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Eglise - Page 1179

  • Quels sont aujourd’hui, à votre avis, les signes les plus préoccupants pour l’avenir de l’Eglise ?

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    En écho à mon post précédent, qu’une correspondance publiée par « Belgicatho » qualifie d’hystérique,  je me contenterai de renvoyer le lecteur à cette réflexion du cardinal Sarah, préfet de la congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, sur le problème crucial de  la formation du clergé :  

    « Je considère que la difficulté actuelle est triple et une tout à la fois : le manque de prêtres, les carences dans la formation du clergé et la conception souvent erronée du sens de la mission.

    Il existe une tendance missionnaire qui met l’accent sur l’engagement ou la lutte politique, sur le développement socio-économique ; cette approche fait une lecture diluée de l’Evangile et de l’annonce de Jésus. La baisse numérique des prêtres, les déficits de leurs engagements missionnaires et une inquiétante carence de vie intérieure, faute d’une vie de prière et de fréquentation des sacrements , peuvent conduire à couper les fidèles chrétiens des sources auxquelles ils devraient s’abreuver. J’ai parfois le sentiment que les séminaristes et les prêtres  ne sont pas suffisamment appliqués à nourrir leur vie intérieure en la fondant sur la Parole de Dieu, l’exemple des saints, une vie d’oraison et de contemplation, tout enracinée en Dieu seul. Il existe une forme d’appauvrissement, de dessèchement, qui vient de l’intérieur même des ministres du Seigneur. Bien souvent Benoît XVI et François ont dénoncé le carriérisme au niveau du clergé. Récemment, en s’adressant à différentes communautés universitaires, le pape François a prononcé des paroles fortes : « Votre engagement intellectuel, disait-il, dans l’enseignement et la recherche, dans l’étude et la formation au sens large, sera d’autant plus fécond et efficace qu’il sera animé par l’amour pour le Christ et pour l’Eglise, que la relation entre étude et prière sera solide et harmonieuse. Ce n’est pas quelque chose d’ancien, c’est le centre ! C’est l’un des défis de notre temps : transmettre le savoir et en offrir une clef de compréhension vitale, et non une accumulation de notions sans lien entre elles ».

    La formation adéquate des séminaristes, axée sur la maturation de la foi et portant à une adhésion personnelle au Christ, demeure fondamentale. Le monde d’aujourd’hui ainsi que nos sociétés égocentriques  et changeantes nous dispersent par leur agitation. Nous sommes encombrés de trop de possessions ; si nous désirons créer, pour les séminaristes, une ambiance favorable à la rencontre avec le Christ, le silence et la construction de l’homme intérieur sont indispensables. La question est d’autant plus grave qu’elle est presqu’invisible. Il est loisible de se pencher sur les séminaires qui, dans un certain nombre de pays, en particulier en Occident ne sont plus suffisamment pourvus. Mais, si ce problème est incontestable, le point sensible est ailleurs.

    En fait, un vrai séminaire doit être une école qui conduise au « torrent de Kerit » (1 R., 17, 1-6), à la source de la Parole de Dieu, un lieu où l’on apprenne à construire une véritable vie intérieure. L’homme façonné par cette école pour devenir prêtre se prépare à bien prier pour mieux parler à Dieu, car on ne peut trouver les mots sur Dieu  qu’après L’avoir rencontré et avoir tissé des liens personnels avec Lui…La prière est toujours première. Sans la vitalité de la prière, le moteur du prêtre et celui de l’Eglise, par voie de conséquence, tourne au ralenti.

    Nous devons joindre à la prière un travail continu sur nous-mêmes. L’Eglise est uniquement faite pour adorer et prier, ou ils dessécheront le corps entier de l’institution voulue par le Christ. C’est pourquoi les séminaristes, les prêtres et les évêques ne peuvent qu’entretenir une relation personnelle avec Dieu. Si dès les débuts, et tout au long des années de formation au séminaire, ce rapport d’intimité avec Jésus n’est pas solidement établi,  les séminaristes risquent de devenir de purs fonctionnaires ; et le jour de leur ordination, ils ne seront pas percutés jusqu’aux entrailles, ils ne percevront pas la gravité et les conséquences des Paroles que Jésus leur adresse : » Non iam dicam vos servos,  sed amicos » (je ne vous appelle plus serviteurs, mais je vous appelle  amis ). Jn, 15, 15. L’enjeu est simple : il en va de l’identification et de la configuration au Christ. Ainsi, notre vouloir sacerdotal et la volonté de Dieu doivent coïncider toujours plus parfaitement. Nous pourrons dire, comme le Christ : «  Que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se fasse » (Lc, 22, 42 ; Mc 14, 36).

