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L’Église clandestine de l’ex-URSS ou le poids du silence
Il aura fallu attendre 100 ans après la révolution communiste en Russie pour que les témoignages affluent. Deux évêques catholiques l’ont fait à travers un livre paru en Italie, "La Chiesa cattolica in Unione Sovietica dalla Rivoluzione del 1917 alla Perestrojka".
1917, début de la prise de pouvoir des soviets en Russie. Le pays compte près de deux millions de catholiques, dont 1000 prêtres, 6 400 églises, deux séminaires, et une faculté de théologie. Mais pour atteindre leur but affiché d’éradiquer totalement la religion, les communistes vont travailler avec une précision d’horloger pendant près de 70 ans.
Les larmes aux yeux, Mgr Tadeusz Kondrusiewicz, archevêque métropolite de Minsk (Biélorussie), se rappelle de ce jour de 1961 où, alors qu’il n’est pas encore séminariste, les soviétiques font sauter l’église de son village. Il entend alors dans le bus : « Ça y est, c’est fini, l’Église n’existe plus ! ».
Mais celui qui est aujourd’hui président de la conférence épiscopale de Russie se dit alors : « L’Église est fondée sur le roc, sur le sang des martyrs, et les enfers ne prévaudront pas contre elle ! ». Parole prophétique et remplie d’espérance, tandis qu’autour de lui, les églises de Biélorussie sont transformées en salle de sport ou en cinéma. À Moscou, on envisage même de transformer l’église de Saint-Louis-des-Français en magasin de pommes de terre…
« Le but du régime, se souvient pour sa part Mgr Irynei Bilyk, évêque émérite ukrainien, était de former l’homme communiste ». À travers l’école notamment. Il revoit ainsi l’un de ses professeurs lui dire : « Tu es un bon étudiant Irynei, mais tu n’es pas un bon homme soviétique… Il va falloir que tu nous quittes ».
Consécration au cimetière
À cette époque où tout voisin peut être un dénonciateur, les postulants au sacerdoce se forment en secret. Même les parents ne savent pas que leurs enfants ont choisi la voie de la consécration à Dieu.
Mgr Bilyk se rappelle de cette soirée où un évêque lui annonce : « Cette nuit, tu seras ordonné diacre ». Personne ne le sait. La liturgie se fait au cimetière, sans ornements ni livres. En 1984, sa mère mourra sans avoir jamais su que son fils était prêtre depuis six ans déjà…
Quelques années plus tard, on lui demande d’accepter l’ordination épiscopale. Là encore, la cérémonie se déroule clandestinement, et le nouveau prélat doit jurer sur la Bible, sous peine de péché mortel, de ne jamais révéler le nom de l’évêque qui l’a consacré.
Dans ces années de plomb, témoigne encore Mgr Tadeusz Kondrusiewicz, les personnes âgées ont eu un rôle héroïque dans la transmission de la foi aux nouvelles générations. Durant cette période où deux ou trois prêtres seulement sillonnent le territoire russe, un des premiers souvenirs de Mgr Irynei Bilyk, petit enfant, est que sa grand-mère lui raconte la vie de Jésus et lui explique la signification des fêtes et de la liturgie. Tous les soirs, on récite la prière devant les icônes, à la lueur des bougies.
Dans ce pays dont la Sainte Vierge a demandé la consécration dès 1917, à Fatima, et après trois générations de persécutions, période la plus terrible de l’histoire de la Russie, l’Église renaît lentement de ses cendres. Grâce à cette Église cachée et au courage de ces prêtres, dont les familles même auront toujours ignoré l’existence…
Sainte-Marthe: le témoignage, remède à la «colonisation idéologique»
Le seul remède à « la colonisation idéologique et culturelle » qui tend à « nier les différences » c’est le « témoignage », le « martyre », a fait observer le pape François.
C’est le cœur de l’enseignement du pape fait au cours de l’homélie prononcé en la fête de la Présentation de la Vierge Marie, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe du Vatican, ce mardi 21 novembre 2017, indique Radio Vatican en italien. Le pape a commenté le récit du martyre d’Éléazar, du livre des Maccabées.
Le vieil homme est condamné à mort pour sa fidélité au Dieu d’Israël et il refuse de sauver sa vie « indignement », pour ne pas donner un mauvais exemple aux jeunes. Éléazar résiste face aux traditions païennes que le roi essaye d’introduire dans le peuple d’Israël.
Dans la vie du peuple qui a grandi autour de la Loi du Seigneur entre une nouvelle culture, explique le pape, les « nouvelles institutions » qui veulent tout changer: « culture, religion, loi ». «Tout est nouveau », « la modernité » : c’est une véritable colonisation idéologique, souligne le pape François.
