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Economie - Page 2

  • Vouloir diminuer les émissions de gaz à effet de serre en réduisant à marche forcée la part du nucléaire dans notre production d’électricité : est-ce bien sérieux ?

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    Ce débat concerne l'Hexagone mais on n'aura nulle peine à le transposer dans le contexte de notre pays. De Canal Académie :

    Après Fessenheim : l’urgence d’une politique énergétique rationnelle et réaliste

    Entretien avec Marc Fontecave, président du Comité de prospective en énergie de l’Académie des sciences

    Le 7 juillet dernier, l’Académie des sciences a publié un avis portant sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim intervenue quelques jours auparavant. Dans ce texte concis, les auteurs, membres du Comité de prospective en énergie de l’Académie des sciences, dénoncent “un contre-sens” car “il y a une véritable contradiction à vouloir diminuer les émissions de gaz à effet de serre tout en réduisant à marche forcée la part du nucléaire dans notre production d’électricité”. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, Marc Fontecave, chercheur en chimie bioinorganique, professeur au Collège de France et président du Comité de prospective en énergie expose les réalités scientifiques, technologiques, géographiques et économiques sans la connaissance desquelles on ne saurait élaborer une politique énergétique ambitieuse et réaliste. Son souhait ? Réintroduire de la rationalité dans des débats trop souvent prisonniers de considérations idéologiques.

  • La philosophie d’Emmanuel Macron

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    L’inqualifiable loi bioéthique, votée en catimini cet été par l’Assemblée nationale française ( 101 députés seulement sur 557 ont voté le projet de loi bioéthique en 2e lecture, par 60 voix pour, 37 contre et 4 abstentions) oblige à s’interroger sur la philosophie profonde du pouvoir actuel et de son principal responsable, Emmanuel Macron. Un billet de Gérard Leclerc publié sur le site web de « France Catholique » :

    "Même si le président n’apparaît pas directement dans cette affaire gravissime, sa responsabilité n’en est pas moins directement engagée, et c’est bien lui qui a pensé et mûri les lignes directrices d’un programme qui s’impose aujourd’hui en termes législatifs. Ce programme va bien au-delà des options classiques de la politique, il comporte des dimensions que l’on peut appeler métapolitiques, pour ne pas dire métaphysiques. Lorsqu’on évoque des changements de civilisation, on désigne forcément des options qui mettent en jeu notre conception de l’homme, sa nature, sa destinée. Et de ce point de vue, l’on est obligé de constater aujourd’hui des bouleversements qui portent atteinte aux principes même de notre tradition telle qu’elle s’est formée depuis les lois non-écrites d’Antigone, les commandements bibliques et la charte des béatitudes évangéliques.

    On est en droit d’interpeller Emmanuel Macron à ce propos. Quels sont ses choix philosophiques, en fonction de quelle doctrine se détermine-t-il pour formuler ses réformes aux enjeux anthropologiques évidents, celles que l’on appelle « sociétales » ? On ne saurait, sur un tel sujet, en rester à des intuitions partielles ou des impressions lacunaires. La pensée du président de la République, qui se veut absolument novateur par rapport à ses prédécesseurs et aux systèmes idéologiques en cours, se doit d’être analysé avec rigueur. C’est pourquoi on sait gré au professeur Frédéric Rouvillois d’avoir entrepris ce travail indispensable, avec le mérite d’aller jusqu’au bout, c’est-à-dire de mettre en évidence ce qu’on pourrait appeler un credo personnel. L’auteur défend une thèse, celle de l’étroite connivence de l’intéressé avec le saint-simonisme, cette idéologie du XIXe siècle, qui a tant marqué les esprits et s’offre comme un système complet d’interprétation du monde, avec y compris ses aspects religieux. Saint-Simon se voulait inventeur d’un nouveau christianisme.

