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Débats - Page 390

  • L'ouverture des archives devrait permettre de faire la vérité sur le pontificat de Pie XII

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    De Vatican News :

    Mgr Pagano: l’ouverture des archives montrera à tous la grandeur de Pie XII

    L’ouverture des archives sur Pie XII, décidée par le Pape François, permettra d’approfondir d’une façon objective la figure d’Eugenio Pacelli, souvent critiqué superficiellement : c’est ce qu’explique le préfet des Archives secrètes du Vatican. Dans un an seront disponibles les documents du Pape, de la Curie et des représentations pontificale sur la période allant de 1939 à 1958.

    Sergio Centofanti – Cité du Vatican

    Le Pape François, recevant les supérieurs, les employés et les collaborateurs des Archives secrètes du Vatican, a annoncé lundi 4 mars son souhait d'ouvrir les archives du Saint-Siège sur le pontificat de Pie XII, le 2 mars 2020. Les chercheurs qualifiés pourront ainsi accéder à une grande quantité de documents conservés au Vatican pour la période allant du 2 mars 1939 au 9 octobre 1958. Il s'agit d'une annonce attendue depuis longtemps par les spécialistes, en coïncidence avec le 80e anniversaire de l’élection de Pie XII.

    L’initiative est longuement détaillée par Mgr Sergio Pagano, préfet des archives secrètes du Vatican, dans L'Osservatore Romano de ce lundi et anticipée par la Salle de Presse du Saint-Siège. «L’importante initiative du Pape François a derrière elle une longue période de préparation au cours de laquelle les archivistes des Archives secrètes du Vatican et leurs collègues des autres archives du Vatican ont effectué un travail patient d'organisation, de recensement et d'inventaire des très nombreux documents», écrit Mgr Pagano.Le Préfet rappelle qu’en 2004 saint Jean-Paul II avait déjà mis à la disposition des chercheurs la vaste documentation du bureau d’information du Vatican pour les prisonniers de guerre (1939-1947) des Archives du Vatican, composée de 2349 unités d’archives, divisées en 556 enveloppes, 108 registres et 1685 boîtes de documentation, avec un fichier alphabétique. Ce qui représente environ 2.100.000 fichiers nominatifs, relatifs aux prisonniers militaires et civils, disparus ou internés, dont on cherchait des nouvelles. Cette documentation avait fait immédiatement l'objet de recherches et est toujours aujourd'hui très demandée par des chercheurs privés ou des proches des prisonniers décédés.

    LIRE AUSSI : Le Pape annonce l’ouverture des Archives secrètes de Pie XII

    Une plus large ouverture

    Au moment de l'ouverture des archives du pontificat de Pie XI (1922-1939), qui avait eu lieu en 2006 sur ordre de Benoît XVI, «nous travaillions déjà à la préparation progressive du matériel documentaire de Pie XII, que de nombreux chercheurs demandaient avec une insistance croissante» explique le Préfet. La quantité de travail «a été très lourde» et cette activité a duré jusqu'à aujourd'hui. Suite à la décision du Pape François, le Préfet précise : «On ouvrira jusqu'en octobre 1958 les Archives secrètes du Vatican, les Archives historiques de la Section pour les rapports avec les États de la Secrétairerie d'État, les Archives historiques de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, les Archives historiques de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, les Archives historiques de la Congrégation pour les Églises orientales, les Archives de la Fabrique de Saint-Pierre, et, selon différentes modalités et formes d'accès, d'autres archives historiques des congrégations, des dicastères, des offices et des tribunaux, à la discrétion de leurs supérieurs».

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  • Abus sexuels et propagande : quand Arte lance notre Carême...

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    De Michel Janva sur le Salon Beige :

    Abus sexuels et propagande : Arte lance notre Carême…

    Abus sexuels et propagande : Arte lance notre Carême…

    Les accusations gratuites, sans procès, se multiplient contre des prêtres, ici décédés.

    La chaîne ARTE diffusera le mardi 5 mars à 20h50, un documentaire intitulé “religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise” (déjà visible en ligne), qui comporte différentes accusations sur les personnes des Pères Marie-Dominique (fondateur de la Communauté Saint Jean) et Thomas Philippe, deux frères décédés depuis de nombreuses années. La chaîne se fonde sur un unique témoignage introduit parmi d’autres affaires auxquelles les Pères Philippe ne sont aucunement liés.

    Marie Philippe, leur nièce, souhaite faire connaitre sa totale désapprobation pour la mise en cause de ses oncles alors même qu’aucun tribunal civil ni canonique n’a établi les faits allégués. Elle s’étonne ainsi du silence de l’institution catholique face à ce « procès »  qui vient atteindre deux hommes qui sont aujourd’hui dans l’incapacité de pouvoir se défendre.

    Les faits allégués sont peu crédibles pour ne pas dire grotesques. Qui plus est, par le truchement d’une personne qui n’est plus religieuse depuis… 1974. Vous trouverez sur son site construit spécialement à cet effet toutes les raisons et les pièces qui conduisent à son intervention.

