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Foi - Page 315

  • La sévérité insoutenable des 'responsa' romaines

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    De Christophe Geffroy en éditorial sur le site de la Nef :

    Les Responsa de Rome : une sévérité insoutenable

    ÉDITORIAL

    À quelques jours de Noël – beau cadeau ! n’y avait-il rien de plus urgent en ces temps de pandémie et de drame des abus sexuels sur mineur ? –, la Congrégation pour le Culte divin a rendu public le 18 décembre dernier des Responsa ad dubia (réponses aux doutes) « sur certaines dispositions » de Traditionis custodes. Dans la lignée du motu proprio du pape et de sa lettre d’accompagnement aux évêques, le ton est brutal, sans aucun souci de ménager les personnes concernées. Et le fond ne l’est pas moins, qui interdit grosso modo tous les sacrements selon les anciens rituels, excepté la messe. La volonté de faire disparaître à terme ce que l’on nommait il y a encore peu la forme extraordinaire du rite romain est explicitement affirmée, la Congrégation allant jusqu’à demander qu’aucune publicité ne soit faite dans les diocèses pour ces messes : à l’heure où l’on ne cesse de vanter le « vivre ensemble » et l’accueil sous toutes ses formes, Rome assume de regarder certains de ses prêtres et de ses fidèles comme des chrétiens de seconde zone, juste tolérés par une « concession limitée », en attendant qu’ils s’adaptent et intègrent les paroisses « ordinaires », comme si unité rimait avec uniformité : on n’a jamais vu dans l’Église, depuis longtemps, une mouvance en son sein aussi méchamment traitée ! Que ces chrétiens-là puissent se sentir meurtris et rejetés par ceux-là mêmes qui devraient exercer un ministère de paternité, nous le comprenons sans peine. Ils ont aussi de quoi se sentir trahis par le fait que le Siège apostolique revient sur des engagements solennels pris par les prédécesseurs du pape François de « garantir le respect de leurs aspirations ».

    Résoudre ainsi le problème « tradi » ?

    Certes, qu’il y ait un problème chez certains « tradis » est une réalité indéniable, nous l’avons déjà évoqué. Nous entendons par « problème » le fait souligné par François de rejeter l’enseignement du concile Vatican II et la réforme liturgique promulguée par saint Paul VI. Un tel rejet est néanmoins minoritaire, il demeure que les instituts traditionalistes qui revendiquent l’exclusivisme liturgique refusent toute célébration du nouveau missel, en s’abritant derrière des constitutions qui ne peuvent abroger le bénéfice du droit commun, ainsi que Rome l’avait explicité en 1999, et ils n’ont pas évolué d’un iota sur cette question, malgré les demandes très claires des papes – notamment de Benoît XVI en 2007 à l’occasion de Summorum Pontificum – qui sont restées lettres mortes.

    Que François n’accepte pas une remise en cause radicale du Magistère sur des points aussi importants qu’un concile œcuménique (où tout, cependant, n’a pas le même degré d’autorité) ou la promulgation d’une réforme de la messe romaine (comme si Rome pouvait donner une pierre à ses enfants avec une liturgie défaillante ou inférieure), on le comprend aisément. Mais la façon dont François cherche à régler ce problème est-elle la bonne ? Cette méthode autoritaire ne relève-t-elle pas d’une forme de cléricalisme, celle-là même que François aime à fustiger, où l’on tient pour rien le bien spirituel des laïcs concernés à aucun moment consultés ? À l’heure du synode, pourquoi Rome, depuis la promulgation du motu proprio, a-t-elle refusé le dialogue sollicité par les responsables des communautés traditionnelles ? Comment ne pas craindre que cette façon de faire aboutisse au résultat inverse de celui escompté et accroisse au contraire les aigreurs et les divisions pour finalement encourager les plus durs à rejoindre les rangs de la Fraternité Saint-Pie X ? Contenir la rupture lefebvriste ne semble ainsi plus être une priorité pour Rome, guère gênée de voir prêtres et fidèles rejoindre cette mouvance dissidente, c’est quand même ahurissant !

    Ajoutons que ces Responsa trahissent une incroyable défiance envers les évêques, censés « rependre la main » à en croire le motu proprio de juillet dernier, et qui se retrouvent ramenés au rang de simples exécutants sans initiative propre possible, tout devant passer par Rome.

    Une dureté inouïe

    Ces Responsa de la Congrégation pour le Culte divin – il s’agit d’un texte purement disciplinaire – sont d’autant plus surprenantes qu’elles relèvent d’un caractère bureaucratique d’un autre âge, pinaillent d’une façon incroyablement mesquine et ignorent les réalités sur le terrain tout comme la diversité du monde « tradi » ; il y a là un aveuglement sur les réalités liturgiques et un refus de prendre en compte l’attrait de la messe traditionnelle auprès de jeunes étrangers aux querelles liturgiques de leurs aînés. Ajoutons qu’elles contredisent ce que le pape François a dit aux évêques français lors de leurs visites ad limina à l’automne dernier : il se voulait alors rassurant, invitant les évêques à continuer comme avant là où cela se passait bien, c’est-à-dire en France dans la grande majorité des diocèses.