    Sans doute peut-on se demander si notre président adopte des conclusions aussi extrêmes. Mais Frédéric Rouvillois nous oblige à envisager très sérieusement la question avec sa lecture acérée du fameux discours des Bernardins. Les catholiques eux-mêmes n’ont-il pas été bercés par ce discours, d’ailleurs admirablement écrit par une plume experte, par tout ce qu’il comportait de bienveillance et d’éloge à l’égard de leur foi. Mais justement, notre auteur se charge de démontrer combien l’orateur enfermait ses auditeurs dans un piège redoutable. Ce christianisme dont il faisait l’éloge n’était-il pas, sous des aspects essentiels, dépassé par l’évolution générale ? Macron rejoignait ainsi le saint-simonisme dans sa prétention à assumer un devenir auquel toutes les religions du passé ne sauraient prétendre. Dans son essai intitulé Révolution, et qui formule ses convictions dans la bataille électorale, il est radical dans l’énoncé de sa certitude : « Dans les temps qui sont les nôtres, il est nécessaire de placer l’amour de nos projets communs, la République et le respect des autres, la morale des droits, au-dessus de nos croyances quelles qu’elles soient. » Autrement dit, même le christianisme ne saurait apporter de lumière et de solutions décisives aux questions actuelles de civilisation. C’est pourquoi, assène Macron dans son discours des Bernardins, « la voie de l’Église ne peut être injonctive (…). Elle ne peut dès lors être que questionnement. »

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  • Une nouvelle encyclique sociale paraîtra bientôt

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    De Philippe Keulemans sur Kerknet.be :

    Le pape François publie bientôt une encyclique sociale

    28 AOÛT 2020

    Le pape François publiera rapidement une encyclique socio-économique pour l'ère post-coronavirus, dans laquelle la fraternité est centrale.

    Une nouvelle encyclique du pape François est en cours de finalisation; il a déjà publié, entre autres, l'encyclique "verte" 'Laudato Si' (2015) et 'Lumen fidei' (2013). Sa troisième encyclique sera une encyclique sociale, dans laquelle la fraternité humaine occupe une place centrale. La nouvelle a été divulguée par Domenico Pompili, l'évêque de Rieti. A Assise, lors de la présentation des célébrations de l'anniversaire des franciscains, mercredi dernier, il a accidentellement mentionné la chose et a déjà dit quelque chose sur le contenu.

    Selon l'évêque Pompili, dans sa troisième encyclique, le pape parlera des changements sociaux et économiques nécessaires après la crise de la conid-19. Ceux-ci devraient contribuer au multilatéralisme et à la solidarité internationale avec les personnes défavorisées, et promouvoir un tournant écologique. De nombreuses déclarations récentes du Pape vont dans ce sens.

    Avec cette publication, le pape François se place une fois de plus dans la lignée des papes Jean XXIII et Paul VI, qui ont écrit des encycliques destinées non seulement aux catholiques, mais aussi à tous les hommes de bonne volonté.

    Une date de publication possible pour la nouvelle encyclique pourrait être le 4 octobre, jour de la fête de saint François d'Assise. La tradition catholique l'associe au souci de la création, au souci des pauvres et à l'engagement interreligieux pour la paix. 'Laudato Si'', la deuxième encyclique du Pape François, publiée en 2015, fait référence dans son titre à une prière de Saint François d'Assise et se concentre également sur les questions sociales et écologiques. La première encyclique, 'Lumen fidei', a été en grande partie écrite par son prédécesseur Benoît XVI.

    Source : Cattolica.it/KNA

  • Le télétravail : un gain psychologique et un gain d'autonomie

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    Un entretien d'Elisabeth Caillemer avec Julia de Funès sur le site de Famille Chrétienne :

    Julia de Funès : « Le télétravail est un gain psychologique, un gain d’autonomie »

    26/08/2020
    Julia de Funès

    Julia de Funès est philosophe, spécialisée dans le monde de l'entreprise

     ©Hannah ASSOULINE/Opale via Leemage

    À l’heure où le gouvernement encourage le recours au télétravail, la philosophe nous en livre une analyse pertinente et démontre qu’il contribue à notre efficacité sans déshumaniser les liens sociaux.

    Pendant le confinement, le télétravail semble avoir gagné ses lettres de noblesse. Est-ce la fin d’une certaine culture de l’entreprise ?

