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Foi - Page 143

  • Les catholiques sont environ 1,406 milliard répartis sur tout le globe mais...

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    De Vatican News (Jean-Benoît Harel) :

    Plus de 1,4 milliard de catholiques dans le monde

    Selon les nouveaux chiffres de l’Église catholique, la population de catholiques dans le monde a augmenté de 1,15% de 2022 à 2023. Le nombre de fidèles augmente, bien que le nombre de prêtres et celui de religieuses diminuent.

    L’ Annuarium Statisticum Ecclesiae 2023 vient d’être publié et confirme la hausse du nombre de catholiques dans le monde. Ils sont environ 1,406 milliard répartis sur tout le globe.

    Tous les continents enregistrent une hausse, bien que l’Afrique soit le plus dynamique. 20% des catholiques sont africains, soit 281 millions en 2023 (une hausse de 3,31%). Parmi les pays africains, la République démocratique du Congo compte 55 millions de fidèles, et le Nigeria 35 millions.

    Presque la moitié des catholiques sont américains (47,8%), à l’image du Souverain pontife argentin. Ils sont 182 millions au Brésil (13% de toute la population mondiale de catholiques), et représentent plus de 90% de la population nationale dans des pays tels que l’Argentine, la Colombie ou encore le Paraguay.

    La hausse du nombre de catholiques en Asie est de 0,6% entre 2022 et 2023: ils forment 11% de la population mondiale de catholiques. Ils sont 93 millions aux Philippines et 23 millions en Inde. En Océanie, la hausse est de 1,9% et en Europe, de 0,2%, alors que le Vieux continent accueille un catholique sur cinq.

    En 2023, le monde compte 5 430 évêques (une légère hausse de 1,4%), pour 406 996 prêtres. Le nombre de prêtres, globalement en diminution, augmente toutefois en Afrique (+2,7%) et en Asie (+1,6%). Néanmoins, c’est en Europe que l’on compte le plus de prêtres (38%), puis vient l’Amérique (29%), l’Asie (18%) et l’Afrique (13,5%).

    Constamment en forte hausse ces dernières années, le nombre de diacres permanents poursuit sa hausse, avec plus de 51 400 diacres (+2,6%), principalement en Océanie (+10,8%) et en Amérique (+3,8%). Leur répartition est toutefois très inégale puisqu’ils sont très peu présents en Afrique, mais un diacre sur trois vit en Europe. 40% de l’ensemble des diacres permanents vivent en Amérique du Nord.  

    Une baisse du nombre de religieux et religieuses

    La baisse du nombre de personnes consacrées se poursuit mais à un rythme moins intense. Les religieuses sont, en 2023, au nombre de 589 423, soit une diminution d’environ 10 000 par rapport à 2022. Elles sont plus nombreuses en Europe (1/3 du total mais une chute de 3,8%) et en Asie (30% et évolution stable sur l’année étudiée). L’Afrique note une hausse du nombre de religieuses avec plus de 2,2%.

    Enfin, le nombre de séminaristes dans le monde est en baisse depuis 2012. Ils sont 106 495 en 2023, avec une hausse seulement en Afrique (+1,1%). Ainsi, en Afrique et en Asie, il existe proportionnellement à la population globale, plus de séminaristes que de catholiques. En revanche, ils sont moins nombreux en Europe (12 % des séminaristes et 20,4 % des catholiques) et en Amérique (25,7 % des séminaristes et 47,8 % des catholiques).

    ... mais InfoVaticana modère ces chiffres :

    Le nombre de catholiques augmente-t-il dans le monde, comme l’assure l’Annuaire pontifical ? Les données qui ne s’additionnent pas

    « Augmentation du nombre de catholiques dans le monde : 1 406 millions ». C’est ce qu’a annoncé Vatican News après la publication de l’Annuaire pontifical 2025.

    Selon les données officielles rapportées par le Saint-Siège, la population catholique a augmenté sur les cinq continents, l’Afrique enregistrant la plus forte augmentation en pourcentage (+3,31 %).

    Comme les lecteurs peuvent l’imaginer, calculer le nombre de catholiques dans le monde est une tâche très complexe qui n’est rien de plus qu’une ligne directrice. Mais même si nous savons que les données ne sont pas réelles ou exactes, cela ne signifie pas que nous devons être dupes pour engraisser les chiffres. Par conséquent, bien que l’Annuaire pontifical fasse état d’une augmentation du nombre de catholiques dans le monde, ces données doivent être prises avec un grain de sel.

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  • L'Assemblée ecclésiale de 2028 : un moment destructeur pour l'Église ?

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    Du sur The Catholic Thing :

    Processus, accompagnement, mise en œuvre : la synodalité pour toujours !

    20 mars 2025

    Le processus incessant du Synode sur la synodalité a pris une tournure nouvelle et inattendue. La « phase de mise en œuvre » actuelle du chemin synodal triennal, suite à la conclusion de l'Assemblée synodale de l'automne dernier à Rome, est devenue la phase préparatoire d'un événement inédit dans l'Église catholique : une « Assemblée ecclésiale ».

    Dans une lettre du 15 mars adressée aux évêques du monde entier, le Secrétariat général du Synode a annoncé qu'il allait désormais « entamer un processus d'accompagnement et d'évaluation de la phase de mise en œuvre » des conclusions du Document final de l'Assemblée synodale par les diocèses du monde entier. « Ce processus culminera avec la célébration d'une assemblée ecclésiale au Vatican en octobre 2028. Pour l'instant, donc, aucun nouveau Synode ne sera convoqué ; l'accent sera plutôt mis sur la consolidation du chemin parcouru jusqu'à présent. »

    Ainsi, le chemin synodal conduit désormais, ironiquement, à l’annulation de la prochaine assemblée synodale, qui sera remplacée par un type d’assemblée nouveau et amélioré qui jugera l’ensemble du processus synodal : « la célébration de l’assemblée ecclésiale d’octobre 2028 sera structurée de manière à offrir des temps adéquats et durables pour la mise en œuvre des indications du Synode, tout en prévoyant également des moments significatifs d’évaluation. »

    Il semble, de manière remarquable, qu’une assemblée synodale en elle-même ne soit pas un moment « adéquat et durable » pour évaluer le travail de mise en œuvre du chemin synodal.

    Naturellement, la question se pose : qu’est-ce qu’une assemblée ecclésiale ? Le cardinal Mario Grech, secrétaire général du Secrétariat général du Synode, a été interviewé à ce sujet par Andrea Tornielli, directeur de la rédaction du Dicastère pour la communication. M. Grech a averti : « Comme il s’agit de la première fois qu’une assemblée ecclésiale se tiendra à l’échelle de l’Église tout entière, de nombreux points restent à déterminer. »

    Il est cependant parfaitement clair sur un point : elle sera différente de l’assemblée synodale : « l’Assemblée est ecclésiale, ce qui est censé souligner sa nature et sa fonction distinctes par rapport à l’Assemblée synodale que nous venons de célébrer, qui est et reste substantiellement une Assemblée d’évêques. » [C’est nous qui soulignons.]