    Un ancien frère de la communauté Saint-Jean, aujourd’hui incardiné dans un diocèse, dénonce aussi un article paru dans Famille chrétienne, lequel s’appuie… sur cette émission.

    Il ne s’agit pas de nier les graves abus sexuels commis par des clercs. Mais on ne peut pas croire n’importe quelle histoire, n’ayant donné lieu à aucun procès, reposant sur des témoignages douteux, et pratiquer l’amalgame. La famille du père Marie-Dominique Philippe est favorable à la mise en place d’une politique de transparence sur les faits présumés que celle qui a motivée les dénonciations controversées, avec la mise en place d’une véritable commission d’enquête qui aurait pour mission d’infirmer ou de confirmer les faits ayant conduit à la « condamnation » des défunts. Et en attendant, il serait souhaitable que les autorités de l’Eglise protestent contre les violations constantes dans la presse du principe de présomption d’innocence dont devraient bénéficier les défunts Pères Marie-Dominique et Thomas Philippe. Et en particulier au cours de l’émission de télévision d’ARTE prévue le 5 mars.

  • "Sodoma" et Maritain : des pages fragiles ou nulles

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    De Florian Michel et Michel Fourcade sur le site du journal La Croix :

    Un « code Maritain » à « Sodoma » ? Une erreur de perspective historique

    Par Florian Michel, Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne et Michel Fourcade, Université Paul-Valéry Montpellier 3.

    Frédéric Martel accorde une grande importance au philosophe Jacques Maritain (1882-1973), au point d’en faire la clé interprétative de Sodoma : « Pour comprendre le Vatican et l’Église catholique, au temps de Paul VI comme d’aujourd’hui, Jacques Maritain est une bonne porte d’entrée. J’ai découvert peu à peu l’importance de ce codex, ce mot de passe complexe et secret, véritable clé de lecture de Sodoma. Le code Maritain (p. 187). »

    Dès le premier chapitre, l’auteur inclut Maritain dans une galerie d’« auteurs homosexuels ». Dans l’épilogue, il établit une typologie des clercs-gays et se sert de Maritain pour caractériser le premier type : « Le modèle "vierge folle", fait d’ascétisme et de sublimation, c’est celui qui caractérise Maritain, François Mauriac, Jean Guitton et peut-être aussi quelques papes récents. » Il s’agirait « d’homophiles contrariés », qui ont « choisi la religion pour ne pas céder à la chair; et la soutane pour échapper à leurs inclinations. L’amour d’amitié est leur penchant naturel. On peut penser qu’ils ne sont guère passés à l’acte (p. 605-606). »

    Le chapitre 7 est consacré à définir ce « code Maritain » : l’homosexualité sublimée ou refoulée à travers la chasteté conjugale ou sacerdotale se traduirait par une « homophilie », qui deviendrait in fine « homophobie intériorisée ». Martel aligne les noms des papes et des cardinaux de curie qui partageraient ce « code » : « On ne peut comprendre les papes Jean XXIII, Paul VI et Benoît XVI, ni la majorité des cardinaux de la Curie romaine, si on ne décrypte pas le maritainisme comme une donnée intime sublimée (p. 192). » Étant donné l’importance doctrinale, politique, métaphysique de l’œuvre de Maritain au XXe siècle, si tout cardinal lecteur de Maritain devient aussitôt gay friendly,refoulé, voire openly gay, on arrive tout naturellement à 100 % de cardinaux gays…

    « L’auteur entend devenir historien, et c’est là que les choses se gâtent »

    Soulignant la nécessité de « remonter aux matrices anciennes, bien qu’elles nous semblent d’un autre temps (p. 199) », l’auteur entend devenir historien, et c’est là que les choses se gâtent. Si, sur le plan épistémologique, l’historien de métier n’a rien à dire sur l’enquête produite, assise pour l’essentiel sur des entretiens privés et des procédés d’écriture littéraires (allusions, associations, name dropping), il a par contre, quant à ce supposé « code Maritain », le devoir et les moyens de clarifier certains points. Erreurs factuelles, ignorance de la bibliographie, anachronismes conduisent ici l’auteur à des affirmations tantôt naïves, tantôt cocasses et réfutables.

    Les questions soulevées méritaient pourtant plus de finesse. Mais, quant à Maritain, Martel reste sous la dépendance de Jean-Luc Barré, auteur d’une biographie du philosophe publiée en 1995, par ailleurs éditeur et ardent promoteur de Sodoma.

    Depuis cette biographie ont cependant été publiés de nombreux ouvrages historiques et beaucoup de correspondances de Maritain avec les interlocuteurs les plus variés. La seule prise en compte de cette documentation abondante aurait très sérieusement nuancé et souvent corrigé les interprétations ici imprudemment développées.