La colonisation idéologique et culturelle, explique-t-il, « vit dans l’instant, pas dans le temps, et pour cela elle ne peut rien promettre. Et avec « cette attitude qui consiste à faire tous les hommes égaux et à effacer les différents engagements, elle fait le gros péché de blasphème contre le Dieu Créateur. Chaque fois qu’une colonisation culturelle et idéologique arrive, elle pèche contre le Dieu Créateur parce qu’elle veut changer la création telle que Lui l’a faite ».
De cette colonisation idéologique, estime le pape, naît une persécution : le désir de tout détruire, de tout égaliser, l’incapacité « de tolérer les différences ».
Les mots clés que le pape utilise sont les « racines perverses »: les racines qui laissent se développer dans le peuple de Dieu les habitudes « nouvelles, païennes, mondaines ».
« Et c’est le chemin de la colonisation culturelle qui finit par persécuter aussi les croyants, affirme le pape. Mais nous n’avons pas besoin d’aller loin pour voir quelques exemples: pensons aux génocides du siècle dernier, ce fut une chose culturelle, nouvelle: « Tous les mêmes, et ceux qui n’ont pas le sang pur…» « Il n’y a pas lieu pour les différences, poursuit-il, il n’y a pas de place pour les autres, il n’y a pas de place pour Dieu. Voilà la racine perverse. Face à cette colonisation culturelle née de la perversité d’une racine idéologique, Éléazar, lui, il est enraciné. »
Et Éléazar meurt en pensant aux jeunes, en leur laissant un exemple noble : il « donne sa vie pour l’amour de Dieu et il est enraciné dans la Loi, pour l’avenir ». Ainsi, face à cette « racine perverse » produite par la colonisation idéologique et culturelle, explique le pape, « il y a cette autre racine qui donne la vie et fait grandir l’avenir».
Ce n’est pas pour cela que toutes les choses nouvelles sont mauvaises, fait observer le pape : il suffit de penser à l’Évangile qui était nouveau!
Mais il invite à un discernement : « Nous devons discerner les nouveautés. Cette nouveauté, vient-elle du Seigneur, de l’Esprit Saint, vient-elle de la racine de Dieu ou cette nouveauté vient d’une racine perverse? Mais avant, oui, c’était un péché, tu ne pouvais pas tuer les enfants; mais aujourd’hui, tu peux, c’est une nouveauté perverse. Hier, les différences étaient claires, comme Dieu l’a faite, la création a été respectée; mais aujourd’hui …. »
La nouveauté de Dieu, souligne le pape, ne fait jamais « de négociation », mais grandit et regarde l’avenir.
Que l’exemple d’Éléazar « nous aide dans les moments de confusion face à la colonisation culturelle et spirituelle qui nous est proposée », conclut le pape François.
«Je vois l'Église du troisième millénaire tourmentée par un fléau mortel, il s'appelle islamisme. Ils envahiront l'Europe. J'ai vu les hordes arriver, de l'Occident à l'Orient: du Maroc à la Libye, de l'Egypte aux pays orientaux».
C'est la vision impressionnante de saint Jean Paul II, jamais publiée auparavant.
Témoin de la confession qui devrait faire du bruit [?!!], Mgr Mauro Longhi, du presbytère de la Prélature de l'Opus Dei, très souvent en contact étroit avec le Pape polonais au cours de son long pontificat. Le monsignore originaire de Trieste a révélé l'épisode dans l'ermitage "Saints Pierre et Paul" de Bienno, à Val Camonica, lors d'une conférence organisée en mémoire de Jean-Paul II le 22 octobre, jour où l'Église célèbre la mémoire liturgique du saint.
Pour faire la clarté nécessaire et encadrer la vision prophétique de Karol Wojtyla telle qu'elle est rapportée par un prêtre au-dessus de tout soupçon (Mgr Longhi jouissait de l'estime personnelle non seulement de Jean-Paul II mais aussi de Benoît XVI, à tel point qu'il fut appelé en 1997 au Dicastère Vatican de la Congrégation du Clergé) quelques références géographiques et temporelles sont nécessaires.
De 1985 à 1995, le jeune économiste bocconien Mauro Longhi (qui sera ordonné prêtre en 1995) a accompagné et accueilli le Pape Wojtyla dans ses promenades à ski et en montagne. Régulièrement, quatre à cinq fois par an, pendant dix ans, et il l'a fait dans ce qui est aujourd'hui le siège estival du Séminaire international de la prélature de l'Opus Dei, mais qui était alors une simple maison de campagne pour ceux qui, dans l'Œuvre, voulaient se préparer à la prêtrise et à l'enseignement de la théologie. Nous sommes dans la province de l'Aquila, à quelque 800 mètres d'altitude, en direction du Piano delle Rocche ...
«Le Saint-Père sortait de Rome en secret, dans une modeste voiture, accompagné par son secrétaire, Mgr Stanislaw Dziwisz et d'un ami polonais, et au péage de l'autoroute - le seul endroit où l'on pouvait le reconnaître - il faisait semblant de lire et mettait un journal devant son visage».
