Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Débats - Page 257

  • Destruction d'une chapelle à Lille : Stéphane Bern dénonce les fossoyeurs du patrimoine

    IMPRIMER

    Lu sur Valeurs Actuelles :

    “Halte aux fossoyeurs du patrimoine” : Stéphane Bern dénonce la démolition de la chapelle Saint-Joseph de Lille

    13 février 2021

    La démolition de la chapelle Saint-Joseph, datant de 1886, a commencé le 10 février à Lille, provoquant la colère froide de l’animateur.

    Stéphane Bern ne décolère pas. Édifiée à la fin du XIXe siècle dans le quartier Vauban de Lille, chapelle Saint-Joseph, datant de 1886, est depuis mercredi la proie des pelleteuses. Comme le relaye Le Figaro, l’édifice faisait l'objet d'un permis de démolition délivré en 2019 par la municipalité pour la construction d'une partie du nouveau campus de l'école d'ingénieurs Junia (ex-Yncrea). « La mobilisation d'une association de sauvegarde du patrimoine n'aura pas suffi : les pelleteuses ont commencé à détruire l'édifice datant de 1886.Quand on pense que c’est l’Université Catholique de Lille qui détruit sa chapelle... Halte aux démolisseurs et aux fossoyeurs du patrimoine. Vous aurez un jour à répondre de vos actes certes légaux mais iniques ! », a lancé Stéphane Bern qui contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité.

    En novembre dernier, le ministère de la Culture avait officialisé le rejet d'une demande de classement de l'édifice. Selon le ministère, « renoncer à la démolition de la chapelle impliquerait de devoir abandonner un projet important pour le développement de l'enseignement supérieur, qui représente un investissement de 120 millions d'euros». L'un des opposants à la démolition, l'architecte Étienne Poncelet, inspecteur général honoraire des monuments historiques, regrettait que le ministère oppose la sauvegarde de la chapelle à la restauration du palais Rameau. « Il est intelligent de se projeter vers l'avenir en réutilisant le patrimoine », avait-il confié. Ces derniers mois, plusieurs personnalités politiques ou du monde culturel s'étaient mobilisées contre la démolition de cette chapelle. Une pétition lancée par Urgence Patrimoine avait recueilli plus de 12 400 signatures.

  • Le film "Bella" : un autre regard sur le choix

    IMPRIMER

    De gènéthique magazine :

    [Film] Bella : un autre regard sur le choix

    12 février 2021

    A New-York, José, devenu cuisinier, était un joueur de football prometteur ; Nina est serveuse dans le restaurant du frère de José. Enceinte, elle est renvoyée pour un retard de trop. José, que les épreuves de la vie ont buriné, sans préméditation, lâche tout pour l’accompagner au long d’une journée pas ordinaire. Pour ces deux êtres blessés, affrontés à leurs responsabilités, c’est le début d’un itinéraire qui les conduira au-delà des vestiges du passé.

    Avec une infinie délicatesse, Bella aborde le thème de la grossesse non désirée. Quand tout raisonnement semble affirmer que l’enfant n’est pas le bienvenu, quel choix réel reste-t-il à la femme ? Bella est un film sur la culpabilité, la responsabilité et la résilience, qui laisse entrevoir d’autres chemins possibles.

    Le film d’Alejandro Monteverde distribué par Saje Distribution sortira en e-cinema le 9 février. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 28 février à partir de ce lien.

    Affiche film

  • Le Parlement Européen s’est engagé officiellement à promouvoir l’avortement en Amérique du Sud et en Europe Centrale

    IMPRIMER

    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Bruxelles engagée dans la promotion de l’avortement en Amérique du Sud

    12 février 2021

    Vingt-cinq ans après la déclaration de Pékin, le Parlement Européen de Bruxelles s’est engagé officiellement à promouvoir l’avortement en Amérique du Sud et en Europe Centrale. En 1995, 189 pays ont défini leur vision des « objectifs pour atteindre l’égalité des sexes », incluant la « santé sexuelle et reproductive » parmi les « droits humains »(cf. Pékin + 10 : débat sur la santé de la reproduction et ONU : 25 ans de la conférence de Pékin sur les femmes). Cette semaine, le Parlement Européen examine l’état des lieux de la situation depuis 1995.

