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Débats - Page 645

  • Les errances de catholiques déboussolés

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    Nous lisons aujourd'hui cette "opinion" que la Libre s'empresse de publier :

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    La prémisse est fausse : en effet, si le pape François fait écho à l'Evangile qui invite à ne pas juger les personnes, il ne s'en réfère pas moins aux positions de l'Eglise sur les questions éthiques. Cette attitude on ne peut plus classique n'implique aucunement un infléchissement de la position de l'Eglise à l'égard de la sexualité, du mariage ou du respect de la vie. Mais prenant ses désirs pour des réalités, et s'appuyant sur cette prémisse inexacte, l'intervenant s'autorise à rêver d'une Eglise qui tolèrerait non seulement la sodomie mais aussi l'avortement, l'euthanasie, sans parler des "meilleures" qu'il ne précise pas. Ce qui nous inquiète tout particulièrement, c'est que l'auteur de ces considérations croit voir et anticiper l'action de l'Esprit Saint dans de telles dérives. L'Esprit Saint en renfort de la licence morale et sexuelle en même temps que de la culture de mort (avortement, euthanasie) ? Voilà qui serait pour le moins paradoxal. Mais cela en dit long sur la confusion mentale et spirituelle qui règne dans les esprits de nombreux "catholiques".

  • Autodestruction

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    Un nouveau billet de notre ami Jean-Pierre Snyers :

    Après avoir assisté à une conférence d'un prêtre que je ne nommerai pas (et qui n'est autre que l'abbé Ringlet), une brave dame a perdu la foi. « Si c'est ça que l'Eglise enseigne, j'abandonne ! ». Ce fait m'a été rapporté par le regretté Monseigneur Dangoisse qui, il est vrai, n'était pas un fan de ce conférencier en situation de dérapage incontrôlé... Autre chose. « La résurrection du Christ ne relèverait en fait que d'une somme de RUMEURS. Je sais aussi que la présentation de cet article de foi, à travers les IMAGES TROMPEUSES de résurrection, de sortie du tombeau, de passage à travers les murs etc, gênent un certains nombre de croyants »... Qui dit cela ? Un athée ? Un franc-maçon ? Un agnostique ? Non, un EVEQUE ! Lequel ? Monseigneur Jacques Noyer, évêque émérite d'Amiens. Ces deux tristes exemples parmi beaucoup d'autres, illustrent une réalité incontestable : le ver est dans le fruit ! Autodestruction ! Plus besoin d'attaques extérieures, nos clercs s'en occupent et cela, dans l'indifférence la plus totale ! Résultats de ce laxisme effrayant, de ce « mai 68 » interminable : séminaires et églises vides, vocations religieuses aussi florissantes que des salades sur une autoroute ! Remèdes proposés : changer les structures, réorganiser les paroisses... autant dire une aspirine pour soigner un cancer. Eh bien, quitte à « m'en mettre à dos », j'affirme que nous n'en sortirons pas si nous ne reconnaissons pas qu'il y a avant tout un problème de foi, de fidélité à l'égard du message légué par les apôtres. «  Par les apôtres ! » et pas par Bultmann, Küng ou Drewermann (pour qui la valeur historique de la Bible se limite à la couverture!). Sans cette prise de conscience, la descente aux enfers ne s'arrêtera pas. Oui, comme l'avait dit Paul VI (qui, hélas, s'est montré impuissant  face à l'incendie), « les fumées de Satan sont entrées dans l'Eglise » et le « prince de ce monde » ne cessera de rigoler qu'à partir du moment où on daignera enfin « mettre le doigt sur la plaie ». En attendant, le monde à l'envers continue : d'humbles laïcs se voient obligés de supplier leurs prêtres et leurs évêques d'être conformes à la foi catholique. Vous avez dit « paradoxe » ?...