    Bien sûr, la formation intellectuelle, théologique, philosophique, exégétique et les diplômes sont importants, mais le trésor ne réside pas dans la science…Le vrai trésor, c’est notre amitié avec Dieu. Sans un sacerdoce selon le cœur de Dieu, lavé des modes humaines, l’Eglise n’a pas d’avenir. Je ne minimise pas le rôle du peuple des baptisés, du peuple de Dieu. Mais par la volonté de Dieu, ces âmes sont confiées à des prêtres. Si ces derniers obéissent à des règles purement humaines, sans la charité du Ciel, l’Eglise perdra le sens de la mission. Les crises dans l’Eglise, si graves soient –elles, ont toujours leurs origines dans une crise du sacerdoce ».

    Ref.  Cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat, Dieu ou rien. Entretien sur la foi. Fayard, 2015, pp. 160-162.

    JPSC

  • Abbé Gabriel Ringlet : les confessions du prieur de Malèves Sainte-Marie

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    Dans la veine moderniste des deux derniers siècles illustrée par de grands ancêtres comme Lamennais, Renan et autres Loisy, j’avais pensé qu’on inscrirait peut-être un jour, dans une  note érudite, le nom d’un lointain épigone belge, dont « le Soir » a encore recueilli dévotement les oracles, ce 18 juillet.  Ses propos sont aujourd’hui (71 ans) dédiés à la mémoire et au souvenir.  A leur lecture, je me ravise : il ne suffit pas d’avoir le goût de la transgression,  de forcer le trait et de jouer les provocateurs pour atteindre le niveau de ces maîtres d’hier qui inspirèrent la figure de l’abbé Donissan à Bernanos ou celle de l’abbé Bourret à Joseph Malègue.  Nous sommes finalement ici dans un registre léger, dont la postérité me semble bien moins assurée, comme le suggère d'ailleurs malicieusement le titre ambigu de l’article du « Soir »: "je n'ai jamais tenu la femme à distance". Quelques extraits de cette entrevue, commentés par nos soins, le montrent mieux qu'une longue plaidoirie:

    Malèves Sainte-Marie ce n’est pas la Colline inspirée , ni la Roche de Solutré  mais, tout de même, l’abbé y tient sa petite cour.  « Le soleil matinal est délicieux et le cadre idyllique », note le journaliste : «  Gabriel Ringlet nous reçoit chez lui, dans la bâtisse de style fermette dont il a fait son havre de paix, à quelques enjambées du prieuré de Malèves-Saintes-Marie, véritable Q.G. de la communauté qu’il anime depuis trente ans. Un lieu qui lui a redonné le lien à la terre, vital pour ce prêtre, théologien, écrivain, ancien directeur de l’école de journalisme de Louvain-la-Neuve et vice-recteur émérite de la même université. » .

    Voilà pour le décor et voici pour les références : « Opposé dès son entrée au séminaire au célibat des prêtres, fervent défenseur de l’euthanasie, de la procréation médicalement assistée, très critique sur la façon dont les instances catholiques belges ont géré la crise de la pédophilie, Gabriel Ringlet n’a jamais cessé de dire ses quatre vérités à une Eglise qu’il n’a pourtant jamais songé à quitter. Et c’est sans doute ce qui donne à sa critique de l’institution une telle légitimité ». 

    Où commence son histoire ? « Tout commence à Pair-clavier, dans le Condroz. Mon papa, François, est maçon, il a une toute petite entreprise de maçonnerie avec son frère. A l’époque, on fait encore le métier à pied : on part à 4 heures du matin pour être sur le chantier. Quand je traverse le Condroz aujourd’hui, je peux encore dire quelles sont les maisons construites par mon papa. Mon père est donc maçon, puis clerc de notaire, puis chantre grégorien, dans les petites églises où il m’emmenait petit garçon. Cela ne paraît plus possible aujourd’hui ! Mon père a uniquement fait l’école primaire, mais il écrivait admirablement, sans une faute d’orthographe, et s’exprimait comme un intellectuel. Ma mère, Germaine, était mathématicienne : elle avait fait ses études à l’université à Liège. Si je refuse tellement le clivage entre le monde intellectuel et le monde manuel, c’est que je ne l’ai jamais vécu à la maison. J’ai toujours trouvé un dialogue extraordinaire entre mes parents venant de deux horizons différents ».

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  • « Réforme » de la curie romaine : une rationalisation?

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    Ou une addition d’ initiatives brouillonnes, comme le donne à penser  Sandro Magister sur son site Chiesa :

    « ROME, le 21 juillet 2015 – Ce qui a lieu à l’intérieur des murs du Vatican n’est pas une cure d’amaigrissement de la curie, mais tout le contraire. De nouveaux organismes viennent sans cesse s’ajouter à ceux qui existent déjà.

