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Belgique - Page 284

  • Euthanasie des mineurs : un geste symbolique

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    Ce samedi 15 février, à partir de 14h, seront déposés devant le Parlement belge des fleurs, des couronnes, des peluches et des bougies à l'intention des futures victimes de l'assassinat médical et de l'abandon parental couverts par la loi récemment votée sur l'euthanasie pour les mineurs. Toute personne de bonne volonté est invitée à se joindre à cette initiative par sa contribution personnelle, qui peut se répéter autant de fois qu'elle souhaite et sans limite de temps.

    source : http://esperancenouvelle.hautetfort.com/archive/2014/02/15/fleurs-et-peluches-devant-le-parlement-pour-les-victimes-de-5299150.html

    Le compte-rendu de cette action est ici : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1794442/2014/02/15/Les-familles-ont-besoin-de-courage-pas-d-une-loi-sur-l-euthanasie.dhtml?google_editors_picks=true

  • Malines-Bruxelles : les trois premières ordinations diaconales de la Fraternité des Saints Apôtres

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    unnamed.jpgunnamed.jpgLe 14 février 2014, en la fête des saints Cyrille et Méthode, la Fraternité des Saints Apôtres, inspirée par le Père Zanotti-Sorkine, curé de la paroisse des Réformés à Marseille, et reconnue par Monseigneur Léonard le 7 avril 2013, a connu un évènement important dans sa jeune histoire : l'ordination diaconale, en la Basilique du Sacré-Coeur à Koekelberg, des trois premiers frères de la Fraternité. Entouré d'une vingtaine de prêtres et de nombreux fidèles, Monseigneur Léonard a ordonné diacres en vue du sacerdoce Damien Bernier, Carmelo Prima et Jérémie Schaub. C'est une grande joie pour le diocèse de Malines-Bruxelles auquel ils sont maintenant rattachés ad vitam aeternam !

  • Euthanasie : « l’effet cliquet » belge

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    Une analyse d’Antoine Pasquier dans l’hebdomadaire français  « Famille chrétienne » :

    «  La précipitation parlementaire belge sur l'euthanasie des enfants aurait-elle pu être stoppée par ses propres instigateurs, au moins par prudence ? Non, car elle est commandée par une vision idéologique de la manière dont il convient de mourir. À moins d’un réveil salutaire des citoyens belges.

    Les parlementaires outre-quiévrain auront déjoué tous les pronostics.  Après les récentes mises en cause du système de contrôle des euthanasies pratiquées en Belgique, on aurait pu penser que les sénateurs et les députés belges prendraient le temps de s’interroger sur la pertinence d’un élargissement de la loi de 2002 aux mineurs. Les critiques émanant de professionnels, de juristes, d’autorités religieuses et même de certains parlementaires auraient pu être décortiquées, analysées, battues en brèche ou entendues, approfondies au sein d’une mission d’enquête ou reprises pour nourrir un vrai débat public. Il n’en fut rien.

    L’approche des élections législatives fédérales, le 25 mai, pouvait aussi laisser supposer un report du projet de loi à la prochaine législature. Par prudence. Par bon sens. Il n’en fut rien.

    Au cours des discussions engagées au Sénat en décembre, puis à la Chambre des représentants en janvier, on aurait pu imaginer un complément de débat ou d’apport extérieur à la réflexion des parlementaires. Il n’en fut rien.

    Les demandes en ce sens ont toutes été refusées, même celles suggérant d’entendre les autorités religieuses, parlant pourtant d’une seule et même voix.

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  • Euthanasie des mineurs : pourquoi les chrétiens y sont opposés

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    Sous le titre : "Pourquoi les chrétiens sont-ils contre l'euthanasie des mineurs ?", Aymeric Christensen, sur le site de La Vie, reprend les principaux arguments invoqués contre l'adoption de la loi : 

    La Belgique est devenue jeudi 13 février le deuxième pays au monde, après les Pays-Bas, à autoriser l'euthanasie pour les mineurs. Cette loi, qui devrait entrer rapidement en vigueur, a suscité une vive opposition de la part de croyants, notamment catholiques, dans le pays. Une journée de jeûne et de prière a ainsi été organisée afin de tenter de « réveiller les consciences » avant le vote final du texte. Mais au nom de quels arguments les chrétiens ont-ils combattu cet élargissement de la loi sur l'euthanasie déjà existante en Belgique depuis 2002 ? Voici les principaux exprimés.