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.be

  • Lettre à un curé moderniste

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    Monsieur l'abbé,

    Permettez-moi de vous écrire. Puisque votre évêque ne vous dit rien, puisqu'il vous laisse sans broncher tenir des propos ambigus et célébrer des « liturgies » qui n'en sont plus, il faut bien qu'un humble laïc « fasse le sale boulot ». Autant vous le dire tout de suite, j'en ai plein les bottes ! J'en ai assez de vos homélies plates et doucereuses, de vos agenouillements devant le monde, plutôt que devant le Tabernacle, de vos « eucharisties » transformées en spectacles, et même de vous voir dans la rue déguisé en laïc. Rassurez-vous, vos fidèles n'y voient que du feu. Paroles liturgiques délibérément retranchées pour laisser place à d'autres (issues de votre cru) ?, normal ! Ambiance avant tout ! Gloire à l'assemblée et à son auto-célébration ! Eh bien non, ce n'est pas normal ! Ce qui est normal c'est d'avoir un curé conforme à ce que veut l'Eglise et non un clerc qui s'arroge le droit de dire et de faire autre chose !  Cela dit, je dois le reconnaître, on ne vous a pas encore entendu proclamer que la vie éternelle, les anges ou les démons, la rédemption ou l'assomption, la transsubstantiation ou les miracles sont de pures inventions. Vous n'en parlez tout simplement jamais ! Pas un traître mot sur ces réalités ! Motus et bouche cousue ! Seulement voyez-vous, il y a « des silences qui parlent » et qui laissent deviner le fin fond d'une pensée. D'ailleurs, je me suis laisser dire qu'en petit comité, vous avez déjà « cracher le morceau ». Mythes, symboles, tous ces « mots archaïques »... Voilà pourquoi vous vous taisez. Eh bien, « bas les masques ! » . Cessez de semer le doute et de tromper votre monde avec votre langage « à la Ponce Pilate ». Si les dogmes sont pour vous des vieilleries dont il faut se débarrasser, quittez votre «sacerdoce », rejoignez les protestants les plus libéraux ou les anglicans les plus modernistes ! Mais ça, c'est trop vous demander. La cohérence et la franchise n'ayant jamais été « votre truc »,  vous préférez rester, continuer à ronger la pomme de l'intérieur ! Je sais ce que vous allez me dire : « Que faites-vous de la charité ? ». D'accord, je ne tourne pas autour du pot. Mais vous ne comprenez donc pas que c'est « par charité » que je vous écris ? Oui, par charité à l'égard de tant d'humbles croyants que vous troublez, que vous privez de nourriture, d'espérance véritable et de vérité ! Par charité pour vous aussi, monsieur l'abbé, car personne n'a, semble-t-il, le courage de vous dire que vous faites fausse route et qu'il est temps de vous ressaisir. Entendrez-vous cet appel ?...

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.be

  • Rien que la bible

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    On le sait, les témoins de Jéhovah et les protestants reprochent aux catholiques de croire en la Tradition. La Bible et rien que la Bible !.  Seulement voilà, j'ai une mauvaise nouvelle à leur communiquer. Ne leur en déplaise, la Bible elle-même n'est pas biblique ! Que veux-je dire ? Que je mets au défi  les disciples de Luther et les   témoins  de... « Jéhovah » (mot apparu pour la première fois au Moyen Age!) de me prouver par la Bible que les livres qui y figurent doivent y figurer ! Où est la liste reprenant le canon de l'ancien ou du nouveau testament ? Nulle part dans l'Ecriture ! Un comble ! Ainsi, dans sa Parole, Dieu ne nous dit pas quels sont les textes qu'il considère comme authentiques et inspirés. Alors qui l'a dit ? Qui a discerné le vrai du faux ? L'Eglise catholique, IV siècles après Jésus-Christ. Très embêtant ! Car si on considère que  Dieu ne voulait pas cette Eglise, pourquoi l'a-t-il choisie pour définir et protéger sa propre Parole ? Curieux comportement ! Autre chose.  Quand le Christ a dit à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise », il savait bien (c'était dans le plan divin) qu'en parlant ainsi  il donnerait naissance au catholicisme.  Et s'il ne le voulait pas, pourquoi s'est-il exprimé de la sorte ? Exemple : Si je sais qu'en prononçant une telle phrase, elle va être mal comprise et aboutir à des conséquences que je ne veux pas, soit je me tais, soit je dis autre chose. Logique, non ? A moins de croire en un Dieu qui s'est moqué de nous ou qui n'est pas capable de s'exprimer clairement, j'avoue que je ne comprends pas. Encore autre chose.  « La Bible et rien que la Bible, interprétée (par soi-même) à la lumière de l'Esprit Saint  » , disent nos amis de la réforme.  Allons bon ! Quand on voit la multitude (pour ne pas dire les myriades) de dénominations protestantes, on se dit que l'Esprit Saint n'a pas peur de se contredire ! Passons... Venons-en à une autre considération. Donc, chacun doit interpréter l'Ecriture à sa manière. Tout le monde est Pape (sauf le Pape) ! A nouveau, un problème. Eh oui, car pour interpréter la Bible, il faut savoir lire (ce qui ne fut pas le cas de la majorité des gens durant des siècles et des siècles) et pour la lire, il faut en posséder une. Aujourd'hui c'est facile, mais avant Gutenberg, pas d'imprimerie. De la Genèse à l'Apocalypse, tout était recopié à la main. Vous vous rendez compte ? A moins de croire que les copistes faisaient leur boulot à une vitesse supersonique, comment voulez-vous que chaque citoyen puisse obtenir une Bible ?  Et pourtant, même dans ces conditions, le message chrétien s'est toujours transmis. Grâce à ce canal qu'est l'Eglise (qui, depuis le début a du faire face aux hérésies), chaque génération a pu connaître Jésus-Christ : Christ qui, n'ayant jamais écrit ni demandé d'écrire, s'est contenté de fonder une institution  déjà deux fois millénaire. Conclusion : Enlevez la Tradition et la Bible disparaît du même coup !  

