Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Débats - Page 234

  • Quand un sociologue prône le recours à la Tradition

    IMPRIMER

    Du site de l'Harmattan :

    LE RECOURS À LA TRADITION

    La modernité : des idées chrétiennes devenues folles

    Michel Michel - Préface de Fabrice Hadjadj

    Collection : Théôria

    Livre papier : 29 €     JE COMMANDE

    Version numérique : 22,99 €   JE TÉLÉCHARGE LE PDF

    DETAILS

    Dans une modernité en déroute, l'auteur, sociologue, appelle au recours à la Tradition, celle du pérennialisme. Non pas par nostalgie, mais parce que les principes qui fondent le monde moderne (individualisme, croyance au Progrès, « désenchantement du monde » rationaliste) sont, pour paraphraser Chesterton, des « idées chrétiennes devenues folles ». À bien des égards la modernité est la fille révoltée du christianisme. C'est pourquoi il a été plus facile à l'Église « d'aller aux barbares » que de résister à ses propres hérésies. À la fin du XXe siècle, la pastorale ne s'est pas contentée de « s'adapter » au monde, mais semble s'être massivement ralliée à la modernité. Le monde passe ; aussi le ralliement de l'Église à la « religion séculière » prométhéenne qui nous domine est le plus inefficace parce que cette religion est en déclin. La Tradition n'est pas le culte des cendres, mais la préservation du feu. Avec la postmodernité, y recourir est la plus probable arche de salut pour passer le naufrage annoncé.

    • Date de publication : 17 juin 2021
    • Broché - format : 13,5 x 21,5 cm • 288 pages
  • Le pape dénonce les prédicateurs qui suivent la voie du Malin

    IMPRIMER

    Lu sur le Forum Catholique :

    En faisant un lien avec l'épître aux Galates, dans laquelle il est question de ''certains chrétiens venus du judaïsme qui s’étaient infiltrés'' et qui se présentaient ''comme les uniques détenteurs de la vérité'' cherchant ''à déprécier, également par la calomnie, le travail accompli par les autres'', le Pape François a dénoncé certains ''prédicateurs'' contemporains qui se présentent ''pour affirmer avec insistance, en vrais ''gardiens de la vérité'', quelle est la meilleure façon d’être chrétiens'', déplorant au passage le fait qu'ils ''affirment «avec force» que le vrai christianisme est celui auquel ils sont attachés, «souvent identifié avec certaines formes du passé'', et que pour eux ''la solution aux crises actuelles est de revenir en arrière pour «ne pas perdre l’authenticité de la foi''. Ainsi, il existerait ''la tentation de se refermer sur certaines certitudes acquises dans des traditions passées'' a affirmé le Pape qui conseille donc de suivre l’enseignement de saint Paul dans la Lettre aux Galates. Les ''prédicateurs'' dénoncés par François sont également associés à la voie du malin: ''Pareilles attitudes appartiennent selon le Saint-Père, à la voie du Malin, ces gens qui divisent et ne savent pas construire.''

    Un article de Vatican News:

    Audience générale: l'Esprit Saint œuvre à chaque époque de l'Église

    23/06/2021

    ''(...) Le Saint-Père a loué l’œuvre évangélisatrice de Paul, et mis en garde contre certains prédicateurs, qui se présentent comme «uniques détenteurs de la vérité».

    La Lettre de saint Paul aux Galates est décisive, montre la beauté de l’Évangile et la conversion de l’apôtre, a estimé le Pape, égrainant les différents thèmes importants pour la foi qu’elle renferme: la liberté, la grâce et la manière de vivre chrétienne, tous extrêmement actuels. «Cette lettre semble écrite pour notre temps», selon le Pape. (...)

    La calomnie des nouveaux prédicateurs

    «Certains chrétiens venus du judaïsme s’étaient en effet infiltrés, commençant avec astuce à semer des théories contraires à l’enseignement de l’apôtre, arrivant même à dénigrer sa personne», a observé l’évêque de Rome. «Se présenter dans certaines occasions comme les uniques détenteurs de la vérité et de chercher à déprécier, également par la calomnie, le travail accompli par les autres.» Pareilles attitudes appartiennent selon le Saint-Père, à la voie du Malin, ces gens qui divisent et ne savent pas construire.

    Face à cela, les Galates sont en crise. Que devaient-ils faire? «Écouter et suivre ce que Paul leur avait prêché, ou bien écouter les nouveaux prédicateurs qui l’accusaient?», s’est interrogé François, évoquant l’état d’incertitude qui animait leur cœur. (...)

    Une condition proche de notre époque

    C’est pourquoi, devant les critiques des nouveaux prédicateurs, ils se sentaient perdus et incertains sur la manière de se comporter et qui écouter. Une condition proche, selon le Souverain pontife, de l’expérience que certaines communautés chrétiennes vivent aussi à notre époque.

    «En effet, aujourd’hui aussi ne manquent pas des prédicateurs qui, en particulier à travers les nouveaux moyens de communication, ne se présentent pas tout d’abord pour annoncer l’Évangile de Dieu qui aime l’homme dans Jésus crucifié et ressuscité, mais pour affirmer avec insistance, en vrais “gardiens de la vérité ”, quelle est la meilleure façon d’être chrétiens», a déploré le Saint-Père, ajoutant que ceux-ci affirment «avec force» que le vrai christianisme est celui auquel ils sont attachés, «souvent identifié avec certaines formes du passé», et que la solution aux crises actuelles est de revenir en arrière pour «ne pas perdre l’authenticité de la foi».