    Une grande majorité, environ 70 % des salariés, plébiscite le télétravail, et il est aisé de comprendre pourquoi. C’est une levée de contraintes spatio-temporelles bien sûr, mais c’est aussi et surtout un gain psychologique, un gain d’autonomie. On se sent plus libre. Nous ne sommes plus, sinon moins, en représentation permanente, en visibilité constante. De ce mode de fonctionnement émerge un nouveau rapport au travail, un nouveau sens du travail. En « domestiquant » le travail, en le mêlant aux activités du foyer, il devient une activité parmi d’autres (les devoirs des enfants, le ménage de la mai-son, etc.). Il n’est plus l’unique activité de la jour-née quand bien même il reste l’activité principale. De sorte que la vie n’est pas ce qui reste une fois qu’on a fini de travailler. Le travail se mêle à la vie. La vie reprend le dessus sur cette activité qui avait tendance à tout emporter.

    Or, là est le vrai sens du travail, me semble-t-il : un moyen au service de la vie et pas l’inverse. C’est une chose de faire du travail une source d’accomplissement, c’en est une autre d’en faire l’accomplissement suprême. C’est une chose d’en faire une activité essentielle, c’en est une autre d’en faire une finalité en soi. Le travail est un moyen, voilà sa finalité, voilà son sens.

    Julia de Funès

    Née en 1979, elle est docteur en philosophie et titulaire d’un DESS en management des ressources humaines. Après avoir été chasseur de têtes, elle est devenue philosophe de l’entreprise et conférencière. Elle est la petite-fille de l’acteur Louis de Funès.

    Ses publications : Ce qui changerait tout sans rien changer (L'Observatoire, 2020) ; Développement (im)personnel (L'Observatoire, 2019) ; La Comédie (in)humaine (avec Nicolas Bouzou, L'Observatoire, 2018) ; Socrate au pays des process (Flammarion, 2017).

    Deux tiers des salariés se déclarent aussi, voire plus, efficaces lorsqu’ils télétravaillent. Comment l’expliquez-vous ?

    L’absence de perte de temps dans les transports a contribué à nous rendre plus efficaces. Mais je pense surtout que nous avons été libérés d’une part de théâtralité, de comédie humaine inhérente à toute vie sociale. Les bureaux sont ouverts depuis des années : open space, « flex office », il n’y a plus de murs ou peu, tout est transparent. Autrement dit, nous voilà visibles en permanence. Or, il suffit de se savoir visibles pour agir comme si nous étions vus. De sorte que notre esprit est nécessairement accaparé par l’image que l’on veut bien projeter de soi-même. Cette part de représentation occupe une partie de l’esprit moins concentré sur son travail. Vous connaissez comme moi des individus qui font signe qu’ils travaillent et qui, du même coup, ne travaillent pas, plus préoccupés qu’ils sont à jouer le jeu de celui ou celle qui travaille.

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  • Biden, un modéré; vraiment?

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    De Stefano Magni sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    ÉLECTIONS US

    Biden vise la présidence, déguisé en modéré

    20-08-2020

    La Convention nationale démocrate se termine aujourd'hui avec la désignation officielle de Joe Biden. On le présente comme un modéré capable de ramener l'Amérique à la "normalité" et de mettre fin à la polarisation. Mais est-il vraiment un modéré ? Non, selon les commentateurs de gauche eux-mêmes. Son programme est le plus extrême depuis l'époque de Roosevelt.

    Les démocrates concluent aujourd'hui leur kermesse, la Convention nationale démocrate, avec la nomination officielle de Joe Biden à la présidence des États-Unis. Ils se préparent à gagner, selon les sondages qui leur sont favorables, non seulement pour la Maison Blanche, mais aussi pour le Congrès. Ainsi, après quatre ans de combat contre Trump, ils lancent un message aussi unificateur que possible. Trump est pointé du doigt comme étant responsable de la polarisation de la société américaine. Biden est désigné comme l'homme de la réconciliation.