    Dans la mesure où cette affirmation a une signification perceptible, Grech semble suggérer que, même avec l'inclusion de non-évêques, les évêques étaient, sans surprise, majoritaires à l'assemblée du Synode des évêques. Apparemment, cela n'est pas suffisamment synodal.

    Ainsi, l'Assemblée ecclésiale ne sera pas essentiellement une assemblée d'évêques. Elle sera essentiellement composée de non-évêques, ce qui signifie que la plupart des participants seront des laïcs. L'Assemblée ecclésiale reflétera plus ou moins la composition démographique de l' Église , où le clergé, sans parler des évêques, ne représente qu'une infime partie des catholiques baptisés.

    L'Aveugle conduisant l'aveugle par Pieter van den Heyden, 1561 [Cleveland Museum of Art, Cleveland, Ohio]

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  • Surprise : le « papabile » de la Communauté de Sant’Egidio n’est pas Zuppi mais Tolentino

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (en français sur diakonos.be) :

    Surprise. Le « papabile » de la Communauté de Sant’Egidio n’est pas Zuppi mais Tolentino

    Ce n’est pas la première fois que la puissante Communauté de Sant’Egidio bat le rappel en vue d’un conclave. Elle s’y était déjà essayé en 1978 en misant sur le cardinal archevêque de Naples de l’époque, Corrado Ursi, avant de s’activer ostensiblement pour soutenir Karol Wojtyla après son élection.

    Elle semble aujourd’hui se mobiliser d’autant plus que l’un de ses membres, le cardinal Matteo Zuppi, est désigné de manière unanime par les médias internationaux – et initialement d’ailleurs par Settimo Cielo – comme étant le candidat à la papauté formé et promu par la Communauté.

    Et pourtant, ce n’est pas le cas. En fait, le candidat privilégié par Sant’Egidio n’est pas Zuppi mais le cardinal portugais José Tolentino de Mendonça (photo de Franco Origlia / Getty Images).

    La raison principale de ce choix, c’est que l’appartenance de Zuppi à la Communauté ne joue pas en sa faveur, bien au contraire. En effet, un nombre toujours plus important de cardinaux électeurs se méfient d’un pontificat qui risquerait d’être téléguidé par une oligarchie externe, voire même par une monocratie.

    Le cardinal George Pell, avec la compétence qu’on lui connaît en la matière, disait déjà : « Attention, parce que si Zuppi est élu au conclave, c’est Andrea Riccardi qui sera le véritable pape ».

    Riccardi, 75 ans, est le tout-puissant fondateur et chef de la Communauté. Expert réputé en histoire de l’Église, ancien ministre de la Coopération internationale, récompensé en 2009 par le prix Charlemagne et en 2002 candidat à la course à la présidence italienne, il est depuis lors toujours le seul à être réellement aux commandes de cette formidable machine qu’est Sant’Egidio, et des hommes qui la composent.

    Le cardinal Tolentino, au contraire, a l’avantage de ne pas appartenir à la Communauté et de ne pas être perçu du grand public comme quelqu’un qui entretiendrait des liens particuliers avec elle. Et les membres de Sant’Egidio, quand ils s’expriment en faveur de la candidature de tel ou tel autre cardinal, ne se déclarent pas non plus ouvertement comme ses partisans. Ils chantent ses louanges, certes, mais en maintenant une posture d’observateur impartial qui juge avec le détachement requis.

    Mais quels sont donc les éléments du profil de Tolentino que les hommes de Sant’Egidio apprécient au point de soutenir sa candidature au pontificat ?

    En premier lieu, l’étendue de ses horizons géographiques, allant de l’ancien au nouveau monde. Tolentino est né en 1965 sur l’île de Madère, dans l’Océan Atlantique, et a passé son enfance en Angola, qui était à l’époque une colonie portugaise mais qui luttait déjà à l’époque pour son indépendance. Il se souvient toujours de l’Afrique avec une certaine admiration pour « l’enchantement prémoderne ». Revenu à Madère, il entre très jeune au séminaire et, après ses études, avec en poche un doctorat en Écriture Sainte décroché à l’Institut biblique pontifical de Rome, il s’établit définitivement à Lisbonne comme professeur puis président de la Faculté de théologie de l’Université catholique portugaise, tout en occupant des charges académiques outre-Atlantique, aux États-Unis à la New York University et au Brésil à Pernambuco, Rio de Janeiro et Belo Horizonte.

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  • L'archevêque de Portland fustige l'avortement sans limites en Oregon

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    Du site de l'archidiocèse de Portland :

    Enseignement pastoral de Mgr Sample sur le caractère sacré de la vie

    Le 10 mars 2025 , le gouverneur de l'Oregon Tina Kotek a signé une proclamation en soutien à la Journée d'appréciation des prestataires de services d'avortement réaffirmant l'engagement de son administration à maintenir un accès sans restriction à l'avortement à tous les stades de la grossesse dans l'État.

    Selon les données finalisées Dossiers de l'Autorité sanitaire de l'Oregon (OHA) pour 2023, il y a euune  augmentation spectaculaire des taux d’avortement dans plusieurs catégories :

    • Le plus grand nombre d'avortements depuis 2009 : l'Oregon a enregistré 10 075 avortements en 2023, soit une augmentation de 16,2 % par rapport à 2022.
    • Augmentation de 165 % des avortements tardifs : les avortements pratiqués à 23 semaines de gestation ou après sont passés de 85 en 2022 à 225 en 2023 .
    • Augmentation de 60 % du nombre de femmes hors de l'État demandant un avortement : 1 661 femmes se sont rendues dans l'Oregon pour un avortement en 2023, contre 1 036 en 2022 .
    Enseignement pastoral de l'archevêque Alexander K. Sample sur le caractère sacré de la vie

    13 mars 2025 //   Mgr Alexander K. Sample :

    La Célébration de la Mort

    Il y a des moments où les mots manquent. Où l'esprit fixe l'abîme sans trouver de fond. Où il ne reste qu'une sorte de silence stupéfait – celui que l'on ressent lorsqu'on réalise à quel point une culture peut s'éloigner de la réalité.

    La « Journée d’appréciation des prestataires de services d’avortement » est l’un de ces moments. 

    Non seulement l'acte d'avortement lui-même, mais aussi sa célébration  . L'idée que ceux qui gagnent leur vie en mettant fin à des vies innocentes et à naître devraient être publiquement honorés. 

    Il ne s'agit pas seulement d'une confusion morale. C'est quelque chose de plus profond. Une sorte d'aveuglement spirituel si profond que ce qui devrait être évident – ​​la pure merveille et la valeur d'une vie humaine – est complètement occulté. 

    La Grande Tromperie

    Le monde moderne est passé maître dans l'art de l'euphémisme. On ne dit pas « tuer ». On dit « choix ». On ne dit pas « mettre fin à une vie ». On dit « liberté reproductive ». Les mots sont soigneusement choisis, non pas pour révéler, mais pour obscurcir. Non pas pour dire la vérité, mais pour la rendre plus acceptable. 