    Le dernier né de ces organismes est un secrétariat supplémentaire qui a été créé le 27 juin, le secrétariat pour la communication, auquel devraient être rattachés le conseil pontifical pour les communications sociales, le bureau de presse du Saint-Siège, le service internet du Vatican, Radio Vatican, le Centre de Télévision du Vatican, L’Osservatore Romano, l’imprimerie vaticane, le service photographique, et la maison d’édition Libreria Editrice Vaticana.

    Le pape François a nommé préfet de ce nouveau secrétariat l’un de ses collaborateurs et confidents les plus proches, Mgr Dario Edoardo Viganò, qui continue à être, en même temps, le directeur de la télévision du Vatican.

    La première déclaration de Viganò dans le cadre de ses nouvelles fonctions est parue dans "L'Osservatore Romano" du 15 juillet. C’est un panégyrique de "l’oralité" de Jorge Mario Bergoglio en matière de communication, illustré par l’exemple d’un discours prononcé par le pape au Paraguay :

    > VIganò fa l'ermeneutica del papa, ma dimentica la colossale gaffe di Asunción

    Mais après cette nouvelle création, la réforme de la curie, tellement annoncée, est encore à venir.

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  • Cardinal Sarah : face à la crise de Dieu, les chrétiens doivent porter la bonne parole

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    Cardinal Robert Sarah : « face à la crise de Dieu les chrétiens doivent porter la bonne parole »

    Entendu sur RCF :

    Cardinal Robert Sarah : « face à la crise de Dieu les chrétiens doivent porter la bonne parole »

    Il était l'invité d'honneur de la seconde édition du salon du livre chrétien. Rencontre avec le Cardinal Robert Sarah.

    Une cinquantaine d'auteurs, de nombreuses tables-rondes, rencontres ou dédicaces...Le salon du livre chrétien s'est achevé hier à l'Abbaye Sainte-Anne de Kergonan. Cette seconde édition reste marquée par la venue de son invité d'honneur : le Cardinal Robert Sarah. Le préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a présenté son ouvrage « Dieu ou rien ». Nous l'avons rencontré.

  • Le pape François jouerait-il avec la foi ?

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    De Guillaume de Prémare sur ichtus.fr :

    Le pape joue-t-il avec la foi ?

    Après le discours du pape à Santa Cruz, l’ancien magistrat Philippe Bilger – aujourd’hui chroniqueur médiatique – a commis pour FigaroVox un billet dans lequel il affirme que « le pape joue avec le feu, avec la foi ». On ne peut porter une attaque plus lourde contre un pape que de dire qu’il joue avec la foi, précisément parce qu’il en est le gardien ultime : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point », dit Jésus à Pierre.

    Selon Philippe Bilger, le pape jouerait avec la foi parce qu’il porterait une vision plus proche de « la lutte des classes » que d’une « classique conception de la justice sociale » ; parce qu’il donnerait du crédit à une Eglise « imprégnée de la théologie de la libération » ; parce qu’il prêcherait un Jésus-Christ « boutefeu qui pourrait être récupéré par Karl Marx ». Ainsi la doctrine du pape serait-elle erronée. La question est essentielle tant la parole de l’Eglise ne peut pas être dissociée de sa doctrine.

    La lutte des classes est une conception marxiste de l’histoire qui voit dans la classe laborieuse, non pas des personnes à défendre et respecter, mais un instrument de masse de la subversion sociale. Marx n’appelle pas les possédants à œuvrer pour la justice, il appelle le prolétariat à renverser la bourgeoisie par la Révolution, pour lui substituer un autre pouvoir, celui du prolétariat, en vue d’une société sans classes.

    Le discours du pape constitue le strict inverse du marxisme : il appelle les riches et les puissants à leur devoir de justice sociale ; et il appelle le peuple à être un acteur responsable de processus de changement, le mettant en garde contre l’illusion du grand soir révolutionnaire. Le pape ne prône pas le rêve d’une société sans classe, il prône la mise en œuvre d’un bien commun.

    Parlons maintenant de la théologie de la libération. Au plan doctrinal, cette question a été tranchée par l’Eglise sous la signature du cardinal Ratzinger en 1984, dans un document de référence intitulé Libertatis Nuntius. J’encourage à relire cette instruction doctrinale pour constater que les paroles du pape François s’inscrivent sans ambiguïté dans la doctrine traditionnelle de l’Eglise et non dans certaines errements de la théologie de la libération.