    Le ton des discours, les invités bipartites et la symbolique utilisée pendant la Convention sont tous orientés vers cet objectif : le raccommodage du peuple américain. La rhétorique de Black Lives Matter a disparu, bien que les troubles continuent. Le drapeau américain orne les vidéos, bien qu'il soit risqué de le brandir lors des violentes manifestations Antifa. Dans la propagande des démocrates, Ronald Reagan est également très présent, avec sa campagne historique de 1984, "Morning America". Des républicains de longue date ont participé en tant qu'orateurs, virtuels. Parmi eux, outre Cindy McCain, la dernière femme de John McCain (candidat à la présidence en 2008), également John Kasich, ancien gouverneur de l'Ohio, l'un des États en lice, battu par Trump dans les primaires de 2016. Kasich, qui est un pro-vie convaincu, n'était pas apprécié pour cette raison par les Dems de gauche. En particulier, Alexandria Ocasio Cortez a exprimé plus d'une réserve : "Nous pouvons construire des ponts et ne pas perdre de vue nos valeurs. Il est important de rappeler que Kasich est un extrémiste anti-avortement". Biden et son vice-président, Kamala Harris, font de l'avortement un des piliers de leur politique, et Cortez peut dormir sur ses deux oreilles.

    Mais cet épisode montre à quel point toute la campagne est basée sur un grand malentendu. Le Parti de l'Ane se présente comme une formation qui, en Italie, serait appelée "parti-nation", capable de réunir des consensus tant à droite qu'à gauche. Mais son véritable programme s'est radicalement déplacé vers la gauche, également pour réconcilier les hommes de Bernie Sanders, les vaincus (la tête haute) des primaires, mais toujours influents. Sans oublier que même le "clan" Clinton, avec Hillary, est allé jusqu'à l'extrême des positions libérales. Et que l'ancien président Obama, avec ses nombreuses apparitions publiques, exerce une influence croissante sur son ancien adjoint Biden et pourrait être le véritable président en coulisses, avec son intention de mener à bien la révolution verte, sanitaire et sociale.

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  • La famille est le principal moteur de l’économie

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    D' sur zenit.org :

    La famille est le principal moteur de l’économie, affirme Gabriella Gambino

    Préparation de la rencontre de novembre 2020 à Assise

    La famille est « le principal moteur capable de générer de la stabilité, de la sécurité, des attitudes vertueuses, solidaires et gratuites » pour alimenter le système économique, assure la sous-secrétaire du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, Gabriella Gambino

    Dans une intervention vidéo adressée aux participants à la formation en ligne préparant la rencontre « L’économie de François » prévue du 19 au 21 novembre 2020 à Assise, elle cite le philosophe Søren Kierkegaard – “La porte du bonheur s’ouvre toujours vers l’extérieur. Celui qui tente de la forcer en sens inverse finit par la fermer toujours plus”.

    La famille, explique la numéro 3 du Dicastère, « est en mesure de générer des attitudes vertueuses au sein du marché, comme le partage et la solidarité entre les générations ». En revanche une économie capitaliste qui mise sur « la maximisation des profits » ne conduit « ni au bonheur des individus ni au bien commun » et ne garantit pas « le développement humain intégral et l’inclusion sociale », en laissant de côté « les pauvres, les marginalisés ».

    La famille, a-t-elle insisté, « n’est pas un poids ni un coût, mais le principal moteur capable de générer stabilité, sécurité, attitudes vertueuses, solidaires et gratuites, qui peuvent alimenter vertueusement le système économique ».

    Gabriella Gambino a suggéré cinq directions à travailler : abandonner la conception individualiste de la personne ; reconnaître la priorité sociale de la famille, comme fondement du bien commun ; promouvoir des conditions de travail qui protègent la vie familiale ; promouvoir une croissance économique qui ne soit pas aux dépends des besoins fondamentaux de la personne en termes relationnels et familiaux ; et promouvoir un renouveau des modèles économiques basés aussi sur notre générosité personnelle à l’égard des plus nécessiteux.

    En conclusion, elle a souhaité un marché qui soit « un espace de rencontre entre les personnes, gouverné par la confiance et la transparence », fondé sur les principes « du partage, de la solidarité et de la communion ». « Le marché ne peut pas être gouverné par une “main invisible”, où l’autre est un inconnu anonyme sans visage, mais ce doit être une maison commune où tout le monde puisse habiter sans être exclu ni rester derrière, où chacun ait un nom et puisse faire entendre sa voix », a-t-elle affirmé.

