- Comité international de bioéthique : réflexion sur les risques des progrès de la biomédecine 30/07/2013
- Espagne: "PMA pour tous", en arrière toute? 30/07/2013
- Royaume-Uni: vers une modification de la législation sur l'avortement? 29/07/2013
- Le transsexualisme devant la CEDH 29/07/2013
- Il n'y a pas de cellules souches de type embryonnaire dans le sang 25/07/2013
Débats - Page 646
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Sur Gènéthique.org : biomédecine, PMA, avortement, transsexualisme, cellules souches
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La reconnaissance de l'enfant à naître et les incohérences d'une société déboussolée
Un avant-projet de loi permettant aux parents qui le demandent de faire inscrire dans les registres d'état civil la naissance d'un foetus né sans vie entre le 140e et le 179e jour de gestation a été approuvé en conseil des ministres. C'est un progrès dont nous nous réjouissons puisqu'il va dans le sens d'une prise en considération de l'enfant à naître mais cela met aussi en évidence les incohérences de notre société à l'égard de l'enfant en gestation. Tout se passe dans l'arbitraire, sans justifications d'aucun ordre : pourquoi le 140e jour et pas le 139e? Pourquoi ce seuil des six mois? Et si, d'une part, on reconnaît aux parents le droit de faire consigner l'existence d'un foetus né sans vie, la loi permet également de mettre fin aux jours de foetus bien en vie sans autre forme de procès...
Voici l'information telle qu'elle est parue dans La Libre :
Perdre un enfant, désiré et attendu, en cours de grossesse est toujours un drame. Auquel s’ajoutait jusqu’ici la douleur immense de la non-reconnaissance : avant six mois de grossesse, le fœtus né sans vie n’a aucune existence officielle.
Les fœtus nés sans vie avant 6 mois de grossesse (le seuil légal de viabilité) n’ont aucune existence officielle. Il n’y a ni acte de naissance ni acte de décès. Ces bébés ne sont pas portés dans les registres de l’état civil et ne reçoivent, officiellement, pas de prénom.
Un avant-projet de loi, approuvé discrètement en première lecture par le dernier Conseil des ministres avant la pause d’été – le 19 juillet –, vise à corriger ce cruel vide législatif. Porté par la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), et cosigné par la ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx (PS), ce texte “a un seul objectif” : faciliter le deuil des parents confrontés à une mort périnatale.
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Homosexualité : le pape se réfère au Catéchisme de l'Eglise Catholique
Les propos du pape, lorsqu'il a répondu aux journalistes dans l'avion qui le ramenait en Italie après les JMJ de Rio, font l'objet d'interprétations douteuses. On voit en effet certaines gens se réjouir d'un "changement de ton" (ICI) qui les conforterait dans des comportements que l'Eglise a toujours réprouvés. Or, sur ces questions, le pape a renvoyé à l'enseignement tel qu'il est exprimé notamment dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique. Le voici (source) :
2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.
2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.
2359 Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.
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Quand le pape François s'exprime sur des sujets délicats
Dans l'avion qui le ramenait en Italie après les JMJ, le pape a répondu aux questions des journalistes. L'envoyé de la Croix en rend compte :
Après son premier grand voyage à l’étranger, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse de Rio, le pape François a improvisé, dans le vol de nuit de dimanche à lundi pour Rome, une conférence de presse – la première depuis le début de son pontificat – devant les 70 journalistes accrédités à bord. « Content et fatigué, assez » après un « voyage très bon », selon son expression, le pape, âgé de 76 ans est resté plus d’une heure et quart debout à répondre, l’une après l’autre, aux questions librement posées, en italien ou en espagnol, par des journalistes de diverses nationalités.
Souriant, alternant expression sérieuse, traits d’humour et anecdotes, le pape jésuite a habilement renvoyé certaines questions de société controversées, comme l’une portant sur l’avortement et le mariage homosexuel, d’un simple mais ferme « vous connaissez la position de l’Église », sans s’y attarder. Il s’est en revanche étendu sur la place des homosexuels et sur le rôle des femmes dans l’Église.