    Parce qu'au fond, nous savons. Nous savons ce qu'est l'avortement. Nous savons ce qu'il fait. Et nous savons qu'aucun slogan ni jargon juridique ne peut changer une mauvaise chose en bonne. 

    Et pourtant, la culture moderne s'obstine à transformer la tragédie en triomphe. Elle exige non seulement la tolérance envers l'avortement, ni sa protection juridique, mais aussi sa célébration. Il doit être honoré, consacré. 

    Pourquoi ? Parce que la modernité a troqué l'émerveillement de la vie contre la quête du pouvoir. Si un bébé est gênant, il faut le laisser. S'il entrave l'autonomie, il faut le sacrifier. Une vie n'est plus un cadeau. C'est un obstacle, un fardeau, un problème à résoudre. 

    Un monde sans merveilles

    Voilà ce qui arrive lorsqu'une culture perd son sens du sacré. Lorsqu'elle cesse de considérer l'existence comme un miracle, comme quelque chose de donné, quelque chose à recevoir avec gratitude. Au lieu de cela, la vie est réduite à une transaction. Une marchandise à gérer. Et, si nécessaire, à jeter. 

    Le langage des « droits » et de la « liberté » dans ces conversations paraît noble. Mais si l'on oublie la rhétorique, que reste-t-il ? Un monde où les forts décident du sort des faibles. Où ceux qui ont le pouvoir ont le droit d'éliminer ceux qui n'en ont pas. Où la valeur humaine est conditionnelle – fondée sur les capacités, l'autonomie et la volonté. 

    Ce n'est pas un progrès. C'est un effondrement. Un retour à la pulsion la plus ancienne et la plus sombre de l'humanité : la loi du plus fort. Mais les disciples de Jésus ont toujours fait barrage à cette vague et ont simplement dit : « Non. Heureux les pauvres. Heureux les doux. Heureux ceux qui n'ont aucun pouvoir. » 

    Une théologie de la mort

    Ne vous y trompez pas : il s'agit d'une question spirituelle. Elle l'a toujours été. Car, au fond, l'avortement n'est pas seulement une question de politique, de droit ou même d'éthique. Il s'agit de notre perception de la réalité elle-même. 

    La vie est-elle un cadeau ou un accident ? 

    Un bébé est-il quelque chose qu'on accueille avec admiration ? Ou quelque chose dont on se débarrasse à volonté ? 

    L'amour est-il le fondement de l'univers ? Ou est-ce simplement le pouvoir ? 

    La modernité a choisi la seconde option. Elle a bâti tout un système – juridique, médical, idéologique – sur le postulat que certaines vies comptent plus que d’autres. Que certaines sont sacrifiables. Que les plus forts peuvent dicter les conditions de l’existence. 

    Et pourtant, la vérité persiste. On ne peut l'effacer complètement. L'enfant à naître n'est pas qu'un tissu. Pas seulement un désagrément. Mais une présence. Une réalité. Une vie.

    Et c'est pourquoi, aussi bruyante que soit la célébration de l'avortement, quelque chose semble… étrange. Le besoin de le présenter comme un bien social, comme une nécessité morale, révèle la culpabilité qui se cache sous la surface. Si l'avortement n'était vraiment rien, personne n'aurait besoin de le justifier. Personne n'aurait besoin de le célébrer. Le fait qu'il doive être ritualisé comme un progrès est en soi un aveu de son obscurité. 

    Mais voici

    le problème avec l’obscurité : elle n’a pas le dernier mot.

    Car l'Évangile n'est pas une condamnation. Il est une invitation. Même pour ceux qui ont célébré l'avortement. Même pour ceux qui en ont profité. Même pour ceux qui se sont convaincus que c'était un bien moral. 

    La grâce est toujours disponible. Le pardon est toujours possible. 

    L'appel de Jésus est toujours le même : repentez-vous. Ouvrez les yeux. Sortez du mensonge et entrez dans la lumière. 

    Et surtout, choisissez la vie. Non seulement biologiquement, mais spirituellement. Choisissez de voir la réalité telle qu'elle est. D'embrasser le mystère, la beauté, l'émerveillement de l'existence elle-même. 

    Parce que la vie – chaque vie – est un don. Et un monde qui l’oublie est un monde qui a perdu son âme.

  • Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qui l'a chassé ? (Rod Dreher)

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    Du site de "Livres en famille" :

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    Rod Dreher

    Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qui l'a chassé

    “Aujourd’hui, l’Occident meurt par manque de sens, de but, de Dieu”.

    Editeur: Artège

    19,90 € TTC

    L'Occident est « désenchanté », fermé à l'idée que l'univers est bercé de surnaturel et de métaphysique. L'homme quitte les églises parce que la foi est devenue sèche et sans vie. Mais l'homme est toujours en quête de quelque chose qui le dépasse.

       Observateur expérimenté du monde actuel, Rod Dreher nous encourage à retrouver le sens de l'émerveillement. Mêlant analyses, témoignages et récits personnels (il se livre ici comme jamais), Dreher invoque l'histoire, l'anthropologie, les neurosciences et les sources du christianisme. Il nous invite à redécouvrir le lien extraordinaire qui unit le monde naturel et le monde spirituel.

       Oui, les miracles existent ! Oui, les anges bons et mauvais existent ! Le bien et le mal également… Au plus profond de la foi chrétienne se trouvent les ressources pour animer notre compréhension du monde, illuminer notre imagination et nourrir notre âme face à la tentation ésotérique et la toute-puissance de la technique contemporaines.

       Le monde n'est pas condamné à l'emprise cartésienne et au règne de l'IA. Il est bien plus mystérieux, passionnant, religieux et exaltant. Si nous savons retrouver le sens de l'émerveillement, nos yeux s'ouvriront et nous accéderons à ce que chacun d'entre nous recherche : le sens profond de notre vie.

       RÉENCHANTEMENT. De plus en plus de jeunes craquent pour les sciences occultes. Pour lutter contre cette tendance, l’essayiste américain, qui publie « Comment retrouver le goût de Dieu dans un monde qui l’a chassé », prône un retour du christianisme à la tradition mystique.

    BOULEVARD VOLTAIRE, Gabrielle Cluzel, 15 mars 2025 : 

       [...] Rod Dreher a répondu à l'invitation de Boulevard Voltaire pour parler de J.D. Vance - qui pourrait être, de son avis, le prochain président des États-Unis. Ce fin connaisseur de la vie politique américaine, mais aussi européenne, analyse également l'onde de choc mondiale que représente Donald Trump, en lequel il place beaucoup d'espoir… mais avec lucidité : il n'élude pas, notamment, l'écueil que pourrait représenter, pour les mouvements populistes européens, une détestation de Trump - et, donc, des valeurs qu'il porte - par les peuples du Vieux Continent si le président américain s'avisait de trop malmener ce dernier.