    L’Esprit Saint œuvre à tous les siècles

    Aujourd’hui aussi, comme alors, il existe donc la tentation de se refermer sur certaines certitudes acquises dans des traditions passées, a affirmé le Pape, conseillant de suivre l’enseignement de saint Paul dans la Lettre aux Galates pour comprendre quelle route suivre. (...)''

    Pour lire en entier, c'est ICI.

  • Pourquoi il faut prendre très au sérieux le rapport du député croate Predrag MATIĆ

    IMPRIMER

    Du site de l'European Center for Law & Justice :

    Le rapport du député croate Predrag MATIĆ "sur la situation concernant la santé et les droits génésiques et sexuels dans l’Union, dans le cadre de la santé des femmes" devrait être mis aux voix le 23 juin 2021 au Parlement européen. C'est l’occasion pour Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, de vous présenter le contenu et les graves enjeux de ce rapport et de la proposition de résolution qui l'accompagne.

    Voir aussi : Débat au parlement européen : « droit à l’avortement » et objection de conscience

  • Offensive de parlementaires européens contre des organisations chrétiennes et de défense des droits de l'homme

    IMPRIMER

    De la Catholic News Agency :

    Des parlementaires européens financés par Soros et l'IPPF (International Planned Parenthood Federation) visent à mettre sur liste noire des groupes chrétiens réputés

    22 juin 2021

    Le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs (EPF), un groupe de parlementaires européens engagés à imposer la reconnaissance de l'avortement comme un "droit de l'homme" dans le monde entier, prépare un coup politique majeur visant à discréditer des organisations chrétiennes et de défense des droits de l'homme réputées que le groupe décrit comme des "extrémistes religieux" prétendument engagés "à faire reculer les droits de l'homme en matière de sexualité et de reproduction".

    La semaine dernière, l'EPF a présenté un "rapport d'enquête" intitulé "Tip of the Iceberg : Religious Extremist Funders against Human Rights for Sexuality and Reproductive Health in Europe 2009 - 2018" ("La pointe de l'iceberg : Les bailleurs de fonds extrémistes religieux contre les droits de l'homme pour la sexualité et la santé reproductive en Europe 2009 - 2018"), dans le but d'influencer un vote qui dénoncerait ouvertement les organisations pro-vie au Parlement européen. Le vote du PE doit avoir lieu à Bruxelles, au siège de l'UE, le jeudi 24 juin.

    Le document, signé par Neil Datta, secrétaire de l'EPF, prétend être un exposé sur "54 acteurs du financement de la lutte contre le sida actifs en Europe ainsi que sur les principaux canaux par lesquels les extrémistes religieux génèrent des fonds et comment ils circulent."

    Selon le rapport, "l'image qui se dessine est celle d'une communauté transnationale d'extrémistes religieux et d'acteurs d'extrême droite et d'extrême gauche partageant les mêmes idées et prenant des décisions stratégiques de financement par-delà les frontières internationales."

    Le long document énumère d'innombrables organisations et individus qu'ils accusent d'être "anti-gender" avec peu ou pas de preuves. Dans le chapitre consacré à l'Église catholique, le document critique le Vatican, certains cardinaux européens comme Christoph Schönborn, la Commission des épiscopats de l'Union européenne (COMECE) et plusieurs autres organisations et individus, sans ordre particulier.

    Selon le document, "il existe plusieurs communautés religieuses catholiques qui poursuivent des objectifs antisexistes et qui ont également un poids financier ; "Ils mentionnent ensuite le mouvement laïc italien Communion et Libération, Luca Volontè de la Fondation Novae Terrae, les Chevaliers de Colomb basés aux États-Unis, le Fonds Chiaroscuro, les Légionnaires du Christ, "la famille Slim du Mexique", l'Opus Dei, la Fondation Lejeune, la Fundación Valores y Sociedad d'Espagne, le Movimento Per la Vita d'Italie et le prêtre rédemptoriste polonais Tadeusz Rydzyk ; CitizenGO, et enfin, révélation majeure, "plusieurs fonctionnaires du Vatican" qui "jouent un rôle direct dans les initiatives anti-gender". "

    D'autres organisations pro-droits de l'homme bien établies et réputées sont également dépeintes comme des institutions d'"alt-right" qui versent des millions d'euros dans un programme pro-vie et pro-famille.

    Ironiquement, l'EPF est soutenu par les organisations les plus riches de la planète. L'EPF a une liste presque infinie d'organisations qui pèsent des milliards de dollars, comme la Fondation Bill et Melinda Gates, l'IPPF, la Commission européenne, la Fondation Open Society de George Soros, la Fondation Wallace Global, la Fondation MacArthur, la Fondation Summit et la Fondation Hewlett (l'un des propriétaires de Hewlett-Packard).

    Selon une première analyse de "Tip of the Iceberg" par le Centre européen pour le droit et la justice, "le rapport est long et très détaillé. Parmi un méli-mélo de think tanks conservateurs américains et d'oligarques russes, il cible de solides groupes pro-vie et pro-famille, des politiciens pro-vie (Gudrun Kugler et Anna Záborská), des familles catholiques européennes, des think tanks (Hudson Institute, ECLJ et Alliance Defending Freedom - ADF) et, de manière générale, l'Église catholique".

    Le Centre souligne également que "le timing de ce rapport est significatif puisqu'il a été publié en vue du prochain vote du Parlement européen consacré aux droits sexuels et reproductifs."