Mgr Longhi entame ainsi un succession sans fin d'anecdotes savoureuses (souvent assorties - en pasteur scrupuleux qu'il est - d'explications théologiques appropriées).
Mais c'est sans aucun doute du Karol Wojtyla mystique que le monsignore a entretenu les auditeurs chanceux venus à Bienno; celui que très peu connaissent, le grand protagoniste mystérieux et secret d'un des plus longs pontificats de l'Église. C'est le Pape que Mgr Longhi croisait la nuit dans la chapelle de la maison de montagne, agenouillé pendant des heures sur les bancs de bois inconfortables devant le Tabernacle. Et c'est le Pape dont, toujours la nuit, les habitants de la maison des Abruzzes, entendait le dialogue, parfois même animé, avec le Seigneur ou avec sa mère bien-aimée, la Vierge Marie.
Pour enquêter sur le Karol Wojtyla mystique (ce qu'Antonio Socci fit magistralement dans son ouvrage bien documenté "I Secreti di Karol Wojtyla", publié en 2008), Mgr Longhi raconte ce que lui a confié Andrzej Deskur, un cardinal polonais dont Jean Paul II fut le compagnon de séminaire - celui clandestin de Cracovie -.
Deskur, pendant des années Président de la Commission Pontificale pour les Communications Sociales (1973-1984), peut sans doute se considérer comme le plus grand ami de Wojtyla, celui qui, pour soutenir le pontificat de son ami Lolek, s'est offert lui-même comme victime - acceptant la volonté divine avec l'AVC et la paralysie qui en découle - à l'intérieur de ce mystère profond qu'est le "remplacement vicaire" (ce sera précisément pour aller trouver à l'hôpital l'ami souffrant que le soir même de l'élection, Jean Paul II fera son incroyable première fugue clandestine du Vatican).
Voilà le récit de Mgr Longhi:
"Il a le don de la vision", me confia Andrzej Deskur.
A quoi je lui ai demandé ce que cela signifiait.
"Il parle avec Dieu incarné, Jésus, il voit son visage et aussi le visage de sa mère".
Depuis quand?
"Depuis sa première messe le 2 novembre 1946, lors de l'élévation de l'hostie. C'était dans la crypte de la cathédrale Saint-Léonard de Wawel à Cracovie, c'est là qu'il célébra sa première messe, offerte en suffrage pour l'âme de son père".
Mgr Longhi ajoute que le secret que lui a révélé le Cardinal Deskur - ces yeux de Dieu fixés sur Wojtyla chaque fois qu'il élève le calice et l'hostie - peut paradoxalement être deviné en lisant la dernière encyclique de Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia.
Là, au numéro 59 de la "Conclusion", quand le pape polonais se souvient du moment de sa première messe, il finit par révéler lui-même le mystère qui l'a accompagné tout au long de sa vie:
«Mes yeux se sont fixés sur l'hostie et sur le calice dans lequel le temps et l'espace se sont en quelque sorte "contractés" et le drame du Golgotha s'est représenté, vivant, révélant sa mystérieuse "contemporanéité"».
Parmi les nombreuses anecdotes racontées, cependant, l'épisode qui a le plus frappé le public de l'ermitage de Bienno, et qui s'inscrit dans le cadre de l'une des nombreuses promenades sur le Massif du Gran Sasso, est sans doute celui qui concerne l'Islam et l'Europe.
Mgr Longhi fait précéder les paroles du saint polonais - objectivement impressionnantes - d'un prologue très humain, à l'improviste parfois hilarant, composé de plaisanteries, de sandwiches échangés, de reproches théâtraux sur la publication hâtive de ce Catéchisme de l'Église catholique fortement désiré par Wojtyla (le fait de ne pas attendre l'editio typica en latin, fera en effet se greffer des erreurs auxquelles il faudra remédier avec des corrections précipitées).
A cette occasion, le Saint-Père et le monsignore, apparemment plus rapides que les autres, avaient distancé le groupe, dans lequel - comme toujours quand le Pape sortait de Rome - il y avait son secrétaire particulier, le très digne de confiance Stanislao Dziwisz, qu'en 2006 Benoît XVI a créé le cardinal et qui est aujourd'hui archevêque émérite du diocèse de Cracovie.
Ce passage de Mgr Longhi (avec la terrible vision mystique du Pape) doit donc être entièrement rapporté (la conférence est sur YouTube, à partir de la minute 48 il est possible de regarder le passage que nous rapportons).
Tous deux sont appuyés sur un rocher, ils se font face, mangent un sandwich et attendent l'arrivée du groupe. Voici le récit textuel du monsignore:
«J'ai le regard posé sur lui, pensant qu'il avait peut-être besoin de quelque chose, mais il se rend compte que je le regarde, que sa main tremble, que c'est le début de la maladie de Parkinson. "Cher Mauro, c'est la vieillesse...", et moi, tout de suite: "Mais non, Sainteté, vous êtes jeune!" Quand on le contredisait, dans certaines conversations familières, il devenait un fauve (une bête sauvage). "Ce n'est pas vrai! Je dis que je suis vieux parce que je suis vieux!"»
