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Débats - Page 358

  • Le cdH abandonne la discipline de parti sur les questions éthiques

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    Le cdH voudrait remonter la pente qu'il ne cesse de descendre et se hisser à un taux de 20% (!). Qui y croit vraiment ? Pour notre part, plus rien ne nous pousse à adhérer au programme d'un particule de centre gauche qui abandonne à présent la défense des positions éthiques sur lesquelles il avait maintenu jusqu'ici une discipline de parti. Mais c'est fini et désormais chaque mandataire agira à sa guise dans les votes sur ces questions. L'heure de Judas ou de Ponce Pilate? YW

    Du site bx1.be :

    Rue de la Loi : le CDH s’accorde la liberté de vote sur les débats éthiques

    Amplifier,  ou achever la déconfessionnalisation du CDH ? Alain Raviart l’avait annoncé sur ce blog il y a 3 jours. Ce vendredi, le président du parti Maxime Prévot enfonce le clou (pardon) dans une double interview à la Libre Belgique et à la RTBF. Et d’annoncer la fin de la discipline de parti sur des dossiers comme l’euthanasie ou l’avortement : « sur les questions bioéthiques, nous ne sommes plus dans un schéma où une pensée naît au parti et s’impose à tous les parlementaires. On est dans une démarche qui touche aux valeurs et convictions de chacun, cela devrait être réglé en fonction de sa conscience personnelle. On ne doit pas structurer l’offre politique de demain sur des faits religieux ou philosophiques. On doit pouvoir respecter les opinons différentes ».

    En soi c’est une petite révolution. Il suffit de regarder dans le rétroviseur. Lors du vote de la loi autorisant le mariage homosexuel en 2003, aucun élu CDH n’avait osé voté en faveur du texte. Sur les 10 parlementaires de l’époque, quatre furent considérés comme absents (dont Joëlle Milquet qui était arrivée en retard), deux avaient voté contre et les quatre derniers (dont Jean-Pierre Grafé, homosexuel notoire) s’étaient abstenus. Deux ans plus tard, en 2005, lorsqu’un second texte ouvre le droit à l’adoption, le groupe CDH votera contre comme un seul homme. Les enfants ont le « le droit à la différence, c’est-à-dire avoir un parent de chaque sexe » plaide le chef de groupe d’alors, Melchior Wathelet. A l’époque, l’influence de la doctrine chrétienne sur le CDH et le CD&V est encore forte. Elle n’a cessé de diminuer depuis.

    « L’héritage chrétien ne doit pas être renié. Mais cela ne doit pas être un élément qui structure l’offre politique » plaide désormais le président du CDH. Du coté des mandataires, on accueille cette évolution plutôt positivement. Pourtant la question n’a pas été réellement débattue en bureau de parti. La sortie de Maxime Prévot est vécue comme une bonne surprise, pas un hold-up sur le passé mais une évolution douce, acceptée du plus grand nombre.

    Benoît Cerexhe (qui n’est plus parlementaire mais fut ministre et surtout chef de groupe au Parlement Bruxellois à plusieurs reprises) estime ainsi que la « discipline de parti sur ces sujets-là relevait du passé. Y renoncer c’est respecter les convictions de chacun. Ce qui compte maintenant c’est que le travail de refondation permette de redéfinir une identité ». Traduction libre : l’étiquette d’ancien parti chrétien est dépassée, mais il va bien falloir en trouver une autre pour s’affirmer dans l’offre politique.

    Pour George Dallemagne, député fédéral, « le parti a évolué, aujourd’hui les délibérations sont franches mais tous les sujets ne font pas l’unanimité. Moi-même je ne me suis jamais senti malmené sur ces questions-là, que ce soit le mariage homosexuel ou l’euthanasie. Mais sur la recherche sur les embryons par exemple il est important de pouvoir avoir une liberté d’appréciation. Ce n’est pas là-dessus qu’on doit être unanimes, ce n’est pas cela qui doit faire la différence avec les autres partis. Il y a des balises. Nous partageons tous une vision humaniste, mais cette vision doit pouvoir supporter ce genre de nuances.  »

    Même analyse pour la cheffe de groupe à la Chambre, Catherine Fonck : « Les questions éthiques entrent souvent en résonnance avec le parcours de vie personnel des élus, les sensibilités peuvent donc être diverses, vouloir imposer une position politique unanime est compliqué. A titre personnel je plaide pour que chaque parlementaire puisse user sur ces questions-là de sa liberté de conscience »

    Consensus humaniste sur la question ? Pas de forte opposition à première vue en tout cas. Même si un élu anonyme relève un risque électoral : « Une frange de notre électorat, plus conservateur, qui considérait que c’était des sujets importants et votait pour nous pour cette raison-là pourrait se détourner. S’ils nous quittent, il faut les remplacer. Il ne suffit pas de se dire moins conservateur, il faut l’être vraiment et surtout il faut présenter un projet mobilisateur, et pour l’instant, ce projet on ne le connaît pas ».