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Quand le Vif s'interroge sur la foi et les convictions de nos élus...
Cela vous intéresse-t-il de savoir comment des élus bien en vue "se positionnent" à l'égard de la foi ? Le Vif y consacre une large place où l'on pourra lire les prises de position des uns et des autres (deux sont accessibles "en ligne") :
- Rudy Demotte : "je suis a-dogmatique"
- Catherine Fonck : « J’ai surtout foi en l’homme »
- Sabine Laruelle : « L’éducation catholique m’a construite »
- Melchior Wathelet : « Je ne me sens pas lié à une caste »
- Yves Goldstein : « Je suis le candidat de tous
- Paul Furlan : « Je suis agnostique »
- Bertin Mampaka : « Je suis un catholique modéré »
- Viviane Teitelbaum : « Je suis laïque, c’est ma lecture du judaïsme»
- Richard Fourneaux : « Je n’aurais eu aucun problème avec Jésus »
- Michel Foret : « Je suis protestant »
- Didier Reynders : « Mes convictions sont libérales »
- Christos Doulkeridis : « La foi, ce n’est pas mon truc »
- Maxime Prévot : « Je suis un chrétien en questionnement permanent »
- Willy Demeyer : « Je ne suis pas un laïc revanchard »
- Olivier Maingain : « J’étais enfant de cœur, je suis athée »
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Avortement : décrire la réalité telle qu'elle est
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
Jim Walsh, sénateur irlandais du Fianna Fail, fait partie de ceux qui ont combattu l'adoption de la loi d'avortement irlandaise, et il y a une semaine il a été vivement attaqué pour avoir décrit en détail un avortement de 2e trimestre – envisagé par la loi si la santé de la mère est menacée même par une idée de suicide – en rappelant comment cela peut se faire par démembrement de l'enfant, le médecin vérifiant le passage des bras, des jambes, du cerveau de l'enfant… Il vient de s'en expliquer dans l'Irish Times, en refusant de se rétracter de quelque manière que ce soit. Voici la traduction de sa lettre ouverte. – J.S.
Vu la manière dont le débat sur l'avortement s'est développé ces derniers mois, je n'ai pas été surpris par la réaction à certains aspects de mon discours devant le Seanad la semaine dernière.
La très grande majorité des commentaires médiatiques ont tout simplement relayé la mise en scène gouvernementale qui présente la loi sur l'avortement comme « très restrictive » et qui a balayé toute argumentation contraire comme relevant d'une tactique d'intimidation.
Peu, au sein des médias, semblent vouloir envisager un seul instant la possibilité très concrète de voir la nouvelle loi aboutir, avec le temps, à l'avortement largement accessible.
Certains commentateurs et parlementaires peuvent sincèrement croire que la loi est strictement limitée aux interventions destinées à sauver la vie de femmes enceintes. Cependant, au fond d'eux-mêmes, beaucoup doivent savoir que la réalité sera très différente.
Je savais que mon discours provoquerait des critiques mais j'ai choisi de le faire parce que le débat a été dominé par des demi-vérités aseptisées et des fictions réconfortantes. L'une de ces fictions est que la loi est « restrictive ». Ceux qui ne sont pas nés n'ont ni voix ni vote, par conséquent, si ceux qui ont une éthique pro-vie n'expriment pas en paroles la protection de leur statut innocent et vulnérable, leur cause est écartée, à la grande honte de l'humanité.
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L'échec du multiculturalisme
Un article paru dans la Dziennik Gazeta Prawna de Varsovie rend assez bien compte du malaise qui existe aujourd'hui face à l'évolution de nos sociétés :
Souvent présenté comme le meilleur modèle pour nos sociétés, le multiculturalisme est en train d'échouer. Car pour pouvoir cohabiter paisiblement avec l’Autre, il faut d’abord être en accord avec soi-même, ce que l'Europe peine à faire, explique le philosophe polonais Marcin Król.