    « Nous ratifions les engagements pris il y a 25 ans », a déclaré Helena Dalli, commissaire européenne chargée de l’inclusion et de l’égalité. Elle rappelle qu’un « plan d’action pour les questions de genre » est en cours, « tant au sein de l’UE que dans ses relations extérieures ». Mónica Silvana González, députée espagnole et membre de la commission de développement, va plus loin : « Parmi nos obligations en tant que députés européens pour la zone internationale, il y a celle de garantir les droits sexuels et reproductifs des femmes vivant en dehors de nos frontières ». « Nous soutenons les députés et les féministes argentins, ajoute María Eugenia Rodríguez Palop, vice-présidente de la Commission des droits de la femme et de l’égalité des sexes. Nous soutiendrons également les femmes chiliennes ». Selon une récente résolution du Parlement, l’IVG ferait partie des droits des femmes, « des droits humains universels, inaliénables et indivisibles » (cf. L’IVG, un droit ?).

    Pourtant, des voix ne soutenant pas cette résolution se sont élevées, pour « rappeler le droit à la vie ». Mais Rodríguez Palop a balayé la question car selon elle, même s’il ne faut pas « sous-estimer ce que peut représenter une vie naissante », « toujours se prononcer en faveur du fœtus implique également une violation des droits » des femmes, violation de leur « droit à la vie, à la santé, à une vie décente ». Elle conclut en expliquant que, « si l’UE veut être un acteur mondial », elle doit promouvoir l’avortement dans les pays qui ne le pratiquent pas, et qu’ « elle ne peut pas détourner le regard » des pays d’Amérique Latine comme le Chili et le Honduras.

    Source : Deutsche Welle, Mirra Banchón (11/02/2021)

  • Diocèse de Liège : reprise des activités paroissiales au seuil du carême

    IMPRIMER

    Lu sur le site web officiel du diocèse :

    diocese-150x150.jpg« A l’approche du Carême, alors que le protocole pour les cultes n’a pratiquement pas changé  depuis deux mois, les responsables du diocèse de Liège souhaitent une reprise progressive des activités et célébrations, tout en invitant les acteurs pastoraux à faire preuve de créativité.

    Dans une lettre publiée cette semaine et adressée à tous les acteurs paroissiaux du diocèse, y compris les Fabriques d’église, le vicaire général du diocèse de Liège, Eric de Beukelaer, souhaite que partout, on reprenne « un rythme de vie pastorale, dans le respect des règles sanitaires qui risquent de durer ».

    Au centre évidemment, les eucharisties dominicales, qui ont déjà repris dans un grand nombre de paroisses. Actuellement et jusqu’à nouvel ordre, les assemblées ne peuvent pas dépasser 15 personnes. Malgré cette limitation, le vicaire général souhaite que l’eucharistie soit de nouveau célébrée partout, normalement sur réservation. Il est même permis d’agrandir le nombre de messes, « mais en veillant de ne pas dépasser le doublement du nombre de messes normalement célébrées ».

    Cendres sans messe ?

    Le Carême commence par le grand geste du Mercredi des Cendres. Comment faire en sorte qu’un maximum de paroissiens puisse recevoir les cendres? Réponse du chanoine de Beukelaer: « Dans toutes les églises, il est suggéré de déléguer une équipe de fidèles pour imposer les cendres à diverses heures, au cours d’une célébration de la parole dépouillée, permettant à un maximum de groupes de 15 personnes de vivre ce moment fort de l’entrée en carême. »

    Les baptêmes, mariages et funérailles peuvent être célébrés dans le respect des restrictions sanitaires. Mais qu’en est-il des premières communions, professions de foi et confirmations? Après les annulations en 2020, le retard n’avait pas été rattrapé partout. « Il n’est pas bon de continuer à remettre indéfiniment ces étapes dans le parcours chrétien des jeunes », lit-on dans la lettre aux acteurs pastoraux.  « Nous vous invitons donc à célébrer les premières communions avec une ou maximum deux familles. Pour les professions de foi, on peut imaginer une proclamation des jeunes filmée par vidéo et diffusée sur les réseaux sociaux et un accueil individualisé dans l’église de chaque jeune avec sa famille et parrains. Pour les confirmations, quelque chose de similaire peut être mis en œuvre, le confirmateur accueillant, tour à tour, chaque jeune et sa famille dans l’église. »

    Le texte complet de cette lettre des responsables diocésains peut être consulté en français ou allemand en cliquant ici.