  • Quand le père Charles Delhez essuie le feu...

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    Quand le père Charles Delhez essuie le feu...

    Tout commence par une opinion publiée dans la Libre du vendredi 30 août : le Père Charles Delhez, jésuite plutôt réputé pour son ouverture d'esprit, y prie ses "chers amis socialistes" de ne pas banaliser le drame de l'avortement, eux qui voudraient aujourd'hui le sortir définitivement du code pénal. Du coup, quatre femmes, ténors du parti socialiste, sonnent la charge dans le même journal, le 5 septembre, refusant que l'IVG puisse être considérée comme un échec et proclamant que "protéger et améliorer le droit à l’avortement, c’est protéger les droits des femmes et leur liberté". Pauvre Père ! Ses "chères amies socialistes" l'accablent, dénonçant son paternalisme et son approche culpabilisante de la sexualité.

    Heureusement que le chanoine Eric de Beukelaer veille et dénonce sur son blog le ton politique agressif des mandataires socialistes qui, selon lui, défendent une anthropologie « individualiste » où "chacun fait de son corps ce que bon lui semble". Mais les choses ne s'arrêtent pas là : voilà que l'on apprend que la prise de position du Père Delhez a suscité un grand malaise et de l'indignation au sein du corps académique de l'UNamur en raison du fait que le Père Delhez avait fait référence à son expérience de 10 ans d'enseignement dans cette université. Le recteur de cette institution s'est même fendu d'un message électronique adressé à ses équipes (?) ; “Nous tenons à préciser que les propos de Charles Delhez n’engagent pas l’université et ne reflètent pas une prise de position de notre part. Nous l’affirmons sans ambiguïté. Nous sommes sensibles à ce débat de société et nous souhaitons qu’il soit mené dans un esprit d’ouverture, de critique et d’argumentation universitaire.” (Est-ce à dire que le Père Delhez dérogerait à cet esprit d'ouverture, de critique et d'argumentation universitaire?) Voilà donc ce que sont devenues les Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix fondées par les jésuites et qui prétendent pourtant rester fidèles à l'inspiration ignatienne.

    Pendant ce temps-là, le seul et dernier parti qui avait encore un peu de consistance sur le plan éthique et assumait une discipline commune sur des questions telles que l'euthanasie ou la dépénalisation de l'avortement vient de déclarer qu'il renonçait à cette position et laisserait désormais à ses mandataires la liberté de vote sur ces questions. Voilà ce qu'est devenu le cdH, un parti sans âme qu'il n'y a plus de raison de ne pas abandonner.

    Le soldat Delhez sera-t-il le seul à s'être ainsi exposé ? Considérera-t-on que l'intervention du chanoine de Beukelaer sur son blog constituera un renfort suffisant ? Ne verra-t-on dans la prise de position du recteur de l'université de Namur qu'une recherche d'apaisement ? Et dans la débandade éthique du cdH qu'une volonté d'ouverture ? Ou bien prendra-t-on la mesure du grave pourrissement de la situation dans notre triste royaume ? Et qu'attendent nos évêques, reclus dans leur silence, pour délivrer un message clair ? La prise en considération du pluralisme ambiant par nos excellences justifie-t-elle que l'on se terre dans les palais épiscopaux et qu'on laisse tel père ou tel chanoine prendre seul les coups dans un combat que nul catholique ne devrait déserter ?

    YW

  • Pour faire un enfant et bâtir une famille, il n’y a qu’une possibilité : celle du couple homme-femme

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    Le débat autour de la PMA fait rage en France et les réflexions de Bertrand Vergely sont éclairantes, même pour nous qui vivons dans un pays où toutes les transgressions sont permises:

    De Bertrand Vergely sur le site aleteia.org :

    Le couple « mère-mère » : une absurdité totalitaire

    Dans le cadre du projet de légalisation de la PMA pour couples de femmes afin que celles-ci puissent avoir des enfants et ainsi fonder une famille à égalité avec les autres familles existantes, une proposition vient d’être faite pour appeler mère-mère le couple de deux femmes faisant un enfant. Les opposants au mariage pour tous avaient prévenu les responsables politiques. Quand le mariage pour tous allait être voté, les couples gays mariés allaient vouloir des enfants. Pour faire des enfants, des difficultés sans nom allaient apparaître et semer une pagaille noire. Nous y sommes et soyons lucides, les problèmes ne font que commencer.

    Les problèmes commencent

    Un enfant se fait par un homme et une femme et s’élève par un père et une mère. Il ne s’agit pas là d’une invention culturelle mais d’une condition de possibilité de l’humanité. À ce titre, pour faire un enfant et bâtir une famille, il n’y a pas plusieurs possibilités. Il n’y en a qu’une : celle du couple homme-femme comme celle du couple père-mère.

