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Eglise - Page 1099

  • Le patriarche de Moscou veut tirer les leçons de la Révolution russe

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    De Radio Vatican :

    Le patriarche Kirill veut tirer les leçons de la Révolution russe

    (RV) « Il ne s’agit pas de fêter le centenaire de la tragédie mais de commémorer cette date consciemment, en l’accompagnant de réflexions profondes et de prières sincères, de manière à ce que les erreurs accomplies il y a un siècle enseignent à nos peuples, dans la phase actuelle de leur développement, à ne plus permettre de telles erreurs ». C’est ce qu’a déclaré Kirill, le patriarche de Moscou, selon l’Osservatore Romano. Prenant la parole lors de la session du conseil suprême de l’Église orthodoxe russe, il a ainsi évoqué le centenaire de la double révolution qui emporte l’empire des tsars et déboucha sur la création de l’Union soviétique.

    « Cette année, nous devons promouvoir des prières spécifiques pour nos peuples, pour le pays qui était précédemment un seul État et qui est constitué maintenant de nations souveraines mais unies entre elles par des liens historiques, spirituels et culturels très étroits ». Il faut donc, selon le chef de l’Église russe, que cette année 2017 soit consacrée à des « réflexions sur ce qui s’est arrivé à notre peuple, sur ce que signifient tous ces bouleversements, quel est leur sens et quelles sont les conclusions que l’on peut tirer de l’histoire tragique du vingtième siècle ».

    Kirill est également revenu lors de cette réunion sur l’année 2016. Il a parlé de la situation en Syrie, reconnaissant que « malgré les souffrances et les complications, certains changements ont eu lieu et ont donné des solutions à cette crise, sauvant peut-être le genre humain tout entier de développements politiques très dangereux ». Concernant l’Ukraine, le patriarche, renouvelant son souhait d’une solution au conflit, a rappelé que « l’Église a un seul rôle et un seul objectif, celui de servir, même par la prière, la réconciliation du peuple ukrainien ». (XS)

  • Dès ce premier samedi de janvier, accomplir les actes de dévotion requis pour entrer dans le centenaire des apparitions de Fatima

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    Lettre de Liaison n°42 du 7 janvier 2017 de Cap Fatima 2017 :

    Samedi prochain : 1er samedi du mois de janvier 

    Chers amis,

    Nous voici désormais dans l’année du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima. Depuis une vingtaine de mois, nous nous y sommes préparés afin de fêter ce centenaire le plus dignement et le plus solennellement possible. La quarantaine de lettres de liaison publiées depuis le lancement du projet a permis d’aborder les points essentiels du message délivré par Notre-Dame. Certes, tout n’a pas été dit, tant ce message est riche. Mais les points essentiels ont tout de même été expliqués. Fort de ce bagage, il nous faut désormais entrer dans ce centenaire décidé à vouer un amour toujours plus grand à Notre-Dame, avec la ferme intention de répondre à son appel en nous efforçant de suivre toujours mieux les demandes qu’elle fit à Fatima, en particulier par une fervente pratique de la dévotion à son Cœur Immaculé, et d’être d’ardents apôtres de cette dévotion.

    La consécration au Cœur Immaculé de Marie et le port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel

    Pour cela, consacrons-nous (si ce n’est pas encore fait) à son Cœur Immaculé. La prochaine consécration organisée est le 11 février.  La préparation commencera le 11 janvier : il est donc encore temps pour prendre connaissance du dossier de préparation qui explique pourquoi se consacrer et pour s’inscrire. Portons le saint habit que la Sainte Vierge nous a confié : le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel (voir le rituel d’imposition).

    Ces deux actions ne demandent que de petits efforts. Certes c’est un engagement, et comme tel, il nous contraint ensuite à agir comme promis. Mais l’acte d’engagement lui-même, mis à part peut-être la préparation qu’il réclame, n’est pas compliqué. Prenons tous la résolution, en 2017, de nous consacrer (ou de renouveler notre consécration) au Cœur Immaculé de Marie et de porter le scapulaire, par amour pour Notre-Dame. De la sorte, nous montrerons à notre Mère du Ciel notre volonté de nous mettre à son service et de faire tout ce qu’elle demande par amour pour elle.