    L'EPF a proposé un amendement stipulant que l'UE : "...est préoccupée par l'inclusion dans le registre de transparence de l'UE d'organisations telles que Ordo Iuris, ADF International, Alliance VITA, European Dignity Watch, la Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE), la Fédération européenne One of Us pour la vie et la dignité humaine, Profesionales por la Ética et World Youth Alliance Europe, qui sont ainsi autorisées à travailler ouvertement avec les institutions publiques pour le déclin des droits des femmes et des DSSR (Note : Santé et droits sexuels et reproductifs)".

    Si elle est adoptée, cette résolution constituerait la première liste noire massive d'organisations de défense des droits de l'homme et d'organisations chrétiennes dans l'Union européenne.

  • Italie : le Saint-Siège dénonce un projet de loi sur l'homotransphobie qui menace la liberté de la communauté catholique

    IMPRIMER

    C'est en Italie (voir ICI). Il s'agit d'un projet de loi ("la loi Zan") dont le texte a été approuvé à la Chambre des députés le 4 novembre dernier et qui est actuellement sur la table de la commission Justice du Sénat italien. (source) "Il prévoit la réclusion jusqu’à dix-huit mois de prison et une amende de maximum six mille euros pour tout qui incite à la discrimination basée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ou une situation de handicap. De plus, il prévoit jusqu’à quatre ans de prison en cas de violence contre ces catégories de personnes. Mais le point qui fait réagir le Vatican, la Conférence épiscopale italienne et de nombreuses associations de défense des familles est celui qui punit gravement les "délits contre l’égalité". La nouvelle loi permettrait en effet de dénoncer toute organisation, association, mouvement ou groupe qui a pour objectif d’inciter à la discrimination pour motifs d’orientation sexuelle ou d’identité de genre ; certaines organisations catholiques de défense de la famille traditionnelle seraient en difficulté si la loi est approuvée. Autre question délicate, l’obligation d’organiser des activités d’éducation contre l’homophobie dans les écoles publiques et privées, lors de la journée nationale contre l’homophobie, la biphobie, et la transphobie. Le Vatican considère que cette obligation est contraire à la liberté de pensée de la communauté catholique en Italie." Le 17 juin dernier, Monseigneur Gallagher, le ministre des Affaires étrangères du pape François, a réagi dans une note transmise à l’ambassade italienne près du Saint-Siège, une note sans équivoque : le Vatican s’oppose à cette proposition de loi qui contredit les dispositions inscrites dans les dispositions concordataires qui régissent les rapports entre l'Eglise et l'Etat en Italie.

    De Nico Spuntoni sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    L'"halte-là !" du Vatican sur la loi Zan, le "parti de l'amendement" grandit

    23-06-2021

    La protestation officielle du Saint-Siège, qui dénonce la violation du Concordat dans le projet de loi de Zan sur l'homotransphobie, a réveillé de sa léthargie l'anticléricalisme italien qui, comme d'habitude, craint la menace pour la laïcité de l'État. Mais elle a surtout produit un changement dans le Parti démocrate, désormais disposé à réviser le texte pour résoudre les "nœuds juridiques".

    Monsignor Paul Gallagher, segretario vaticano per i Rapporti con gli Stati

    Monseigneur Paul Gallagher, Secrétaire du Vatican pour les relations avec les États

    Le scoop de la Corsera, signé par Giovanni Viafora, a monopolisé l'opinion publique et le débat politique hier. Comme l'a confirmé le Bureau de presse du Saint-Siège, la Secrétairerie d'État a officiellement protesté auprès du gouvernement italien au sujet du projet de loi contre l'homotransphobie. Il l'a fait dans une note remise par le secrétaire du Vatican pour les relations avec les États, Monseigneur Paul Richard Gallagher, à l'ambassadeur d'Italie auprès du Saint-Siège, Pietro Sebastiani.

    Selon ce qui a été rapporté dans l'article de Viafora, dans la lettre, le Vatican se plaint que "certains contenus actuels de la proposition législative en cours d'examen au Sénat réduisent la liberté garantie à l'Église catholique par l'article 2, paragraphes 1 et 3 de l'accord pour la révision du Concordat". Pour le département de la Curie romaine qui assiste le plus étroitement le pape dans le gouvernement de l'Église, le projet de loi Zan viole donc l'accord de 1984. La violation du Concordat, dont se plaignent habituellement les âmes les plus anticléricales de la politique et de la société italienne pour une prétendue ingérence ecclésiastique dans les affaires législatives, a été dans ce cas formellement dénoncée par le Saint-Siège. 

    Une protestation officielle qui rappelle les trois notes envoyées par le Palais apostolique à l'ambassade d'Italie auprès du Saint-Siège entre 1967 et 1970, dans lesquelles il était rappelé au gouvernement italien de l'époque que l'introduction du divorce dans le cadre des mariages concordataires devait faire l'objet de négociations entre l'État et l'Église avant d'être votée au Parlement.

    Le 11 février 1970, à l'occasion de l'audience générale du mercredi des Cendres, saint Paul VI ne cacha pas son irritation face au projet de loi Fortuna-Baslini, déclarant qu'il souhaitait que "pour le bien de la paix, pour l'honneur de l'Italie elle-même et pour le plus grand bien de tout le peuple italien, on évite tout pas qui pourrait être fait par une décision unilatérale pour saper ce qui avait été solennellement établi d'un commun accord".