    Initialement prévue en mars 2020, la rencontre sur « l’Economie de François » entre le pape François et quelque 2 000 jeunes de 115 pays a été reportée au 21 novembre 2020, pour éviter les risques de contagion par le coronavirus.

  • "Le plan de relance ne prépare pas l'avenir de l'Europe"

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    De François-Xavier Bellamy sur le site du Journal du Dimanche :

    TRIBUNE. François-Xavier Bellamy : "Le plan de relance ne prépare pas l'avenir de l'Europe"

     

    Le professeur de philosophie et député LR au Parlement européen, François-Xavier Bellamy, juge que la décision des 27 de l'UE de "créer le premier emprunt commun" pour faire face à la crise économique revient à "se tromper de problème".

    François-Xavier Bellamy, ex-tête de liste LR aux européennes, critique le plan de relance conclu entre les 27.

    François-Xavier Bellamy, ex-tête de liste LR aux européennes, critique le plan de relance conclu entre les 27. (Sipa)

    "Au terme d'une longue négociation sur le plan de relance européen, les Vingt-Sept ont accepté de créer le premier emprunt commun en réponse à la crise. Un problème, une dette : la France aura donc réussi à exporter à Bruxelles ses pires réflexes ; et l'Europe est sans doute aujourd'hui le seul endroit où l'on considère comme une victoire politique le fait d'encombrer l'avenir d'un emprunt supplémentaire. Bien sûr, toute crise suppose de dépenser, et toute relance d'investir, mais les États européens ont déjà, grâce à la politique de la BCE, un accès facile aux marchés avec des taux historiquement bas.

    Conduire la Commission européenne à emprunter à leur place, malgré une base légale très faible et des perspectives incertaines (comme l'a récemment montré le Brexit), c'est se tromper de problème. En réalité, cet emprunt commun n'est pas tant une réponse à la crise économique qui vient qu'une manière d'utiliser cette crise pour faire avancer un agenda politique : cette nouvelle solidarité budgétaire signe le retour à la vieille illusion d'une "Europe toujours plus intégrée". Elle offre une résurrection inattendue aux tenants du fédéralisme européen, auxquels les citoyens ont dit non depuis longtemps, mais qui s'offrent l'éphémère ivresse du "moment hamiltonien".

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  • L'esclavage : une réalité bien présente dans le monde d'aujourd'hui

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    De Smart Reading Press :

    ESCLAVAGE : QUITTER SON RÉTROVISEUR

    De nombreux faits attestant l’existence actuelle de l’esclavage sous différentes formes sont recensés sur le site Global Slavery Index, spécialisé dans la dénonciation de cette pratique à travers le monde. Tenons-nous-en aux plus significatifs, en commençant par l’Afrique.

    Selon ce site, environ 9,2 millions de personnes (hommes, femmes et enfants) sont actuellement réduites en esclavage en Afrique, contraintes au travail forcé, aux relations sexuelles forcées et au mariage forcé.

    En mars 2019, le Time Magazine rapportait que «selon l’Organisation internationale du travail (OIT) de l’ONU, les personnes actuellement réduites en esclavage sont près de trois fois plus nombreuses que celles qui ont été capturées et vendues pendant les 350 ans qu’a duré la traite transatlantique. Selon l’OIT, 25 millions de personnes sont en servitude pour dettes et 15 millions ont subi un mariage forcé.

    Esclaves en prison

    En 2017, des images d’esclaves vendus aux enchères en Libye ont circulé sur les réseaux sociaux : on y voyait des passeurs mettant à prix des migrants et les proposant comme esclaves. Dans une propriété à l’extérieur de Tripoli, un reporter de CNN a vu une douzaine d’hommes passer sous le marteau en quelques minutes. En 2019, le Time Magazine donnait le témoignage d’un migrant africain capturé et vendu comme esclave alors qu’il se rendait en Europe : «Arrivé à la frontière sud de la Libye, [il] a rencontré un chauffeur de taxi très sympathique qui lui a proposé de le conduire gratuitement à Tripoli, la capitale. Sur le chemin, il a été vendu à un “Libyen blanc” ou à un Arabe, pour 200 dollars (180 euros). Il a été forcé de rembourser sa “dette” sur un chantier de construction, un schéma qui s’est répété chaque fois qu’il a été vendu et revendu.»