    Face à ces mesures d’une dureté inouïe, on comprend que les « tradis » manifestent leurs inquiétudes, en fassent part aux autorités compétentes et demandent inlassablement leur révision. S’il est légitime de résister dans un esprit d’Église, le danger en de pareilles situations est de se rebeller contre l’autorité qui édicte des lois injustes. Souffrir par l’Église est assurément une douloureuse épreuve, mais elle invite à redoubler de confiance surnaturelle en l’Église, notre Mère.

  • Mais d'où vient Jésus ?

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    De Benoît XVI (Audience du 2 janvier 2013) :

    Il a été conçu du Saint-Esprit

    Chers frères et sœurs,

    Le Noël du Seigneur illumine encore une fois avec sa lumière les ténèbres qui enveloppent souvent notre monde et notre cœur et il apporte l’espérance et la joie. D’où vient cette lumière ? De la grotte de Bethléem, où les pasteurs trouvèrent « Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire » (Lc 2, 16). Face à cette Sainte Famille naît une autre question plus profonde : comment cet enfant petit et faible peut-il avoir apporté une nouveauté aussi radicale dans le monde au point de changer le cours de l’histoire ? N’y a-t-il pas quelque chose de mystérieux dans son origine qui va au-delà de cette grotte ?

    Toujours à nouveau réapparaît ainsi la question sur l’origine de Jésus, la même que lui pose le procureur Ponce Pilate au cours du procès : « D’où es-tu ? » (Jn 19, 29). Et pourtant il s’agit d’une origine bien claire. Dans l’Évangile de Jean, quand le Seigneur affirme : « Je suis le pain descendu du ciel », les juifs réagissent en murmurant : « Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire : “Je suis descendu du ciel” ? » (Jn 6, 42). Et peu après, les citoyens de Jérusalem s’opposent avec force à la prétendue condition messianique de Jésus, en affirmant que l’on sait bien « d'où il est. Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d'où il est » (Jn 7, 27). Jésus lui-même fait remarquer à quel point est vaine leur prétention de connaître son origine, et avec cela il offre déjà une orientation pour savoir d’où il vient : « Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m'a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas » (Jn 7, 28). Certes Jésus est originaire de Nazareth, il est né à Bethléem, mais que sait-on de son origine véritable ?

    Dans les quatre Évangiles apparaît avec clarté la réponse à la question « d’où » vient Jésus : sa véritable origine est le Père, Dieu ; Il provient totalement de Lui, mais d’une manière différente de n’importe quel prophète ou envoyé de Dieu, qui l’ont précédé. Cette origine du mystère de Dieu, « que personne ne connaît », est déjà contenue dans les récits de l’enfance des Évangiles de Matthieu et de Luc, que nous lisons en ce temps de Noël. L’ange Gabriel annonce : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu » (Lc 1, 35). Nous répétons ces paroles chaque fois que nous récitons le Credo, la profession de foi : « et incarnatus est de Spiritu Sancto, ex Maria Vergine », « par l’œuvre de l’Esprit Saint il s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie ». À cette phrase, nous nous agenouillons car le voile qui cachait Dieu est, pour ainsi dire, levé et son mystère insondable et inaccessible nous touche : Dieu devient l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous ». Quand nous écoutons les Messes composées par les grands maîtres de la musique sacrée, je pense par exemple à la Messe du Couronnement de Mozart, nous remarquons immédiatement comment elles s’arrêtent en particulier sur cette phrase, presque comme pour chercher à exprimer avec le langage universel de la musique ce que les paroles ne peuvent pas manifester : le grand mystère de Dieu qui s’incarne, qui se fait homme.

    Si nous considérons attentivement l’expression « par l’œuvre de l’Esprit Saint né dans le sein de la Vierge Marie », nous trouvons que celle-ci inclut quatre sujets qui agissent. De manière explicite sont mentionnés l’Esprit Saint et Marie, mais « Il » est sous-entendu, c’est-à-dire le Fils, qui s’est fait chair dans le sein de la Vierge. Dans la profession de foi, le Credo, Jésus est défini par diverses appellations : « Seigneur..., Jésus Christ, le Fils unique de Dieu... Il est Dieu, né de Dieu, Lumière, né de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu... de même nature que le Père » (Credo de Nicée-Constantinople). Nous voyons alors qu’« Il » renvoie à une autre personne, celle du Père. Le premier sujet de cette phrase est donc le Père qui, avec le Fils et l’Esprit Saint, est l’unique Dieu.