    Il n’en est rien hélas, et l’analyse de Frédéric Martel est de ce fait truffée d’erreurs. Non, Raïssa Maritain ne fut pas une épouse de « contrainte » ou d’alibi comparable à celle d’André Gide (p. 190) et ce n’est rien connaître de leur aventure et de leur rayonnement que de supposer un couple Maritain « en trompe-l’œil ». Non, la sociabilité du philosophe ne fut pas seulement, loin s’en faut, celle des « célibataires, des intellectuels homosexuels et des jeunes éphèbes (p. 191) »  : on est certes là au cœur des Années folles, et si les Maritain reçoivent en effet des homosexuels cocaïnomanes (les deux questions sont alors liées), il y a aussi dans leur salon des femmes, des orthodoxes, des juifs, des protestants, des catholiques mariés, divorcés ou pères de famille nombreuse, etc.

    Non, Maritain n’a pas « préféré détruire ses carnets de notes intimes pour éviter que ses biographes ne s’aventurent trop loin ». Ces carnets sont en cours de publication depuis cinq ans dans les Cahiers Jacques Maritain… Surinterprétant certains textes en faveur de sa cause, l’auteur pèche également par ses extrapolations.

    Non, la correspondance Maritain-Psichari n’a pas été « publiée récemment », et il ne s’agit pas de « 175 lettres d’amour (p. 197) ».

    « Toujours fragiles, parfois nulles »

    Les fragments équivoques des premières lettres de 1899, entre les deux jeunes gens de 17 ans, exigeaient d’être contextualisés et mis en perspective par la centaine de lettres des quinze années suivantes. Martel suborne en un sens ses témoins et invente un corpus documentaire qui, affirme-t-il, est publié alors qu’il ne l’est pas, et dont il biaise l’interprétation, sans cependant considérer toute la documentation existante.

    Comme historiens, il nous faut donc juger les pages de ce chapitre 7 pour ce qu’elles sont : toujours fragiles, parfois nulles. Et il nous faut surtout souhaiter que les débats autour de l’homosexualité dans le milieu Maritain – beau sujet légitime et complexe – ne reposent pas seulement sur des procédés militants, dans une perspective de scandale médiatique délibéré, mais puissent être posés, sans préjugés, outrances ou amalgames, sur une base documentaire intégrale.

    Florian Michel et Michel Fourcade

  • Abus dans l'Eglise : le syndrome de Contumeliosus

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    D'Arnaud Join-Lambert (Faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain) sur le site du journal La Croix :

    Le syndrome de Contumeliosus et les abus dans l’Eglise

    Pour tenter de comprendre la gestion calamiteuse des abus sexuels dans l’Église catholique, il est utile de rappeler la situation d’un évêque du VIe siècle dont on ne sait presque rien, mais qui a laissé sa marque dans l’histoire comme un horrible évêque que ses confrères ont dû subir et gérer tant bien que mal. Contumeliosus était évêque de Riez, petit évêché de Provence aujourd’hui disparu. Non seulement il détournait les fonds du diocèse, mais il était dépravé et adultère. Le nom latin qu’il reçut indique son état, « l’outrageant », « l’injurieux », ou les deux. Il était le méchant rêvé et parfait du scénario d’un mauvais film. Lors d’un concile provincial à Marseille en 533, présidé par saint Césaire d’Arles, Contumeliosus, l’outrageant, est condamné à rembourser l’argent volé et à un temps de pénitence dans un monastère. Le plus intéressant pour notre époque de crise ecclésiale actuelle est ce qui suivit. Le pape Jean II conteste le verdict selon lui trop clément et demande le renvoi définitif de l’évêque scandaleux. Après un appel de Contumeliosus, le pape suivant, Agapit Ier, le rétablit dans ses droits après le temps de suspension.

    En deux papes, tout est dit de l’impossibilité d’une gestion sereine des mauvais évêques, ou plutôt des « erreurs de casting », ces responsables choisis alors qu’ils n’auraient pas dû l’être. Il est d’abord particulièrement difficile de désavouer son collègue, celui qu’on a choisi et avec qui on travaille. Cette dimension humaine est accentuée en Église, entre des évêques, des pairs unis dans la foi et le don d’eux-mêmes au plus grand service qu’est celui de Dieu en la communauté croyante et célébrante. Le déni et la souffrance profonde ne peuvent que se mêler lorsqu’est révélé le comportement scandaleux d’un des siens. Ceci vaut pour les évêques, mais aussi pour les prêtres. Il est facile de comprendre pourquoi le regard choqué, voire révolté, de l’extérieur, fut indispensable et décisif pour la prise de conscience si tardive de la gravité des abus sexuels commis par des clercs.