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Bientôt Pâques pour la théologie de la libération ?
Selon le “Monde des Religions” la théologie de la libération, que l’on pensait au tombeau, espère ressusciter à la faveur de la grande “pagaille” (pour reprendre ses propres termes) agitée par le pape François. C’est du moins ce que pensent les nostalgiques des années 1970, mais est-ce si sûr ? JPSC.Extraits:
La théologie de la libération aujourd’hui
.(…) Si l’autoritarisme latino-américain a été le terreau de ce mouvement religieux, si la théologie de la libération a introduit, dans le débat théologique et social, des questions de justice et de participation politique, elle ne semble pas être morte avec la démocratie.
Mais non, la théologie de la libération vit. Toutefois, avec la démocratie d’abord, puis avec le tournant à gauche de l’Amérique Latine, les oppositions se sont amoindries, et la théologie de la libération a perdu en visibilité. Elle a moins accès aux médias de masse (télévision, grands quotidiens, internet) que d’autres mouvements religieux, parfois plus conservateurs (notamment les Églises évangéliques). Elle attire moins, mais elle continue d’exister. Elle a même gardé sa place dans le catholicisme romain. Aucun schisme – quelle option improbable ! – aucune désertion de l’Église n’a eu lieu (…).
Le combat de la théologie de la libération contre les inégalités et les dernières prises de position du Pape François contre les dérives financières – et, de façon plus large, contre le néolibéralisme et la mondialisation – pourraient lui apporter un nouvel élan. Option fort possible, d’autant plus que la plupart de ses fondateurs (exception faite d’Helder Câmara, au Brésil, et d’Arnulfo Romero au Salvador) sont encore actifs : D’Escoto, Boff, Frei Betto, Guttiérez, Evaristo Arns (…).
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La position militante des partisans de la théorie du genre
Lu sur la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org (25/7)
Les partisans de la théorie du genre adoptent une "position militante"
Dans le quotidien La Croix, le philosophe Claude Obadia revient, dans une chronique, sur la récente polémique autour de l'enseignement de la théorie du genre. L'objectif des partisans de cette théorie est "d'appliquer à la question du genre une vision de l'homme et de la société selon laquelle les différences ne sont nullement naturelles, mais au contraire dues à la socialisation et à l'éducation". Ainsi, l'identité de chacun de nous "serait construite et conditionnée par des représentations sociales qu'il nous revient alors de 'déconstruire', afin de retrouver ce qui, en nous, relève de la nature". Leur objectif principal est "d'abattre la 'domination masculine' " puisque les hommes et les femmes ne seraient aucunement différents.
Partant de ce constat, deux questions émergent, selon Claude Obadia. D'une part, "est-il tellement certain que les différences entre les hommes et les femmes ne sont que des constructions culturelles? Est-il réellement évident qu'hommes et femmes soient par nature identiques?". Car en réalité, les partisans du genre confondent deux plans pourtant bien distincts: celui de l'institution, et celui de la nature. En effet s'il existe un principe républicain et démocratique selon lequel hommes et femmes doivent être égaux en droit, il faut noter que l'égalité entre les deux "n'est aucunement un fait de nature". D'autre part, "s'il faut défendre le principe de l'égalité des droits pour les hommes et les femmes, faut-il mener ce combat au nom de faits prétendument naturels?" Car il s'agirait alors d'" affirmer que les sociétés humaines doivent se conformer à l'ordre de la nature[...]". Or la nature, elle, n'est que rapport de force, et les faibles y sont condamnés. En revanche, l'homme, lui, est capable de culture, et "proclame la force des faibles". Il permet ainsi de révéler la justice, la vertu, ou encore le droit. "Gardons-nous donc de céder, sur cette question du genre [...] au nom de l'humanité et au nom de la culture, non au nom de la nature" conclut l'auteur.