    à lire sur le site de La Vie

  • Euthanasie des mineurs : à la Chambre, qui a voté quoi?

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    Lu sur le site des médias catholiques belges :

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    « Le texte a reçu le soutien des socialistes, des libéraux, des écologistes et de la N-VA. Quelques députés ont toutefois voté différemment du reste de leur groupe.

    La Chambre a approuvé jeudi par 88 voix pour, 44 contre et 12 abstentions le projet de loi qui étend aux mineurs la loi de 2002 sur l'euthanasie. Un individu qui avait pris place dans tribune du public a troublé le vote au cri d'"assassins". Il a été expulsé. Le texte a reçu le soutien des socialistes, des libéraux, des écologistes et de la N-VA. Quelques députés ont toutefois voté différemment du reste de leur groupe.

    Dans le détail, le nom et le choix de ceux qui ont voté:

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    JPSC

  • Pétitionner pour demander au roi de ne pas signer la loi sur l'euthanasie des mineurs ?

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    Des proches nous sollicitent pour que nous relayions sur ce blog une pétition demandant au Roi de ne pas signer la loi concernant l'euthanasie des mineurs. Mais une amie pense différemment et dénonce ce qu'elle considère comme une "mauvaise bonne idée" :

    Nous mettons notre souverain dans une position intenable.  Il est trop facile de faire porter à un seul homme le poids de la responsabilité du coup d'arrêt à cette loi.

    La société civile belge ne peut s'en prendre qu'à elle-même si, par lâcheté, par paresse ou par "à quoi bonisme", elle s'est laissé glisser vers une culture de mort.

    La Belgique est une démocratie qui vient (hélas!) de se prononcer en faveur de cette loi au travers de ses institutions ; chacun des représentants, élus par le peuple, a théoriquement voté en âme et conscience (le roi étant la seule personne en Belgique qui ne peut pas constitutionnellement agir dans sa fonction selon sa propre conscience.)

    N'étant pas constitutionaliste, je ne connais pas toutes les subtilités de la constitution belge, mais je crois également savoir que les circonstances de la mise en impossibilité de régner du Roi Baudouin lors du vote sur l'avortement ne sont certainement pas les mêmes que maintenant; aussi, nous ne pouvons pas extrapoler si aisément la situation. A la veille d'élections importantes en Belgique, ne donnons pas à certains politiciens mal intentionnés l'occasion d'instrumentaliser cette situation.

    En outre, à part résoudre éventuellement son cas de conscience personnel, ne pas voter n'arrêtera pas la promulgation de la loi (cfr le Roi Baudouin) mais risque de mettre à mal l'ensemble de l'équilibre de la Belgique, avec des montées fort probables de nationalismes ou extrémismes exacerbés, qui pourraient être à l'origine de discrimination, de conflits et de violence incontrôlée.

    Selon les règles de fonctionnement de notre démocratie, les décisions prises par les chambres sont censées représenter la volonté du peuple.  Notre souverain n'a pas choisi de prendre cette responsabilité mais consacre pourtant toute sa vie au service de son peuple; or par ce plaidoyer diffusé, on lui demande de devenir un martyr pour l'exemple.

    Ratifier une loi ne signifie pas marquer son accord avec celle-ci.  Ce n'est pas le rôle du souverain d'être d'accord ou pas d'accord.  Sa signature signifie uniquement que la loi a été examinée et est rédigée correctement.  Cela ne juge pas de son contenu qui, lui, est de la responsabilité des élus du peuple.  

    C'est là, auprès de ceux-ci, qu'est le travail à faire.  De même que nous pouvons maintenant veiller au bon contrôle de cette loi en remettant en question le mode de fonctionnement de la commssion de contrôle de l'euthanasie ou d'importantes confusion d'intérêts ont lieu.