    Alors que faire ? L’histoire de Contumeliosus nous enseigne que les responsables ecclésiaux ne sont pas préparés à la gestion de telles affaires. Toute situation de pouvoir peut fasciner des individus soit malintentionnés, soit fragiles et aisément corruptibles. La première réponse, une fois que le mal est fait, est collective et par les pairs. Le concile provincial de Marseille a jugé le mouton noir en son sein, sans rien cacher de ses turpitudes, qu’il a lui-même reconnues. Aujourd’hui, on peut légitimement se demander pourquoi il faut attendre les sanctions de Rome. Le retour à l’état laïc pourrait être décidé localement, et sans limite de prescription canonique. Il faudrait ici réviser le droit canon, laissant à Rome la fonction de seconde instance en appel.

    Et les papes ? Jean II et Agapit Ier prirent des options différentes, le premier en fonction du mal commis, le second selon les droits de la défense. Pourtant nous ne sommes pas dans le monde de la justice humaine. En toute victime, c’est le Christ qui est abusé, violé, tué. Mais lorsque l’agresseur est un homme qui, par le sacrement de l’ordination qu’il a reçu, agit en la personne du Christ (sacrements, gouvernance), la situation mérite les plus fortes sanctions et le plus rapidement. Voyons concrètement ce syndrome de Contumeliosus. Le retour à l’état laïc de deux évêques chiliens en septembre inscrit le pape François dans la ligne de Jean II, ainsi que la récente sanction la plus forte de l’ex-cardinal McCarrick. Mais ailleurs, on peut se demander pourquoi l’ancien évêque de Bruges, condamné pour inceste et démissionnaire forcé, coule les jours heureux d’une « pénitence » discrète avec sa pension aux frais de l’État belge. Les autres évêques belges demandent pourtant son retour à l’état laïc. Les victimes de l’évêque démissionnaire de Guam ne se réjouissent certainement pas qu’il puisse continuer à célébrer l’eucharistie. Ces deux exemples manifestent une continuité de la ligne d’Agapit Ier. Aujourd’hui, il en va de la survie de l’Église catholique de prendre en tout le parti des victimes.

  • Quand l'Eglise est clouée au pilori

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    De Jean Duchesne sur le site Aleteia.org :

    L’Église au pilori

    Pas de semaine sans nouveau coup dur pour l’Église, au point qu’on peut se demander si elle est coupable ou victime. Elle doit repousser l’angélisme autant que l’hypocrisie. Mais elle peut aussi pousser le réalisme bien plus loin que la légitimation arbitraire de certaines pulsions.

    On peut avoir l’impression ces temps-ci que l’Église est mise au pilori sur cette moderne place publique que sont les médias : elle est bombardée de fruits avariés et de déchets nauséabonds, assaisonnés de ricanements et de quolibets. Et l’on n’entend guère que deux questions : quelle est la prochaine immondice qu’elle ne pourra esquiver ? Et saura-t-elle s’en remettre ? La première interrogation ne disparaîtra sans doute qu’au jour (non programmable) où personne ne pourra plus prendre l’institution ecclésiale en défaut.

    Coupable ou victime ?

    Mais la réponse à la seconde question ne peut déjà être que « oui ». L’exposition à l’opprobre est une humiliation, pas une exécution capitale, bien que l’objet de dérision serve de bouc émissaire. Il n’est besoin d’invoquer ici ni les persécutions de l’Antiquité ni, à l’inverse, les prélats corrompus de la Renaissance, qui montrent que l’Église n’a pu ni être détruite ni se détruire elle-même. Un exemple profane suffira : Daniel Defoe fut condamné au pilori. Cette honte ne l’empêcha pas d’être plus tard l’immortel auteur d’une belle histoire de survie : Robinson Crusoé. Le vrai problème est toujours de savoir si la peine est méritée.

    Lire la suite sur aleteia.org

    Lire également l'éditorial de Christophe Geffroy (dans La Nef du mois de mars) intitulé "Un besoin de purification"

  • KTO : Bilan du « sommet » sur la lutte contre les abus sexuels dans l'Église

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    JPSC

  • Mode d'emploi pour abolir la règle du célibat des prêtres dans l’Eglise latine

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    Le pronostic de Denis Crouan sur le site « Pro Liturgia »

    Lorsque se tiendra le synode des évêques de l’Amazone, en octobre, la possibilité discutée depuis longtemps d’ordonner à la prêtrise des hommes mariés dans les régions où il y a une pénurie de prêtres (la France sera bientôt au nombre de ces régions) sera mise sur la table.

    Qui n’a pas remarqué que lorsque celui que Saint-Ignace de Loyola appelle « l’ennemi de la nature humaine » fait des propositions aux hommes, ses propositions contiennent toujours les trois mots suivants : « préservé, exceptionnel, légal » ?

    Cette stratégie verbale a été employée dans le domaine liturgique. On sait, par exemple, que la communion reçue dans la main n’a commencé qu’en 1969 par un indult - une exception à la loi - pouvant entrer en ligne de compte uniquement sous certaines conditions. Et puis... on sait la suite : l’exceptionnel est devenu la norme.

    En Amazonie brésilienne, il est un fait que de nombreuses communautés catholiques n’ont qu’une messe par an, généralement célébrée par un prêtre arrivant en bateau.