    La récitation quotidienne du chapelet et les sacrifices offerts pour la conversion des pécheurs

    Ensuite, chaque jour de cette grande année, utilisons les armes que Notre-Dame nous a données (le chapelet quotidien et les sacrifices pour la conversion des pécheurs) pour combattre le péché et toutes ses funestes conséquences. Si nous avons encore du mal réciter un chapelet entier, n’omettrons jamais d’en réciter au moins une dizaine chaque jour. Avec la persévérance dans cette petite action, Notre-Dame nous donnera petit à petit la grâce de le réciter en entier tous les jours.

    Offrons les sacrifices et contrariétés de chaque jour pour la conversion des pécheurs. Si nous n’arrivons pas à y penser dans la journée, dans notre prière du matin offrons ceux de la journée à venir, ou bien dans notre prière du soir offrons ceux de la journée écoulée. Pour cela, aidons-nous des prières enseignées par l’Ange et Notre-Dame.

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  • Pakistan : les chrétiens du Sindh dépossédés de leurs terres et de leurs maisons

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    De Radio Vatican :

    Les chrétiens du Sindh dépossédés de leurs terres et de leurs maisons

    (RV) Des groupes mafieux de mèche avec la police de Sukkur, dans le district de Hyderabad, dans la province du Sindh, dans le sud du Pakistan, ont planifié une attaque contre les habitants chrétiens de Sukkur, cherchant à les chasser de leurs maisons ou de leurs terres.

    Selon l’agence Fides, les chrétiens pakistanais sont victimes d’un phénomène diffus : le land-grabbing, ou l’appropriation indue de terrains de la part de quelques puissants latifundistes bénéficiant d’appuis politiques. Ces grands propriétaires séquestrent de manière arbitraire les terres de paysans pauvres et vulnérables, en particulier dans le Sindh où les terres sont revendues à prix d’or.

    Concrètement, des hommes à la solde de ces propriétaires, se présentent au domicile des chrétiens avec de faux documents de propriété qu’il est facile d’acheter au Pakistan et exigent le départ des occupants. Des agents de police ont ainsi demandé le 21 décembre dernier les titres de propriété à des familles chrétiennes, qui, en l’absence de ces documents, auraient dû quitter leurs terres.

    Selon Munawar Gill, un chrétien habitant dans cette région, ex-employé du diocèse anglican de Hyderabad, a expliqué que le 31 décembre, une vingtaine d’hommes, dont certains endossant des uniformes de police, ont frappé à la porte des chrétiens. Ceux qui ont ouvert ont été bousculés et intimidés. Une vingtaine de personnes ont été blessées, dont certaines gravement selon le témoin. (avec agence)

  • Bruxelles (Stockel) : GRANDE CONFÉRENCE de Mgr Gollnisch le jeudi 12 janvier

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  • Les intentions de prière du pape François pour janvier 2017

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    Intentions de prière du pape François pour janvier 2017 (source)

    En ce mois de janvier 2017, l’intention de prière du Pape est pour le dialogue interreligieux et la paix.

    Intention de prière – Chrétiens ensemble, relevons les défis de l’humanité

    Prions
    pour tous les chrétiens afin que, fidèles à l’enseignement du Seigneur,
    ils s’engagent par la prière et la charité,
    à rétablir la pleine communion ecclésiale et collaborent pour relever les défis actuels de l’humanité.

    Prier au coeur du monde consacre son numéro à cette intention

  • Le pape François plaide pour les enfants du monde

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    Du site de zenit.org (Anita Bourdin) :

    Le pape François demande aux évêques du monde de prendre fait et cause pour les enfants

    Le pape François plaide pour les enfants du monde, spécialement ceux qui sont tués, exploités, réduits en esclavage, dont des membres du clergé ont abusé, dans une lettre aux évêques du monde en date de la fête des Saints-Innocents, le 28 décembre 2016 et publiée par le Saint-Siège ce 2 janvier 2017.