    Je suis désolée pour cette douche froide car je sais que toute cette diffusion part d'une très bonne intention, du sentiment de pouvoir "encore faire quelque chose".  Je parle en connaissance de cause puisque c'est jusqu'à ce jeudi soir que nous nous sommes battus pied à pied et de diverses manières pour que cette loi ne parvienne jamais sur le bureau de notre souverain.

    Je regrette l'immobilisme de nombreux Belges qui étaient pourtant contre cette loi, en conscience, et ne l'ont pas fait vigoureusement savoir.

  • Belgique : une première mondiale

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    images (16).jpgHier, jeudi 13 février 2014, les députés fédéraux belges ont fait plus fort que leurs homologues néerlandais : la Belgique étend la loi sur l’euthanasie aux mineurs, sans limite d’âge. 

    Et les partisans de la culture de mort qui, selon les sondages, rallient 73% d’opinions favorables dans la population n’en resteront sans doute pas là: les résistances, dans les milieux politiques, professionnels et religieux directement concernés, ont été timides, souvent tardives et inefficaces, à l’image des rassemblements de fidèles, plus symboliques que massifs, organisés in extremis par l’Eglise catholique dans deux diocèses (sur huit).

    Votée dans les deux chambres du parlement par une majorité différente de celle qui compose le gouvernement fédéral, la proposition de loi n’attend plus que la signature du Roi qui la sanctionne (acte législatif) et la promulgue (acte exécutif). Il est improbable qu’un des partis de la coalition  au pouvoir émette un veto pour faire chuter le gouvernement sur cette question, apparemment peu rentable sur le plan politique.

    Comme a dit un jour le président du Conseil européen, Hermann Van Rompuy, à propos de la prohibition de l’avortement : « pour changer la loi, il faut d’abord changer les mœurs ». Peut-être (elles sont aussi en relation dialectique) et, de toute façon, on en est loin : pour s’en convaincre, il suffit de mesurer le chemin parcouru par la Belgique dans la spirale qui l’emporte depuis vingt ans. Et ce n'est sans doute pas fini. Le journal français « La Croix » fait justement observer ce matin, sous la signature de Raphaëlle d'Yvoire (Bruxelles):

     « D’AUTRES EXTENSIONS À PRÉVOIR :

    En février 2013, à l’aube des débats sur l’extension aux mineurs, les sénateurs socialistes avaient en réalité déposé 13 propositions de loi pour affiner le dispositif. Objectif ? Proposer l’obligation pour un médecin qui refuserait de pratiquer une euthanasie de l’indiquer « dans les sept jours » et d’adresser alors son patient à un confrère, faciliter la procédure de « demande anticipée », et la rendre valable sans limitation de durée, améliorer "la formation" et "l’information" des médecins et du personnel soignant, notamment par la création d’un centre d’expertise par province. Enfin, étudier la possibilité de prendre en compte le cas des personnes atteintes d’Alzheimer ou d’autres maladies mentales dégénératives. Pour l’heure, seule l’ouverture aux mineurs a trouvé consensus, mais l’euthanasie comme « option en fin de vie » fait inexorablement son chemin dans l’opinion publique belge ». Réf. La Belgique étend l’euthanasie aux mineurs, sans limite d’âge.

    Le « meilleur des mondes » de la nouvelle religion séculière roule sur un boulevard dans le plat pays. Irréversible ?

    JPSC

    Lire également : Trop jeune pour conduire, assez vieux pour décider de sa mort

  • La Chambre vient d'adopter la loi étendant l'accès à l'euthanasie aux mineurs

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    735b90b4568125ed6c3f678819b6e058-1392312340.jpgNotre tristesse est grande mais ce n'est pas une surprise. La Chambre a approuvé, dans une ambiance de mort, le projet de loi qui étend aux mineurs la loi de 2002 sur l'euthanasie par 86 voix pour, 44 contre et 12 abstentions.