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.be

  • Au nom de la non-discrimination, l'Eglise sera-t-elle contrainte de célébrer des mariages gays ?

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    C'est la question que l'on peut se poser à présent que le mariage homosexuel est écrit dans la loi de plusieurs pays dont le nôtre. Ce qui se passe en Angleterre a valeur de test :

    Deux semaines après l’Assentiment Royal donné à la loi sur le « mariage » des homosexuels par la reine d’Angleterre – gardienne de la foi et chef de l’Eglise anglicane – une couple d’activistes gays s’est lancée dans une procédure judiciaire visant  leur paroisse de Maldon parce que le « mariage » religieux leur y a été refusé.

    Il faut savoir qu’en Angleterre l’Eglise a le privilège de célébrer des mariages pour le compte de l’Etat, ces unions produisant tous les effets civils relatifs au contrat.

    Donc, Barrie Drewitt-Barlow et son partenaire, Tony, rêvent d’un beau mariage à l’église avec tous les flonflons (et en blanc, peut-être ?) mais plus que cela, ces deux chrétiens convaincus veulent obtenir la fin des exclusions prévues par la loi pour permettre à l’Eglise catholique et à l’Eglise anglicane de se voir obligées d’appliquer la loi mettant couples homosexuelles et couples homme-femme sur un pied d’égalité par rapport au droit au mariage.

    « La seule manière pour nous d’avancer maintenant est d’attaquer l’Eglise devant les tribunaux. C’est une honte que nous devions faire un procès contre des chrétiens pour qu’ils nous reconnaissent », assure Drewitt-Barlow. « Mais nous ne voulons forcer personne à nous marier – c’est supposé être le plus beau jour de ma vie et cela me chagrinerait et même gâcherait tout. Les chrétiens ne sont-ils pas censés pardonner, accepter, aimer ? »

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  • François et les pauvres : non à une lecture idéologique

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    On ne peut manquer de remarquer l'attention accordée par le pape aux pauvres et à tous les laissés pour compte. Il nous semble que cet engagement, marqué par des gestes forts comme sa visite à Lampedusa ou dans une favela de Rio de Janeiro, est en totale conformité avec l’Évangile et avec l'exemple laissé par de grandes figures de l’Église telles que François d'Assise, Vincent de Paul, Don Bosco et, plus récemment, Mère Térésa. Pourtant, voilà qu'une lecture idéologique vient troubler ces eaux limpides et susciter le débat.

