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Famille - Page 126

  • Des échos de l'enquête réalisée en Belgique en vue du prochain synode sur la famille

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    On sait qu'un questionnaire a été adressé aux conférences épiscopales en vue d'une consultation de leurs ouailles en vue du prochain synode sur la famille. Le "Rapport de synthèse de la Conférence épiscopale de Belgique sur le questionnaire en vue du synode 2014 : Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation" est consultable ICI. Soulignons que cette enquête où les "répondants" sont à 70% francophones ne prétend aucunement fournir une image représentative de "l'Eglise qui est en Belgique".

    La lecture de ce rapport de synthèse (3000 personnes représentées) n'a rien de tonifiant et nous renvoie à la situation de délitement moral et spirituel dont nous constatons chaque jour l'ampleur et la gravité. Qui s'étonnera que les gens connaissent si peu et si mal l'enseignement de l'Eglise? que l'idéal proposé soit jugé hors de portée ou éloigné des réalités vécues? que l'Eglise soit priée de "revoir sa copie" pour proposer quelque chose qui s'harmoniserait avec les situations telles qu'elles se vivent de plus en plus courramment aujourd'hui? que soit dénoncé un "moralisme étouffant" qui serait même contraire à l'Evangile? Bref, que l'Eglise soit priée de s'aligner sur les "nouveaux standards" de la vie du couple et des "familles de fait"?

    Cela correspond assez avec les échos que l'on peut avoir des résultats de la même enquête dans des pays semblables au nôtre. On pourra se réjouir que l'Eglise ne s'identifie heureusement pas à la situation telle qu'elle existe dans la vieille Europe malade d'une crise généralisée de toutes les valeurs qui l'ont constituée jadis, mais pour nous qui y vivons, c'est une maigre consolation. Reste à voir ce qui va se passer lors de ce prochain synode et comment le grain récolté par cette vaste enquête y sera moulu...

    extraits :

    "La distance grandissante entre la famille sous toutes ses formes telle que nous la connaissons aujourd’hui et l’enseignement de l’Eglise sur le mariage et la famille, forme selon l’enquête, la principale préoccupation des répondants. Des relations trop tendues entre foi et famille compliquent dangereusement la confession de foi dans la vie quotidienne. Les répondants demandent donc que l’Église fasse mieux coïncider son enseignement et plus souvent l’interprétation pastorale qui en est faite, avec la réalité vécue. Parallèlement, ils signalent ne pas marquer leur accord en tant que chrétiens, à plusieurs évolutions dans la société belge, elles aussi à l’origine de cette tension. Il est donc demandé à l’Eglise de réduire une série de tensions entre foi et famille. Ils demandent aussi à l’Eglise de soutenir la famille pour qu’elle puisse se situer face aux évolutions sociétales inconciliables avec une vision chrétienne de la famille. Cette double question est sans conteste le sujet principal qui ressort de ce rapport."

    "La connaissance de l’enseignement de l’Eglise est majoritairement faible, seules quelques personnes intéressées sont mieux au courant. Des répondants indiquent cependant que l’enseignement peut intervenir indirectement par son vécu au sein de la famille et de la société. Mais on se heurte ici à un point d’achoppement. Sur certains éléments de la doctrine de l’Eglise concernant le mariage et la famille, on n’est majoritairement pas d’accord avec le magistère et il est devenu difficile si pas impossible, de vivre cet enseignement au sein de la famille et de le défendre en société. Ces points sont connus : la contraception dite artificielle, la position des divorcés remariés, la condamnation des actes homosexuels, la sexualité en dehors du mariage dans diverses circonstances … Les gens s’étendent longuement sur cette question et motivent principalement de trois manières, la difficulté par rapport à l’enseignement de l’Eglise. Premièrement: quelques positions ecclésiales sont condamnées par plusieurs répondants, comme contraire à l’esprit de l’évangile. De plus, on considère l’enseignement comme dépassé, détaché de la réalité, témoignant d’une incompréhension de la famille actuelle et l’on se pose des questions concernant la compétence de l’Eglise sur des questions médicales complexes. Troisièmement, on indique que ce qui est peut-être un idéal s’avère inaccessible en raison des tendances sociales, ce qui complique terriblement le ‘vivre en chrétien’ dans notre société. Néanmoins, les répondants estiment qu’il faut protéger la famille et le mariage et que cette protection est une tâche prophétique pour l’Eglise. Une minorité se dit partisane de l’intégralité de l’enseignement de l’Eglise et insiste particulièrement sur la nécessité de grandir dans la foi et la grâce pour apprendre à vivre de cet enseignement..."