    La bonne surprise, c'est que le nombre des opposants et des abstentionnistes est plus élevé que ce à quoi on pouvait s'attendre. Ce qui prouve que la mobilisation des derniers jours n'était pas inutile mais elle est venue trop tard. Pourquoi les 180 pédiatres ont-ils attendu le dernier moment pour se manifester ? Pourquoi tant de voix ont-elles retenti dans diverses tribunes alors que l'issue était déjà connue ? Pourquoi les évêques de Malines-Bruxelles et de Liège ont-ils attendu, pour inviter à la prière et au jeûne, que les positions des mandataires soient déjà définies et que la loi ait déjà reçu l'approbation du Sénat et de la commission justice de la Chambre ? Pourquoi n'y a-t-il eu que Mgr Léonard et Mgr Delville pour appeler leurs ouailles à se mobiliser ? Où étaient les autres évêques ? Et sur le plan politique, qu'est-ce qui empêchait le cdH et le CDNV de faire pression en menaçant de quitter le gouvernement si ce projet était imposé par une majorité alternative alors qu'il n'en avait jamais été question dans les accords de gouvernement ? De là à penser que ces partis se sont contentés d'afficher une opposition de principe mais qui ne les engageait pas véritablement, il n'y a qu'un pas à franchir. Nous sommes décidément dans un pays où tout est désespérément mou, tant dans le monde politique que religieux, et nous manquons cruellement des hommes qu'il nous faudrait pour se tenir à la hauteur des situations dramatiques que nous vivons. Il ne reste plus que l'hypothèse d'un refus de la signature royale, mais en imagine-t-on les conséquences ?

    Voici la réaction des évêques de Belgique après le vote :

    Les évêques de Belgique sont très déçus de l’approbation par la Chambre des représentants de la loi relative à l’élargissement de l’euthanasie pour les mineurs. Ils déplorent l’adoption d’une loi que de nombreux experts considèrent comme inutile et qui comporte de nombreux défauts.

    Les évêques partagent l’avis de tous ceux qui, dans le débat sur l’euthanasie, se sont prononcés sans ambiguité contre cette loi en fonction de leur expérience ou de leur expertise.

    Ils soutiennent totalement les droits de l’enfant, dont le droit à l’amour et au respect est le plus fondamental. Mais le droit de l’enfant à demander sa propre mort est un pas de trop. Il s’agit de la transgression de l’interdit de tuer, qui constitue la base de notre société humaine.

    Les évêques craignent que cette nouvelle loi ouvre grande la porte à une prochaine extension aux personnes handicapées, aux personnes démentes, aux malades mentaux, voire à celles qui sont fatiguées de vivre. Ils insistent pour que tout soit mis en œuvre pour combattre au maximum la douleur et la souffrance et pour que tous ceux qui – professionnels et volontaires – accompagnent des personnes malades et souffrantes, soient soutenus d’une façon optimale.

  • Quand des sommités mondiales en soins palliatifs pédiatriques s'adressent aux politiciens belges

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    Des sommités mondiales en soins palliatifs pédiatriques s'adressent aux politiciens belges

    Le premier Congrès international de soins palliatifs pédiatriques, réuni à Mumbai, en Inde, adresse une demande urgente au gouvernement belge. Elle est inscrite dans sa déclaration finale. Organisé par l’International Children Palliative Care Network ou ICPCN diffusait dans le monde entier une déclaration pour réagir au texte belge qui permettrait l’euthanasie des enfants. Cette déclaration, signée par des sommités en matière de soins palliatifs pédiatriques, "appelle urgemment le gouvernement belge à reconsidérer sa récente décision". En conclusion de leur sommet, les 250 experts issus de 35 pays "réclament pour tous les enfants en fin de vie l’accès aux moyens appropriés pour contrôler la douleur et les symptômes, ainsi que des soins palliatifs de haute qualité pour rencontrer leurs besoins particuliers". La déclaration ajoute : "Nous croyons que l’euthanasie ne fait pas partie de la thérapie palliative pédiatrique et ne constitue pas une alternative". (source)

  • Thérèse Snoy (Ecolo) ne votera pas la loi sur l'euthanasie des mineurs

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    Voici le texte de son intervention :

    Intervention en plénière sur la loi sur l’euthanasie pour les mineurs

    12 février 2014

    Après avoir lu livres et opinions diverses sur l'euthanasie, parcouru les auditions au sénat, les débats, la presse internationale, le dernier rapport de la Commission de contrôle…, mes réflexions m'ont amenée à contester le bien fondé de la proposition sur l’élargissement aux mineurs qui nous est soumise aujourd'hui.  