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  • Quand nous sommes tentés de voir l'Eglise comme une institution parmi d'autres

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    Du Père Jean-François Thomas s.j. sur vexilla-galliae.fr (signalé ici) :

    Le crucifiant amour de l’Église

    Tout croyant catholique sait à quel point il n’est pas aisé d’aimer l’Église qui se présente à lui visiblement non point comme le Corps mystique du Christ mais comme une structure humaine, très humaine, trop humaine. Le combat n’est pas d’aujourd’hui. Une formule, souvent reprise et usée comme tous les refrains, est de dire, de docte manière : le plus difficile n’est pas de souffrir pour l’Église, mais par l’Église. Ayant dit cela, on se retire sur la pointe des pieds, ne désirant ni l’un ni l’autre. Comment est-il donc possible d’être persécuté par l’Église, si elle est vraiment le Corps du Christ ? Trouver la solution en distinguant aussitôt entre les membres de l’Église et sa hiérarchie — soupçonnée alors du pire — n’est pas satisfaisant. Pourquoi les fidèles seraient-ils plus préservés du mal que les clercs ? Et, même si cela était le cas, comment abstraire le clergé du reste du Corps, sous peine de mutiler grandement ce dernier ? Notre Seigneur, en sa vie et sa mission terrestres, n’a jamais fait mystère de l’indignité d’une grande partie des prêtres, des pharisiens et des scribes, ceux-là qui Le livreront, mais Il n’a jamais appelé à leur désobéir, bien au contraire, à partir du moment où leurs ordres étaient conformes à la Loi reçue par Dieu :

    « Alors Jésus parla au peuple et à ses disciples, disant : C’est sur la chaire de Moïse que sont assis les scribes et les pharisiens. Ainsi, tout ce qu’ils vous disent, observez-le et faites-le, mais n’agissez pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas. Ils attachent des fardeaux pesants et qu’on ne peut porter, et ils les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas même les remuer du doigt. » (Évangile selon saint Matthieu, XXIII. 1-4)

    Parlerait-Il de façon identique des prêtres de son Église ? Sans doute étaient-ils déjà intégrés dans cette sévère déclaration, mais, cependant, ils sont plus que ceux de l’Ancienne Alliance puisqu’ils agissent, dans les sacrements, non seulement en son Nom mais comme sa Personne même. Le lien qui unit tous les membres de la Nouvelle Alliance est plus fort que celui qui existait entre les diverses catégories du peuple élu.

    Il faut se résoudre au fait que le Corps mystique est vraiment abîmé et incomplet à cause des péchés multiples de ses membres, et tout particulièrement de ses prêtres et de ses évêques. Saint Augustin, dans sa lutte contre l’hérésie donatiste, s’est beaucoup penché sur ce problème et il affirme que les pécheurs, dans l’Église, sont encore des membres, mais desséchés car leur foi est morte. Ils sont encore de la communio sacramentorum, mais plus de la communio sanctorum, la seule qui appartienne à l’eschatologie et à la promesse de l’éternité. L’évêque d’Hippone précise, dans le De Baptismo, que l’Église « porte encore ici-bas le poids de la mortalité de la chair. » (IV. IX, 13) La sainteté de l’Église est mise à mal par les chrétiens qui lui appartiennent plus ou moins saintement. Mis en présence d’injustices, de scandales, le cœur se révolte. Les catholiques de feu expriment leur attachement à cette Église bancale de façon aussi brûlante que Notre Seigneur avec le sacerdoce d’Israël. Georges Bernanos a souvent répété que « Notre Église est l’Église des Saints » (précisant qu’une telle formule ennuyait — il employait un autre mot… — considérablement les chanoines). Il dépose cette formule comme une gemme à propos de Jeanne la Pucelle, elle qui souffrit pour et par l’Église :

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  • Ce soir, sur C8 : une série américaine sur Jésus à ne pas manquer

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    Ce soir, n’oubliez pas: à vos écrans. Espérons que nous ne serons pas déçus mais en tout cas, cette programmation en période de Noël est un belle surprise, un évènement aussi inattendu qu’extraordinaire sur une chaîne française.