    "Une majorité demande que l’Eglise reconnaisse les relations homosexuelles, aussi sous une forme juridique plus stable et sans rejet moral. Mais il est clair qu’un doute subsiste parmi les répondants concernant le terme mariage et sur l’alignement de telles relations avec ce dernier. De nombreux répondants demandent à l’Eglise de ne pas renoncer à son opposition à ce sujet."

  • Consistoire sur la famille : le récit du cardinal Ricard

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    Pour « Famille Chrétienne », Jean-Marie Dumont a interviewé le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux :

    A Rome, le Consistoire extraordinaire qui réunissait à Rome quelque 150 cardinaux autour du thème de la famille vient de se terminer. Le récit du cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux. Le Consistoire s’est ouvert jeudi matin : quelle impression gardez-vous de ces premiers moments ?

     Le pape était à l’entrée de l’aula pour nous accueillir, nous serrer la main... C’est le style François ! Nous étions environ 150 cardinaux, avec à la fois des électeurs et des cardinaux de plus de 80 ans. Le pape a prononcé quelques mots d’introduction soulignant l’importance de la famille comme cellule de base de la société. Il a déclaré que la famille était aujourd’hui malmenée et qu’il fallait annoncer le message d’espérance de l’Eglise sur la famille, de façon constante, courageusement.

    Les cardinaux ont ensuite pris la parole …

    La première matinée a été occupée presque intégralement par une longue conférence sur la bonne nouvelle de la famille donnée par le cardinal Walter Kasper. Une conférence en deux temps, entrecoupée d’une pause café ! C’est une intervention que le pape lui avait demandée, en l’encourageant à poser des questions. C’est ce qu’il a fait, en particulier dans sa dernière partie. Le cardinal a bien rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un document magistériel mais qu’il avait simplement pour but d’ouvrir des questions.

    Pouvez-vous nous parler du contenu de cette intervention ?

    Dans la première partie, plutôt classique, le cardinal a repris l’enseignement actuel du magistère sur le mariage : la famille dans l’ordre du créé ; les structures de péché au sein de la famille ; la famille dans l’ordre de la rédemption. C’était clair, précis. Un bon résumé de l’enseignement de l’Eglise. Puis sont venues deux parties plus innovantes : l’une concernait sur la famille comme Eglise domestique, comme lieu où la foi se vit, où l’on apprend à vivre en écoutant l’Evangile. Avec une dimension évangélisatrice. Je pense que creuser ces points et les expliquer pastoralement peut être d’un grand intérêt. Une autre partie concernait les divorcés remariés.

    Quelles pistes de travail le cardinal Kasper a-t-il évoqué à ce sujet ?

    Le cardinal a d’abord rappelé ce que dit l’Eglise, qui souligne l’impossibilité pour les chrétiens mariés à l’Eglise ayant contracté un nouveau mariage civil d’accéder à la pénitence et à la confession. Il a également proposé deux questions pouvant servir de piste de travail : faut-il simplifier les procédures de déclaration en nullité de mariage, qui sont souvent longues et complexes ; peut-on ouvrir un chemin pénitentiel pour des personnes civilement remariées qui remplissent certaines conditions, notamment : regretter l’échec de son premier mariage ; être dans une situation stable ; être dans une situation dont on ne peut pas sortir car des enfants sont nés de la 2e union ; avoir un véritable désir des sacrements, de transmettre la foi à ses enfants, de la porter aux autres ; accepter d’entrer dans un parcours d’accompagnement par l’Eglise, qui prendrait du temps. Il a précisé que cette idée ne concernerait pas la masse mais qu’elle pourrait permettre d’apporter certaines solutions à la diversité des situations.