    Certes, toutes les cultures ne mettent pas l’accent sur le couple père-mère pour élever un enfant. Cela n’annule pas pour autant l’importance du père et de la mère. Certes, deux femmes peuvent élever un enfant avec succès. Cela n’annule pas le fait que pour faire un enfant il faut un homme et une femme ni qu’à un moment un enfant désire savoir qui est son père ainsi qu’avoir un père. Ce n’est pas parce que deux femmes sont capables d’élever un enfant qu’elles sont capables de le faire. Or, avec la proposition d’appeler le couple formé par deux femmes du nom de mère-mère, que constate-t-on ? On est en train d’inventer, de mentir et de manipuler les esprits.

    Absurdité logique

    Un couple mère-mère, cela ne veut rien dire. Une mère n’est pas une mère par rapport à une autre mère. Une mère est une mère par rapport à un père. Sans père, il n’y a plus de mère. Jusqu’à présent dans l’humanité, jamais on n’a vu de couple mère-mère. Pour une raison simple : jamais il n’y a eu comme but de construire une humanité ainsi qu’une société ou, de façon délibérée, le père est éliminé. Constatons-le : avec le projet de couple mère-mère c’est ce qui va être le cas. La réalité concrète à cet égard est incontournable.

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  • Les cardinaux Brandmüller et Burke alertent tous les cardinaux sur les dangers de l’“Instrumentum laboris” du Synode amazonien pour le dépôt de la foi

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    05 septembre, 2019

    Synode amazonien : Brandmüller et Burke alertent tous les cardinaux sur les dangers de l’“Instrumentum laboris” pour le dépôt de la foi

    Les cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Burke ont décidé de prendre les devants face aux prévisibles attaques contre la foi et la doctrine de l’Eglise lors du synode sur l’Amazonie qui se tiendra à partir du 6 octobre prochain en interpellant directement à l’ensemble de leurs confrères du collège cardinalice – en fait pour les rappeler à leur devoir de princes de l’Eglise. Chacun de son côté a pris la plume pour écrire une lettre, en italien,  adressée à chacun des autres cardinaux, pour les alerter quant à la « dissonance », voire le caractère « contraire » au dépôt de la foi de certaines affirmations contenues dans l'Instrumentum laboris du Synode sur l'Amazonie.

    Leurs lettres, dont la Catholic News Agency a eu connaissance, dénoncent avec gravité le « flou » du document, qui « semble » même en certains points, « au regard de l’enseignement authentique de l’Eglise, lui être contraire », a ainsi écrit le cardinal Brandmüller. Faut-il rappeler que celui-ci était également signataire, avec le cardinal Burke et les défunts cardinaux Caffarra et Meisner, des Dubia sur la l’exhortation apostolique Amoris laetitia – leurs questions n’ayant pas reçu de réponses à ce jour ?

    Le cardinal Brandmüller n’a pas hésité à faire référence à la manière dont les récents synodes sur la famille et la jeunesse ont déjà été l’occasion de manœuvres peu catholiques :

    « Comme le montre l’expérience de ces derniers synodes, il faut craindre que l’on tente non seulement de manipuler la session mais aussi d'exercer une forte pression sur elle », a-t-il averti.

    « Les formulations nébuleuses de l’Instrumentum, tout comme la proposition de créer de nouveaux ministères ecclésiastiques pour les femmes, et, surtout, la proposition de conférer l’ordination sacerdotale à des viri probati font surgir le fort soupçon de voir le célibat sacerdotal remis en question », selon le cardinal Brandmüller.

    Et d’invoquer comme preuve la participation au synode du cardinal brésilien Claudio Hummes, qui préside le Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), institution qui, selon Mgr José Luis Azcona, évêque émérite de Marajó (Brésil), a joué un rôle majeur dans la rédaction du texte. REPAM fait depuis sa création à la suite de la publication de Laudato si’ la promotion de l’indigénisme au sein de l’Eglise, chantant les louanges du style de vie et des vertus des tribus primitives vivant dans leur milieu naturel dans la forêt amazonienne.

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  • Un journaliste est parvenu à faire le buzz dans l'avion papal

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    Du site du Nouvel Observateur :

    Pape François: "un honneur que les Américains m'attaquent"

     
    "Pour moi c'est un honneur que les Américains m'attaquent", a déclaré mercredi le pape François, dans l'avion l'emmenant au Mozambique, en recevant en cadeau le livre d'un journaliste sur les virulentes critiques des milieux catholiques ultra-conservateurs, intitulé "Comment l'Amérique veut changer le pape".