                                                                                                               Ralph SCHMEDER »

    Ref. : Diocèse de Liège : reprise des activités paroissiales au seuil du carême

    Voir aussi : ouverture du carême 2021 : célébrations du mercredi des cendres à l’église du saint-sacrement à Liège

    Le mouvement se prouve en marchant : il avait déjà largement et spontanément anticipé les souhaits officiels qui l’entérinent maintenant et en attendant mieux que la jauge sanitaire absurde prescrite par les arrêtés ministériels qui l’entravent encore aujourd’hui.

    Faut-il rappeler ici ce que déclarait avant-hier le pape François au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège à propos de l’importance de la liberté du culte dans le cadre de la crise sanitaire :

    « […] Les exigences pour contenir la diffusion du virus ont aussi eu des conséquences sur diverses libertés fondamentales, y compris la liberté de religion, en limitant le culte et les activités éducatives et caritatives des communautés de foi. Il ne faut pas négliger cependant le fait que la dimension religieuse constitue un aspect fondamental de la personnalité humaine et de la société, qui ne peut être effacé ; et que, alors que l’on cherche à protéger les vies humaines de la diffusion du virus, on ne peut considérer la dimension spirituelle et morale de la personne comme secondaire par rapport à la santé physique.

    La liberté de culte n’est pas un corollaire de la liberté de réunion mais dérive essentiellement du droit à la liberté religieuse qui est le premier et plus fondamental droit humain. Il est donc nécessaire que celle-ci soit respectée, protégée et défendue par les Autorités civiles, comme la santé et l’intégrité physique. D’ailleurs, un bon soin du corps ne peut jamais faire abstraction du soin de l’âme… ».

    JPSC

  • "Notre maître aujourd'hui : la peur" (Chantal Delsol)

    IMPRIMER

    De Chantal Delsol sur le site du Figaro via artofuss.blog :

    Chantal Delsol: «Notre maître aujourd’hui: la peur»

    TRIBUNE – Nous savons depuis l’Antiquité que la peur est un instrument de pouvoir. Gardons-nous d’y céder comme tout, hélas, nous invite à le faire ces temps-ci, explique la philosophe*.

    9 février 2021

    Daniel Defoe (celui de Robinson Crusoé) avait écrit en 1722 un Journal de l’année de la peste, souvenirs de la grande peste de 1665 à Londres. Difficile de trouver compte rendu plus explicite et imagé des conséquences de la peur sur une population. Certains abandonnent tout principe moral. D’autres se mettent à colporter des rumeurs inventées qui font dresser les cheveux sur la tête. D’autres encore, au comportement autrefois raisonnable, s’adonnent à des sorcelleries abominables. La délation fleurit, la folie gagne, les suicides se multiplient.

    Nous n’en sommes pas là – il faut dire que le Covid-19 n’est pas la peste!– mais nos psychologies ultra fragiles nous laissent probablement aussi affolés par ce virus que nos ancêtres par la peste. C’était la peur qui les faisait divaguer, et c’est encore la peur qui nous égare en bloc et en détail. Nos gouvernants le savent.

    Les trois semaines qui viennent de s’écouler ont été significatives d’une période qui dure depuis près d’un an. Tout a été fait pour nous épouvanter. La plupart de ces nouvelles sont probablement vraies, mais il faut voir sur quel ton d’affolement on nous annonce – que les vaccins sont en retard et nous n’en aurons pas assez – que le variant anglais est très dangereux, beaucoup plus que le virus présent – que les vaccins actuels ne pourront pas s’en prendre aux nouveaux variants, qui déferlent d’Afrique et d’Amérique à un rythme inconnu – que nous allons donc fatalement vers un confinement serré, très serré, beaucoup plus que tout ce que nous connaissons. Les services de réanimation sont débordés, on commence déjà à transporter des malades d’une ville à l’autre (oui, mais on ne fait pas confiance aux cliniques, qui elles, sont vides). Tout cela mené à grand renfort de vocabulaire dramatique, en permanence et sur toutes les chaînes à la fois. On pourrait écrire un livre avec toutes ces nouvelles effrayantes.Il y a tant de raisons étalées d’avoir peur, un variant surgissant toujours derrière l’autre et une mauvaise nouvelle chassant l’autre, que la vie s’organise dans une peur perpétuelle.

