pas grave de pécher, mais pour leur tendre la main et les inviter à vivre comme lui. Voilà la première indication du jour sur l’identité de Jésus : lui qui n’a pas besoin du baptême de conversion vient le recevoir pour exhorter les hommes à la sainteté, les pousser à vivre comme lui.

    Et comment vit-il ? La vie intérieure de Jésus est comme traduite en images dans l’évangile d’aujourd’hui : il vit comme le fils bien aimé du Dieu très-haut, et c’est l’Esprit Saint venant sur lui qui lui permet de vivre ainsi.

    Plus tard Jésus vivra un autre baptême, dont il dira à ses disciples : « Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli ! » (Lc 12,50) Ce second baptême, c’est sa passion, vécue pour affronter le mal qui mine le cœur de l’homme et toute la société. L’Esprit qui vient encore sur lui fera qu’il ressuscitera pour la vie éternelle.

    Notre baptême à nous n’est pas seulement un remake du baptême de Jésus au Jourdain, mais il nous fait vivre aussi le second baptême de Jésus. Notre baptême est comme la synthèse de deux baptêmes : le baptême qui nous fait enfant de Dieu comme Jésus, et le baptême qui doit surmonter en nous l’obstacle du mal, du refus, du « non » dit à Dieu et à ce qu’il demande. Il faut ces deux aspects du baptême. C’est cela que nous offre Jésus dont nous sommes les disciples.

    Vivre en enfant de Dieu est la source d’une joie immense, débordante, mais tant de « non » nous empêchent de vivre en enfants de Dieu ! Qui veut connaître la joie doit prendre le chemin de la conversion, doit accueillir vraiment le Christ qui descend dans les eaux du Jourdain à sa rencontre.

    Enfin je voudrais terminer par deux petites réflexions. Par son baptême Jésus inaugure sa mission, qui sera une mission difficile, où il devra affronter beaucoup de contradictions, où son message sera déformé, où il sera rejeté de tous. Qu’est-ce qui lui donnera la force de vivre tout cela ? C’est le lien d’amour avec son Père. La voix vient du ciel dire : celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour... C’est ce lien d’amour vécu avec le Père qui donne à Jésus, qui donne à tous la force de la mission et tout simplement la force de vivre.

    Enfin, directement après son baptême, Jésus sera tenté. Ce n’est pas parce qu’il existe un lien d’amitié très douce avec Dieu qu’on est à l’abri des épreuves intérieures et extérieures. Mais cela n’empêche pas la joie d’être fils, fille de Dieu.

  • Epiphanie : la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans ce monde

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    De homélies.fr

    Evangile du jour : Mt 2, 1-12

    Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. 

    Homélie
    (Archive 2010)

    Les premiers adorateurs de ce mystérieux Enfant, né dans la lignée du Roi David, étaient pour le moins surprenants : des bergers - population mal famée en Israël. Nous pourrions penser que les choses rentrent dans l’ordre avec l’Evangile de ce jour : les Mages représentent une caste sacerdotale - voire royale - chez les Perses ; venus du lointain Orient, ils viennent présenter comme il se doit leurs hommages au Messie.

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  • Epiphanie

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    mantegna-rois-mages-adoration.jpg

    L'adoration des mages, par Mantegna

    Mets-toi debout et deviens lumière, car elle arrive ta lumière :

    la gloire du Seigneur sur toi s'est levée. 

    Voici qu'en effet les ténèbres couvrent la terre et un brouillard, les cités,

    mais sur toi le Seigneur va se lever et sa gloire, sur toi, est en vue.

    Les nations vont marcher vers ta lumière et les rois vers la clarté de ton lever.

    Porte tes regards sur les alentours et vois :

    tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi, tes fils vont arriver du lointain,

    et tes filles sont tenues solidement sur la hanche.

    Alors tu verras, tu seras rayonnante, ton coeur frémira et se dilatera,

    car vers toi sera détournée l'opulence des mers,

    la fortune des nations viendra jusqu'à toi.

    Un afflux de chameaux te couvrira, de tout jeunes chameaux de Madiân et d'Eifa;

    tous les gens de Saba viendront, ils apporteront de l'or et de l'encens,

    et se feront les messagers des louanges du Seigneur » (Isaïe LX, 1-6).

  • Ce qui m'étonne, dit Dieu...