    Des mots qui reviennent au présent après la nouvelle de la plainte formelle présentée par la diplomatie du Vatican. L'article 7(3) du projet de loi signé par le député PD prévoit l'organisation dans les écoles de "cérémonies, réunions, initiatives" sur le thème de l'homotransphobie en vue de la prochaine Journée internationale contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie. Dans la note envoyée à M. Sebastiani, la Secrétairerie d'État s'inquiète du fait que les écoles paroissiales catholiques n'en soient pas exemptées, estimant qu'il s'agit d'une menace pour la "liberté d'organisation" de l'Église reconnue par le Concordat.

    La position du Vatican a réveillé l'anticléricalisme italien de sa léthargie. (...) L'offensive diplomatique du Vatican semble toutefois avoir provoqué les premières fissures dans le mur érigé par le parti démocrate pour défendre le projet de loi Zan.

    Le secrétaire d'État Enrico Letta, en effet, qui avait déclaré il y a un mois que les conditions politiques n'étaient pas réunies pour un troisième passage parlementaire de la proposition, s'est dit hier prêt à "examiner les nœuds juridiques". Difficile de faire passer la loi telle qu'elle se présente au Palazzo Madama où les chiffres, comme on l'a vu à l'occasion du dernier vote de confiance au gouvernement Conte, sont incertains pour la coalition au pouvoir. (...)

  • URGENT Rapport Matic/Europe : la victoire n'est pas loin, aidez-nous svp !

    IMPRIMER

    De la "Manif pour Tous" :

    URGENT Rapport Matic/Europe : la victoire n'est pas loin, aidez-nous svp !

    RDV devant le Sénat le 24 juin à 19h30 !

    URGENT : RAPPORT MATIC / EUROPE

    APRÈS UNE 1ÈRE VICTOIRE, ALLONS JUSQU'À LA VICTOIRE COMPLÈTE !

    Comme vous le savez, les députés du Parlement européen débattront le 23 et voteront le 24 juin sur le Rapport Matic qui concerne les « droits sexuels et reproductifs », sans doute l'un des pires de l'histoire européenne en matière sociétale.

    Grâce à tous ceux qui ont déjà écrit, une première victoire a été obtenue auprès des députés du PPE (droite et centre) qui ont fini par déposer une résolution alternative dont le contenu est acceptable.

    Pour que le Rapport Matic échoue, il faut que cette proposition alternative soit soutenue par une majorité des députés européens.

    Or le groupe ECR (souverainiste) a déposé une autre résolution alternative. Elle est encore mieux mais, hélas, elle ne pourra pas obtenir la majorité.

    Comme les députés peuvent voter en faveur de plusieurs résolutions, nous vous appelons instamment à écrire aux députés ECR en leur demandant de soutenir AUSSI la résolution PPE. Ils n'ont pas envie de le faire et cela s'entend, mais s'ils ne le font pas, la rapport Matic sera adopté, ce qui serait pire que tout, et de loin.

    Nous vous proposons ci-dessous un message tout prêt, en anglais (seule langue qu'ils parlent tous) pour être le plus efficace possible :

    « Dear Mr. .../Mrs ...

    Honourable Member of the European Parliament,

    I write you to congratulate you about the very good AMR written by ECR group.

    Nevertheless, you know as I that the only chance to defeat the Matic report is to have a majority of MEPs voting for the EPP alternative motion resolution.

    As you may vote in favor of two AMR, I ask you to vote also for the EPP alternative motion resolution. It is certainly our only chance to defeat the Matic report. It would be a huge mistake to deny this opportunity and to let consequently the Matic report be adopted. It would be a huge mistake to refuse this chance – and to let consequently the Matic resolution be adopted - because the EPP text is not perfect enough.

    I look forward for your support in this important vote.

    I thank you in advance,

    Signature »

    Et voici les mails des députés ECR (il faut absolument mettre en « cci » si vous écrivez à plusieurs en même temps) :

  • Comprendre et combattre le « racialisme »

    IMPRIMER

    De Ludovic Lavaucelle sur la Sélection du Jour :

    Pour comprendre et combattre le « racialisme »

    Christopher F. Rufo, journaliste américain à la pointe du combat contre l’idéologie racialiste (« Critical Race Theory » ou CRT), a publié une vidéo qui décrit les origines et le projet politique de la CRT, et propose une stratégie pour contrecarrer ses objectifs (voir vidéo de 17’58’’ en lien ci-dessous).

    Le « racialisme » est dérivé du marxisme (0’27’’). Dès les années 30, des philosophes comme Herbert Marcuse ou Theodor Adorno (dits de « l’école de Francfort ») ont développé la « théorie critique ». C’est une philosophie sociale, inspirée des principes énoncés par Karl Marx, selon laquelle l’homme ne peut s’extirper de sa condition que par une déconstruction des structures sociétales et culturelles.

    Dans les années 60, l’échec communiste était déjà patent et les héritiers de « l’école de Francfort » réprouvaient l’autoritarisme du régime soviétique (1’28’’). L’appel à la lutte des classes n’avait aucune chance de provoquer une révolution dans les démocraties occidentales en plein essor économique.

    Les adeptes de la « théorie critique » (1’58’’) ont cherché un nouvel angle pour justifier leur idéologie progressiste. Profitant des troubles sociaux dans le sillage de la lutte pour les droits civiques, ils ont abandonné la dialectique de la lutte des classes pour la lutte raciale. Sur ce terrain sont nés des mouvements radicaux comme les « Black Panthers ». Ils s’opposaient à l’État Providence inauguré aux Etats-Unis par le Président Lyndon Johnson (2’48’’) et le combat pacifique de Martin Luther King. Il s’agissait de renverser le pouvoir plutôt que de réformer le système. Mais cette radicalisation est restée confinée à l’extrême-gauche…

    Le « racialisme » est né dans les années 90 en puisant ses sources dans la théorie critique et le post-modernisme (3’40’’). Souvent désigné par ses promoteurs par des euphémismes comme la recherche de « l’équité », de la « justice sociale » ou encore « de la diversité et de l’inclusion », le racialisme a pénétré les campus universitaires.