    Lire la suite

  • L'art contemporain : une « idéologie » et « un système de pouvoir »

    IMPRIMER

    De la Revue de presse "Au quotidien" (n°145) de l'Homme Nouveau :

    L’art de la déconstruction de l’art contemporain

    Au quotidien n°145 : l’art de la déconstruction de l’art contemporain

    L’art contemporain ? C’est le sujet de « L’Autre Art contemporain » (Grasset), un essai de Benjamin Olivennes jeune agrégé de philosophie qui a répondu aux questions du Figaro Magazine (29 janvier) pour expliquer son travail de déconstruction.

    Comment expliquez-vous que ce que vous qualifiez d’« imposture » se vende si cher ?

    Il y a une première raison qui est le traumatisme des avant-gardes de la fin du XIXe siècle, et des grands « loupés » de la critique. Comme les bourgeois d’hier, dit-on, ont ri des impressionnistes ou de Van Gogh, on ne veut surtout pas refaire cette erreur aujourd’hui, donc on sanctifie tout ce qui semble moderne, subversif et transgressif - sans s’apercevoir que refaire du Duchamp cent ans après n’est pas très original et ne dérange personne. Et il y aurait sans doute une deuxième raison à chercher dans le fait que le capitalisme aime à se célébrer lui-même, dans un art qui est un art du « concept » (c’est-à-dire de l’idée marketing) et un art « pop » ou néopop, qui se contente de reprendre les images et les objets qu’on trouve dans les grandes surfaces. C’est en quelque sorte la marchandise qui s’admire elle-même.

    Que répondez-vous à ceux qui estiment que l’art contemporain nécessite une éducation ou que l’histoire fera le tri ?

    Entre l’analphabète et le savant véritable, Montaigne et Pascal nous ont appris à discerner la figure du semi-habile, qui en sait suffisamment pour croire qu’il a tout compris, et pas assez pour comprendre véritablement. De nos jours, le semi-habile est souvent le défenseur de l’art contemporain. Signalons que des Claude Lévi-Strauss, Jean Starobinski, Yves Bonnefoy hier, ou Jean Clair aujourd’hui en savent infiniment plus que lui, et que cela ne les empêche pas d’être très sceptiques sur cet art, et de rejoindre ce faisant l’opinion populaire.

    Quant à l’idée que l’histoire fera le tri, elle est utilisée pour nous interdire d’exercer notre jugement ici et maintenant. On confond le fait qu’une œuvre renouvelle et élargisse notre idée de la beauté, et donc commence par nous déstabiliser avant de s’imposer avec le temps (ce qui fut le cas pour un Van Gogh), et le fait que le gros de l’art contemporain ne se donne plus du tout la beauté - même en un sens élargi - pour destination, et cela au nom de ce qu’il croit être l’histoire.

    Selon vous, plus encore qu’une bulle financière, l’art contemporain est une « idéologie » et « un système de pouvoir ». Qu’entendez-vous par-là ?

    « Système de pouvoir » : je ne suis ni sociologue ni économiste. Je constate cependant que l’explosion des prix de l’art contemporain est contemporaine de la mondialisation financière et des bulles spéculatives. « Une idéologie » : je veux parler de l’idée selon laquelle l’art aurait une histoire, et une histoire à sens unique, orientée dans le sens du progrès. Une telle histoire signifierait qu’après telle ou telle rupture (Picasso, Malevitch, Duchamp) il serait impossible de « revenir en arrière ». Or, je crois que notre expérience de l’art n’est pas uniquement conditionnée par l’histoire, et donc que les créateurs doivent pouvoir être libres de faire ce qu’ils veulent, y compris peindre un portrait ou un paysage en 2021. C’est ce qu’a fait un Lucian Freud, qu’on a pu accuser de refaire du Courbet ou du Rembrandt en l’an 2000, alors qu’il peignait un monde nouveau - le sien -, avec un œil certes nourri de toute l’histoire de la peinture, mais nouveau lui aussi.

    Vous-même vous expliquez que vous avez longtemps essayé d’aimer l’art contemporain. Pourquoi vous sentiez-vous obligé de l’aimer au point de vous demander si vous étiez demeuré ?