    Lundi 20 décembre à 21h15 (4 épisodes)
    Lundi 27 décembre à 21h15 (4 épisodes)

    https://www.vannes.catholique.fr/the-chosen-la-serie-sur-jesus-en-francais-sur-la-chaine-c8/

  • À Liège, en l’église du Saint-Sacrement le samedi 25 décembre 2021 à 10h00 : messe du jour de Noël célébrée avec le concours de l’Ensemble polyphonique « Gaudete »

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    Eglise du Saint-Sacrement à Liège

    Boulevard d’Avroy, 132

    SAMEDI 25 DÉCEMBRE 2021 À 10 HEURES

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    MESSE DU JOUR DE LA FÊTE DE NOËL

    célébrée selon le missel de saint Jean XXIII

    avec le concours de l’Ensemble polyphonique liégeois « Gaudete »

    qui interprétera :

    Le Kyriale de la Messe de Baldassare Galuppi (Venise, 1706-1785)

    Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei

    et

    Trois motets traditionnels du temps de Noël

    O come Emmanuel (mélodie anonyme, XIIIe siècle)

    If Ye Love Me (Thomas Tallis, 1505-1585)

    Gaudete (extrait des Piae cantiones, 1582) 

    Le propre grégorien de la messe sera assuré par la Schola du Saint-Sacrement

    À l’orgue : Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers

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    Plus d’informations : email sursumcorda@skynet.be

  • Liturgie : la congrégation romaine du culte divin ouvre les hostilités pratiques contre les « tradis » récalcitrants

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    Sur le site web du « salon beige », on peut découvrir le plus récent épisode de la guerre des deux messes déclarée par le pape François aux catholiques traditionalistes :

    « Ce matin, la Congrégation pour le culte divin a publié des réponses sur certaines dispositions de la Lettre Apostolique en forme de « Motu Proprio » Traditionis Custodes. Nous avons interrogé l’abbé Claude Barthe.

    M l’Abbé, l’offensive contre la liturgie traditionnelle semble s’intensifier considérablement à en juger par la publication, ce 18 décembre, de responsa, réponses à des questions posées ou censées avoir été posées à la Congrégation pour le Culte divin.

    En effet, les jusqu’au-boutistes romains sont extrêmement déterminés, comme le montre le déroulement programmé de leur action : disparition de la Commission ED ; enquête auprès des évêques ; motu proprio ; lettre du cardinal-vicaire de Rome ; réponses d’aujourd’hui qui explicitent Traditionis custodes. Ils veulent clairement créer l’irréversible. Ces réponses étaient connues pour l’essentiel par la lettre du Cardinal De Donatis du 7 octobre dernier pour le diocèse de Rome.

    Est-il possible que de simples réponses de Congrégation amplifient un motu proprio du pape ?

    Du point de vue technico-juridico, oui : l’Eglise est une monarchie absolue et les ministres du pape peuvent en son nom et sur son mandat dire la loi. En l’espèce, ils précisent l’intention du législateur. À peine pourra-t-on discuter parce que le pape a approuvé ces réponses en forme générique (une approbation faible) et non en forme spécifique (l’approbation maximale). Mais du point de vue juridico-théologique, non : si Summorum Pontificum avait constaté que la messe ancienne n’était pas abrogée et était une des expressions de la lex orandi, étendant ce constat par ses dispositions aux autres livres (bréviaire, pontifical, etc.), cela reposait sur un jugement doctrinal de fond. Toute « loi » contraire est sans force.

    Un constat de Summorum Pontificum qu’infirme pourtant Traditionis custodes.

    Et les responsa explicitent et soulignent : Traditionis custodes a posé que les livres liturgiques nouveaux sont la seule expression de la lex orandi ; était cependant toléré, provisoirement, pour « faciliter la communion ecclésiale », un usage plus restreint du missel ancien ; mais les autres livres liturgiques traditionnels (rituel, pontifical) n’entrent pas dans cette tolérance provisoire et sont donc interdits (sauf le rituel dans les paroisses personnelles et si l’évêque le permet).

    Tout le dispositif est donc fondé sur le constat de Traditionis custodes qui prétend invalider celui de Summorum Pontificum, mais qui, par le fait se relativise lui-même, très exactement comme la liberté religieuse qui prétendait invalider le magistère antérieur jusqu’à Pie XII.

    Concrètement qu’est-ce qui sera interdit ? 

    Les conséquences les plus sensibles de ces mesures, si elles étaient acceptées par les intéressés, seraient : l’interdiction, sauf dans les paroisses personnelles, des mariages traditionnels (mais en fait, un certain nombre de curés, auxquels on demandera leur église pour les célébrer, fermeront les yeux) ; l’interdiction des confirmations traditionnelles (mais on peut penser que bien des parents d’enfants à confirmer vont s’adresser aux évêques de la FSSPX) ; et surtout l’interdiction des ordinations traditionnelles. C’est de loin le plus grave, car la spécificité même des séminaires traditionnels est ainsi visée. Les instituts Ecclesia Dei n’accepteront pas, pas plus qu’ils n’accepteront l’introduction de la messe nouvelle au côté de la messe traditionnelle dans leur séminaire, que les visites canoniques organisées par la Congrégation des Religieux voudront leur imposer. Ce serait un suicide : les candidats se retireraient et les vocations cesseraient d’affluer.

