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Sur Euthanasie STOP :
Les lois sur l'euthanasie enfoncent les parents d'enfants handicapés dans le désespoir
par Sophie LUTZ, maman
Sophie Lutz, vous êtes mère d'une petite Philippine, 14 ans, polyhandicapée, diagnostiquée in utero. Vous avez publié deux livres-témoignages dans lesquels vous évoquez Philippine.
Vous avez écrit sur Twitter que la loi sur l'euthanasie des enfants, telle qu'elle s'apprête à être promulguée en Belgique, est « une claque affreuse pour tous les parents qui accompagnent leurs enfants souffrants : elle les enfonce dans le désespoir ». Pouvez-vous nous expliquer ?
Parce que je sais par ma propre expérience que, même si l'on est convaincu de la dignité de la personne et de l'existence de son enfant, il y a en même temps, au fond de soi, cette petite question terrible qui revient régulièrement : « Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux qu'il ou elle meure ? » On est déjà bien désespéré, mais on peut garder la tête hors de l'eau, rester debout, si tout le monde vous soutient et dit avec vous : « On ne sait pas si ce serait mieux, et personne ne sait. » Cette loi, elle, prétend « savoir » ; elle franchit le pas d'après, le pas dans le vide. Et sous prétexte de tout résoudre, elle plonge dans une détresse sans nom.
La loi en question prévoit que l'initiative doit venir de l'enfant, mais que la décision appartient aux parents qui doivent donner leur consentement...
La première partie montre déjà qu'en soi, et même pour ceux qui y seraient favorables, la loi est absurde. Quid, dans ce cas, des enfants qui ne peuvent pas parler ? Quant au reste... Qu'est-ce que cela signifiera ? Que les parents qui ne voudront pas faire mourir leur enfant seront des parents tortionnaires, indifférents aux souffrances de celui-ci ? Quelle sorte de lien filial va ressortir de tout cela ? À vrai dire, ce sont des choses que j'ai déjà ressenties quand j'attendais Philippine. Nous savions qu'elle allait être handicapée mais nous voulions la garder... Pour certains, nous étions coupables. Sur Twitter, on me dit que la loi ne contraint pas, donc que je ne devrais pas m'inquiéter. Mais la loi me dira : c'est possible et d'autres le font, pourquoi pas toi ? Si je ne veux pas euthanasier ma fille, suis-je une mère abusive, égoïste, qui ne pense qu'à elle ? Cette loi s'introduit dans la conscience pour ébranler l'interdit de tuer, qui est une sécurité pour ceux qui souffrent.
Il n'y a pas qu'en Belgique que l'euthanasie est au cœur de l'actualité. Vincent Lambert, en France, fait les gros titres. Cette affaire vous touche ?
Bien sûr. Car, comme le disent les médecins, Vincent Lambert n'est pas mourant mais handicapé. Il est finalement comme ma petite fille. Les « parents intégristes » qui veulent que leur enfant vive, ce sera nous dans quelques années, quand la loi sur l'euthanasie sera passée en France. Car être contre l'euthanasie, c'est être « intégriste ». Un qualificatif que la presse a mis trois semaines à trouver... C'était presque long, je commençais à m'étonner.
C'était bon d'entendre la voix de Philippe Pozzo di Borgo 1 sur RTL. Il a une voix tellement paisible pour dire qu'il est heureux de ne pas avoir été débranché, que sa vie immobile, très contemplative, lui convient, qu'elle est riche sur le plan relationnel et qu'il progresse personnellement. J'ai été touchée qu'il dise l'importance de sa famille, des soignants autour de lui. Je me dis que ma fille peut ressentir ces bienfaits-là aussi et aimer sa vie.
De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org (25 mars 2014) :
80% des AAH sont pratiquées en Belgique sans consultation du patient
Une récente étude publiée dans le Journal of Medical Ethics révèle que la plupart des décisions d’arrêt d’alimentation et d’hydratation (AAH) sont pratiquées en Belgique, dans 80% des cas, sans l’accord du patient, et en dépit de leur droit. Cette décision conduit pourtant à la mort de celui-ci.
Cette étude a été menée par des chercheurs de l’Université de Bruxelles et de l’Université de Ghent. Ils ont établi que si les patients n’avaient pas été consultés, c’était en raison de leur état de démence (40%), d’inconscience (35%), ou bien parce que cette décision "était le meilleur choix dans l’intérêt du patient" (8%).
Pour les auteurs de cette étude, le consentement du patient est "vital" et une consultation plus approfondie, nécessaire. Ainsi ils recommandent que le personnel médical, les patients et leurs familles mènent une ample discussion sur les options de traitements et la possibilité de procéder à une AAH. Ils suggèrent que cette discussion intervienne plus en amont, dans le cadre d'un planning préalable des soins, et non à la toute fin de vie du patient.
source : BioEdge (Xavier Symons) 22/03/2014 – Journal of medical Ethics 13/03/2014

Grand camp des Amis de Dominique Savio (A.D.S.)
Quand : du dimanche 13 au vendredi 25 juillet 2014
Où : Logement sous tente dans les Ardennes belges
Participants : Garçons à partir de 6 ans (groupes selon l’âge)
Frais : 200 Euros
Programme : Grands jeux, découverte-nature, Olympiades, constructions, activités spéciales pour les grands (à partir de 12 ans), veillées, feux de camp…
Renseignements : Abbé Pierre Kokot / 24, place du Doyenné / B-4460 Horion-Hozémont
abbepierrekokot@hotmail.com - 0032 (0)4/ 250.10.64
Site internet : www.dominiquesavio.be


Eglise Sainte Marie-Madeleine, Rue de la Madeleine 1, 1000 Bruxelles (Gare Centrale)
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Communiqué de presse :
Création d’un nouveau parti politique de philosophie chrétienne :
l’ « Union Chrétienne Démocrate »
Qui sommes-nous ?
Des hommes et des femmes qui ont vécu dans des mouvements de jeunesse, qui ont animé des associations, ont participé parfois ,de près ou de loin, à des partis politiques divers mais sans y rencontrer naturellement , le sens du bien commun, la générosité, la fraternité entre les âges ou les milieux de vie, qu’ils recherchent parce qu’ils sont épris des valeurs chrétiennes d’égalité, de liberté de fraternité et de progrès par leur éducation et leurs contacts dans leur vie quotidienne.
Que voulons-nous ?
Aucun parti politique wallon ou francophone bruxellois ne présente les valeurs chrétiennes come base de son action.
Ces citoyens se sont réunis pour mener une action politique concrète et efficace avec ces références et ont voulu donner à ce courant philosophique, culturel et social l’expression et les moyens d’action qu’il leur semble mériter dans notre société. Ces valeurs de respect et de fraternité sont si universelles que des citoyens ayant d’autres convictions s’y retrouvent également. Ces valeurs sont pour tous des repères.
Notre modèle économique et social actuel est épuisé face à une triple dette, économique, écologique et humaine (stress, inégalités…).
L’heure n’est pas à la défense de ce modèle dépassé, mais à la mise en avant de réformes susceptibles d’apporter des réponses aux défis démographiques, écologiques et économiques du XXIème siècle et ce au delà des clivages dépassés de la gauche et de la droite
Nous avons donc décidé de nous rassembler dans un parti qui présenterait aux gens des solutions et des orientations, non seulement efficaces au point de vue économique et respectueuses de l’environnement, mais surtout respectueuses des hommes et des femmes pour une société qui leur permette de vivre ensemble.
Nous avons donc fondé « l’Union Chrétienne Démocrate »
