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Se dirige-t-on vers une légalisation de la gestation par autrui en Belgique ? Après vingt ans, quelles perspectives pour la loi euthanasie ? Quels sont les nouveaux enjeux éthiques en matière de recherche sur les embryons ? Quel impact la crise sanitaire a-t-elle sur le recours à l'avortement et à la procréation artificielle ?
« Ce film choc retrace plus de vingt années de massacres et de pillages commis au Congo. Avec des centaines de milliers, voire des millions de morts. Son but: lutter contre l'oubli et contre l'impunité des auteurs de ces crimes.
Thierry Michel a présenté son documentaire en novembre dernier à Kinshasa. Le film a provoqué la campagne de mobilisation internationale "Justice for Congo".
Ce documentaire sur la situation au Congo, est plus qu'un plaidoyer: "C'est un film aussi, donc c'est une esthétique de cinéma avec une grande musique orchestrale originale, avec des chants profonds qui sortent de l'âme même africaine, avec ces images très travaillées, mais avec une construction dramaturgique évidemment sur le temps, mais un travail aussi d'investigation journalistique où j'ai été non seulement dans les différentes provinces martyres du Congo, au fin fond des forêts, retrouver les survivants, les témoins oubliés de ces histoires qui vont nous dire des choses invraisemblables que l'esprit humain ne peut même pas imaginer" explique Thierry Michel.
"J'ai été aussi au sein de ces grandes institutions internationales pour comprendre pourquoi, que ce soit les Nations Unies, la Cour pénale, les grands Parlements de par le monde, n'ont pas réussi à neutraliser ces forces obscurantistes et à aider ce pays à instaurer une paix véritable basée sur la justice."
Avec "L'empire du silence", le réalisateur souhaite aussi susciter une saine colère auprès du public: "Sur ce fond d'histoire des grands du Congo, des dirigeants du Congo, il y a évidemment ces milliers de massacres qui font des centaines de milliers de morts, voire des millions, pendant 25 ans, dans la plus grande impunité, où les responsables des meurtres deviennent des dirigeants militaires ou politiques."
"C'est d'un cynisme absolu" poursuit le réalisateur, "et le film essaie de dénoncer cela, et aussi de montrer que, finalement, c'est une guerre qui n'a pas préoccupé grand monde parce qu'elle a été très peu médiatisée par rapport à d'autres conflits, je pense au Moyen-Orient, l'Irak, la Syrie, et bien d'autres. Et jamais on n'a réussi à empêcher cette spirale invraisemblable, ce carrousel sans fin d'une violence effrénée qui n'a fait que s'aggraver en barbarie pour arriver, des premiers massacres de 96, lors du début de la première guerre du Congo, à ce qui s'est passé au Kasaï ces dernières années, qui est absolument effroyable."
Briser la loi du silence
Pour Thierry Michel, ce film doit contribuer à ce qu'un jour, justice soit rendue à toutes les victimes: "Partout, le pays est jonché de fosses communes, mais ce qui est fou au Congo, c'est qu'aucun mécanisme de justice ne se met en place et que même le nom des grands criminels, -il y a eu des investigations, des enquêtes des Nations Unies qui savent qui sont les grands criminels-, mais la liste de ces noms est aujourd'hui confidentielle, taboue, secrète, personne ne peut savoir, et aucune enquête judiciaire n'est en cours. Les victimes restent avec les survivants, la tragédie sur les épaules, et n'ont plus qu'à espérer, un jour, ce auquel ce film doit contribuer, qu'un jour justice leur sera rendue."
Un film où je termine mon cycle congolais
Ce documentaire, c'est aussi un peu le film bilan du réalisateur: "Cela fait trois décennies que je fais des films au Congo, j'en ai fait presqu'une quinzaine si on compte même les plus courts. Pour moi, c'est aussi un film où je termine mon cycle congolais, le rideau tombe, j'espère ici avoir dit ce qu'est le plus fondamental et avoir lancé ce cri de colère contre ce qui s'est passé et ce qui se passe encore dans ce pays."
Un regard sur un drame dont les sources sont bien antérieures à vingt ans: le Cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa, en a analysé les causes premières sans concession, lors de la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance du pays. Cliquer ici: Homélie du Cardinal Ambongo le 30 juin 2020.
Nous ne savons pas encore s'il y aura une révision de la Constitution après les prochaines élections. Mais s'il y a une révision, elle portera aussi sur la liberté de religion dans ce pays. Pour beaucoup, c'est une surprise. La liberté de religion n'est pas un problème, n'est-ce pas ? Chacun fait ou croit ce qu'il veut. Si vous voulez toujours croire en Dieu, allez-y, mais n'embêtez pas les autres avec ça.