    Ainsi, « à gauche », on se sent obligé d'y voir un choix du pape en rupture avec les pontificats précédents et un "ralliement" de François à « l'option préférentielle en faveur des pauvres » dénonçant les mécanismes d'un système économique générateur de pauvreté et d'inégalité. Et de faire référence aux articles (2 et 4) adoptés par la Compagnie de Jésus lors de sa 32ème congrégation générale à l'époque où Pedro Arrupe était préposé général de l'ordre. Et parfois aussi à la théologie de la libération à laquelle Jorge Bergoglio n'a pourtant jamais adhéré alors qu'il plaidait en faveur d'une non-politisation de son ordre (ce qui lui a d'ailleurs été reproché en allant même jusqu'à incriminer une prétendue collusion avec la dictature argentine) (voir ICI).

    Dans les Exercices spirituels, « saint Ignace invite à « vouloir et choisir la pauvreté avec le Christ pauvre » (no 167). Lui qui venait d’une famille riche et aristocratique du pays Basque, il a voulu devenir « l’ami des pauvres » et « porter l’uniforme du Christ pauvre ». Il écrira, dans une lettre à ses confrères datée 6 août 1547 : « Le pauvre est si grand devant Dieu que Jésus Christ a été envoyé sur terre spécialement pour eux. » Ainsi, avec ses premiers compagnons, à Rome, Ignace prendra soin des affamés et des sans-abris. Il s’engagera dans la fondation d’orphelinats et d’un refuge pour femme : la Casa Santa Marta. » (source)

    Pour sa part, l'enseignement de l'Eglise, développé dans les grandes encycliques sociales, a toujours dénoncé les abus du système libéral et capitaliste qui génèrent l'exploitation, la misère, l'injustice, et plaide pour la reconnaissance de la priorité de la personne humaine, de sa dignité et de ses droits. Il ne s'agit pas pour autant d'adopter ou de souscrire à des positions empruntées au marxisme comme ont été tentés de le faire certains tenants de la « théologie de la libération », y compris au sein de la Compagnie, mais à l'écart desquels le pape actuel s'est toujours tenu. Il nous semble donc malhonnête de vouloir amalgamer les prises de position du pape avec celles tenues par une frange controversée de l'Eglise auxquelles il n'a jamais souscrit.

    A l'opposé, on perçoit aussi des réticences dans la mouvance catholique traditionaliste - souvent liée à un certain conservatisme social - effarouchée par un discours ressenti comme trop révolutionnaire et susceptible de semer le désordre. Cette valorisation de la pauvreté est soupçonnée de misérabilisme et dénoncée comme allant de pair avec un appauvrissement des formes extérieures de la papauté alors que, dans ces milieux, on est particulièrement attaché aux pompes et aux fastes de l'Eglise romaine. De là à dénoncer les discours et les attitudes du pape en l'accusant plus ou moins ouvertement de favoriser les courants « progressistes », il n'y a qu'un pas que certains s'empressent de franchir allègrement.

    Chez les uns et chez les autres, il faut donc, nous semble-t-il, dénoncer une lecture idéologique de l'engagement du pape en faveur d'une Église pauvre proche des pauvres alors que, ce faisant, il se conforme à l’Évangile, à l'exemple donné par les grands saints, ainsi qu'à la ligne définie par le fondateur des jésuites. Ne sent-on d'ailleurs pas confusément que ce n'est qu'au prix d'un très grand effort de conversion, individuel et ecclésial, que l’Église retrouvera sa crédibilité? Et cet effort de conversion passe par un travail de dépouillement et de prise de distance à l'égard des biens matériels qui ne sont là que pour être partagés.

    Y.W.

  • Ne pas juger ?