    Le pape argentin salue toujours individuellement les journalistes voyageant avec lui. "Ceci est une bombe", a glissé en souriant le pape argentin, quand le spécialiste du journal français La Croix, Nicolas Senèze, lui a remis l'ouvrage sorti le jour-même.

    Une déclaration explosive dans le monde catholique que le nouveau porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, a tenté de minimiser: "Dans un contexte informel, le pape a voulu dire qu'il considère toujours comme un honneur les critiques, particulièrement quand elles proviennent de personnes autorisées, et dans ce cas d'un pays important".

    "Par ses paroles, le pape, sous le feu des attaques des ultra-conservateurs américains, n'entend pas changer ses idées fondamentales", a commenté l'auteur du livre.

    Un avis partagé par Philippine de Saint Pierre, directrice de la chaîne de télévision française KTO, qui s'étonne qu'aux Etats-Unis le plus important réseau télévisé catholique, EWTN, "ne cache pas ses réticences devant les orientations du pontificat".

    "La déclaration du pape va enrager beaucoup de monde dans les cercles conservateurs catholiques aux Etats-Unis, qui vont redoubler d'ardeur dans leur campagne anti-François", prédit Ines San Martin, spécialiste du site américain Crux.

    Dans son livre devenu le centre de l'attention d'un avion rempli de journalistes américains en route pour l'Afrique, Nicolas Senèze explique à l'AFP avoir "raconté une année écoulée particulièrement difficile pour le pape, au cours de laquelle une frange ultra-conservatrice du catholicisme américain a tenté de le pousser à la démission".

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  • Le recours accru à l'avortement par les femmes africaines est un exemple de colonisation idéologique

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    De Nico Spuntoni sur le site de La nuova Bussola Quotidiana :

    Napier: "Afrique, l'avortement est la nouvelle forme de colonisation"

    04-09-2019

    "Le recours accru à l'avortement par les femmes africaines est un exemple de colonisation idéologique de l'Afrique". À la veille du voyage apostolique du pape François au Mozambique et à Madagascar, la NBQ s'entretient avec le cardinal sud-africain Napier. "Je serais surpris que la légalisation de l'avortement n'ait aucun effet sur l'augmentation de la violence dans la société". Et sur les abus du clergé et l'homosexualité, cela confirme les propos de Benoît XVI: "La corrélation est là et la promotion des LGBT a provoqué l'effondrement des pratiques morales".


    La semaine dernière, les notes de Benoît XVI sur le sujet des abus sexuels dans l'Église sont de nouveau au premier plan. Le pape émérite, avec une brève note publiée dans la revue "Herder Korresponden", a répondu aux critiques de Birgit Aschmann, soulignant que, dans la réflexion de la professeure allemande sur le discours d'avril dernier, "le mot Dieu n'apparaît pas" dans son argumentation. Les notes de Ratzinger ont provoqué une intense discussion au sein de l'Église, et cela dure depuis des mois. La Nuova Bussola Quotidiana a pu recueillir l’opinion du cardinal Wilfrid Fox Napier sur la question. Dans cette interview, en plus de la déploration ratzingerienne concernant l'effondrement moral commencé en 68, l'archevêque métropolitain de Durban nous a présenté son point de vue sur certaines des questions les plus pertinentes pour la vie du continent africain. Point de vue que nous proposons aux lecteurs le jour du début de la Visite apostolique de François au Mozambique, à Madagascar et à l'île Maurice.

    Votre Eminence, que pensez-vous des notes du pape émérite sur le scandale des abus sexuels dans l'Église?

    Je partage pleinement ce que Benoît XVI a exposé dans ce texte. J'étais en Europe entre les années 60 et 70 et j'ai vu de mes propres yeux les effets dévastateurs de cette révolution sur votre continent et qui se sont étendus très rapidement au reste du monde. Je pense également que toute la culture de la promotion de l'homosexualité, qui fait partie intégrante de cette révolution, a été un facteur déterminant dans l'effondrement des pratiques morales existant depuis lors.

    Les effets dévastateurs dont vous parlez ont-ils touché l'Afrique?

    En Afrique, la moralité sexuelle ne s'est pas effondrée dans les années 60 et 70; c'est un phénomène qui est arrivé beaucoup plus tard et sous des formes mineures par rapport à ce qui s'est passé en Occident. Dans notre pays, les abus se produisent principalement dans les familles dysfonctionnelles. De nombreuses familles qui ne sont pas dysfonctionnelles le deviennent donc à cause de la migration, avec des pères qui ne peuvent séjourner à la maison qu'une ou deux fois par an. Il en résulte que les jeunes n'ont pas de modèle car ils ne sont pas habitués à une présence régulière et constante de leur père. Dans le cas spécifique, en Afrique, nous n’avons pas encore de grande manifestation d’abus dans l’Église, comme par exemple en Amérique. Dans les cas de violence perpétrés par des prêtres et des séminaristes, ce sont les jeunes femmes, y compris des religieuses, qui sont souvent victimes. Aux États-Unis, cependant, où le phénomène est plus constant, les victimes sont principalement des garçons à la puberté.