    D’autres cardinaux ont ensuite pris la parole …

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  • Consistoire sur la famille : le P. Lombardi tempère les ardeurs médiatiques

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    Dans le « Figaro » d’hier, Jean-Marie Guénois recadre les conclusions hâtives tirées des propos du pape François :

      «Il ne faut s'attendre à aucune conclusion.» Avec cet avertissement, le père Lombardi, porte-parole du Vatican a, vendredi, refroidi la curiosité des centaines de journalistes venus à Rome pour le consistoire extraordinaire des cardinaux convoqué par François pour réfléchir à la pastorale familiale et en particulier à l'épineux sujet des divorcés remariés. Ce jésuite polyglotte assiste aux réunions à huis clos du sénat de l'Église dans la fameuse salle du Synode où le pape, en tribune, assiste aux prises de parole des uns et des autres. Mais c'est ce religieux seul qui rend compte de l'essentiel à la presse.

    Le message qu'il a donc voulu faire passer vendredi est que l'Église veut prendre son temps pour réfléchir à ces sujets. Et que les cardinaux respectent le travail à venir des deux synodes des évêques (octobre 2014 et 2015) sur le thème de la famille, et qu'ils cherchent à tenir les deux bouts de la chaîne: «Les paroles exigeantes du Christ sur le mariage, la totalité de l'enseignement de l'Église, et l'ouverture et la miséricorde pour les situations difficiles.» Le père Lombardi s'est dit également impressionné par le climat de l'assemblée, qui s'est montrée très «concernée» par ces questions et «vraiment à la recherche d'une solution». Il a annoncé que le cardinal André Vingt-Trois, couronné par sa fermeté très appréciée du Pape lors des manifestations contre le mariage homosexuel, a été nommé par François vice-président de ce synode.

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  • Consistoire sur la famille : le pape François fait l’éloge du cardinal Kasper

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    Selon Anita Bourdin (agence Zenit), intervenant lors de la seconde journée du consistoire consacré à la famille, le pape François a exprimé son total soutien au cardinal allemand Kasper (dont nous avions déjà parlé ici  Morale de la famille : au consistoire des cardinaux réunis cette semaine à Rome )

    ROME, 21 février 2014 (Zenit.org) - Le pape François fait un éloge appuyé de l'intervention du cardinal Walter Kasper, rapporteur du consistoire sur la famille (20-21 février), comme un exemple de "théologie sereine".

    Le cardinal Kasper est en effet intervenu hier, jeudi matin, sur le thème de la famille et dans la ligne de la "miséricorde", selon le titre du livre dont le pape a déjà fait l'éloge lors de son premier angélus, en mars dernier.

    Le pape a confié avoir relu la communication du cardinal Kasper, "hier, avant de dormir - mais pas pour m’endormir -".

    Le texte ne sera pas publié par le Vatican, étant destiné seulement au pape et aux cardinaux, a expliqué le P. Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, qui en a indiqué quelques aspect, dans sa rencontre avec la presse du 20 février.

    Le pape a salué ce qu'il appelle une "théologie sereine": "Et je voudrais remercier [le cardinal Kasper], parce que j’ai trouvé une théologie profonde, et une pensée sereine dans la théologie. Cela fait plaisir de lire une théologie sereine. J’ai aussi trouvé ce que disait saint Ignace, ce sensus Ecclesiae, l’amour de la Mère Eglise… Cela m’a fait du bien et il m’est venu une idée – excusez-moi Eminence si je vous fais rougir – mais l’idée est que cela s’appelle « faire la théologie à genoux ». Merci. Merci."

    Déjà, lors de son introduction, jeudi matin, le pape avait soutenu à l'avance le président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens en disant: "Nous remercions, au nom de tous, le Cardinal Walter Kasper pour la précieuse contribution qu’il nous offre avec son introduction."

    Le pape avait invité à tenir les débats loin de la casuistique et à mettre en évidence la "beauté" de la famille, comme "cellule fondamentale" de la société, "indispensable pour la vie du monde, pour l’avenir de l’humanité". Il a demandé une pastorale familiale "intelligente, courageuse et pleine d'amour".