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    Comment ! Vous êtes contre l'avortement, le mariage gay, l'euthanasie, la franc-maçonnerie, le socialisme, l'athéisme, les religions non-chrétiennes, le cannabis ; bref, contre toutes les bonnes choses offertes par notre société ! Affreux personnage ! Dinosaure ! Suppôt d'Hitler !... Qui êtes-vous pour juger ainsi ?... Vous avez raison, je ne suis qu'un monstre. Promis, juré, je ne jugerai plus.  Plus rien du tout ! Si demain je deviens enseignant et qu'un élève me rend une rédaksion kriblée de phautes dortograffes : « Dix sur dix ! ». Paris, capitale de l'Amazonie ? « Encore dix sur dix » Un travail de fin d'étude composé de 150 feuilles blanches ? « Grande distinction ! »... Vous voyez où je veux en venir ? Non ?... Simplement à ceci : il y a un fossé (ou plutôt un abîme) entre le fait de juger des personnes et celui de juger des idées. Oui, tout être humain est infiniment respectable (quelles que soient sa couleur, sa religion, ses orientations sexuelles ou sa politique), mais toutes les idées ne le sont pas. Confondre les deux conduit, soit à la dictature la plus sanguinaire, soit à l'anarchie la plus absurde. Et au sein de l'Eglise ? Pareil ! Respecter les hérétiques mais pas l'hérésie. Si, dès le commencement, les premiers chrétiens avaient respecté l'arianisme, le gnosticisme ou nestorianisme, que serait-il resté du christianisme ? Le devoir de protéger la foi. Le courage de combattre ce qui la défigure ; ce qui la transforme en une idéologie sans transcendance, sans miracle, sans espérance en un au-delà. Ce devoir, ce courage sont ce que les humbles croyants sont en droit d'attendre de leurs évêques. Hélas, ils attendent toujours...

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.be

  • François, un révolutionnaire ? Non, un casuiste...

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    C'est du moins l'opinion d'un sociologue, Olivier Bobineau, publiée dans le Monde et figurant, par un curieux détour, sur le site "Benoît-et-moi" (après avoir été traduit en italien et retraduit en français). Cet article, d'après notre consoeur, "apporte par ailleurs de l'eau au moulin de ceux qui pensent qu'il n'y aura aucun changement substantiel dans l'Eglise, que ce soit pour s'en réjouir, ou le déplorer... et surtout tempére certains enthousiasmes superficiels."

    Le Pape François n'est pas un révolutionnaire

    ("Le Monde" du 2 Août 2013 (d'après la traduction en italien de www.finesettimana.org)

    Le Pape François a donné sa première conférence de presse dans l'avion qui l'amenait de Rio de Janeiro à Rome dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 Juillet. Depuis qu'il occupe le trône pontifical, il offre une image totalement différente de sa fonction par rapport à Benoît XVI. Son style est nouveau - langage non professoral, expression spontanée, simplification du protocole - et surtout il manifeste une plus grande proximité avec les gens, à commencer par les plus pauvres et les plus vulnérables, sans oublier les jeunes à Rio, qui ont apprécié le changement de ton.

    Tout le monde reconnaît que le successeur de Pierre est en train d'opérer un changement majeur dans l'Église catholique. Entre autres choses, l'affection populaire l'appelle déjà «le bon pape François» en référence à Jean XXIII, qui a fait souffler un vent de réforme avec le Concile Vatican II (1962-1965).

    Notre point de vue est en opposition avec cette façon de penser. 

    On ne peut s'attendre à aucun changement majeur au niveau structurel. 

    Le style nouveau et la mise en scène renvoient à une méthode d'argumentation théologique très ancienne, développée spécifiquement par les Jésuites: la casuistique (1).

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  • Un pape qui brise les tabous...

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    L’encyclique cachée de François à Rio de Janeiro

    Une analyse de Jean Mercier, dans La Vie

    Le pape a profité de son voyage au Brésil pour prononcer deux discours majeurs devant les évêques d'Amérique latine, même s'ils ont moins retenu l'attention des médias que les messages aux jeunes ou les visites plus sociales. Deux textes décapants qui n'ont pas fini de faire des vagues.

    Officiellement, la première encyclique du pape s’intitule Lumen Fidei, et a été publiée début juillet. Mais elle est majoritairement de la main de Benoit XVI, François s’étant contenté d’adjoindre une sorte de postface. En réalité, le pape travaillait à d’autres textes, ceux qu’il allait prononcer aux JMJ, et notamment sur deux discours clés, adressés à des évêques, qui furent un peu noyés dans la masse des paroles adressées aux jeunes durant les JMJ...