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    Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance

    Charles Péguy (1873-1914) écrivain, poète français, mort sur le champ de bataille de l'Ourq en 1914

    Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance. Et je n'en reviens pas. Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle.
    La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, C’est l’espérance. La Foi, c’est pas étonnant, j’éclate tellement dans mes créations
    La Charité, ça ne m’étonne pas, les pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins d’avoir un cœur de pierre, Comment n’auraient-elles point de charité les uns des autres.
    Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance. L'Espérance est une petite fille de rien du tout.
    Qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière. C'est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes. Cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus.
    La Foi va de soi, la Charité va malheureusement de soi. Mais l'espérance ne va pas de soi.
    L'espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bien heureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce.
    La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L'Espérance voit ce qui n’est pas encore, ce qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs, Qui la tiennent pas la main, La petite espérance s'avance.
    Et au milieu entre ses deux grandes sœurs elle a l'air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher. Et qu'on traînerait sur cette route malgré elle.
    Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne. Et qui fait marcher tout le monde. Et qui le traîne.
    Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite. L’espérance fait reconnaitre que la vie a un sens, que l’être humain a du prix, que rien n’est fatal.

    Que Noël brille dans vos yeux et réchauffe vos cœurs.

  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) : Fête de l’Épiphanie, le samedi 6 janvier 2024 à 17h00

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  • La Sainte Famille du Seigneur, modèle de toutes les familles

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    Du Frère Jean-Régis Domini sur le site de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

    Sainte Famille du Seigneur, modèle de toutes les familles

     

    Cette fête de la Sainte Famille, modèle de toutes les familles, est l’occasion de réaffirmer la vérité sur la beauté et la grandeur du plan divin sur la famille. 

    Nous ne pouvons pas ignorer les difficultés que bien des familles et des couples rencontrent en ce moment. Tant de divorces ne seraient-ils pas la conséquence du rejet de Dieu dans nos sociétés occidentales et le fruit de l’exaltation de l’impureté et de l’égoïsme dans nos sociétés postmodernes ?

    Face au nombre croissant de familles divisées et dites recomposées, certains poussent à faire admettre, même au sein de l’Eglise, qu’il n’y a pas qu’un seul modèle de famille mais qu’il existe plusieurs modèles de familles. Le mariage ne serait vu que comme un idéal presque impossible à atteindre. Cependant, le plan de Dieu sur la famille ne peut changer car c’est un plan divin et éternel.

    Il est important de rappeler qu’il n’existe pas plusieurs modèles de familles, mais un seul modèle : la famille, née du mariage entre un homme et une femme en vue de la procréation des enfants, appelés à devenir les enfants de Dieu et à faire partie de la Famille de Dieu. Les lois du mariage données à la création valent pour les familles d’aujourd’hui et vaudront pour les familles de demain. Dieu veut la famille comme intime communauté de vie et d’amour. Le lien, qui par le mariage unit l’époux et l’épouse, est un lien indestructible. Aucune autorité ne peut dissoudre ce lien, car ce que Dieu a uni dans le mariage l’homme ne peut pas le désunir. Les époux sont appelés à devenir les collaborateurs de Dieu dans le don de la vie, ils sont procréateurs. Leur famille est sanctuaire de la vie et ce sanctuaire est sacré. La famille a mission d’accueillir, d’aimer, de protéger toute vie de sa conception à son terme naturel. La famille est aussi une petite église domestique, qui éduque les enfants à la Foi. Elle est la première école de la sainteté et, pourrions-nous dire, le premier séminaire des vocations sacerdotales et religieuses. Voila ce qui était important de rappeler en ce jour. (...)

    La sainte Famille est tout d’abord modèle de prière et de recueillement, foyer d’amour silencieux et priant qui conduit à une union intime, intense et étroite avec Dieu. La Sainte Famille à Bethleem puis à Nazareth est le foyer où grandit le Fils du Dieu vivant dans le recueillement, l’affection, la tendresse, affection et tendresse animées par l’énergie du bel amour qu’est la vertu de chasteté et de pureté. C’est donc un amour parfait, pur et sincère qui les unit. Entre la Vierge Marie, l’Immaculée, et saint Joseph, son époux très chaste, il n’y a pas d’amour plus véritable, tout entier à Dieu, tout donnés l’un à l’autre. Chacun sert l’autre avec amour, un seul cœur les anime et les unit. Cette unité tiendra toujours même dans l’exil et dans l’épreuve : unis dans les joies et les douleurs de la simple vie quotidienne. Pensons à la pauvreté de la crèche en plein hiver. La sainte Famille a connu aussi la terrible épreuve de l’exil dans un pays étranger et païen, sans connaissance ni famille, sans lieu de culte pour se réunir et prier ensemble. A Nazareth, la maison, où ils vivent discrètement, est pauvre et simple. Soulignons qu’elle est pauvre mais pas misérable. Jésus, la Vierge Marie et le bon saint Joseph nous donnent le modèle d’une vie donnée dans la charité, exemple de don désintéressé. Méditons sur les trente ans de la vie cachée de Jésus : quel exemple d’effacement, de détachement et d’humilité dans l’amour et la simplicité. Entre Jésus, le Fils de Dieu, et le bon saint Joseph, son saint protecteur, en leur cœur unis, il n’y a pas de plus grande confiance. Que la contemplation de la sainte Famille nous donne force et courage en ce temps de déconstruction de la famille. N’oublions pas la prophétie de Saint Jean-Paul II, le pape de la Famille : le troisième millénaire serait le millénaire des Familles. Sainte Famille de Nazareth, miroir sans ombre de la Trinité Sainte, modèle très pur de toutes les familles, bénissez et protégez toutes nos familles. Ô sainte Famille de Nazareth, que brûlent nos foyers au feu de votre amour !