       Rod Dreher fait part, aussi, de sa grande inquiétude pour l'Europe, rongée par la menace intérieure évoquée par J.D. Vance lors de son discours de Munich. Pour lui, le sursaut ne peut passer que par une conversion intérieure profonde et un retour au christianisme dans nos sociétés, qui ne soient pas seulement une réaction superficielle à la poussée d'un islam conquérant, même si celui-ci peut en être le déclencheur. Un entretien exceptionnel à ne pas manquer !

    LE SALON BEIGE, Michel Janva, 16 mars 2025 : “Aujourd’hui, l’Occident meurt par manque de sens, de but, de Dieu”.

    Le J.D.D.  Aziliz Le Corre : Entretiens

       - Quand la perception du sacré a-t-elle commencé à s’effondrer en Occident ?

       - Cela a commencé au Haut Moyen Âge, lorsque la doctrine philosophique du nominalisme – selon laquelle il n’y a pas de sens intrinsèque, pas de logos, enchâssés dans la matière – a vaincu le réalisme métaphysique dans le débat. Cela a préparé le terrain pour la Réforme et surtout pour la révolution scientifique. S’il n’y a pas de sens intrinsèque donné par Dieu à la matière, alors nous pouvons en faire ce que nous voulons. Comme le dit l’écrivain athée contemporain Yuval Noah Harari, au début de la modernité, nous avons échangé le sens contre le pouvoir. Puis sont arrivés Descartes, avec sa séparation corps-esprit, les Lumières, le marxisme et tout le reste.

       Mais tout a commencé lorsque l’homme occidental a abandonné sa croyance dans la nature sacramentelle de la réalité : que toute la Création est une icône de Dieu, à travers laquelle Dieu peut être connu. Nous sommes en effet devenus très riches et puissants – mais spirituellement appauvris. Aujourd’hui, l’Occident meurt par manque de sens, de but, de Dieu. […]

    L'INCORRECT, 1 février 2025

    _______________________

    AU SOMMAIRE :

    • Voir la vie des choses
    • L'exil du jardin enchanté
    • A l'esprit enchanté, matière enchanté
    • l'importance du désenchantement
    • Le sombre enchantement des pratiques occultes
    • Les extraterrestres et la machine sacrée
    • attention et prière
    • Apprendre à voir
    • Des signes et des merveilles
    • Trois prophètes du réel
    • L'urgence de la mystique
    • En guise de conclusion

    commandes sur LIVRES EN FAMILLE

  • Un astronaute échoué dans l'espace proclame l'Évangile avant son sauvetage historique vers la Terre

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    D' sur le NCR :

    Un astronaute échoué dans l'espace proclame l'Évangile avant son sauvetage historique vers la Terre

    Après neuf mois dans l’espace, la leçon de vie de Butch Wilmore est de toucher les cœurs et de changer les esprits.

    De gauche à droite : Butch Wilmore, l'astronaute russe Alexei Ovchinin et Suni Williams répondent aux questions lors d'une conférence de presse avant de rentrer chez eux après neuf mois bloqués dans l'espace à la Station spatiale internationale.
    De gauche à droite : Butch Wilmore, l'astronaute russe Alexei Ovchinin et Suni Williams répondent aux questions lors d'une conférence de presse avant de rentrer chez eux après neuf mois bloqués dans l'espace à la Station spatiale internationale. (photo : Capture d'écran / NASA)

    Tout cela ressemble à l'intrigue du prochain film à succès spatial, mais pour les deux astronautes coincés dans l'espace depuis neuf mois, vivre suspendu dans l'espace est une chose bien réelle. 

    Des millions de personnes à travers le pays et dans le monde ont entendu parler de ces astronautes bloqués à la Station spatiale internationale pendant le même temps qu’il faut à un bébé pour se former dans l’utérus. 

    Tout a commencé en juin dernier, lorsque les astronautes Butch Wilmore et Suni Williams ont effectué un vol d'essai rapide de la capsule Starliner de Boeing. Après avoir rencontré plusieurs problèmes à bord du vaisseau spatial, qui est revenu sur Terre sans eux, les astronautes sont restés en orbite depuis. 

    Et aujourd'hui, ils reviendront, dans la prière et l'espoir, en toute sécurité en Floride après un sauvetage héroïque lancé par Space X. Butch Wilmore et Suni Williams ont attendu pour accueillir les astronautes de SpaceX ce week-end, après l'amarrage de l'équipage à la Station spatiale internationale.

    Mais avant le retour historique sur Terre qui devrait avoir lieu à 17h57 HE ce soir, l'astronaute Wilmore a touché le cœur de millions de personnes avec un clip viral où il proclame l'Évangile depuis les cieux avant le vol de retour de 17 heures. 

    Lors d'une conférence de presse , un journaliste a posé une question sur ce « voyage d'affaires prolongé » des astronautes, ajoutant : « Quelle est votre leçon de vie ou votre leçon à tirer de ces neuf mois dans l'espace ? »

    Wilmore a été rapide — et clair — dans sa réponse : 

    Je peux vous dire en toute honnêteté que mon sentiment sur tout cela est lié à ma foi. Il est ancré en mon Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. Il accomplit son plan et ses desseins pour sa gloire à travers l'humanité entière, et la façon dont cela se répercute dans nos vies est significative et importante. Et quelle que soit l'issue de cette épreuve, je suis satisfait, car je la comprends. Je comprends qu'il est à l'œuvre en toutes choses.

    L'astronaute de 62 ans a poursuivi : « Certaines choses sont bonnes. D'autres nous paraissent moins bonnes. Mais tout concourt au bien de ceux qui y croient. Et c'est la solution. » 

    Originaire du Tennessee, il est impatient de retrouver sa femme Deanna et ses deux enfants, l'un à l'université et l'autre au lycée. Ancien de son église baptiste, l'astronaute a continué à prier à distance depuis l'espace, grâce au téléphone connecté à la station spatiale. 

    L'astronaute Williams de Needham, dans le Massachusetts, a 59 ans et a hâte de rentrer chez elle auprès de son mari et de leurs deux labradors retrievers. 

    Alors que l'équipage doit atterrir ce soir, dans l'heure qui suit, priez pour eux tous et remercions Dieu pour ce témoignage. Puissions-nous tous faire preuve d'un tel courage face à l'adversité. 

    Saint Joseph de Cupertino, saint patron des astronautes, priez pour eux ! 

  • Comme Joseph, préparer une maison à Jésus...

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    A Manille, le 16 janvier 2015, le pape François évoquait la figure du père adoptif de Jésus (extraits) :

    Se reposer dans le Seigneur. Le repos est bien nécessaire à la santé de nos esprits et de nos corps, et pourtant souvent il est difficile d’y parvenir, à cause des nombreuses exigences qui pèsent sur nous. Le repos est aussi essentiel pour notre santé spirituelle ; ainsi nous pouvons écouter la voix de Dieu et comprendre ce qu’il nous demande. Joseph a été choisi par Dieu pour être le père adoptif de Jésus et l’époux de Marie. En tant que chrétiens, nous sommes nous aussi appelés, comme Joseph, à préparer une maison à Jésus. Préparer une maison à Jésus ! Vous préparez une maison pour lui dans vos cœurs, dans vos familles, dans vos paroisses et dans vos communautés.