Selon le monsignore, c'est précisément le passage du temps et les progrès de la maladie qui ont conduit le Pape polonais à ressentir le besoin impérieux de lui transmettre cette vision mystique.
Le prélat poursuit:
«C'est alors que Wojtyla change de ton et de voix et, me faisant partager l'une de ses visions nocturnes, et il me dit: "Rappelle-le à ceux que tu rencontreras dans l'Église du troisième millénaire. Je vois l'Église affligée d'une plaie mortelle. Plus profonde, plus douloureuse que celles de ce millénaire" - se référant à celles du communisme et du totalitarisme nazi -. "Elle se nomme l'islamisme. Ils envahiront l'Europe. J'ai vu les hordes venir de l'Occident vers l'Orient", et il me fait une par une la description des pays: du Maroc à la Libye en passant par l'Egypte, et ainsi de suite jusqu'à la partie orientale. Le Saint-Père ajoute: "Ils envahiront l'Europe, l'Europe sera une cave, vieilles reliques, pénombre, toiles d'araignée. Souvenirs familiaux. Vous, Eglise du troisième millénaire, vous devrez contenir l'invasion. Mais pas avec des armes, les armes ne suffiront pas, avec votre foi vécue intégralement"».
Voilà le témoignage précieux de quelqu'un qui, pendant des années, a été en contact étroit avec le Saint-Père et qui a concélébré avec lui à maintes reprises.
Inutile, ensuite, de souligner que la confession du Pape Wojtyla remonte à mars 1993, et qu'il y a 24 ans, le tableau social et les chiffres de la présence islamique en Europe étaient très différents.
Ce n'est peut-être pas un hasard si, dans l'exhortation apostolique de 2003, Ecclesia in Europa, aujourd'hui oubliée, Jean-Paul II parlait clairement d'une relation avec l'Islam qui devrait être «correcte», menée avec «prudence, dans la clarté des idées sur ses possibilités et ses limites», en étant conscient du «fossé notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane» (n. 57). Bien qu'avec le langage propre à un document magistériel, par nature réservé, le Saint-Père semblait implorer l'instauration d'une connaissance «objective» de l'Islam (n. 54).
Un paradigme et une sensibilité, donc, clairs et sans équivoque, surtout si l'on considère un autre passage d'Ecclesia en Europe, celui dans lequel le Pape Wojtyla - après avoir stigmatisé «la frustration des chrétiens qui accueillent» et qui, au contraire, dans de nombreux pays islamiques, se voient refuser «l'exercice du culte chrétien» (n. 57) - parlant des flux migratoires, va même jusqu'à souhaiter une «ferme répression des abus» (n. 57).
Il faut prendre acte que nous sommes face à une lecture politiquement incorrecte du phénomène de l'islam par un Pape canonisé par l'Église catholique; une lecture d'abord "prophétique" et ensuite magistériellele (il n'est pas difficile de supposer que la vision prophétique troublante de Jean-Paul II a influencé son écriture d'Ecclesia an Europa).
«L'islam nous envahira». Peut-être le fait-il déjà. Tandis qu'inexorablement, la lumière sur l'Europe chrétienne s'éteint, réduite à une cave pleine de vieilles reliques et de toiles d'araignée. "Karol le Grand" a parlé, aujourd'hui plus encore il nous invite à résister à l'invasion par la foi vécue intégralement.
Pour clôturer l'année liturgique, et en préparation de la célébration de la fête du Christ-Roi, les fidèles, enfants, jeunes et adultes sont invités à prier, à adorer.
Si vous souhaitez communiquer votre programme dans le cadre du Festival Venite Adoremus, vous pouvez soit envoyer un email à info@veniteadoremus.be soit prendre contact par téléphone au +32 (0)476/70.90.12.
Décidément, le diocèse de Hasselt fait parler de lui; après les bizzareries de la célébration de la Virga Jesse, voici à présent qu'une sculpture d'un artiste contemporain exposée dans une église non désacralisée défraie la chronique et suscite le scandale des derniers rares croyants de cette Flandre déchristianisée qui ne sacrifie plus qu'à Mammon et aux démons du nationalisme. La passivité de l'évêque de Hasselt nous paraît vraiment scandaleuse.
Une quinzaine de croyants se sont rassemblés dimanche après-midi dans l’église de Kuttekoven à Looz (Limbourg), dans laquelle l’artiste Tom Herck a installé son œuvre controversée The Holy Cow (La vache sacrée). Ils protestent contre cette peinture représentant une vache crucifiée et veulent « restaurer l’honneur » de l’église. L’action a été organisée par l’ASBL Katholiek Forum. L’église de Kuttekoven n’est pas encore désacralisée mais l’artiste Tom Herck a tout de même pu y installer son œuvre. Il était présent dimanche. « Je suis content que vous soyez venus, a-t-il répondu aux croyants. Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion. » Selon lui, son œuvre n’insulte pas la religion catholique mais fait référence au gaspillage dans notre société.