    Les racialistes considèrent que le principe d’égalité face à la loi est un camouflage permettant de maintenir l’oppression du « suprémacisme blanc » et du « patriarcat » (4’37’’). Ils rejettent la liberté d’expression et la non-discrimination. Le principe d’équité divise la société entre groupes raciaux concurrents (5’07’’). Pour cela, la discrimination est souhaitable pour que toutes les communautés se retrouvent sur un pied d’égalité.

    On revient aux sources communistes en annulant le droit à la propriété (5’25’’), symbole de la suprématie blanche. Il faut saisir et redistribuer les biens sur une base raciale. Le capitalisme doit faire place au collectivisme.

    On préconise l’ouverture d’un ministère de l’antiracisme avec le pouvoir d’abolir les lois et de contrôler le travail des parlementaires (5’40’’).

    Après être resté confiné dans les milieux universitaires, le racialisme est maintenant omniprésent dans la fonction publique américaine (6’30’’). La théorie est devenue matière d’enseignement dans les écoles publiques, et constitue une base incontournable des formations dans les entreprises multinationales.

    Cette infiltration a été facilitée par le manque de réaction du public (8’58’’). Le « politiquement correct » a découragé toute discussion sur les sujets sensibles. La « cancel culture » a accru la pression grâce aux médias sociaux politisés et à la menace de perdre son travail.

    Les écoles sont devenues des organes de propagande et les départements de ressources humaines des officines de rééducation (9’30’’). On ne traite plus les opposants de « fascistes » mais de « racistes ». Mettre en doute les préceptes racialistes devient une preuve de culpabilité.

    Comme toute idéologie totalitaire, le « racialisme » propose une relecture de l’histoire (10’57’’). Par conséquent, toutes les institutions doivent être remises en question, voire renversées car construites sur 200 ans d’esclavage, de racisme et de violence.

    L’opposition intellectuelle s’est contentée jusqu’à récemment de mettre en évidence ses incohérences (11’50’’). Cela permet aux racialistes de rester sur le terrain abstrait qu’ils affectionnent. Il faut au contraire, explique Christopher Rufo, les confronter aux conséquences politiques de leurs idées (12’30’’).

    Le combat politique se livre à plusieurs niveaux (13’31’’). Des États (républicains) commencent à bannir, par décret, l’endoctrinement racialiste à l’école. Des procès vont aussi être ouverts contre l’appel à la haine raciale ou encore les atteintes à la liberté d’expression. Enfin, la mobilisation de terrain monte, des parents d’élèves et d’employés de toutes origines, contre les pratiques orwelliennes dans les écoles et grandes entreprises.

    Pour élever le débat (15’57’’), il faut promouvoir la recherche de l’excellence et non la diversité comme but en soi. Le courage de se rassembler est la clé de la victoire (17’20’’). On peut réduire au silence un dissident, mais c’est beaucoup plus difficile face à des groupes organisés.

    Pour aller plus loin : What Critical Race Theory has wrought

  • A qui profite le refus du péché public par les évêques américains ?

    IMPRIMER

    De Luisella Scrosati sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    A qui profite le refus du péché public par les évêques américains ?

    (traduction avec https://www.deepl.com/fr/translator)

    21-06-2021

    Le péché public du souverain n'est jamais une affaire " personnelle " et les pasteurs de l'Église ont le devoir de protéger le peuple des fidèles du scandale : nous ne savons pas ce que l'éventuelle position claire des évêques américains peut provoquer au niveau politique ; mais une chose est certaine : la réitération de l'enseignement de l'Église sur la nécessité de refuser l'Eucharistie " à ceux qui persistent obstinément dans un péché grave et manifeste ", provoquera une réflexion salutaire sur Qui est substantiellement présent dans ce sacrement.

    "Promouvoir l'enseignement de l'Église et protéger l'intégrité du Saint-Sacrement" ; dans ces déclarations de l'archevêque Salvatore J. Cordileone de San Francisco, qui s'exprimait jeudi dernier dans le cadre de l'émission The World Over sur EWTN, se trouve la raison profonde qui a conduit les évêques américains à demander, à une majorité écrasante (environ 75%), que le sujet de la cohérence eucharistique soit produit dans le cadre d'un document sur l'Eucharistie (voir ici). Il faudra certainement attendre le contenu réel du document annoncé, mais il est certain que le signal provenant des États-Unis est un appel fort et sain pour ces temps où l'Eucharistie est devenue un simple moyen pour des revendications de toutes sortes.

    Les 168 évêques qui ont voté pour ont intelligemment et courageusement résisté au piège tendu par les médias de vouloir utiliser la cohérence eucharistique comme une arme politique anti-Biden (voir ici) ; et ils ont bien gardé à l'esprit, comme l'a rappelé Cordileone lui-même, que se prononcer sur des problèmes moraux qui ont nécessairement aussi des implications politiques, ne signifie pas tout jeter dans la politique.