    200px-Kardinaal_III_Danneels_en_Kasper.JPGMgr Kasper (photo, ici avec Mgr Danneels) est ce cardinal aux yeux duquel ceux qui ont contracté un 2e mariage après un 1er échec matrimonial devraient « dans certains cas » pouvoir participer pleinement à la vie sacramentelle de l’Eglise. « Ce qui est possible à Dieu, à savoir le pardon, doit valoir aussi pour l’Eglise » a-t-il déclaré, de manière un peu obscure.

    La question est loin d'être simple. Si rompre un lien conjugal légitime est toujours une faute, vivre ensuite dans un nouveau lien matrimonial, par hypothèse illégitime, n’en est-il pas une autre ? Peut-on absoudre une infraction continue à laquelle son auteur n’a pas résolu de mettre fin ? Qualifier cette question de « casuiste » est peut-être un peu court.

    JPSC

  • Morale de la famille : au consistoire des cardinaux réunis cette semaine à Rome

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    bv093_Kasper.jpgLe Cardinal Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, est à la manoeuvre sur la question des divorcés remariés en évoquant « les interventions sur le sujet de l'émérite pape Benoît XVI qui demandait si entre la rigueur et le laxisme, le sacrement de la pénitence n'est pas la façon de faire face à des situations difficiles ».

    Le blog de l’abbé Rimaz, le « Suisse Romain » fait le point : « Durant le Consistoire, le Cardinal Kasper a développé, à la demande du Pape et devant les quelques 150 Cardinaux présents, une recherche de solution pour les personnes divorcées et remariées civilement.  Andrea Tornielli a bien résumé le questionnement laissé aux Cardinaux.

     A la recherche d'une solution pastorale

    Durant le Concile Vatican II, la Congrégation de la foi émettait des directives qui ne furent toutefois pas suivies par les Père conciliaires, notamment sur la liberté religieuse. Une exploration, une recherche de nouvelles solutions est donc toujours possible. 

    Remarquons au passage la petite pique lancée contre son confrère le futur Cardinal Müller, placé à la tête de cette même Congrégation, et qui rappelle, dans la tempête, la foi de l'Eglise. "Cette lutte" semble donc passablement "allemande". 

    Une seconde embarcation pénitentielle

    Dans l’Eglise primitive, Il existait dans les Eglises particulières un praxis commune, un peu comme ceux qui avaient fuit devant la persécution en niant leur foi, soit un parcours pénitentiel, donc dans le cas du mariage une seconde embarcation, non pas celle du bateau du premier mariage. mais une sorte de canoë de sauvetage. Kasper s'inspire de Joseph Ratzinger et ne concernerait qu'une personne désireuse de vivre la foi avec les sacrements. Donc pas une pratique à tout vent. 

    Cela permettrait à une personne injustement quittée, de pouvoir vivre non pas un second mariage, mais une seconde union non sacramentelle, avec la possibilité de s’approcher de la communion et de la confession ( les personnes remariées civilement peuvent communier spirituellement et ne sont en rien excommunier de l'Eglise ). 

    Le Pape François sous pression

    Une chose est certaine, tout comme à l’époque d’Humanae Vitae (1968), lorsque le Pape Paul VI a choisi la vérité de l’Amour humain plutôt que la majorité de la commission, ces prochains Synodes sur la famille vont placer le Pape François devant des choix crucifiants. La pression et la confusion médiatique sont intenses et les cardinaux avec les évêques sont un brin trop bavards au point de laisser un grand flou dans les âmes des fidèles.

    Qui suivre ? Le Christ certes, la conscience également, tout en sachant que l’Eglise éclaire la conscience afin de choisir le bien, le beau et le vrai. La famille est le trésor de l'humanité, la plus petite cellule tant malmenée sur les vagues de l'océan au point de donner le mal de mer. 