    Philippe Bilger regrette par ailleurs que le pape François « bouscule » trop vertement « la famille traditionnelle et conservatrice du catholicisme ». J’invite à revisiter l’histoire du catholicisme social au XIXe siècle. Dans son encyclique Rerum Novarum, le pape Léon XIII s’était montré au moins aussi véhément que le pape François aujourd’hui. Il avait alors bousculé les catholiques de son temps.

    Et voici ce qu’Albert de Mun, catholique social issu de l’école de pensée la plus traditionnelle, avait dit aux catholiques « bousculés » en 1892, à l’occasion de son fameux discours de Saint-Etienne : « J’ai toujours cru que les catholiques ne pouvaient se désintéresser de la question sociale, sous peine de manquer à leurs obligations vis-à-vis du peuple : aujourd’hui, depuis l’encyclique sur la condition des ouvriers, je crois qu’ils n’en ont pas le droit et que leur programme social est là, tout écrit. »

    Aujourd’hui, de la même manière, c’est la fidélité à la doctrine et à la tradition de l’Eglise qui est en jeu dans notre fidélité au pape François.

    Guillaume de Prémare

    Chronique Radio Espérance du 24 juillet 2015

  • Le pape apporte son soutien à l'Eglise d'Angleterre mobilisée contre la culture de mort

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    De Radio Vatican :

    En Grande-Bretagne, pour la défense de la dignité de la personne humaine

    (RV) Le Pape François a envoyé un message à l’occasion de la Journée pour la Vie, en Irlande et au Royaume-Uni dimanche 26 juillet et consacrée cette année à la fin de vie. « Cultiver la vie, accepter la mort » en est le thème.

    Selon l’agence de la conférence épiscopale CCN, le Saint-Père accorde sa bénédiction apostolique « à toutes les personnes qui participent à cet évènement significatif et qui travaillent, à différents niveaux, pour promouvoir la dignité de la personne humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle ». Ce message qui a été adressé au nonce en Grande-Bretagne Mgr Antonio Mennini a été transmis à l’organisateur de cette journée, Mgr John Sherrington.

    Le thème choisi cette année s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation menée par les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles en vue du débat et du vote à la Chambre des communes, le 11 septembre prochain, du projet de loi concernant le suicide assisté. Un projet qui vise à rendre possible, pour les adultes en phase terminale, le choix de mettre fin à leur vie avec une assistance médicale spécifique. Ce qui implique la possibilité, pour les médecins, d’injecter des substances létales aux malades en phase terminale.

    Face à une telle éventualité, les prélats ont appelé les catholiques à interpeler les députés en exprimant leur inquiétude face à l'impact dangereux qu'un tel projet de loi pourrait avoir sur les personnes les plus vulnérables. Et ils réclament davantage et de meilleurs soins palliatifs.

    En juin dernier, dans leur message à l’occasion de cette journée, les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles avaient souhaité réaffirmer deux points fondamentaux pour l’Église concernant la fin de vie : tout d’abord « qu’accélérer et provoquer la mort » est une faute parce que « Dieu nous appellera le moment venu », mais ils rappelaient aussi leur opposition à l’acharnement thérapeutique « quand les traitements sont inefficaces ou qu’ils nuisent au patient ».

    Dans son message l’an dernier à la même occasion, le Pape François avait exhorté à combattre la culture de la mort. Le Saint-Père, en citant son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, avait appelé les catholiques à apporter l’amour miséricordieux du Christ comme un baume vivifiant face aux « nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité » qui augmentent dans les sociétés contemporaines.

    Depuis le début de son pontificat, le Souverain Pontife a rappelé, à plusieurs reprises, que « la vie humaine est toujours sacrée » et a souligné l’option préférentielle de l’Église pour les plus vulnérables, dénonçant « la culture du rejet ». En recevant en novembre dernier, les membres de l’Association des médecins catholiques italiens, le Saint-Père avait fustigé la « pensée dominante » qui propose une « fausse compassion » pour justifier des pratiques comme l’avortement ou l’euthanasie et il avait invité les médecins catholiques à faire des « choix courageux et à contre-courant », en vertu de « l’objection de conscience ».

  • Pakistan : la Cour suprême de Lahore va reexaminer le cas d'Asia Bibi

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    Pakistan : le cas d’Asia Bibi sera réexaminé par la Cour suprême

    L'agence vaticane Fides salue la décision de la Cour suprême de Lahore qui accepte de réexaminer le cas de cette mère de famille chrétienne accusée de blasphème et condamnée à mort. 

    Anita Bourdin - Rome, 22 juillet 2015 (ZENIT.org)

    Le cas d’Asia Bibi sera réexaminé par la Cour suprême de Lahore et la peine capitale est donc suspendue.