La vision libérale du monde
C'est à peu près l'opinion qui prévaut parmi les personnes qualifiées d'éclairées en Occident. Il s'agit d'une vision du monde qui s'est débarrassée du christianisme en tant que noyau de notre civilisation, ainsi que de la philosophie classique et de la pensée judéo-chrétienne, dans laquelle la raison doit tenir les désirs en échec.
Dans le libéralisme des Lumières, l'autonomie de l'individu prévaut et un rationalisme qui doit servir les désirs, et non les inhiber. L'État est alors - en théorie - un cadre neutre dans lequel les ambitions des individus peuvent se complaire et ne doivent tenir compte que des ambitions des autres individus. C'est la philosophie de mon poing qui doit s'arrêter au nez des autres.
Ce libéralisme domine aujourd'hui les sociétés occidentales. Cela ressemble à un programme de droits et de plus de droits, avec des contes pour enfants comme le contrat social que l'homme de la nature passerait pour se soumettre à un État. Et, avec ce cadre prétendument neutre de tolérance qui, au fil du temps, est devenu une idéologie intolérante. C'est le cadre dans lequel nous vivons actuellement.
La constitution belge
Cependant, les nobles principes du libéralisme classique sont magnifiquement formulés dans notre Constitution belge. En 1830, cette Constitution était un document très solide avec des principes de liberté dans un cadre de loi et d'ordre. Lorsque les fondateurs de la Belgique présentent leur Constitution au roi Léopold Ier, celui-ci réagit de manière quelque peu acerbe, mais conscient des limites de son pouvoir : "Elle est bien libérale, votre Constitution".
Depuis lors, notre Constitution a été longuement remaniée. Mais heureusement, ce qui est resté, ce sont ces principes fondamentaux. L'une d'entre elles, importante, est la liberté de religion.
La liberté religieuse sous pression
Or, c'est précisément cette liberté de religion qui est mise à rude épreuve. Quelques exemples illustrent les enjeux de la pratique :
Si le gouvernement flamand a mis en place cet été une police des religions pour contrôler les églises, les mosquées et les synagogues, il a laissé le contrôle des mosquées à risque réel à la police fédérale et à la sûreté de l'État. Que veut donc réellement ce gouvernement flamand ?
Si les synagogues (et les écoles) juives ont encore besoin de la protection de l'armée et de la police, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans l'État de droit de ce pays. Nous nous en tenons aux symptômes, mais nous ne nous attaquons pas à l'auteur du crime. Si, pendant la période de Noël, les autorités locales doivent placer les crèches de Noël dans un enclos en fer pour éviter le vandalisme, et qu'elles les laissent ensuite généralement tels quels, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans l'ordre public.
Les Frères de Saint Jean ont annoncé la fermeture de leur prieuré à Jette, en région bruxelloise. Cette décision, accueillie « avec tristesse » par l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, fait suite à une réorganisation au sein de la Congrégation. Les Frères étaient présents à Bruxelles depuis 2010.
La fermeture de leur prieuré Sainte-madeleine de Jette a été annoncée ce mardi 4 janvier, en fin de journée, par les Frères de Saint Jean. Cette décision fait suite à « la nécessité d’une réorganisation de leurs effectifs dans la Congrégation, liée à une politique de décentralisation et aux départs de frères« , précise le communiqué publié par les Frères.
En 2020, le Prieur général et le Chapitre général de la Congrégation avait décidé la fermeture de six prieurés apostoliques dont un dans leur « proprovince Europe Nord », dont fait partie la Belgique. Un « discernement difficile » a donc dû être opéré au sein du Chapitre provincial, ce qui a abouti, en décembre dernier, à la décision de fermer définitivement le prieuré de Jette. Cette fermeture sera effective au cours de l’été 2022.
La mission des Frères de Saint Jean avait commencé à Jette en 2010, à la suite du départ des Pères Rédemptoristes qui avaient fondé le couvent de la Madeleine en 1903. Cette mission consistait principalement en l’animation spirituelle de l’église conventuelle, l’accompagnement des personnes, la formation, l’accueil de groupes dans le prieuré. Certains Frères étaient également impliqués dans le service de l’Eglise locale et dans d’autres groupes et mouvements.