    L'héritage de Joseph Ratzinger

    En l’état, le Pape n’a pas changé l’enseignement de l’Eglise sur l’Evangile de la famille. Joseph Ratzinger, Jean-Paul II et Paul VI laissent un héritage doctrinal précieux, miséricordieux et lumineux. »

    Réf. : Cardinal Kasper et les personnes divorcées remariées: le canoë de sauvetage

    JPSC

  • Mgr Morerod et le Synode sur la famille : « Beaucoup de gens croient connaître l’enseignement de l’Église »

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    22503.jpgDepuis novembre dernier, les épiscopats du monde entier ont lancé des consultations sur la base d’un questionnaire communiqué par le Vatican, en vue de préparer le Synode sur la famille qui s’y tiendra du 5 au 19 octobre 2014. A propos de tous ces gens appelés à répondre à de savants questionnaires sur le thème mis à l’ordre du jour du prochain synode, Jean-Marie Dumont a interrogé, pour l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », Mgr Morerod (photo), évêque de Lausanne, Genève et Fribourg.

    Extraits :

    Les résultats de l’enquête menée par l’Institut suisse de sociologie pastorale expriment une opposition forte, y compris chez les catholiques, à la doctrine de l’Église sur les divorcés remariés, les unions homosexuelles…… Comment réagissez-vous ?

    Tout le monde se doutait que les résultats n’auraient pas une tonalité de nature à satisfaire les évêques. Ce qui apparaît clairement, c’est que l’enseignement moral de l’Église n’est pas bien reçu, du moins ce que croient en connaître les personnes. En fait, beaucoup de gens croient connaître l’enseignement de l’Église alors que ce n’est pas le cas.(…)

    L’opposition à la doctrine de l’Église est-elle liée à une génération ?

    La réaction vive, voire critique, à l’égard de l’enseignement de l’Église, on la sent en particulier chez les personnes âgées. Celles-ci sont marquées par une attitude de rejet à l’égard de l’Église, dont elles considèrent qu’elle « régentait » autrefois leur vie. Les jeunes sont plutôt indifférents…

    Les présidiums des conférences épiscopales française, suisse et allemande se sont récemment rencontrés pour échanger autour des résultats de cette enquête menée dans tous les pays du monde. Y a-t-il des différences entre ces trois pays ?

    Si les tendances sont assez comparables, il y a un sujet sur lequel la France se distingue clairement des autres pays : les unions homosexuelles. Cela m’a beaucoup étonné. En effet, en Suisse, la moitié des Églises protestantes bénit ces unions, ce qui fait que ces bénédictions sont courantes. Ce qui influe sur la position des catholiques : les résultats de la consultation montrent que 60 % souhaitent une bénédiction des unions homosexuelles. C’est un sujet sur lequel il y a une vraie différence avec la France.

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  • Synode sur la famille : l’Eglise d’Allemagne tire la première

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    Sur le site web de « France Catholique, le P. Murray explique :

    La Troisième Assemblée Générale Extraordinaire du Synode des Évêques se tiendra à Rome du 5 au 18 octobre avec à l’ordre du jour : les défis de la pastorale pour la famille dans le contexte de l’évangélisation. Le Bureau du Synode au Vatican a établi un document préparatoire avec une série de questions relatives aux efforts de l’Église pour la promotion des doctrines et pratiques — et aux différents défis à relever.

    Le 3 février la Conférence Épiscopale Allemande a publié une synthèse des réponses proposées à ces questions par les vingt-sept diocèses d’Allemagne et vingt associations ou institutions catholiques notoires. (Dommage, nous n’en avons pas la liste, ce qui aurait pu alimenter le débat.) Conclusions guère agréables, ou, en fait, plutôt inquiétantes.

    Voici un échantillon des remarques émises dans cette synthèse. [J’ai ajouté mes commentaires entre crochets].

    Les déclarations de l’Église [N.B. déclarations, pas enseignements] sur les relations sexuelles avant le mariage, l’homosexualité, les divorcés remariés, le contrôle des naissances ne sont, paradoxalement, pratiquement pas acceptées, si ce n’est purement et simplement rejetées dans une grande majorité des cas. La plupart des baptisés ne sont pas au courant de l’expression "Loi naturelle". Ainsi, la Loi naturelle est à peine établie ou détaillée au sein de l’Église, et donc délibérément ignorée car historiquement dépassée et incompatible avec l’éthique moderne. En particulier, il y a une vive critique d’un étroit déterminisme biologique — s’appuyant sur un aspect de la "Loi Naturelle" ["guillemets" agressifs] car elle ne rend pas justice à la compréhension chrétienne de l’homme. Presque tous les couples souhaitant se marier à l’Église ont déjà vécu ensemble, souvent plusieurs années (estimation : entre 90 et 100%)... En vue de la nature définitive du lien du mariage [d’autres réponses laissent entendre que cette notion est largement repoussée en Allemagne], et, conscients qu’un mariage raté entraîne une profonde crise dans l’existence, nombreux sont ceux qui, en fait, trouvent que se marier avant d’avoir vécu ensemble est une preuve d’inconscience [vivre dans le péché serait un antidote à l’échec du mariage].