    Il rappelle aux évêques sa consigne de « tolérance zéro », adoptée dans le sillage de Benoît XVI: « Ecoutons les pleurs et les lamentations de ces enfants; écoutons aussi les pleurs et les lamentations de notre mère l’Eglise, qui pleure non seulement devant la souffrance causée à ses enfants les plus petits, mais aussi parce qu’elle connaît le péchéde certains de ses membres: la souffrance, l’histoire et la douleur des mineurs qui ont été abusés sexuellement par des prêtres. Péché qui nous fait honte. Des personnes qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces enfants ont détruit leur dignité. Nous déplorons cela profondément, et nous demandons pardon. Nous nous unissons à la souffrance des victimes et, à notre tour, nous pleurons le péché. Le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir. L’Eglise aussi pleure avec amertume ce péché de ses fils, et elle demande pardon. Aujourd’hui, faisant mémoire des Saints Innocents, je veux que nous renouvelions tout notre engagement pour que ces atrocités ne se produisent plus parmi nous. Trouvons le courage indispensable pour promouvoir tous les moyens nécessaires et protéger, en toute chose, la vie de nos enfants pour que de tels crimes ne se répètent plus. Faisons nôtre, clairement et loyalement, la consigne «tolérance zéro» dans ce domaine. »

    « Contempler la crèche c’est aussi contempler ces pleurs, c’est aussi apprendre à écouter ce qui arrive autour de nous et avoir un cœur sensible et ouvert à la souffrance du prochain, spécialement quand il s’agit d’enfants; et c’est aussi être capables de reconnaître que ce triste chapitre de l’histoire est encore en train de s’écrire aujourd’hui. Contempler la crèche en l’isolant de la vie qui l’environne, ce serait faire de la Nativité une belle fable qui susciterait en nous de bons sentiments mais qui nous priverait de la force créatrice de la Bonne Nouvelle que le Verbe Incarné veut nous donner. Et la tentation existe », avertit le pape.

    Le pape cite la réalité des chiffres: « Aujourd’hui, 75 millions d’enfants – en raison des situations d’urgence et des crises prolongées – ont dû interrompre leur instruction. En 2015, 68% des personnes faisant l’objet de trafic sexuel dans le monde étaient des enfants. Par ailleurs, un tiers des enfants qui ont dû vivre en dehors de leurs pays l’on fait par déplacement forcé. Nous vivons dans un monde où presque la moitié des enfants qui meurent en dessous de 5 ans, meurent de malnutrition. En 2016, on calcule que 150 millions d’enfants mineurs ont travaillé, pour beaucoup dans des conditions d’esclavage. Selon le dernier rapport de l’UNICEF, si la situation mondiale ne change pas, en 2030, 167 millions d’enfants vivront dans une extrême pauvreté, 69 millions d’enfants en dessous de 5 ans mourront entre 2016 et 2030, et 60 millions d’enfants n’iront pas à l’école primaire. »

    Voici le texte intégral de cette lettre :

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  • "Identitaire" ou quand Koz dénonce le mauvais génie du christianisme

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    De "Koz" (Erwan Le Morhedec), sur son blog :

    Identitaire, le mauvais génie du christianisme

    Pourquoi ? Puisque aussi bien, ils ne s'en prennent pas à moi, à nous. Pourquoi, alors qu'ils vont jusqu'à affirmer défendre la foi catholique, défendre nos crèches, nos villages, nos églises ? Pourquoi, alors que, moi aussi, l'immigration et l'islam m'interpellent, et très brutalement quand s'y mêlent les derniers massacres ? Pourquoi, alors que je ne sais pas si l’Église que je connais et la France dont je suis issu, de mes quatre lignées occidentales, existeront encore demain ? Pourquoi donc, alors que certains clament qu'ils défendent mon identité ethnique jusque dans leurs choix du quotidien ? Je suis chrétien, blanc et Français de longue génération. Pourquoi alors ne pas me laisser représenter et défendre par les Identitaires ? Pourquoi ne pas, moi aussi, ce serait plus simple, assurer cette défense des miens ?

    Pourquoi écrire ce livre ?