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  • Pologne : retour sur un plébiscite en faveur de la politique sociale conservatrice d'Andrzej Duda

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    De sur Smart reading Press :

    ÉLECTION POLONAISE : UN OUI À LA POLITIQUE SOCIALE CONSERVATRICE

    Andrzej Duda a été réélu le 12 juillet, avec 51 % des voix, pour un second mandat à la tête de l’État polonais. Cette élection est à la fois une victoire personnelle et un plébiscite en faveur de la politique sociale et conservatrice conduite en Pologne depuis 2015 par le parti Droit et Justice (PiS). Pour comprendre la portée et les causes de ce succès, quelques éléments de contexte sont nécessaires.

    Lors de sa première élection en 2015, Andrzej Duda était relativement peu connu. Ce député européen de 43 ans, qui parle l’anglais, le russe et l’allemand, et qui est diplômé de l’équivalent polonais de l’ENA, n’avait été jusqu’alors que sous-secrétaire d’État du ministre de la Justice, Jaroslaw Kaczynski, puis sous-secrétaire d’État à la Chancellerie présidentielle, sous la présidence de Lech Kaczynski. Député de Cracovie en 2011, il fut nommé porte-parole du parti Droit et Justice (PiS) en novembre 2013. En 2014 et contre toute attente, il fut adoubé par Jaroslaw Kaczynski , qui renonçait à se présenter à la magistrature suprême. Jaroslaw Kaczynski était le survivant du célèbre couple de jumeaux qui a fortement marqué la vie politique polonaise à partir des années 1990. Son frère Lech est en effet décédé avec son épouse le 10 avril 2010 dans un mystérieux accident d’avion à Smolensk, en Russie1.

    En 2015, ses adversaires et même ses «amis» présentaient Duda comme la marionnette de Jaroslaw Kaczynski, l’homme fort du PiS, qui conduisit depuis son arrivée au pouvoir en 2015 une politique sociale et conservatrice. Alors que tous les sondages le donnaient distancé par le président sortant, Bronisław Komorowski, il arriva en tête du premier tour avec 34,8 % des voix, devant le chef de l’État sortant (33,8 %). Deux semaines plus tard, le 24 mai, avec 51,55 % de voix, il fut élu sur une ligne conservatrice et sociale : parmi ses promesses de campagne figurent le gel de l’adoption de l’euro ainsi que le retour à l’âge de la retraite à 65 ans, précédemment repoussé par les libéraux à 67 ans.

    Son mandat fut une réussite. Sa cote de popularité atteignit plus de 70 %. Pour autant, sa réélection ne fut pas une formalité.

    UNE ÉLECTION PLÉBISCITE

    Face à lui, le challenger principal était Rafal Trzaskowski, le maire de Varsovie. Candidat de la Plateforme Civique, (PO), le principal parti d’opposition, il est libéral, pro-européen et ancien secrétaire d’État chargé des relations avec Bruxelles. Il est lui aussi polyglotte et représente l’élite libérale polonaise, un peu à la manière d’Emmanuel Macron. Ses électeurs se concentrent dans les grandes villes, alors qu’Andrezj Duda est le candidat de la Pologne profonde.