    J’ai toujours aimé la peinture, et je me suis dit un temps qu’il fallait vivre avec son époque et accompagner l’art dans son histoire. Mais je trouvais dans l’art contemporain assez peu de plaisir. C’est d’abord par la littérature que je me suis libéré du dogme vingtiémiste, qui était malgré tout encore enseigné quand j’ai fait mes études. La lecture de Kundera ou de Houellebecq m’a fait comprendre que les idées de narration romanesque, de personnage ou de réalisme n’avaient pas été périmées par les grands modernes du XXe siècle. L’expérience du cinéma - un art qui est resté figuratif et narratif de Nosferatu à Mektoub my Love - m’a également aidé à me libérer de ces dogmes. Et enfin la découverte d’un peintre comme Hopper, un contemporain de l’abstraction dont le travail a pourtant suivi une autre voie.

  • "Time Magazine" divulgue la coalition qui a favorisé la victoire de Joe Biden

    IMPRIMER

    De Ludovic Lavaucelle sur La sélection du Jour :

    9 février 2021

    « TIME MAGAZINE » RÉVÈLE LA COALITION QUI A FAVORISÉ LA VICTOIRE DE JOE BIDEN

    Il y a bien eu une « conspiration » pour battre Donald Trump explique – pour s’en féliciter – la journaliste Molly Ball, pour le magazine « Time ». S’il n’y est pas question de fraudes, cet article fait grand bruit aux Etats-Unis tant il dévoile la puissance des forces qui se sont liguées contre Trump depuis l’automne 2019. Il fallait d’abord sceller une alliance avec les « Big Tech » pour gagner la guerre de l’information. Ensuite, fédérer les organisations de « droits civiques » pour maximiser la participation des communautés les plus favorables au camp démocrate. Enfin, et ce fut sans doute la réussite la plus étonnante, obtenir le soutien du monde des affaires.

    1. Les « Big Tech »

    En novembre 2019, Mark Zuckerberg, patron de Facebook, invita à dîner chez lui 9 responsables de mouvements de droits civiques. Le contrôle du contenu sur le réseau social était au menu des échanges. On note la présence parmi les convives de l’avocate Vanita Gupta, présidente du « Leadership Conference of Civil and Human Rights ». Joe Biden l’a depuis nommée Haut Conseiller auprès du Ministre de la Justice, en charge notamment de la lutte « antitrust ». Leur hôte les assura de son soutien et les autres grands acteurs GAFAM suivirent le pas. En mars 2020, l’épidémie du COVID-19 convainquit les activistes que l’abstention risquait d’être massive. Une campagne de financement d’ampleur eut lieu pour aider les États à s’équiper en prévision d’un mode de scrutin où le vote par correspondance prendrait une part majeure. Une fondation philanthropique, « The Chan Zuckerberg Initiative », versa 300 millions de dollars pour soutenir cet effort.

    Lire la suite

  • Un dialogue sur les droits humains et la liberté de religion entre le pape François et le grand ayatollah Al-Sistani : un rêve ?

    IMPRIMER

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso en traduction française sur Diakonos.be :

    François et le grand ayatollah chiite dialoguant des droits humains et de la liberté de religion…  Seulement un rêve ?

    Ce jeudi 4 février après-midi, le pape François était physiquement à Rome mais virtuellement à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour célébrer en live streaming la première Journée internationale de la fraternité humaine organisée par les Nations Unies, en compagnie de son hôte, le Sheikh Mohammed Ben Zayed, du grand imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayyeb et du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

    Au cours de cette célébration, on a décerné pour la première fois le Prix Zayed pour la fraternité humaine, à Guterres lui-même et à l’activiste française d’origine marocaine Latifa Ibn Zayatin, dont le fils Imad a été tué par un jeune fanatique en 2012.

    Aussi bien cette journée et ce prix ont un antécédent et une suite.

    L’antécédent, c’est le « Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé conjointement à Abou Dhabi le 4 février 2019 par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar.

    La suite, c’est la visite que François voudrait effectuer en Irak dans moins d’un mois, du 5 au 8 mars.

    C’est une visite que le Pape souhaite de toutes ses forces.  Il l’a répété le 1er février dans une conversation avec les journalistes américains du Catholic News Service.  Il veut aller en Irak « même s’il doit prendre un avion de ligne ordinaire », parce que l’important c’est que « ce peuple voie que le Pape est là, dans leur pays », peu importe qu’ils ne le voient que par écran interposé à cause des restrictions de rassemblement liées au Covid.  Ce n’est qu’en cas de « nouvelle et grave vague de contaminations » que le voyage pourrait être reporté.