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  • La subversion gay à l'oeuvre dans l'Eglise de Belgique ?

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    Une étrange soutenance de thèse par un ecclésiastique tournaisien ce 3 septembre 2019 à l'UCL le laisserait penser, d'autant plus que ce prêtre fait partie de l'équipe des formateurs du séminaire de Namur. Derrière une présentation alambiquée et sous un jargon qui évite de dire clairement les choses, l'objectif semble évident : donner droit de cité à l'homosexualité dans l'Eglise. Contentons-nous de rappeler que cela va clairement à l'encontre de la doctrine catholique telle que formulée dans la Lettre publiée le 3 juin 2003 par la Congrégation pour la doctrine de la foi intitulée Considérations relatives aux propositions visant à reconnaître légalement les unions entre personnes homosexuelles qui s'oppose formellement au mariage entre personnes de même sexe. Ce document indiquait clairement que « la reconnaissance légale des unions homosexuelles ou le fait de les placer au même niveau que le mariage signifierait non seulement approuver un comportement déviant [...], mais aussi occulter des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité ». Mais, d'après ce doctorant, le vent aurait tourné à Rome et ces normes seraient "ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François."

    SOUTENANCE PUBLIQUE DE THÈSE DOCTORALE : Bruno Vandenbulcke

    Monsieur Bruno Vandenbulcke, de Tournai, présentera sa dissertation doctorale pour l’obtention du grade de docteur en théologie et la soutiendra publiquement le mardi 3 septembre à 13h00 dans l’auditoire DESC 85, Grand-Place, 45 à Louvain-la-Neuve.

    Le jury est composé de MM. les professeurs

    1. Gaziaux, président
    2. Jacquemin, promoteur
    3. Join-Lambert,
    4. Bondolfi, correcteur extérieur (Université de Genève)
    5. Biancu, correcteur extérieur (Université de Rome)

    Le couple homosexuel et la formation morale des sujets chrétiens.

    Approfondir la vie baptismale comme école de capacités et de responsabilités.

    Penser le couple homosexuel chrétien, ses engagements à la fidélité et ses fécondités, en résumé, sa moralité, demeure une entreprise inquiète d’elle-même en théologie catholique. C’est qu’un tel projet nécessite de travailler sur tous les fronts engagés, ceux de l’identité chrétienne, de la représentation du couple légitime, de l’altérité à discerner, de l’alliance à construire, de l’autorité à situer. L’indice du baptême devient à ce moment-là précieux pour penser les chemins de vie qui se décident à deux, orientés vers la fidélité et la fécondité. Les partenariats homosexuels peuvent y écouter les résonances dont ils ont besoin pour avancer dans leurs propres configurations, recentrés sur une acceptation forte et originale de la dignité humaine, à l’épreuve d’une sensibilité contemporaine qui promeut la discussion, la communication et le débat quand est visé le bien commun. La référence au baptême comme sacrement initiatique et comme dynamisme existentiel provoque une occasion favorable pour situer tout un chacun devant l’édification du relationnel humain et chrétien. Le baptême comme socle de la réelle identité des enfants de Dieu signifie le lieu où hommes et femmes peuvent se retrouver, se situer, se regarder, s’exprimer. La référence au baptême nous situe encore dans une acception plus relationnelle de la vérité morale. Elle nous indique qu’en régime chrétien, la vérité énoncée prend en compte son destinataire. Les préceptes forts et les certitudes inébranlables peuvent alors opérer un mouvement de rétrogression pour rendre la respiration et donc l’éthique disponibles. Nous avons divisé notre recherche en quatre chapitres articulés. Nous sommes partis dans un premier chapitre d’un dialogue avec les normes magistérielles romaines et leurs traductions anthropologiques et psychanalytiques. Ces normes ont en effet forgé un imaginaire qui a dessiné et dessine encore des contours de discernement des comportements sexuels. Elles ont souvent été utilisées pour défendre un ordre familial (!) et critiquer l’idée même de famille homoparentale perçue comme une idéologie contraire au bien des enfants (!!). Elles ont en retour suscité divers contre-discours ainsi que des accommodements quand leur mise en œuvre ne correspondait que difficilement aux aspirations des sujets contemporains et aux réalités de leurs vies. Depuis quelques années, ces normes sont ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François. Nous nous proposons ensuite, dans un deuxième chapitre, de rencontrer la situation concrète des personnes homosexuelles chrétiennes ayant fait le choix d’une vie commune. Il nous semble intéressant de nous tourner vers les milieux associatifs qui accompagnent de telles trajectoires, qui donnent « voix au chapitre » à des itinéraires atypiques de vie chrétienne. En nous mettant à l’écoute de ces associations, nous espérons prendre le pouls d’une question portée non par des personnes isolées mais relayée par des expériences porteuses d’intuitions partageables. Le troisième chapitre part du constat que la référence au baptême joue le rôle de principe inclusif au sein des associations. Elle catalyse en outre les approches des auteurs et des théologiens qui les soutiennent. Nous comprenons que revenir par ce biais vers la condition chrétienne est porteur pour penser l’éthicité du couple homosexuel. Ce chapitre constitue le cœur de notre recherche. Enfin, dans un quatrième chapitre, plus audacieux mais soucieux de rejoindre le concret de bien des vies, nous nous risquons à quelques ouvertures. (les passages soulignés en caractères gras sont du fait de belgicatho)

