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Belgique - Page 162

  • Le père Jérémie, un prêtre pas comme les autres sur le ‘Vismet’

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    Du Bruxelles.Bondy.blog :

    Du haut de sa moto ou depuis son autel, le père Jeremie Schaub renouvelle l'image de l'église Sainte-Catherine. Portrait. 

    Un prêtre pas comme les autres sur le ‘Vismet’

    Il y a quelques années le Père Jérémie Schaub et sa fraternité ont repris l’église du quartier Sainte-Catherine. Depuis, il n’a cessé de renouveler l’image d’une profession vieille de milliers d’années, sans pour autant déroger à sa mission première. Il appartenait à la Fraternité des Saints Apôtres, dont l’objectif était “de sensibiliser des jeunes gens à la beauté de la vocation et du ministère de prêtre diocésain“. Cette Fraternité est aujourd’hui dissoute, mais les prêtres de Sainte-Catherine ne semble pas avoir renoncé à leur ambition. En témoignent les nombreuses conférences qu’ils organisent ou encore les homélies à télécharger sur leur site web.

    Jeune, ouvert, disponible, le Père Jérémie a insufflé une bouffée d’air frais dans le quartier avec, notamment un projet très singulier : la fabrication d’une bière locale, en partenariat avec le Brussels Beer Project. La Sainte Kat’ était née. Et avec elle une image jeune et dynamique autour de la paroisse du ‘Vismet’.

  • Un pape noir...

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    De Dominique Decherf sur le site « France Catholique :

    monsengwo3.jpgUn pape africain noir ne ferait pas mieux que le pape François dont la popularité est au plus haut sur le continent. Le prestige que lui a conféré son voyage en Centrafrique est-il applicable au pays voisin, la République démocratique du Congo ? L’Église catholique y a été amenée à combler le vide politique. Elle a patronné les accords de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre 2016, pour tenter de ménager une transition du fait de l’impossibilité d’organiser les élections prévues à l’issue du mandat du président Kabila arrivé à son terme le 19 décembre précédent. Un an s’est passé sans que rien ne change. Un collectif de laïcs du diocèse de Kinshasa a lancé un mouvement de marches pacifiques violemment réprimées (31 décembre, 21 janvier, 25 février) avec mort d’hommes. De jeunes miliciens partisans du président ont commencé une chasse aux catholiques. Bientôt on transposera le conflit sur des bases religieuses, le président étant protestant, appuyé par les nombreuses églises «  néo-pentecôtistes  » dites du Réveil. Celles-ci pourraient même être aujourd’hui majoritaires dans la capitale. Au total à travers le pays, des statistiques (pas vraiment précises) évaluent le nombre des catholiques et celui des protestants (y compris les Églises africaines comme le kimbanguisme) à un niveau à peu près égal autour de 45-47 % chacun (les musulmans ne sont que 2 à 3 %).

    En réalité, l’Église catholique se retrouve dans cette situation parce que c’est aujourd’hui la seule institution nationale organisée. L’État a perdu le contrôle d’une dizaine de provinces sur 26. Des guerres localisées y sévissent. L’armée congolaise joue plus les semeurs d’instabilité qu’elle n’assure le maintien de l’ordre. Celui-ci est abandonné à la force des Nations unies (Monuc devenue Minusco)  : 18 000 hommes en place sans discontinuer depuis 1999. Son mandat a été renouvelé le 1er mars par le Conseil de sécurité.

    L’opposition démocratique est divisée et affaiblie. Ses chefs sont au Benelux mais leur état n’est pas brillant : le dirigeant historique Étienne Tshisekedi, 83 ans, décédé en février 2017 (son corps est resté en attente à ce jour à la morgue de Bruxelles), Moïse Katumbi, l’ex-populaire gouverneur du Katanga (2007-2015), sous le coup d‘une peine d’inéligibilité, Jean-Pierre Bemba, ex-vice président de la transition, incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale depuis 2008, condamné à 18 ans, en attente du résultat de son appel le 8 mars pour une libération anticipée (il a déjà fait dix ans de prison). Candidat des « mobutistes  », il avait obtenu 42 % des voix aux élections de 2006 contre Joseph Kabila.