    Selon ma conscience je voterai contre cette proposition de loi.

    Je ne suis pas opposée par principe à l’euthanasie et je respecte l’esprit et la lettre de la loi de 2002. Mais, pour moi, l’euthanasie ne peut être acceptée que dans les conditions strictes établies par cette loi, et pour des personnes ayant fait un choix conscient et souverain.

    Je veux en tout cas absolument ne pas être prisonnière du procès d'intention qui circule parfois de part et d'autre du champ des opinions, à savoir d'un côté, " ils veulent faire mourir des enfants" et de l'autre côté : " ils veulent laisser des enfants souffrir". Ces accusations sont fausses et malveillantes. En ce qui me concerne, je ne veux ni l'un ni l'autre, mais bien que la loi mette des balises éthiques strictes et adéquatement formulées autour de l’accompagnement de la fin de vie et que les patients comme les soignants soient respectés au mieux.

    Mes arguments :

    1. L’application de la loi de 2002

    La loi de 2002 est mise en application de plus en plus largement. On est en 2012 à 2 % des décès, ce qui n’est pas rien ! 

    Les témoignages montrent bien qu’il y a des difficultés d’application, que l’information et la formation des médecins est encore incomplète, que les patients confondent aussi les notions qui entourent la fin de vie. Certains médecins font de la résistance aux dépens des patients.

    D’autre part, certains observateurs estiment qu’il y a un risque d’affaiblissement des exigences dans l’application de la loi, une sorte « d’estompement de la norme ». Cela pose question et demanderait une évaluation plus fine et réalisée par des observateurs indépendants.

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  • Une fois le tabou de la mort vaincu, l’euthanasie légale devient une maladie naturellement contagieuse

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    De Jean-Pierre Denis, sur La Vie, cet éditorial :

    Euthanasie : la boîte de Pandore

    La Belgique devait autoriser, ce jeudi 13 février, l’euthanasie des mineurs gravement malades. Au Sénat d’abord, à la Chambre des représentants ensuite, une majorité s’est progressivement dégagée en faveur de la réforme, dépassant l’habituel clivage entre Flamands et Wallons, comme entre gauche et droite. Les politiques ne nagent pas à contre-courant de la société. Les prières, les jeûnes et les admonestations de l’épiscopat catholique, les mouvements de protestation pacifique comme celui des « dossards jaunes », tout cela pèse de bien peu de poids. La société belge est l’une des plus ­sécularisées d’Europe.

    Que dit la loi ? Soyons précis ! « Le patient mineur doté de la capacité de discernement » qui « se trouve dans une situation médicale sans issue entraînant le décès à brève échéance » pourra être euthanasié s’il « fait état d’une souffrance physique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection pathologique ou accidentelle grave et incurable ». En théorie, cela ne concernerait donc que des enfants ou des adolescents pour lesquels les soins palliatifs ne seraient plus suffisants. En outre, on exigera l’autorisation des parents et l’avis d’un « psychologue ou pédopsychiatre » chargé de vérifier la « capacité de discernement » du mineur.

    Il s’agit donc d’une disposition très restrictive, d’apparence raisonnée et raisonnable. Un progrès ? La souffrance des enfants nous est plus odieuse encore que celle des adultes. On comprend qu’il puisse sembler charitable de l’abréger, en particulier dans ces situations extrêmes et exceptionnelles où rien d’autre ne peut être entrepris, pas même des soins palliatifs. Devant de tels drames, tout jugement de valeur paraît malvenu, voire choquant. Comment parler à la place des enfants, de leurs parents, des équipes soignantes qui les entourent ? Qui peut penser qu’ils demanderont la mort avec légèreté ?