  • Quand l'UNESCO tente d'imposer partout l'avortement et les droits LGBT dans l'éducation sexuelle

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    De Stefano Gennarini sur C-FAM :

    Une agence de l’ONU tente d’imposer partout l’avortement et les droits LGBT dans l’éducation sexuelle

    NEW YORK, le 30 août (C-Fam).  Une agence des Nations Unies presse les gouvernements d’employer des tactiques anti-démocratiques pour « surmonter l’opposition sociale » à une éducation sexuelle globale qui promeut l’avortement et les droits LGBT.

    Un papier de politique interne publié cet été par l’agence de l’ONU pour la culture et l’éducation, l’UNESCO, approuve des méthodes non démocratiques pour promouvoir une éducation sexuelle explicite et controversée lorsque les parents et les enseignants s’y refusent. Le document souligne de manière répétée les droits à l’avortement et l’acceptation sociale de l’homosexualité comme autant de composants d’une éducation sexuelle globale, auxquels ils sont souvent opposés.

    Le papier de l’UNESCO justifie même le recours à des tactiques musclées en déplorant « les attitudes publiques négatives » à propos de « l’éducation sexuelle globale » qui sont alimentées et diffusées par une opposition organisée et des groupes de pression.

    L’éducation sexuelle globale est peut-être un des sujets les plus controversés dans les négociations et le développement international aux Nations Unies. Ainsi que le Friday Faxl’a déjà signalé, les États membres de l’ONU ont rejeté de manière répétée la notion d’« éducation sexuelle globale » et il n’y aucune évidence concluante d’éléments d’amélioration de la santé ou de réduction des conduites à risques qui pourraient provenir de son adoption.

    Malgré cela, les agences d’aide internationale d’Europe et d’Amérique travaillent avec les agences de l’ONU depuis des décennies pour la faire entrer dans les écoles du monde entier. Mais elles ont rencontré une vive résistance de politiciens, d’enseignants et de parents.

    Le papier de l’UNESCO commence par déplorer « l’hésitation continuelle – si ce n’est le recul – sur l’objectif de déployer l’éducation sexuelle globale ».

    Le papier demande des lois et des politiques qui donnent aux gouvernements un « mandat clair et la justification d’aider à mener les actions nécessaires » pour imposer l’éducation sexuelle globale.

    Il recommande que les consultations publiques sur l’éducation sexuelle globale soient truquées pour étouffer la voix des parents et enseignés concernés, ainsi que des groupes religieux ou fondés sur la foi.

    « Lorsque de vastes consultations sont menées, un fort leadership est essentiel pour éviter un processus interminable » déclare le document.

    « Il peut être difficile de parvenir au consensus, en particulier sur des sujets plus sensibles tels que la contraception, l’avortement sûr, l’orientation sexuelle et l’identité de genre » souligne le document.

    Et il insiste sur le fait que « l’opposition des groupes religieux peut être forte et peut bloquer, voire faire décrocher le développement du programme d’éducation sexuelle globale. »

    Le papier continue en faisant une liste d’exemples où de telles tactiques ont été couronnées de succès, comme au Ghana, au Kenya, en Inde, en Thaïlande et au Zimbabwé. L’UNESCO soutient l’éducation sexuelle globale dans 23 pays d’Afrique sub-saharienne, dit également le document.

    Il critique des pays où les politiques d’éducation sexuelle globale ont été adoptées parce que des enseignants continuent de souligner que l’abstinence est la meilleure méthode pour éviter la grossesse et les maladies sexuellement transmissibles. Il exhorte les pays à adopter des stratégies de contrôle pour assurer que la « qualité » des programmes alignés sur les orientations techniques de l’ONU sur l’éducation sexuelle globale évite cela.

    Le papier se plaint déplore également l’opposition persistante et qui réussit dans certains pays.

    « La forte résistance d’une communauté à l’éducation sexuelle globale, ou même la perspective d’une telle résistance, est un risque réel » se plaint le document.