    Parce que je ne marche pas. Parce que ma foi, précisément, m'enseigne que si j'ai des proches, les miens ne sont pas d'une race ou d'une ethnie. Parce que le pape n'est pas le "défenseur de la chrétienté". Parce que les crèches ne sont pas des étendards que l'on plante pour marquer un territoire, mais le tableau de la Nativité. Parce que ma foi n'apprécie guère d'être soumise à la politique et qu'elle ne supporte pas d'être asservie par ceux qui n'en brandissent que des symboles, en abandonnant le sens. Parce qu'il est impensable que le christianisme soit un outil d'exclusion. Parce que je n'ai pas, quand l'occasion se présentait, entrepris de défendre comme je pouvais à la fois l’Église et le christianisme contre les attaques extérieures pour les laisser flétrir de l'intérieur, par effraction.

    Un jour prochain nous aurons peut-être à rappeler que le christianisme est une religion de paix, qu'il ne faut pas faire d'amalgame, que la violence n'a rien à voir avec le christianisme. C'est à nous de le dire, maintenant et de l'intérieur, avant que cela ne nous saute au visage.

    Sont à l’œuvre aujourd'hui en France des groupes politiques divers qui imaginent concilier le christianisme avec la violence, le Christ avec les dieux païens, la foi catholique avec le racisme le plus évident. La question n'est pas seulement politique, elle est culturelle et spirituelle. Les groupes politiques revendiqués comme identitaires ((que ce soit Les Identitaires (ex Bloc Identitaire), Génération Identitaire ou la myriade de groupuscules régionaux, régionalistes ou "localistes")) sont finalement peu nombreux, mais ils sont bruyants. L'impact culturel est en revanche profond, recherché avec d'autant plus de zèle sur les divers réseaux d'influence - spécialement numériques - que l'on sait que la bataille idéologique se gagne d'abord par la culture et le vocabulaire. Il n'y a pas jusqu'au vocable d'«identité" qui ne soit piégé, conduisant chacun à se justifier de ce qui serait chez lui tout à la fois différent, unique, essentiel et intangible.

    J'ai voulu examiner aussi à ce titre les raisons de notre sensibilité particulière - nous, catholiques français - à cette question de l'identité. Car il ne s'agit pas de la rejeter : ce serait me renier moi-même. Ceux qui me connaissent et ceux qui me lisent savent mon attachement à ma foi, à mon pays, à sa culture, à ses paysages, à ses clochers.

    Mais si notre inquiétude est vraiment celle de trouver notre place dans une société qui semble se dérober sous nos pieds, si notre angoisse est véritablement celle de l'avenir du catholicisme en France, alors je crois qu'il nous faut dépasser le réflexe simpliste de défense et d'affirmation identitaires pour chercher le sens et l'apport que peut avoir la présence catholique dans la société française.

    C'est une nécessité pragmatique et stratégique, mais c'est également une démarche spirituelle. En écrivant ce livre, je me suis aperçu que, du livre de Jérémie à la Passion du Christ, c'est comme si Dieu nous demandait avec insistance de savoir nous détacher de la pierre pour nous attacher à la parole vivante. Peut-être pouvons-nous trouver dans cette démarche le viatique qui nous donnera la force de traverser avec confiance une période troublée et troublante.

    Voilà succinctement exposé le propos - difficile parfois à écrire, difficile peut-être à entendre - que j'ai voulu aborder dans ce livre. Il paraîtra en librairie le 13 janvier prochain.

  • Congo : l’Eglise arrache un accord politique le soir du 31 décembre 2016

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    cencoKabila.jpgEn RDC, sous la pression de l’Eglise, fin du grand "likambo" entre le président Joseph Kabila et l’opposition? Le point d’interrogation n’est pas de trop. 
    Comme l’observe justement Colette Braekman dans "Le Soir", malgré la signature de l’accord, le chronogramme reste flou et les pièges  nombreux… « Il va falloir encore travailler, ce n’est donc pas une fin, seulement un début » souligne le Nonce apostolique, Mgr Montemayor, qui a sérieusement épaulé les évêques congolais. Enfin « Bonana » tout de même…

    Lu sur le site de « Jeune Afrique » :

    « Sous l'égide des évêques catholiques, les pourparlers directs entre les signataires de l'accord du 18 octobre et le Rassemblement, principale plateforme de l'opposition congolaise, ont débouché samedi soir à la signature d'un "accord politique global et inclusif". Mais le document renvoie à plus tard l'examen de certaines divergences dont le sort de l'opposant Moïse Katumbi.