La Croix (Claude Obadia) 24/07/2013
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Evolution et Christianisme
EVOLUTION ET CHRISTIANISMEMichel Mazoyer
Coordonné par Michel Mazoyer et Paul Mirault
Cahiers Disputatio - L'Harmattan
Les catholiques ont longtemps cru la théorie de l'évolution incompatible avec l'affirmation biblique de la création du monde. Beaucoup d'évolutionnistes ne l'ont été qu'en partageant le même préjugé et trop pressés d'en finir avec les vieilles lunes de la religion catholique. Dans tous les cas, les raisons des uns et des autres n'en étaient pas et répondaient à des impératifs idéologiques symboliques d'une peur non combattue. L'intelligence est faite pour chercher la vérité. Cet ouvrage tente l'expérience.Commander la version numérique (Pdf texte) :
29,63 € | 5 838 Ko
EAN Ebook format Pdf : 9782296540200 -
Le pape aux JMJ : propos de table entre Christian Terras (revue Golias) et Jean-Pierre Delville (évêque de Liège)
Pour évoquer la visite du pape François à l'occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse catholique, l’émission « Matin Première » (RTBF) recevait ce mardi le nouvel Evêque de Liège, Jean-Pierre Delville et l’incontournable expert « religieux » de la RTBF, Christian Terras, rédacteur en chef de la revue Golias. (en audio : ICI)Un aimable échange de propos, avec ou sans le café crème matinal de la RTBF, papillonnant de l’éloge de la théologie de la libération à celui de la culture relationnelle sur la plage de Copacabana : un peu de tout pour faire un monde, mais lequel ? Pas contrariant, et même un peu bisounours, le nouvel évêque de Liège... JPSC
Rendez-vous à 7h45.. Retranscription de l'entretien (extraits):
« D'abord à mes côtés, le tout nouvel Evêque de Liège, Monseigneur Jean-Pierre Delville, bonjour.
Jean-Pierre Delville : - Bonjour.
Robin Cornet (rtbf) : - Vous êtes également historien. Vous étiez chargé de cours à l'UCL, vous étiez abbé et le Vatican vous a proposé de succéder à Aloys Jousten à Liège et vous avez été ordonné Evêque, le 14 juillet dernier, félicitations.
Et puis par téléphone également, Christian Terras de la Revue Goliath, bonjour.
Christian Terras : - Bonjour.
RC : - Avant de venir à vous, on va tout d'abord se rendre à Rio, retrouver Olivier Ubertalli, qui est notre correspondant en Argentine et qui suit cette visite du Pape au Brésil. Autre symbole, Olivier, à peine arrivé, le Pape a tout de suite voulu aller au contact des gens en prenant un bain de foule en fin de soirée ?
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Rupture du dialogue entre orthodoxes et luthériens favorables au mariage gay
Lu sur Info.catho.be :
Moscou: rupture entre orthodoxes et luthériens sur le mariage homosexuel
Le patriarcat de l’Eglise orthodoxe de Moscou a rompu le dialogue avec les Eglises luthériennes qui acceptent la bénédiction de couples du même sexe. L’Eglise russe ne veut plus avoir de contact avec de telles confessions a déclaré, le 22 juillet 2013 devant les journalistes à Moscou, le métropolite Hilarion, chef des relations extérieures du patriarcat. Il reproche à ces luthériens une « trahison du christianisme ».
Quelques Eglises protestantes, comme l’Eglise évangélique luthérienne de Suède, bénissent depuis un an des couples homosexuels. Elles ont franchi ainsi une limite, estime le métropolite Hilarion. Pour lui, les couples homosexuels ne peuvent pas avoir les mêmes droits que les couples formés d’un homme et d’une femme. Sinon cela détruira non seulement la famille, mais l’Europe elle-même, a insisté le métropolite évoquant la baisse de la population du continent.