François Fillon abandonne la politique et veut aider les chrétiens d’Orient
L’ancien candidat LR à la présidentielle renonce à la politique et passe le flambeau à Bruno Retailleau à la tête du microparti Force républicaine. Il souhaite par ailleurs créer une fondation pour aider les chrétiens d’Orient.
« J’ai décidé de tourner la page de la politique », a confié samedi 18 novembre François Fillon au Figaro, confirmant ainsi son intention d’abandonner complètement la vie politique.
L’ancien candidat de la droite à l’élection présidentielle, 63 ans, a rejoint le privé en tant qu’associé d’une société de gestion d’actifs et d’investissement. Mais il entend rester fidèle aussi à certains de ses engagements.
« Je reconstruis ma vie autrement, mais je reste en alerte devant les grands défis du monde », assure-t-il, annonçant son intention de créer une fondation « pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d’Orient ». « Entre l’Occident et l’Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations », estime-t-il.
Un engagement ancien
L’intérêt de François Fillon pour les chrétiens d’Orient ne date pas d’aujourd’hui. Fin 2014, il s’était rendu avec Valérie Pécresse en Irak, puis au Liban, au chevet des chrétiens fuyant les persécutions du groupe État Islamique et du Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaida). Ils avaient tous deux organisé le 23 juin 2015 au Cirque d’hiver « un grand rassemblement de mobilisation et de soutien aux chrétiens d’Orient », où ils avaient réclamé pour eux « le droit à l’asile politique ».
Le 15 avril 2017, le candidat LR s’était également rendu à l’église Sainte-Marie Saint-Marc de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour participer à la veillée pascale célébrée par la communauté copte.
À la suite des attentats perpétrés en Égypte contre cette communauté, il leur avait réexprimé son soutien. « Il y a nécessité pour la France de les défendre, pas seulement parce qu’ils sont des chrétiens mais parce qu’ils représentent au Proche-Orient la diversité ; le jour où il n’y aura plus de diversité au Proche-Orient, c’est la paix qui sera plus fragile et encore plus menacée », avait-il alors déclaré.
Après notre analyse du missel nouveau sous son aspect cérémonial (lire ici), nous allons consacrer la présente lettre et une lettre suivante au contenu même de ce missel promulgué le 3 avril 1969 et à ses déficiences du point de vue doctrinal et spirituel. Des déficiences qui ont conduit, depuis 50 ans, à une véritable hémorragie du sacré.
Communion à Manille en janvier 2015 lors d'une visite du Pape François : perte du sens du sacré, perte du sens eucharistique, le triste fruit d'une réforme liturgique qui prétendait rendre plus "compréhensible" les saints mystères.
I – Un arrière-fond œcuménique, mais en direction du seul protestantisme
L'œcuménisme, qui fut le mot-clé de Vatican II, n'a visé, en matière de liturgie, que le protestantisme. LeConsilium pour l'application de la réforme liturgique, dont Mgr Annibale Bugnini était le Secrétaire, a écarté immédiatement la velléité qu'il avait exprimée d'inviter des observateurs orthodoxes. En revanche, dès la session d'octobre 1966, cinq observateurs protestants assistèrent à ses assemblées : deux désignés par la Communion anglicane ; un par le Conseil œcuménique des Églises ; un par la Fédération luthérienne mondiale ; et un par la Communauté de Taizé (Max Thurian), qui assistèrent à toutes les réunions. Placer la révision totale de la liturgie romaine sous l'observation de représentants des communautés les plus critiques vis-à-vis du culte « papiste », était une révolution.
Ils furent officiellement consultés en diverses occasions. Par exemple, ce qui dans l'instruction Eucharisticum mysterium, du 25 mai 1967, concerne l'eucharistie dans une perspective œcuménique, fut rédigé « en tenant compte des remarques de frères non catholiques » (Jean-Marie Roger Tillard, La Maison-Dieu, 3ème trimestre 1967, p. 55). Plus généralement, leur influence, par souci d'« aller dans leur sens », s'est manifestée comme dans la rédaction des nouvelles collectes du sanctoral, pour lesquelles on a veillé « à supprimer autant que possible toute allusion à l'intercession des saints » (Pierre Jounel, La Maison-Dieu, 1er trimestre 1971, p. 182).
Mais le principal point de collaboration œcuménique fut la composition d'un nouveau lectionnaire dominical. Les observateurs protestants expliquèrent, par exemple, qu'ils étaient choqués que la liturgie traditionnelle utilisât des passages des Livres de la Sagesse pour les fêtes mariales (Pierre Jounel, "Le Culte de la Vierge Marie dans l'année liturgique", Paroisse et Liturgie 87, pp. 13-14), et on leur donna satisfaction. La question était : fallait-il enrichir le lectionnaire traditionnel ou en créer un complètement nouveau ? Un enrichissement dans la ligne de la tradition, par des systèmes de lectures complémentaires anciennement en usage dans certains lieux fut envisagé, mais le P. Cipriano Vagaggini parvint à convaincre ses confrères qu'une refonte totale était nécessaire.