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  • La basilique Saint-Pierre accomodée à la sauce "Fratelli Tutti"

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    De Jeanne Smits, sur son blog :

    Saint-Pierre de Rome comme Notre-Dame de Paris ? François lance la Fondation Fratelli Tutti pour en faire un centre de promotion de ses idées globalistes

    Le pape François a lancé mercredi la Fondation Fratelli Tutti, rattachée à la basilique Saint-Pierre de Rome, en signant un chirographe – un décret papal limité à la Curie romaine – qui établit officiellement cette nouvelle entité visant à encourager « la fraternité et le dialogue » parmi les pèlerins et les touristes visitant le Vatican.
     
    Le document a été signé le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, et communiqué une semaine plus tard à la Salle de presse du Vatican, en même temps que la nouvelle de la nomination de son président, le cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique, vicaire général pour l’État du Vatican et président de la Fabrique de Saint-Pierre. C’est en cette dernière qualité, à la tête de l’institution chargée de la conservation et de l’entretien de la basilique, qu’il a désormais les coudées franches pour l’animation culturelle et spirituelle de la basilique elle-même et de la place Saint-Pierre, dans l’« étreinte » de la colonnade du Bernin, selon l’expression reprise par le chirographe.
     
    Il faut préciser que le cardinal Gambetti est l’initiateur de la nouvelle Fondation ; il a présenté son projet au monde en octobre dernier (voir la photo ci-dessus) le décrivant comme un « rêve » né à Assise avant même que Fratelli Tutti ne fût écrit, mais ajoutant que l’encyclique est « la vision à laquelle nous devons aspirer au niveau global ».
     
  • Liège : les chanoines prémontrés de Leffe s'installent au coeur de la Cité ardente

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    Peut être une image de 1 personne, plein air et monument
     
    A partir de janvier 2022, les pères Hugues Bada et Tanguy Rivière s’installeront au coeur de Liège pour y animer la vie pastorale de la collégiale Saint-Jacques ; et ce, en lien avec l’Unité pastorale Saint-Lambert, dont le curé est le doyen de Liège. Saint-Jacques ayant longtemps accueilli des bénédictins et puis des chanoines réguliers, fait de la sorte renaître une partie de son histoire.

    Historiquement, les prémontrés étaient fort présents à Liège: ils résidaient au couvent de Cornillon et puis à l’abbaye des Prémontrés, devenue après la Révolution siège de l’évêché et séminaire épiscopal. En accueillant deux prémontrés, la ville de Liège renoue donc avec ses racines.

    Par accord entre l’évêque de Liège et le père Abbé de Leffe, les pères Hugues et Tanguy sont accueillis en Cité ardente pour une période d’essai d’une année. Si l’expérience s’avère concluante, leur présence sera prolongée par mandat de trois années.

    L’évêque de Liège se réjouit de cette opportunité qui est offerte au diocèse, de goûter à nouveau au charisme prémontré. Il remercie l’abbaye de Leffe d’avoir ainsi envoyé deux fils de saint Norbert en mission au pays de saint Lambert.

    On se souvient que, de 2013 à 2020, les pères Hugues Bada et Tanguy Rivière avaient profondément dynamisé la paroisse de la Cambre à Bruxelles jusqu'à ce que, pour des raisons propres à la pastorale de l'archidiocèse, ils aient été déchargés de leur mission.

  • LE livre à offrir pour les fêtes de fin d'année

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    De Jean de Saint-Chéron sur le site Aleteia.org :

    Quand le Verbe se donne à lire, à toucher, à contempler

    12/12/21

    Dieu a voulu se dire aux hommes par la parole et par le corps, par les gestes de l’amour et par la splendeur des œuvres qui parlent du Ciel et de la Terre. C’est de cela que "Jésus dans l’art et la littérature" (Éditions de La Martinière) rend compte aujourd’hui, magnifiquement.

    Proposer une authentique vie de Jésus, à la fois profondément chrétienne et capable de parler à tous, croyants ou non ; déployer un trésor d’œuvres d’art extraordinairement diverses (Fra Angelico, Chagall, La Hyre, Picasso, Goya, Rouault…), éblouissantes quoique souvent méconnues, toujours introduites par l’Écriture et assorties des brillants et très sensibles commentaires de l’auteur ; enrichir l’ensemble d’œuvres littéraires à la diversité également impressionnante (Pascal, Balzac, Dostoïevski, Verlaine, Bernanos ou Houellebecq !), tel est ici l’effort – et la prouesse – de Pierre-Marie Varennes. Il en résulte un livre somptueux. Ainsi offre-t-il aux chrétiens aussi bien qu’à ceux qui ne connaissent pas le Christ un éminent témoignage de la vie, de la mort et de la résurrection du Verbe incarné : un témoignage par la beauté.