    Lire la suite

  • "Ceci n'est pas un complot" : un documentaire sur la crise de la Covid qui interroge

    IMPRIMER

    De Vincent Dubois sur le site de l'Avenir :

    VIDÉO | «Ceci n’est pas un complot», le docu qui va faire un Ramdam

    Initialement, l’avant-première mondiale du film était programmée pour la 11e édition du Tournai Ramdam Festival dont on sait qu’elle a, comme tant d’autres activités, été, elle aussi, sacrifiée sur l’autel des mesures imposées dans le cadre de la crise sanitaire.

    Voici la bande-annonce du docu, le film complet peut être visionné gratuitement via le lien repris en fin d’article:

    La sortie sur grand écran se fera attendre mais tout un chacun peut désormais visionner le docu sur la Toile, via les plateformes Youtube ou Vimeo. Il serait dommage de s’en priver car la qualité de la réalisation est à la hauteur du travail déployé durant 36 semaines par le journaliste-réalisateur.

    Deux ans à Tournai, deux ans à Mons et un tour du monde…

    Le verviétois Bernard Crutzen connaît bien la ville de Tournai pour avoir étudié à l’IHECS, alors que l’école avait encore ses quartiers à Ramegnies-Chin. Il y effectua deux années entrecoupées, de 1981 à 1982, par sa participation à la Course autour du monde qui l’amena à découvrir de nouveaux horizons et à s’ouvrir à d’autres cultures.

    VIDÉO | «Ceci n’est pas un complot», le docu qui va faire un Ramdam

    Sa caméra reste son moyen d’expression de prédilection…-

    Comme beaucoup d’Ihecsiens à l’époque, c’est dans la Cité du Doudou qu’il a terminé ses études.

    Lire la suite

  • Faire face à l'expansion massive de la "postvérité"

    IMPRIMER

    De Bernard Dumont sur le site de la revue Catholica :

    Franchir le mur de la postvérité

    6 Fév 2021

    La première condition pour qu’une sociabilité humaine puisse exister réside dans la véracité du langage, elle-même jugée par la réalité : si tout est ruse, l’homme devient pour l’homme au moins un renard, sinon un loup. Il est plus que jamais difficile de croire sur parole ceux qui sont placés en situation de pouvoir ou d’influence politique[1]. En outre, ce que nous connaissons de ce qui se passe dans le monde nous arrive quasi exclusivement par les médias, c’est-à-dire par un mode de connaissance par témoignage, lequel ne vaut que si le témoin est crédible. Mais dans les conditions actuelles, il est difficile de discerner le vrai du faux, sauf à mener de véritables enquêtes pour tenter de comprendre certains faits, ce qui n’est donné qu’à un petit nombre doté d’aptitudes et de temps, et parfois sans garantie de pouvoir jamais aboutir. La déculturation opérée massivement sous l’effet de la subversion des méthodes d’enseignement, la perte du bon sens élémentaire, l’impact socialement dominant des philosophies du doute et de la déconstruction, la manipulation idéologique de l’histoire, le mimétisme envers les processus artificiels de traitement de l’information, le nominalisme qui transforme les mots en signes conventionnels au sens mutable, tout cela contribue à accroître le désarroi. Le résultat en est l’éclosion d’un scepticisme de masse qui rend indifférent à l’idée de vérité. Le néologisme postvérité exprime cet état de fait. On pourrait dire que la postvérité fait pendant à l’athéisme pratique, qui a cessé tout simplement de se poser la question de Dieu et même rendu inapte à comprendre qu’une telle question puisse présenter quelque intérêt.

    Il  n’est pas étonnant que la postvérité puisse s’instaurer là où domine le libéralisme, puisque celui-ci associe, au nom de la liberté de pensée, la réduction de la vérité à l’opinion, et sa théorisation philosophique prétendant impossible de dépasser la connaissance des seuls phénomènes. Tout cela sans oublier que nous sommes sous le règne du positivisme juridique, qui autorise de transformer du jour au lendemain, par le moyen de la contrainte légale, une version des faits ou une conclusion historique en « récits » conformes à l’utilité qu’y trouvent les derniers en date des possesseurs du pouvoir.