    Au cours du débat, les objections ne manquaient pas, qui étaient déjà dans l'air. L'évêque Robert McElroy de San Diego, qui a été appelé il y a seulement deux mois au Dicastère du Vatican pour la promotion du développement humain intégral, a prévenu que l'exclusion de la Communion de ceux qui soutiennent publiquement l'avortement et l'euthanasie porterait atteinte à l'intégrité de la doctrine sociale de l'Église et diminuerait l'importance d'autres questions telles que le racisme, la pauvreté ou les atteintes à l'environnement.

    D'autres intervenants ont souligné le risque de provoquer des divisions. Le cardinal Blase Cupich avait l'air d'un martien lorsqu'il a mis en avant la perplexité de nombreux prêtres "d'entendre que maintenant les évêques veulent parler de l'exclusion des personnes à un moment où le vrai défi qui se présente à eux est d'accueillir les personnes à nouveau dans la pratique régulière de la foi". Il est évident que quelques lignes de droit canonique et quelques points essentiels de la théologie sacramentelle et morale leur ont échappé.

    Lire la suite

  • Pionnière des traitements "transgenres", la Suède se met à douter

    IMPRIMER

    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    LA SUÈDE, PIONNIÈRE DES TRAITEMENTS « TRANSGENRES » DE MINEURS, EST SAISIE PAR LE DOUTE

    La vogue des « transgenres » va-t-elle cesser d’être promue par des gouvernements progressistes comme celui de la France ? Le « modèle suédois » qui est leur référence « sociétale » depuis des décennies, présente l’avantage de l’ancienneté…et du retour sur expérience. Or, s’agissant des traitements pratiqués sur des mineurs pour qu’ils changent de sexe, l’hôpital suédois le plus en pointe vient de revoir son protocole. Et ses explications ont valeur de mise en garde.

    Ce qu’on appelle aujourd’hui « dysphorie de genre » (le trouble psychique face à une inadéquation entre son sexe et ce que la personne perçoit de son identité) a toujours existé mais comme un phénomène exceptionnel et pathologique. Effet de mode poussé par des lobbies homosexuels, elle apparaît aujourd’hui dans les réseaux sociaux, les médias et la communication gouvernementale, comme une réalité certes minoritaire mais dont la reconnaissance, voire la promotion, s’impose à toute société « ouverte » et « plurielle » mais traquant les « transphobes » comme les « homophobes ». Plus question de traiter ce trouble comme une pathologie : au contraire, au nom de la satisfaction des désirs individuels et du droit à la « différence », la médecine, pharmacie et chirurgie, sont réquisitionnées pour aider des personnes, notamment des adolescents, à changer de sexe. Des médecins peu scrupuleux se frottent les mains et accueillent ces patients en les félicitant pour leur choix « courageux ». Résultat : une explosion des diagnostics de « dysphorie de genre » suivis de traitements hormonaux (+1500 % en Suède entre 2008 et 2018, majoritairement des filles voulant devenir des garçons -qu’en pensent les féministes ?). Les opérations chirurgicales connaissent la même escalade depuis dix ans en Suède (d’une douzaine à plus de deux mille par an).

    La Suède a été le premier pays au monde à inscrire, dès 1972, le changement de sexe à l’état-civil. Cette officialisation s’est accompagnée de propositions de soins, non pour mieux accepter son sexe de naissance, mais pour en changer. Dès 16 ans, un Suédois peut recevoir dans un établissement public un traitement « transgenre » (bloqueurs de puberté, injections de testostérone ou d’œstrogènes, opération de la poitrine, orthophonie pour rendre la voix plus aigüe ou plus grave, etc.). A partir de 18 ans, il ou elle peut subir des opérations des parties génitales, comme en France.

    En mars dernier, l’hôpital Karolinska de Stockholm, le plus en pointe dans les traitements « transgenres », a annoncé qu’il ne dispenserait plus de traitements hormonaux aux mineurs. De la part d’un établissement aussi prestigieux (il dépend de l’institut qui décerne le Nobel de médecine), l’annonce a fait l’effet d’une bombe. D’autant que les explications données par l’hôpital avaient de quoi en inquiéter plus d’un : invoquant le principe de précaution, son équipe médicale estime, études à l’appui, que l’efficacité de ces traitements hormonaux n’est pas prouvée alors qu’ils sont susceptibles de favoriser une kyrielle de pathologies : maladies cardiovasculaires, thromboses, cancers etc. Quant à la centaine de jeunes en traitement au moment de cette annonce, ils ont dû signer un document les avertissant de ces risques… Quant à la sécurité sociale suédoise, elle a mis en chantier un nouveau protocole de soins.

    Si le cas de la Suède est emblématique, il n’est pas isolé en Europe. La Finlande privilégie depuis un an la thérapie psychologique. Le Royaume Uni soumet l’autorisation de tels traitements à une décision de justice pour les 16-18 ans depuis qu’une jeune femme a gagné, à la fin de l’an dernier, le procès qu’elle avait intenté contre une clinique trop empressée d’accéder à son désir d’adolescente de devenir un homme.

    La leçon sera-t-elle méditée ? En tournant le dos au droit naturel, les sociétés libertaires lancées dans la course aux désirs individuels et à la chimère de « l’homme augmenté » préparent des désastres humains. Après avoir fait la fortune des cliniques, les victimes - « détransitionneurs », personnes qui regrettent leur changement de sexe, mais aussi enfants privés de père ou/et de mère par la PMA/GPA- rempliront les prétoires. Seule la menace judiciaire semble pouvoir mettre un frein à la folie, à l’hubris, qui s’est emparée de nos sociétés. 