« Les frères du prieuré de Jette ont accueilli la décision de la fermeture avec tristesse : ils aiment ce lieu, cette ville et cette Eglise locale et auraient voulu continuer à s’y investir dans l’avenir« , exprime le communiqué. Durant les mois qui restent jusqu’à leur départ définitif, les Frères vont « continuer leur mission et collaborer notamment à la démarche synodale » en cours dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.
L’archevêché « a également accueilli cette décision avec tristesse« , note encore le communiqué. « Les Frères de Saint Jean avaient au fil des années bien trouvé leur place dans l’Eglise, spécialement à l’ouest de Bruxelles. » L’archidiocèse entamera sous peu un discernement quant à l’avenir de ce site dont celui-ci est propriétaire.
De la lettre adressée le 30/11/2021 par le Recteur du Grand Séminaire de Namur aux amis de celui-ci :
Le Grand Séminaire francophone de Belgique (Namur) en 2021-2022
" (...) Depuis plusieurs années, les séminaristes des quatre diocèses francophones de Belgique sont regroupés à Namur pour leur formation. La formation au ministère presbytéral se déploie sur quatre étapes : propédeutique, philosophie, théologie, stage pastoral.
Actuellement, on compte : 24 séminaristes diocésains : 6 pour Namur ; 6 pour Malines-Bruxelles (F), dont 2 étudient à Paris; 4 pour Tournai; 8 pour Liège, dont 1 est formé en Allemagne. 13 séminaristes diocésains appartenant au chemin néo-catéchuménal (Séminaire Redemptoris Mater) : 6 pour Namur et 7 pour Malines-Bruxelles. Une quinzaine de religieux, confiés par leurs supérieurs au Séminaire pour leur formation : des moines et des moniales (Maredsous, Maredret, Scourmont-Chimay, …), des membres de diverses communautés. Nous accueillons ainsi une salésienne de Don Bosco et 5 postulants franciscains de Bruxelles.
(...)
La joie des ordinations
Enfin, au terme de cette année bousculée par la pandémie, rendons grâces pour toutes les ordinations (diaconales et presbytérales) que nous avons pu vivre en différents lieux. Tous les séminaristes ci-dessous ont suivi leur formation au Séminaire à Namur : • Joseph-François NGUYEN VAN HUNG et Joseph-Marie TRAN MINH THANH ont été ordonnés diacres à Namur le 24 janvier 2021 et prêtres pour leur diocèse de Thanh Hóa (Vietnam) le 29 octobre dernier. • Isaac TORRES a été ordonné diacre à Namur le 24 janvier 2021 et prêtre pour le même diocèse le 27 juin. • Frère Jean-Baptiste, o.s.b., a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 1er mai 2021 en son abbaye de Maredsous. • Antonio LUQUE a été ordonné prêtre le 20 juin 2021 à Bruxelles, pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles. • Ignace AMETONOU a été ordonné prêtre le 26 juin 2021 à Liège, pour le même diocèse. • Allan AZOFEIFA a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 19 septembre 2021 à Arras, pour ce même diocèse. • Marc GIRAUD a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 10 octobre 2021 à Jette, pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles. • Guillaume GIROUL a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 13 novembre 2021 à Aywaille, pour le diocèse de Liège. • Boris HOUENGNISSOU sera ordonné diacre en vue du presbytérat le 23 janvier 2022 à Martelange, pour le diocèse de Namur.
Mentionnons enfin la présence de 9 propédeutes de la communauté de l’Emmanuel accueillis à la Maison St Joseph (Salzinnes), qui suivent un cours au Séminaire.
Au total, le Séminaire accueille donc cette année une soixantaine de séminaristes et religieux en formation. À ceux-ci s’ajoutent également quelques dizaines d’étudiants de l’Institut Diocésain de Formation (IDF), qui suivent des cours en vue de devenir professeur de religion ou assistant paroissial."
A partir de janvier 2022, les pères Hugues Bada et Tanguy Rivière s’installeront au coeur de Liège pour y animer la vie pastorale de la collégiale Saint-Jacques ; et ce, en lien avec l’Unité pastorale Saint-Lambert, dont le curé est le doyen de Liège. Saint-Jacques ayant longtemps accueilli des bénédictins et puis des chanoines réguliers, fait de la sorte renaître une partie de son histoire.
Historiquement, les prémontrés étaient fort présents à Liège: ils résidaient au couvent de Cornillon et puis à l’abbaye des Prémontrés, devenue après la Révolution siège de l’évêché et séminaire épiscopal. En accueillant deux prémontrés, la ville de Liège renoue donc avec ses racines.