    Les événements récents ont illustré cette expansion massive de la postvérité, qu’il s’agisse de la pandémie et de l’ensemble des déclarations, justifications politiques, jeux d’influence et contradictions qui n’ont cessé de l’accompagner, en France et ailleurs. L’épisode électoral américain est venu ajouter de l’eau au même moulin. Il s’agit là de faits très significatifs d’un changement d’échelle dans l’ordre du mensonge ordinaire, un changement que l’on perçoit comme brutal bien qu’il se soit établi progressivement, et depuis longtemps, brutal et donc hautement perturbateur d’un rapport au monde conforme à la nature des choses.

    Nous n’aborderons ici que quelques aspects du problème, tout d’abord en profitant d’une étude très systématique des interventions militaires et diplomatiques occidentales effectuées dans la dernière décennie, puis en prêtant attention au conspirationnisme (ou complotisme) comme double résultat d’une réaction spontanée et maladroite face aux mensonges et comme argument récupéré pour mieux diffuser ces derniers.

    Lire la suite sur le site de la revue Catholica

  • Les lois injustes sont beaucoup plus des violences que des lois, et elles n’obligent pas

    IMPRIMER

    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    L’Église et la tyrannie des lois
    ou les lois des tyrannies

    La candidature du catholique Joe Biden à la présidence des États-Unis, alors qu’il défendait le droit à l’avortement, a divisé l’Église de ce pays : un prêtre lui a refusé la communion dans une église de Caroline du Sud ; le nouveau cardinal de Washington, le cardinal Wilton Gregory, a au contraire affirmé qu’il ne repousserait pas Biden de l’eucharistie ; et de son côté, Mgr Charles J. Chaput, archevêque émérite de Philadelphie, a publiquement estimé que les actes de Joe Biden démontraient qu’il n’était pas en communion avec l’Église.

    Il est clair que le problème le plus immédiat pour l’Église, dans les démocraties modernes, est celui des lois tyranniques, qu’elles soient criminelles ou seulement injustes. Mais au-delà du refus des lois tyranniques se pose à elle et aux hommes de ce temps celui plus général de la vie au sein de la tyrannie. À ce propos, l’Église et l’Église seule peut aujourd’hui faire briller la vérité, « comme une lampe dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à poindre » (2 P 1, 19). 

    La désastreuse intégration du positivisme juridique par les catholiques

    La vulgate catholique d’aujourd’hui repose sur la séparation entre le domaine politique, censé moralement neutre, simplement positif, d’avec celui de la conscience individuelle, dichotomie qu’exprime par exemple le P. Alain Thomasset, professeur de théologie morale au Centre Sèvres à Paris : « En tant que chrétien, un maire peut personnellement désapprouver la loi sur les mariages homosexuels, mais en tant qu’élu et officier public il a aussi des obligations par rapport à la loi qui s’impose à tous et dont il doit faire respecter l’application »[1].

    On est à mille lieues de ce que disait, par exemple Pie XII : « Le simple fait pour une loi d’être déclarée par le pouvoir législatif norme obligatoire dans l’État, fait considéré seul et par lui-même, ne suffit pas à créer un vrai droit. Le “critère du simple fait” vaut seulement pour Celui qui est l’auteur et la règle souveraine de tout droit : Dieu. L’appliquer indistinctement et définitivement au législateur humain, comme si sa loi était la règle suprême du droit, est l’erreur du positivisme juridique, au sens propre et technique du mot : erreur qui est à la base de l’absolutisme de l’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même »[2]. Car, comme le rappelait saint Thomas : 
    « Toute loi humaine instituée a valeur de loi dans la mesure où elle découle de la loi naturelle, mais si elle s’écarte de celle-ci en quelque chose, elle sera moins une loi qu’une corruption de la loi »[3]. D’où il résulte que « les lois injustes sont beaucoup plus des violences que des lois », et elles n’obligent pas[4].

    Lire la suite sur Res Novae

    [1] Site de La Croix, dans « Lexique » : « Désobéir à la loi parce qu’on est chrétien ? »
    [2] Pie XII, Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949.
    [3] Somme théologique, Ia IIæ, q. 95, a. 2.
    [4] q. 96 a. 4.