    Face à la vague des transgenres, la Suède commence à douter

    Le Figaro 14-06-2021
    Face à la vague des transgenres, la Suède commence à douter
    Lire l'article sur : Le Figaro
  • L’étrange prédication du pape François aux séminaristes d'Ancône

    IMPRIMER

    Lu sur "Actualités" (Site de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X) :

    L’étrange enseignement du pape François à des séminaristes

    14 JUIN 2021

    Le pape François a reçu en audience le jeudi 10 juin 2021 la communauté du séminaire pontifical des Marches, séminaire « Pie XI », sis à Ancône. Il a encouragé les responsables à imiter saint Joseph pour former ceux qui leur sont confiés, et les séminaristes à pratiquer la docilité.

    Dans ce discours du pape, il y a des encouragements judicieux. Telle cette exhortation aux formateurs du séminaire d’imiter la figure de saint Joseph : qu’ils pratiquent eux-mêmes l’obéissance, le dévouement, la générosité et la chasteté, entendue comme le détachement de tout.

    Ou encore, aux séminaristes, l’encouragement à une vraie docilité, vertu bien oubliée dans notre monde, et qui doit être à la base de la formation sacerdotale.

    Mais il se trouve malheureusement des éléments qui sont de véritables déviations.

    Une erreur doctrinale

    Le pape donne aux séminaristes l’exemple de Jésus appliqué à obéir à saint Joseph et à la sainte Vierge dans son enfance. Il développe : « Dès son plus jeune âge, il a dû (…) se poser les grandes questions de la vie » explique-t-il. Vraiment ?

    Le pape ajoute : « Peut-être n’avons-nous pas assez réfléchi sur le jeune Jésus, engagé dans le discernement de sa propre vocation, dans l’écoute et la confidence à Marie et Joseph, dans le dialogue avec le Père pour comprendre sa mission. »

    Dans une pareille expression, le Fils de Dieu semble déconnecté de son humanité. Car, qui cherche un discernement sur sa vocation ? L’humanité du Christ ? mais elle n’a pas de personne, pas de « je ». Serait-ce le Fils de Dieu lui-même ?

    Un peu de théologie

    Dans le Christ, il y a deux natures et une seule personne : la personne incréée du Verbe, du Fils de Dieu. Cette personne divine, qui est identique à la nature divine, assume une nature humaine en Jésus-Christ, le Verbe incarné.

    Il faut affirmer que la personne divine du Verbe, le seul « moi » ou « je » que possède Jésus-Christ, sait parfaitement qu’il est Dieu. Le Verbe de Dieu incarné a de plus conscience de son incarnation.

    Le Verbe de Dieu a ainsi conscience de soi jusque dans sa nature humaine. Il est le seul sujet conscient de cette nature consciemment assumée, et cela dès le premier instant de son incarnation. Tel est l’objet de notre foi, et c’est un mystère proprement dit que nul ne peut comprendre.

    La nature humaine n’est pas une personne. Dans le Christ, il y a des sentiments humains, une intelligence et des pensées humaines, une volonté et des vouloirs humains, mais qui sont assumés par la personne divine.

    Ainsi, affirmer que le Christ devait faire un discernement humain ou comprendre sa vocation, revient à penser soit que le Christ était une personne humaine, ce qui est une hérésie.

    Soit à penser qu’il ne pouvait pas savoir, en tant que Dieu, ce qui se passait dans la nature humaine qui lui était unie par l’union hypostatique, ce qui revient à une autre hérésie : penser que Dieu peut ignorer quoi que ce soit, qu’il n’est pas la Sagesse infinie qui sait tout.

    Ainsi, il faut affirmer que le Christ savait parfaitement qu’il était Dieu, puisque sa personne divine le savait parfaitement. Sa nature humaine en avait d’ailleurs une perception nette : en effet, dès le premier instant de sa conception, l’intelligence de la nature humaine du Christ possède la vision béatifique.

    Autrement dit, elle voit Dieu immédiatement, comme les saints du Ciel, et dans un degré qu’aucun saint n’atteindra jamais. Ainsi, même à travers son intelligence humaine, la personne du Verbe incarné possède la pleine possession de Dieu.

    Comment dès lors le Christ pourrait-il avoir besoin de « discerner sa vocation » et de « dialoguer avec le Père », alors qu’il n’a, en tant que Dieu, qu’une seule intelligence, une seule volonté, une seule nature avec son Père ?

    Lire la suite

  • La Cour Suprême des Etats-Unis conforte une association catholique qui refuse de confier des enfants aux familles homoparentales

    IMPRIMER

    De Charlotte Gambert sur le site du journal la Croix :

    18 juin 2021

    La justice américaine conforte une association catholique qui refuse de confier des enfants aux familles homoparentales

    L’agence Catholic Social Services (CSS) devra à nouveau être référencée par la mairie de Philadelphie, malgré son refus de placer des enfants au sein de familles d’accueil homoparentales. La Cour suprême a tranché jeudi 17 juin en sa faveur.

    Comment articuler liberté religieuse et principe de non-discrimination ? Cette question sensible a été tranchée jeudi 17 juin par la Cour suprême des États-Unis. Les juges ont estimé que la ville de Philadelphie ne pouvait pas rompre un contrat avec l’agence Catholic Social Services (CSS), au motif que celle-ci refuse de placer des enfants auprès de couples de même sexe.