Par accord entre l’évêque de Liège et le père Abbé de Leffe, les pères Hugues et Tanguy sont accueillis en Cité ardente pour une période d’essai d’une année. Si l’expérience s’avère concluante, leur présence sera prolongée par mandat de trois années.
L’évêque de Liège se réjouit de cette opportunité qui est offerte au diocèse, de goûter à nouveau au charisme prémontré. Il remercie l’abbaye de Leffe d’avoir ainsi envoyé deux fils de saint Norbert en mission au pays de saint Lambert.
On se souvient que, de 2013 à 2020, les pères Hugues Bada et Tanguy Rivière avaient profondément dynamisé la paroisse de la Cambre à Bruxelles jusqu'à ce que, pour des raisons propres à la pastorale de l'archidiocèse, ils aient été déchargés de leur mission.
Paul Vaute annonce sur son blog la parution d'un volume reprenant les publications du "passé belge" :
« Le passé belge », du blog au livre
A deux jours près, il y a exactement cinq ans (le 13 décembre 2016) que paraissait le premier article du blog « Le passé belge ».
Cet anniversaire coïncide avec la publication d’un premier volume imprimé. Régulièrement, en effet, des lecteurs m’ont fait part de leur souhait de disposer de la matière ici rassemblée sur un support physique, avec le confort de lecture et la durabilité certaine qui lui sont liés. On trouvera dans ce livre 140 chapitres, mis à jour quand cela s’imposait, regroupés autour de grands thèmes (figures, religion, politique, économie-social, vie quotidienne…), à l’intérieur desquels l’ordre chronologique est suivi.
Le blog contenant à ce jour 205 articles, enrichis de trois nouveaux par mois en moyenne, on aura compris que ce tome I sera suivi d’autres. En tout cas, je l’espère… Tel quel, c’est déjà un livre de 704 pages. Tout publier en une fois n’était guère pensable.
En raison de la longueur de l’ouvrage et parce qu’il s’agit, pour l’essentiel, d’une matière disponible ici en libre accès, il ne m’a pas été possible de convaincre un éditeur. Et je peux le comprendre. J’ai eu, dès lors, recours à la plateforme d’auto-édition de livres Amazon Kindle Direct Publishing (KDP). Seule ombre au tableau, mais de taille: le prix. Il a été fixé d’office par le management KDP à 75,33 euros. Même pour un livre aussi volumineux et richement illustré (en couleurs ou en noir et blanc selon les cas), c’est beaucoup. En vain j’ai tenté de convaincre les responsables de ramener le coût à un montant plus raisonnable, en renonçant à toute rétribution personnelle. Pas prévu par le règlement! A se demander si Amazon n’a pas peur qu’avec un prix trop attractif, on fasse concurrence à sa propre librairie…
Les lecteurs et lectrices intéressés trouveront les informations complémentaires et la possibilité de passer commande ici.
La pratique médiévale des pétitions, les turbulences politiques au tournant du millénaire, l'influence du concile de Trente, les missionnaires martyrs du Congo, les conséquences du "Brexit" napoléonien, la condition ouvrière dans les charbonnages, les funérailles maçonniques au XIXè siècle, les découvreurs de l'Australie, les colons de Manhattan, les invasions de la mer du Nord, le refroidissement climatique dans les tableaux de Bruegel, la légende nationale d'Ulenspiegel, la belgitude des Schtroumpfs, la révélation des iguanodons de Bernissart, le centenaire de la Grande Guerre, l'essor du droit international…: ces sujets figurent parmi tous ceux – 140 au total – qui sont abordés dans ce livre.
La plupart proviennent des contributions pionnières de l'histoire, souvent méconnues du grand public. Y accéder, c'est aussi aller à la découverte de multiples facettes ignorées du vécu ancestral ou même parental. En rendre compte pour tout lecteur, sans trop de prérequis, était déjà et demeure l'ambition du blog Le passé belge, inauguré en 2016. Une partie importante des textes qui y ont été publiés sont ici repris, adaptés, mis à jour au besoin.
Ce recueil est ainsi constitué de coupes transversales ou d'agrandissements opérés sur des événements et des situations relevant de temps récents ou anciens, avec quelques essais plus longitudinaux. La plupart reposent sur des sources inexploitées auparavant. Certains apportent un éclairage nouveau sur des questions déjà traitées ou au moins débroussaillées. D'autres sont des mises au point sur des épisodes mal connus ou déformés. Tous ont quelque chose à nous dire de nos identités.