    Pour écouter et accepter l’appel de Dieu, pour préparer une maison à Jésus, vous devez être en mesure de vous reposer dans le Seigneur. Vous devez trouver le temps, chaque jour, de vous reposer dans le Seigneur pour prier. Prier c’est reposer en Dieu. Mais vous pourriez me dire : Saint-Père, nous le savons ; je voudrais prier, mais il y a tant de travail à accomplir ! Je dois prendre soin de mes enfants ; j’ai les travaux de la maison ; je suis trop fatigué même pour bien dormir. C’est vrai. Cela pourrait être vrai, mais si nous ne prions pas, nous ne connaîtrons jamais la chose la plus importante de toutes : la volonté de Dieu pour nous. Et dans toute notre activité, nos occupations, avec notre prière nous accomplirons toute chose.

    Se reposer dans la prière est particulièrement important pour les familles. C’est en famille que nous apprenons d’abord comment prier. N’oubliez pas : quand la famille prie ensemble, elle reste ensemble. C’est important. Là, nous arrivons à connaître Dieu, à grandir comme hommes et femmes de foi, à nous voir comme membres de la plus grande famille de Dieu, l’Église. En famille, nous apprenons comment aimer, comment pardonner, comment être généreux et ouverts, et non pas fermés ni égoïstes. Nous apprenons à aller au-delà de nos besoins, à rencontrer les autres et à partager nos vies avec eux. Voilà pourquoi il est si important de prier en tant que famille, si important! Voilà pourquoi les familles sont si importantes dans le plan de Dieu pour l’Église ! Se reposer dans le Seigneur, c’est prier ensemble, en famille.

    Je voudrais aussi vous dire une chose personnelle. J’aime beaucoup saint Joseph parce c’est un homme fort et silencieux. Et sur mon bureau j’ai une image de saint Joseph en train de dormir ; et en dormant il prend soin de l’Église ! Oui, il peut le faire, nous le savons. Et quand j’ai un problème, une difficulté, j’écris un billet et je le mets sous saint Joseph, pour qu’il le rêve. Cela veut dire : qu’il prie pour ce problème !

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  • Mais qui est vraiment saint Joseph ?

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    De "Marie de Nazareth" (Question du mardi) :

    Qui est vraiment saint Joseph ?

    Père Joseph-Marie Verlinde
    Docteur en science et chercheur au CNRS en chimie nucléaire

    Joseph, « Fils de David », choisi par le Père éternel pour veiller sur ses plus grands trésors, est un modèle admirable et nous sommes appelés à « aller vers lui » pour découvrir le secret de la disponibilité qui fait sa force et sa grandeur.1. Selon les promesses de Dieu, le Messie devait naître de l’arbre de Jessé (Isaïe 11,1), dans la lignée de David (2 Samuel 7,5-16). C’est par Joseph, lui-même « de la maison et de la descendance de David » (Luc 2,4), que s’accomplissent toutes ces promesses. L’Ange l’appelle « Fils de David » (Matthieu 1,20) et Joseph le sera jusqu’à sa mort, après laquelle c’est à Jésus lui-même que sera donné ce titre (Luc 18,38-39). En savoir +

    2. Les Écritures constituent notre seule source d’information directe concernant saint Joseph et elles nous invitent à l’écoute de son silence. Joseph peut être regardé comme le Chérubin qui veille sur l’Arche de la Nouvelle Alliance et sa contemplation du mystère de Dieu le conduit naturellement au silence de l’émerveillement. En savoir +

    3. C’est saint Matthieu qui donne à saint Joseph la plus grande place dans son récit. Contrairement à une iconographie symbolique répandue Joseph n’était sans doute pas vieux quand il épousa Marie. C’était probablement un jeune homme dans la force de l’âge, qui formait avec Marie un couple d’apparence normale, pour cacher, garder et protéger le secret de Dieu de tout mal et de toute curiosité. En savoir +

    4. Jésus, connu comme « fils de Joseph » (Luc 4,22) est « le plus beau des enfants des hommes » (Psaume 44,3) et la Tradition nomme Marie « la plus belle des femmes » (Cantique 1,8) : on peut imaginer aussi que quelque chose la beauté de David (1 Samuel 16,12) a pu passer à ses descendants. C’est ainsi que des saints ont médité sur la beauté de Joseph, sa pureté, son amour, sa sagesse et sa prudence, sa miséricorde et sa compassion, l’imaginant comme un homme au regard clair, et comme une figure évidemment pleine de noblesse, comblée par une vie simple, pauvre et cachée avec Jésus et Marie. En savoir +

    5. Jésus vrai Dieu et vrai homme, devait avoir une vraie famille, car l’Incarnation respecte pleinement les lois de la croissance humaine. Joseph, choisi par le Père éternel pour être le fidèle nourricier et le gardien de ses plus grands trésors, a naturellement été comblé par Dieu de toutes les grâces nécessaires à sa mission unique. En savoir +

    6. Les épreuves n’ont pas été épargnées à Joseph : celle de la « nuit spirituelle » qu’il vécut lors des événements de l’Incarnation bien sûr, mais aussi l’épreuve de la pauvreté à Noël, du danger devant Hérode, de l’émigration en Égypte, et tous les soucis d’une vie simple et pauvre ensuite à Nazareth. Face à tout cela, l’Écriture témoigne qu’il était « un homme juste » (Matthieu 1,19), rempli de foi, qui répondit sans délai aux appels de Dieu (Matthieu 1,24 ; 2,14 ; 2,21). En savoir +

    7. Selon la Tradition, Jésus est le « Nouvel Adam », et Marie « la Nouvelle Ève », mais la sainteté du couple formé par Joseph et Marie répare aussi d’une certaine manière le mal qui est né du couple d’Adam et Ève. La Sainte Famille a été proclamée comme « le prototype et l’exemple de toutes les familles chrétiennes » (Jean-Paul II) et en elle, Jésus a « grandi en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et les hommes » (Luc 2, 52). En savoir +

    8. Comme Jean-Baptiste, Joseph s’efface finalement pour que Jésus soit pleinement révélé. Après Marie, il est incontestablement le plus grand saint de la chrétienté et c’est très justement qu’il a été proclamé Patron de l’Église universelle. En savoir +

    9. La dévotion à saint Joseph a été tardive, mais elle a un bel avenir devant elle. Il nous faut tous avec lui « revenir à Nazareth » (Luc 2,39). Intentionnellement ou non, Marie à Cana a repris les mots de la Genèse adressés au Patriarche Joseph : « Faites tout ce qu'il vous dira » (Genèse 41,55) En savoir +

  • L'asile occidental. Le livre de dénonciation de Meotti : « C'est ainsi que nous effaçons tout ce que nous sommes et nos origines »

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    Du Nuovo Sismografo :

    L'asile occidental. Le livre de dénonciation de Meotti

    Selon la culture dominante, seule l'acceptation inconditionnelle de l'autre, idéalement non occidental, à travers l'islam, l'immigration et le wokisme, permet d'entrevoir l'espoir d'une rédemption et d'une régénération sur les ruines d'un monde sécularisé. Voilà l'esprit nouveau qui souffle sur l'Occident, mélange de décadence et de barbarie.