    Ce dernier, qui sait qu’il risque à tout moment de ne pas mourir dans son lit (à l’instar de son père assassiné en 2001), a annoncé son intention de ne pas se représenter aux élections théoriquement prévues le 23 décembre 2018, mais de désigner un dauphin, un Medvedev congolais. Avec les présidents sud-africain, angolais et zimbabwéen, il a perdu ses trois principaux soutiens extérieurs. Ne lui reste que le président du Congo-Brazzaville. Européens et Américains font pression. Le secrétaire général des Nations unies et le président de la commission de l’Union africaine ont annoncé une mission conjointe. Une nouvelle représentante spéciale onusienne a pris ses fonctions le 1er février : une dynamique diplomate algérienne, Leila Zerrougni, avec pour mission de sortir la Minusco de son effacement. Le 7 décembre, une de ses bases au Nord-Kivu a été directement attaquée : 14 casques bleus tanzaniens ont été tués.

    Le seul recours face au chaos est l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, qui aura 79 ans en octobre. Il fut président de la convention nationale de transition de 1992 à 1996 qui aboutit au départ de Mobutu. Le Pape l’a maintenu précisément au vu des circonstances. Il l’avait même choisi seul Africain parmi les huit prélats membres de son conseil pour la réforme de la Curie. Il vient de le conforter en lui donnant un coadjuteur le 6 février, un franciscain, Mgr Fridolin Ambongo, jusque-là évêque de Mbandaka (province de l’Équateur), président de la commission justice et paix puis vice-président de la conférence épiscopale, 58 ans.

    Quatre chrétiens sur dix en 2060 seraient en Afrique subsaharienne au lieu d’un sur quatre aujourd’hui (Stephen Smith, La ruée sur l’Europe, Grasset, 2018). Ces projections ne valent que toutes choses égales par ailleurs. On ignore comment les Africains vont évoluer, comment les chrétiens vont grandir ailleurs, par exemple en Chine. Le nombre ne vaut que par la qualité de l’organisation. La majorité de ces chrétiens ne seront pas membres de l’Église catholique. Ils appartiendront à des groupes épars et lui feront peut-être la guerre. L’Église romaine en Afrique ne vaut que par la valeur de sa hiérarchie, la force de son enseignement, son universalité. L’exemple congolais nous invite à regarder chez nous avant d’aller voir ailleurs. Les enjeux en Afrique ne sont pas tant ceux d’une ligne de front entre christianisme et islam que de la responsabilité des chrétiens dans la vie civile, sociale et ecclésiale sur leur lieu de résidence. C’est là qu’un pape issu de l’épiscopat subsaharien aura demain valeur prophétique.

    Ref. Un pape noir...

    Le cardinal Monsengwo est une figure unanimement respectée par la population du Congo (RDC) où l’Eglise est le seul  pilier cohérent face au désordre et à l’anarchie qui prévalent dans ce pays livré aux pillards économiques et financiers par des politiciens corrompus. Il est douteux que Kabila, pas plus que Mobutu en son temps, réussisse à la faire plier. A cet égard, il convient de noter que l’aire d’influence  du mouvement citoyen "Comité de Coordination des laïcs catholiques" (CLC) n’est pas limitée à l’archevêché de Kinshasa, comme semble le suggérer l’article ci-dessus.

    En matière de croyances, les équilibres de la société congolaise n’ont pas beaucoup varié depuis l’indépendance: en 1960, le Congo comptait 16 millions d’habitants contre 80 millions (chiffre aléatoire) aujourd’hui mais, en termes de sociologie religieuse, la répartition reste en gros ce qu’elle était alors : la moitié de la population se compose de catholiques organisés au sein d’une communauté vivante, et plus consciente d’elle-même qu'en 1960, dotée de structures efficaces héritées de l’organisation missionnaire belge.  L’autre moitié est diluée dans une nébuleuse de communautés protestantes, kibanguistes ou pentecôtistes, sans compter le fond tribal animiste. L’islam est très marginal et l’athéisme inexistant.  