  • Prière à la Sainte Famille

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    O Jésus très aimant, qui,
    par vos ineffables vertus 
    et exemples de vie domestique, 
    avez consacré la Famille choisie 
    pour vous sur la terre, 
    jetez un regard de miséricorde 
    sur notre famille, qui, 
    prosternée à vox pieds, 
    vous supplie de lui être propice.

    Souvenez-vous que cette maison 
    vous appartient, comme 
    s'étant vouée et consacrée à vous 
    pour vous honorer d'un culte particulier. 
    Protégez-la dans votre bonté, 
    délivrez-la des périls, 
    venez à son aide dans les nécessités, 
    accordez-lui la force de persévérer 
    toujours dans l'imitation de votre sainte Famille, 
    afin que, fidèlement attachée à votre amour 
    tout le temps de sa vie mortelle, 
    elle puisse enfin chanter 
    vos éternelles louanges dans les cieux.

    O Marie, très douce Mère, 
    nous implorons votre protection, 
    bien persuadés que votre divin 
    et unique Fils exaucera vos prières.

    Et vous aussi, 
    très glorieux Patriarche saint Joseph, 
    accordez-nous l'appui de votre puissant patronage, 
    et remettez nos voeux entre les mains de Marie, 
    afin qu'elle les présente à Jésus-Christ.

    Jésus, Marie, Joseph, 
    éclairez-nous, 
    secourez-nous, 
    sauvez-nous.

    Amen.

     

    http://www.prier.be/textes/PR0277.HTM

  • La Sainte Famille

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    Sainte-Famille-02.jpgHomélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies.fr - archive 2008)

    « Beaucoup de personnes se demandent : pourquoi la famille est-elle aussi importante ? Pourquoi l'Église insiste-t-elle tant sur le thème du mariage et de la famille ? La raison est simple, même si tous ne parviennent pas à le comprendre : de la famille dépend le destin de l'homme, son bonheur, la capacité de donner un sens à son existence. Le destin de l'homme dépend de celui de la famille et c'est pour cette raison que je ne me lasse jamais d'affirmer que l'avenir de l'humanité est étroitement lié à celui de la famille » (Jean-Paul II). 

    Depuis ses origines, l'histoire de l'homme est substantiellement une histoire d'amour ; car « Dieu a créé l’homme à son image » (Gn 1, 27), et malgré les défigurations que le péché lui a fait subir, cette image demeure toujours vivante au fond de chacun de nous. Or la famille est le premier lieu où se vit l’amour, où il manifeste sa mystérieuse fécondité, où il se transmet et s’apprend. 

    Le Fils de Dieu lui-même a voulu initier sa course au sein d’une famille. La Providence aurait pu choisir d’autres circonstances pour accomplir le mystère de la Rédemption ; mais elle a voulu honorer en tout premier lieu la famille domestique de sa visite, pour signifier à toutes les générations sa suréminente dignité, comme fondement de la « famille de Dieu » (Ep 2, 19) et de toute société humaine.