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  • Démographie : pas de surpopulation en vue mais une redistribution des cartes

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    Fin d’une idée martelée depuis des décennies par les malthusiens de tout poil et toujours en vogue à l’ONU : non, le monde n’est pas menacée par la surpopulation. Au contraire, « la population mondiale va bientôt commencer à décliner » affirment des chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), de l’Université de Washington. Certes, en deux siècles, la hausse démographique a été spectaculaire : d’un peu plus d’un milliard il y a 200 ans, la population mondiale dépasse aujourd’hui 7,8 milliards et devrait poursuivre sa croissance au cours des prochaines décennies pour culminer à 9,7 milliards en 2064. Mais après cet apogée, elle devrait décliner pour tomber à 8,8 milliards en 2100 selon l’IHME, soit 2 milliards de moins que selon l’ONU qui table, elle, sur une croissance continue de la population mondiale (selon les projections de l'ONU, la population mondiale atteindrait 9,7 milliards en 2050 puis 10,9 milliards en 2100). Dans l’étude qu’ils ont publiée dans The Lancet, les chercheurs de l'IHME se basent sur des projections des taux de mortalité, de fertilité ou de migration au cours des 80 prochaines années. Ils prennent également en considération les risques de guerres ou de catastrophes naturelles liées au changement climatique. Relevons au passage que les projections démographiques de l’IHME, organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates, contredisent celles de l’ONU.

    La baisse de la population étant très contrastée selon les pays et les continents, les différentiels démographiques vont bouleverser l’équilibre géopolitique. Plus d’une vingtaine de pays encourent un effondrement démographique de plus de 50%, tels en Europe, l’Espagne (46 à 23 millions d’habitants), l’Italie (61 à 31), le Portugal (11 à 4,5) et, en Asie, le Japon (128 à 60 millions), la Thaïlande (71 à 35), la Corée du Sud (53 à 27) et la Chine : le pays le plus peuplé du monde, devenu le rival des Etats-Unis, devrait en effet chuter de quelque 1,4 milliard d’habitants aujourd’hui à 732 millions en 2100 (les Etats-Unis pourraient ainsi dépasser la Chine d'ici la fin du siècle). En cause, pour tous ces pays, la généralisation de la contraception et, s’agissant particulièrement de la Chine, l’effet d’inertie de la politique de l’enfant unique et des avortements massifs de fœtus féminins (comme en Inde). Inversement, les pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, devraient voir leur population tripler au cours de ce siècle, passant d’environ 1,03 milliard aujourd’hui à 3,07 milliards en 2100, ce qui en fait des bombes démographiques (le Nigeria passerait de 206 à 790 millions d'habitants, devenant en 2100 le deuxième pays le plus peuplé au monde derrière l'Inde mais devant la Chine).

    Ce n’est évidemment pas une perspective rassurante pour l’Europe déjà confrontée à une forte pression migratoire. « L’Afrique et le monde arabe façonneront notre avenir », conclut Richard Horton, rédacteur en chef de The Lancet, manifestement favorable à une compensation de la dénatalité européenne par l’immigration. Souhaitons que cette prédiction soit aussi peu fiable que l’étude sur l’hydroxychloroquine récemment publiée par sa « prestigieuse » revue…

    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30677-2/fulltext

  • La population mondiale devrait décliner dans la seconde moitié du siècle

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    À partir de 2064 la population mondiale devrait diminuer rapidement

    15 Jul 2020

    La population mondiale devrait diminuer rapidement, déclenchant un « changement radical dans l’ordre de préséance » des nations, prévoit un nouveau rapport.

    Foule à Kinshasa, la population du Congo (RDC) devrait passer de 81 millions en 2017 à 246 millions en 2100

    Alors que les prédictions d’une explosion démographique potentiellement catastrophique abondent depuis des années, de nouvelles recherches suggèrent une contraction imminente majeure d’ici 2100, moment auquel les personnes âgées seront plus nombreuses que les jeunes.

    Le Lancet vient de publier sa « Global Burden of Disease Study » qui cite une baisse accélérée des taux de fécondité dans le monde développé au cours des prochaines décennies. Le rapport prédit que la population mondiale culminera en 2064 à 9,7 milliards de personnes, avant de chuter brusquement à 8,8 milliards en 2100.

    Cette nouvelle étude contredit les prévisions de l’ONU qui évoquait près de 11 milliards d’habitants en 2100.

    C’est « une bonne nouvelle pour l’environnement (moins de pression sur les systèmes de production alimentaire et moins d’émission de CO2) », indique Christopher Murray, directeur du respecté Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) à Seattle, qui a mené cette étude.