    Il cite l’exemple de l’Ouganda, où le réaction à la programmation des agences onusiennes a conduit à une révision du programme d’éducation sexuelle en 2016.

    Maintenant, le curriculum révisé de l’Ouganda « n’est pas en ligne avec les critères de qualité promus par le Guide technique international sur l’Éducation sexuelle, car il ne traite pas de certains sujets clés et inclut un langage moralisateur » selon ce papier de l’UNESCO.

    Le Guide technique international sur l’Éducation sexuelle est le manuel promu par toutes les agences de l’ONU pour l’éducation sexuelle elle-même, les programmes « Compétences Pratiques » et d’autres programmes scolaires.

    Pour une critique détaillée de l’Éducation sexuelle globale, voir le IORG Briefing Paper, Seven Reasons to Reject “Comprehensive Sexuality Education.”(Synthèse de l’IORG, sept raisons de rejeter l’« éducation sexuelle globale » –IORG = International Organisations Research Group, ndt).

  • Les évêques européens devraient-ils s'inspirer de la stratégie pro-vie des évêques américains ?

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    De Nicolas Bauer sur aleteia.org :

    La stratégie pro-vie des évêques américains

    L’année 2019 pourrait être l’année d’un renversement législatif sur l’avortement aux États-Unis, renversement dont l’Église catholique américaine n’est pas étrangère. Très en pointe dans la mise en œuvre d’une véritable stratégie au service du respect de la vie humaine, mêlant éducation et assistance, les évêques américains pourraient inspirer les Églises européennes.

    Un juge fédéral du Missouri vient de suspendre ce mardi 27 août l’application d’une loi interdisant les avortements à partir de la huitième semaine, au motif que cette loi allait à l’encontre de la jurisprudence de la Cour suprême américaine. Au cours des derniers mois, de nombreux États (Alabama, Mississippi, Kentucky, Ohio, Géorgie, Louisiane, Missouri, Tennessee…) ont adopté des lois restrictives sur l’avortement dans le but de les faire contester devant la Cour suprême, à majorité désormais conservatrice. L’objectif est d’obtenir l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade de 1973 constitutionnalisant le « droit à l’avortement ». Même si d’autres États (New York, Vermont, Massachusetts, Illinois, Rhode Island…) prennent une direction opposée en renforçant l’accès à l’IVG, la pression vient des États pro-life. Le 11 juillet, une Cour d’appel fédérale américaine a confirmé la nouvelle réglementation interdisant le financement des avortements par le programme de planning familial « Title X ». L’année 2019 pourrait être l’année d’un renversement législatif sur l’avortement, renversement dont l’Église catholique américaine n’est pas étrangère.

    Un « plan pastoral pour les activités pro-vie »

    Dans son encyclique de 1995 Evangelium vitæ « sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine », Jean Paul II exhortait les évêques à être les premiers « messagers infatigables de l’Évangile de la vie ». Sans « craindre l’hostilité ou l’impopularité » (§ 82), il appelait les évêques à la mise en œuvre, dans leurs pays respectifs, d’« une grande stratégie pour le service de la vie », au nom de « la mission même d’évangélisation qui est celle de l’Église » (§ 95). Comme des précurseurs, les évêques américains ont développé et piloté une telle stratégie depuis 1975 et celle-ci semble porter de plus en plus de fruits. Cette expérience pourrait inspirer les conférences épiscopales d’Europe.

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  • El Salvador : la campagne mensongère en faveur de l'avortement dans l'affaire Evelyn Hernandez

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    De Luca Volontè sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana (traduction "de travail") :

    El Salvador, les mensonges pro-avortement dans l'affaire Evelyn

    Evelyn Hernández, une femme salvadorienne qui avait été condamnée pour le décès de l'enfant qu'elle portait dans son ventre, a été acquittée: aucune preuve n'a été présentée contre elle, victime d'un viol et qui aurait expliqué que son fils était mort-né. Pendant des mois, les pro-avortement ont exploité cette triste affaire en affirmant que dans le pays d'Amérique centrale, toujours favorables au respect de la vie, la fausse couche était punie: un pur mensonge.

    Sa législation pro-vie a longtemps été attaquée, en particulier de l'extérieur, mais il résiste : nous parlons d'El Salvador, État d'Amérique centrale de tradition catholique d'environ six millions et demi d'habitants, qui est aujourd'hui l'un des rares pays à protéger la vie des enfants à tous les stades, pendant et après la grossesse. Il a des lois qui punissent ceux qui pratiquent l'avortement et les enfanticides. Le nouveau président Nayib Bukele et la majorité des parlementaires ont exprimé à plusieurs reprises leur engagement à respecter les lois qui défendent la vie dès la conception.