    Le recours présenté par les défenseurs d’Asia Bibi a été accueilli par cette même cour ce mercredi matin, 22 juillet. L’agence Vaticane Fides salue la décision.

    Cette mère de famille chrétienne de cinq enfants a été condamnée à mort en  première instance, en novembre 2010, une peine confirmée en appel en octobre 2014, pour soi-disant blasphème contre le Coran: des accusations remontant à juin 2009.

    Le cas sera donc réexaminé « cette fois, en entrant dans le mérite des questions soulevées par la défense », insiste Fides. La date de la prochaine audience n’est pas encore fixée. Et, en attendant le prochain jugement, la peine de mort est suspendue.

    Que justice soit rendue

    Joseph Nadeem, tuteur de la famille de la jeune femme, et responsable de la Fondation Renaissance Education, qui assiste la famille et pourvoit aux dépenses légales, était présent à l’audience de ce mercredi, à 9h30, à Lahore.

    Il annonce à Fides que le collège des trois magistrats a déclaré admissible le recours présenté par l’avocat d’Asia Bibi, Me Saiful Malook, de religion musulmane, et il témoignage que “l’audience s’est déroulée dans un climat serein et que n’étaient présents ni des responsables religieux islamiques ni des musulmans extrémistes”.

    « Ce qui a été fait aujourd’hui constitue un pas en avant important. Nous sommes très satisfaits. Maintenant, c’est le moment de prier ensemble le Seigneur afin qu’Il touche les cœurs de ceux qui sont impliqués dans ce cas, y compris les juges, et de prier afin que la justice soit rendue et qu’Asia soit libérée. Prions pour qu’Asia soit toujours remplie de la grâce de l’Esprit Saint et prions pour sa libération », déclare Joseph Nadeem à Fides.

    Soutien à Rome et à Paris

    Récemment, le mari d'Asia Bibi et l'une de leurs filles étaient venus à Rome demander l'appui de la Communauté internationale et ils avaient demandé la prière du pape François à l'occasion d'une audience du mercredi. Nous avions consacré un compte-rendu précis à cette visite émouvante à Rome les 15 et 16 avril.

    Asia Bibi a été déclarée citoyenne d'honneur de Paris et Mme Anne Hidalgo, maire de Paris a offert d'accueillir Asia Bibi et sa famille dès qu'elle serait libérée.

    Le Conseil de Paris a en effet adopté le 18 mars, à l’unanimité, la proposition d’Anne Hidalgo d’élever Asia Bibi au rang de Citoyenne d’Honneur.

    Un portrait de la jeune femme pakistanaise emprisonnée depuis 2009 est installé, depuis décembre 2014, sur le parvis de l’Hôtel de Ville. 

    Révision de la loi sur le blasphème

    Le cas d’Asia Bibi et d’autres victimes soulignent la nécessité de modifier la loi « anti-blasphème ». Elargissant la réflexion à tous les Pakistanais, chrétiens et musulmans, victimes innocentes de la loi sur le blasphème, le père James Channan O.P., Directeur du « Centre pour la Paix » de Lahore, qui promeut le dialogue interreligieux, déclare à Fides :  « Au Pakistan, les chrétiens souffrent à cause des abus (du recours) à la loi sur le blasphème. En outre, lorsqu’un chrétien est accusé, l’ensemble de la communauté est placée sous accusation et subit de graves conséquences. Les minorités chrétiennes, tout comme les hindouistes et les membres d’autres religions minoritaires, font souvent l’objet de discriminations et de persécutions au Pakistan. Ne pas être musulman dans ce pays est parfois dangereux, surtout à cause des lois sur le blasphème. »

    Il cite l’imam de la mosquée royale de Lahore, Abdul Khabir Azad, qui « concorde sur la nécessité de modifications à la loi sur le blasphème afin d’empêcher les abus (qui en font) un moyen permettant de résoudre des controverses privées ».

  • Homélie pour la fête de sainte Marie-Madeleine (22 juillet)

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    maria magdalen giotto.jpgHomélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies.fr - archive 2009)

    Sainte Marie-Madeleine a toujours eu une place particulière dans la Tradition chrétienne. Sans doute parce que dans son cheminement personnel, elle récapitule l’itinéraire spirituel de tout disciple. Essayons d’abord de préciser l’identité de ce personnage, pour lequel le Da Vinci code a suscité un regain d’intérêt plus qu’ambiguë.