    Alors, qu’en est-il de tous ces fidèles qui, là-bas, aimeraient avoir davantage d’occasions d’aller à la messe tandis qu’ici, en France, on supprime des messes sous x prétextes tous plus fallacieux les uns que les autres ?

    Oui, le « synode amazonien » décidera probablement que, pour la « bonne cause », il faudra imaginer le « bon moyen » : celui des prêtres mariés. En fait, c’est le moment idéal pour que cette nouveauté sacerdotale soit adoptée sans faire de vagues : on sort tout juste d’une discussion sur les « abus sexuels ». On devine déjà quels seront les titres des médias : « Grâce à François, l’Eglise évolue enfin : le mariage des prêtres va permettre de mettre un frein aux abus sexuels dont ont été victimes des séminaristes et des enfants. » Ou mieux : « Francesco santo subito ! »

    Encore une fois, la fin - l’Eucharistie pour les fidèles - va justifier un moyen exceptionnel : les prêtres mariés. Et peu après, on verra ce moyen « exceptionnel » devenir la norme tandis que la norme du célibat sacerdotal deviendra l’exception exigeant l’obtention d’un indult. Oui, à ce rythme-là, un prêtre souhaitant demeurer célibataire pour se donner totalement à sa mission sacerdotale devra obtenir un indult d’une commission spéciale créée dans les coulisses de Sainte-Marthe.

    Ref. Dimanche, 3 mars 2019.

    La même tactique a été employée pour éliminer pratiquement l’usage du chant grégorien et du latin dans la messe réformée de Paul VI, alors que la constitution « sacrosanctum concilium » adoptée par Vatican II prétendait réserver la place "principale" mais non exclusive à cet usage …  

    JPSC

  • Léopold II et les fantasmes d’une histoire coloniale belge « revue et corrigée »

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    Un groupe d' «experts » des Nations Unies vient de demander à la Belgique de s'excuser pour son passé colonial et les crimes commis, selon eux, durant ce « chapitre sombre » de son histoire:  "Les violations contemporaines des droits de l'homme, déclarent-ils,  ont pour origine le manque de reconnaissance de l'ampleur réelle de la violence et de l'injustice pendant la période coloniale" belge: pas moins !

    Commentaire à la VRT du Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque émérite de Kinshasa,  de passage en Belgique pour une rencontre dans le cadre des grandes conférences catholiques et une visite au Sénat :

     "Vous me demandez ce que les Congolais pensent de cela, mais les Congolais vous ont-ils demandé de vous excuser?  Il y a des questions plus importantes, telles que le développement du pays. Si vous faites cela, cela signifie que le fichier est ouvert et que vous risquez d’ouvrir les autres : agissons alors avec courage et ouverture d’esprit pour permettre à ces personnes de ne pas aller trop loin dans le processus." !

    Réponse aux « experts » onusiens

    par le professeur émérite Jean-Luc Vellut, historien, publiée par « La Libre Afrique » :

    léopold II jpg.jpg

    « Dans une communication récente au journal De Standaard (20.02.2019), le professeur G. Vanthemsche démontre clairement le caractère très hypothétique des chiffres de mortalité hors normes qui sont brandis comme autant de faits avérés (!) de l’histoire démographique du Congo. Il s’en prend aussi à l’absurdité et à l’indécence qu’il y a à comparer des pertes que l’on peut attribuer à la conquête coloniale avec celles, planifiées, dues aux régimes totalitaires du XXe siècle. On en est venu à faire de Léopold II un précurseur de Hitler, Staline, voire Pol Pot (!). Le Guardian du 22 février publiait de son côté un article flamboyant accusant l’État Indépendant du Congo non seulement de meurtres mais aussi de mutilations de masse . L’occasion de l’article avait d’ailleurs été le bizarre épisode d’une main coupée sur un monument colonial à Ostende.

    https://www.theguardian.com/world/2019/feb/22/statue-missing-hand-colonial-belgium-leopold-congo?CMP=share_btn_link

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  • "Rien ne nous préparait à devoir un jour regarder l’Église catholique comme un lieu du mal commis sur des enfants ou des adolescents..."

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    L'archevêque de Reims commente la crise des scandales sexuels (sur le site de l'archidiocèse de Reims) :

    Réflexions sur le climat ecclésial présent – par Mgr Eric de Moulins-Beaufort

    Le 27 février 2019

    Je peux me représenter que ce que vous découvrez au fil des semaines depuis cet été, s’ajoutant à bien d’autres faits révélés auparavant, suscite en vous du dégoût et du découragement. Rien ne nous préparait à devoir un jour regarder l’Église catholique comme un lieu du mal commis sur des enfants ou des adolescents, du mal dissimulé, camouflé, non traité. Je suis baptisé depuis 1962, prêtre depuis 1991, évêque depuis 2008 : rien ne m’avait laissé même pressentir que j’aurai à constater tant de faits graves et inadmissibles commis par des prêtres à l’encontre de ceux et de celles qui leur étaient confiés ; rien ne me permettait d’imaginer que les autorités de l’Église pouvaient s’être montrées si peu attentives, si peu responsables, si peu soucieuses de tout tirer au clair face à de tels faits. Depuis mars 2016, mes responsabilités parisiennes m’ont obligé à regarder ces faits sans faiblir ; j’ai rencontré des personnes victimes ou des parents de personnes victimes ; j’ai rencontré des prêtres qui se sont rendus coupables de crimes ou bien qui se sont laissés aller à des gestes qui, sans être des délits, sont des gestes inadmissibles qui représentent des abus du sacerdoce qu’ils ont reçu du Christ.