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  • Dimanche de la Sainte-Famille : prier pour toutes les familles du monde

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    FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE

    BENOÎT XVI lors de l'ANGÉLUS, Place Saint-Pierre, dimanche 30 décembre 2012 

    Chers frères et sœurs,

    C’est aujourd’hui la fête de la Sainte Famille de Nazareth. Dans la liturgie, le passage de l’Évangile de Luc nous présente la Vierge Marie et saint Joseph qui, fidèles à la tradition, montent à Jérusalem pour la Pâque accompagnés de Jésus âgé de douze ans. La première fois que Jésus était entré dans le Temple du Seigneur avait été quarante jours après sa naissance, quand ses parents avaient offert pour lui « un couple de tourterelles ou deux petites colombes » (Lc 2, 24), c’est-à-dire le sacrifice des pauvres. « Luc, dont l’Évangile tout entier est empreint d’une théologie des pauvres et de la pauvreté, nous fait comprendre... que la famille de Jésus était comptée parmi les pauvres d’Israël ; il nous fait entendre que c’était justement parmi eux que pouvait mûrir l’accomplissement de la promesse » (L’enfance de Jésus, p. 117). Aujourd’hui, Jésus est de nouveau dans le Temple, mais cette fois il joue un rôle différent, qui le concerne en première personne. Il accomplit, avec Marie et Joseph, le pèlerinage à Jérusalem selon ce que prescrit la Loi (cf. Ex 23, 17 ; 34, 23sq.), même s’il n’avait pas encore atteint l’âge de treize ans : un signe de la profonde religiosité de la Sainte Famille. Mais quand ses parents repartent pour Nazareth, il se passe quelque chose d’inattendu : sans rien dire, Il reste dans la ville. Pendant trois jours Marie et Joseph le cherchent et le retrouvent dans le Temple, s’entretenant avec les maîtres de la Loi (cf. Lc 2, 46-47) ; et quand ils lui demandent des explications, Jésus répond qu’ils ne doivent pas s’étonner, car sa place est là, sa maison est là, auprès du Père, qui est Dieu (cf. L’enfance de Jésus). « Il professe — écrit Origène — qu’il est dans le Temple de son Père, ce Père qu’il nous a révélé et dont il a dit être le Fils » (Homélie sur l’Évangile de Luc, 18, 5).

    La préoccupation de Marie et de Joseph pour Jésus est la même que celle de chaque parent qui éduque un enfant, qui l’introduit dans la vie et dans la compréhension de la réalité. Aujourd’hui, il est donc de notre devoir d’élever une prière spéciale au Seigneur pour toutes les familles du monde. En imitant la Sainte Famille de Nazareth, que les parents se préoccupent sérieusement de la croissance et de l’éducation de leurs enfants, afin qu’ils mûrissent comme des hommes responsables et d’honnêtes citoyens, sans jamais oublier que la foi est un don précieux qu’il faut alimenter chez ses propres enfants, également à travers l’exemple personnel. Dans le même temps, prions pour que chaque enfant soit accueilli comme don de Dieu, soit soutenu par l’amour de son père et de sa mère, pour pouvoir grandir comme le Seigneur Jésus « en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2, 52). Que l’amour, la fidélité et le dévouement de Marie et Joseph soient un exemple pour tous les époux chrétiens, qui ne sont pas les amis ou les maîtres de la vie de leurs enfants, mais les gardiens de ce don incomparable de Dieu.

    Que le silence de Joseph, homme juste (cf. Mt 1, 19), et l’exemple de Marie, qui gardait chaque chose dans son cœur (cf. Lc 2, 51), nous fassent entrer dans le mystère plein de foi et d’humanité de la Sainte Famille. Je souhaite à toutes les familles chrétiennes de vivre en présence de Dieu avec le même amour et avec la même joie que la famille de Jésus, Marie et Joseph.

  • L'homélie du pape François pour la solennité de la Nativité du Seigneur

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    SOLENNITÉ DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

    HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

    Basilique vaticane
    Dimanche 24 décembre 2023

    Le recensement sur toute la terre (cf. Lc 2, 1). Tel est le contexte dans lequel Jésus est né et sur lequel l’Évangile s’attarde. Il aurait pu l’évoquer rapidement, mais il en parle avec précision. Ce faisant, il met en évidence un fort contraste : tandis que l’empereur compte les habitants du monde, Dieu y entre presque en secret ; tandis que ceux qui commandent cherchent à s’élever parmi les grands de l’histoire, le Roi de l’histoire choisit la voie de la petitesse. Aucun des puissants ne le remarque, seuls quelques bergers, relégués aux marges de la vie sociale.