«On est arrivé à faire de la laïcité une forme d’athéisme»
«L’Église est impure, limitée, rarement à la hauteur de la Parole qu’elle prétend transmettre. Et pourtant, je lui dois d’être aujourd’hui chrétien. Alors, je m’incline. Au Moyen Âge, on appelait l’Église la 'chaste putain', femme de mauvaise vie qui porte en elle un fragment central de sainteté et qui, en se prostituant, arrive à faire vivre ses enfants.» Cette citation de Gustave Thibon, éditeur qui publia les écrits de Simone Weil, est publiée en exergue du dernier livre de Jean-Claude Guillebaud, La foi qui reste paru aux éditions L’Iconoclaste.
«L’image que reprend Gustave Thibon veut dire que l’Église possède un double statut. Elle est une institution avec ses propres intérêts, avec ses risques de scléroses. En même temps, elle est porteuse du message évangélique. Souvent dans l’histoire, ces deux aspects se sont opposés. Chaque fois qu’elle a servi les princes, elle a un petit peu oublié les pauvres. Nous sommes les produits de cette double histoire que je trouve magnifique», explique l’essayiste et ancien journaliste français Jean-Claude Guillebaud, dans une entrevue accordée à Présence.
Le pape risque d’être assassiné
Si l’Église s’égare, elle est capable également de retrouver le chemin. «Il s’est toujours trouvé des gens pour la rappeler à l’ordre: les mystiques comme sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, saint François d’Assise. Des gens qui ont eu le courage de lui dire: ‘Attention! Tu oublies le message évangélique’. Ils ont joué un rôle fondamental dans notre histoire», rappelle-t-il.
Selon l’essayiste, le pape François fait partie de cette longue lignée de prophètes. «Je me suis laissé enthousiasmer par le pape François. Je n’arrive pas encore à comprendre comment une assemblée de très vieux cardinaux, très conservateurs, très réacs, a pu sortir de son chapeau ce lapin, si j’ose dire! Là, il faut croire au Saint-Esprit!», lance-t-il dans un éclat de rire.
«En quelques mots, le pape François, alors qu’il était sur le balcon de la place Saint-Pierre, a tout changé. Il a dit: ‘Je vous demande de me bénir’! En une semaine, il a retourné l’image de l’Église. Bon, cela ne veut pas dire qu’il va réussir. La réforme de la curie, c’est très compliquée. Il risque d’être assassiné.»
Vraiment? «Je n’en sais rien, mais c’est que je lis. Je constate qu’il y a un clan qui s’est organisé au sein de l’Église, y compris aux États-Unis où on le considère comme un pape gauchiste. Pour ce clan, François est pire que Che Guevara!»
François et Bernanos
Outre le souverain pontife, Jean-Claude Guillebaud cite régulièrement Georges Bernanos dans son ouvrage. «En lisant Essais et écrits de combat publié chez Gallimard, je me suis rendu compte que Bernanos a été durant toute sa vie encore plus critique que je ne le croyais à l’égard du cléricalisme. Il comparaissait l’esprit clérical à l’esprit de vieillesse. Pour lui, le message évangélique, c’est l’esprit d’enfance. Il a écrit des textes magnifiques. Il a été d’une telle droiture.»
Qu’aurait pensé Bernanos du pape François qui tente de réformer l’Église? «Il serait absolument de son côté. D’ailleurs, j’ai le sentiment quelquefois que le pape François a lu Bernanos. Lorsqu’il s’est exilé au Brésil durant de la Deuxième Guerre mondiale, il a accordé des d’entrevues et publié beaucoup de textes dans les journaux et les revues latino-américains. Je suis sûr que le pape l’a lu. Indiscutablement, il y a des ponts communs, il y a des sonorités communes. Je pense que Bernanos aurait été enthousiasmé par le pape François.»
À l’image de Gustave Thibon et de Bernanos, Guillebaud ne fait pas que critiquer la chaste putain, il la défend également. C’est donc vent debout qu’il peste contre les «laïcards» qui sont en guerre contre les religions. «En France, être pour la loi concernant la séparation des Églises et de l’État votée en 1905 cela n’est pas très original puisque tous les catholiques sont pour. L’Église est pour la laïcité. En revanche, ce qui se passe en France aujourd’hui, c’est une espèce de crispation, comme chez vous depuis la Révolution tranquille. Au fond, on voudrait que la laïcité oblige les religions à rester chez elles et à ne pas se montrer dans la rue. C’est ridicule. On est arrivé à faire de la laïcité une forme d’athéisme.»