    A vrai dire, le problème est particulièrement complexe. La dévotion populaire a identifié Marie-Madeleine à « Marie appelée Magdaléenne » (Lc 8, 2), la femme pécheresse dont Jésus avait expulsé sept démons (Mc 16, 9) et qui s’était mise à la suite du Seigneur (Lc 8, 2). Le quatrième évangile pour sa part, ne fait aucune allusion à ce passé tumultueux. La première à bénéficier d’une rencontre avec le Ressuscité est nommée « Marie de Magdala » (Jn 20, 1) sans autre explication. Spontanément le lecteur l’identifie à Marie, sœur de Lazare, qui est intervenue plusieurs fois dans les chapitres précédents. Mais pourquoi l’évangéliste la désignerait-il comme provenant de Magdala, alors que Lazare habitait Béthanie, « le village de Marie et de sa sœur Marthe » (Jn 11, 1) ? Au verset suivant de l’introduction au récit de la résurrection de Lazare, saint Jean précise : « il s’agit de cette même Marie qui avait oint le Seigneur d’une huile parfumée et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux » (Jn 11, 2). Immédiatement nous faisons le lien avec l’épisode de l’onction de Béthanie, qui relate comment Marie, sœur de Lazare, « oignit les pieds de Jésus » avec « une livre d’un parfum de nard pur de grand prix », et les « essuya avec ses cheveux » (Jn 12, 3). Mais cette interprétation ne tient pas, car l’onction de Béthanie fait suite la résurrection de Lazare, alors que l’onction annoncée par Saint Jean lui est antérieure, et parle d’un événement passé. L’évangéliste fait-il allusion à un autre épisode ? On se souvient qu’une femme pécheresse « arrose les pieds du Seigneur de ses larmes, les essuie avec ses cheveux, les couvre de baisers et les oint de parfum » (Lc 7, 38) alors que Jésus est attablé chez Simon le pharisien : s’agissait-il de Marie, sœur de Lazare, appelée pour l’une ou l’autre raison « Marie de Magdala » ? La question reste ouverte.

    Laissons-là ces considérations qui nous ont permis d’entrevoir non seulement la complexité du problème, mais aussi comment la Tradition a concentré sur Marie-Madeleine, les traits de la « casta meritrix » (« chaste prostituée »), préfigurant l’Eglise.

    Par deux fois Jésus ressuscité interpelle sa fidèle disciple du nom de « femme », terme qui possède une connotation toute particulière dans le quatrième évangile. A Cana, la Vierge Mère est interpellée sous ce vocable (Jn 2, 4), par lequel Notre Seigneur s’adressera encore à elle du haut de la croix (Jn 19, 26). Le terme est digne, respectueux, majestueux. Les deux autres emplois sont d’autant plus surprenants : la femme adultère se voit gratifiée du même titre (Jn 8, 10) ainsi que Marie de Magdala, la pécheresse pardonnée.

    En fait, un fil rouge, qui traverse l’ensemble de l’Evangile de Jean, relie ces diverses occurrences, leur donnant une signification spirituelle profonde : le terme « femme » désigne l’humanité épouse (femme adultère) qui a trahi son Epoux divin, mais que celui-ci vient libérer de son péché à travers le sacrifice de la Croix (la Vierge Marie au Golgotha), afin qu’elle puisse à nouveau le reconnaître comme son Seigneur (Marie-Madeleine au tombeau) et entrer dans les noces eschatologiques (noces de Cana).

    On comprend dès lors que chacun de nous se trouve effectivement concerné par ce parcours. A chacun de nous le Seigneur demande. « Qui cherches-tu ? »

    Au-delà de la dispersion, de nos multiples désirs, Jésus tente par cette question, de nous ramener à l’unique nécessaire, à notre quête profonde, la seule qui puisse donner sens à nos vies.

    Mais comme Marie, il nous faut d’abord purifier notre cœur, le laver des larmes de notre repentir, prendre douloureusement conscience de la vanité des désirs qui ne procèdent pas de Dieu et ne nous orientent pas vers lui, avant d’entendre sa voix compatissante : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

    C’est ainsi que le Seigneur nous conduit par une patiente pédagogie, jusqu’à la pleine reconnaissance, dans un face à face intime : « Marie ! » - « Rabbouni ». Comme l’Epouse du Cantique - qu’incarne parfaitement Marie-Madeleine - nous aimerions dire « J’ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l’ai saisi, je ne le lâcherai pas » (1ère lect.).

    Mais à nous aussi Jésus nous répond : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père ». Les noces ne se célèbrent pas ici-bas : il nous faut continuer notre route à la suite du Christ, si nous voulons demeurer un jour avec lui dans le sein du Père, où il nous précède pour nous y préparer une place.