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  • Désacralisation de l’église Sainte-Catherine à Bruxelles : le dernier mot appartient à Monseigneur Léonard…

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    Lu sur le site des médias catholiques belges :

    Fermée depuis deux ans, l’église Sainte-Catherine, l’une des églises emblématiques deBxl,_Eglise_Sainte-Catherine.JPG Bruxelles,  va connaître une nouvelle affectation. Pour cela, un appel à idées pour son nouvel aménagement et sa future exploitation vient d’être lancé par la ville de Bruxelles.

     « C’est Alain Courtois, échevin en charge des cultes, qui a présenté à la presse, cet après-midi, « la boîte à idées » mise en place par la ville de Bruxelles en vue de la réaffectation de l’église Sainte-Catherine. Cette démarche entend ainsi susciter une grande diversité de projets (tout sauf un projet religieux…) pour « offrir une seconde vie au bâtiment qui puisse contribuer à la dynamique du quartier, notamment en l’animant et en l’ouvrant au public ». Outre les architectes, les entrepreneurs, les promoteurs… rompus à l’exercice, des établissements scolaires, des associations locales, des groupes d’habitants, des usagers du quartier et, de manière générale, toute personne morale intéressée pour déposer un projet pourra le faire, d’autant que la participation à cet appel est gratuite. Les propositions doivent comporter une proposition générale, plus ou moins élaborée, pour l’affectation du lieu et une proposition d’aménagement intérieur de l’église et de ses différentes parties. Elles devront être « d’une grande qualité architecturale afin d’assurer la pérennité et la mise en valeur des caractéristiques patrimoniales du lieu par la conservation de ses éléments architecturaux », précise la ville de Bruxelles.

     Projet à remettre avant le 12 mai

    Les idées formulées par les participants doivent être rentrées pour le 12 mai 2014 au plus tard. Ensuite, un jury sera en charge d’examiner tous ces projets. Il  rassemblera une quinzaine de personnes (dont des membres de l’archidiocèse) et sera présidé par Peter de Caluwe, le directeur de la Monnaie.
    Depuis presque quatre ans maintenant, les projections quant au devenir de l’église Sainte-Catherine vont bon train. Une chose est cependant certaine, l’église sera entièrement désacralisée. Pas le moindre espoir donc de voir une petite chapelle être aménagée dans la nouvelle affectation. La rupture sera totale. Le projet final de réaffectation de l’édifice devra cependant recevoir l’aval de l’évêché. Si accord il y a entre la Ville, la fabrique d’église et l’évêché, Mgr Léonard, seule personne habilitée, décidera alors de la désacralisation de l’église.

    Les amis de Sainte-Catherine ne désarment pas

    Cette façon de faire n’est pas du goût de l’asbl « Les amis de Sainte-Catherine » qui estime que l’on a mis « la charrue avant les bœufs » puisqu’aucun acte de désacralisation n’a été encore signé… « Il est étonnant de voir la ville de Bruxelles prendre ainsi les devants et penser à un avenir qui serait tout sauf religieux », explique Véronique Hargot-Deltenre, membre de cette association. Elle voit ici un mépris total des 8.000 signataires de la pétition qu’avait lancée l’asbl qui par ailleurs envisage un recours à Rome si l’acte de désacralisation devait être signé. De son côté, le vicariat de Bruxelles regrette bien évidemment de ne pouvoir sauver cet édifice en tant qu’église, mais le chanoine Tony Frison, vicaire épiscopal auxiliaire, rappelle qu’il n’y avait pas d’alternative.

    Réf.Une boîte à idées pour la réaffectation de l’église Sainte-Catherine

    ob_81fae9_ne-desacralisons-pas-nos-eglises-flyer-page-1 (1).pngUn symptôme de plus du haut mal qui l’affecte : l’Eglise catholique belge poursuit inexorablement son déclin depuis la clôture du Concile Vatican II, dont elle fut, parait-il, l’un des  fers de lance…

     

     

    Quel avenir pour nos églises ? Une actualité urgente ! Une réflexion interpellante. Commande par email sur : désacralisations.stop@gmail.compaiement de 17,50 EUR (15,00 EUR + 2,50 EUR frs de port) sur le compte EVA à 1120 Bruxelles IBAN : BE23 0014 1269 7791 - BIC : GEBABEBB

     

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