    Lire la suite sur le site de France Catholique : Mauvaises nouvelles d’Allemagne

    Le Père Murray est curé de la paroisse de la Sainte Famille à New-York. Il est docteur en droit canon.

    A quoi servent les questionnaires diffusés dans une opinion publique dont on connait par avance les réponses sur des matières qui ne relèvent nullement de sa compétence ? Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner.

    JPSC

  • Liège, 26 février : veillée de prière avec Louis et Zélie Martin

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    Le reliquaire des parents de sainte Thérèse de Lisieux, les bienheureux Louis et Zélie Martin, sera l'hôte de l'église Saint-Nicolas (Outremeuse) le mercredi 26 février prochain.

    C'est une occasion unique de découvrir sous un autre angle, à travers les joies et les peines de la famille Martin (ils ont perdu 4 enfants en bas âge; Zélie est morte d'un cancer du sein à 46 ans; Louis a dû être interné à la fin de sa vie) les beautés et les difficultés des couples et des familles d'aujourd'hui.

    Venez découvrir leur vie ainsi que la puissance de leur intercession. "Les saints sont nos intercesseurs, parce qu'ils nous comprennent." Sûr que Louis et Zélie Martin peuvent comprendre vos difficultés, vos inquiétudes, vos espérances aujourd'hui !

    Abbé Jean Pierre Pire

     

    Pour tout renseignement:
    Secrétariat Doyenné Liège Rive Droite
    Rue Jean d'Outremeuse, 61
    4020 - Liège
    04 343 26 35

     

    17h00 : Accueil du reliquaire

    17h10 : Chapelet médité

    17h30 : Vêpres

    18h00 : Eucharistie

    19h00 : Diaporama

    19h45 : Conférence par le Père Francis Goossens : Un couple pour les couples d’aujourd’hui

    20h45 : Complies

    21h00 : Prière libre

    (avec sacrement de réconciliation)

    22h30 : Fin

  • Famille : un synode pour dissiper un immense quiproquo entre le monde et l'Eglise ?

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    Synode sur la famille : l’essentiel du pape François

    Par Alex et Maud Lauriot-Prévost, sur Liberté politique

    Pourquoi le pape François s’est-il donc donné comme priorité, à peine six mois après son élection, de convoquer à Rome son premier synode extraordinaire des évêques, qui aura lieu en octobre prochain sur le thème des « Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation » ? Une question légitime quand on sait que le style du pape le conduit à aller droit à l’essentiel, et de revenir à « l’urgence d’une première annonce : Jésus t’a sauvé ».

    LE PAPE FRANÇOIS est habité par un très grand zèle missionnaire auquel il veut associer toute l’Église. À cette fin, il s’investit auprès de tous : il stimule les courageux, il réveille les endormis, il bouscule l’entre-soi ecclésial, il dénonce la mondanité et le cléricalisme, il vilipende les tièdes ou les pisse-vinaigre qui « contredisent l’Évangile et ne sont plus habités par la joie de croire et d’évangéliser ».

    Il veut entraîner pasteurs et baptisés dans une mission bien au-delà des cercles ecclésiaux, dans le but « d’annoncer l’Évangile de manière attractive et convaincante » à tous ceux que la pastorale missionnaire néglige sans doute bien souvent : les non-croyants et non-pratiquants, les périphéries existentielles, les pauvres et les blessés de la vie, …

    Lire la suite sur Liberté Politique

  • Synode sur la famille : l'Eglise prise au piège du questionnaire préparatoire ?