    Comme toutes les œuvres qui parlent véritablement du christianisme, Jésus dans l’art et la littérature est un livre sur l’Incarnation. Le Verbe s’est fait chair. (Et comme tout livre chrétien, c’est un livre bien incarné – il pèse son poids !) Il faut le feuilleter, le lire, mais surtout l’admirer, pour entrer peu à peu dans l’infini mystère de l’Incarnation – mystère que tant de génies ont voulu transmettre au monde. Avec leur extraordinaire clairvoyance, les Pères de l’Église disaient déjà dans une intuition plus tard reprise par Jean-Paul II que le Fils s’était d’abord incarné dans un livre : la Bible. Car dans les saintes Écritures, c’est ce Dieu insaisissable, éternel, créateur des mondes, qui se met à la portée de notre langage et de notre intelligence pour que nous puissions le rencontrer.

    Mais à la fin des temps – nous y sommes maintenant depuis vingt siècles –, le Verbe éternel est venu nous rencontrer en personne. En chair et en os. Il a voulu prendre ce corps pétri du limon commun pour vraiment se faire connaître, c’est-à-dire pour nous manifester son amour. Cet événement énorme, œuvre de l’amour de Dieu, est le plus important de toute l’histoire du monde : le Fils de Dieu s’est incarné, a vécu avec nous, est mort, est ressuscité. C’est la seule nouvelle absolument « nouvelle » jamais annoncée aux hommes : l’un d’entre eux n’est pas resté au cimetière. Il a vaincu l’esclavage de la mort. Saisis par cette vérité inouïe, ainsi que par cette promesse d’un bonheur sans fin dans le Royaume des cieux, des hommes en ont rendu compte. Ce sont les témoins. Par leur vie, d’abord, puis par des textes, ils ont voulu nous transmettre ce Jésus. Vrai Dieu, vrai homme. Et dans les siècles qui suivirent, jusqu’à aujourd’hui, en dépit de tant de drames et de tant de misères bien humaines, l’Église fondée par le Verbe incarné n’a pas cessé de témoigner. Tout, dans le christianisme, est ordonné à l’amour. Or pour révéler la figure du Sauveur à tous les hommes, il ne faut pas oublier combien la voie des textes et des œuvres d’art s’est mise au service de l’amour.

    Par sa connaissance de la Bible et des artistes, sa finesse d’analyse et son amour de la culture des hommes, Pierre-Marie Varennes se fait témoin du Verbe éternel fait chair, pour nous mettre, à notre tour, sur le chemin de la contemplation.

    Lire également : Si vous ne faites qu’un seul cadeau… que ce soit celui-là !

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    Jésus dans l’art et la littérature, Pierre-Marie Varennes, Éditions de La Martinière / Magnificat, 39,00 euros.

  • Quand François dialogue avec ses confrères jésuites d'Athènes

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    De Vatican News (Salvatore Cernuzio) :

    Le Pape aux jésuites : nous diminuons en nombre mais restons créatifs en Dieu

    La Civiltà Cattolica rapporte le dialogue qui s’est tenu entre le Pape François et les jésuites d’Athènes, lors de son récent voyage apostolique en Grèce. Compte-rendu.

    Les jésuites doivent être des «pères», et non des «maîtres», qui font bien les choses et se retirent ensuite «sans être possessifs». Mais ils doivent surtout être humbles, notamment face à la baisse des effectifs provoquée par la crise des vocations, à ne pas interpréter «au niveau de l'explication sociologique». Comme toujours, le Pape François a eu un dialogue libre et franc avec un groupe de sept jésuites de la communauté d'Athènes, qu'il a rencontré à la nonciature le samedi 4 décembre, au terme de sa première journée en Grèce. Comme de coutume, la conversation est rapportée en intégralité dans La Civiltà Cattolica par le père Antonio Spadaro.

    Réduction des effectifs

    François a salué ses confrères et a écouté leurs histoires : certains ont expliqué leur apostolat ou leur parcours académique, d'autres ont raconté qu'ils avaient été arrêtés parce qu'ils avaient été pris pour des trafiquants d'êtres humains. Coréens, polonais et belges, assis en cercle, ils ont posé des questions précises au Souverain Pontife. Comme le père Sébastien Freris, 84 ans, qui a accompli diverses tâches pastorales dans la paroisse et avec les jeunes, qui a dénoncé une «situation faible» de la communauté jésuite en Grèce, alors qu'auparavant ils étaient nombreux, actifs et offraient une grande contribution au pays sur le plan culturel et intellectuel, d'ouverture au dialogue. «Une chose qui attire l'attention est l'affaiblissement de la Compagnie» au niveau mondial, a commencé François, rappelant qu'à l'époque de son noviciat, il y avait 33 000 jésuites, aujourd'hui alors qu'il y en a «plus ou moins la moitié». «Et nous allons continuer à diminuer en nombre», a-t-il poursuivi.