    L’Asie et l’Europe devraient perdre des habitants. Elles abritent une grande partie des 23 pays qui devraient voir leur population réduite au moins de moitié : le Japon (128 à 60 millions), la Thaïlande (71 à 35), l’Espagne (46 à 23), l’Italie (61 à 31), le Portugal (11 à 4,5), la Corée du Sud (53 à 27). Quelques pays y échappent, comme la France, où le maintien d’un taux de fécondité relativement élevé permettrait de limiter la perte de population à 67 millions à la fin du siècle (contre 70 millions en 2050 et 65 millions en 2017).

    Selon les chercheurs, les personnes âgées représenteront un pourcentage plus élevé de la population mondiale, les octogénaires devant être plus nombreux que les tout-petits de moins de cinq ans par deux à un au tournant du siècle prochain.

    Les populations de quelque 23 pays, dont le Japon, la Thaïlande, l’Italie et l’Espagne, pourraient se contracter d’au moins 50 %, tandis que 183 des 195 pays inclus dans la recherche auraient des taux de fécondité inférieurs au niveau de remplacement de 2,1 naissances.

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  • La grande détresse du Liban et l'appel au secours du cardinal Béchara Raï

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    LE SOS DU LIBAN

    7 juillet 2020

    Le cardinal Béchara Raï, patriarche d’Antioche des maronites, lance un appel au secours à la communauté internationale pour son pays, le Liban. Le Pays du Cèdre plonge dans l’abîme politiquement, économiquement, socialement… Sa dette publique atteint 92 milliards de dollars, soit plus de 170% du PIB. En un an, une entreprise sur cinq a fermé et le chômage frappe 35% de la population active. À cause de la chute vertigineuse de la monnaie, de l’effondrement du pouvoir d’achat, des licenciements, la famine fait son apparition. On ne compte plus les suicides… Les manifestations, blocages de routes et affrontements avec les forces de l’ordre se multiplient.

    Pour dénoncer l’impasse politico-financière au Liban, le directeur général du ministère des finances libanais, Alain Bifani, a démissionné le 1er juillet, alors qu’il était en pleine négociation avec le FMI. Il pointe la collusion entre les milieux politiques et le secteur bancaire qui refusent de contribuer à l’assainissement des finances publiques pour reporter « tout le poids [de la dette] sur l’ensemble des Libanais dont l’appauvrissement est d’une ampleur et d’une rapidité sans précédent ». Au cours de son homélie dominicale, le 5 juillet, le cardinal Raï a lui aussi mis en cause les élites politico-financières, « ces politiciens [qui] semblent vouloir dissimuler leur part de responsabilité dans le pillage du Trésor public et se dérober à toute réforme structurelle ou sectorielle ».

    Le Liban paye aujourd’hui durement l’incurie et la corruption de ses gouvernements successifs qui se livrent à un partage clientéliste des ressources publiques. Depuis trente ans, ils ont tout misé sur les importations au lieu d’investir dans la production industrielle et agricole nationale. Pour financer des services publics défaillants, ils ont emprunté massivement aux banques libanaises, à des taux bien supérieurs à ceux des banques étrangères. Mais ces arrangements entre complices ont fini par lasser les bailleurs traditionnels dont la diaspora libanaise.

    Si la responsabilité de la classe politique libanaise est première, la guerre en Syrie a de rudes répercussions sur le voisin libanais. Parmi les clients traditionnels des banques libanaises figuraient les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Ces champions de l’islam sunnite ont repris leurs billes depuis la formation, le 21 janvier 2020, du gouvernement Hassan Diab (premier ministre libanais) avec l’appui du Hezbollah, parti chiite allié à l’Iran des mollahs et à la Syrie de Bachar el-Assad. Alors que la crise sanitaire a gelé le trafic, les sanctions internationales infligées à la Syrie ont été renforcées le mois dernier par la loi César votée à Washington, visant tous ceux qui apportent un « soutien substantiel » au gouvernement syrien – or, ils sont nombreux au sein des personnalités politiques libanaises, membres du Hezbollah ou du parti du président Michel Aoun.

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