Une sotte inquisition
Il y a plus grave encore, selon lui. «C’est l’interdiction de la référence à la religion. Il n’y a pas une semaine en France sans qu’une controverse n’éclate à ce sujet. Dernièrement, c’est une croix sur un monument à la mémoire de Jean-Paul II que l’on voulait enlever. Il y a eu également ce débat autour d’un prêtre qui était candidat au poste de directeur d’une université publique. Il y a eu tout un mouvement pour empêcher qu’il soit nommé. Ce qui est invraisemblable! C’est une inquisition un peu sotte», lance-t-il.
La « mission de Pierre et de son successeur », par le card. Koch
L’envoyé spécial du pape célèbre le sixième centenaire du concile de Constance
En Pierre, tout chrétien trouve celui qui « professe la foi », qui « guide vers le Christ », « qui confirme dans l’eucharistie » les frères en se mettant « au service de l’unité » et qui « témoigne de manière visible l’amour de Jésus », a déclaré le cardinal Kurt Koch.
C’est ainsi que le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a décrit la « mission de Pierre et de son successeur » en célébrant la messe, le 12 novembre 2017, comme envoyé spécial du pape François, à l’occasion du sixième centenaire du concile de Constance (1417) dans la ville allemande de l’archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau. Avec l’élection du pape Martin V, le concile a mis fin au grand schisme de l’Église d’Occident.
Pour illustrer ses réflexions rapportées par l’édition italienne de L’Osservatore Romano du 14 novembre, le cardinal Koch a utilisé trois scènes de l’Évangile : les paroles du Christ à Pierre près de Césarée de Philippe, la Cène du Seigneur et la rencontre du Christ avec les apôtres sur le lac de Tibériade.
Dans la première scène, décrite par saint Matthieu, le Christ promet à l’apôtre qu’il « sera la pierre sur laquelle il érigera son Église », mais à condition qu’il « professe totalement son Seigneur ». « La mission de Pierre, a expliqué le cardinal Koch, et donc celle aussi de son successeur aujourd’hui, consiste en premier lieu à nous précéder tous par sa profession de Jésus et à nous guider vers le Christ, en nous aidant à être unis entre nous » dans l’acte de foi.
Dans le récit de l’évangéliste Luc, au cours de la Cène, le Christ donne aux apôtres la promesse de sa prière : « La mission de Pierre, donc, est liée à la prière de Jésus et accompagnée par cette prière », a souligné le cardinal. Le contexte de cette promesse explique bien, a-t-il ajouté, que « l’Église porte en elle la communion eucharistique, dans laquelle le Christ nous donne son amour, jusqu’à la mort. L’Église vit cet amour qui se répète toujours de manière intense dans l’eucharistie ; et en elle, elle trouve son unité la plus profonde. »
Enfin, a conclu le cardinal Koch, dans la dernière scène où saint Jean décrit la rencontre au lac de Tibériade, la triple question du Christ à Pierre « M’aimes-tu ? » montre « sans équivoque » que « l’amour envers le Christ est la condition fondamentale » pour le successeur de Pierre.
Sommes-nous entrés dans l’ère de la christianophobie ?” s’interrogent “Les Terriens du dimanche”
Dans “Les Terriens du dimanche” présenté par Thierry Ardisson, Gilles-William Goldnadel réagit au hashtag #MontreTaCroix. “Dans mon enfance judaïque et normande, je ne pouvais pas dormir dans une chambre ornée d’un crucifix. Aujourd’hui, adulte, le fait qu’on veuille enlever les croix en France me donne des cauchemars” explique-t-il. Et Jeremstar de s’étonner de la quantité de réactions sur Twitter mais du peu de monde qui va à la messe le dimanche. “Le Conseil d’Etat est complètement zinzin” renchérit FOG : “Pour certains, l’islamophobie est un péché et la christianophobie une obligation”. Extrait de l’émission du 05 novembre 2017 :
Histoire : KongoKing dévoile le site de la plus vieille église de la RDC à Ngongo Mbata
Les vestiges trouvés lors de fouilles archéologiques réalisées en 2014 ont révélé la présence d’un édifice religieux datant du début du XVIIe siècle, antérieur à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Boma présentée jusqu’ici comme l’édifice religieux le plus ancien du pays mais qui n’est, en fait, que le plus vieux de l’époque coloniale construitle 2 septembre 1886 dans une usine de forgerie près de Charleroi en Belgique.