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    Sandro Magister analyse la situation résultant des tendances révélées par les réponses au questionnaire envoyé par Rome en vue du prochain synode sur la famille :

    Le synode à la croisée des chemins, à propos des remariages

    La zone germanophone a été la plus rapide pour répondre au questionnaire envoyé par le Vatican en vue du synode consacré à la famille, mais également pour rendre publiques les réponses.

    Les évêques suisses ont même fait encore davantage : ils ont composé un questionnaire encore plus détaillé et ils ont confié le sondage à l'institut de sociologie pastorale de Saint-Gall. Celui-ci a recueilli environ 25 000 réponses, dont une grande partie a été transmise par internet et provenait de citoyens des cantons de langue allemande.

    Les résultats ont été diffusés le 3 février. Et, le lendemain, les évêques d’Allemagne faisaient de même.

    En mettant en évidence, dans un cas comme dans l’autre, l’avalanche de "oui" à propos de l’un des points cruciaux : la communion des divorcés remariés et la reconnaissance de leur second mariage par l’Église.

    Ce n’est pas tout. Lorsqu’ils ont présenté les résultats de ce sondage, les évêques des deux pays ont eux-mêmes appelé de leurs vœux "une nouvelle approche en ce qui concerne la morale sexuelle catholique", étant donné que "les fidèles ne comprennent plus les arguments de l’Église à propos de ces questions".

    Une opinion qui gagne du terrain y compris chez les évêques et les cardinaux est que la famille classique, indissoluble, composée d’un père, d’une mère et d’enfants, tend à disparaître. Même parmi les catholiques "il y a des couples séparés, des familles élargies, beaucoup d’entre eux élèvent leurs enfants sans avoir de partenaire ; il y a le phénomène des mères porteuses, il y a les mariages sans enfants, sans oublier les unions de personnes de même sexe". C’est ce qu’a affirmé le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga – coordinateur du groupe de huit cardinaux "conseillers" de François – à l’occasion de l’interview choc qu’il a accordée au "Kölner Stadt-Anzeiger" le 20 janvier, dans laquelle il a donné la parole au grand nombre de personnes qui ont les mêmes idées que lui et associé le pape lui-même à ces idées.

    La famille à l’ancienne n’existe plus. Tout est nouveau. Par conséquent l’Église doit, elle aussi, apporter des réponses qui soient nouvelles et "en accord avec notre temps", des réponses qui "ne peuvent plus être fondées sur l’autoritarisme et le moralisme", a tranché Maradiaga.

    Mais est-il vraiment exact que la situation actuelle soit inédite et que l’Église s’y trouve confrontée pour la première fois ?

    Pas du tout. Lorsque l’Église a commencé son cheminement historique, dans le cadre de la civilisation romaine des premiers siècles de notre ère, elle s’est trouvée confrontée à des relations entre les sexes et entre les générations qui n’étaient pas moins multiformes qu’aujourd’hui et à des modèles familiaux qui ne coïncidaient certainement pas avec le modèle du mariage indissoluble prêché par Jésus.

    Aux chrétiens de cette époque-là, l’Église proposait un modèle de mariage qui était non pas "vieux" mais très nouveau et très exigeant. Et, lorsqu’elle proposait cette nouveauté révolutionnaire, elle devait se frayer à grand-peine un chemin dans une forêt de situations de fait qui la contredisaient et qui pouvaient même conduire à donner une application pratique, dans certains lieux et à certains moments, à l’"exception" perçue par certains dans les propos énigmatiques tenus par Jésus en Matthieu 19, 9 : "Quiconque répudie sa femme, si ce n’est pour 'porneia', et en épouse une autre, commet un adultère".

    Il n’est donc pas étonnant que, au cours de ces premiers siècles, on puisse trouver, dans les écrits des Pères de l’Église et dans les canons des conciles, des traces d’une pratique de pardon à l’égard de ceux qui ont contracté un second mariage après s’être séparés de leur premier conjoint et de leur réadmission à l'eucharistie après une période de pénitence plus ou moins longue.