    Bien sûr, dans notre contexte actuel pèse un effet d’accumulation. Tous les abus sexuels et tous les abus de pouvoir commis un jour quelque part sur notre planète par un prêtre catholique sont d’un coup déposés tous ensemble sur la table commune sous le regard effaré de tous les hommes, des catholiques au premier chef.

    Du jeudi 21 au dimanche 24 février, le Saint-Père a réuni à Rome les présidents des Conférences épiscopales du monde entier. Les exposés tenus sont accessibles sur internet, sans difficulté. Nous verrons les décisions qui seront prises. Le Pape est tout à fait déterminé à faire sortir l’Église des attitudes, des pratiques, des silences, des ombres, qui ont rendu possibles non seulement les crimes et les délits dont il est question mais aussi que ceux-ci ne soient pas vraiment repérés, nommés, jugés, que leurs auteurs ne soient pas sanctionnés et que leurs victimes ne soient pas écoutées et consolées. Pour nous, il est clair que la collaboration avec les autorités judiciaires de notre pays doit être sans faille. Il est des situations que ces autorités ne peuvent sanctionner. Elles ne sauraient faire échapper à l’œuvre de vérité nécessaire.

    Nous savions que l’Église avait connu des abus de la part de ses dirigeants, mais nous pensions avoir vu le pire avec les papes Borgia et certains de leurs successeurs immédiats. Les réformes du concile de Trente avaient lancé un immense travail dans la formation des prêtres mais aussi dans la vie spirituelle des prêtres qui paraissait garantir la haute qualité du clergé, quelques abbés libertins du XVIIIème étant mis à part. Nous estimions qu’avec Vatican II les relations entre prêtres et fidèles laïcs s’étaient profondément renouvelées, qu’elles s’étaient simplifiées, qu’elles étaient de service commun dans la mission donnée par le Christ et non plus de contrôle social et d’encadrement. Nous étions naïfs. Sans cesse, l’humanité retourne à ses démons ; elle a peur de la liberté spirituelle que le Christ lui ouvre.

    Permettez-moi de vous dire là-dessus encore deux choses.

    Ma conviction profonde est que le travail qui s’accomplit est un don de la miséricorde divine. Dieu n’abandonne pas son Église, au contraire, il travaille à la purifier, y compris du mal qui était en elle et qu’elle s’obstinait à ne pas voir. Il nous donne la possibilité de nous dégager de la gangue d’ambiguïtés et d’aveuglements qui a rendu possibles les faits qui conduisent à la crise que nous connaissons. Le Seigneur permet aussi aux coupables de se repentir. L’épître aux Hébreux signale qu’il est redoutable de tomber entre les mains du Dieu vivant. L’auteur veut dire qu’il est redoutable d’affronter le jugement de Dieu sans s’être repenti, sans avoir appris à le faire. Le plus déroutant, à mon sens, dans un certain nombre de faits portés à la connaissance du monde entier, est la capacité de déni d’un grand nombre de coupables, déni non pas des faits mais de leur portée, et la capacité de prêtres et même d’un évêque de vivre comme si Dieu ne voyait rien et ne jugeait rien, jusqu’à accepter d’accumuler les plus hautes responsabilités et les plus grands honneurs.

    Ma deuxième conviction est que le travail de vérité que l’Église doit vivre concerne tous ses membres et est un service à rendre à l’humanité. Nous pouvions penser être la part la plus sainte de l’humanité. Assurément, il y a des saints parmi nous et beaucoup de sainteté dans le peuple de Dieu. L’ivraie est pourtant plus nombreuse et plus enracinée que nous ne voulions ou ne pouvions le voir. Mais ce qui est mis sous les yeux de tous est l’extrême délicatesse des relations humaines, et très spécialement de la relation éducative. Facilement, elle peut être corrompue en une relation d’abus. Le piège serait de renoncer à avoir des relations intenses, de renoncer à nous mettre au service des enfants et des jeunes, de renoncer à travailler pour les aider à s’ouvrir à la beauté et à la bonté de la vie et de l’univers, à la beauté et à la bonté de leur humanité faite pour être aimée et plus encore pour aimer. Mais, pour cela, il nous faut plus de délicatesse, plus de décentrement de nous-mêmes, plus de sens du service, plus de prudence à l’égard de tout pouvoir, plus de conscience que le seul Maître digne de l’être humain est Dieu lui-même, venu en notre chair en Jésus de Nazareth. Nous essayons de vivre l’amour du prochain jour après jour, avec humilité mais aussi avec détermination. Nous portons une haute idée de la dignité de l’être humain qui n’est pas un consommateur et un producteur seulement mais, avant tout, une image de Dieu chaque fois unique et irremplaçable, méritant d’être infiniment respectée. Nous osons croire que la sexualité n’est pas qu’une affaire de pulsions mais est un don qui peut permettre des relations profondes, durables, bienfaisantes au long des années. Ne renonçons pas jamais à vivre à la hauteur de cette idée-là de l’homme, voulu par la bonté du Père et appelé à en être le porteur.