    Il existe parfois des cas d'incertitude juridique, par exemple lorsqu'une femme déclare que l'enfant est mort né. C'est ce qui s'est passé par exemple dans le cas de la Salvadorienne Evelyn Hernández, condamnée à une peine de prison puis acquittée. Maintenant résolu, son cas risque encore de devenir le symbole de la lutte pour la libéralisation de l'avortement dans toute l'Amérique centrale et méridionale.

    Après la gifle reçue il y a un an en Argentine, où la décriminalisation avait été rejetée, les pro-avortements et les 'philanthropes' qui les ont soutenus ont promu une nouvelle stratégie visant à éliminer les personnes conçues dans les pays catholiques et chrétiens d'Amérique latine. Les mouvements pro-avortement exercent une pression pour lutter contre la violence à l'égard des femmes (une initiative plus qu'acceptable) et, lorsque la place est occupée à chaud, ils lancent des propositions parlementaires pour dépénaliser l'avortement en cas de viol: des juges 'ouverts' sont parfois trouvés qui, malgré les lois et constitutions nationales, approuvent l'avortement en cas de viol et de violence et ... le massacre commence. Comme l'ont déclaré les évêques mexicains au sujet d'un arrêt prononcé dans ce sens dans l'État de Mexico, "l'avortement ne peut jamais être la solution permettant de résoudre le drame de la violence à l'égard des femmes".

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  • Il n'y a aucune comparaison possible entre le djihad et les croisades

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    comme on pourra le constater en visionnant cette video (source) :

  • Amélie Nothomb, Gabriel Ringlet : même combat ?

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    Lu sur Sud Presse de ce 4 septembre (p. 17) :

    Gabriel Ringlet et Amélie Nothomb seront réunis pour une… messe

    Gabriel Ringlet a adoré le dernier livre « Soif » d’Amélie Nothomb qui incarne Jésus à cette occasion. « C’est sans doute son meilleur livre », juge le théologien, n’en déplaise aux intégristes. Il l’aime à un tel point qu’il la conviera à donner la messe du Vendredi Saint chez lui, à Malèves-Sainte-Marie. … Ce n’est pas la première fois que le prêtre catholique invite des personnalités connues pour relire le texte de la Passion du Christ. … Des moments qui attirent un monde fou, soit près de 250 personnes. « Car on ne peut pas en accueillir plus, sinon on serait près de 400. Beaucoup de gens sont touchés car on parle de la souffrance de manière différente ». De la souffrance, il y en a beaucoup dans le dernier livre d’Amélie Nothomb. « Elle parle de la souffrance d’un homme qui n’aurait jamais dû s’embarquer dans cette histoire de la croix. Cela fait 40 ans que je dis cela. On a fabriqué une génération pleine de douleurs avec cette ambiguïté face à la souffrance. Ce livre va faire énormément de bien. » … Amélie Nothomb se plaint d’être insultée par des intégristes. « Je le suis aussi en disant que je la soutiens. Il y a des gens qui ont fait leur fonds de commerce sur une conception nauséabonde que rien ne bouge. Ils font partie du passé ».

     

    Rien ne fâche plus la société d’aujourd’hui que la conception chrétienne de la souffrance et de la mort qui affligent notre monde transitoire issu de la faute originelle. Compatir et soulager la peine font, éminemment, partie du message de l’Evangile mais, comme le dit si bien l’auteur de l’ « Imitation de Jésus-Christ » (XVe siècle), « disposez de tout selon vos vues, réglez tout selon vos désirs, et toujours vous trouverez qu’il vous faut souffrir quelque chose, que vous le vouliez ou non : et ainsi vous trouverez toujours la Croix ». Au cœur du mystère de l’homme, la Croix de Jésus nous montre que l’Amour en lui-même est une Passion. Comme l’a remarqué un jour Benoît XVI, « en disant que la souffrance est une face intérieure de l’amour, nous comprenons pourquoi il est si important d’apprendre à souffrir et, inversément, pourquoi éviter à tout prix la souffrance rend l’homme inapte à la vie : celui qui a intérieurement accepté la souffrance mûrit et devient compréhensif envers les autres et plus humain. Celui qui a toujours évité la souffrance ne comprend pas les autres : il devient dur et égoïste ». Et, en ce sens aussi, nous pouvons répéter cette parole de saint Josémaria, si mal comprise : « bénie soit la douleur, sanctifiée soit la douleur » (Chemin, n° 208) qui accomplit l’Homme nouveau. Car depuis le matin de Pâques nous le savons : sa croix et ses plaies sont devenues glorieuses : « Christus resurgens ex mortuis, jam non moritur : mors illi ultra non dominabitur » (Rom., 6,9). Dans un monde qui a cessé d’être chrétien un tel discours est devenu incompréhensible: les Gabriel Ringlet et autres Amélie Nothomb ne sont évidemment pas les seuls à en faire partie.

    JPSC