    Nous publions ci-dessous un court extrait du livre de Giulio Meotti, Manicomio Occidente - Gender, multiculturalism, woke : anatomy of a suicide, publié par les éditions Il Timone.

    *****

    Londres, capitale du Nouveau Monde, pont occidental entre l'Europe et l'Amérique. Sous la direction du maire travailliste Sadiq Khan, les panneaux d'affichage dans le métro ou sur les bus contenant de la « honte corporelle », c'est-à-dire montrant des femmes en bikini, ou de la « malbouffe », comme des hamburgers et des frites, sont interdits. En revanche, M. Khan ne voit aucun inconvénient à ce que les islamofascistes fassent de la publicité pour le « tawhid », le doigt levé vers le ciel en signe de soumission à Allah. Le métro de Londres lui-même n'a pas hésité à interdire les publicités pour les nus d'Egon Schiele, le grand peintre expressionniste autrichien, alors que la publicité « Allah est grand » ne pose aucun problème.

    Khan lui-même teint en violet la colonne de Trafalgar Square pour célébrer le Ramadan, allume les illuminations du Ramadan à Piccadilly Circus, assiste à des réunions islamiques où les femmes sont séparées des hommes, et pense que Winston Churchill est « problématique ». Le personnel travaillant pour le maire de Londres, M. Khan, a quant à lui été prié d'éviter les expressions sexistes telles que « mesdames et messieurs ». Plus question de qualifier les migrants d'« illégaux ». Au lieu de cela, il faut les appeler « personnes dont le statut d'immigration est incertain » ou « sans-papiers ». Évitez d'utiliser « hommes et femmes », préférez « gens » ou « Londoniens ». Et encore : « De même, au lieu de “ladies and gentlemen”, dites quelque chose qui n'exclut pas les personnes non binaires ». Selon le document, « les termes “mâle” et “femelle” sont datés et médicalisés ».

    Il ne s'agit pas d'un mystère amusant, mais d'un modèle qu'ils appellent désormais « diversité » dans le Nouveau Monde. Ils acceptent que la charia affiche ses bannières, mais censurent la publicité d'un gâteau de mariage parce qu'il est « malsain ». Pendant ce temps, à Grenoble, la capitale des Alpes françaises, le maire vert Éric Piolle a proposé de supprimer les fêtes chrétiennes du calendrier scolaire. Piolle a sorti du chapeau une idée ingénieuse : « Supprimons les références aux fêtes religieuses dans notre calendrier et déclarons jours fériés les fêtes laïques qui marquent notre attachement aux révolutions, à la commune, à l'abolition de l'esclavage, aux droits des femmes et aux droits des LGBT ». Au diable la Pentecôte, Noël, Pâques, l'Ascension. 

    Le maire avait déjà organisé et financé le « mois décolonial » dans sa ville, au cours duquel l'homme blanc a été « mis à l'épreuve ». Le concept est simple : l'homme blanc occidental, après avoir dépouillé ses anciennes colonies et ruiné la biodiversité, est raciste, sexiste et colonialiste à l'égard des migrants venus s'installer en Europe. La ville de Grenoble fait également campagne contre le foulard islamique dans ses affiches de rue, mais ne trouve rien de schizophrénique à créer des « écoles non mixtes ». Alors pourquoi ne pas construire aussi une nouvelle méga mosquée de 2 200 mètres carrés ? Et pourquoi ne pas empêcher la construction d'une église Saint-Pie X ? Jean Messiha, président copte du club intellectuel Vivre français, écrit : « Faisons de notre pays une exoplanète vierge prête à être colonisée par toutes les identités. Effaçons tout ce que nous sommes et nos origines et recommençons à zéro ».

    Giulio Meotti est journaliste à « Il Foglio ». Il a écrit pour des journaux internationaux tels que le Wall Street Journal et le Jerusalem Post, et collabore avec le mensuel Il Timone.

  • Les chrétiens d'Arménie et la conscience catholique

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    De Paul Polman sur The Catholic Herald :

    Le coût moral de notre énergie : les chrétiens d'Arménie et la conscience catholique

    17 mars 2025

    Lorsque Mère Teresa parlait de « la soif d'amour », elle nous rappelait que notre foi exige que nous reconnaissions le Christ dans la souffrance d'autrui. Aujourd'hui, ses paroles résonnent avec une douloureuse actualité alors que je songe au sort de Ruben Vardanyan, qui en est à son 23e jour de grève de la faim dans une cellule de prison azerbaïdjanaise. Après avoir enduré 550 jours de détention et de torture, cet homme de foi est confronté à un procès militaire secret pour avoir aidé les chrétiens arméniens du Haut-Karabakh.

    L'Église catholique enseigne depuis longtemps que la solidarité avec les opprimés n'est pas facultative, mais essentielle à notre foi. Cet enseignement prend une importance cruciale alors que la plus ancienne nation chrétienne du monde est confrontée à un effacement systématique, tandis que les puissances occidentales cherchent à conclure des accords énergétiques avec leurs persécuteurs.

    L'enseignement social catholique met l'accent sur l'option préférentielle pour les pauvres et les vulnérables. Pourtant, où cette préférence se manifeste-t-elle dans notre réponse au nettoyage ethnique de 120 000 chrétiens arméniens en Azerbaïdjan ? Leurs églises, dont certaines datent du IVe siècle, sont détruites, leurs communautés dispersées et leurs dirigeants emprisonnés.

    La semaine dernière, l'Azerbaïdjan a expulsé le Comité international de la Croix-Rouge, privant ainsi de leur présence les derniers témoins internationaux du traitement réservé aux prisonniers comme Ruben. Par notre silence, nous devenons complices de la violation des droits humains fondamentaux que notre foi nous appelle à défendre.

    Le principe de subsidiarité nous appelle à soutenir les communautés vulnérables dans leur lutte pour l'autodétermination. Les chrétiens arméniens, sur leur terre ancestrale, cherchaient simplement à préserver leur foi et leur culture, des droits consacrés par l'enseignement catholique sur la dignité humaine. Au lieu de cela, ils ont été abandonnés par les puissances occidentales en quête de sources d'énergie alternatives après le conflit ukrainien.

    Durant mes années à la tête d'Unilever, j'ai été guidé par le principe catholique selon lequel l'activité économique doit servir le bien commun plutôt que des intérêts particuliers. Dans l'Évangile selon Matthieu, Jésus nous enseigne : « Toutes les fois que vous les avez faites à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25, 40). Nos partenariats énergétiques actuels avec des régimes autoritaires échouent lamentablement à ce test moral.

    Les chrétiens arméniens appartiennent à notre famille universelle de foi. Leurs Églises sont nos Églises ; leurs souffrances sont nos souffrances. En gardant le silence sur leur persécution tout en tirant profit du commerce avec leurs oppresseurs, nous trahissons cette vérité catholique fondamentale.