    « Il est clair que la ville a fait pression sur CSS en lui donnant le choix de restreindre sa mission, ou d’approuver des relations incompatibles avec ses convictions », a estimé le juge en chef John Roberts qui a rendu l’avis de la Cour. Il ajoute que la CSS ne souhaite pas imposer ses idées à qui que ce soit, mais ne cherche « qu’un accommodement qui lui permettra de continuer à servir les enfants de Philadelphie d’une manière conforme à ses croyances religieuses ». Pour la Cour suprême, le refus de la ville de Philadelphie de conclure un contrat avec CSS viole le premier amendement de la Constitution, qui garantit la liberté religieuse.

    La décision sur cette question délicate était très attendue. Elle vient infirmer le jugement rendu par la troisième Cour d’appel des États-Unis, qui avait statué en faveur de Philadelphie, estimant que la ville appliquait de manière neutre sa politique de non-discrimination et que les services sociaux catholiques n’avaient pas le droit à une exemption.

    Les clivages demeurent

    L’affaire remonte à mars 2018. La ville de Philadelphie, apprenant que l’un de ses prestataires, en l’occurrence la CSS, refusait de placer des enfants auprès de couples de même sexe, avait alors décidé de ne plus lui en confier. L’agence avait alors porté plainte, au nom des principes de liberté religieuse et de liberté d’expression.

    Alors que le 4 novembre, la Cour suprême examinait le dossier, la juge Amy Coney Barrett, prenant position en faveur de l’agence, recevait le soutien de « dizaines d’églises, d’élus du Congrès et d’États de la Bible Belt, mais aussi du gouvernement républicain de Donald Trump, pour qui Philadelphie avait fait preuve d'« hostilité » envers la religion », rapportait alors Le Figaro le 3 novembre 2020.

    La grande ville du Nord-Est, quant à elle, recevait également de nombreux soutiens, dont celui de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU, qui mettait en garde contre les conséquences d’un jugement favorable à l’agence catholique. L’association estimait qu’une victoire de la CSS autoriserait des agences privées qui assurent des missions de service public - familles d’accueil, banque alimentaire, foyer pour sans-abri etc. - à refuser leurs services à la communauté LGBT.

    Une décision en demi-teinte

    Selon les défenseurs des droits LGBT, la victoire de leurs opposants n’est cependant pas complète. « La Cour n’a pas établi un droit général pour les organisations religieuses à violer les lois anti-discriminations », a souligné ACLU.

    « Les homosexuels ne peuvent pas être traités comme des parias », a ainsi rappelé la Cour suprême. Toutefois, le principe de non-discrimination « ne peut pas justifier de refuser une exception pour motif religieux à CSS », juge-t-elle, dans la mesure où le contrat conclu entre la ville et ses prestataires autorise les exceptions.

    Trois des neuf sages de la haute cour ont, quant à eux, ajouté, dans une opinion distincte, qu’un arrêt plus large était nécessaire pour renforcer les droits des groupes religieux, selon la Radio-Télévision belgede la communauté française(RTBF).

  • Pie XII, le pape calomnié

    IMPRIMER

    De France Catholique :

    Pie XII (1876-1958)

    Le pape calomnié

    propos recueillis par Constantin de Vergennes

    vendredi 18 juin 2021

    Pie XII en 1939.

    Cible de graves accusations sur son action durant la Seconde Guerre mondiale, Pie XII fut en réalité une figure de courage et d’habileté, comme le révèlent les archives du Vatican qui viennent de s’ouvrir. Entretien avec Johan Ickx, responsable des Archives historiques de la Secrétairerie d’État, et auteur de Le Bureau. Les juifs de Pie XII (éd. Michel Lafon).

    Avant de devenir le pape Pie XII, Eugenio Pacelli a été marqué par l’action pour la paix de Benoît XV. En quoi a-t-il marqué son propre pontificat ?

    Johan Ickx : S’il existe un nombre très important de livres publiés sur Pie XII, il est surprenant de constater l’absence d’études sérieuses sur l’activité durant la Première Guerre d’Eugenio Pacelli, alors diplomate et secrétaire de la Congrégation pour les affaires ecclésiastiques extraordinaires – le ministère des Affaires étrangères du Saint-Siège de cette époque. Lors de la préparation du livre La guerre et le Vatican (éd. du Cerf), publié en 2018 à partir de sources disponibles depuis des décennies, j’ai été convaincu qu’il existait une anomalie – pour ne pas dire une distorsion idéologique – dans l’interprétation de l’œuvre du pape d’alors, Benoît XV, en faveur de la paix. Dans nos livres et cours d’histoire, à de rares exceptions près, ce pape fut appelé par l’historiographie belge et française «  der Moffenpapst  » : le «  pape des Boches  ». Ce refrain nous a été enseigné et répété depuis les années 1960 dans les universités comme une vérité définitive, acquise par la science historique.

    Cette historiographie a utilisé un grief formulé par un courant présent dans l’opinion publique française et belge après la Grande Guerre, qui voulait que le pape n’ait pas parlé, n’ait rien fait et soit resté inerte face à la brutalité de la fureur teutonique. Et ce sont les mêmes accusations qui seront portées, vingt ans après la Seconde Guerre mondiale, contre Pie XII. Or, on découvre que la diplomatie de Pacelli, pendant la Première Guerre mondiale, suivait une orientation inverse : une ouverture vers les forces alliées, la Belgique, la France et l’Angleterre. Parmi ses propres collaborateurs, il règne au contraire une singulière méfiance envers le mensonge teutonique, et même envers les éléments pro-allemands. Tout ceci a des répercussions sur l’historiographie du pontificat de Pie XII. Mais il faudra attendre de nouvelles études sur cette période spécifique pour comprendre totalement le jeune Pacelli.

    Lire la suite