    En termes d’avenir, le catholicisme apparaît comme une force incontestable d’ordre et de progrès sans commune mesure avec les sectes, éphémères ou non, qui font aussi partie du paysage religieux congolais, aujourd’hui comme hier (le kibanguisme a été fondé en 1921).

    JPSC

  • Belgique : la commission euthanasie enfreint consciemment la loi et tente de le dissimuler

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    LA COMMISSION EUTHANASIE BELGE « ENFREINT CONSCIEMMENT LA LOI ET TENTE DE LE DISSIMULER »

     de genethique.org

    Le Docteur Ludo Vanopdenbosch, spécialiste en neurologie et soins palliatifs, a démissionné en décembre dernier de la CFCEE (Commission fédérale de contrôle de l’euthanasie), quand celle-ci a refusé d’envoyer en justice le dossier d’un médecin ayant intentionnellement provoqué la mort d’une patiente à la demande de sa famille (cf. « euthanasies » sans consentement en Belgique, la liste s’allonge).

    « Je ne souhaite plus faire partie d’une commission qui enfreint consciemment la loi et tente de le dissimuler… elle n’est ni indépendante ni objective », écrit le docteur Vanopdenbosch dans une lettre[2] adressée au Parlement Belge. La Commission avait tenté de masquer l’acte en le qualifiant de soin palliatif mal dosé ayant malencontreusement donné la mort, mais le Dr Vanopdenbosch soutient que ce médecin « avait l'intention de tuer la patiente ».

    Il ajoute dans sa lettre que son « droit de parole » au sein de la Commission n’a pas été respecté lorsqu’il a émis des inquiétudes face aux euthanasies de personnes démentes. Celle-ci s'acharne à « défendre l’euthanasie en n’importe quelle circonstance ».

    [2] Lettre intégrale : http://www.ieb-eib.org/fr/pdf/20180226-vanopdenbosch.pdf

    Sources: Institut Européen de Bioéthique (22/02/2018)

  • Saints Louis et Zélie Martin : report de l'exposition des reliques et de la conférence

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    Conférence et exposition des reliques des Saints Louis et Zélie reportées

    La conférence et l'exposition des reliques doivent être reportés parce que le conférencier est bloqué au Pays Basque.
     
    A cause des intempéries dans le sud de la France, le conférencier ne peut se joindre à nous. La conférence est reportée à une date ultérieure, au printemps. Les reliques ne pourront donc pas être exposées à l'église des Minimes comme prévu.
     
    Pour ceux qui n'auront pas lu le message ou qui souhaitent se joindre à nous, nous présenterons ce soir les "accueils Louis et Zélie" et proposerons un film sur ce couple exceptionnel. Nous serons heureux de vous rencontrer pour vous présenter notre projet.
     
  • Premier dimanche du mois: plain-chant, violon et orgue à l'église du Saint-Sacrement (Liège)

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  • RDC : « Le consensus de corruption, horizon indépassable de l’histoire congolaise ? »

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    La 3eme marche des catholiques congolais (25 février) et puis quoi ? Pour l’analyste Thierry Vircoulon, le maintien au pouvoir de Joseph Kabila en RDC tient au pacte tacite passé avec les acteurs sécuritaires, politiques et économiques. Lu dans « Le Monde » de ce 26 février 2018 :

    marche 25 février.jpg

    « Chronique. En République démocratique du Congo (RDC), le début de l’année 2018 a un air de déjà-vu. Depuis la fin constitutionnelle du régime en 2016, le pays est une cocotte-minute dont la température monte régulièrement.

    Après l’organisation d’une bastonnade en règle des chrétiens contestataires à Kinshasa, le 21 janvier, le pape s’est ému et le cardinal Monsengwo a décrit la RDC comme une « prison à ciel ouvert ». Le gouvernement belge a décidé d’arrêter sa coopération avec le régime congolais et d’attribuer son aide au développement à des organisations de la société civile et non plus au gouvernement. Les autorités congolaises ont répliqué avec toute la panoplie des représailles diplomatiques : arrêt des activités de la coopération belge, fermeture du consulat de Lubumbashi et réduction des vols de la compagnie aérienne belge pour Kinshasa.