    « “Dieu tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau” (Ps 62 [63]). Nous t’en prions Esprit Saint : viens purifier et vivifier notre désir, afin que nous puissions accélérer le pas sur le chemin de la vie, en quête de celui qui a brûlé nos cœurs au feu de son amour. »

    Père Joseph-Marie

  • Liège : quand Saint-Jacques se dévoile

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    Affiche-expo2.jpg(source)

    Une exposition (du 26 juin au 13 septembre)

    "A l’occasion du millénaire de la fondation de l’abbaye Saint-Jacques, l’église Saint-Jacques accueille, du 26 juin au 13 septembre 2015, une belle exposition consacrée aux témoins les plus significatifs et les plus prestigieux de l’histoire, l’histoire de l’art, l’archéologie et l’architecture de l’église et de l’ancienne abbaye. Cette exposition est l’occasion de fournir à un large public un regard approfondi sur l’édifice, sa genèse, son histoire et celle de l’abbaye aujourd’hui disparue, mais également sur l’éphémère collégiale, ainsi que sur l’église paroissiale actuelle, héritière d’institutions religieuses disparues. L’exposition est amplifiée par la visite de l’église Saint-Jacques elle-même selon diverses formules. Le fil conducteur de l’exposition repose sur l’histoire de l’abbaye et la mise en valeur de l’action des abbés qui ont marqué celle-ci depuis sa fondation au XIe siècle. On en compte 53 jusqu’à la sécularisation de l’église en 1785. Quelques événements particulièrement éclairants et des anecdotes qui témoignent de la vie très diversifiée de l’abbaye Saint-Jacques tout au long de son histoire sont mis en évidence."

    Infos : http://abbaye-saint-jacques.be/evenements/exposition/

    Site général : http://abbaye-saint-jacques.be/ 

  • Trois chrétiens enlevés par des djihadistes en Libye; quatre Italiens retenus en otages

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    AFRIQUE/LIBYE - Enlèvement de trois chrétiens au sud de Syrte de la part de djihadistes et prise d’otage concernant quatre italiens à Mellitah

    Syrte (Agence Fides) – Trois chrétiens – un ghanéen, un nigérian et un égyptien copte – ont été enlevés en Libye par un groupe djihadiste lié au prétendu « Etat islamique ». L’enlèvement remonte au 11 juillet mais la confirmation en a été fournie seulement hier, 19 juillet, par Mohammed Hijazi, porte-parole militaire du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale se trouvant actuellement à Tobrouk.

    L’enlèvement a eu lieu dans la zone de Nufliyah, au sud de Syrte, dans une zone considérée comme l’une des places fortes des groupes djihadistes qui se réclament du prétendu « Etat islamique » et qui élargissent actuellement leur rayon d’action dans le chaos libyen ayant fait suite à l’intervention occidentale et à la chute du régime du Col. Kadhafi. Le groupe djihadiste a revendiqué l’enlèvement sur les réseaux sociaux, publiant les photographies des documents d’identité des trois personnes, sans fournir d’autres détails.

    Selon des sources égyptiennes consultées par l’Agence Fides, seraient en cours des tentatives visant à vérifier la possibilité d’obtenir la libération des otages au travers du paiement d’une rançon.

    Entre temps hier soir, 19 juillet, quatre italiens ont été enlevés à Mellitah. Il s’agit de quatre techniciens d’une entreprise italienne travaillant sur les installations pétrolières nord-africaines. Pour le moment, aucune autre nouvelle concernant la nature de l’enlèvement et ses auteurs n’est disponible. (GV) (Agence Fides 20/07/2015)

  • Chiffre record de défections parmi les catholiques d'Allemagne

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    Lu sur le site du journal La Croix :

    En Allemagne, l’Église catholique perd un nombre record de fidèles

    Selon la Conférence épiscopale allemande, près de 218 000 personnes ont quitté l’Église catholique en 2014, soit 39 000 de plus que l’année précédente.

    L’Église catholique allemande a perdu l’an dernier près de 218 000 fidèles, un nombre nettement plus important que les années précédentes, a annoncé vendredi 17 juillet la Conférence épiscopale allemande.

    En Allemagne, où l’impôt sur le revenu est prélevé directement sur les salaires, tout contribuable doit se déclarer catholique, protestant, d’une autre religion ou sans religion. L’État prélève alors pour les croyants déclarés, 8 à 10 % d’impôts supplémentaires (le « Kirchensteuer ») reversés aux Églises, qui gèrent de nombreuses institutions (crèches, cliniques…) via des associations religieuses.

    C’est donc bien souvent pour ne plus avoir à verser cet impôt que des Allemands baptisés mais non pratiquants demandent à sortir des registres de l’Église : en 2013, 179 000 Allemands l’avaient fait, soit 39 000 de moins qu’en 2014.