    + Éric de Moulins-Beaufort,
    Archevêque de Reims

  • La condamnation du cardinal Pell : il y a lieu de s'interroger

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    De Philippe de Saint-Germain sur Aleteia.org :

    Condamnation du cardinal Pell : un verdict qui interroge

    Reconnu coupable de pédophilie, le prélat australien a été condamné au terme d’un procès qui soulève des questions dans le monde entier.

    La condamnation du cardinal australien George Pell, reconnu coupable d’agression sexuelle sur mineurs dans les années 1990, suscite des interrogations chez les commentateurs qui suivent le dossier de près. Alors que ses avocats ont fait appel et que le prélat proclame toujours son innocence, un professeur de droit interrogé par le Guardian soutient que George Pell a de bonnes chances d’être lavé de ses accusations. Pour le professeur Jeremy Gans, expert en matière de procédure pénale et d’appel en droit de l’université de Melbourne, l’invocation du « critère déraisonnable » par l’accusation devrait emporter la décision. Les experts judiciaires interrogés par le quotidien confirment cet avis : selon cet argument, le jury a rendu un verdict sans preuve.

    Des accusations « incroyables »

    Ce diagnostic est partagé par un autre juriste, le jésuite australien Frank Brennan, qui s’est déclaré « surpris » par le verdict, et même « dévasté ». L’ancien professeur de droit, aujourd’hui directeur du Catholic Social Services Australia et avocat célèbre de la cause des droits de l’homme dans son pays, a suivi plusieurs audiences du procès du cardinal, dont il ne partage pourtant pas vraiment la sensibilité ecclésiale conservatrice. Brennan ne s’explique pas pourquoi les « contradictions et les nombreux détails improbables du récit de l’accusation » aient pu entraîner la condamnation. Le jésuite, qui connaît bien les usages liturgiques et leurs contraintes, sait que « toute personne familiarisée avec le déroulement d’une messe solennelle dans une cathédrale trouverait très peu probable qu’un évêque abandonne, sans motif grave, une procession pour se retirer seul sans accompagnement dans la sacristie ». Les autres accusations d’attouchements plus ou moins déshabillés lui paraissent également « incroyables » de la part d’un archevêque en ornement liturgique complet, dans une sacristie ouverte… Il dénonce un climat pesant où la pression qui s’exerce sur la justice est inquiétante : « Si l’appel échoue, dit-il, j’espère et prie pour que Pell, qui se dirige vers la prison, ne soit pas la victime involontaire d’une nation à la recherche d’un bouc émissaire. »

    Bouc émissaire ?

    Dans la presse australienne, de hautes personnalités ont affiché leur soutien au cardinal, dont deux anciens premiers ministres, John Howardet Tony Abott. Aux États-Unis, c’est le théologien George Weigel qui a pris la défense de George Pell dans la revue First Things. Pour le biographe de saint Jean Paul II, c’est la puissante personnalité de ce cardinal réformateur qui a totalement restructuré l’Église d’Australie qui est visée : « Si Pell devient le bouc émissaire des échecs qu’il a contribué à renverser avec acharnement, il faut se poser la grave question de la capacité de l’opinion publique australienne à demeurer dans la raison et l’équité élémentaire. Mais aussi s’interroger sur la soif de sang de ce laïcisme médiatique agressif, qui veut régler ses comptes politiques et ecclésiastiques avec les citoyens les plus éminents qui ont osé défier le discours “progressiste” sur tous les sujets, de l’interprétation de Vatican II à l’avortement, en passant par le changement climatique et la guerre contre le djihadisme. »

    En France, l’hebdomadaire La Vie publie une interview du professeur Massimo Faggioli, professeur de théologie et d’histoire religieuse à l’université Villanova de Philadelphie (États-Unis), enseignant depuis 2017 à l’Institut australien d’éducation théologique de Broken Bay Institute, à Sydney, qui fait part lui aussi de sa « surprise personnelle » après l’énoncé du verdict.