    Lire aussi :   La RDC signifie à la Belgique la fermeture du consulat Schengen à Kinshasa

    Tout cela ressemble à une répétition du début des années 1990. À cette époque, le président au pouvoir, Mobutu Sese Seko, s’accrochait au pouvoir contre l’Eglise, la Belgique et les États-Unis – tout comme Joseph Kabila aujourd’hui. Certains protagonistes de la crise actuelle sont les mêmes : Lambert Mende, porte-parole de l’actuel gouvernement, était alors ministre de Mobutu, et Mgr Monsengwo, à la tête de la Conférence nationale puis du Haut Conseil de la République, faisait déjà figure d’opposant. Le seul absent de cette nouvelle transition imposée est Etienne Tshisekedi, qui est décédé au début de l’année 2017 mais dont un fils, Félix, continue de jouer un rôle dans les rangs de l’opposition.

    Comme le gouvernement actuel, Mobutu utilisait la rhétorique de la souveraineté bafouée et la fibre anticoloniale contre la Belgique. Comme le gouvernement actuel, il jouait de la concurrence entre Bruxelles et Paris, incitant le gouvernement français à remplacer l’ex-puissance coloniale financièrement et militairement. Et comme le gouvernement actuel, le maréchal-président n’hésita pas à traiter par la force la contestation de l’Église (telle la marche des chrétiens le 16 février 1992).

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  • Un paroissien gantois bloque un décret épiscopal de désacralisation d'une église

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    Du site du Standaard :

    Un paroissien stoppe la vente d'une église

    L'église Sainte-Croix à Gand est l'une des 17 églises gantoises vouées à la désacralisation et à une nouvelle affectation.

    Que l'église soit sur la liste semble logique. C'est une église moderne, elle a été construite dans les années soixante, et tient plus d'une salle que d'une église classique. Il serait facile de lui donner une nouvelle destination. Ainsi, en décembre de l'année dernière, Mgr van Looy a émis un décret pour que l'église ne soit plus affectée au culte. Pour la désacraliser, comme on dit couramment.

    Mais c'était sans compter sur un homme, un ex-membre de la fabrique d'église qui veut rester anonyme. Il est allé en recours auprès de la cour ecclésiastique à Rome et a fait appel contre le décret. A la suite de quoi l'évêque ne pouvait rien faire d'autre que de suspendre son décret jusqu'à ce que le Vatican prenne une décision définitive.

    "Je comprends que des églises doivent être fermées", dit l'homme. "Mais je pense que la ville et l'évêque ont pris ici une mauvaise décision. Des gens fréquentaient encore cette église. Dans les dernières semaines, avant la dernière célébration eucharistique, 100 à 120 personnes sont encore venues ici."

    L'homme espère une bonne issue. "Le plus haut tribunal ecclésiastique de Rome dit qu'une pénurie de clergé n'est pas une raison pour fermer les églises."

    Mais ce n'est pas le bon argument, selon le diocèse. «Le diocèse, avec la ville, a élaboré un plan pour les églises. La raison de procéder à la fermeture d'églises n'est pas la pénurie de clergé. Le but est de rassembler plus de croyants dans moins d'églises. Et il est trop difficile de maintenir toutes ces églises. "(Jcd)

  • Bruxelles, 13 mars : Philo avec Stéphane Mercier : Eléments de métaphysique

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  • Bruxelles (Minimes), 28 février : visite exceptionnelle des reliques des saints Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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  • Il y a 150 ans : la mort du Père Théophile Verbist

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    Qui est Théophile Verbist? (source)

    CICM founder

    CICM founder

    Théophile Verbist naquit à Anvers en 1823, dans la famille du banquier Guillaume Verbist qui comptait sept enfants. Il fut ordonné prêtre à Malines en 1847 et était directeur national de l’Oeuvre de la Sainte Enfance en Belgique. Quand, en 1860 par le Traité de Pékin des missionnaires furent de nouveau admis en Chine, il fonda la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, CICM, avec comme objectif particulier la mission en Chine.