    PLUS QUE 24 MILLIONS DE CATHOLIQUES EN ALLEMAGNE

    Au total, les catholiques déclarés ne sont plus que 24 millions en Allemagne (soit 29,5 % de la population), même s’ils sont encore très nombreux dans le sud du pays. Un recul que le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence épiscopale allemande et archevêque de Munich, « regrette profondément ».

    Les autorités catholiques ont du mal à expliquer cette désaffection, dont les causes sont moins évidentes que lors d’années marquées par des affaires de prêtres pédophiles, comme c’était le cas dans l’année 2010 au cours de laquelle on avait enregistré 181 193 départs.

    PLUS FACILEMENT TENTÉ LORS D’UNE ÉPREUVE

    « Celui qui ne trouve plus de refuge dans l’Église est plus facilement tenté, lors d’une épreuve, de rendre officiel son départ », avance Dominik Meiering, vicaire général du diocèse de Cologne, auprès de l’agence allemande DPA. (...)

    En 2014, ce « Kirchensteuer » a rapporté 11 milliards d’euros, un record.

  • Grand-Duché : tensions entre l'archevêché et les fabriques d'église

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    Lu sur "paperjam" ces informations qui mettent en évidence l'affrontement de conceptions divergentes concernant la gestion du patrimoine religieux :

    «L’archevêché ne soutient pas les fabriques d’église»

    Selon Serge Eberhard, la création d’un fonds de gestion des édifices religieux aura notamment pour conséquence une baisse de l’engagement des bénévoles dans l’Église.

    La signature de la convention entre l’Église et l’État prévoit la création d’un fonds destiné à gérer le patrimoine ecclésiastique. Ce à quoi s’oppose le Syfel, syndicat des fabriques d’église, qui menace de porter plainte.

    Pour gérer les quelque 500 lieux de culte catholiques du Luxembourg, l’Église s’appuyait depuis 1809 sur les fabriques d’église, ces «structures autonomes et personnes juridiques» en charge de la gestion des biens appartenant à une paroisse. Mais avec la signature, en janvier dernier, de la convention entre l’archevêché et l’État, les choses vont bientôt changer. Le texte prévoit ainsi la disparition pure et simple des fabriques d’église et leur remplacement par un fonds.

    Pour Serge Eberhard, président de l’asbl Syndicat des fabriques d’église du Luxembourg (Syfel), cité par Le Quotidien, cette mort annoncée des fabriques d’église, remplacées par un fonds de gestion qui appartiendra à l’archevêché, aboutira à une situation à deux vitesses. Selon lui, «le projet de loi reflète le désir du gouvernement ou d’un ministre d’interdire aux communes de soutenir financièrement les fabriques d’église» et donc «une discrimination de la communauté catholique» car «les communes (…) qui sont libres et autonomes (…) pourront soutenir les autres communautés religieuses».

    Souhait de créer «un fonds de secours»

    En clair, Serge Eberhard craint que les bâtiments actuellement gérés par les fabriques et dont une partie appartient aux communes ne soient pas bien conservés, faute de financement suffisant. Autre appréhension, le coût de cette réforme. «Le fonds sera centralisé et (…) il va néanmoins falloir recruter des spécialistes sur les plans financier, économique et technique et leur verser des salaires. Il s’agira donc d’un appareil dont le fonctionnement coûtera très cher.» Un nouveau système que Serge Eberhard oppose au dispositif actuel, composé «de bénévoles qui font preuve de beaucoup d’engagement depuis 200 ans».

    Alors que l’archevêché souhaite la création du fonds de gestion, le Syfel plaide pour la mise sur pied d’une autre structure, baptisée «fonds de secours» destinée à libérer les communes de l’obligation de couvrir les déficits des paroisses, «tout en leur laissant le choix, si tel est leur souhait». Un fonds composé «d’une partie du patrimoine de toutes les fabriques d’église et qui entrera en service le jour où une paroisse donnée (…) rencontrera des données financières». Sur ce projet, le Syfel affirme que «l’archevêque ne nous soutient pas».

    Souhaitant démonter le mythe qui entoure les finances de l’Église, «ces gens qui veulent croire en l’existence d’un trésor enfoui quelque part dans leur jardin avec l’espoir de le retrouver un jour», le président du Syfel assure que les fabriques d’église qui disposent d’un grand patrimoine ne sont «pas tant que cela». «Un certain nombre» d’entre elles fonctionneraient ainsi «normalement», tandis qu’«un bon nombre» ne posséderaient rien. Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, les communes devront débourser, en 2015, 13,6 millions d’euros en faveur du culte catholique. Soit 1,8 million de plus qu’en 2014 et 3,8 millions supplémentaires par rapport à 2013.