    S'habituer à l'humiliation

    «Ce chiffre est commun à de nombreux ordres religieux et congrégations. Il a une signification, et nous devons nous demander quelle est cette signification. En définitive, cette diminution ne dépend pas de nous», a précisé le Pape. «Le Seigneur envoie la vocation. Si cela ne vient pas, cela ne dépend pas de nous». Le déclin général est donc «un enseignement pour la vie religieuse». Pour les jésuites, il a «une signification dans le sens de l'humiliation». «Sur la crise des vocations, le jésuite ne peut pas rester au niveau de l'explication sociologique. C'est, à la limite, la moitié de la vérité. La vérité plus profonde est que le Seigneur nous conduit à cette humiliation des nombres afin d'ouvrir à chacun la voie du 'troisième degré d'humilité', qui est la seule fécondité jésuite qui compte», a souligné François, en se référant aux Exercices spirituels de saint Ignace. «Nous devons nous habituer à l'humiliation», a-t-il remarqué.

    Non à la fatigue névrotique

    Et à côté de l'humiliation, il y a la «lassitude», la «bonne lassitude» de ceux qui ont donné leur vie. Comme dans le cas du père Tonny Cornoedus, un jésuite flamand, ancien missionnaire au Maroc puis curé en Belgique, qui travaille aujourd'hui avec des réfugiés à Athènes. Il s'est retrouvé une fois en prison parce qu'on l'avait pris pour un trafiquant. «Quand vous parliez, je pensais à la fin d'un jésuite : c'est d'arriver à la vieillesse plein de travail, peut-être fatigué, plein de contradictions, mais avec le sourire, avec la joie d'avoir fait son travail», a commenté François à la fin de son récit. «Il y a une fatigue laide, névrotique, qui n'aide pas. Mais il y a une bonne fatigue. Quand vous voyez cette vieillesse souriante, fatiguée, mais pas amère, alors vous êtes un chant d'espoir. Un jésuite qui atteint notre âge et continue à travailler, à souffrir des contradictions et à ne pas perdre son sourire, alors il devient un chant d'espoir». «Comme dans la vie, ainsi dans la mort, a poursuivi François, le jésuite doit témoigner de la suite de Jésus-Christ. Ce semis de joie, d'intelligence, de sourires est la grâce d'une vie pleine et entière. Une vie avec des péchés, certes, mais pleine de la joie de servir Dieu».

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  • Gujarat (Inde) : les Missionnaires de la Charité accusées de prosélytisme

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Les Missionnaires de la Charité accusés de prosélytisme : pour les catholiques, c'est de la pure diffamation

    15 décembre 2021

    Vadodara (Agence Fides) - " Les Missionnaires de la Charité sont la cible des nationalistes hindous. C'est de la pure diffamation ; ils veulent calomnier et diffamer les sœurs et les institutions chrétiennes. C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Père capucin Suresh Mathew, directeur de l'hebdomadaire catholique " Indian Currents ", commentant l'accusation de " conversion religieuse " portée contre les Missionnaires de la Charité qui travaillent dans l'État du Gujarat, dans l'ouest de l'Inde.

    Les religieuses ont été inculpées en vertu de la loi sur la liberté de religion du Gujarat, une loi en vigueur depuis 2003. Selon la plainte, déposée auprès de la police de Makarpura le 12 décembre, les religieuses auraient "blessé les sentiments religieux hindous" et "attiré des jeunes filles vers le christianisme" dans un foyer qu'elles dirigent dans la ville de Vadodara. Auparavant, le responsable des services sociaux du district, Mayank Trivedi, a visité le foyer pour jeunes filles géré par les Missionnaires de la Charité. Il a déclaré que "les jeunes filles du foyer sont forcées de lire des textes religieux chrétiens et de participer à des prières de la foi chrétienne, dans l'intention de les amener au christianisme". "On leur fait porter une croix autour du cou et la Bible est placée sur la table dans le hall pour les forcer à la lire. C'est une tentative criminelle de forcer les filles à se convertir à la religion", indique le rapport remis à la police.

    Les Missionnaires de la Charité, une congrégation fondée par Mère Teresa de Calcutta, nient toutes les accusations. "Nous ne sommes pas impliqués dans des activités de conversion religieuse. Nous accueillons 24 filles qui vivent avec nous et suivent notre pratique de vie. Nous n'avons converti personne et n'avons forcé personne à se marier lors d'une cérémonie chrétienne", a déclaré une porte-parole des Missionnaires de la Charité.