    L'indifférence envers les chrétiens persécutés est désormais institutionnalisée dans notre politique étrangère, où les préoccupations relatives aux droits de l'homme sont subordonnées à la sécurité énergétique. Le président azerbaïdjanais se moque ouvertement des valeurs occidentales, tout en recevant un accueil chaleureux à Bruxelles et à Londres.

    La conception catholique de la complicité morale enseigne que nous pouvons pécher par notre inaction. Par nos achats d'énergie et notre silence diplomatique, nous coopérons à la persécution des chrétiens arméniens par l'Azerbaïdjan.

    J'appelle mes frères catholiques à adopter trois actions ancrées dans notre foi : premièrement, pratiquer la solidarité par la prière et le jeûne pour les chrétiens arméniens et pour la libération de Ruben Vardanyan ; deuxièmement, contacter votre évêque et votre député afin de plaider en faveur de conséquences diplomatiques concrètes pour l'Azerbaïdjan ; troisièmement, soutenir les organisations catholiques d'aide humanitaire au service des familles arméniennes déplacées.

    La crise actuelle met à l'épreuve notre profession de foi, allant au-delà d'une rhétorique confortable, pour aller jusqu'au sacrifice significatif. Pour les chrétiens arméniens menacés d'extinction culturelle, notre réponse démontrera si notre foi apporte une lumière dans les ténèbres ou se contente de compenser l'injustice.

    La conversion de l'Arménie au christianisme, au IVe siècle, est antérieure à l'adhésion de nombreuses nations européennes à notre foi. Si nous laissons la plus ancienne nation chrétienne du monde se démembrer tout en poursuivant nos activités comme si de rien n'était, qu'est-ce que cela révèle de la profondeur de notre engagement catholique en faveur de la dignité humaine et de la liberté religieuse ?

    Allons-nous répondre à l’appel de nous tenir aux côtés de nos frères et sœurs arméniens en Christ, ou l’histoire retiendra-t-elle que nous avons choisi l’énergie bon marché plutôt qu’un discipulat coûteux ?

    Paul Polman est l'ancien directeur général d'Unilever (2009-2019) et l'un des principaux défenseurs des droits de l'homme qui a contribué à l'élaboration des Objectifs de développement durable des Nations Unies.

    (Photographie de Ruben Vardanyan avec l'aimable autorisation de sa famille)

  • Qu'est-ce que l'assemblée ecclésiale du Vatican 2028 ?

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    De Luke Coppen sur The Pillar :

    Qu'est-ce que l'assemblée ecclésiale du Vatican 2028 ?

    17 mars 2025

    Le pape François a approuvé le lancement d’un nouveau processus de trois ans promouvant la synodalité dans l’Église mondiale, aboutissant à une assemblée ecclésiale au Vatican en 2028.

    Dans une lettre du 15 mars aux évêques du monde entier, le cardinal du Vatican Mario Grech a déclaré que le pape François avait « définitivement approuvé le début d'un processus d'accompagnement et d'évaluation de la phase de mise en œuvre » du synode 2023-2024 sur la synodalité.

    Grech, secrétaire général du Secrétariat général du Synode, a déclaré que le pape avait pris cette décision le 11 mars, alors qu'il se remettait d'une double pneumonie à l'hôpital Gemelli de Rome.

    Qu'est-ce qui est prévu pour les trois prochaines années ? Et qu'est-ce qu'une assemblée ecclésiale ? Le Pilier y jette un œil.

    Mais d’abord, un bref récapitulatif de la façon dont nous en sommes arrivés là.

    Cheminer ensemble

    Le 10 octobre 2021, le pape François a célébré une messe dans la basilique Saint-Pierre, lançant un « processus synodal » mondial. L'Église, a-t-il expliqué , s'engagerait dans un « cheminement commun » vers un synode des évêques au Vatican.

    « Le synode est un processus de discernement spirituel, de discernement ecclésial, qui se déroule dans l’adoration, dans la prière et dans le dialogue avec la Parole de Dieu », a-t-il déclaré.

    Les organisateurs du synode affirment que le processus quelque peu improvisé qui a suivi peut être classé, avec le recul, en trois phases.

    La première a été marquée par « la consultation du peuple de Dieu », aux niveaux diocésain, national et continental.

    Le second concernait le « discernement des pasteurs » lors des deux sessions du synode sur la synodalité à Rome. Ce synode présentait plusieurs originalités : un grand nombre de participants « non-évêques », dont de nombreuses femmes, des tables rondes et une méthode de discussion appelée « conversation dans l'Esprit ».

    La troisième est la phase de mise en œuvre, qui a commencé au moment où le pape François a officiellement adopté le document final du synode sur la synodalité comme « partie du Magistère ordinaire du Successeur de Pierre » le 26 octobre 2024.

    Étant donné la nature magistérielle du texte, a-t-il déclaré dans une note de suivi en novembre de la même année, il devrait être « accueilli et reçu » par les catholiques du monde entier.

    Mais comment, exactement, les Églises locales sont-elles censées mettre en œuvre le document final ? Après tout, le texte ne présente pas une simple liste de changements pour atteindre son objectif de forger une « Église synodale missionnaire ». Et même après trois ans de processus synodal, de nombreux catholiques auraient du mal à définir le terme « synodalité ».

    Le document final définit le concept comme « un chemin de renouveau spirituel et de réforme structurelle qui permet à l’Église d’être plus participative et missionnaire afin qu’elle puisse marcher avec chaque homme et chaque femme, rayonnant la lumière du Christ ».

    Mais cette définition est sans doute plus ambitieuse qu'instructive. Quels changements favoriseront un renouveau et une réforme authentiques, et lesquels mèneront à une impasse ?

    À la fin du synode de la synodalité, de nombreux responsables de l'Église attendaient de nouvelles indications de Rome sur la mise en œuvre du document final. D'autres ont pris avec confiance des décisions qu'ils estimaient conformes à l'esprit du pape François et du Synode des évêques.

    Entre-temps, un organe connu sous le nom de XVIe Conseil ordinaire , composé principalement de personnalités élues par leurs pairs lors du synode sur la synodalité, a préparé un plan pour la mise en œuvre du synode à l'intention du pape François.

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  • Le cardinal Paul Josef Cordes ou le courage d'être chrétien

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Cordes un an plus tard, le courage d'être chrétien

    À l'occasion du premier anniversaire de la mort du cardinal, ses avertissements courtois et énergiques retentissent. Capable de s’exprimer avec une grande lucidité même sur les questions les plus controversées, sa vision profonde était centrée sur la présence de Dieu dans un monde qui le rejette.

    18_03_2025

    Giuseppe Carotenuto Imagoeconomica

    Samedi dernier marquait le premier anniversaire du pieux décès de Paul Josef Cordes.