Considérée comme l’une des plus grandes trouvailles du projet KongoKing sur le plan archéologique, la première église construite en pierres, tout comme la vieille cathédrale démontable en acier de Boma arrivée au pays le 21 septembre 1889, a existé dans la province du Kongo-Central. Cette découverte matérielle tenue pour l’une des plus parlantes date du début du XVIIe siècle. Elle est sans aucun doute l’une des traces les plus anciennes de la présence du christianisme en RDC. À cet effet, le Pr Koen Bostoen, qui a conduit le projet KongoKing entre 2012 et 2016, a rappelé que Jean 1er ou Joâo 1er fut le premier roi Kongo converti au christianisme et ce, déjà à la fin du XVe siècle, plus précisément en 1491. Et de préciser : « Il n’est pas vrai que l’église de Boma est la plus vieille du pays. Elle est juste la plus ancienne de l’époque coloniale. Car le christianisme et le catholicisme étaient bien présents au Kongo avant l’arrivée des premiers Belges ». Il est donc normal qu’à partir de ce moment-là, les églises se soient répandues dans sa contrée et d'autres avoisinantes. Ce qui s’est vérifié « à la fois au nord de l’Angola mais aussi dans ce qui est aujourd’hui la province du Kongo-Central et voire dans certaines parties de l’ancienne province du Bandundu », a dit le professeur belge.
Koen Bostoen a souligné que ce n’est pas par hasard que le projet KongoKing, à la base de cette trouvaille de réelle importance susmentionnée, se soit focalisé sur les origines et l’histoire ancienne du Royaume Kongo. Ce choix a été fait en raison de l’abondante documentation historique existant sur le sujet. « Nous avions une bonne base documentaire pour commencer les recherches. Du reste, les premiers contacts entre le Royaume Kongo et l’Europe datent de la fin du XVe siècle. Donc, c’est à partir de cette époque-là que l’histoire de la région est plus ou moins connue », a-t-il confié au Courrier de Kinshasa. L’on comprend que pour Koen Bostoen, professeur de linguistique au département de langues et cultures africaines à l’Université de Gand, en Belgique, ce soit un atout de taille. Il a reconnu et soutenu dès lors que « ces connaissances historiques ont facilité les recherches en archéologie et en linguistique ». Et d’ajouter encore : « C’est grâce à elles que nous avons pu mieux orienter nos recherches en archéologie et en linguistique historiques afin de confirmer ou infirmer certaines hypothèses émises par les historiens .»
Face aux avancées de la science, le Pape rappelle la valeur de l'anthropologie chrétienne
(RV) Le Pape François a reçu ce samedi 18 novembre les participants à l’assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la culture. Du 15 au 18 novembre il se sont réunis autour du thème « Avenir de l’humanité, les nouveaux défis à l’anthropologie».
Cette assemblée s’est déroulée en quatre sessions de travail pour tenter de décrypter les modèles anthropologiques qui sous-tendent les nouvelles idéologies dans les domaines de la médecine ou de la génétique par exemple ou encore de l’intelligence artificielle.
Dans son discours, le Saint-Père est d’ailleurs revenu sur les trois thèmes principaux qui ont été développés durant cette assemblée : la médecine et la génétique d’abord, qui permettent de regarder dans la structure la plus intime de l’être humain et dans le même temps ouvrent une possibilité de le « programmer » ; les neurosciences qui offrent toujours plus d’informations sur le fonctionnement du cerveau humain mais qui peuvent remettre en question les réalités de l’anthropologie chrétienne comme l’âme ou la liberté. Troisième thème enfin, les robots, qui sont déjà des composantes de notre vie quotidienne a relevé François, et qui nous poussent à réfléchir sur ce qui différencie les hommes des machines.
Tous ces développements scientifiques et de la technique font dire à certains que nous sommes à un tournant de l’humanité, à l’aube d’une ère nouvelle a expliqué le Pape, pointant les grandes et graves interrogations que nous devons affronter. François a expliqué que la Bible, dès la Genèse, offrait une réponse anthropologique à la grande question sur le sens de l’être humain. Cette anthropologie s’articule autour des concepts de relation et de liberté. La liberté s’exprime dans l’autonomie et dans les choix moraux.
La science doit avoir des limites à respecter
L’anthropologie reste un horizon dans lequel se déterminent les choix existentiels et éthiques a poursuivi le Pape, mais cet horizon devient de plus en plus fluide et malléable face aux changements économiques et sociaux et surtout aux incroyables découvertes de la science et de la technique. Comment réagir à ces défis ? a demandé le Saint-Père : il faut d’abord saluer avec gratitude l’engagement des hommes et femmes de science en faveur de l’humanité, mais il est surtout nécessaire de développer un véritable humanisme, basé sur le développement humain intégral.
Il faut également encourager un meilleur dialogue entre l’Église, les croyants et la communauté scientifique, et l’Église offre sa contribution à ce dialogue. Le primat de la personne humaine est une fin et non un moyen a rappelé François, qui a souligné aussi que la destination universelle des biens, dont parle la doctrine sociale de l’Eglise concerne aussi la connaissance et la technologie.
Le Pape a enfin rappelé que « tout ce qui est techniquement possible ou faisable n’est pas forcément éthiquement acceptable ». Ainsi, la science, comme toute autre activité humaine doit avoir des limites à respecter pour le bien de l’humanité elle-même. La véritable mesure du progrès a-t-il conclu en citant le Bienheureux Paul VI est ce qui regarde le bien de tout homme et de tout l’homme.