  • France : coup d’arrêt au Sénat pour la « PMA pour toutes » et l’avortement tardif

    IMPRIMER

    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    Le coup d’arrêt du Sénat à la « PMA pour toutes » et à l’avortement tardif

    Ce n’est pas la victoire finale, mais une victoire d’étape pour tous ceux qui dénoncent le « projet de loi relatif à la bioéthique» (cf. LSDJ n°1172). En deuxième lecture de ce projet de loi, les 2, 3 et 4 février, les sénateurs l’ont adopté … mais en le vidant en partie de sa substance. Ils ont notamment supprimé sa « mesure phare », la procréation médicale assistée ou assistance médicale à la procréation (PMA ou AMP) sans père, et renforcé l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) qui instaurait un « droit à l’enfant » en le privant de père voire de toute origine avec le double don de gamètes, tout en ouvrant la porte à l’esclavage des « mères porteuses ».

     Le Sénat a adopté comme l’un des principes fondateurs du projet de loi cette disposition essentielle : « Il n’existe pas de droit à l’enfant ». Privilégiant les droits de l’enfant, les sénateurs ont purement et simplement supprimé l’article 1 qui ouvrait la PMA/AMP « aux couples de femmes ou à toute femme non mariée » avec une prise en charge par la Sécurité sociale. Les sénateurs ont aussi retoqué l'autoconservation des gamètes sans motif médical (article 2), la fiction d’une double filiation maternelle (la femme qui n’a pas accouché pouvant toutefois adopter), mais aussi une mesure passée largement inaperçue, la possibilité de « créer » des embryons chimères homme-animal et des embryons transgéniques, au mépris du respect de l’intégrité de l’espèce humaine. Les sénateurs ont heureusement interdit toute intervention ayant pour objet de modifier le génome d’un embryon humain.

    Enfin, les sénateurs ont supprimé le critère de « détresse psychosociale » pour accéder à l’interruption médicale de grossesse (IMG). Cette disposition introduite par surprise, nuitamment, au cœur de l’été, revenait à désencadrer presque totalement les avortements tardifs, en assortissant cette extension du « droit à l’avortement » de la suppression de la clause de conscience des professionnels de santé, disposition liberticide et totalitaire. De telles mesures, si elles étaient finalement appliquées, feraient éclater les dernières restrictions à l’avortement, dont la France détient déjà un triste palmarès sans que les pouvoirs publics se soucient pour autant de prévention.

     Cette deuxième lecture sénatoriale ne s’est pas déroulée sans débats tumultueux et coups de théâtre ! La plupart des articles ont été adoptés contre les avis du gouvernement (les ministres portant le projet de loi relatif à la bioéthique sont Olivier Véran, ministre de la Santé et des Solidarités, Éric Dupont-Moretti, ministre de la Justice, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles). Certains articles votés par le Sénat restent néanmoins critiquables, à commencer par ceux (articles 14, 15, 16, 17) qui dérégulent la recherche sur l’embryon humain, le « chosifiant » davantage (par exemple par la technique dite du « bébé médicament ») et le rendant exploitable à des fins commerciales. On peut aussi s’étonner que les sénateurs aient conditionné à la bonne volonté du donneur de gamètes la levée de son anonymat, celui-ci pouvant accepter ou refuser l’accès à son identité au moment où l’enfant en fait la demande…ce qui limite fortement la levée de l’anonymat et ne manquera pas d’être jugé profondément injuste par les « déboutés » du droit d’accès à leurs origines.

    Il serait sage pour l’exécutif de renoncer à ce projet de loi qui cause de telles divisions. Mais sauf coup de théâtre, le processus législatif va se poursuivre. Minoritaires au Sénat, les parlementaires LREM sont majoritaires à l’Assemblée nationale et jusqu’à présent, peu frondeurs. Il est donc prévisible que les deux chambres ne trouveront pas d’accord, via une Commission mixte paritaire ou une hypothétique « nouvelle lecture » ordonnée par le gouvernement dans les mois à venir. Le dernier mot reviendra à l’Assemblée nationale, et l’on peut craindre un retour en force de dispositions retoquées au Sénat. Il n’empêche que cette forte opposition de sénateurs restera dans les annales comme un sursaut des consciences qu’il faut continuer sans relâche à éclairer. D’autant que même votée, une loi peut être déclarée contraire à la Constitution par le Conseil Constitutionnel (si 60 parlementaires, députés ou sénateurs, le saisissent). Enfin, ultime espoir des opposants confortés dans leur résolution à « ne rien lâcher », elle peut, une fois promulguée par le président de la République, ne jamais être appliquée…faute de décrets d’application.

    En lien, ci-dessous, un décryptage détaillé par l’association Alliance Vita de l’état du projet de loi bioéthique après son passage en deuxième lecture au Sénat.