    On les appelle les Missionnaires de Scheut ou les « scheutistes » à cause de la localisation de leur première maison: à Scheut, (Anderlecht) 548, chaussée de Ninove, 1070, Bruxelles. Ils furent envoyés par le pape vers la province de Mongolie-Intérieure (Chine) pour y reprendre l’œuvre missionnaire des lazaristes français.

    Verbist voulait s’établir au-delà de la Grande Muraille. Le 25 août 1865, le premier groupe quitta Scheut pour la Chine. Théophile Verbist (Anvers.) arriva à Xiwanzi (Mongolie-Intérieure – Chine) le 6 décembre 1865 en compagnie d’Aloïs Van Segvelt (Rumst), Ferdinand Hamer (Nijmegen, NL.), François Vranckx (Anvers.) et Paul Splingard (Ottenburg), un laïc. Immédiatement, ils durent faire face à de multiples problèmes: étude de la langue, manque de personnel, graves problèmes financiers. Pour Aloïs Van Segveld, la quarantaine bien sonnée, habitué à un certain confort en Europe, l’adaptation à la vie en Mongolie-Intérieure fut une lourde tâche sur le plan humain, physique, psychologique. Les lettres du fondateur Verbist montrent à quel point il était heureux d’avoir atteint le but de sa vie en étant missionnaire.

    La mission en Chine de Théophile Verbist fut cependant de courte durée. Au cours de son premier grand voyage missionnaire, il attrapa le typhus et mourut dans la Vallée du Tigre (Laohugou – N.-E de la Chine) le 28 février 1868. La dépouille mortelle du père Théophile Verbist fut ramenée en Belgique en 1931. Après un accueil solennel à Anvers elle fut transportée, dans un cercueil chinois, à la crypte de la chapelle de la maison de Scheut, où elle repose toujours. Pourtant le témoignage de Verbist survit.

    En 2008 la Fondation Verbiest-Leuven organisa une visite du cardinal G. Danneels et de quelques évêques belges à Laohugou (Vallée du Tigre) où, en compagnie des pères Willy Oost (Lichtervelde), supérieur provincial, et Jérôme Heyndrickx (Haasdonk), ils ont déposé des fleurs au pied de la statue de Théophile Verbist. Ce geste confirmait les liens d’amitié durable entre l’Eglise de nos pays et l’Eglise en Chine. Ils y ont aussi commémoré Joseph Segers (Sint-Niklaas) qui, dans la même Vallée du Tigre, fut enterré vivant par les Boxers en 1900. La brève mission en Chine de Théophile Verbist était le début de l’histoire remarquable, longue de 90 ans, de “Scheut en Chine”, une histoire qui se poursuit encore.

  • N'y aurait-il que la Fraternité saint Pie X pour se souvenir de la spiritualité sacerdotale du cardinal Mercier ?

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    Le cardinal Mercier, une des figures les plus représentatives de l'histoire de l'Eglise de Belgique, était extrêmement attentif à la formation de ses séminaristes; il y a consacré plusieurs ouvrages de spiritualité. Qui s'en souvient encore, à l'exception peut-être de la Fraternité Saint Pie X qui a très largement évoqué son enseignement dans sa lettre trimestrielle de décembre 2017?

    A consulter ICI

  • Lettre de Carême 2018 de Mgr Delville, évêque de Liège

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    VE PN 106 lettre pastorale Delville.jpgDans cette Lettre, Mgr Jean-Pierre Delville commente les visites pastorales qu’il vient d’effectuer dans son diocèse. Comme fil conducteur de son texte, l’évêque de Liège a choisi un superbe médaillon en cuivre et émaux colorés du XIIe siècle appartenant au Trésor de la Collégiale Notre-Dame de Huy. Ce médaillon  représente un arbre fruitier poussant au bord d’une rivière bleue ; l’arbre est présenté par deux anges et porte des pommes mûres. Au centre, on voit une phrase de l’Apocalypse : Qui vicerit dabo illi edere de ligno vitae » (au vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de la vie) Ap.2.7. Sous l’arbre, apparaît la légende « Lignum Vitae » et sur le pourtour du médaillon, on peut lire : « Universae viae Domini misericordia et veritas » (toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité) Ps 24.10.