    « Pour l’intérêt de la nation, j’ai demandé au Rassemblement de faire en sorte que mon cas ne bloque pas l’issue du dialogue », a confié, samedi 31 décembre à Jeune Afrique, Moïse Katumbi. Le sort de l’ex-gouverneur du Katanga était l’un des derniers blocages des pourparlers directs entre la principale plateforme de l’opposition et les signataires de l’accord du 18 octobre (Majorité présidentielle et une frange de l’opposition congolaise).

    Après d’âpres et interminables tractations, l’« accord politique global et inclusif » a été en effet adopté au centre interdiocésain de Kinshasa. Le texte a ensuite été signé, au cours d’une cérémonie solennelle, par les représentants de différentes parties. Mais c’est sur Twitter que l’annonce de la fumée blanche longtemps attendue a été faite, quelques heures plus tôt, par Delly Sesanga, président de l’Alternance pour la République et cadre du Rassemblement. »

    Ref. RD Congo : l’accord politique global et inclusif enfin adopté et signé à Kinshasa

    Comme le rappelle un commentaire de Bob Kabamba, professeur de science politique à l’Université de Liège et coordonnateur de la « cellule d’appui politologique en Afrique centrale »,  avec l’administration et l’économie,  « l’Église a toujours été, depuis l’époque coloniale, l’un des trois piliers du système congolais. Ce n’est donc pas une première dans l’histoire politique de la RDC ». Ce pilier est aussi le seul à avoir résisté à la déglingue du système. Dans un pays où presque plus rien ne fonctionne correctement, l’Église tient  sa force de son organisation. « En RDC, elle est aujourd’hui la seule structure qui existe avec un commandement capable de faire passer et suivre ses décisions du sommet de sa hiérarchie jusqu’à la base », souligne le professeur Bob Kabamba.

    Toujours au cœur du jeu politique, l’Église est de nouveau à la manœuvre. Par l’intermédiaire de ses évêques, elle tente, en dernier recours, de trouver une voie de sortie de crise dans le pays. Une crise créée par la non-organisation de l’élection présidentielle et l’arrivée à son terme du mandat de Joseph Kabila depuis le 19 décembre. « C’est la concrétisation de ce que l’Église a toujours été depuis l’époque coloniale », conclut le professeur Bob Kabamba.

    JPSC

  • Un site catholique indépendant et remarquablement informé « suspend » ses publications

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    « Chiesa » n’était pas ce qu’on pourrait appeler un site « bien-pensant » au sein de l’Eglise catholique d'aujourd'hui. Il disparaît. Est-ce bon signe ? Voici le communiqué qu’il publie sous la signature de son « webmaster », Sandro Magister :  

    « Chers lecteurs,

    À partir de minuit aujourd’hui, 31 décembre 2016, la flotte de "www.chiesa" rentre au port et jette l'ancre. Concrètement, elle suspend ses publications.

    Mais n’ayez pas peur. Le blog "Settimo Cielo" – qui escortait déjà la flotte de "www.chiesa" comme un brigantin agile – en a repris le pavillon et c’est lui qui continuera à offrir aux lecteurs une riche moisson d’informations, d’analyses, de documents, concernant la vie de l’Église catholique.

    Il le fera en premier lieu en italien. Toutefois ses principaux articles continueront à être proposés également en anglais et en espagnol, à destination de ses innombrables lecteurs répartis sur les cinq continents. »

    Ref. Avis aux internautes. À partir du 1er janvier 2017, tout le monde à bord d’un nouveau navire

    Licencié en théologie, marié et père de deux filles, Sandro Magister a travaillé depuis quarante ans sur les sujets de l'Église catholique romaine et la papauté. Enseignant l'histoire religieuse contemporaine à l'université d'Urbino, il est considéré comme un des vaticanistes les plus anciens et les plus fiables.