    Aujourd'hui, le cardinal repose dans l'église des Saints Pierre et Paul dans « son » Kirchhundem, veillé avec amour par le curé Heinrich Schmidt qui fut son grand ami de vie. Au fil des années, les lecteurs de la Nuova Bussola Quotidiana ont appris à connaître et à apprécier la voix claire et autoritaire du prélat allemand, admirateur et collaborateur de Benoît XVI.

    Ratzinger lui-même, qui le connaissait bien depuis au moins les années 1970 , savait mieux que quiconque comment formuler son extraordinaire capacité d'écriture en se référant aux « problèmes concrets et urgents du présent » mais en se concentrant « sur l'essentiel ». Et l'essentiel pour l'homme reste, encore et surtout aujourd'hui, le « quaerere Deum ». Remettre Dieu et la foi au centre, la mission principale du pontificat bénédictin qu'il admirait tant, était aussi le moteur du ministère de Cordes.

    En plus de 60 ans de sacerdoce, l’oubli de Dieu dans la société contemporaine a été l’aiguillon qui l’a poussé à indiquer sans relâche dans la foi les vraies réponses aux questions et aux défis de chaque jour. Cordes a volé « haut », tant dans le style que dans le contenu, mais en commençant toujours « par le bas ». Ce qui faisait souvent bouger sa plume et sa langue, c'étaient des conversations polémiques avec ceux qui ne pensaient pas comme lui, des nouvelles qui lui faisaient lever le nez, des décisions qui ne l'enchantaient pas.

    D’autre part, comme nous l’avons vu, sa « spécialité » était précisément la proclamation de la présence divine face à un monde qui tendait à l’exclure ou à la dévaloriser. Optimiste incurable, il s'inquiétait mais ne s'affligeait pas de la situation ecclésiale actuelle, dénonçant ses distorsions avec passion, lucidité et une dose indispensable de sarcasme. Cordes a pris soin de montrer également à ses frères qui avaient pris le mauvais chemin le bon. Ce faisant, le cardinal allemand a laissé derrière lui un précieux capital de réflexions sur le présent et l’avenir de l’Église universelle qui mérite de ne pas être oublié. 

    Les mouvements. Au cours de sa carrière ecclésiastique, Cordes fut longtemps considéré (à juste titre) comme « l'ami » des mouvements ecclésiaux de la Curie. Face à ceux qui ont des doutes ou même des préjugés à l'égard de ces réalités, l'invitation du cardinal reste valable à ne pas les considérer comme un obstacle à l'universalité de l'Église mais comme un signe d'espérance et de vitalité qui aide à lutter contre le danger de l'usure dans un contexte hautement hostile comme celui actuel. Son avertissement : tenter d’aligner complètement les mouvements sur les Églises locales finirait par éteindre le dynamisme missionnaire qui les caractérise.

    Célibat.Contre les attaques directes ou indirectes contre le célibat sacerdotal, Cordès aimait faire appel au Concile Vatican II qui avait mis en évidence sa « relation de convenance intime avec le sacerdoce ». A ceux qui semblent vouloir préparer le terrain à l'abolition de l'obligation en répétant qu'il s'agit « seulement » d'une loi ecclésiastique, le cardinal de Kirchhundem demande de s'éloigner d'une perspective exclusivement juridique et de regarder la question avec les yeux de l'Evangile car être prêtre signifie se rendre disponible pour être façonné par Dieu sur le modèle du Christ afin d'être à notre tour des modèles crédibles pour tous les croyants. Le raisonnement sur la pertinence ou non de continuer à appliquer une règle est un argument qui ne peut pas remettre en cause la valeur de l’imitation du Christ pour rendre plus parfaite la participation à sa mission d’enseignant, de prêtre et de berger.  

    Le chemin synodal allemand . Cordes, comme son ami Ratzinger, était un Allemand « romain », fidèle au pape et critique envers les forces centrifuges venues d'outre-Rhin. Arrivé à la Curie en 1980, il était conscient du sentiment antiromain de l'Église allemande et jusqu'au bout il en dénonça les limites et les dangers. Il a rappelé à ses compatriotes évêques engagés dans le processus synodal autochtone que les sujets de discussion sont de la responsabilité de l’Église universelle, et donc pas à la disposition d’une Église locale. Le cardinal a contesté la prétention du Synode allemand d'établir une nouvelle Église ouverte aux « signes des temps » fantômes alors que le Christ, avec son message, s'affirmait comme un « signe des temps ». Une nouvelle Église qui, de plus, serait fondée sur des opinions votées à la majorité (parmi quelques délégués sélectionnés) plutôt que sur des vérités de foi. 

    Les laïcs dans le gouvernement de l'Église . Les portes grandes ouvertes aux laïcs occupant des postes de pouvoir à la Curie et même parmi les participants ayant le droit de vote au Synode ont trouvé en Cordes un farouche adversaire en raison de sa fidélité au Concile Vatican II.

    A la retraite, le cardinal a souligné le lien entre le leadership ecclésial et le ministère sacerdotal qui ne peut être effacé. En tant qu’Allemand, il était bien conscient des exigences de participation des laïcs à tous les niveaux de prise de décision dans l’Église. Des demandes qui ont ensuite été mises en œuvre au niveau central dans le  Prédicat d'Évangile et qui ont amené Cordes à prendre la parole pour rappeler que le service de gouvernement de l'Église est étroitement lié au sacrement de l'Ordre. Déjà en 2010, prophétiquement par rapport à ce qui allait se passer plus tard dans la réforme de la Curie et dans les derniers synodes, le prélat allemand écrivait : « Décider et agir dans la sphère ecclésiale selon le modèle parlementaire est complètement erroné. De plus, il n’y a pas d’autonomie des laïcs dans l’Église par rapport à la hiérarchie, car il n’y a pas de sphère dans laquelle les laïcs peuvent s’approprier le monde de manière exclusive pour le construire de manière autonome, sans construire en même temps l’Église.

    Benoît XVI a reconnu Cordes comme l'inspirateur de la première encyclique de son pontificat,   Deus caritas est . Son souci était de réitérer que  Caritas  est une expression de la foi et que l’Église ne peut être considérée ni se considérer comme une organisation sociale comme toutes les autres. A la base de ce cheval de bataille  cordésien, il y a sans doute la vision théocentrique (et donc christocentrique) qui a caractérisé sa pensée et son action. L’Église n’a pas de service plus important : sa priorité est de diffuser la foi et elle ne peut pas couper les racines chrétiennes de la charité ecclésiastique pour opérer plus facilement dans une société de plus en plus hostile. 

    Un an après la fin de son pèlerinage terrestre, Cordes continue d'inculquer ce « courage d'être chrétiens » (titre de son livre testamentaire écrit avec le Père Andrzej Kucinski et publié par Marcianum Press) à travers la profondeur et la rationalité de ses écrits. En les relisant, on a presque l'impression d'entendre sa voix énergique adresser des avertissements courtois mais tranchants à ses frères plus timides et plus lâches, comme lorsqu'il déclare que « la prétendue sagesse pastorale de devoir cacher au monde, en tant qu'Église, notre fondement spécifique et contraignant, est fausse ».