    Il n’est pas possible de reproduire ici toutes les déclinaisons thématiques concrètes que l’évêque tire de ce médaillon pour les appliquer aux thèmes de ses pérégrinations diocésaines.  Retenons celles qu’il consacre à l’Eucharistie et au Baptême :

     « L’arbre de vie présente les fruits de la vie et ces fruits correspondent à l’hostie de l’eucharistie. Le médaillon s’inspire sans doute de Rupert de Deutz (1070-1129), ce moine de Saint-Laurent à Liège, devenu abbé de Deutz près de Cologne et grand théologien de son temps. Il a écrit de nombreux commentaires  de l’Ecriture, en particulier de l’Apocalypse , et il vivait quelques années avant la confection du médaillon de Huy. Il identifie l’arbre de la vie au Christ et la nourriture qui en provient à la communion au Corps du Christ (*) ; ‘Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour (Jn 6.54). Le Christ, en effet est l’arbre de vie, grâce auquel les saintes âmes sont restaurées, tant dans le paradis céleste, par la vision [de Dieu] que dans l’Eglise présente par le Corps [du Christ]’ (**). Il ajoute : ‘Cet arbre de vie, qui est le Christ, nous restaure par son corps et son sang ; et déjà maintenant il ressuscite notre âme de la mort du péché, et il ressuscitera notre chair au dernier jour’(***) C’est donc dès aujourd’hui que nous recevons la vie éternelle, selon l’Evangile de Jean (Jn 6, 54), que nous sommes restaurés en notre corps et que nous sommes ressuscités dans notre âme, selon Rupert, dans la ,perspective de la résurrection générale à la fin des temps. La grandeur de cette restauration de nos vies  et de cette résurrection de nos âmes est présente dans toutes les Eucharisties que nous célébrons et j’ai de merveilleux souvenirs de celles que j’ai présidées au cours de mes visites pastorales,  des plus simples dans une chapelle de semaine jusqu’aux plus solennelles dans les collégiales […].

    Et si  le sacrement de l’Eucharistie est évoqué sur notre médaillon par les fruits de l’arbre de vie, on peut dire que le sacrement du Baptême est suggéré par le cours d’eau qui coule au pied de l’arbre de vie. L’eau vive est symbole du passage de la mort à la vie. Le Baptême est une nouvelle vie. C’est aussi ce que suggère l’Apocalypse : ‘Puis l’ange me montra l’eau de la vie : un fleuve resplendissant comme du cristal […]. Entre les deux bras du fleuve, il y a un l’arbre de vie qui donne des fruits douze fois ; chaque mois il produit son fruit’ (Ap. 22, 1-2). Le texte suggère que l’eau du fleuve fait produire de nouveaux fruits à l’arbre. L’eau du baptême rend les baptisés semblables aux fruits de l’arbre de vie. Durant ce Carême, de nombreux baptêmes d’adultes sont en préparation et seront célébrés à Pâques. Ce sacrement de l’initiation chrétienne est préparés par différentes étapes, qui s’égrènent tout au long du carême  et se réalisent avec la participation de toute l’assemblée chrétienne. Le baptême est donc un passage de la mort à la vie qui concerne toute la communauté […].

    _______

    (*) Rupert de Deutz, Commentaire sur l’Apocalypse, dans Patrologia latina, t. 169, col. 879

    (**) « Qui manducat, inquit, carnem meam et bibit meum sanguinem habet vitam aeternam et ego resuscitabo eum in novissimo die [Jn 6, 54]. Christus namque  lignum vitae est, cuius et in caelesti paradyso visione, et in praesenti Ecclesia corpore, sanctae reficiuntur animae »

    (***) « Hoc autem lignum vitae, quod est Christus, dum nos corpore et sanguine suo reficit, iam nunc resuscitat  animam a morte peccati, et carnem nostram in novissimo die resuscitabit ».

    Publié sous le titre « L’arbre de vie : symbole du Christ et emblème de l’écologie », le document  complet (français/allemand) est disponible à l’évêché  et à la librairie Siloë (40, rue des Prémontrés à Liège). Les prix dépendent du nombre d’exemplaires commandés.

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