    A partir de 2002, il anime un site internet (Chiesa, « Église ») consacré à l'actualité ecclésiale qui, depuis 2006, a été traduit en quatre langues, dont le français.

    Affichant régulièrement des opinions fort tranchées, il était parfois qualifié de « ratzinguérien » - en référence à sa proximité avec la vision ecclésiale du pape Benoît XVI - voire de « bergogliophobe » de par son opposition affichée aux pratiques réformistes du pape François.

    JPSC

  • La dernière homélie du pape en 2016

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    Pour la nouvelle année, abandonner la logique des « exceptions » et des « exclusions »

    Vêpres au dernier jour de l’année 2016 (Texte intégral) (Source)

    Homélie du pape François

    « Lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils » (Ga 4, 4-5).

    Ces paroles de saint Paul résonnent avec force. De manière brève et concise, elles nous introduisent dans le projet que Dieu a pour nous: que nous vivions comme fils. Toute l’histoire du salut trouve ici un écho: celui qui n’était pas sujet de la loi décida, par amour, de perdre tout type de privilège (privus legis) et d’entrer par le lieu le moins attendu pour nous libérer nous qui, oui, étions sous la loi. Et la nouveauté est qu’il décida de le faire dans la petitesse et dans la fragilité d’un nouveau-né ; il décida de s’approcher personnellement et, dans sa chair d’embrasser notre chair, dans sa faiblesse d’embrasser notre faiblesse, dans sa petitesse de couvrir la nôtre. Dans le Christ, Dieu ne s’est pas déguisé en homme, il s’est fait homme et a partagé en tout notre condition. Loin d’être enfermé dans un état d’idée ou d’essence abstraite, il a voulu être proche de tous ceux qui se sentent perdus, mortifiés, blessés, découragés, affligés et intimidés. Proche de tous ceux qui dans leur chair portent le poids de l’éloignement et de la solitude, afin que le péché, la honte, les blessures, le découragement, l’exclusion n’aient pas le dernier mot dans la vie de ses enfants.

    La crèche nous invite à faire nôtre cette logique divine. Une logique qui n’est pas centrée sur le privilège, sur les concessions, sur les favoritismes ; il s’agit de la logique de la rencontre, du voisinage et de la proximité. La crèche nous invite à abandonner la logique des exceptions pour les uns et des exclusions pour les autres. Dieu vient lui-même rompre la chaîne du privilège qui produit toujours l’exclusion, pour inaugurer la caresse de la compassion qui produit l’inclusion, qui fait resplendir en toute personne la dignité pour laquelle elle a été créée. Un enfant dans les langes nous montre la puissance de Dieu qui interpelle comme don, comme offrande, comme ferment et opportunité pour créer une culture de la rencontre.

    Nous ne pouvons pas nous permettre d’être naïfs. Nous savons que de différentes parts nous sommes tentés de vivre dans cette logique du privilège qui nous sépare-en séparant, qui nous exclue-en excluant, qui nous enferme-en enfermant les rêves et la vie de tant de nos frères.

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  • Dimanche 1er janvier : Octave de la Nativité du Seigneur

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    Dans la liturgie traditionnelle (missel de 1962), on fête ce dimanche 1er janvier 2017 l’octave de la Nativité du Seigneur qui comporte notamment le bel alleluia multifarie :  « Multifarie olim Deus loquens in prophetis, novissime diebus istis locutus est nobis  in Filio suo. A maintes reprises autrefois, Dieu a parlé par les prophètes, à la fin en ces jours-ci il s’est adressé à nous par son propre Fils ».

    Les Liégeois notamment peuvent l’entendre à la messe de 10h00 en l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132 à Liège)

    Toutes les informations sur cette messe de l’octave ici :  Octave de la Nativité de Notre-Seigneur : Ier janvier

    JPSC

  • Les médias du Vatican proposent une video consacrée à 2016 avec le pape François

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    Sur Radio Vatican : Retour sur l'année 2016 du pape François