    Samedi 27 juillet, devant les évêques brésiliens, le pape a abordé des questions difficiles et exigeantes du domaine de la pastorale, dans un texte très fort. Le lendemain, il amplifiait son propos par une autre allocution devant les évêques venus de toute l’Amérique latine. L’ensemble de ces deux discours constituent une sorte d’encyclique “officieuse”, véritable programme pour le pontificat dont le fil rouge est une autocritique sévère et l’appel à la conversion de l’institution. Le verdict est clair, même sous la forme d’une litote : “Nous sommes un peu en retard en ce qui concerne la Conversion pastorale”.

    Discours aux évêques du Brésil

    Discours au comité de coordination du CELAM

    1. Briser le tabou sur les femmes et le schisme silencieux des déçus de l’Eglise

    Comme aucun pape avant lui, François se confronte à la question douloureuse des catholiques qui ont quitté l’Eglise, phénomène attesté en Amérique Latine, mais qu’ont connu tous les pays, notamment européens, depuis une cinquantaine d’années. Il évoque ainsi “le mystère difficile de ceux qui quittent l’Église” et se laissent séduire par d’autres propositions.

    Lire la suite (sur le site de La Vie)

  • Vous avez dit "réincarnation" ?

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    « Réincarnation »... Ca au moins c'est intéressant ! Ben oui, ce n'est pas en une vie qu'on peut devenir parfait. A force de revenir sur terre, on devient meilleur, on se purifie...  C'est « vrai ! » Il n'y a qu'à ouvrir les yeux pour voir combien le monde se bonifie, combien les gens deviennent aimables, corvéables à merci, respectueux et vertueux au fil de leurs réincarnations... Le problème, c'est qu'on ne se souvient absolument pas de ses vies antérieurs. Amnésiques ! Très embêtant ! Eh oui, cela veut donc dire que dans notre vie suivante, on ne se souviendra pas de celle-ci ! Autrement dit, pas de lien. Là, j'avoue qu'au niveau consolation, il y a mieux. Si on me dit : « Tu vas revivre, mais tu n'auras aucun souvenir de cette vie-ci, en quoi cela peut-il me réjouir, puisque je ne saurai pas que c'est moi ? Voilà pour ce qui est des réincarnations humaines. Je ne m' étendrai pas sur la spiritualité de ceux pensent qu'ils ont été une puce, un hérisson, une crevette, un dinosaure ou un poisson rouge. Passons ! Regardons ailleurs... Il se fait que les catholiques croient en l'existence du purgatoire, c'est à dire en une étape de purification avant d'entrer définitivement au paradis. Et dans cet au-delà, on se souviendra de notre vie présente. Une vie présente qu'il importe de prendre au sérieux afin de se préparer à celle qui nous attend.

    Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.com

  • Pour la monarchie

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    Notre ami Pascal de Roubaix propose une note argumentée consacrée à la monarchie intitulée "La monarchie, what else ?" qu'il introduit ainsi :

    Je voudrais dire, ici, pourquoi le régime de monarchie constitutionnelle que nous avons la chance de connaître en Belgique est à la fois le plus démocratique, le plus efficace et, surtout, le plus humain de tous les régimes.

    J’ai déjà eu l’occasion à de multiples reprises d’exprimer dans le Courrier du Beffroi, mes craintes et mes joies à propos de divers éléments d’actualité qui touchaient de près ou de loin notre régime monarchique. A l’occasion de l’avènement de notre nouveau Roi, je veux reprendre l’ensemble des éléments qui font de la monarchie constitutionnelle un régime génialement conçu, profondément ancré dans notre histoire, porteur des valeurs qui fondent la véritable liberté, et mieux armé que les autres pour affronter les périls nouveaux qui la menacent à ce jour.

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  • La mort d'un vieux lutteur

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    Nous apprenons la mort de Jean Madiran dont la vie fut vouée à la défense de l'Eglise et de sa tradition à travers un long combat mené par la revue Itinéraires et le journal Présent. On ne peut qu'être impressionné par la stature spirituelle et intellectuelle d'un tel homme. L'abbé Guillaume de Tanoüarn célèbre la mémoire de ce "témoin à charge contre son temps" en mettant en ligne un long entretien datant de 2002 : c'est ICI