    Selon la plainte du Comité de protection de l'enfance, les religieuses ont également forcé une fille hindoue à se marier dans une famille chrétienne, selon le rite chrétien. Le commissaire de police de Vadodara, Shamsher Singh, a déclaré que la police allait enquêter sur cette affaire.

    Le Gujarat est gouverné par le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP). Au Gujarat, et dans sept autres États indiens, des "lois anti-conversion" sont en vigueur, qui soumettent le changement personnel de foi religieuse à l'examen d'un magistrat et punissent la conversion religieuse par des moyens frauduleux.

    En 2018, des missionnaires de la Charité dans l'État indien de Harkhand ont été accusés de prosélytisme et de trafic d'enfants et une religieuse a été détenue par la police pendant un certain temps. En Inde, quelque 5 200 Missionnaires de la Charité gèrent 277 maisons et instituts ayant des activités sociales et caritatives.

    (SD-PA) (Agence Fides 15/12/2021)

  • L’ensemble des sacrements dans la forme traditionnelle bientôt interdit ?

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    Nous lisons sur "Riposte catholique" :

    "Selon notre confrère anglophone le blog Rorate Caelila Congrégation pour le Culte Divin (présidée par Mgr Artur) publierait dans quelques jours le décret d’application du Motu Proprio Traditionis Custodes, dans lequel l’ensemble des sacrements dans la forme traditionnelle serait interdit, sauf la messe elle-même (reprenant ainsi ce qui a été publié pour le diocèse de Rome)."

    Or, selon Edward Pentin (sur le National Catholic Register) :

    L'interdiction des sacrements en rite traditionnel à Rome est critiquée par les canonistes

    Rome, 15 déc. 21 (ACI).- Les canonistes et les experts en liturgie considèrent que l'instruction pastorale du diocèse de Rome interdisant la célébration de tous les sacrements, à l'exception de l'Eucharistie, dans la forme traditionnelle du rite romain avant la réforme du Concile Vatican II, est illégale et nuisible aux âmes si elle reste en vigueur.

    Les directives, publiées dans une lettre du 7 octobre signée par le vicaire de Rome, le cardinal Angelo De Donatis, indiquent qu'à la lumière du motu proprio Traditionis custodes (gardiens de la tradition) du pape François, "il n'est plus possible d'utiliser le Rituale Romanum et d'autres livres liturgiques du "rite ancien" pour la célébration des sacrements et des sacramentaux (par exemple, pas même le rituel de réconciliation des pénitents selon la forme ancienne)".

    Ces sacrements, dit De Donatis, sont "expressément interdits et seul l'usage du Missale Romanum de 1962 reste autorisé."

    Le diocèse a donc interdit toutes les formes sacramentelles traditionnelles de baptême, de mariage, d'ordination, de pénitence, de confirmation et d'extrême-onction, ou onction des malades. L'instruction interdisait également la célébration du Triduum pascal selon le rite traditionnel dans toute église du diocèse. Le titulaire du diocèse de Rome est le pape. Le pape étant responsable de l'Église universelle, c'est au vicaire général qu'il revient d'administrer les affaires courantes du diocèse.

    Le cardinal De Donatis a déclaré qu'il avait publié cette instruction afin de fournir des "directives précises" pour la mise en œuvre de Traditionis custodes et "pour le bien spirituel des fidèles".

    Traditionis custodes restreint radicalement la messe traditionnelle, également connue sous le nom de messe tridentine, qui était célébrée avant les réformes liturgiques de 1970 du pape Saint Paul VI.

    Le motu proprio révoque les décrets papaux des 35 dernières années qui libéralisaient l'utilisation de l'ancienne forme de la messe, en particulier la lettre apostolique Summorum pontificum de 2007 de Benoît XVI, qui étendait à tous les prêtres le droit de célébrer la messe en utilisant le Missel romain de 1962.

    Traditionis custodes stipule que les prêtres qui veulent célébrer le rite traditionnel doivent demander une autorisation écrite à l'évêque diocésain. Elle a également mis fin au droit de célébrer la messe traditionnelle dans les églises paroissiales.

    Le pape François a déclaré qu'il souhaitait un "retour en temps utile" à la liturgie instituée après le concile Vatican II et qu'il avait imposé ce décret parce que certains fidèles traditionnels rejettent Vatican II et affirment que la liturgie réformée trahit "la tradition et la "véritable Église"". Il a donc déclaré qu'il se sentait poussé à prendre une mesure aussi radicale "pour défendre l'unité du Corps du Christ" après que les libéralisations précédentes de l'ancien rite aient été, selon lui, exploitées pour exposer l'Église "au danger de la division".

    Selon les critiques, l'instruction de Rome va bien au-delà du décret du pape, qui ne mentionnait pas l'interdiction des anciens rites liturgiques.

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