    Le droit de se défendre

    De son côté, le Saint-Siège a pris acte de la condamnation du cardinal, en affirmant son « profond respect » pour la justice australienne. « C’est une nouvelle douloureuse qui, nous en sommes bien conscients, a choqué beaucoup de monde, pas seulement en Australie », a déclaré le porte-parole du Vatican, Alessandro Gisotti. Dans un communiqué, les autorités romaines précisent que pendant toute la durée de la procédure, Mgr George Pell, n’est pas autorisé « par mesure de précaution », à « exercer son ministère en public » ni à entrer en contact avec des mineurs. Selon les modalités et les délais établis par le droit canon, la Congrégation pour la doctrine de la foi pourrait ensuite se saisir de son cas. Mais « au nom de ce respect de la justice, nous attendons maintenant l’issue du procès en appel, en rappelant que le cardinal Pell a réaffirmé son innocence et qu’il a le droit de se défendre jusqu’en dernière instance », a ajouté le Vatican.

    Lire également : http://www.ncregister.com/daily-news/calling-cardinal-pells-prosecution-what-it-is-religious-persecution

  • Un nouveau front est ouvert pour achever de discréditer l'Eglise

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    Pas de répit pour l'Eglise catholique. Après les scandales de la pédophilie, les scandales d'abus sexuels perpétrés sur des religieuses par des ecclésiastiques : la RTBF (ainsi qu'Arte) monte au créneau et on peut évidemment craindre le pire en matière de sensationnalisme et de généralisation abusive. De toute façon, le mal déjà fait en matière de pédophilie sera complété par celui-ci. Le but de l'opération consiste moins à informer qu'à déconsidérer et discréditer l'Eglise dont la parole apparaîtra comme hypocrite et dérisoire. La présentation de cette émission donne le ton :

    "Religieuses abusées, l'autre scandale de l'Eglise"

    L'église catholique a fréquemment été pointée du doigt pour des scandales d'abus sexuels sur mineurs. Aujourd'hui, Questions à La Une se penche sur une autre facette de celle-ci. Pour la première fois, des Sœurs, Mères supérieures, prêtres et même violeurs brisent l’omerta pour témoigner de ces abus sexuels systémiques.

    Depuis 1994, le Vatican a été alerté par plusieurs rapports confidentiels que des novices ou des nonnes sont violées par des hommes d’église. Avec la complicité des tribunaux ecclésiastiquesces rapports sont restés lettres mortes et les violeurs continuent de sévir en toute impunité.

    Marie-Pierre Raimbault et Eric Quintin ont mené l'enquête.

    Un secret bien gardé...

    Dans le monde entier, des hommes d'églises abusent sexuellement de religieuses placées sous leur autorité. Lorsqu'elles se retrouvent enceintes, ces religieuses sont forcées d'avorter voire même expulsées de leur communauté.

    La haute justice du Vatican a constamment protégé ces prêtres abuseurs et cela fait maintenant plus d'une vingtaine d'années que des Soeurs dénoncent ces actes, en vain.

    Il est temps d'agir !

    Malgré les rapports transmis au Saint Siège par ces lanceuses d’alerte, trois papes se sont succédés sans jamais mettre un terme à l’esclavage sexuel des femmes consacrées...

    Au terme d’une investigation mondiale qui a duré plus de deux ans, des victimes, leurs mères supérieures, des prêtres, et même des proches du Pape François, révèlent l’autre scandale sexuel de l’Eglise catholique.

  • Recourir à l'avortement quand la vie de la mère est en danger ?

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    FAUT-IL RECOURIR À L'AVORTEMENT QUAND LA VIE DE LA MÈRE EST EN DANGER ?

     de genethique.org

    L’argument avancé pour défendre la proposition d’étendre la loi sur l’avortement dans l’état de New York et de l’autoriser pendant les neuf mois de grossesse, est que l’avortement est parfois médicalement nécessaire. Mais les gynécologues-obstétriciens savent qu’il n’y a pas de situation où l’avortement est médicalement nécessaire, que la destruction de l’enfant à naître n’est pas nécessaire pour sauver la vie de la femme.

    En cas de danger pour la mère, ce qui est nécessaire, c’est de séparer la mère et l’enfant. Et le médecin, conformément au serment d’Hippocrate et à la déclaration de Dublin, peut séparer l’enfant de sa mère en cherchant à tout faire pour préserver sa vie, ce qui est différent d’un avortement, qui met délibérément fin à la vie de l’enfant. Or, mettre fin à la vie de l’enfant ne sauve pas sa mère.

    Lors d’un avortement tardif, on injecte au bébé un poison pour arrêter son cœur et induire le travail. Ce qui prend entre 2 et 3 jours. Aussi, l’avortement ne peut pas être une solution dans les situations d’urgence. L’avortement n’a pas pour but de séparer l’enfant de sa mère. Aussi l’argument avancé n’est-il pas conforme à la réalité. Dans la réalité, le médecin peut séparer la mère et l’enfant en essayant de donner à chacun la meilleure chance de vivre.

    Pour aller plus loin : Donald Trump s’oppose aux avortements tardifs

    Sources: Washington examiner, Lila Ros et Donna Harrison (26/02/2019) - Abortion is never medically necessary