    Mais le recensement en dit plus. Dans la Bible, il n’a pas laissé un bon souvenir. Le roi David, succombant à la tentation des grands nombres et à une prétention malsaine à l’autosuffisance, avait commis un grave péché précisément en recensant le peuple. Il voulait en connaître la force et, en neuf mois environ, il obtint le nombre de ceux qui savaient manier l’épée (cf. 2 S 24, 1-9). Le Seigneur s’indigna et un malheur s’abattit sur le peuple. En cette nuit, cependant, Jésus le “Fils de David”, après neuf mois dans le sein de Marie, naît à Bethléem, la ville de David. Il ne sanctionne pas le recensement et se laisse humblement dénombrer.Un parmi tant d’autres. Nous ne voyons pas un dieu en colère qui châtie, mais le Dieu miséricordieux qui s’incarne, qui entre faible dans le monde, avec la proclamation : « Paix sur la terre aux hommes » (Lc 2, 14) qui le précède. Et notre cœur, ce soir, est à Bethléem, où le Prince de la paix est encore rejeté par la logique perdante de la guerre, avec le fracas des armes qui, aujourd'hui encore, l’empêche de trouver une place dans le monde (cf. Lc 2, 7).

    Le recensement de la terre entière, en somme, manifeste d’une part la trame trop humaine qui traverse l’histoire : celle d’un monde en quête de pouvoir et de puissance, de célébrité et de gloire, où tout se mesure à l’aune des réalisations et des résultats, des chiffres et des nombres. C’est l'obsession de la performance. Mais en même temps, dans le recensement, le chemin de Jésus, qui vient nous chercher par l’incarnation, se singularise. Il n’est pas le Dieu de la performance, mais le Dieu de l’incarnation. Il ne renverse pas les injustices d’en haut par la force, mais d’en bas par l’amour ; il ne se déploie pas avec un pouvoir illimité, mais s’immerge dans nos limites ; il n’évite pas nos fragilités, mais les assume.

    Frères et sœurs, nous pouvons nous demander cette nuit : en quel Dieu croyons-nous ? Au Dieu de l’incarnation ou au Dieu de la performance ? Oui, parce que il y a un risque de vivre Noël avec en tête une idée païenne de Dieu. Comme s’il était un maître puissant dans le ciel, un dieu lié au pouvoir, au succès mondain et à l’idolâtrie du consumérisme. Toujours revient la fausse image d’un dieu détaché et susceptible, qui se comporte bien avec les bons et se fâche avec les mauvais ; un dieu fait à notre image, utile seulement pour résoudre nos problèmes et supprimer nos maux. Au contraire, Il n’utilise pas de baguette magique, Il n’est pas le dieu commercial du “tout et tout de suite” ; il ne nous sauve pas en appuyant sur un bouton, mais il se fait proche pour changer la réalité de l’intérieur. Et pourtant, combien est ancrée en nous l’idée mondaine d’un dieu distant et contrôleur, rigide et puissant, qui aide les siens à l’emporter sur les autres !Très souvent, cette image est enracinée en nous. Mais il n’en est pas ainsi : il est né pour tous, lors du recensement de toute la terre.

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  • Belgicatho vous souhaite un Noël radieux et lumineux

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    A tous les amis, lecteurs et visiteurs de ce blog, nous souhaitons une belle, sainte et joyeuse fête de la Nativité.

    Que, malgré tout ce qui peut obscurcir notre ciel, la lumière de Noël irradie dans notre vie, habite et réchauffe notre cœur. 

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    Berceuse de la Mère-Dieu

    Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras,
    Mon enfant tout chaud sur mon coeur qui bat,
    J'adore en mes mains et berce étonnée,
    La merveille, ô Dieu, que m'avez donnée.

    De fils, ô mon Dieu, je n'en avais pas.
    Vierge que je suis, en cet humble état,
    Quelle joie en fleur de moi serait née ?
    Mais vous, Tout-Puissant, me l'avez donnée.

    Que rendrais-je à vous, moi sur qui tomba
    Votre grâce ? ô Dieu, je souris tout bas
    Car j'avais aussi, petite et bornée, 
    J'avais une grâce et vous l'ai donnée.

    De bouche, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
    Pour parler aux gens perdus d'ici-bas...
    Ta bouche de lait vers mon sein tournée, 
    O mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

    De main, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
    Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las...
    Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
    O mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

    De chair, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
    Pour rompre avec eux le pain du repas...
    Ta chair au printemps de moi façonnée,
    O mon fils, c'est moi qui te l'ai donnée.

    De mort, ô mon Dieu, vous n'en aviez pas
    Pour sauver le monde... O douleur ! là-bas,
    Ta mort d'homme, un soir, noir, abandonnée,
    Mon petit, c'est moi qui te l'ai donnée.


    Marie Noël

  • L'âne et le boeuf : un beau conte pour Noël du père Xavier Dijon

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