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  • Liège : messe le 10 mars pour les enfants victimes de fausses couches ou d’avortements

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    téléchargement (6).jpgDe nombreuses femmes et couples vivent longtemps, parfois de nombreuses années, la souffrance de la perte de leur(s) enfant(s) in utero sans oser en parler et entamer un processus de deuil.

    A aucun moment, il ne leur a été donné l’occasion de poser un geste plus officiel ou public pour manifester l’existence de cet enfant.

    C’est pourquoi, Le Souffle de Vie vous invite chacun, chacune, à participer à une Eucharistie avec et pour les parents et familles ayant perdu un enfant pendant la grossesse par fausse couche ou par avortement.

    Les démarches proposées pendant l’eucharistie permettront d’entamer ce processus de deuil essentiel, indispensable pour chaque être humain.

    Cette eucharistie ne s’adresse pas uniquement aux parents de l’enfant décédé in utero, mais aussi à tous ceux qui, de près ou de loin ont connu l’existence de cet enfant : grands-parents, frères et sœurs, amis, collègues, infirmiers, médecins…

    Enfin, elle s’adresse à nous tous, chrétiens, dans notre souci de solidarité vis-à-vis de ceux et celles qui souffrent de la perte d'un enfant et dans notre foi en l’espérance de la Résurrection.

    Vous êtes tous les bienvenus le lundi 10 mars 2014 à 18h30 en l’église Saint Barthélemy, Place Saint Barthélemy, 8 à 4000 Liège.

    La messe sera présidée par Monseigneur Delville et un temps de sacrement de réconciliation y sera proposé.       

    Tél : 02/375.95.04 - info@souffledevie.be - www.souffledevie.be

    Belfius : BE29-0682-0636-1564

    JPSC

  • Gabriele Kuby, le sexe sauvage et le « gender »

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    L’Allemande Gabriele Kuby, née à Constance en 1944, a une formation de sociologue, et elle est auteur d’essais consacrés à l’éducation et à la sexualité. Mère de trois enfants, elle s’est consacrée pendant plus de 20 ans à des traductions depuis l’anglais dans le domaine de l’ésotérisme et de la psychologie. Engagée pendant de nombreuses années dans les mouvements étudiants allemands qui ont surgi en 1968, Gabriele Kuby s’est convertie à la foi catholique et est entrée dans l’Église en recevant le sacrement du baptême le 12 janvier 1997, fête du Baptême de Jésus…

    Son dernier livre publié en Allemagne, il y a un an est : "La révolution sexuelle globale. Destruction de la liberté au nom de la liberté". Quand j’ai eu le privilège de remettre personnellement une copie du livre à Benoît XVI, rappelle Gabriele Kuby, ce fut pour moi  un grand encouragement de l’entendre dire : « Nous rendons grâce à Dieu pour ce que vous dites et écrivez ». Extrait de l’interview reproduite sur le site « Benoit et moi » : 

    - Madame Kuby, partons de votre dernier livre-dénonciation: Qu’est ce qui vous a poussée à l’écrire?

    - La constatation que la libéralisation des normes sexuelles représente la ligne de front de l’actuelle bataille culturelle. J’appartiens à la génération 68 et j’ai activement participé à ce mouvement. Après ma conversion, les bandeaux que j’avais sur les yeux sont tombés. Et après le livre de 2006, consacré à la révolution du « gender », j’ai continué à recueillir de la matière, ensuite j’ai ressenti le besoin de présenter l’évolution de cette idéologie, parce que tout le monde perçoit les effets du renversement des valeurs, comme la destruction de la famille, mais peu de gens sont conscients que derrière ce renversement se cache une stratégie des élites au pouvoir, depuis l’ONU jusqu’à l’Union Européenne, en passant par la haute finance.

    - Donc, quel est le message que vous voulez transmettre?

    - La dérégulation des normes sexuelles conduit à la destruction de la culture. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 établit que la famille est le noyau de la société et qu’elle a besoin d’une réglementation morale pour exister. Avec tout ce qui attaque les enfants par le biais des moyens de communication sociale, internet et l’éducation sexuelle obligatoire qui est diffusée dans les collèges, il est difficile pour les enfants de se transformer en adultes mûrs, c'est-à-dire en mesure d’assumer la responsabilité d’être des mères et des pères.

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